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2012 : Une année de changement mais pas de rupture

lundi 31 décembre 2012

L’année 2012 qui a vu l’élection d’un nouveau Président de la république, la nomination d’un nouveau gouvernement et l’avènement d’une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, a été marquée par nombre de changements dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). Les TIC, et plus particulièrement les réseaux sociaux, sans avoir été le moteur des changements politiques, ont joué un rôle important avant l’élection présidentielle, durant la campagne électorale, à l’occasion du premier tour, entre les deux tours, lors du second tour et au moment du dépouillement des résultats. Sur le plan institutionnel, l’alternance politique, a eu pour conséquence la nomination d’Abdoul Aziz Mbaye comme conseiller spécial du Président de la république chargé des TIC tandis qu’Abou Lô était nommé ministre de la Communication et des télécommunications et des TIC, poste auquel il sera remplacé au bout de sept mois par Cheikh Mamadou Abiboulaye Dièye. De son côté, la direction générale de l’Agence de l’Informatique de l’Etat (ADIE) sera confiée à Khassoum Wone tandis que celle de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) ira à Thierno Alassane Sall jusqu’à ce qu’il cède la place à Abou Lô, suite à sa nomination comme ministre des Infrastructures et des transports. La présidence du Fonds de développement du service universel des télécommunications (FDSUT) est allée à Ali Cotto Ndiaye suite à son départ du gouvernement en octobre 2012. Le Conseil de régulation de l’ARTP, dont les membres avaient été nommés entre les deux tours de l’élection présidentielle puis remerciées par les nouvelles autorités, a de nouveau été confié à Fatou Blondin Ndiaye Diop, qui fut ministre des TIC sous le régime d’Abdoulaye Wade entre juin 2010 et novembre 2011. La direction des TIC, à la tête de laquelle se trouvait Ndèye Maïmouna Diop Diagne depuis 2004, n’a pas échappé à cette vague de changement avec la nomination de Mallé Ndiaye. Enfin, en octobre 2012, le ministère de la Communication et des télécommunications et des TIC est devenu ministère de la Communication, des télécommunications et de l’économie numérique traduisant ainsi l’importance accordé par le nouveau régime au développement de l’économie numérique. Pour d’autres raisons, la Sonatel a également connu le vent du changement, puisque Cheikh Tidiane Mbaye, en poste depuis 1988, a cédé son fauteuil de Directeur général, en septembre 2012, à Alioune Ndiaye, jusqu’alors directeur d’Orange Mali. L’action Sonatel coté à la Bourses régionales des valeurs mobilières d’Abidjan (Côte d’ivoire) a quant à elle été fractionnée par dix pour la rendre plus attractive. En matière d’infrastructures, la nouveauté a été la mise en service du câble sous-marin ACE, dont la capacité totale s’élèvera à 5,12 Tbps, et qui, en dehors d’accroitre la bande passante internationale disponible, permet désormais à Expresso de s’affranchir de la Sonatel pour l’accès à l’international. L’année 2012 a également marqué la fin du contentieux, vieux d’une douzaine d’années, entre Sentel et l’Etat du Sénégal, grâce la signature d’un accord à l’amiable qui a permis à Tigo d’obtenir la confirmation de sa licence et sa prolongation jusqu’en 2028 ainsi que la possibilité de déployer un réseau 3G. De même, l’abrogation de la taxe sur les appels téléphoniques internationaux entrants a mis fin au bras de fer entre les opérateurs de télécommunications et l’Etat. Pour ce qui est des produits et services de télécommunications, il n’y a pas eu d’innovations majeures et le nombre d’abonnés à la téléphonie fixe, aujourd’hui de l’ordre de 300 000 abonnés, a continué de diminuer lentement tandis que la téléphonie mobile franchissait le seuil des 10 millions d’abonnés. L’Internet a par contre fortement progressé, avec près de 600 000 abonnés, sous l’effet notamment des connexions 3G qui représentent désormais plus de 70% des accès. Le nombre d’abonnés, tout en restant faible, dépasse les 2 millions de personnes et les internautes, très présents sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur Facebook, bénéficient désormais d’une version sénégalaise de YouTube. Parallèlement, l’écosystème des TIC a poursuivi sa croissance et les jeunes ont été de plus en plus nombreux à s’activer dans le développement d’applications destinées notamment à la téléphonie mobile. En conclusion, il s’avère que si l’année 2012 a été marquée par de nombreux changements, elle n’a pas été pour autant une année de rupture.

Olivier Sagna
Secrétaire général

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