OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Juillet > ART - Questions sur une gestion : L’ex-Dg s’exonère de toute faute

ART - Questions sur une gestion : L’ex-Dg s’exonère de toute faute

jeudi 7 juillet 2005

Gouvernance

Avant de se retrouver ces derniers jours devant les limiers de la Division des investigations criminelles (Dic), l’ancien directeur de l’Agence pour la régulation des télécommunications (Art) avait été contacté par Le Quotidien pour donner son avis sur un certain nombre d’accusations portées sur sa gestion. M. Guèye n’avait pas esquivé les différentes questions. Malick Guèye a expliqué n’avoir géré la société que selon les termes du Code des télécommunications, et n’avait pas conscience d’avoir outrepassé ses prérogatives. Il avait même affirmé ne pas être au courant d’une quelconque enquête judiciaire dont sa boîte ferait l’objet.

Sur le système de passation des marchés, il avait été dit que le Dg de l’Art et son secrétaire général écartaient systématiquement le Conseil de régulation, chargé par les textes, de veiller à la régularité des appels d’offres. On disait même que, « pour gagner un marché de l’Art, il ne suffit pas d’être le mieux disant tel que disposé dans le code des marchés, il suffit tout simplement de verser une commission de 15% pour se voir attribuer le marché ». A cela, Malick Guèye a affirmé être le Dg qui a mis en application le Code des marchés publics à l’Agence. « Les gens disaient que l’on n’avait pas besoin d’appliquer les règles ; je n’étais pas de cet avis. Pour moi, l’application des règles est la meilleure garantie d’un Dg. Avant mon arrivée, il y avait deux ou trois personnes qui se réunissaient et décider du dépouillement d’un marché. J’ai mis fin à tout ça ». Il n’aurait donc jamais été question par conséquent de marché de gré à gré sous sa direction.

Véritable régulateur

Pour ce qui est de ses rapports avec le Conseil de régulation, il n’a pas manqué d’affirmer que ceux-ci ont toujours suivi l’esprit et la lettre des textes. Malick Guèye cite même de cœur l’article 13 du Décret portant organisation de l’Art, qui précise que « le Conseil de régulation se réunit, à la demande du directeur général de l’Art, pour délibérer sur un ordre du jour que lui soumet ce dernier ». Il assure que pour de nombreuses décisions, et dans de nombreux cas, la loi ne lui fait pas obligation de consulter le Conseil. Malick Guèye commente même : « En fait, contrairement à ce qui a été fait en France, le Directeur de l’Art est le véritable régulateur. En France par contre, c’est un petit groupe de personnes qui détient le pouvoir de régulation, et le Dg est plus une sorte de secrétaire exécutif, sans réel pouvoir. »

C’est par des réponses du même genre qu’il a évacué les accusations portant sur le marché de location du nouveau siège de l’Art, vers les Almadies. « Il y a eu un appel restreint, et le dépouillement a été fait en présence des membres de l’administration, et de la Commission nationale des contrats de l’administration. Même les frais des travaux d’aménagement ont été décidés en commission, le directeur n’a pas pris de décision tout seul. » Dans la même lancée, il assure que le montant des travaux à effectuer sur l’immeuble a été de 150 millions de francs Cfa, et non des 600 millions avancés. De plus, selon M. Guèye, le loyer de l’immeuble n’est que de 6 millions.

Argent du contribuable

Ses accusateurs avaient déclaré que « le loyer mensuel est de 8 millions 500, auquel il faut ajouter 4 millions pour la location d’un terrain nu contigu à l’immeuble du siège, dont la destination est d’accueillir le parking et le restaurant ». Se portant en faux contre les chiffres avancés, il dira pour sa part qu’il n’était que normal de chercher à rendre joli leur espace de travail : « Je ne suis pas de ceux qui veulent être chics sur leur corps, bien s’habiller et habiter une jolie maison, et qui travaillent dans des conditions exécrables. Je pense que les travaux que nous avons effectués ont plu à tous les employés de l’Art, qui en éprouvent du plaisir. Pour ce qui est du terrain qui sert de parking, sa location n’est que de 1,5 millions de francs Cfa. » Ses contradicteurs affirment pour leur part que « les termes de ces différents contrats sont totalement en défaveur de l’Art, car aucune stipulation contractuelle ne permet à l’Art de disposer d’un quelconque avantage à la fin des contrats ». Il en est de même des frais de réhabilitation qui peuvent être considérés, selon les accusateurs, comme « perdus, car en réalité, au terme du contrat de location, le propriétaire peut décider librement de reprendre son bien sans que l’Art n’ait à revendiquer quoi que ce soit. C’est l’argent du contribuable qui part en fumée ».

Malick Guèye n’a, à aucun moment, au cours de cette rencontre, reconnu avoir commis de faute de gestion, ni utilisé de manière gabegique les fonds de l’agence. A tout moment, il a affirmé s’en être tenu à ce à quoi l’autorisent les textes. Il explique ainsi ne pas être en mesure de justifier tout point de sa gestion. Comme, par exemple, sur le mobilier changé lors du déménagement : « Je pense qu’il doit être parqué quelque part à Yeumbeul, mais je ne sais pas au détail près de quoi il se compose. On ne peut tout de même pas demander à un Dg de s’occuper de détails de ce genre ! » Cela ne l’empêchera pas d’affirmer que lui n’a pas changé de mobilier. « J’ai conservé le bureau de mon prédécesseur, et c’est celui que j’avais jusqu’à mon départ. » De ce fait, M. Guèye a affirmé que sa gestion à la tête de l’Agence de régulation des télécommunications était, on ne peut plus « nickel », malgré tout ce que peuvent en penser certains.

Mohamed GUEYE

(Source : Le Quotidien, 7 juillet 2005)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4535/5138 Régulation des télécoms
  • 357/5138 Télécentres/Cybercentres
  • 3530/5138 Economie numérique
  • 1794/5138 Politique nationale
  • 5110/5138 Fintech
  • 546/5138 Noms de domaine
  • 1905/5138 Produits et services
  • 1521/5138 Faits divers/Contentieux
  • 835/5138 Nouveau site web
  • 5138/5138 Infrastructures
  • 1794/5138 TIC pour l’éducation
  • 199/5138 Recherche
  • 261/5138 Projet
  • 3536/5138 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1845/5138 Sonatel/Orange
  • 1735/5138 Licences de télécommunications
  • 323/5138 Sudatel/Expresso
  • 1480/5138 Régulation des médias
  • 1376/5138 Applications
  • 1116/5138 Mouvements sociaux
  • 1735/5138 Données personnelles
  • 134/5138 Big Data/Données ouvertes
  • 619/5138 Mouvement consumériste
  • 418/5138 Médias
  • 672/5138 Appels internationaux entrants
  • 1719/5138 Formation
  • 97/5138 Logiciel libre
  • 2149/5138 Politiques africaines
  • 1210/5138 Fiscalité
  • 183/5138 Art et culture
  • 601/5138 Genre
  • 1681/5138 Point de vue
  • 1037/5138 Commerce électronique
  • 1561/5138 Manifestation
  • 333/5138 Presse en ligne
  • 134/5138 Piratage
  • 222/5138 Téléservices
  • 929/5138 Biométrie/Identité numérique
  • 318/5138 Environnement/Santé
  • 340/5138 Législation/Réglementation
  • 410/5138 Gouvernance
  • 1821/5138 Portrait/Entretien
  • 151/5138 Radio
  • 749/5138 TIC pour la santé
  • 317/5138 Propriété intellectuelle
  • 60/5138 Langues/Localisation
  • 1085/5138 Médias/Réseaux sociaux
  • 1981/5138 Téléphonie
  • 196/5138 Désengagement de l’Etat
  • 1065/5138 Internet
  • 123/5138 Collectivités locales
  • 418/5138 Dédouanement électronique
  • 1158/5138 Usages et comportements
  • 1067/5138 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 581/5138 Audiovisuel
  • 3273/5138 Transformation digitale
  • 407/5138 Affaire Global Voice
  • 160/5138 Géomatique/Géolocalisation
  • 332/5138 Service universel
  • 689/5138 Sentel/Tigo
  • 174/5138 Vie politique
  • 1578/5138 Distinction/Nomination
  • 34/5138 Handicapés
  • 723/5138 Enseignement à distance
  • 713/5138 Contenus numériques
  • 614/5138 Gestion de l’ARTP
  • 186/5138 Radios communautaires
  • 1883/5138 Qualité de service
  • 496/5138 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5138 SMSI
  • 475/5138 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2753/5138 Innovation/Entreprenariat
  • 1516/5138 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5138 Internet des objets
  • 178/5138 Free Sénégal
  • 778/5138 Intelligence artificielle
  • 208/5138 Editorial
  • 64/5138 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous