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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Tr&#233;sor public et digitalisation : le choc entre modernisation et int&#233;r&#234;ts corporatistes</title>
		<link>https://osiris.sn/tresor-public-et-digitalisation-le-choc-entre-modernisation-et-interets.html</link>
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		<dc:date>2026-05-29T10:53:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I. LE RETARD ALARMANT FACE &#192; LA FINANCE DIGITALE MONDIALE &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant que les puissances &#233;conomiques mondiales adoptent le digital finance management pour automatiser la collecte des ressources, le s&#233;n&#233;gal stagne dans des proc&#233;dures bureaucratiques lourdes. ce d&#233;calage technologique freine l'&#233;mergence &#233;conomique du pays, car l'absence de syst&#232;mes int&#233;gr&#233;s emp&#234;che une visibilit&#233; r&#233;elle sur les flux financiers publics tout en alourdissant inutilement les d&#233;lais de traitement des dossiers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2026-.html" rel="directory"&gt;2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-89-7a98d.jpg?1780052320' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. LE RETARD ALARMANT FACE &#192; LA FINANCE DIGITALE MONDIALE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les puissances &#233;conomiques mondiales adoptent le digital finance management pour automatiser la collecte des ressources, le s&#233;n&#233;gal stagne dans des proc&#233;dures bureaucratiques lourdes. ce d&#233;calage technologique freine l'&#233;mergence &#233;conomique du pays, car l'absence de syst&#232;mes int&#233;gr&#233;s emp&#234;che une visibilit&#233; r&#233;elle sur les flux financiers publics tout en alourdissant inutilement les d&#233;lais de traitement des dossiers fiscaux. cette lenteur structurelle maintient une opacit&#233; nuisible &#224; la confiance des investisseurs internationaux qui exigent d&#233;sormais une tra&#231;abilit&#233; num&#233;rique instantan&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. LE PARADOXE DES SYNDICATS FACE &#192; LA MODERNISATION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est contradictoire de voir le syndicat des travailleurs du Tr&#233;sor s'opposer au transfert du recouvrement des imp&#244;ts locaux vers une gestion plus centralis&#233;e ou num&#233;rique. alors que l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral commande une simplification des proc&#233;dures pour le citoyen, les revendications syndicales semblent davantage port&#233;es sur la pr&#233;servation de chasses gard&#233;es administratives que sur l'efficacit&#233; du service public au 21&#232;me si&#232;cle. cette posture d&#233;fensive ignore que la modernisation est in&#233;vitable pour garantir la survie des institutions et la satisfaction des usagers qui r&#233;clament plus de simplicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III. LA PR&#201;SERVATION DES AVANTAGES AU D&#201;TRIMENT DE L'INNOVATION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;ritable bataille ne se joue pas sur l'efficacit&#233; technique, mais sur la conservation des primes et des fonds communs li&#233;s aux actes de recouvrement manuels. cette focalisation sur les avantages corporatistes cr&#233;e un blocage structurel : les agents craignent qu'une digitalisation totale et une r&#233;organisation des comp&#233;tences ne rendent leurs privil&#232;ges obsol&#232;tes, ralentissant ainsi la transformation num&#233;rique de l'&#233;tat. en s'accrochant &#224; des m&#233;thodes de gestion archa&#239;ques, ils sacrifient la comp&#233;titivit&#233; du pays sur l'autel de gains financiers personnels et imm&#233;diats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV. L'URGENCE D'UNE VOLONT&#201; POLITIQUE DE RUPTURE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que le S&#233;n&#233;gal rejoigne la marche du monde, l'&#233;tat doit imposer une vision commune qui d&#233;passe les querelles entre la DGID et le Tr&#233;sor. la digitalisation ne peut &#234;tre effective que si elle brise les silos administratifs ; sans une autorit&#233; ferme pour faire primer l'int&#233;r&#234;t national sur les int&#233;r&#234;ts de groupe, le pays restera spectateur d'une r&#233;volution financi&#232;re qui se joue sans lui. la souverainet&#233; &#233;conomique de demain d&#233;pend de la capacit&#233; du gouvernement actuel &#224; transformer ces r&#233;sistances internes en un moteur de changement radical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum &lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 29 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chers d&#233;put&#233;s, l'identit&#233; num&#233;rique doit &#234;tre obligatoire pour travailler au S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://osiris.sn/chers-deputes-l-identite-numerique-doit-etre-obligatoire-pour-travailler-au.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/chers-deputes-l-identite-numerique-doit-etre-obligatoire-pour-travailler-au.html</guid>
		<dc:date>2026-05-26T10:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A. LA S&#201;CURIT&#201; NE SE N&#201;GOCIE PAS &lt;br class='autobr' /&gt;
Le S&#233;n&#233;gal ne peut plus se permettre l'opacit&#233;. avec des fronti&#232;res poreuses, une &#233;conomie informelle qui absorbe plus de quatre-vingts pour cent de la population active et une immigration sous-estim&#233;e, l'&#233;tat navigue &#224; l'aveugle. l'identit&#233; num&#233;rique n'est pas une option de luxe, c'est un pr&#233;alable &#224; toute souverainet&#233; &#233;conomique. Wave l'a prouv&#233; : m&#234;me la vendeuse de rue du march&#233; Sandaga a franchi le pas du KYC num&#233;rique parce que cela lui servait. sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-88-b2e11.jpg?1780068201' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. LA S&#201;CURIT&#201; NE SE N&#201;GOCIE PAS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal ne peut plus se permettre l'opacit&#233;. avec des fronti&#232;res poreuses, une &#233;conomie informelle qui absorbe plus de quatre-vingts pour cent de la population active et une immigration sous-estim&#233;e, l'&#233;tat navigue &#224; l'aveugle. l'identit&#233; num&#233;rique n'est pas une option de luxe, c'est un pr&#233;alable &#224; toute souverainet&#233; &#233;conomique. Wave l'a prouv&#233; : m&#234;me la vendeuse de rue du march&#233; Sandaga a franchi le pas du KYC num&#233;rique parce que cela lui servait. sans identification fiable, il n'y a pas de contr&#244;le possible des flux, pas de protection des emplois s&#233;n&#233;galais, pas de lutte efficace contre la fraude fiscale. la s&#233;curit&#233; commence par le savoir, et le savoir commence par l'identification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B. LA TRANSPARENCE TUE LA CORRUPTION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque transaction opaque est une porte ouverte au d&#233;tournement. au S&#233;n&#233;gal, les contrats de travail fant&#244;mes, les doubles identit&#233;s et les salaires non d&#233;clar&#233;s minent les caisses de l'&#233;tat et les droits des travailleurs. l'identit&#233; num&#233;rique cr&#233;e une tra&#231;abilit&#233; irr&#233;futable : qui travaille, o&#249;, pour qui, &#224; quel salaire. cette transparence ne vise pas l'humiliation du pauvre, elle vise l'&#233;limination du tricheur. mais elle exige une contrepartie : l'&#233;tat doit lui-m&#234;me accepter d'&#234;tre transparent sur l'usage des donn&#233;es. une charte publique, des audits ind&#233;pendants, des sanctions p&#233;nales pour les abus d'acc&#232;s. la transparence est un contrat &#224; double sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C. L'ACCOMPAGNEMENT OU RIEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imposer sans accompagner, c'est exclure. le S&#233;n&#233;gal n'est pas l'Estonie : sa population est majoritairement jeune, rurale et peu &#233;quip&#233;e en outils num&#233;riques. une carte &#224; code qr distribu&#233;e gratuitement, des agents form&#233;s dans les march&#233;s, des d&#233;marches simplifi&#233;es qui prennent dix minutes et non dix jours, voil&#224; ce que demande le terrain. pour les &#233;trangers, une voie de r&#233;gularisation li&#233;e &#224; l'identification est plus efficace que la r&#233;pression : celui qui se montre peut &#234;tre contr&#244;l&#233;, celui qui se cache ne l'est pas. l'accompagnement n'est pas une faiblesse, c'est la condition de l'adh&#233;sion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. LA BANCARISATION COMME LIB&#201;RATION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vrai enjeu n'est pas la surveillance, c'est l'acc&#232;s. aujourd'hui, un vendeur ambulant gagne, d&#233;pense et &#233;pargne dans l'informel, sans protection, sans cr&#233;dit, sans retraite. l'identit&#233; num&#233;rique ouvre la porte &#224; la bancarisation de masse : compte formel, historique de transactions, acc&#232;s au microcr&#233;dit, cotisations sociales. wave a montr&#233; le chemin, l'&#233;tat doit le s&#233;curiser et l'universaliser. la bancarisation transforme le travailleur pr&#233;caire en entrepreneur reconnu, l'ombre en lumi&#232;re. mais cette transformation ne peut &#234;tre subordonn&#233;e &#224; l'identit&#233; : elle doit en &#234;tre la cons&#233;quence naturelle, pas la condition d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum &lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 26 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le digitla comme levier de d&#233;veloppement pour le S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://osiris.sn/le-digitla-comme-levier-de-developpement-pour-le-senegal.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/le-digitla-comme-levier-de-developpement-pour-le-senegal.html</guid>
		<dc:date>2026-05-23T17:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;LE GPR BLOCKCHAIN&#201; COMME FONDATION DE TRANSPARENCE &lt;br class='autobr' /&gt;
le s&#233;n&#233;gal fait face &#224; une crise de confiance institutionnelle nourrie par l'opacit&#233; des ressources et des transactions fonci&#232;res. un gpr (government resource planning) ancr&#233; sur blockchain cr&#233;erait un registre immuable et public de l'ensemble des actifs de l'&#201;tat : titres miniers, contrats p&#233;troliers, et surtout cadastre foncier. chaque parcelle, chaque permis d'exploitation, chaque mutation serait horodat&#233;e et sign&#233;e cryptographiquement, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2026-.html" rel="directory"&gt;2026&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-87-5bf1d.jpg?1779730868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE GPR BLOCKCHAIN&#201; COMME FONDATION DE TRANSPARENCE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le s&#233;n&#233;gal fait face &#224; une crise de confiance institutionnelle nourrie par l'opacit&#233; des ressources et des transactions fonci&#232;res. un gpr (government resource planning) ancr&#233; sur blockchain cr&#233;erait un registre immuable et public de l'ensemble des actifs de l'&#201;tat : titres miniers, contrats p&#233;troliers, et surtout cadastre foncier. chaque parcelle, chaque permis d'exploitation, chaque mutation serait horodat&#233;e et sign&#233;e cryptographiquement, sans possibilit&#233; de r&#233;troactivement alt&#233;rer l'historique. les n&#339;uds de validation, tenus par la banque centrale, des institutions judiciaires et des organisations de la soci&#233;t&#233; civile audit&#233;es, garantiraient que aucun minist&#232;re seul ne puisse falsifier le registre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA BANQUE DES VALEURS MOBILI&#200;RES COMME OP&#201;RATEUR DE TOKENISATION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le s&#233;n&#233;gal vient d'acqu&#233;rir la banque des valeurs mobili&#232;res de l'uemoa, un actif strat&#233;gique souvent sous-estim&#233;. cette institution deviendrait le guichet unique de tokenisation des actifs nationaux : ressources naturelles, mais aussi et surtout foncier. chaque titre foncier, chaque zone agricole, chaque site minier pourrait &#234;tre fractionn&#233; en tokens num&#233;riques adoss&#233;s &#224; la r&#233;alit&#233; g&#233;ographique enregistr&#233;e dans le gpr blockchain&#233;. la brm &#233;mettrait ces tokens sous le contr&#244;le de la banque centrale du s&#233;n&#233;gal, avec la garantie que chaque unit&#233; num&#233;rique correspond &#224; une unit&#233; physique v&#233;rifiable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA TOKENISATION DES ACTIFS NATIONAUX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la banque centrale du s&#233;n&#233;gal, par sa branche nationale et avec la brm comme op&#233;rateur technique, &#233;mettrait des tokens adoss&#233;s aux r&#233;serves certifi&#233;es dans le gpr. le token s&#233;n&#233;galais serait index&#233; sur un panier diversifi&#233; : phosphates, futures productions d'hydrocarbures, terres agricoles tokenis&#233;es, et autres ressources naturelles. chaque &#233;mission serait conditionn&#233;e &#224; la preuve cryptographique que les actifs sous-jacents existent et sont audit&#233;s. le citoyen d&#233;tiendrait une part directe de la richesse nationale, sans interm&#233;diaire &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'IND&#201;PENDANCE PAR LA TRANSPARENCE TECHNOLOGIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce syst&#232;me triple gpr blockchain&#233;, brm comme op&#233;rateur de tokenisation, monnaie num&#233;rique adoss&#233;e aux actifs r&#233;els constitue un choix de civilisation pour le s&#233;n&#233;gal. il remplace la d&#233;pendance au franc cfa et aux cr&#233;anciers ext&#233;rieurs par une monnaie adoss&#233;e aux richesses du sol s&#233;n&#233;galais et aux &#233;pargnes des s&#233;n&#233;galais eux-m&#234;mes. les mati&#232;res premi&#232;res et le foncier cesseraient d'&#234;tre des marchandises brutes export&#233;es &#224; vil prix ou spoli&#233;es par des titres opaques pour devenir le fondement d'une &#233;conomie num&#233;rique souveraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum &lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 24 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BCEAO : Les stablescoins vont vider votre Franc CFA</title>
		<link>https://osiris.sn/bceao-les-stablescoins-vont-vider-votre-franc-cfa.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/bceao-les-stablescoins-vont-vider-votre-franc-cfa.html</guid>
		<dc:date>2026-05-22T17:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A. LE NIG&#201;RIA D&#201;J&#192; PLUS GROS QUE TOUTE L'UMOA &lt;br class='autobr' /&gt;
le nigeria a engrang&#233; plus de 90 milliards de dollars d'activit&#233; crypto en un an, dont une part majeure en stablecoins. le syst&#232;me sica-uemoa traitait environ 61 milliards de dollars de flux, un seul pays non membre rivalise d&#233;j&#224; avec certains volumes du syst&#232;me r&#233;gional. le ghana, deuxi&#232;me corridor informel de la cedeao avec le burkina, bascule lui aussi vers l'usdt. pr&#232;s de 30% des utilisateurs de stablecoins les utilisent d&#233;sormais pour du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2026-.html" rel="directory"&gt;2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-86-7fdd6.jpg?1779730868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. LE NIG&#201;RIA D&#201;J&#192; PLUS GROS QUE TOUTE L'UMOA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le nigeria a engrang&#233; plus de 90 milliards de dollars d'activit&#233; crypto en un an, dont une part majeure en stablecoins. le syst&#232;me sica-uemoa traitait environ 61 milliards de dollars de flux, un seul pays non membre rivalise d&#233;j&#224; avec certains volumes du syst&#232;me r&#233;gional. le ghana, deuxi&#232;me corridor informel de la cedeao avec le burkina, bascule lui aussi vers l'usdt. pr&#232;s de 30% des utilisateurs de stablecoins les utilisent d&#233;sormais pour du commerce b2b. les op&#233;rateurs paient parfois moins de 1% de frais contre jusqu'&#224; 7% par les banques traditionnelles. le choix est vite fait. et chaque jour, ce choix se fait un peu plus loin de la bceao. bient&#244;t, il se fera sans m&#234;me penser &#224; elle. elle ne sera plus qu'un nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B. DOLLARISATION NUM&#201;RIQUE EN MARCHE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;chaque transaction en usdt &#224; niamey, accra ou lagos contourne un peu plus le franc cfa. la bceao risque progressivement de perdre une partie de son seigneurage, de son contr&#244;le de change et de sa tra&#231;abilit&#233; fiscale. la banque des &#233;tats de l'afrique centrale a tir&#233; la sonnette d'alarme quand la centrafrique a adopt&#233; le bitcoin. la bceao, elle, temporise avec ses r&#233;flexions sur les crypto-actifs et les monnaies num&#233;riques de banque centrale. le march&#233;, lui, ne temporise pas. il avance sans elle. et sans elle, il construit un syst&#232;me parall&#232;le qui ne reviendra pas. un syst&#232;me o&#249; la bceao n'a plus de si&#232;ge. ni de voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C. LES BANQUES DEVIENNENT INVISIBLES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;onafriq dessert plus de 500 millions de portefeuilles mobiles et comptes &#224; travers l'afrique et exp&#233;rimente les paiements en stablecoins. les &#233;tablissements agr&#233;&#233;s de l'umoa ne peuvent pas concurrencer facilement un r&#233;seau sans fronti&#232;re ni interm&#233;diaire. le ma&#239;s, l'oignon, le b&#233;tail transitent de plus en plus par des portefeuilles num&#233;riques, pas uniquement par les comptes bancaires agr&#233;&#233;s. la d&#233;pr&#233;ciation du naira et du cedi acc&#233;l&#232;re l'exode vers les actifs index&#233;s au dollar. le franc cfa, pourtant stable, est contourn&#233; par ceux qui pr&#233;f&#232;rent les stablecoins adoss&#233;s au dollar. et ceux-l&#224; sont de plus en plus nombreux &#224; ne plus voir l'int&#233;r&#234;t de revenir. pour eux, la banque est d&#233;j&#224; un souvenir. oubli&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. R&#201;AGIR OU DISPARA&#206;TRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;plus de 200 milliards de dollars ont transit&#233; par l'afrique subsaharienne en crypto-actifs en un an, en hausse de plus de 50%. les stablecoins repr&#233;sentent environ 43% de ces volumes. la bceao a la confiance, les banques, la l&#233;gitimit&#233;. mais la vitesse l'emporte souvent sur la l&#233;gitimit&#233;. sans monnaie num&#233;rique de banque centrale cr&#233;dible et sans interop&#233;rabilit&#233; offensive, le syst&#232;me de paiement de l'umoa risque d'&#234;tre marginalis&#233;. le risque n'est pas le remplacement imm&#233;diat du franc cfa. c'est son contournement silencieux et progressif. et le silence, dans cette affaire, est d&#233;j&#224; assourdissant. un silence que l'histoire n'excusera pas. ni n'oubliera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum&lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : roupe WhatsApp du RASA, 22 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Peut-il exister une strat&#233;gie num&#233;rique &#171; africaine &#187; ?</title>
		<link>https://osiris.sn/peut-il-exister-une-strategie-numerique-africaine.html</link>
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		<dc:date>2026-05-22T13:11:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, l'expression &#171; strat&#233;gie num&#233;rique africaine &#187; s'est impos&#233;e dans les discours institutionnels, les rapports de bailleurs et les sommets internationaux. Elle &#233;voque une ambition positive : coordonner les politiques num&#233;riques, r&#233;duire la fracture technologique et inscrire le continent dans l'&#233;conomie num&#233;rique mondiale. Mais derri&#232;re cette formule apparemment mobilisatrice se cache une question rarement pos&#233;e : de quelle Afrique parle-t-on ? Car parler (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2026-.html" rel="directory"&gt;2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-85-2606d.jpg?1779455512' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, l'expression &#171; strat&#233;gie num&#233;rique africaine &#187; s'est impos&#233;e dans les discours institutionnels, les rapports de bailleurs et les sommets internationaux. Elle &#233;voque une ambition positive : coordonner les politiques num&#233;riques, r&#233;duire la fracture technologique et inscrire le continent dans l'&#233;conomie num&#233;rique mondiale. Mais derri&#232;re cette formule apparemment mobilisatrice se cache une question rarement pos&#233;e : de quelle Afrique parle-t-on ? Car parler d'Afrique au singulier rassure, mais simplifie. Et dans le num&#233;rique, la simplification est souvent le pr&#233;lude &#224; l'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;alit&#233; num&#233;rique profond&#233;ment fragment&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres suffisent &#224; dissiper l'illusion d'une trajectoire commune : en 2024, environ 38 % de la population africaine utilise Internet, contre pr&#232;s de 68 % &#224; l'&#233;chelle mondiale. Autrement dit, plus de 6 Africains sur 10 restent hors ligne, malgr&#233; une croissance rapide des infrastructures. Dans certains pays, le taux d&#233;passe 70 %, tandis que dans d'autres &#8212; notamment en zones rurales ou enclav&#233;es &#8212; il reste inf&#233;rieur &#224; 20 %. Ces &#233;carts ne sont pas marginaux. Ils refl&#232;tent des diff&#233;rences majeures de revenus, de couverture r&#233;seau, de co&#251;t de la donn&#233;e&#8230;et de priorit&#233;s politiques. Parler d'une strat&#233;gie num&#233;rique unique pour un continent aussi h&#233;t&#233;rog&#232;ne revient &#224; ignorer ces r&#233;alit&#233;s structurelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mythe de l'homog&#233;n&#233;it&#233; des usages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me l&#224; o&#249; l'acc&#232;s existe, les usages diff&#232;rent radicalement. L'Afrique compte aujourd'hui environ 570 millions d'internautes, dont la grande majorit&#233; acc&#232;de au num&#233;rique exclusivement via le t&#233;l&#233;phone mobile. Cependant, seuls environ 416 millions d'utilisateurs utilisent r&#233;ellement Internet mobile, ce qui signifie que la couverture ne se traduit pas m&#233;caniquement par l'adoption. Dans de nombreux territoires : l'usage se limite aux r&#233;seaux sociaux et &#224; la messagerie, l'e-administration (ou e-Gov, Egouv&#8230;) reste marginale, les services num&#233;riques structurants (sant&#233;, &#233;ducation, &#233;nergie, services publics) sont peu accessibles. Une strat&#233;gie qui ignore cette diversit&#233; d'usages confond la connexion et la transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une strat&#233;gie sans v&#233;ritable sujet politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute strat&#233;gie suppose un acteur capable de d&#233;cider, de financer et d'arbitrer. &#192; l'&#233;chelle continentale, ce r&#244;le est th&#233;oriquement assum&#233; par l'Union africaine. Or celle-ci souffre de trois fragilit&#233;s majeures : un d&#233;ficit de l&#233;gitimit&#233; populaire, un pouvoir contraignant tr&#232;s limit&#233; sur les &#201;tats, une d&#233;pendance financi&#232;re partielle vis-&#224;-vis de partenaires ext&#233;rieurs, ce qui affaiblit toute pr&#233;tention &#224; la souverainet&#233; num&#233;rique. Peut-on r&#233;ellement parler de strat&#233;gie lorsque les moyens, les priorit&#233;s et l'ex&#233;cution restent largement nationaux &#8212; voire locaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le danger tr&#232;s concret du discours globalisant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me n'est pas seulement conceptuel. L'id&#233;e d'une strat&#233;gie num&#233;rique africaine produit des effets tr&#232;s concrets : elle encourage des solutions standardis&#233;es, souvent import&#233;es, elle favorise des projets pens&#233;s pour des moyennes statistiques, pas pour des territoires r&#233;els, elle invisibilise des innovations locales pourtant efficaces, elle reproduit une logique descendante d&#233;j&#224; connue dans l'aide au d&#233;veloppement. En voulant penser large, on pense parfois mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, le num&#233;rique africain fonctionne&#8230;ailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe est l&#224; : le num&#233;rique africain produit d&#233;j&#224; des r&#233;sultats mesurables, mais pas l&#224; o&#249; on l'attend : Le secteur du mobile repr&#233;sente pr&#232;s de 7,7 % du PIB africain, soit plus de 220 milliards de dollars (dont une proportion non n&#233;gligeable des profits op&#233;rateurs est rapatri&#233;e vers les actionnaires &#233;trangers). Les services de mobile money comptent des centaines de millions de comptes actifs et ont profond&#233;ment transform&#233; l'inclusion financi&#232;re, des &#233;cosyst&#232;mes locaux &#233;mergent dans les grandes villes, mais aussi dans des territoires interm&#233;diaires, port&#233;s par les usages r&#233;els plut&#244;t que par des plans continentaux. Le num&#233;rique progresse malgr&#233; l'absence de strat&#233;gie unifi&#233;e, gr&#226;ce &#224; des dynamiques territoriales, pragmatiques et souvent informelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Changer de regard : de la strat&#233;gie unique aux trajectoires multiples&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce constat invite &#224; un d&#233;placement conceptuel majeur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de parler d'une strat&#233;gie num&#233;rique africaine, il serait plus juste de parler : des strat&#233;gies num&#233;riques en Afrique, d'une vision panafricaine aux trajectoires diff&#233;renci&#233;es, ou d'un num&#233;rique construit depuis les territoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'a souvent soulign&#233; Achille Mbembe, le d&#233;fi n'est pas d'imiter des mod&#232;les globaux, mais de penser depuis les r&#233;alit&#233;s africaines elles-m&#234;mes. La vraie question n'est donc pas :&#171; Peut-il exister une strat&#233;gie num&#233;rique africaine ? &#187;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie question est plut&#244;t : Avons-nous le courage d'abandonner une fiction confortable pour penser la complexit&#233; r&#233;elle du continent ? Le num&#233;rique ne fera pas l'unit&#233; africaine par d&#233;cret institutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pens&#233; depuis les territoires, les usages et les besoins concrets, il peut devenir un levier de transformation cr&#233;dible, mesurable et durable. &#192; condition de ne plus demander : quelle strat&#233;gie pour l'Afrique ? Mais : quelles Afriques, pour quels num&#233;riques, &#224; quelles &#233;ch&#233;ances et pour quels peuples ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Ndjop POM &lt;br class='autobr' /&gt;
Conseil en strat&#233;gie de d&#233;veloppement et Transformation Num&#233;rique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.digitalbusiness.africa/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Digital Business Africa&lt;/a&gt;, 22 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le pragmatisme est interdit au S&#233;n&#233;gal : Un Etat qui met dix jours &#224; se relever n'est pas num&#233;riquement souverain </title>
		<link>https://osiris.sn/le-pragmatisme-est-interdit-au-senegal-un-etat-qui-met-dix-jours-a-se-relever-n.html</link>
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		<dc:date>2026-05-21T18:39:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I. DIX JOURS &#192; GENOUX &lt;br class='autobr' /&gt;
le 10 mai 2026, des pirates ont p&#233;n&#233;tr&#233; le tr&#233;sor public. douanes paralys&#233;es, paies bloqu&#233;es, soixante-dix gigaoctets de donn&#233;es sensibles vol&#233;es. dix jours plus tard, l'&#233;tat parlait encore de &#171; reprise progressive &#187;. ce n'est pas une panne. c'est une d&#233;faillance de souverainet&#233;. quand un criminel &#233;tranger ferme les robinets financiers du pays depuis un ordinateur &#224; l'autre bout du monde, qui gouverne vraiment ? &lt;br class='autobr' /&gt;
II. TROIS COUPS EN SIX MOIS, Z&#201;RO LE&#199;ON &lt;br class='autobr' /&gt;
octobre 2025 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-84-c3a04.jpg?1779388991' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. DIX JOURS &#192; GENOUX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le 10 mai 2026, des pirates ont p&#233;n&#233;tr&#233; le tr&#233;sor public. douanes paralys&#233;es, paies bloqu&#233;es, soixante-dix gigaoctets de donn&#233;es sensibles vol&#233;es. dix jours plus tard, l'&#233;tat parlait encore de &#171; reprise progressive &#187;. ce n'est pas une panne. c'est une d&#233;faillance de souverainet&#233;. quand un criminel &#233;tranger ferme les robinets financiers du pays depuis un ordinateur &#224; l'autre bout du monde, qui gouverne vraiment ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. TROIS COUPS EN SIX MOIS, Z&#201;RO LE&#199;ON&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;octobre 2025 : les imp&#244;ts attaqu&#233;s, dix millions d'euros de ran&#231;on. f&#233;vrier 2026 : le minist&#232;re de l'int&#233;rieur pirat&#233;, &#171; plus grande fuite de l'histoire &#187;. mai 2026 : le tr&#233;sor. m&#234;me sch&#233;ma, m&#234;me silence, m&#234;me communiqu&#233; rassurant. les experts r&#233;clament depuis des ann&#233;es une loi sur la cybers&#233;curit&#233;, un cert national, des sauvegardes isol&#233;es. rien. on num&#233;rise sans verrouiller, on construit sans garde-fous, on s'&#233;tonne quand tout s'effondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III. LE D&#201;VELOPPEMENT SE MESURE AU TEMPS DE R&#201;PARATION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis, la France, l'Allemagne subissent aussi des attaques. mais ils d&#233;tectent en heures, r&#233;cup&#232;rent en deux jours. chez nous, dix jours sans rapport, sans responsable, sans sanction. ce d&#233;lai n'est pas technique : il est politique. il traduit l'absence de gouvernance, de budget, de formation, de culture du risque. quand les douanes tombent, ce sont les commer&#231;ants qui paient. quand la paie bloque, ce sont les fonctionnaires qui trinquent. la cybers&#233;curit&#233; n'est pas un luxe. c'est la condition de toute &#233;conomie num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV. R&#201;VEIL OU D&#201;CLIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal est cibl&#233; car il est stable, p&#233;trolier, num&#233;ris&#233;, et faible. cinq d&#233;cisions urgentes : adopter la loi sur la cybers&#233;curit&#233; ; cr&#233;er un CERT national ; imposer des audits avant toute mise en ligne ; former des experts s&#233;n&#233;galais ; obliger des sauvegardes air-gapped. ce ne sont pas des co&#251;ts. ce sont des investissements dans la souverainet&#233;. car un pays qui met dix jours &#224; se relever ne pr&#233;tend pas au d&#233;veloppement : il pr&#233;tend. et dans le monde qui vient, celui qui ne ma&#238;trise pas ses donn&#233;es ne ma&#238;trise pas son destin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum &lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 21 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Starlink au S&#233;n&#233;gal : une bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne num&#233;rique et le miroir tendu aux monopoles d'un autre &#226;ge</title>
		<link>https://osiris.sn/starlink-au-senegal-une-bouffee-d-oxygene-numerique-et-le-miroir-tendu-aux.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/starlink-au-senegal-une-bouffee-d-oxygene-numerique-et-le-miroir-tendu-aux.html</guid>
		<dc:date>2026-05-19T22:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Starlink arrive au S&#233;n&#233;gal et fissure un monopole de fait vieux de plusieurs d&#233;cennies. Pour les zones rurales et les territoires oubli&#233;s, l'espoir d'un Internet enfin accessible rena&#238;t provoquant un v&#233;ritable &#233;lectrochoc politique dans un secteur aussi strat&#233;gique que vital pour la Nation. Ce choc n'est pas anodin : il r&#233;v&#232;le, expose et oblige &#224; penser autrement, marquant un tournant historique o&#249;, pour la premi&#232;re fois depuis des d&#233;cennies, un acteur de rupture bouscule une h&#233;g&#233;monie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2026-.html" rel="directory"&gt;2026&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-83-1467d.jpg?1779281801' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Starlink arrive au S&#233;n&#233;gal et fissure un monopole de fait vieux de plusieurs d&#233;cennies. Pour les zones rurales et les territoires oubli&#233;s, l'espoir d'un Internet enfin accessible rena&#238;t provoquant un v&#233;ritable &#233;lectrochoc politique dans un secteur aussi strat&#233;gique que vital pour la Nation. Ce choc n'est pas anodin : il r&#233;v&#232;le, expose et oblige &#224; penser autrement, marquant un tournant historique o&#249;, pour la premi&#232;re fois depuis des d&#233;cennies, un acteur de rupture bouscule une h&#233;g&#233;monie solidement install&#233;e dans un secteur strat&#233;gique transformant ce qui aurait pu n'&#234;tre qu'un choc technique en un enjeu profond&#233;ment politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Starlink constitue une avanc&#233;e r&#233;elle. Dans les zones rurales, les r&#233;gions mal desservies ainsi que dans les nombreuses zones blanches encore constat&#233;es au sein m&#234;me des grandes villes, le service peut contribuer &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique, renforcer la r&#233;silience du r&#233;seau et am&#233;liorer l'acc&#232;s &#224; Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la convergence entre l'informatique, les t&#233;l&#233;communications et l'audiovisuel ayant donn&#233; naissance au num&#233;rique, ce dernier n'est plus une simple marchandise. Il structure d&#233;sormais l'&#233;ducation, la sant&#233;, l'&#233;conomie et, plus largement, l'organisation de nos soci&#233;t&#233;s, ce qui en fait un enjeu majeur de pouvoir, de souverainet&#233; et de destin national. Devenu vital, au m&#234;me titre que l'eau et l'&#233;lectricit&#233;, il conditionne d&#233;sormais l'acc&#232;s au savoir, au travail et &#224; la participation sociale, faisant ainsi de cette question un enjeu profond&#233;ment politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment pour cette raison que l'arriv&#233;e de Starlink ne saurait &#234;tre analys&#233;e uniquement sous l'angle technologique ou commercial. &#192; l'heure o&#249; Internet devient un droit social essentiel. Reconna&#238;tre un progr&#232;s ne signifie pas pour autant renoncer &#224; la vigilance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il est l&#233;gitime de s'interroger sur les m&#233;canismes d'accompagnement d&#233;j&#224; mis en &#339;uvre par l'&#201;tat, le Minist&#232;re de la Communication, des T&#233;l&#233;communications et du Num&#233;rique (MCTN) et l'Autorit&#233; de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications et des Postes (ARTP) afin d'encadrer cette ouverture technologique. Cette d&#233;marche traduit une volont&#233; de concilier innovation, accessibilit&#233; et pr&#233;servation des int&#233;r&#234;ts strat&#233;giques nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re limite, souvent absente des discours technophiles, appara&#238;t alors de mani&#232;re &#233;vidente : la contrainte financi&#232;re. Si la constellation de satellites permet de r&#233;duire instantan&#233;ment la fracture g&#233;ographique, le co&#251;t d'acquisition du mat&#233;riel et de l'abonnement mensuel demeure encore hors de port&#233;e pour une large partie des m&#233;nages ruraux. Sans m&#233;canismes de subvention ou de mutualisation, l'inclusion g&#233;ographique risque ainsi de se transformer en une nouvelle forme d'exclusion &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient n&#233;anmoins de saluer les mesures d'accompagnement envisag&#233;es par l'&#201;tat afin de faciliter l'acc&#232;s au service notamment &#224; travers un programme pr&#233;voyant environ 5 000 kits Starlink n&#233;goci&#233;s dont 1 000 kits gratuits destin&#233;s aux zones prioritaires, aux territoires mal desservis et &#224; certains usages communautaires. Une initiative importante qui peut contribuer &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique &#224; condition qu'elle soit durable, transparente et suffisamment &#233;tendue pour toucher les populations les plus marginalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; de l'enjeu d'accessibilit&#233;, une autre question plus sensible demeure : celle du pouvoir r&#233;el qu'exercent d&#233;sormais certains acteurs technologiques priv&#233;s sur des infrastructures devenues vitales. Starlink repose sur une infrastructure satellitaire enti&#232;rement contr&#244;l&#233;e hors du territoire national. Les inqui&#233;tudes li&#233;es &#224; Elon Musk et &#224; ses prises de position publiques ne sont ni fantaisistes ni exag&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elon Musk incarne parfaitement cette ambivalence. Dans certains contextes, l'acc&#232;s &#224; Starlink a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; ajust&#233; plusieurs fois &#224; la suite de d&#233;cisions unilat&#233;rales de son groupe notamment durant le conflit entre la Russie et l'Ukraine o&#249; certaines limitations auraient &#233;t&#233; appliqu&#233;es dans des zones strat&#233;giques sensibles affectant l'usage de syst&#232;mes connect&#233;s tels que les drones militaires d&#233;pendant de la connexion satellitaire. Ce pr&#233;c&#233;dent est loin d'&#234;tre anodin : il d&#233;montre qu'un acteur priv&#233;, aussi innovant soit-il, peut &#224; lui seul influencer des capacit&#233;s de communication devenues critiques dans un contexte g&#233;opolitique majeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pr&#233;c&#233;dents doivent interpeller. Ils montrent qu'un service pr&#233;sent&#233; comme purement technologique peut, dans les faits, devenir un levier de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il lorsqu'un droit essentiel d&#233;pend d'une d&#233;cision prise hors du territoire national ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, Starlink dispose &#233;galement de la capacit&#233; technique de d&#233;sactiver &#224; distance des terminaux ou de limiter l'acc&#232;s au r&#233;seau par g&#233;olocalisation rendant inop&#233;rants certains &#233;quipements lorsqu'ils sont utilis&#233;s hors des zones autoris&#233;es ou dans des territoires o&#249; le service n'est pas valid&#233;. Dans plusieurs pays africains et asiatiques confront&#233;s &#224; des p&#233;riodes de tension politique ou &#233;lectorale, l'introduction ou l'activation de Starlink a &#233;t&#233; retard&#233;e, conditionn&#233;e ou suspendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces constats imposent une r&#232;gle claire. L'ouverture ne doit jamais signifier la d&#233;possession. Le S&#233;n&#233;gal ne peut remplacer une d&#233;pendance ancienne par une d&#233;pendance plus diffuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, le v&#233;ritable enjeu d&#233;passe l'acc&#232;s &#224; Internet. Il concerne d&#233;sormais le contr&#244;le des infrastructures, des donn&#233;es et des flux. Les r&#233;seaux num&#233;riques sont devenus le c&#339;ur m&#234;me de la souverainet&#233; moderne. Les r&#232;gles applicables sont souvent externes et sans garde-fous solides ni contr&#244;le local des points d'interconnexion, l'&#201;tat peut perdre une partie de sa capacit&#233; de supervision technique. La perte de ma&#238;trise devient alors progressive puis structurelle tandis qu'une d&#233;pendance silencieuse peut progressivement s'installer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi la r&#233;gulation est centrale. Il ne s'agit pas de freiner l'innovation mais de la structurer. L'ARTP joue ici un r&#244;le strat&#233;gique dans l'encadrement de Starlink, un service qui ne s'inscrit pas dans le m&#234;me mod&#232;le que les op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms classiques relevant du Code des communications &#233;lectroniques du S&#233;n&#233;gal et du r&#233;gime de licences traditionnel. Il s'agit plut&#244;t d'une autorisation sp&#233;cifique d'exploitation, assortie de conditions techniques et r&#233;glementaires renforc&#233;es notamment en mati&#232;re de pr&#233;sence locale, de s&#233;curit&#233; et de qualit&#233; de service. Ce cadre devra toutefois &#234;tre consolid&#233; et adapt&#233; aux enjeux &#233;mergents en particulier sur la localisation des donn&#233;es, la souverainet&#233; des flux et la continuit&#233; de service afin de garantir un &#233;quilibre durable entre ouverture technologique et ma&#238;trise nationale des infrastructures critiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La concurrence n'a de sens que lorsqu'elle sert l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Briser un monopole est n&#233;cessaire mais cr&#233;er une nouvelle d&#233;pendance serait une erreur strat&#233;gique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Orange comme Starlink sont deux soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res. L'une n'est ni plus nationale ni plus l&#233;gitime que l'autre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce d&#233;bat, Sonatel ne peut &#234;tre sanctuaris&#233;e, pas plus qu'elle ne peut &#234;tre pr&#233;sent&#233;e comme le mod&#232;le absolu de souverainet&#233; nationale m&#234;me si l'&#201;tat d&#233;tient environ 21 % du capital et que l'entreprise repr&#233;sente pr&#232;s de 10 % du PIB. Elle est souvent pr&#233;sent&#233;e comme un pilier national, presque un symbole de souverainet&#233; &#171; parfaitement ma&#238;tris&#233;e &#187;. Pourtant, son histoire raconte une r&#233;alit&#233; plus nuanc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, Sonatel n'est pas n&#233;e comme une entreprise priv&#233;e performante qu'il faudrait prot&#233;ger. Elle est n&#233;e des cendres de la d&#233;funte Soci&#233;t&#233; des T&#233;l&#233;communications Internationales du S&#233;n&#233;gal (T&#233;l&#233;-S&#233;n&#233;gal), soci&#233;t&#233; nationale strat&#233;gique d'&#233;conomie mixte cog&#233;r&#233;e par l'Office des postes et t&#233;l&#233;communications (OPT) pour le compte du S&#233;n&#233;gal et par France C&#226;ble Radio (FCR) &#224; partir d'ao&#251;t 1968, avec 24 % des parts, puis 51 % &#224; partir de 1976. Ce processus aboutira &#224; la nationalisation de T&#233;l&#233;-S&#233;n&#233;gal en 1981 avec le rachat des 49 % d&#233;tenus par France C&#226;bles et Radio (FCR).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1985, l'&#201;tat proc&#233;dera &#224; la premi&#232;re grande r&#233;forme du secteur, d&#233;bouchant sur l'&#233;clatement de l'OPT avec la cr&#233;ation, d'une part, de l'Office de la Poste et de la Caisse d'&#201;pargne (OPCE) et, d'autre part, de la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications du S&#233;n&#233;gal (Sonatel). Cette derni&#232;re a &#233;t&#233; mise en place le 1er octobre 1985 par M. Alassane Dialy Ndiaye, &#224; qui nous rendons un vibrant hommage pour sa clairvoyance. Que son &#226;me repose en paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, contre toute attente, par d&#233;cret n&#176;97-715 du 19 juillet 1997, le Pr&#233;sident Abdou Diouf prit une d&#233;cision qui sera durablement contest&#233;e en proc&#233;dant &#224; la privatisation de la Sonatel, consid&#233;r&#233;e alors comme une fiert&#233; nationale. Il c&#233;da 10 % au personnel, 17 % &#224; la sous-r&#233;gion, aux nationaux et &#224; l'IPRES, ainsi que 33,33 % &#224; France T&#233;l&#233;com pour 75 milliards de FCFA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus marquant encore, cette op&#233;ration s'accompagna d'un contrat de concession portant sur des infrastructures strat&#233;giques de l'&#201;tat (fibres optiques, canalisations, pyl&#244;nes, appuis a&#233;riens, fourreaux, etc.), reconduit de mani&#232;re tacite &#224; chaque renouvellement de licence. Et ce, alors que la m&#234;me ann&#233;e, en 1997, ann&#233;e de sa privatisation, la Sonatel avait r&#233;alis&#233; un chiffre d'affaires de 45 milliards de FCFA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus regrettable encore, rien ne semblait freiner la mont&#233;e en puissance de France T&#233;l&#233;com sous le magist&#232;re du Pr&#233;sident Abdou Diouf. En 1999, celui-ci signa avec France T&#233;l&#233;com un protocole d'accord lui permettant d'acqu&#233;rir 9,87 % suppl&#233;mentaires portant ainsi sa participation totale &#224; 42,33 % du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, la Sonatel cr&#233;a la filiale Sonatel Mobiles avec la marque Aliz&#233;. Cependant, en 2006, sous le regard impuissant des syndicalistes, France T&#233;l&#233;com entama progressivement la disparition du caract&#232;re &#171; national &#187; associ&#233; &#224; Sonatel. Une ann&#233;e plus tard, les marques commerciales Aliz&#233; (t&#233;l&#233;phonie mobile), Sentoo (Internet) et Keurgui TV (t&#233;l&#233;vision sur Internet) furent remplac&#233;es par la marque Orange, enseigne commerciale universelle de France T&#233;l&#233;com.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 avril 2009, le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade signa un protocole avec France T&#233;l&#233;com qui devait conduire &#224; la vente de 9,87 % suppl&#233;mentaires afin de permettre &#224; cette derni&#232;re de devenir actionnaire majoritaire de la Sonatel avec 52,2 % des parts avant qu'une importante lev&#233;e de boucliers nationale ne le fasse reculer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ricochet, le 12 ao&#251;t 2011, conscient des enjeux socio-&#233;conomiques et de souverainet&#233; nationale, le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade proclama son intention de racheter les 42,33 % d&#233;tenus par France T&#233;l&#233;com afin que la Sonatel redevienne pleinement un patrimoine national. Toutefois, sous la pression de l'ancienne m&#233;tropole et face &#224; l'opposition des syndicalistes, ce projet fut finalement abandonn&#233; laissant perdurer une perte strat&#233;gique majeure dans le domaine des t&#233;l&#233;communications s&#233;n&#233;galaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, ann&#233;e de sa privatisation, la Sonatel avait r&#233;alis&#233; un chiffre d'affaires de 45 milliards de FCFA avec 2 060 salari&#233;s permanents. En 2013, son chiffre d'affaires atteignait 738 milliards de FCFA avec 1 769 salari&#233;s permanents. En seize ans, cela repr&#233;sente une hausse du chiffre d'affaires de plus de 1 540 %, tandis que les effectifs permanents diminuaient d'environ 14 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus alarmant encore, en 2022, apr&#232;s vingt-six ann&#233;es de privatisation, malgr&#233; une hausse continue et exponentielle du chiffre d'affaires atteignant 1 455 milliards de FCFA, le nombre de salari&#233;s permanents &#233;tait estim&#233; &#224; environ 1 800, avec pr&#232;s de 800 int&#233;rimaires. Cette &#233;volution traduit une croissance consid&#233;rable des performances financi&#232;res sans progression proportionnelle de l'emploi durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que le S&#233;n&#233;gal compte une population jeune confront&#233;e &#224; d'importantes difficult&#233;s d'insertion professionnelle, plusieurs jeunes restent sans activit&#233; et perdent progressivement espoir dans la qu&#234;te d'un emploi stable. L'&#201;tat devrait tirer les enseignements de l'histoire r&#233;cente du secteur des t&#233;l&#233;communications. Entre les ann&#233;es 1990 et la fin des ann&#233;es 2000, des milliers de S&#233;n&#233;galais travaillant dans les t&#233;l&#233;centres ont perdu leurs emplois dans une indiff&#233;rence quasi g&#233;n&#233;rale, &#224; mesure que les &#233;volutions technologiques transformaient le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ces compatriotes d&#233;sesp&#233;r&#233;s, souvent candidats malheureux &#224; l'&#233;migration irr&#233;guli&#232;re vers l'Europe, beaucoup ont perdu la vie dans les eaux de l'oc&#233;an Atlantique et ce drame humain continue malheureusement de se r&#233;p&#233;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour qu'on ne s'y trompe pas, les v&#233;ritables cr&#233;ateurs d'emplois et de richesse dans notre pays demeurent les PME/PMI qui, avec leurs propres moyens, innovent, prennent des risques et cr&#233;ent de la valeur ajout&#233;e pour l'&#233;conomie nationale. Elles se distinguent de certaines multinationales qui favorisent essentiellement des emplois pr&#233;caires &#224; travers des contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e (CDD) ou des prestations de services n'offrant que peu de garanties d'insertion durable pour la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cet effet, la directive du Pr&#233;sident de la R&#233;publique Macky Sall adress&#233;e au gouvernement lors du Conseil des ministres du 10 mars 2021 visant &#224; trouver des solutions &#224; la question lancinante de l'emploi des jeunes, aurait d&#251; encourager ces grandes entreprises &#224; repenser davantage leurs politiques sociales et &#233;conomiques afin de contribuer plus activement &#224; la cr&#233;ation d'emplois durables, &#224; l'accompagnement de l'entrepreneuriat, de l'innovation et des initiatives num&#233;riques port&#233;es par la jeunesse s&#233;n&#233;galaise. De telles initiatives constitueraient des alternatives cr&#233;dibles &#224; l'&#233;migration irr&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arguments mis en avant &#224; travers certaines fondations ou actions sociales demeurent parfois insuffisants face &#224; l'ampleur des attentes &#233;conomiques et sociales des populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre paradoxe, la tarification des services de t&#233;l&#233;communications &#233;volue g&#233;n&#233;ralement &#224; la baisse avec les progr&#232;s technologiques. En principe, l'augmentation de l'offre devrait entra&#238;ner une diminution progressive des prix ainsi qu'une mise &#224; jour r&#233;guli&#232;re des abonnements et contrats ant&#233;rieurs de l'&#201;tat. Cependant, il n'existe pas de m&#233;canisme suffisamment transparent permettant de v&#233;rifier syst&#233;matiquement le r&#233;ajustement de ces abonnements en fonction des nouveaux catalogues tarifaires, ce qui pourrait entra&#238;ner des pertes financi&#232;res importantes pour l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il convient de reconna&#238;tre l'initiative du Pr&#233;sident de la R&#233;publique Macky Sall pour avoir pris une d&#233;cision forte visant &#224; rationaliser la t&#233;l&#233;phonie de l'&#201;tat en mettant en mode restriction plusieurs lignes de t&#233;l&#233;phone mobile prises en charge aux frais de l'administration. Cette mesure a permis de r&#233;duire significativement la facture annuelle de t&#233;l&#233;phonie de l'&#201;tat, pass&#233;e progressivement d'environ 22 milliards de FCFA au d&#233;but des ann&#233;es 2010 &#224; pr&#232;s de 6 milliards de FCFA gr&#226;ce aux politiques de rationalisation engag&#233;es sous la pr&#233;sidence de Macky Sall. &#192; cette &#233;poque, j'&#233;tais le ma&#238;tre d'&#339;uvre (MOE) de cette r&#233;forme en ma qualit&#233; de Directeur de l'Exploitation de l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE). Le Minist&#232;re des finance &#233;tat le MOA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque, j'&#233;tais le ma&#238;tre d'&#339;uvre (MOE) de cette r&#233;forme en ma qualit&#233; de Directeur de l'Exploitation de l'Agence de l'Informatique de l'&#201;tat (ADIE), tandis que le Minist&#232;re des Finances en assurait la ma&#238;trise d'ouvrage (MOA). Le comit&#233; technique &#233;tait pr&#233;sid&#233; par le Doyen Ibrahima Niang, &#224; qui je rends un hommage m&#233;rit&#233; au passage, ainsi qu'&#224; nos vaillants collaborateurs pour leur engagement et leur contribution d&#233;terminante &#224; la r&#233;ussite de cette r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat pourrait &#233;galement r&#233;aliser d'importantes &#233;conomies suppl&#233;mentaires &#224; travers l'inventaire, la mutualisation et le r&#233;ajustement de l'ensemble des abonnements de liaisons sp&#233;cialis&#233;es (LS) et ADSL aux tarifs actuels des catalogues de services. Pour cela, il serait n&#233;cessaire de disposer d'un inventaire exhaustif et r&#233;guli&#232;rement actualis&#233; de ces lignes, suivi d'un audit administratif et physique permettant d'identifier et de supprimer les abonnements devenus inutiles ou non optimis&#233;s. Toutefois, l'acc&#232;s consolid&#233; &#224; certaines informations techniques et administratives n'a pas toujours &#233;t&#233; facilit&#233;, ce qui a parfois limit&#233; les capacit&#233;s de rationalisation compl&#232;te des d&#233;penses publiques dans ce domaine.Une d&#233;claration demeure particuli&#232;rement r&#233;v&#233;latrice m&#234;me plusieurs ann&#233;es apr&#232;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est l'unique op&#233;rateur historique au monde ayant cr&#251; sans interruption pendant une vingtaine d'ann&#233;es, en chiffre d'affaires et en marge &#187;, se r&#233;jouissait en avril 2016 &#224; Dakar Bruno Mettling, alors pr&#233;sident du conseil d'administration d'Orange Middle East and Africa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre point essentiel : la contribution au PIB. Le fait qu'une seule entreprise repr&#233;sente une part significative de l'&#233;conomie nationale n'est pas n&#233;cessairement un signe de robustesse mais peut aussi r&#233;v&#233;ler une concentration importante et une forme de d&#233;pendance structurelle &#224; un acteur dominant. Une &#233;conomie r&#233;siliente repose avant tout sur un tissu dense de PME et de PMI nationales capables de cr&#233;er de la valeur de mani&#232;re diversifi&#233;e et r&#233;partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, si l'argument formul&#233; &#224; l'encontre de Starlink repose sur la localisation de ses revenus au sein du groupe SpaceX &#224; l'&#233;tranger, il convient de rester coh&#233;rent. Une part importante de la valeur g&#233;n&#233;r&#233;e par Sonatel est &#233;galement consolid&#233;e au niveau de son actionnaire majoritaire &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La souverainet&#233; num&#233;rique ne se mesure pas uniquement au poids dans le PIB ou aux montants d'imp&#244;ts vers&#233;s. Elle s'&#233;value surtout &#224; travers le contr&#244;le strat&#233;gique, la capacit&#233; de d&#233;cision locale, la cr&#233;ation d'emplois durables et la ma&#238;trise effective des infrastructures sans d&#233;pendance structurelle excessive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prot&#233;ger un op&#233;rateur national peut relever d'un choix l&#233;gitime de politique &#233;conomique. Mais &#233;riger une entreprise privatis&#233;e dont le contr&#244;le majoritaire appartient &#224; un groupe &#233;tranger, en symbole absolu de souverainet&#233; &#233;conomique rel&#232;ve davantage du r&#233;cit que d'une analyse strictement &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, qui d&#233;tient r&#233;ellement le pouvoir de d&#233;cision strat&#233;gique, qui contr&#244;le les infrastructures et les flux et o&#249; se situe la captation de la valeur et des dividendes ? C'est l&#224; que se joue le v&#233;ritable d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu sous cet angle, Starlink appara&#238;t comme un v&#233;ritable &#233;lectrochoc, une occasion historique de repenser les r&#232;gles du jeu et de renforcer la souverainet&#233; num&#233;rique du S&#233;n&#233;gal. La r&#233;ponse ne sera pas le repli mais l'organisation. Cela implique trois priorit&#233;s claires : la construction d'infrastructures de donn&#233;es souveraines, le renforcement des capacit&#233;s locales et la structuration d'un v&#233;ritable &#233;cosyst&#232;me num&#233;rique national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette dynamique, l'arriv&#233;e de Starlink constitue &#233;galement une remise en question des m&#233;canismes existants pour l'Etat notamment du FDSUT dont le mod&#232;le est appel&#233; &#224; &#233;voluer pour s'adapter &#224; ces nouvelles r&#233;alit&#233;s. La logique consistant &#224; financer principalement l'extension g&#233;ographique d'infrastructures terrestres est profond&#233;ment bouscul&#233;e par la capacit&#233; des solutions satellitaires &#224; d&#233;senclaver rapidement les zones blanches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi le FDSUT doit imp&#233;rativement red&#233;finir ses missions en pivotant de la couverture technique vers l'accessibilit&#233; &#233;conomique. Le satellite r&#233;sout le probl&#232;me de l'acc&#232;s mais son co&#251;t mat&#233;riel et d'abonnement reste hors de port&#233;e pour les m&#233;nages ruraux. Le r&#244;le du fonds doit donc &#234;tre de subventionner cet acc&#232;s pour &#233;viter qu'une fracture g&#233;ographique ne se transforme en exclusion sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pr&#233;server l'&#233;quit&#233; ne consistera pas &#224; sanctuariser un monopole d'un autre &#226;ge dont la souverainet&#233; est d&#233;j&#224; dilu&#233;e par des d&#233;cisions et des dividendes pilot&#233;s depuis l'&#233;tranger mais &#224; imposer une r&#233;gulation forte via l'ARTP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal doit contraindre Starlink &#224; contribuer financi&#232;rement au FDSUT tout en exigeant le contr&#244;le local de nos donn&#233;es. La souverainet&#233; num&#233;rique ne se proclame pas mais elle s'organise en refusant de remplacer une d&#233;pendance ancienne par une d&#233;possession moderne et repose sur trois piliers fondamentaux, &#224; savoir le contr&#244;le des infrastructures, la capacit&#233; de d&#233;cision et la cr&#233;ation durable de valeur locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le num&#233;rique est devenu trop vital pour &#234;tre abandonn&#233; &#224; des logiques ext&#233;rieures sans r&#233;ciprocit&#233; ni vision nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elhadji Wack Ndiaye&lt;br class='autobr' /&gt;
Acteur du Num&#233;rique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.socialnetlink.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Social Net Link&lt;/a&gt;, 19 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Et si le S&#233;n&#233;gal se dotait d'une arm&#233;e num&#233;rique ?</title>
		<link>https://osiris.sn/et-si-le-senegal-se-dotait-d-une-armee-numerique.html</link>
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		<dc:date>2026-05-15T15:11:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;cemment, le Tr&#233;sor public du S&#233;n&#233;gal a &#233;t&#233; victime d'une cyberattaque. Auparavant, la Direction g&#233;n&#233;rale des imp&#244;ts et des domaines (Dgid) et la Direction de l'automatisation du fichier (Daf) ont &#233;t&#233; vis&#233;es. Une pratique r&#233;currente qui rappelle la fragilit&#233; de notre patrimoine num&#233;rique et remet au go&#251;t du jour les risques qui vont avec. Environ 70 Go de donn&#233;es qualifi&#233;es de sensibles seraient d&#233;tourn&#233;es lors de cette cyberattaque. Mais la Direction g&#233;n&#233;rale de la comptabilit&#233; publique et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-82-445d9.jpg?1779208320' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;cemment, le Tr&#233;sor public du S&#233;n&#233;gal a &#233;t&#233; victime d'une cyberattaque. Auparavant, la Direction g&#233;n&#233;rale des imp&#244;ts et des domaines (Dgid) et la Direction de l'automatisation du fichier (Daf) ont &#233;t&#233; vis&#233;es. Une pratique r&#233;currente qui rappelle la fragilit&#233; de notre patrimoine num&#233;rique et remet au go&#251;t du jour les risques qui vont avec. Environ 70 Go de donn&#233;es qualifi&#233;es de sensibles seraient d&#233;tourn&#233;es lors de cette cyberattaque. Mais la Direction g&#233;n&#233;rale de la comptabilit&#233; publique et du tr&#233;sor (Dgcpt) a soutenu que des mesures sont prises en charge conform&#233;ment &#224; son plan de continuit&#233; de ses activit&#233;s. Dans tous les cas, ce sont des faits qui interrogent &#224; l'heure o&#249; on parle de New Deal technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moins que l'on puisse dire, c'est que le S&#233;n&#233;gal n'&#233;chappe pas &#224; la mont&#233;e inqui&#233;tante des cyberattaques. Selon un rapport de Kaspersky s&#233;curit&#233; network (Ksn) publi&#233; au mois de janvier dernier, au S&#233;n&#233;gal, plus de 10 millions de cybermenaces ont &#233;t&#233; d&#233;tect&#233;es et bloqu&#233;es en 2024. &#192; l'&#233;chelle mondiale, Ksn d&#233;nombre 4,9 milliards d'attaques bloqu&#233;es. Ces attaques cybercriminelles ont souvent pour finalit&#233; le paiement d'une ran&#231;on ou l'acquisition d'informations strat&#233;giques qu'on utilise souvent contre les victimes. Tout comme les &#201;tats, les entreprises et les particuliers sont les cibles des cyberattaques. Dans la plupart des cas, les auteurs, tr&#232;s souvent anonymes, demandent des ran&#231;ons. Toutefois, il y a tout un d&#233;bat autour de son paiement. Certains estiment que payer une ran&#231;on &#224; un cybercriminel encourage cette activit&#233; malveillante et vuln&#233;rabilise les victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers peuvent se laisser entra&#238;ner dans un cycle infernal o&#249; ils doivent toujours payer davantage. D'apr&#232;s une enqu&#234;te men&#233;e en 2024 par le cabinet Comparitech sur les cyberattaques, 1 204 attaques confirm&#233;es ont engendr&#233; le piratage de plus de 195 millions de fichiers de donn&#233;es, ainsi que le paiement de 133,5 millions de dollars de ran&#231;on. Le rapport de Comparitech nous apprend &#233;galement que la demande de ran&#231;on moyenne s'&#233;l&#232;ve &#224; plus de 3,5 millions de dollars, mais que la moyenne des ran&#231;ons pay&#233;es atteint 9,5 millions de dollars (environ 9,2 millions d'euros). Ces cyberattaques se font entre &#201;tats dans le cas de ce qu'on appelle la guerre hybride. Et c'est l'Estonie qui en a &#233;t&#233; la plus victime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, le pays baltique a transform&#233; cette crise en opportunit&#233;. En avril 2007, des attaques par d&#233;ni de service (DDoS) ont paralys&#233; plus de 150.000 sites gouvernementaux, bancaires et m&#233;diatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dur&#233;e moyenne d'indisponibilit&#233; a atteint 72 heures, g&#233;n&#233;rant des pertes estim&#233;es &#224; 12 millions d'euros pour les services publics. L'incident a expos&#233; la d&#233;pendance du pays &#224; des infrastructures informatiques centralis&#233;es. En r&#233;ponse, le gouvernement a lanc&#233; un programme de renforcement des capacit&#233;s cyber, incluant la cr&#233;ation d'une &#233;quipe d'intervention rapide et la mise en place d'une l&#233;gislation sur la cybers&#233;curit&#233;. En 2008, l'Estonie a cr&#233;&#233; le Centre de coop&#233;ration informatique (Cci), premier organe d&#233;di&#233; &#224; la diplomatie cyber. L'Estonie a &#233;galement pr&#233;sid&#233; le groupe de travail de l'Otan sur la cybers&#233;curit&#233; en 2018, contribuant &#224; la r&#233;daction du &#171; Cyber Defence Capability Framework &#187;. Le pays est devenu un mod&#232;le achev&#233; de la lutte contre les cyberattaques au point d'inspirer les grandes nations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aly Diouf&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Soleil&lt;/a&gt;, 15 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fibre de la d&#233;pendance</title>
		<link>https://osiris.sn/la-fibre-de-la-dependance.html</link>
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		<dc:date>2026-05-14T21:21:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2024 le S&#233;n&#233;gal c&#233;l&#232;bre les premiers barils de p&#233;trole de Sangomar et le gaz de GTA, propulsant sa balance commerciale vers des exc&#233;dents in&#233;dits (+183,8 milliards de FCFA en mars 2026). Pourtant, derri&#232;re ces chiffres flatteurs du sous-sol se cache une h&#233;morragie invisible : le d&#233;ficit de la balance des services num&#233;riques. Si les c&#226;bles sous-marins apportent la connectivit&#233;, ils servent aussi de conduits &#224; une fuite massive de devises vers les serveurs de la Silicon Valley et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-81-3379e.jpg?1779208320' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2024 le S&#233;n&#233;gal c&#233;l&#232;bre les premiers barils de p&#233;trole de Sangomar et le gaz de GTA, propulsant sa balance commerciale vers des exc&#233;dents in&#233;dits (+183,8 milliards de FCFA en mars 2026). Pourtant, derri&#232;re ces chiffres flatteurs du sous-sol se cache une h&#233;morragie invisible : le d&#233;ficit de la balance des services num&#233;riques. Si les c&#226;bles sous-marins apportent la connectivit&#233;, ils servent aussi de conduits &#224; une fuite massive de devises vers les serveurs de la Silicon Valley et d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'H&#233;morragie Invisible : Donn&#233;es Macro&#233;conomiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;ficit num&#233;rique ne se voit pas dans les ports, mais dans les relev&#233;s bancaires. En Afrique de l'Ouest, les importations de services num&#233;riques (SaaS, Cloud, Publicit&#233;, Streaming) d&#233;passent largement les exportations de logiciels locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chiffre cl&#233; : Selon les estimations de la BCEAO pour 2025-2026, plus de 1 200 milliards de FCFA quittent chaque ann&#233;e la zone UEMOA sous forme de paiements vers les GAFAM et les plateformes de streaming, sans contrepartie fiscale directe significative.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6199 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L500xH251/image1-2-71e54.png?1779208320' width='500' height='251' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Importations de services digitaux selon le World Trade Organization&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6200 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L500xH317/image2-2-26741.png?1779208320' width='500' height='317' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comparaison entre importations et Exportations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Les 4 Principaux Postes de Fuite de Devises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'identification des &#171; trous noirs &#187; financiers est cruciale pour stopper l'&#233;rosion des r&#233;serves de change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	&lt;strong&gt;Cloud et SaaS (Software as a Service) &lt;/strong&gt; : Microsoft 365, Google Workspace et AWS dominent 90% du march&#233; des entreprises s&#233;n&#233;galaises. Chaque licence pay&#233;e est une sortie de devises.&lt;br class='autobr' /&gt;
2.	&lt;strong&gt;Publicit&#233; Num&#233;rique&lt;/strong&gt; : Meta (Facebook/Instagram) et Alphabet (Google) captent l'essentiel des budgets marketing des PME locales, souvent via des paiements par carte bancaire internationale.&lt;br class='autobr' /&gt;
3.	&lt;strong&gt;Divertissement et Streaming&lt;/strong&gt; : Le passage &#224; la TV num&#233;rique et l'acc&#232;s mobile ont fait exploser les abonnements Netflix, dont 0% de la TVA revenait &#224; l'&#201;tat s&#233;n&#233;galais jusqu'aux r&#233;centes r&#233;formes.&lt;br class='autobr' /&gt;
4.	&lt;strong&gt;Commissions de Plateformes &lt;/strong&gt; : Les commissions pr&#233;lev&#233;es par Apple Store et Google Play (15 &#224; 30%) sur les applications d&#233;velopp&#233;es localement constituent une taxe &#171; priv&#233;e &#187; sur l'innovation africaine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6201 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L500xH309/image3-2-2fc48.png?1779208320' width='500' height='309' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Structuration des Exports&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6202 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L500xH350/image4-3-2a508.png?1779208320' width='500' height='350' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Structuration des Imports&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour inverser la tendance, le S&#233;n&#233;gal et ses voisins doivent passer de la consommation &#224; la production :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	&lt;strong&gt;Souverainet&#233; des Donn&#233;es (Cloud National)&lt;/strong&gt; : Imposer l'h&#233;bergement des donn&#233;es r&#233;galiennes (sant&#233;, &#233;tat civil) sur des infrastructures locales pour r&#233;duire les factures AWS/Azure.&lt;br class='autobr' /&gt;
2.	&lt;strong&gt;Harmonisation R&#233;gionale&lt;/strong&gt; : Adopter une taxe num&#233;rique commune au niveau de la CEDEAO pour &#233;viter le &#171; dumping fiscal &#187; entre pays voisins.&lt;br class='autobr' /&gt;
3.	&lt;strong&gt;Soutien &#224; l'Exportation de Code&lt;/strong&gt; : Cr&#233;er des zones franches num&#233;riques o&#249; les entreprises exportant des services logiciels (SaaS local) b&#233;n&#233;ficient d'une exon&#233;ration totale de charges sociales.&lt;br class='autobr' /&gt;
4.	&lt;strong&gt;Le Mod&#232;le &#171; Content Quota &#187;&lt;/strong&gt; : Obliger les plateformes de streaming &#224; r&#233;investir 20% de leur chiffre d'affaires local dans la production cin&#233;matographique et musicale du pays d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;ficit num&#233;rique n'est pas une fatalit&#233; technologique, mais un choix politique. Tant que la connectivit&#233; servira uniquement &#224; consommer des services ext&#233;rieurs, la fibre optique restera, selon l'expression de certains &#233;conomistes africains, &#171; une paille g&#233;ante aspirant la richesse locale vers le Nord &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ahmath Bamba Mback&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 mai 2026&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mort lente de la BCEAO : quand Sendwave et les plateformes redessinent la souverainet&#233; mon&#233;taire</title>
		<link>https://osiris.sn/la-mort-lente-de-la-bceao-quand-sendwave-et-les-plateformes-redessinent-la.html</link>
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		<dc:date>2026-05-05T09:56:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I. L'ILLUSION DE L'INTEROP&#201;RABILIT&#201; SENDWAVE-BCEAO &lt;br class='autobr' /&gt;
la BCEAO croit encore contr&#244;ler son territoire mon&#233;taire parce que Sendwave lui rend des comptes agr&#233;g&#233;s en francs cfa. cette interop&#233;rabilit&#233; technique est une fa&#231;ade : la bceao voit le sang qui circule, mais ne comprend plus pleinement d'o&#249; il vient ni qui le capte &#224; l'autre bout du monde. elle compte les francs cfa qui sortent de la plateforme, mais ne distingue plus clairement si derri&#232;re chaque conversion se cache du travail r&#233;el ou (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-80-e7ad8.jpg?1779208320' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. L'ILLUSION DE L'INTEROP&#201;RABILIT&#201; SENDWAVE-BCEAO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la BCEAO croit encore contr&#244;ler son territoire mon&#233;taire parce que Sendwave lui rend des comptes agr&#233;g&#233;s en francs cfa. cette interop&#233;rabilit&#233; technique est une fa&#231;ade : la bceao voit le sang qui circule, mais ne comprend plus pleinement d'o&#249; il vient ni qui le capte &#224; l'autre bout du monde. elle compte les francs cfa qui sortent de la plateforme, mais ne distingue plus clairement si derri&#232;re chaque conversion se cache du travail r&#233;el ou des arbitrages financiers adoss&#233;s &#224; des dynamiques globales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. LA RECONFIGURATION DES FLUX ET LA MENACE DES STABLECOINS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;les diasporas ouest-africaines repr&#233;sentent des dizaines de milliards de francs cfa annuels qui irriguaient les circuits bancaires tra&#231;ables. aujourd'hui, ces flux transitent de plus en plus par des infrastructures num&#233;riques globales pilot&#233;es par des acteurs comme Sendwave. dans ce contexte, l'&#233;mergence des stablecoins tels que USDC ou USDT ouvre une br&#232;che structurelle : non pas encore une substitution totale, mais une possibilit&#233; cr&#233;dible de contournement des circuits mon&#233;taires traditionnels. sendwave devient ainsi un point de passage strat&#233;gique dans une architecture financi&#232;re hybride que la bceao ne ma&#238;trise qu'imparfaitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III. L'ATROPHIE DES LEVIERS DE POLITIQUE MON&#201;TAIRE FACE AUX PLATEFORMES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;quand une banque centrale perd la lecture fine d'une partie des flux mon&#233;taires qui traversent son territoire, ses instruments deviennent partiellement aveugles. la BCEAO peut augmenter ses taux, mais leur transmission reste concentr&#233;e sur le syst&#232;me bancaire formel. elle peut injecter de la liquidit&#233;, mais celle-ci ne diffuse qu'imparfaitement dans des &#233;cosyst&#232;mes num&#233;riques parall&#232;les. la politique de change elle-m&#234;me devient plus fragile, dans un contexte o&#249; des conversions rapides vers des actifs globaux peuvent contourner les m&#233;canismes traditionnels. la banque centrale conserve ses pouvoirs juridiques, mais voit son efficacit&#233; op&#233;rationnelle s'&#233;roder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV. LA R&#201;SURRECTION SOUVERAINE OU LE D&#201;CLASSEMENT MON&#201;TAIRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la bceao doit choisir entre une marginalisation progressive ou une mutation strat&#233;gique. cette mutation passe par la cr&#233;ation d'une monnaie num&#233;rique de banque centrale capable de r&#233;int&#233;grer les flux dans un cadre souverain, en ligne avec les r&#233;flexions port&#233;es par la Banque des r&#232;glements internationaux et la Banque centrale europ&#233;enne. elle implique aussi d'imposer des exigences de transparence et de tra&#231;abilit&#233; aux infrastructures priv&#233;es op&#233;rant dans l'espace umoa. faute de quoi, dans quelques ann&#233;es, la bceao risque de devenir une institution pr&#233;sente juridiquement mais affaiblie dans sa capacit&#233; r&#233;elle &#224; structurer l'&#233;conomie mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum &lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 5 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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