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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2019, une ann&#233;e faste pour le secteur du num&#233;rique</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le domaine du num&#233;rique, l'ann&#233;e 2019 aura &#233;t&#233; riche en &#233;v&#232;nements dans presque tous les domaines qu'il s'agisse de l'institutionnel, des politiques, des infrastructures de l'&#233;conomie num&#233;rique ou encore des usages et comportements. Sur le plan institutionnel, apr&#232;s une campagne pr&#233;sidentielle durant laquelle le num&#233;rique a occup&#233; une place remarquable dans les programmes des principaux candidats, le gouvernement nomm&#233; suite &#224; la r&#233;&#233;lection du Pr&#233;sident Macky Sall a vu la cr&#233;ation d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le domaine du num&#233;rique, l'ann&#233;e 2019 aura &#233;t&#233; riche en &#233;v&#232;nements dans presque tous les domaines qu'il s'agisse de l'institutionnel, des politiques, des infrastructures de l'&#233;conomie num&#233;rique ou encore des usages et comportements. Sur le plan institutionnel, apr&#232;s une campagne pr&#233;sidentielle durant laquelle le num&#233;rique a occup&#233; une place remarquable dans les programmes des principaux candidats, le gouvernement nomm&#233; suite &#224; la r&#233;&#233;lection du Pr&#233;sident Macky Sall a vu la cr&#233;ation d'un minist&#232;re de l'Economie num&#233;rique et des T&#233;l&#233;communications (MENT) avec &#224; sa t&#234;te Nd&#232;ye Tick&#233; Ndiaye Diop. Dans la foul&#233;e, l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE), qui d&#233;pendait jusqu'ici du minist&#232;re de la Promotion des investissements, est pass&#233; sous la tutelle du MENT ce qui est plus coh&#233;rent. Cette m&#234;me ann&#233;e, le Conseil national du num&#233;rique (CNN) est enfin devenu op&#233;rationnel avec la nomination de ses vingt membres et il lui reste d&#233;sormais &#224; faire ses preuves. Le secteur de la r&#233;gulation a &#233;galement connu un changement important avec la nomination d'Abdoul Ly comme Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) suite &#224; la nomination d'Abdou Karim Sall comme ministre de l'Environnement. En mati&#232;re de politiques publiques, avec l'appui du programme Netherlands Trust Fund (NTF) IV, financ&#233; par les Pays-Bas, le S&#233;n&#233;gal s'est dot&#233; d'une strat&#233;gie nationale &#224; l'export des technologies de l'information. De m&#234;me, l'ARTP s'est r&#233;solue &#224; encadrer les promotions des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, dont le caract&#232;re anarchique &#233;tait r&#233;guli&#232;rement d&#233;cri&#233;, et &#224; interdire les bonus de cr&#233;dit t&#233;l&#233;phonique qui &#233;taient notamment offerts suite &#224; la r&#233;alisation d'op&#233;rations de paiement via le service Orange Money, distordant ainsi la concurrence dans le secteur du paiement &#233;lectronique. En 2019, le d&#233;veloppement des infrastructures de t&#233;l&#233;communications n'a pas &#233;t&#233; en reste puisque Tigo a proc&#233;d&#233; &#224; l'optimisation d'une centaine de site de son r&#233;seau 3G+ et a sign&#233; une convention de concession assortie d'un cahier de charges lui permettant de d&#233;ployer un r&#233;seau 4G. S'agissant de la 4G, SONATEL a r&#233;alis&#233; la couverture de toutes les capitales r&#233;gionales avec la 4G+ et est d&#233;sormais pr&#233;sente dans l'ensemble des capitales d&#233;partementales avec la 3G. Le secteur de l'&#233;conomie num&#233;rique, entendu au sens large (TIC et t&#233;l&#233;communications), a connu de grands bouleversements dont le plus importants est sans conteste l'arriv&#233;e de Free au S&#233;n&#233;gal, suite au rebranding de l'op&#233;rateur Tigo dont la cession avait &#233;t&#233; approuv&#233;e en avril 2018. Fid&#232;le &#224; sa r&#233;putation, Free a fait une entr&#233;e remarqu&#233;e sur le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile en proposant des forfaits qui ont eu pour effet d'obliger ses concurrents &#224; revoir leurs tarifs &#224; la baisse. Sur un plan plus large, une s&#233;rie d'initiatives visant &#224; promouvoir l'&#233;conomie num&#233;rique ont vu le jour avec l'inauguration par Orange de son premier &#171; Orange Digital Center &#187; en Afrique de l'Ouest, la pose la premi&#232;re pierre du centre d'incubation d'entreprises de la DER financ&#233; en partie par Abu Dhabi, la pose de la premi&#232;re pierre du Parc des technologies num&#233;riques du S&#233;n&#233;gal &#224; Diamniadio et sur le plan de l'environnement l&#233;gal et r&#233;glementaire, l'adoption du projet de loi relatif &#224; la cr&#233;ation et &#224; la promotion de la startup au S&#233;n&#233;gal, &#233;labor&#233; suite &#224; un large processus participatif initi&#233; par les acteurs de l'innovation num&#233;rique. Au-del&#224; de ces actions structurantes, une multitude d'initiatives ont montr&#233;, s'il en &#233;tait besoin, que la transformation digitale de la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise est en marche. En effet, il ne s'est pas pass&#233; un mois sans que l'on annonce le lancement d'une solution de paiement &#233;lectronique ou d'une application mobile destin&#233;e &#224; tel ou tel secteur d'activit&#233;, sans parler des comp&#233;titions visant &#224; promouvoir l'innovation num&#233;rique qui se succ&#232;dent sans que l'on sache si elles sont vraiment b&#233;n&#233;fiques pour les participants comme pour les vainqueurs. Le commerce &#233;lectronique est &#233;galement entr&#233; dans les m&#339;urs des citadins et plus particuli&#232;rement des dakarois qui ach&#232;tent de plus en plus de produits en ligne et/ou recourent au paiement mobile. Dans ce contexte, les activit&#233;s en tous genres li&#233;es &#224; la cybercriminalit&#233; se sont accrues de m&#234;me que l'utilisation de plus en plus pr&#233;occupante de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel &#224; des fins de vengeance et/ou de chantage. A l'heure o&#249; la possession d'un smartphone et la fr&#233;quentation des r&#233;seaux sociaux se sont banalis&#233;es, il est plus que jamais n&#233;cessaire d'organiser des programmes de sensibilisation portant sur les usages du num&#233;rique afin d'en pr&#233;venir les principales d&#233;rives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au-del&#224; du Startup Act, faire en sorte de devenir une Startup Nation</title>
		<link>https://osiris.sn/Au-dela-du-Startup-Act-faire-en.html</link>
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		<dc:date>2019-11-30T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 6 novembre 2019, le Conseil des ministres a adopt&#233; le projet de loi relatif &#224; la cr&#233;ation et &#224; la promotion de la startup au S&#233;n&#233;gal plus connu sous l'appellation de Start Up Act. Cette &#233;tape importante est l'avant-derni&#232;re du processus qui devrait conduire &#224; l'examen du projet de loi par l'Assembl&#233;e nationale en vue de son adoption. Sur le continent africain, la Tunisie a &#233;t&#233; le premier pays &#224; se doter, en avril 2018, d'un Startup Act consistant en une loi comportant une s&#233;rie de mesure (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 6 novembre 2019, le Conseil des ministres a adopt&#233; le projet de loi relatif &#224; la cr&#233;ation et &#224; la promotion de la startup au S&#233;n&#233;gal plus connu sous l'appellation de Start Up Act. Cette &#233;tape importante est l'avant-derni&#232;re du processus qui devrait conduire &#224; l'examen du projet de loi par l'Assembl&#233;e nationale en vue de son adoption. Sur le continent africain, la Tunisie a &#233;t&#233; le premier pays &#224; se doter, en avril 2018, d'un Startup Act consistant en une loi comportant une s&#233;rie de mesure visant &#224; soutenir les startups tunisiennes. Parmi les mesures phares figurent notamment la simplification des proc&#233;dures administratives, la facilitation de l'acc&#232;s au financement, le soutien &#224; la cr&#233;ation de startup et l'appui en vue du d&#233;ploiement des startups &#224; l'international. Dans la foul&#233;e, en marge de la 4&#232;me &#233;dition du Transform Africa Summit, organis&#233; les 8 et 9 mai 2018 &#224; Kigali (Rwanda), l'African Innovation Hub Convention, regroupant les principaux acteurs de l'innovation en Afrique, a approuv&#233; le &#171; Manifeste de la politique d'innovation en Afrique &#187; dont l'objet principal est de promouvoir les politiques favorisant le d&#233;veloppement d'un &#233;cosyst&#232;me num&#233;rique africain. Dans cette dynamique et sous la houlette de Eva Sow Ebion, ancienne du CTIC Dakar et co-fondatrice de Kinaya Venrures, les acteurs s&#233;n&#233;galais de l'innovation, organiseront, en juillet 2018, le Dakar Policy Hackathon, initiative r&#233;unissant les acteurs cl&#233;s de l'&#233;cosyst&#232;me entrepreneurial s&#233;n&#233;galais avec pour objectif l'&#233;laboration d'un Start-Up Act. B&#233;n&#233;ficiant notamment de l'appui de i4Policy, plateforme africaine favorisant les r&#233;formes politiques initi&#233;es par les communaut&#233;s locales de citoyens affect&#233;es par les politiques publiques, du minist&#232;re de la Communication, des T&#233;l&#233;communications, des Postes et de l'Economie num&#233;rique, de la D&#233;l&#233;gation g&#233;n&#233;rale &#224; l'emploi rapide (DER), de la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD), la Banque mondiale (BM), de T&#233;ranga Tech, etc. cette activit&#233; lan&#231;a le processus d'&#233;laboration participative et inclusive du projet de loi. &#192; l'issue du Dakar Policy Hackathon, la premi&#232;re version d'un avant-projet de loi organis&#233; en sept (7) chapitres et proposant vingt-trois (23) articles traitant de question comme la lab&#233;lisation des startups, les m&#233;canismes de financement, la fiscalit&#233;, le d&#233;veloppement des affaires, la formation et la gouvernance fut soumise aux pouvoirs publics. Par la suite, sous l'appellation de &#171; Sen Startup Act &#187;, le processus de consultation s'est poursuivi afin de consolider le document et &#233;largir la coalition d'acteurs travaillant &#224; la mise en &#339;uvre d'une r&#233;forme encourageant l'innovation et l'entrepreneuriat. C'est ainsi qu'entre le 25 ao&#251;t au 2 septembre 2018, une consultation en ligne a &#233;t&#233; organis&#233;e sur les diff&#233;rentes propositions de textes via un chat bot et sur la plateforme web cr&#233;&#233;e &#224; cet effet par Sen Startup Act. Au final, le projet pr&#233;sent&#233; en Conseil des ministres comporte cinq (5) chapitres traitant respectivement des dispositions g&#233;n&#233;rales, du cadre institutionnel et organisationnel des startups, des mesures incitatives qui leur sont consenties, des responsabilit&#233; et sanctions et des dispositions transitoires et finales. Une fois adopt&#233;e cette loi devrait permettre aux startup de b&#233;n&#233;ficier d'un certain nombre de mesures incitatives mais &#233;galement d'une forme de protection gr&#226;ce &#224; la prise en compte de leur sp&#233;cificit&#233; et de leur vuln&#233;rabilit&#233; &#224; travers la d&#233;finition d'un cadre sp&#233;cifique d'appui et de gouvernance des startups avec notamment la mise en place d'un r&#233;gime juridique adapt&#233; pour leur enregistrement et leur labellisation. Au-del&#224; de l'acte &#233;minemment positif que devrait &#234;tre la prochaine adoption de cette loi, il ne faut cependant pas perdre de vue que c'est une condition n&#233;cessaire mais pas suffisante pour transformer le S&#233;n&#233;gal en une Startup Nation. Pour ce faire, notre pays doit r&#233;solument d&#233;velopper un &#233;cosyst&#232;me technologique diversifi&#233; et reposant sur l'innovation entrepreneuriale afin de r&#233;soudre notamment les principaux probl&#232;mes auxquels l'Afrique fait face dans des domaines tels que l'agriculture, la sant&#233;, les transports, la gestion de l'eau, la cybers&#233;curit&#233;, etc. Pour se faire, l'Etat et le secteur priv&#233; doivent investir massivement dans la recherche-d&#233;veloppement, en &#233;troite relation avec les structures d'enseignement sup&#233;rieur et de recherche, et ce dans le cadre de partenariat avec de grandes firmes internationales pour s'engager dans la transformation digitale de la soci&#233;t&#233;. Dans cette dynamique, l'Etat doit donner l'exemple en passant &#224; la vitesse sup&#233;rieure dans la digitalisation de son fonctionnement quotidien proposant aux citoyens une administration agile faisant de l'efficience sa devise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La digitalisation du secteur bancaire en marche</title>
		<link>https://osiris.sn/La-digitalisation-du-secteur.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Historiquement parlant, l'introduction de services &#233;lectroniques par les banques s&#233;n&#233;galaises remonte &#224; la fin des ann&#233;es 80 avec le r&#244;le pionnier de la Banque internationale pour le commerce, l'industrie et les services (BICIS) qui lan&#231;a, en 1989, BICITEL, un service de type MINITEL et proc&#233;da cette m&#234;me ann&#233;e &#224; l'informatisation de ses op&#233;rations de guichet. L'ann&#233;e suivante, elle mit en service la premi&#232;re carte de paiement au S&#233;n&#233;gal et introduisit dans le paysage bancaire les premiers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Historiquement parlant, l'introduction de services &#233;lectroniques par les banques s&#233;n&#233;galaises remonte &#224; la fin des ann&#233;es 80 avec le r&#244;le pionnier de la Banque internationale pour le commerce, l'industrie et les services (BICIS) qui lan&#231;a, en 1989, BICITEL, un service de type MINITEL et proc&#233;da cette m&#234;me ann&#233;e &#224; l'informatisation de ses op&#233;rations de guichet. L'ann&#233;e suivante, elle mit en service la premi&#232;re carte de paiement au S&#233;n&#233;gal et introduisit dans le paysage bancaire les premiers distributeurs automatiques de billets (DAB), anc&#234;tres des Guichets automatiques de banque (GAB). En 1995, la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale de banques au S&#233;n&#233;gal (SGBS) lan&#231;a Vocalia, premier serveur vocal au S&#233;n&#233;gal, qui permettait &#224; ses clients d'obtenir diverses informations sans se d&#233;placer. Le d&#233;veloppement de cet ensemble de services t&#233;l&#233;matiques ainsi que l'informatisation des &#233;changes entre banques, amen&#232;rent la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) &#224; adopter le R&#232;glement n&#176;15/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 relatif aux syst&#232;mes de paiement dans les Etats membres de l'Union Economique et Mon&#233;taire Ouest Africaine (UEMOA). Ce texte r&#233;glementaire fit entrer les services bancaires dans l'&#232;re du num&#233;rique, avec notamment la reconnaissance de la preuve et de la signature &#233;lectroniques, bien avant que ces dispositions ne soient int&#233;gr&#233;es dans la l&#233;gislation nationale. Cependant, il faut bien reconnaitre que pendant de nombreuses ann&#233;es ces services n'impact&#232;rent que marginalement les rapports entretenus par les clients avec leurs banques de m&#234;me que leurs usages et comportements compte tenu de leur faible diffusion. La situation ne commencera &#224; changer qu'&#224; partir de 2008 avec l'arriv&#233;e dans le paysage des services de transfert d'argent propos&#233;s l'op&#233;rateur Wari. Puis, en mai 2010, apparut le service de transfert d'argent et de paiement mobile Orange Money, d&#233;ploy&#233;, dans un premier temps, en association avec la BICIS avant que n'arrivent Tigo Cash en avril 2015 puis E-Money d'Expresso en f&#233;vrier 2018. En r&#233;action, la SGBS lancera un service de transfert d'argent et de paiement de factures d&#233;nomm&#233; &#171; Yoban'tel &#187; en juin 2010. Cependant, en 2016, Orange Money pass&#226;t &#224; la vitesse sup&#233;rieure en obtenant de la BCEAO un agr&#233;ment d'&#233;tablissement de monnaie &#233;lectronique (EME) lui permettant de faire du mobile banking et notamment de pouvoir accorder des pr&#234;ts dans le cadre d'op&#233;rations de micro cr&#233;dit. D&#232;s lors, les banques qui se sont vues concurrenc&#233;es sur leur propre terrain par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications ont &#233;t&#233; oblig&#233;es d'apporter une r&#233;ponse au Mobile Money qui repr&#233;sente d&#233;sormais de plus en plus une s&#233;rieuse menace pour leur existence m&#234;me. En effet, bien que pr&#233;sentes au S&#233;n&#233;gal depuis plus de cent cinquante ans, si l'on se r&#233;f&#232;re aux plus anciens, les &#233;tablissements bancaires ne polarisent que 19% de la population. Pour &#234;tre en mesure de r&#233;sister &#224; la vague du Mobile Money, ils se sont donc peu &#224; peu lanc&#233;s dans la digitalisation de leurs activit&#233;s et plus particuli&#232;rement de leurs services &#224; la client&#232;le. Ainsi, d&#232;s octobre 2014, la BICIS, en collaboration avec Orange, a &#233;t&#233; la premi&#232;re banque &#224; proposer une application mobile connu sous l'appellation de Mobibank qui permettait d'effectuer des virements &#224; partir d'un t&#233;l&#233;phone mobile. En mars 2016, elle sera remplac&#233;e par BICIS Mobile, application beaucoup plus compl&#232;te permettant de consulter le solde de son compte, faire des virements, commander un ch&#233;quier, etc. A partir de ce moment, la grande majorit&#233; des banques pr&#233;sentes au S&#233;n&#233;gal lui ont emboit&#233; le pas et se sont inscrites dans cette dynamique avec le lancement successif de CBAO Mobile, Ecobank Mobile, SGBS Connect, Atlantique Mobile (Banque de l'Atlantique), Tamweel Touch (Banque islamique du S&#233;n&#233;gal) et tout derni&#232;rement Myboa (Banque of Africa). Nonobstant cet effort de modernisation, le d&#233;veloppement des services de paiement mobile a connu un tel succ&#232;s qu'en fin 2018, ils repr&#233;sentaient pr&#232;s de 295 millions de transactions d'une valeur totale de 2 720 milliards de FCFA alors que dans le m&#234;me temps les banques totalisaient seulement 3,98 millions d'op&#233;rations pour un montant de 250 milliards FCFA. S'il est encore trop t&#244;t pour pr&#233;dire qui l'emportera des banques ou des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, il est clair que ces derniers poss&#232;dent un net avantage comparatif du fait des infrastructures et de la base de clients dont ils disposent. D&#232;s lors, la seule chance de salut pour les banques r&#233;side dans la digitalisation &#224; marche forc&#233;e de leurs services pour &#234;tre dans l'air du temps sans que cela soit pour autant une garantie de succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Arriv&#233;e de Free au S&#233;n&#233;gal : d'importants bouleversements en perspective </title>
		<link>https://osiris.sn/Arrivee-de-Free-au-Senegal-d.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s une campagne publicitaire reposant sur la technique du &#171; teasing &#187; d&#233;j&#224; utilis&#233;e en novembre 2005 pour le passage de la marque Hello &#224; Tigo, l'op&#233;rateur Tigo S&#233;n&#233;gal, rachet&#233; en avril 2018 par le consortium Saga Africa Holdings Limited, s'est mu&#233; en Free S&#233;n&#233;gal le 1er octobre 2019. L'adoption de cette marque s'explique par le fait Xavier Niel, propri&#233;taire du groupe fran&#231;ais Free, est l'actionnaire principal de ce consortium dans lequel il est associ&#233; avec Y&#233;rim Sow, propri&#233;taire du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s une campagne publicitaire reposant sur la technique du &#171; teasing &#187; d&#233;j&#224; utilis&#233;e en novembre 2005 pour le passage de la marque Hello &#224; Tigo, l'op&#233;rateur Tigo S&#233;n&#233;gal, rachet&#233; en avril 2018 par le consortium Saga Africa Holdings Limited, s'est mu&#233; en Free S&#233;n&#233;gal le 1er octobre 2019. L'adoption de cette marque s'explique par le fait Xavier Niel, propri&#233;taire du groupe fran&#231;ais Free, est l'actionnaire principal de ce consortium dans lequel il est associ&#233; avec Y&#233;rim Sow, propri&#233;taire du groupe s&#233;n&#233;galais Teylium et avec Hassanein Hiridjee, propri&#233;taire du groupe malgache Axian. Cela &#233;tant, que l'on ne s'y trompe pas, l'arriv&#233;e de Free sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais de la t&#233;l&#233;phonie mobile ne se limite pas &#224; une op&#233;ration de rebranding mais d&#233;coule en r&#233;alit&#233; d'une volont&#233; de s'imposer durablement sur celui-ci. Fid&#232;le &#224; la strat&#233;gie qui lui a si bien r&#233;ussi en France, Free S&#233;n&#233;gal a fait une entr&#233;e fracassante sur le march&#233; des t&#233;l&#233;communications en proposant la 4G &#224; Dakar et dans la plupart des capitales r&#233;gionales, en promettant des d&#233;bits trois fois plus rapides que la moyenne actuelle et en offrant des forfaits voix et donn&#233;es, &#224; premi&#232;re vue, particuli&#232;rement attractifs comprenant notamment une connexion gratuite &#224; WhatsApp. La promotion de ces offres s'appuie sur un marketing particuli&#232;rement agressif avec des annonces sur une multitude de supports allant des r&#233;seaux sociaux aux m&#233;dias classiques en passant par les caravanes promotionnelles, l'installation de kiosques, l'affichage publicitaires, etc. Il est vrai que Free fait face &#224; l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de rentabiliser au plus vite un important investissement qui, au-del&#224; de l'acquisition de Tigo et de la licence 4G, a consist&#233; &#224; d&#233;velopper de nouvelles plateformes de services, densifier et &#233;tendre son r&#233;seau avec l'installation de quatre cents (400) nouvelles antennes-relais et d&#233;ployer un r&#233;seau en fibre optique s'&#233;tendant sur quelques 1600 km. L'engouement, voire le choc, provoqu&#233; par l'entr&#233;e en sc&#232;ne de Free, comparable &#224; une arm&#233;e entrant brutalement et par surprise sur le champ de bataille, a suscit&#233; toutes sortes de r&#233;actions. Ainsi, certains ont-ils d&#233;j&#224; pr&#233;dit la disparition de l'op&#233;rateur Expresso qui occupait, au 31 juin 2019, la troisi&#232;me place sur le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile avec 21,12% des parts de march&#233;, derri&#232;re Tigo, second avec 25,55% et SONATEL loin devant les deux autres op&#233;rateurs avec 53,33% des parts de march&#233;. D'aucuns, invoquant le principe de la neutralit&#233; d'Internet inscrit dans le Code des t&#233;l&#233;communications, s'interrogent sur la l&#233;galit&#233; de l'offre permettant d'acc&#233;der gratuitement &#224; WhatsApp et en appellent &#224; la vigilance du r&#233;gulateur afin d'&#233;viter ce qu'ils appellent une segmentation d'Internet qui ouvrirait la porte aux paiements de certains services sp&#233;cifiques. D'autres se posent la question de savoir si Free ne pratique pas le dumping, et donc la vente &#224; perte pour attirer une nouvelle client&#232;le. Le r&#233;gulateur interpell&#233; par voie de presse a que l'essentiel &#233;tait que les forfaits propos&#233;s soient d'une part conforme &#224; la r&#233;glementation en vigueur et d'autre part auditables. D'autres encore se sont attel&#233; &#224; faire des tests de connexion &#224; Internet afin de s'assurer que les d&#233;bits descendants et ascendants promis sont bien au rendez-vous. Les premiers r&#233;sultats laissent entrevoir, sans surprise, qu'il y a un grand &#233;cart entre les d&#233;bits th&#233;oriques et les d&#233;bits r&#233;els. Enfin, certains s'interrogent sur l'&#233;tendue de la couverture du r&#233;seau de Free compar&#233; notamment &#224; celui de la SONATEL qui a l'avantage de l'ant&#233;riorit&#233; et est particuli&#232;rement d&#233;velopp&#233; en dehors de Dakar. Globalement, les observateurs s'entendent pour dire que la diff&#233;rence entre Free et les autres op&#233;rateurs, devra plus &#234;tre mesur&#233;e en termes de qualit&#233; de service qu'en termes de niveau des prix. Du point de vue des consommateurs que nous sommes, il faut simplement esp&#233;rer que la concurrence revigor&#233;e par l'arriv&#233;e de Free produira des effets b&#233;n&#233;fiques et durables en mati&#232;re de baisse des prix, de diversification et d'innovation dans l'offre de services et surtout d'am&#233;lioration de la qualit&#233; de service, qu'il s'agisse de la stabilit&#233; et de la couverture du r&#233;seau ou encore de la constance des d&#233;bits offerts. La r&#233;action des autres op&#233;rateurs que sont SONATEL et Expresso est donc particuli&#232;rement attendue. Quoi qu'il en soit, s'il est pr&#233;matur&#233; de se prononcer sur ce que pourraient &#234;tre les gains et les pertes de parts de march&#233; des uns et des autres, il est clair que le march&#233; s&#233;n&#233;galais de la t&#233;l&#233;phonie et de la fourniture de services Internet mobile s'appr&#234;te &#224; subir de profonds bouleversements et &#224; vivre une nouvelle &#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>D&#233;mat&#233;rialisation, digitalisation, biom&#233;trie, etc. : Quand on met la charrue avant les b&#339;ufs</title>
		<link>https://osiris.sn/Dematerialisation-digitalisation.html</link>
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		<dc:date>2019-08-31T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;A la fin du mois ao&#251;t 2019, l'approche de l'&#233;ch&#233;ance pour le remplacement des permis de conduire papiers par des permis de conduire biom&#233;triques au format carte de cr&#233;dit a cr&#233;&#233; un rush extraordinaire dans le principal centre d'enregistrement ce qui a conduit les autorit&#233;s &#224; prolonger l'op&#233;ration jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e 2019. Le processus de remplacement des permis de conduire par des permis de conduire biom&#233;triques prend place avant le processus &#224; venir de remplacement des cartes crises (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la fin du mois ao&#251;t 2019, l'approche de l'&#233;ch&#233;ance pour le remplacement des permis de conduire papiers par des permis de conduire biom&#233;triques au format carte de cr&#233;dit a cr&#233;&#233; un rush extraordinaire dans le principal centre d'enregistrement ce qui a conduit les autorit&#233;s &#224; prolonger l'op&#233;ration jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e 2019. Le processus de remplacement des permis de conduire par des permis de conduire biom&#233;triques prend place avant le processus &#224; venir de remplacement des cartes crises et des plaques d'immatriculation des v&#233;hicules et vient apr&#232;s la mise en circulation des cartes d'&#233;lecteurs biom&#233;triques, des cartes nationales d'identit&#233; biom&#233;triques et des passeports biom&#233;triques. Lors du lancement de chacune de ces op&#233;rations de modernisation des pi&#232;ces d'identification, l'argument massue qui a &#233;t&#233; r&#233;guli&#232;rement mis en avant par les autorit&#233;s a &#233;t&#233; celui de la fiabilisation et de la s&#233;curisation de ces diff&#233;rents types de documents du fait de l'impossibilit&#233; de leur falsification et/ou de leur reproduction. Cependant, personne ne semble s'&#234;tre pos&#233; la question de savoir &#224; partir de quel type de document de base on &#233;tablissait la majeure partie de ces documents officiels sens&#233;es devenir infalsifiables. Le fichier de base qui permet &#224; tout nouveau-n&#233; de devenir un citoyen, avec des droits et des devoirs, n'est rien d'autre que le fichier de l'Etat civil. Paradoxalement, personne ne semble se pr&#233;occuper s&#233;rieusement de la fiabilit&#233; de ce fichier, o&#249; plut&#244;t de cet ensemble de fichiers, que constitue l'Etat civil. Or, chacun sait qu'au S&#233;n&#233;gal en partie et en Afrique d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, c'est un des dispositifs qui est le moins s&#233;rieusement g&#233;r&#233; et contr&#244;l&#233; et qu'il n'est pas compliqu&#233; de &#171; renaitre &#187; plusieurs fois, notamment pour diminuer son &#226;ge r&#233;el, afin de remplir les conditions pour s'inscrire &#224; l'&#233;cole, passer un examen scolaire, passer un concours administratif, jouer dans une cat&#233;gorie sportive, tenter de faire une carri&#232;re sportive internationale, etc. La v&#233;ritable question qui m&#233;rite d'&#234;tre pos&#233;e est de savoir comment peut-on continuer &#224; laisser les collectivit&#233;s locales, globalement d&#233;pourvues de moyens humains, mat&#233;riels et financiers, g&#233;rer un fichier aussi critique pour la Nation que l'Etat civil ? La gestion actuelle de l'Etat civil, pleine d'amateurisme et de laxisme, a pour cons&#233;quence que chaque ann&#233;e des milliers d'enfants font face &#224; des probl&#232;mes &#224; la veille de passer un examen parce qu'ils n'ont pas &#233;t&#233; enregistr&#233;s &#224; l'Etat civil ou pire parce qu'ils sont n&#233;s une seconde fois entre deux examens, sans parler des milliers de s&#233;n&#233;galais et s&#233;n&#233;galaises qui doivent recourir &#224; la justice afin d'obtenir des jugements rectificatifs afin de corriger les erreurs relatives &#224; leur lieu de naissance, &#224; leur pr&#233;nom, &#224; leur nom de famille o&#249; &#224; leur filiation. Et pourtant tout cela aurait pu &#234;tre &#233;vit&#233; si l'Etat avait s&#233;rieusement pris ce chantier &#224; bras le corps en d&#233;cidant de cr&#233;er un fichier national de l'Etat civil hautement s&#233;curis&#233; qui aurait fait des collectivit&#233;s locales des utilisatrices de ce fichier ayant la responsabilit&#233; d'y entrer les donn&#233;es. Une fois renseign&#233;, ce fichier aurait permis la d&#233;livrance de documents d'Etat civil quel que soit le lieu o&#249; l'on se retrouve, sur le territoire national ou &#224; l'&#233;tranger. Afin d'&#233;viter les erreurs que l'on retrouve le plus souvent dans les actes d'Etat civil, celui-ci aurait pu reposer sur une s&#233;rie de listes d'autorit&#233; comportant une s&#233;rie de transcriptions homologu&#233;es. Qu'il s'agisse des appellations de l'ensemble des localit&#233;s du S&#233;n&#233;gal et des diff&#233;rents niveaux de d&#233;coupages administratifs auxquels elles sont rattach&#233;es (r&#233;gion, d&#233;partement et arrondissement), les pr&#233;noms les plus usit&#233;s ainsi que les noms de famille. Ce fichier national de l'Etat civil, fiabilis&#233; et s&#233;curis&#233; avec notamment l'utilisation de la technologie blockchain, serait accessible par l'ensemble des centres d'Etat civil du pays ainsi que le r&#233;seau des repr&#233;sentations diplomatiques s&#233;n&#233;galaises &#224; l'&#233;tranger, afin que ces structures soient &#224; m&#234;me de d&#233;livrer des actes d'Etat civil aux int&#233;ress&#233;s &#224; travers un service de proximit&#233;. Si des frais de d&#233;livrance devaient &#234;tre per&#231;us, afin de ne pas priver certaines collectivit&#233;s locales d&#233;pourvues de moyens de cette source de revenus, ceux-ci pourraient &#234;tre revers&#233;s, selon une cl&#233; de r&#233;partition &#224; d&#233;finir, entre le centre d'Etat civil o&#249; la naissance du demandeur aurait &#233;t&#233; enregistr&#233;e et la structure qui aurait d&#233;livr&#233; l'acte d'Etat civil. Une fois cet instrument en place, nous pourrions enfin avoir des garanties quant &#224; la fiabilit&#233; de l'ensemble des documents d'identification dont la production d&#233;pend, en amont, de l'Etat civil. Comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, il urge de doter le pays d'un fichier national d'Etat civil digne de ce nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hackers : savoir distinguer le bon grain de l'ivraie</title>
		<link>https://osiris.sn/Hackers-savoir-distinguer-le-bon.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Hackers-savoir-distinguer-le-bon.html</guid>
		<dc:date>2019-07-31T20:04:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lors de l'&#233;dition 2019 des Security Days, un fait peu banal s'est produit avec le sacre comme meilleur hacker du S&#233;n&#233;gal du jeune Souleymane Fall qui avait &#233;t&#233; condamn&#233; par la justice s&#233;n&#233;galaise pour des faits d'acc&#232;s et maintien frauduleux dans un syst&#232;me informatique, modification ou suppression de donn&#233;es a&#768; caract&#232;re informatique et collecte illicite de donn&#233;es a&#768; caract&#232;re personnel. Cette affaire, peu glorieuse il faut bien le reconnaitre, tant pour la police s&#233;n&#233;galaise dont le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de l'&#233;dition 2019 des Security Days, un fait peu banal s'est produit avec le sacre comme meilleur hacker du S&#233;n&#233;gal du jeune Souleymane Fall qui avait &#233;t&#233; condamn&#233; par la justice s&#233;n&#233;galaise pour des faits d'acc&#232;s et maintien frauduleux dans un syst&#232;me informatique, modification ou suppression de donn&#233;es a&#768; caract&#232;re informatique et collecte illicite de donn&#233;es a&#768; caract&#232;re personnel. Cette affaire, peu glorieuse il faut bien le reconnaitre, tant pour la police s&#233;n&#233;galaise dont le dispositif technique dans lequel s'&#233;tait introduit Souleymane Fall comportait une grosse faille de s&#233;curit&#233; que pour la justice s&#233;n&#233;galaise qui a condamn&#233; un jeune technicien utile &#224; la soci&#233;t&#233;, soul&#232;ve la question complexe du &#171; hacking &#187; largement m&#233;connue dans notre pays. A l'origine, les hackers sont des techniciens de haut niveau qui se plaisent &#224; &#171; bidouiller &#187; les syst&#232;mes informatiques, notamment pour en d&#233;tecter les failles de s&#233;curit&#233; pour. D&#232;s lors, ce qui pose probl&#232;me ce n'est pas tant le &#171; hacking &#187; en tant que tel que la finalit&#233; qu'il se donne. En effet, il existe deux &#171; &#233;coles &#187; diam&#233;tralement oppos&#233;es avec d'un c&#244;t&#233; ceux que l'on appelle en anglais les &#171; white hats &#187; qui sont les &#171; bons &#187; et de l'autre les &#171; dark hats &#187; qui sont les &#171; m&#233;chants &#187;. Les premiers cherchent &#224; d&#233;tecter les failles de s&#233;curit&#233; pour y rem&#233;dier et rendre les syst&#232;mes informatiques plus s&#251;rs tandis que les seconds mettent &#224; profit les failles de s&#233;curit&#233; pour se livrer &#224; des activit&#233;s ill&#233;gales. Les &#171; bons hackers &#187; se sont organis&#233;s en Europe au sein du Chaos Computer Club (CCC) qui tient le plus officiellement du monde son congr&#232;s annuel pour faire le point sur les derni&#232;res &#233;volutions techniques en la mati&#232;re et discuter de questions de soci&#233;t&#233; li&#233;es au d&#233;veloppement du num&#233;rique. Mieux, dans les pays o&#249; les autorit&#233;s ont pris la pleine mesure des d&#233;fis pos&#233;s par la cybers&#233;curit&#233; et ont compris que les forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; ne peuvent avoir le monopole de la lutte contre la cybercriminalit&#233;, elles collaborent avec eux plut&#244;t que de les r&#233;primer aveugl&#233;ment. C'est ainsi qu'en 2016, le Pentagone a invit&#233; les hackers am&#233;ricains &#224; venir d&#233;tecter les failles de s&#233;curit&#233; pouvant exister dans ses syst&#232;mes informatiques. De m&#234;me en France, en janvier 2019, la Direction g&#233;n&#233;rale de la S&#233;curit&#233; ext&#233;rieure (DGSE), les services de renseignements fran&#231;ais, a publi&#233; une offre de stage de six mois pour hacker le jeu vid&#233;o Fortnite pour surveiller le contenu des discussions de certains joueurs qui l'utilisent de mani&#232;re furtive afin d'&#233;changer des informations sp&#233;cifiques. Mieux, les dispositifs qui travaillent au profit de la cybers&#233;curit&#233;, qu'ils s'agissent des CERT o&#249; des structures comme l'Agence nationale de la s&#233;curit&#233; des syst&#232;mes d'information (ANSSI) qui est en France l'autorit&#233; nationale en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; et de d&#233;fense des syst&#232;mes d'information, rattach&#233;e au Secr&#233;tariat g&#233;n&#233;ral de la d&#233;fense et de la s&#233;curit&#233; nationale (SGDSN), collaborent &#233;troitement avec des sp&#233;cialistes venant de tous les horizons. Les &#171; mauvais hackers &#187; &#233;voluent eux loin des lampions, derri&#232;re les rideaux, dans la discr&#233;tion, l'opacit&#233; et la clandestinit&#233; n&#233;cessaire &#224; la bonne conduite de leurs activit&#233;s ! Au S&#233;n&#233;gal, comme partout ailleurs, il existe ces deux types de hackers et il faut se r&#233;jouir de trouver parmi eux des &#171; white hats &#187; dont l'apport ne peut qu'&#234;tre positif pour la soci&#233;t&#233;, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, et pour les sp&#233;cialistes de la s&#233;curit&#233; informatique, en particulier, qu'ils exercent leur activit&#233; au sein des forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; (arm&#233;es, police, gendarmerie, douanes, etc.), dans l'administration, dans les universit&#233;s ou dans le secteur priv&#233;, notamment dans les banques, les &#233;tablissements financiers dans toutes les structures qui g&#232;rent o&#249; manipulent de la monnaie &#233;lectronique. Cette activit&#233; est d'ailleurs officiellement reconnue et fait partie int&#233;grante des formations sp&#233;cialis&#233;es avec la certification &#171; Ethical Hacking &#187; qui utilise les m&#234;mes connaissances et outils que les hackers malveillants, mais d'une mani&#232;re l&#233;gale et l&#233;gitime pour &#233;valuer la s&#233;curit&#233; d'un syst&#232;me cible. Dans ce contexte, les services responsables de la lutte contre la cybercriminalit&#233;, de m&#234;me que la justice, doivent faire leur aggiornamento et laisser au vestiaire les postures datant du XX&#232;me si&#232;cle pour adopter celles qui s'imposent au XXI&#232;me si&#232;cle. Les uns et les autres doivent comprendre que la cybers&#233;curit&#233; n'est pas l'apanage des seuls sp&#233;cialistes mais qu'elle est devenue une probl&#233;matique globale qui requiert le concours de tous. D&#232;s lors, il urge qu'ils s'informent et se forment de mani&#232;re &#224; &#234;tre capables de distinguer la bonne graine de l'ivraie dans le monde des hackers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jusqu'&#224; quand sous-traiterons-nous la production et la gestion de nos donn&#233;es biom&#233;triques ?</title>
		<link>https://osiris.sn/Jusqu-a-quand-sous-traiterons-nous.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


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		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A travers la presse, nous avons r&#233;cemment appris que les Etats-Unis s'appr&#234;taient &#224; &#233;quiper et former les agents de la Direction de la Police de l'Air et des Fronti&#232;res afin qu'ils puissent digitaliser l'ensemble des empreintes digitales des passagers passant par l'A&#233;roport international Blaise Diagne (AIBD). Cette information, qui n'a gu&#232;re suscit&#233;e de d&#233;bats dans l'opinion publique, dans les m&#233;dias classiques comme sur les r&#233;seaux sociaux, nous interpelle pourtant fortement &#224; l'heure o&#249; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A travers la presse, nous avons r&#233;cemment appris que les Etats-Unis s'appr&#234;taient &#224; &#233;quiper et former les agents de la Direction de la Police de l'Air et des Fronti&#232;res afin qu'ils puissent digitaliser l'ensemble des empreintes digitales des passagers passant par l'A&#233;roport international Blaise Diagne (AIBD). Cette information, qui n'a gu&#232;re suscit&#233;e de d&#233;bats dans l'opinion publique, dans les m&#233;dias classiques comme sur les r&#233;seaux sociaux, nous interpelle pourtant fortement &#224; l'heure o&#249; la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel et la probl&#233;matique de la souverainet&#233; num&#233;rique sont au c&#339;ur des pr&#233;occupations individuelles des citoyens et des pr&#233;occupations collectives des Etats. La question n'est pourtant pas nouvelle puisque cela fait maintenant pr&#232;s de quinze ans que les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises se sont lanc&#233;es dans la modernisation des fichiers administratifs comportant, &#224; un titre ou &#224; un autre, les donn&#233;es biom&#233;triques des citoyens. En effet, c'est en ao&#251;t 2004 que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, Me Abdoulaye, a pris la d&#233;cision de proc&#233;der &#224; une refonte totale du fichier &#233;lectoral et subs&#233;quemment au remplacement des anciennes cartes nationales d'identit&#233; par des cartes d'identit&#233; num&#233;riques au format carte de cr&#233;dit. Le march&#233;, de quelques vingt-deux milliards de FCFA, sera confi&#233; &#224; un consortium compos&#233; de la soci&#233;t&#233; britannique De La Rue pour le volet &#233;tablissement des cartes nationales d'identit&#233; et des cartes d'&#233;lecteurs, la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine Eastshore Technology pour l'aspect biom&#233;trie et les soci&#233;t&#233;s s&#233;n&#233;galaises Sygma Technologie pour la fourniture des logiciels et Syst&#232;me+ pour les &#233;quipements. L'attribution de ce march&#233; fera d'ailleurs couler beaucoup d'encre et de salive car la Banque mondiale (BM) avait financ&#233; un programme similaire dans le cadre du Projet de modernisation des syst&#232;mes informatis&#233;s de l'Administration (PMSIA) qui avait pour objet le d&#233;veloppement d'une application pour la gestion des cartes d'identit&#233; des &#233;trangers vivant au S&#233;n&#233;gal et des permis de port d'armes. Sur la base des logiciels et des &#233;quipements acquis pour les besoins de ce projet, il aurait donc &#233;t&#233; ais&#233; de produire d'autres types de documents administratifs (carte nationale d'identit&#233;, permis de conduire, etc.). Le groupe ATI, attributaire de ce march&#233; avait d'ailleurs nou&#233; un partenariat avec la firme am&#233;ricaine LaserCard, qui avait d&#233;velopp&#233; la technologie de cartes &#224; m&#233;moire utilis&#233;e par l'Administration am&#233;ricaine pour la Green Card, pour son ex&#233;cution. Trois ans plus tard, en septembre 2007, le gouvernement s&#233;n&#233;galais signera un contrat de type BOT, d'un montant &#233;tait estim&#233; &#224; 117 milliards de FCFA sur vingt-cinq ans, avec la soci&#233;t&#233; malaisienne Iris corporation Berhad pour la production passeports biom&#233;triques afin de se mettre en conformit&#233; avec les nouvelles normes &#233;tablies par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Puis, suite &#224; la d&#233;cision de la Conf&#233;rence des chefs d'Etats de la Communaut&#233; &#233;conomique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), prise en d&#233;cembre 2014 &#224; Abuja (Nigeria), d'instituer une carte d'identit&#233; biom&#233;trique pour tous ses ressortissants, le S&#233;n&#233;gal se lancera &#224; nouveau dans la confection de cartes nationales d'identit&#233; biom&#233;triques dont le march&#233;, d'un montant de cinquante milliards de FCFA, sera attribu&#233;, dans le cadre d'un contrat de gr&#233; &#224; gr&#233;, &#224; Iris corporation Berhad. On ne peut donc qu'&#234;tre &#233;tonn&#233; par l'annonce faite par l'Ambassadeur des Etats-Unis au S&#233;n&#233;gal et se poser la question de savoir comment apr&#232;s quinze ann&#233;es d'exp&#233;rience et trois op&#233;rations de confection de documents d'identit&#233; biom&#233;triques, sans compter la production r&#233;cente de permis de conduire biom&#233;triques, le S&#233;n&#233;gal se trouve toujours dans l'incapacit&#233; de produire des documents biom&#233;triques. Or la production de ces derniers pose tout &#224; la fois la probl&#233;matique de la protection des donn&#233;es personnelles des citoyens s&#233;n&#233;galais, dont on ignore o&#249; elles sont conserv&#233;es et avec quelles garanties de s&#233;curit&#233; et celle de notre souverainet&#233; num&#233;rique, pour ne pas dire de notre souverainet&#233; tout court, &#224; partir du moment o&#249; notre Etat semble tout &#224; la fois incapable de g&#233;rer la production de documents s&#233;curis&#233;s au profit de ses citoyens et de contr&#244;ler les acc&#232;s (entr&#233;es et sorties) &#224; son territoire national avec des dispositifs de s&#233;curit&#233; ad&#233;quats. En filigrane se pose la question toute aussi essentielle de l'implication significative du secteur priv&#233; national dans tous les projets touchant &#224; la mise en &#339;uvre de d'infrastructures, de produits ou de services ayant un caract&#232;re critique pour le d&#233;veloppement de notre pays et de l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mettre l'&#233;conomie num&#233;rique au c&#339;ur des politiques publiques pour amorcer l'&#233;mergence </title>
		<link>https://osiris.sn/mettre-l-economie-numerique-au-coeur-des-politiques-publiques-pour-amorcer-l.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/mettre-l-economie-numerique-au-coeur-des-politiques-publiques-pour-amorcer-l.html</guid>
		<dc:date>2019-04-30T16:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au cours de ces vingt derni&#232;res ann&#233;es, le paysage de ce que l'on appelle actuellement l'&#233;conomie num&#233;rique a profond&#233;ment chang&#233;. A ces d&#233;buts, l'on a beaucoup &#233;pilogu&#233; pour savoir s'il s'agissait d'une simple &#233;volution ou bien d'une v&#233;ritable r&#233;volution. A la lumi&#232;re de ce qui se fait aujourd'hui, on peut dire que les tenants de la seconde th&#232;se ont eu raison sur les premiers puisque nous vivons d&#233;sormais &#224; l'&#232;re de la &#171; disruption &#187;. Le moteur principal de ce ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au cours de ces vingt derni&#232;res ann&#233;es, le paysage de ce que l'on appelle actuellement l'&#233;conomie num&#233;rique a profond&#233;ment chang&#233;. A ces d&#233;buts, l'on a beaucoup &#233;pilogu&#233; pour savoir s'il s'agissait d'une simple &#233;volution ou bien d'une v&#233;ritable r&#233;volution. A la lumi&#232;re de ce qui se fait aujourd'hui, on peut dire que les tenants de la seconde th&#232;se ont eu raison sur les premiers puisque nous vivons d&#233;sormais &#224; l'&#232;re de la &#171; disruption &#187;. Le moteur principal de ce ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; la num&#233;risation d'un ensemble de proc&#233;d&#233;s qui ont donn&#233; naissance &#224; de nouveaux concepts. C'est ainsi qu'&#224; la fin des ann&#233;es 90 sont apparues les &#171; autoroutes de l'information &#187;, aujourd'hui disparues du champ lexical, et avec elles les &#171; nouvelles technologies de l'information et de la communication &#187; (NTIC). Celles-ci ont &#233;galement disparues du vocabulaire usuel pour laisser la place aux &#171; technologies de l'information et de la communication &#187; (TIC) qui elles-m&#234;mes c&#232;dent le terrain &#224; l'intelligence artificielle (IA) et l'Internet des Objets (IoT) qui sont en train de reconfigurer la d&#233;signation de cet environnement polymorphe et en perp&#233;tuelle mutation. Ces changements ont influ&#233; sur la d&#233;nomination des d&#233;partements minist&#233;riels en charge du secteur. A la fin des ann&#233;es 90, le &#171; Minist&#232;re de la Communication &#187; avait succ&#233;d&#233; au &#171; Minist&#232;re de l'Information &#187; dont l'objet principal &#233;tait la gestion de la presse nationale m&#234;me si le d&#233;veloppement des infrastructures avait &#233;t&#233; pris en compte suite &#224; la cr&#233;ation de la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications du S&#233;n&#233;gal (SONATEL). En f&#233;vrier 2001, avec l'arriv&#233;e au pouvoir d'Abdoulaye Wade, un premier changement significatif surviendra avec la mise en place d'un &#171; Minist&#232;re de la Communication et des Nouvelles technologies &#187;, traduisant la volont&#233; de prendre en charge cette probl&#233;matique alors naissante. Apr&#232;s une disparition de l'organigramme gouvernemental entre 2001 et 2003 et de multiples restructuration, un &#171; Minist&#232;re des Postes, des T&#233;l&#233;communications et des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication &#187; vit le jour, marquant l'importance croissante des t&#233;l&#233;communications qui feront partie int&#233;grante de l'appellation de quasiment tous les minist&#232;res pendant quinze ans. Entre 2001 et 2012, les appellations nouvelles technologies, nouvelles technologies de l'information et de la communication, TIC et NTIC figureront &#233;galement dans les diverses d&#233;nominations du minist&#232;re symbolisant le r&#244;le d&#233;sormais d&#233;terminant des applications num&#233;riques ainsi que la naissance d'un &#233;cosyst&#232;me du num&#233;rique au S&#233;n&#233;gal. En juillet 2012 les autorit&#233;s cr&#233;eront m&#234;me un Minist&#232;re de la Communication et de l'Economie num&#233;rique suivi en f&#233;vrier 2014, d'une &#233;ph&#233;m&#232;re Direction g&#233;n&#233;rale de l'Economie num&#233;rique qui sera supprim&#233;e en juillet 2014 pour laisser la place &#224; une simple Direction de la Promotion de l'&#201;conomie num&#233;rique et des Partenariats En septembre 2017, le d&#233;partement verra &#224; nouveau la notion d'&#233;conomie num&#233;rique figurer dans sa d&#233;nomination et deviendra Minist&#232;re de la Communication, des t&#233;l&#233;communications et de l'Economie num&#233;rique. Finalement, en avril 2019, avec la constitution du premier gouvernement du second mandat du Pr&#233;sident Macky Sall, l'&#233;conomie num&#233;rique s'imposera avec la cr&#233;ation d'un Minist&#232;re de l'Economie num&#233;rique et des T&#233;l&#233;communications qui assurera pour la premi&#232;re fois la tutelle de l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE). Comme on le voit, le fronton du minist&#232;re en charge des TIC a souvent chang&#233; de libell&#233; et plus d'une douzaine de ministres s'y sont succ&#233;d&#233;s depuis 2000, dont certains d&#233;couvraient un environnement nouveau et complexe qu'ils avaient la charge de piloter. De nombreux s&#233;minaires se sont tenus, de multiples plans ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s et des visions d&#233;clin&#233;es mais il n'en demeure pas moins que ni les besoins immenses du pays en mati&#232;re de solutions bas&#233;es sur les TIC pour soutenir le d&#233;veloppement des secteurs strat&#233;giques de l'&#233;conomie, ni le grand potentiel qu'il rec&#232;le en termes de capacit&#233; d'innovation et de cr&#233;ativit&#233; n'ont permis de donner naissance &#224; une v&#233;ritable industrie du savoir et des services. Dans l'indiff&#233;rence, quelques startups peinent &#224; se frayer laborieusement un chemin tandis que de multiples talents se perdent dans une fuite de &#171; cerveaux &#187; de plus en plus intense. C'est dire qu'au-del&#224; des incantations, il faut souhaiter que les politiques publiques mettent d&#233;sormais v&#233;ritablement l'&#233;conomie num&#233;rique parmi les priorit&#233;s de leurs pr&#233;occupations afin que nous puissions tirer profit de toutes les opportunit&#233;s qu'elles peuvent offrir &#224; la soci&#233;t&#233; qui en a tant besoin pour amorcer son &#233;mergence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conseil national du num&#233;rique : D&#233;passer les pol&#233;miques et se mettre au travail</title>
		<link>https://osiris.sn/Conseil-national-du-numerique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Conseil-national-du-numerique.html</guid>
		<dc:date>2019-03-31T20:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si chacun s'accorde sur le fait que le monde du num&#233;rique &#233;volue souvent &#224; tr&#232;s grande vitesse, dans des directions impr&#233;vues et avec des cons&#233;quences impens&#233;es, d'o&#249; son caract&#232;re disruptif r&#233;guli&#232;rement mis en exergue, il faut malheureusement constater que cette dimension semble souvent ignor&#233;e par les d&#233;cideurs de notre pays. En effet, si le principe de la cr&#233;ation d'un Conseil national du num&#233;rique (CNN) a &#233;t&#233; act&#233; avec l'adoption de la &#171; Strat&#233;gie S&#233;n&#233;gal num&#233;rique 2016-2015 &#187; d&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si chacun s'accorde sur le fait que le monde du num&#233;rique &#233;volue souvent &#224; tr&#232;s grande vitesse, dans des directions impr&#233;vues et avec des cons&#233;quences impens&#233;es, d'o&#249; son caract&#232;re disruptif r&#233;guli&#232;rement mis en exergue, il faut malheureusement constater que cette dimension semble souvent ignor&#233;e par les d&#233;cideurs de notre pays. En effet, si le principe de la cr&#233;ation d'un Conseil national du num&#233;rique (CNN) a &#233;t&#233; act&#233; avec l'adoption de la &#171; Strat&#233;gie S&#233;n&#233;gal num&#233;rique 2016-2015 &#187; d&#232;s octobre 2016, il aura fallu pas moins de cinq ann&#233;es et des promesses r&#233;p&#233;t&#233;es pour que cette mesure embl&#233;matique soit enfin mat&#233;rialis&#233;e avec la publication de la liste des membres du CNN en ce mois de mars 2019 ! Auparavant, il avait &#233;t&#233; officiellement cr&#233;&#233; avec l'adoption du d&#233;cret n&#176; 2018-1961 du 9 novembre 2018 portant cr&#233;ation, attribution et modalit&#233;s d'organisation et de fonctionnement du Conseil national du Num&#233;rique (CNN). Cependant, la revendication par les professionnels du secteur des TIC de la mise en place d'un IT Board constitu&#233; d'acteurs-cl&#233;s du secteur public et du secteur priv&#233; est beaucoup plus ancienne et celle-ci avait d'ailleurs &#233;t&#233; identifi&#233;e comme &#233;tant une des conditions n&#233;cessaires &#224; la cr&#233;ation d'un &#233;cosyst&#232;me favorable &#224; l'&#233;closion de l'&#233;conomie dans la version du Plan S&#233;n&#233;gal &#233;mergent (PSE) publi&#233; en f&#233;vrier 2014. Il faut donc se r&#233;jouir de la cr&#233;ation de cet organe consultatif ind&#233;pendant constitu&#233; de vingt membres b&#233;n&#233;voles qui sera prochainement amen&#233; &#224; changer de tutelle puisqu'il &#233;tait plac&#233; sous l'autorit&#233; du Premier Ministre, fonction promise &#224; disparaitre de l'architecture gouvernementale. En termes d'attribution le CNN a pour mission de &#171; donner son avis au gouvernement sur les questions qui lui sont pr&#233;sent&#233;es &#187;, celles-ci pouvant toucher &#224; la mise en &#339;uvre des politiques publiques dans le domaine des communications &#233;lectroniques et du num&#233;rique, la coordination des diff&#233;rentes structures intervenant dans ce secteur, aux capacit&#233;s des entreprises du secteur &#224; cr&#233;er des emplois et &#224; exporter des produits et services, les projets et initiatives publics et priv&#233;s visant &#224; d&#233;velopper l'&#233;conomie num&#233;rique, le suivi de la mise en &#339;uvre des politiques et strat&#233;gies visant &#224; d&#233;velopper le secteur, etc. Pr&#233;cision importante, le CNN peut &#233;galement, de sa propre initiative, soumettre au gouvernement toute proposition susceptible de contribuer au d&#233;veloppement des communications &#233;lectroniques et de l'&#233;conomie num&#233;rique et pour mener sa t&#226;che &#224; bien il peut faire appel &#224; des personnes physiques ou morales ext&#233;rieures comp&#233;tentes mais &#233;galement cr&#233;er des commissions sp&#233;cialis&#233;es afin d'examiner des questions sectorielles ou d'&#233;laborer des rapports. Enfin, le suivi de son travail est assur&#233; par un secr&#233;tariat permanent qui est mis &#224; sa disposition par le minist&#232;re en charge des T&#233;l&#233;communications. Alors que l'on aurait pu s'attendre &#224; ce que la cr&#233;ation du CNN soit unanimement salu&#233; par les acteurs du secteur, &#224; peine a-t-il &#233;t&#233; mis en place qu'il a fait l'objet de diverses critiques. Contestation du mode de d&#233;signation de ses membres et mise en cause de leur repr&#233;sentativit&#233; ont &#233;t&#233; au c&#339;ur des prises de position des uns et des autres mais il faut souligner que personne n'a remis en cause la pertinence de leur choix. D&#232;s lors, il nous semble essentiel que les professionnels de l'&#233;conomie num&#233;rique soutiennent r&#233;solument le CNN dont la cr&#233;ation r&#233;pond &#224; une vielle dol&#233;ance du secteur comme nous l'avons soulign&#233; plus haut. Laissons-le d'abord faire ses preuves sur le terrain et plus tard, il sera toujours temps de faire le bilan de son fonctionnement et de demander, si n&#233;cessaire, que des correctifs soient apport&#233;s. Trop de temps a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; perdu pour que l'on se donne le luxe d'en perdre encore un peu plus dans des querelles byzantines. L'essentiel est que les d&#233;cideurs puissent &#234;tre &#233;clair&#233;s, conseill&#233;s et orient&#233;s par des personnes qui ont une connaissance fine du secteur et sont en mesure de suivre, voire mieux d'anticiper, les grandes tendances de son &#233;volution afin de prendre en temps opportun les bonnes d&#233;cisions. Il est plus que temps de rompre avec cette culture de l'attentisme qui s'est install&#233;e depuis pr&#232;s d'une vingtaine d'ann&#233;e chez les d&#233;cideurs en charge du secteur du num&#233;rique. Si le CNN arrive &#224; faire prendre conscience &#224; tous les acteurs que le num&#233;rique est non seulement un secteur d'avenir mais aussi et surtout le secteur du pr&#233;sent et qu'il a besoin d'une gouvernance agile, r&#233;active et anticipative alors nous pourrons consid&#233;rer qu'il a d&#233;j&#224; r&#233;ussi sa mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Num&#233;rique : Au-del&#224; des promesses &#233;lectorales, il faut repositionner le S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://osiris.sn/numerique-au-dela-des-promesses-electorales-il-faut-repositionner-le-senegal.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/numerique-au-dela-des-promesses-electorales-il-faut-repositionner-le-senegal.html</guid>
		<dc:date>2019-02-28T16:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A l'occasion de la campagne pour l'&#233;lection pr&#233;sidentielle qui vient de s'achever, au moins trois candidats sur les cinq en comp&#233;tition ont pr&#233;sent&#233; un programme en mati&#232;re de num&#233;rique &#224; savoir Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko. Les deux autres, Issa Sall et Madick&#233; Niang, ont certes &#233;voqu&#233; la question mais ils ne l'ont pas fait de mani&#232;re aussi syst&#233;matique. Toujours est-il que c'est la premi&#232;re fois que des candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle accordent autant d'importance au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion de la campagne pour l'&#233;lection pr&#233;sidentielle qui vient de s'achever, au moins trois candidats sur les cinq en comp&#233;tition ont pr&#233;sent&#233; un programme en mati&#232;re de num&#233;rique &#224; savoir Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko. Les deux autres, Issa Sall et Madick&#233; Niang, ont certes &#233;voqu&#233; la question mais ils ne l'ont pas fait de mani&#232;re aussi syst&#233;matique. Toujours est-il que c'est la premi&#232;re fois que des candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle accordent autant d'importance au num&#233;rique m&#234;me si par le pass&#233; certains avaient pu faire des propositions relevant des technologies de l'information et de la communication (TIC) comme l'on disait &#224; l'&#233;poque. Le fait que des candidats aient jug&#233; n&#233;cessaire de proposer une vision en mati&#232;re de num&#233;rique montre, s'il en &#233;tait besoin, toute l'importance qu'occupe d&#233;sormais cette probl&#233;matique au sein de la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise. C'est ainsi que Macky Sall a propos&#233;, parmi ces cinq initiatives majeures, de &#171; promouvoir une soci&#233;t&#233; apprenante et une &#233;conomie de l'innovation &#187; avec notamment comme mesures-phares, la cr&#233;ation sur une p&#233;riode de dix ans de trente mille places d&#233;di&#233;es aux technologies de l'information &#224; travers les instituts sup&#233;rieurs d'enseignement professionnel (ISEP), l'Universit&#233; virtuelle du S&#233;n&#233;gal (UVS) et les licences professionnelles dans les universit&#233;s, la mise en service du Parc de technologies num&#233;riques (PTN) de Diamniadio dot&#233; d'un incubateur d'entreprises num&#233;riques et la r&#233;forme de la Poste pour en faire un acteur majeur en crypto-monnaie dans la sous-r&#233;gion ouest africaine sur la base de son exp&#233;rience dans le domaine des services de transferts mon&#233;taires. De son c&#244;t&#233;, Idrissa Seck a propos&#233; comme mesures-phares, la cr&#233;ation d'un cloud public, la fusion de tous les services en charge de l'information publique (Direction des archives, Commission de protection des donn&#233;es personnelles, etc.) en une autorit&#233; administrative ind&#233;pendante, la num&#233;risation de l'Etat-civil, l'acc&#233;l&#233;ration des t&#233;l&#233;proc&#233;dures et la mise en &#339;uvre effective et fonctionnelle de la plateforme service public qui prendra en charge les demandes des citoyens avec des d&#233;lais de traitement ne d&#233;passant pas 48h, la g&#233;n&#233;ralisation de l'acc&#232;s au num&#233;rique &#224; tous les niveaux du syst&#232;me &#233;ducatif s&#233;n&#233;galais, la cr&#233;ation d'une autorit&#233; ind&#233;pendante de r&#233;gulation des m&#233;dias et des t&#233;l&#233;communications, le d&#233;ploiement d'une infrastructure fibre de qualit&#233; tr&#232;s haut d&#233;bit sur le territoire national, la suppression de la publicit&#233; commerciale &#224; la RTS et son attribution exclusive aux m&#233;dias audiovisuels priv&#233;s ou encore l'instauration d'une redevance audiovisuelle plafonn&#233;e &#224; 1000 FCFA sur les factures d'&#233;lectricit&#233; au profit des m&#233;dias audiovisuels publics. Enfin, &#224; travers ses &#171; solutions num&#233;riques &#187;, Ousmane Sonko s'est voulu plus syst&#233;matique en proposant un programme prenant en compte tant le cadre institutionnel et r&#233;glementaire que le capital humain, les d&#233;fis du num&#233;rique ainsi que la transformation num&#233;rique. Parmi ses propositions-phares, on note la volont&#233; de consacrer dans la constitution l'acc&#232;s universel au num&#233;rique comme un droit fondamental de m&#234;me que la protection des donn&#233;es personnelles, l'approche de la souverainet&#233; num&#233;rique comme une composante essentielle de la souverainet&#233; nationale, l'&#233;laboration d'une loi sp&#233;ciale instituant un m&#233;canisme sp&#233;cifique de financement du num&#233;rique et la d&#233;finition des projets nationaux structurants, l'obligation de mutualisation des infrastructures, le lancement d'un grand programme en faveur de la cr&#233;ation de contenus culturels num&#233;riques, la cr&#233;ation d'un fonds &#224; participation publique et priv&#233;e pour financer l'amor&#231;age des startups et des projets innovants, la promotion de l'usage de cartes &#224; puces multifonctions et s&#233;curis&#233;es adoss&#233;es &#224; des &#233;tablissements bancaires pour le paiement des taxes et redevances dus &#224; l'Etat et le versement des allocations de toutes sortes que l'Etat verse &#224; des ayants droits ou encore le lancement de projets pilotes en mati&#232;re de drones, d'Internet des objets, de blockchain, d'intelligence artificielle et de Big Data. Maintenant que le temps des promesses de campagne est derri&#232;re nous, il reste &#224; relever le d&#233;fi consistant &#224; positionner le S&#233;n&#233;gal comme un pays leader dans le domaine du num&#233;rique et le moins que l'on puisse dire est qu'il y a du travail &#224; faire. En effet de pays pionnier dans les ann&#233;es 90, le S&#233;n&#233;gal s'est lentement mais surement fait d&#233;passer par nombre de pays qui, &#224; l'&#233;poque, ne repr&#233;sentaient rien en la mati&#232;re &#224; l'image du Kenya. D&#232;s lors, il faut que les politiques publiques qui seront mises en &#339;uvre permettront de repositionner notre dans un contexte o&#249; le num&#233;rique est devenu h&#233;g&#233;monique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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