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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Lutte contre le COVID-19 et num&#233;rique : l'heure du bilan et des remises en question</title>
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		<dc:date>2020-03-31T16:14:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pand&#233;mie du COVID-19 qui secoue le monde a brutalement mis en exergue le num&#233;rique comme il ne l'avait sans doute jamais &#233;t&#233; auparavant. Un peu partout, les autorit&#233;s appellent &#224; travailler &#224; distance, &#224; enseigner &#224; distance, &#224; apprendre &#224; distance, &#224; recourir au paiement d&#233;mat&#233;rialis&#233; et j'en passe. De leurs c&#244;t&#233;s, les experts du num&#233;rique se bousculent sur les plateaux de t&#233;l&#233;vision, dans les studios de radio et sur les r&#233;seaux sociaux pour nous vanter leurs solutions miracles ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pand&#233;mie du COVID-19 qui secoue le monde a brutalement mis en exergue le num&#233;rique comme il ne l'avait sans doute jamais &#233;t&#233; auparavant. Un peu partout, les autorit&#233;s appellent &#224; travailler &#224; distance, &#224; enseigner &#224; distance, &#224; apprendre &#224; distance, &#224; recourir au paiement d&#233;mat&#233;rialis&#233; et j'en passe. De leurs c&#244;t&#233;s, les experts du num&#233;rique se bousculent sur les plateaux de t&#233;l&#233;vision, dans les studios de radio et sur les r&#233;seaux sociaux pour nous vanter leurs solutions miracles ! Cependant, si depuis longtemps les potentialit&#233;s du num&#233;rique ont &#233;t&#233; chant&#233;es un peu partout force est de constater que les r&#233;alisations n'ont gu&#232;re suivi dans nos pays. Cette crise d'une ampleur in&#233;dite, par ses cons&#233;quences actuelles et sans doute futures, pr&#233;sente l'avantage de nous mettre face &#224; nos carences et nos incons&#233;quences en termes d'exploitation concr&#232;te des opportunit&#233;s offertes par le num&#233;rique. Si nous regardons du c&#244;t&#233; de l'Etat, qui joue un r&#244;le central dans nos pays, une &#233;tude de son niveau de digitalisation montrerait que, malgr&#233; les moyens importants mobilis&#233;s pour d&#233;ployer des infrastructures et des services num&#233;riques, bien peu d'applications sont disponibles. Commen&#231;ons par le commencement &#224; savoir l'Etat-civil, car sans enregistrement des naissances il ne peut y avoir de citoyennet&#233;. Pourquoi apr&#232;s avoir investi autant de milliards dans une multitude de projets est-on toujours incapable d'obtenir un extrait de naissance en envoyant une requ&#234;te par courrier &#233;lectronique ou &#224; travers une application appropri&#233;e et de le recevoir par le m&#234;me canal ? L'existence d'un tel fichier aurait pu servir de socle &#224; l'&#233;tablissement de cet autre document-cl&#233; indispensable &#224; l'exercice de la citoyennet&#233; qu'est la carte nationale d'identit&#233;, ce qui aurait par ailleurs r&#233;duit les pol&#233;miques sur la fiabilit&#233; du fichier &#233;lectoral. Pourquoi ces proc&#233;dures et tant d'autres ne sont-elles pas aujourd'hui d&#233;mat&#233;rialis&#233;es ? Pourquoi ne dispose-t-on pas, par exemple, d'un fichier national recensant l'ensemble des dipl&#244;m&#233;s ce qui &#233;viterait que des escrocs se fassent passer pour ce qu'ils ne sont pas ? Pourquoi le fonctionnement de l'administration continue-t-il &#224; reposer sur le sacro-saint document papier ? Au S&#233;n&#233;gal, la tenue du dernier Conseil des ministres en visioconf&#233;rence a certes &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233;e mais combien de minist&#232;res utilisent r&#233;guli&#232;rement cet outil pour interagir avec leurs services d&#233;concentr&#233;s, &#233;conomisant ainsi des d&#233;placements et les d&#233;penses inutiles ? Pourquoi l'ensemble des cours des &#233;tablissements d'enseignement sup&#233;rieur, que ceux-ci se d&#233;roulent en pr&#233;sentiel ou en distanciel, n'est-il pas disponible sur des plateformes de formation &#224; distance ? Nous nous en arr&#234;terons l&#224; car la liste des possibilit&#233;s non-exploit&#233;es serait trop longue &#224; &#233;tablir et cela ne nous avancerait gu&#232;re. Cela &#233;tant, n'est-il pas venu le moment pour l'&#201;tat de soutenir massivement les entreprises impliqu&#233;es dans la r&#233;alisation de solutions digitales afin qu'elles fournissent les applications adapt&#233;es aux besoins de notre soci&#233;t&#233; dans le cadre de sa transformation digitale ? Par ailleurs, la lutte contre la propagation du COVID-19 pose des questions autrement plus d&#233;rangeantes qui remettent notamment en cause la mani&#232;re dont nous envisageons l'utilisation des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel. En effet, nous avons vu qu'en Chine les autorit&#233;s ont syst&#233;matiquement utilis&#233; les technologies de reconnaissance faciale, le tra&#231;age des citoyens via leur t&#233;l&#233;phone portable, l'intelligence artificielle coupl&#233;e au Big Data pour identifier/anticiper les comportements individuels et collectifs sur la base des donn&#233;es personnelles collect&#233;es notamment aupr&#232;s des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile, le contr&#244;le d'acc&#232;s &#224; certains lieux via des QR code, l'utilisation de cam&#233;ras thermiques par la police pour contr&#244;ler la temp&#233;rature des pi&#233;tons, le recours &#224; des drones pour contr&#244;ler la circulation des v&#233;hicules, etc. De leur c&#244;t&#233;, l'Europe et les Etats-Unis s'acheminent &#224; marche forc&#233;e vers des d&#233;marches similaires qui mettent &#224; rude &#233;preuve les dispositions du R&#232;glement g&#233;n&#233;ral sur la protection des donn&#233;es (RGDP). Par contre au S&#233;n&#233;gal, en l'&#233;tat actuel de notre l&#233;gislation sur la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, de telles pratiques auraient sans doute pos&#233; probl&#232;mes. Toujours est-il qu'il faut d&#232;s &#224; pr&#233;sent envisager l'apr&#232;s COVID-19, en tirer les le&#231;ons qui s'imposent et s'engager dans la digitalisation syst&#233;matique du fonctionnement de l'Etat et au-del&#224; d'un ensemble d'activit&#233;s socio-&#233;conomiques incluant la g&#233;n&#233;ralisation des paiements d&#233;mat&#233;rialis&#233;s. Un &#233;ch&#233;ancier pr&#233;cis et des objectifs mesurables doivent notamment &#234;tre impos&#233;s &#224; tous les services de l'Etat afin d'obtenir rapidement des r&#233;sultats tangibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel : A quand une v&#233;ritable politique ?</title>
		<link>https://osiris.sn/protection-des-donnees-a-caractere-personnel-a-quand-une-veritable-politique.html</link>
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		<dc:date>2020-02-28T11:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En marge d'un atelier organis&#233; dans la perspective de l'actualisation de la loi n&#176; 2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, il a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; que la Commission de protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel (CDP) n'avait publi&#233; aucun de ses rapports annuels depuis sa cr&#233;ation. Cette situation est pour le moins pr&#233;occupante lorsque l'on sait que l'article 16 de la loi susmentionn&#233;e dispose en son alin&#233;a 10 qu'&#171; elle &#233;tablit chaque ann&#233;e un rapport (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En marge d'un atelier organis&#233; dans la perspective de l'actualisation de la loi n&#176; 2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, il a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; que la Commission de protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel (CDP) n'avait publi&#233; aucun de ses rapports annuels depuis sa cr&#233;ation. Cette situation est pour le moins pr&#233;occupante lorsque l'on sait que l'article 16 de la loi susmentionn&#233;e dispose en son alin&#233;a 10 qu'&#171; elle &#233;tablit chaque ann&#233;e un rapport d'activit&#233;s remis au Pr&#233;sident de la R&#233;publique et au Pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale &#187;. Certes, la CDP publie r&#233;guli&#232;rement des avis trimestriels dans lesquels elle fait le point sur les activit&#233;s d&#233;claratives, les demandes d'avis, la mise en place de toutes sortes de dispositifs impliquant le traitement de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, les autorisations accord&#233;es ou refus&#233;es, les signalements, les plaintes, les mises en demeure, les missions de contr&#244;le sur site, les activit&#233;s de sensibilisation, etc. Ces rapports pr&#233;sentent un certain int&#233;r&#234;t, mais ils p&#232;chent par leur nature trop factuelle, le manque de statistiques et pour tout dire l'absence d'une v&#233;ritable dimension analytique utile aux pouvoirs ex&#233;cutif, l&#233;gislatif et judiciaire comme &#224; la soci&#233;t&#233; civile. Ce mauvais signe envoy&#233; en direction de l'ensemble des acteurs de la Soci&#233;t&#233;, traduit en r&#233;alit&#233; le manque d'int&#233;r&#234;t que les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises portent &#224; la probl&#233;matique pourtant critique de la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel. En effet, il ne suffit pas de mettre en place un cadre l&#233;gal et r&#233;glementaire et un organe de r&#233;gulation du type de la CDP encore faut-il avoir une v&#233;ritable politique nationale en la mati&#232;re et surtout d'avoir la volont&#233; de la mettre en &#339;uvre sans tergiversations aucune. Or, cette volont&#233; politique fait manifestement d&#233;faut quand on voit comment ont &#233;t&#233; g&#233;r&#233;s la confection des cartes nationales d'identit&#233; biom&#233;triques, des passeports biom&#233;triques, des permis de conduire biom&#233;triques, sans parler de tous ces d&#233;membrements de l'Etat qui h&#233;bergent les donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel de dizaines, voire de centaines, de milliers de citoyens et de citoyennes de ce pays dans des bases de donn&#233;es situ&#233;es hors de nos fronti&#232;res et qui &#233;chappent totalement &#224; leur contr&#244;le. Certes tout n'est pas n&#233;gatif et l'on a vu ces derni&#232;res ann&#233;es des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile construire des datacenters au S&#233;n&#233;gal tel celui construit par la Sonatel &#224; Rufisque et celui mis en place par de Tigo &#224; Diamniadio en 2017. Cela &#233;tant, force est de constater que m&#234;me pour les applications &#224; caract&#232;re priv&#233;, ces deux datacenters pr&#233;sentent l'inconv&#233;nient d'&#234;tre la propri&#233;t&#233; des deux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile qui comme chacun le sait sont particuli&#232;rement friands de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel. La construction en cours d'un datacenter &#224; Diamniadio par l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE), qui devrait &#234;tre doubl&#233; par une structure de secours &#224; Kaolack, portant ainsi les capacit&#233;s globales de stockage de l'Etat &#224; quelques 3600 T&#233;raoctet (To) est donc une initiative &#224; saluer. Cela &#233;tant, une fois de plus, la construction de cette infrastructure nationale de stockage ne doit pas &#234;tre un but en soi. Il urge que l'Etat adopte une s&#233;rie de r&#232;gles de conduite strictes quant &#224; l'h&#233;bergement de l'ensemble des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel des citoyens s&#233;n&#233;galais qu'elles soient collecter et traiter par des structures publiques comme par des structures priv&#233;es. Id&#233;alement, obligation devrait &#234;tre faite &#224; l'ensemble des acteurs d'h&#233;berger leurs donn&#233;es sur le territoire national et de mettre en place des dispositifs de s&#233;curit&#233; suffisamment robustes pour r&#233;duire au minimum le risque qu'elles soient consult&#233;es, modifi&#233;es, corrompues, vol&#233;es voire d&#233;truites par des tiers, mais en avons-nous r&#233;ellement les moyens ? Au-del&#224; de la protection des citoyens, il y va en effet de la s&#233;curit&#233; nationale car les fichiers contenant des donn&#233;es relatives aux cartes nationales d'identit&#233;, aux passeports, aux permis de conduire, aux cartes grises, &#224; la sant&#233; des citoyens, etc. ne devraient pas &#234;tre g&#233;r&#233;s par des structures &#233;trang&#232;res, hors du territoire national et jusque y compris dans des lieux non connus de l'Etat s&#233;n&#233;galais. Cette remarque vaut bien entendu pour l'ensemble des donn&#233;es g&#233;n&#233;r&#233;es par les minist&#232;res r&#233;galiens et par les d&#233;membrements de l'Etat ayant un caract&#232;re strat&#233;gique, tels que les organismes de recherche que l'on oublie trop souvent dans les r&#233;flexions sur la question. Cependant, cela implique que le S&#233;n&#233;gal, seul ou de pr&#233;f&#233;rence en collaboration avec d'autres &#233;tats africains, soit capable d'assurer la s&#233;curit&#233; de ces donn&#233;es critiques car le rem&#232;de ne doit pas &#234;tre pire que le mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>MVNO, l'Arl&#233;sienne ? </title>
		<link>https://osiris.sn/mvno-l-arlesienne.html</link>
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		<dc:date>2020-01-31T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre de la politique de lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications, men&#233;e par le gouvernement s&#233;n&#233;galais, il y a bient&#244;t trois ans de cela, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) lan&#231;ait un appel &#224; candidatures pour l'attribution de licences d'op&#233;rateurs mobiles virtuels, plus connus sous le sigle anglais de MVNO. Or, &#224; ce jour, et bien que l'attribution des trois licences a &#233;t&#233; confirm&#233;e depuis ao&#251;t 2017 respectivement &#224; Sirius T&#233;l&#233;com associ&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2020-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2020&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de la politique de lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications, men&#233;e par le gouvernement s&#233;n&#233;galais, il y a bient&#244;t trois ans de cela, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) lan&#231;ait un appel &#224; candidatures pour l'attribution de licences d'op&#233;rateurs mobiles virtuels, plus connus sous le sigle anglais de MVNO. Or, &#224; ce jour, et bien que l'attribution des trois licences a &#233;t&#233; confirm&#233;e depuis ao&#251;t 2017 respectivement &#224; Sirius T&#233;l&#233;com associ&#233; &#224; Tigo, Groupe Futurs M&#233;dias (GFM) associ&#233; &#224; Sonatel et Origines SA associ&#233; &#224; Expresso, aucun de ces MVNO n'est op&#233;rationnel. En janvier 2019, le Directeur g&#233;n&#233;ral de l'ARTP s'inqui&#233;tait d&#233;j&#224; publiquement que seul Sirius T&#233;l&#233;com s'&#233;tait acquitt&#233; de la redevance d'un montant de 300 millions de FCFA pr&#233;vue par le cahier des charges et appelait les deux autres attributaires &#224; en faire de m&#234;me afin de d&#233;marrer leurs activit&#233;s. Apr&#232;s avoir recrut&#233; 300 employ&#233;s, cr&#233;&#233; vingt-cinq agences commerciales, achet&#233; des v&#233;hicules et acquis des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone pour un montant de deux milliards de FCFA, Sirius T&#233;l&#233;com, qui a choisi d'op&#233;rer sous la marque commerciale Promobile, avait pr&#233;vu de lancer ses activit&#233;s &#224; l'occasion du Grand Magal de Touba. Cela &#233;tant, de lancement il n'en y eut point car un contentieux avait surgi entre Sirius T&#233;l&#233;com et Free S&#233;n&#233;gal sur le montant &#224; payer par le premier pour b&#233;n&#233;ficier du support technique du second. Il faut dire qu'entre temps un changement de taille s'&#233;tait produit avec le rachat de Tigo par Free S&#233;n&#233;gal avec tous les changements de strat&#233;gie qui en ont d&#233;coul&#233;. Sans vouloir nous prononcer sur le fait de savoir lequel des deux protagonistes est dans son bon droit, il nous semble important de rappeler un certain nombre d'&#233;vidences qui d&#233;terminent le fonctionnement d'un MVNO afin d'&#233;clairer le d&#233;bat qui prend place dans l'opinion publique. Tout d'abord, il doit &#234;tre clair qu'un MVNO ne peut concurrencer les op&#233;rateurs traditionnels, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, et encore moins l'op&#233;rateur sur lequel il s'adosse puisqu'il utilise le r&#233;seau de celui-ci pour offrir ses services. D&#232;s lors, un MVNO ne peut qu'aider l'op&#233;rateur sur lequel il s'adosse &#224; d&#233;velopper son chiffre d'affaires via la vente en gros de capacit&#233;s de trafic. Ces revenus additionnels ont le double avantage de compenser les &#233;ventuelles pertes financi&#232;res r&#233;sultant des parts de march&#233; conquises par le MVNO comme par ses concurrents traditionnels. Un MVNO doit donc se positionner comme un op&#233;rateur de niche ciblant une client&#232;le particuli&#232;re et offrant des services qui ne sont pas offerts par les autres op&#233;rateurs. En dehors de savoir si Sirius T&#233;l&#233;com et les deux autres MVNO n'ont pas sous-estim&#233; les ressources n&#233;cessaires pour &#234;tre pr&#233;sents dans le secteur des t&#233;l&#233;communications, l'&#233;quation qui se pose &#224; Promobile et aux deux autres MVNO, est celle des client&#232;les qu'ils envisagent de cibler et surtout de la nature des services innovants qu'ils comptent offrir de mani&#232;re &#224; pr&#233;senter un avantage comparatif susceptible d'attirer une client&#232;le cons&#233;quente. Cela &#233;tant, compte tenu de la d&#233;pendance des MVNO par rapport aux op&#233;rateurs traditionnels, l'autre enjeu essentiel est celui de la r&#233;gulation et &#224; ce titre le contentieux survenu entre Sirius T&#233;l&#233;com et Free S&#233;n&#233;gal n'est gu&#232;re rassurant. En effet, si l'attribution de licences &#224; des MVNO vise &#224; accro&#238;tre la concurrence, faire baisser les prix, encourager l'offre de service innovants et b&#233;n&#233;ficier in fine aux consommateurs, il revient &#224; l'ARTP de mettre en place une r&#233;gulation favorable aux MVNO et les prot&#233;geant contre les diktats des op&#233;rateurs classiques. Or historiquement parlant, l'ARTP n'a jamais mis en &#339;uvre une r&#233;gulation asym&#233;trique visant &#224; favoriser l'entr&#233;e sur le march&#233; de nouveaux op&#233;rateurs, se contentant de faire jouer le principe d'&#233;galit&#233; entre les acteurs ce qui est un non-sens. C'est cette pratique constante qui explique que plus de vingt-ans apr&#232;s la privatisation de l'op&#233;rateur historique et la lib&#233;ralisation du march&#233; des t&#233;l&#233;communications, ce dernier est toujours dominant sur l'ensemble des segments du march&#233; des t&#233;l&#233;communications. L'ARTP devrait donc s'assurer que ces MVNO b&#233;n&#233;ficient d'offres tarifaires suffisamment abordables pour leur permettre d'&#234;tre comp&#233;titifs sur le march&#233; de d&#233;tail face aux op&#233;rateurs qui les h&#233;bergent. Une fois les conditions r&#233;unies, les trois MVNO, dont l'arriv&#233;e avait &#233;t&#233; annonc&#233;e &#224; grand bruit pourraient enfin d&#233;marrer leurs activit&#233;s dans des conditions idoines et cesser de jouer les arl&#233;siennes, ces personnages dont on entend souvent parler mais qui restent invisibles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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