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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2017 : une ann&#233;e rythm&#233;e par de bonnes nouvelles et des d&#233;rives sur les r&#233;seaux sociaux</title>
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		<dc:date>2017-12-31T09:11:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


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		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sur le plan l&#233;gal et r&#233;glementaire, l'ann&#233;e 2017 a d&#233;but&#233; avec l'adoption de la loi n&#176; 39-2016 modifiant le Code des t&#233;l&#233;communications qui soumet d&#233;sormais l'activit&#233; de fournisseurs d'acc&#232;s &#224; l'Internet (FAI) au r&#233;gime de l'autorisation et non plus &#224; celui de la licence comme r&#233;clam&#233; depuis longtemps par le secteur priv&#233;. Le processus d'actualisation du cadre juridique du secteur des t&#233;l&#233;coms et des TIC a &#233;galement &#233;t&#233; lanc&#233; et un document de strat&#233;gie nationale de cybers&#233;curit&#233; a &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2017,594-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur le plan l&#233;gal et r&#233;glementaire, l'ann&#233;e 2017 a d&#233;but&#233; avec l'adoption de la loi n&#176; 39-2016 modifiant le Code des t&#233;l&#233;communications qui soumet d&#233;sormais l'activit&#233; de fournisseurs d'acc&#232;s &#224; l'Internet (FAI) au r&#233;gime de l'autorisation et non plus &#224; celui de la licence comme r&#233;clam&#233; depuis longtemps par le secteur priv&#233;. Le processus d'actualisation du cadre juridique du secteur des t&#233;l&#233;coms et des TIC a &#233;galement &#233;t&#233; lanc&#233; et un document de strat&#233;gie nationale de cybers&#233;curit&#233; a &#233;t&#233; valid&#233;. Sur le plan politique, Abdoulaye Bibi Bald&#233; a &#233;t&#233; nomm&#233; Ministre de la Communication, des T&#233;l&#233;communications, des Postes et de l'Economie num&#233;rique en septembre 2017 en remplacement de Yaya Abdoul Kane qui n'aura gu&#232;re marqu&#233; le secteur de son empreinte. En mati&#232;re de r&#233;gulation, le B&#233;nin, le Burkina Faso, la C&#244;te d'ivoire, la Guin&#233;e, le Mali, le S&#233;n&#233;gal, la Sierra Leone et le Togo se sont entendus afin de supprimer progressivement les frais d'itin&#233;rance dans le cadre de l'initiative &#171; Free roaming &#187;. De plus, le secteur du mobile a vu l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) retenir les candidatures du Groupe Futurs Medias (GFM), d'Origines Sa et de Sirius T&#233;l&#233;coms, respectivement associ&#233;s &#224; Orange, Expresso et Tigo, pour op&#233;rer comme op&#233;rateurs mobiles virtuels (MVNO). S'agissant des infrastructures, la SONATEL a poursuivi l'extension de la couverture 4G dans les diff&#233;rentes r&#233;gions du pays et entam&#233; le d&#233;ploiement de la fibre optique chez le client. Deux datacenters ont &#233;t&#233; inaugur&#233;s, l'un par la Sonatel &#224; Rufisque et l'autre par Tigo &#224; Diamniadio ce qui, combin&#233; avec la mise en service du SENIX, le point d'&#233;change Internet (IXP) du S&#233;n&#233;gal, devrait encourager la production et l'h&#233;bergement de contenus locaux et contribuer &#224; une optimisation de la bande passante Internet internationale. Ces actions, auxquelles il faut ajouter le lancement de la Sonatel Academy, sur le mod&#232;le Simplon.co, sont autant d'&#233;l&#233;ments positifs en faveur du d&#233;veloppement de l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique. En 2017, ce dernier a cependant &#233;t&#233; n&#233;gativement secou&#233; par l'affaire du rachat de Tigo par Wari. Annonc&#233; par Wari au d&#233;but du mois de f&#233;vrier 2017, le processus a &#233;t&#233; stopp&#233; par Millicom &#224; la fin du mois de juillet 2017, en raison du non-respect par Wari des d&#233;lais de paiement li&#233;s &#224; cette op&#233;ration. Millicom a aussit&#244;t entrepris des discussions avec un consortium compos&#233; de l'op&#233;rateur Free dirig&#233; par Xavier Niel, du Groupe Axian et du groupe T&#233;lyom de Y&#233;rim Sow, provoquant une bataille m&#233;diatico-juridique avec Wari. L'ann&#233;e a &#233;galement &#233;t&#233; marqu&#233;e par des remous autour de la monnaie &#233;lectronique, la Banque centrale des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ayant, d'une part, d&#233;cid&#233; d'interdire &#224; Orange Money de proc&#233;der &#224; des transferts internationaux d'argent et, d'autre part, d&#233;nonc&#233; le lancement d'un produit d&#233;nomm&#233; &#171; e-CFA &#187;, initiative dont elle s'est nettement d&#233;marqu&#233;e demandant l'abandon de l'appellation et pr&#233;cisant qu'elle n'envisageait nullement la cr&#233;ation de monnaie num&#233;rique. De son c&#244;t&#233;, le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur a instaur&#233; de nouvelles cartes d'identit&#233;s biom&#233;triques, conformes aux recommandations de la Communaut&#233; &#233;conomique des &#201;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), comportant une puce &#233;lectronique non visible contentant les donn&#233;es biom&#233;triques. Dans le champ de la soci&#233;t&#233; civile, le chapitre S&#233;n&#233;galais d'Internet society (ISOC-S&#233;n&#233;gal) a &#233;lu un nouveau Comit&#233; directeur pr&#233;sid&#233; par Nd&#232;ye Ma&#239;mouna Diop qui prend ainsi la suite d'Alex Corenthin qui pr&#233;sidait aux destin&#233;es du chapitre depuis sa cr&#233;ation. Enfin, 2017 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par des d&#233;rives sur les r&#233;seaux sociaux telles l'affaire Oul&#232;ye Man&#233; avec la diffusion d'un photomontage associant l'image du Pr&#233;sident de la r&#233;publique &#224; une photo nue, la diffusion d'une vid&#233;o montrant une fillette, entour&#233;e d'adultes et tenant des propos orduriers, la diffusion sur Internet par Amy Coll&#233; Dieng d'un enregistrement sonore contenant des propos jug&#233;s offensant pour le Chef de l'&#201;tat, les injures &#224; caract&#232;re ethniciste prof&#233;r&#233;es par Penda Ba dans une vid&#233;o diffus&#233;e sur YouTube sans oublier les insult&#233;s r&#233;p&#233;t&#233;es prof&#233;r&#233;es contre le Pr&#233;sident de la R&#233;publique par Assane Diouf sur Youtube &#224; partir des Etats-Unis. Certaines de ces affaires ont d&#233;bouch&#233; sur des inculpations et des arrestations, laissant croire &#224; certains que la libert&#233; d'expression &#233;tait menac&#233;e mais il faut bien reconnaitre que, dans la plupart des cas, la ligne rouge avait &#233;t&#233; franchie et qu'il fallait s&#233;vir. L'ann&#233;e 2017 aura donc &#233;t&#233; plut&#244;t positive m&#234;me si elle n'a pas vu la mise en &#339;uvre effective de la strat&#233;gie nationale &#171; S&#233;n&#233;gal num&#233;rique 2025 &#187; adopt&#233;e depuis 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Former massivement et autrement au codage informatique</title>
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		<dc:date>2017-11-30T18:41:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


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		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A la fin du mois novembre 2017, dans la cadre de sa politique de responsabilit&#233; soci&#233;tale d'entreprise (RSE), la Sonatel a lanc&#233;, en partenariat avec Simplon.co, la &#171; Sonatel Academy &#187;, une &#233;cole gratuite de codage informatique s'inspirant des structures de ce type existant notamment en France. Cette initiative vise &#224; former chaque ann&#233;e, aux m&#233;tiers du num&#233;rique, deux cohortes de cinquante jeunes ayant entre 18 et 30 ans et poss&#233;dant le niveau du baccalaur&#233;at. Dans un contexte o&#249;, d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la fin du mois novembre 2017, dans la cadre de sa politique de responsabilit&#233; soci&#233;tale d'entreprise (RSE), la Sonatel a lanc&#233;, en partenariat avec Simplon.co, la &#171; Sonatel Academy &#187;, une &#233;cole gratuite de codage informatique s'inspirant des structures de ce type existant notamment en France. Cette initiative vise &#224; former chaque ann&#233;e, aux m&#233;tiers du num&#233;rique, deux cohortes de cinquante jeunes ayant entre 18 et 30 ans et poss&#233;dant le niveau du baccalaur&#233;at. Dans un contexte o&#249;, d'une part, l'&#233;cosyst&#232;me national des technologies de l'information et de la communication (TIC) manque cruellement, tant sur le plan qualitatif que sur le plan quantitatif, de ressources humaines pour se d&#233;velopper comme il le voudrait et d'autre part o&#249; le ch&#244;mage des jeunes constitue une v&#233;ritable bombe sociale &#224; retardement, cette initiative ne peut qu'&#234;tre salu&#233;e et encourag&#233;e. En mati&#232;re de formation au codage informatique, elle n'est cependant pas la premi&#232;re du genre puisqu'il existe nombre d'initiatives s'inscrivant dans la m&#234;me dynamique, m&#234;me si leurs modalit&#233;s de mise en &#339;uvre ne sont pas similaires, qu'il s'agisse du projet 10000codeurs initi&#233; par Douglas Mbiandou et visant &#224; former, entre 2015 et 2025, plus de 10000 informaticiens capable de cr&#233;er les applications dont l'Afrique a besoin, de l'initiative IamtheCODE con&#231;ue par Mari&#232;me Jamme et ayant pour ambition de capaciter un million de femmes et jeunes filles en mati&#232;re de codage d'ici 2030 ou encore de l'Africa Code Week lanc&#233;e par la firme SAP, sp&#233;cialis&#233;e dans la conception de syst&#232;mes de gestion et de maintenance, en partenariat avec Google et l'UNESCO en 2015, en vue de promouvoir l'alphab&#233;tisation num&#233;rique du continent africain et la pr&#233;paration de sa force de travail aux d&#233;fis du futur. Paradoxalement, autant les initiatives sont nombreuses autant elles ne touchent finalement que peu de gens alors que le v&#233;ritable enjeu est de former massivement au codage informatique en particulier et aux m&#233;tiers d'une num&#233;rique en g&#233;n&#233;ral. Pire, il n'existe pas vraiment en Afrique de mouvement allant dans le sens de l'introduction du codage informatique &#224; l'&#233;cole afin de passer du classique triptyque &#171; lire, &#233;crire et compter &#187; au nouveau paradigme &#171; lire, &#233;crire, compter et coder &#187;. Dans la soci&#233;t&#233; num&#233;rique dont les tentacules s'&#233;tendent chaque jour un peu plus &#224; de nouveau domaines de l'activit&#233; humaine, l'enjeu ne se limite plus seulement &#224; former des citoyens capables d'utiliser telle ou telle application informatique fonctionnant sur un ordinateur, un smartphone ou une tablette et &#224; mieux les former aux besoins du march&#233; du travail. Le v&#233;ritable enjeu r&#233;side dans la capacit&#233; de nos soci&#233;t&#233;s &#224; former d&#233;sormais des hommes et des femmes qui comprennent le fonctionnement de ces outils. L'enseignement du codage, de la programmation informatique ou de l'algorithmique, c'est selon, aurait notamment comme avantage de d&#233;velopper, d&#232;s le plus jeune &#226;ge, l'esprit logique ainsi que les capacit&#233;s d'analyse et d'abstraction ainsi que l'aptitude &#224; la r&#233;solution de probl&#232;mes, d&#233;veloppant ainsi la pens&#233;e informatique et la culture num&#233;rique chez les futurs citoyens. Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie, la Finlande, les pays Baltes, pour ne citer que cela, se sont d&#233;j&#224; engag&#233;s sur cette voie et il serait temps que nos pays r&#233;fl&#233;chissent s&#233;rieusement &#224; cette probl&#233;matique qui ne se limite pas seulement &#224; l'introduction d'une nouvelle discipline/mati&#232;re. En effet, ce qui fait le succ&#232;s des exp&#233;riences comme l'Ecole 42 ou Simplon.co, ce n'est pas uniquement la formation au codage mais peut-&#234;tre et surtout la philosophie et les m&#233;thodes p&#233;dagogiques qui les sous-tendent. Il s'agit en effet de promouvoir une &#233;cole prenant en compte la diversit&#233; des individus &#224; former en lieu et place de l'ancien mod&#232;le qui en fait un moule auquel l'individu doit obligatoirement s'adapter dans lequel il n'y a gu&#232;re de place pour la prise en compte des diff&#233;rences. Les m&#233;thodes p&#233;dagogiques doivent &#233;galement &#234;tre profond&#233;ment remises en cause pour faire des &#233;l&#232;ves des acteurs de leur formation afin qu'ils participent &#224; sa construction au lieu qu'ils la subissent comme le dit si bien, ou plut&#244;t si mal, l'expression du langage courant qui veut que l'on subisse une formation comme si c'&#233;tait une peine de prison ou une sanction ! Il s'agit de promouvoir la cr&#233;ativit&#233; au d&#233;triment de la reproduction st&#233;rile des id&#233;es du pass&#233;, d'allier &#233;troitement la connaissance &#224; la comp&#233;tence, autrement dit la th&#233;orie et la pratique, d'encourager l'esprit et le travail en &#233;quipe et de rompre avec le culte de l'individualisme cultiv&#233; inconsciemment (?) par l'&#233;cole. Le d&#233;fi est donc double, former massivement et autrement au codage informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;volution tranquille du paiement mobile</title>
		<link>https://osiris.sn/la-revolution-tranquille-du-paiement-mobile.html</link>
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		<dc:date>2017-10-31T16:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


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		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A l'&#232;re du num&#233;rique, nombreuses sont les annonces relatives &#224; des applications cens&#233;es r&#233;volutionner les fa&#231;ons de faire et qui finalement se terminent par un flop retentissant. Il en est d'autres, par contre, qui apparaissent somme toute comme banales mais qui transforment radicalement les pratiques au point d'entrainer des disruptions majeures. Il en va ainsi du paiement mobile, &#233;galement appel&#233; &#171; m-paiement &#187; ou &#171; mobile money &#187;, qui rencontre un succ&#232;s fulgurant en Afrique. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2017,594-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'&#232;re du num&#233;rique, nombreuses sont les annonces relatives &#224; des applications cens&#233;es r&#233;volutionner les fa&#231;ons de faire et qui finalement se terminent par un flop retentissant. Il en est d'autres, par contre, qui apparaissent somme toute comme banales mais qui transforment radicalement les pratiques au point d'entrainer des disruptions majeures. Il en va ainsi du paiement mobile, &#233;galement appel&#233; &#171; m-paiement &#187; ou &#171; mobile money &#187;, qui rencontre un succ&#232;s fulgurant en Afrique. Contrairement &#224; ce que certains pourraient penser, cette technologie n'est pas n&#233;e sur le Continent mais bien dans les pays d&#233;velopp&#233;s. D&#232;s 2001, la soci&#233;t&#233; canadienne PaybyPhone permettait &#224; ses clients de payer par t&#233;l&#233;phone divers services li&#233;s au monde du transport (achat de titres de transport, paiement de place de parking, etc.). Cela &#233;tant, c'est le japonais DoCoMo, avec sa solution &#171; Osaifu-Keitai &#187; qui signifie litt&#233;ralement &#171; portefeuille mobile &#187;, qui a v&#233;ritablement r&#233;ussi le passage &#224; l'&#233;chelle. Cependant, dans ces pays, les syst&#232;mes de paiement mobile n'ont pas r&#233;ussi &#224; s'imposer durablement. Par contre, ils ont trouv&#233; un terreau extr&#234;mement fertile en Afrique o&#249; le contexte est totalement diff&#233;rent avec un taux de bancarisation extr&#234;mement faible, des r&#233;seaux d'agences bancaires et de distributeurs automatiques de billets (DAB) embryonnaires, des services de mandats postaux peu fiables, une majorit&#233; de la population qui travaille dans le secteur informel et per&#231;oit des revenus irr&#233;guliers et des paiements en esp&#232;ces et des micros paiements qui sont rois. Comme souvent en mati&#232;re d'innovation, ce qui constituait un handicap &#224; la g&#233;n&#233;ralisation de services modernes, mais classiques, en l'occurrence le paiement par ch&#232;que, par virement ou par carte bancaire, s'est transform&#233; en un avantage qui a permis le d&#233;veloppement rapide et &#224; grande &#233;chelle du paiement mobile. S'inspirant du succ&#232;s rencontr&#233; par Safaricom avec M-Pesa, les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile se sont engouffr&#233;s dans ce qui apparait comme un nouveau relais de croissance. C'est ainsi qu'Orange Money, MTN Mobile Money, Airtel Money, Tigo Cash, etc. sont peu &#224; peu devenus des acteurs majeurs au point de concurrencer les banques, et m&#234;me les soci&#233;t&#233;s de transferts d'argent comme Wari et Jooni Jooni, sur leur propre terrain. Pour ce faire, ils se sont appuy&#233;s sur leurs millions d'abonn&#233;s mais &#233;galement sur des r&#233;seaux de commercialisation comportant des milliers de points de distribution franchis&#233;s &#224; partir desquels il est possible de retirer ou envoyer de l'argent. Les banques ont bien per&#231;u le danger qui les guette et elles ont d&#233;cid&#233; d'investir, elles aussi, le secteur du paiement mobile, offrant d&#233;sormais &#224; leurs clients des applications mobiles. Sont &#233;galement entr&#233;s en sc&#232;ne des Fintech comme Numherit qui a d&#233;velopp&#233;, en partenariat avec des postes africaines, le porte-monnaie &#233;lectronique Postecah ou InTouch qui propose sa plateforme universelle &#171; Guichet Unique Touch &#187; permettant d'int&#233;grer tous les moyens de paiement existant. Au-del&#224;, de plus en plus de grands facturiers, notamment les compagnies d'eau, d'&#233;lectricit&#233; et de t&#233;l&#233;phone, proposent &#224; leurs clients de payer leurs factures de mani&#232;re d&#233;mat&#233;rialis&#233;e, sans parler des compagnies p&#233;troli&#232;res qui autorisent d&#233;sormais leurs clients &#224; payer leurs achats dans les stations-service par paiement mobile. Les changements qui s'annoncent ne concernent pas uniquement le volet achat de produits et services puisque le paiement mobile est aussi utilis&#233; pour servir des prestations sociales comme c'est le cas au S&#233;n&#233;gal avec le paiement des bourses de s&#233;curit&#233; familiale. Demain, les bourses des &#233;tudiants pourraient &#234;tre pay&#233;es de la m&#234;me mani&#232;re et pourquoi pas les salaires des employ&#233;s du secteur formel et informel qui ne gagnent pas des sommes trop importantes. Certes, la r&#233;gulation de ces activit&#233;s reste &#224; stabiliser, notamment en ce qui concerne les transferts transfrontaliers et ceux impliquant un transfert de devises. Il convient d'&#234;tre tr&#232;s vigilant face &#224; ce nouvel &#233;cosyst&#232;me financier qui voit intervenir des entit&#233;s comme les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, sur des transactions en partie r&#233;gul&#233;es par les banques centrales et en partie par les agences de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications, mais il semble bien qu'il ne soit plus possible d'arr&#234;ter cette r&#233;volution tranquille qui est en marche. Quoiqu'il arrive, le paiement mobile &#224; de beaux jours devant lui en Afrique et toute la question est de savoir si ce sont les banques ou bien les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications qui en seront les grands gagnants, voire un troisi&#232;me larron que l'on attend pas et qui est en embuscade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ISOC-S&#233;n&#233;gal 1997-2017 : que de chemin parcouru ! </title>
		<link>https://osiris.sn/ISOC-Senegal-1997-2017-que-de.html</link>
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		<dc:date>2017-09-30T10:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A l'occasion de la c&#233;l&#233;bration du vingt-cinqui&#232;me anniversaire de la cr&#233;ation d'Internet Society (ISOC), cette association de droit am&#233;ricain &#224; vocation internationale cr&#233;&#233;e en janvier 1992 par les pionniers de l'Internet pour promouvoir et coordonner le d&#233;veloppement des r&#233;seaux informatiques dans le monde, le chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (ISOC-S&#233;n&#233;gal) en a profit&#233; pour c&#233;l&#233;brer le vingti&#232;me anniversaire du lancement du processus ayant abouti &#224; sa cr&#233;ation. A l'&#233;poque, le S&#233;n&#233;gal (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2017,594-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion de la c&#233;l&#233;bration du vingt-cinqui&#232;me anniversaire de la cr&#233;ation d'Internet Society (ISOC), cette association de droit am&#233;ricain &#224; vocation internationale cr&#233;&#233;e en janvier 1992 par les pionniers de l'Internet pour promouvoir et coordonner le d&#233;veloppement des r&#233;seaux informatiques dans le monde, le chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (ISOC-S&#233;n&#233;gal) en a profit&#233; pour c&#233;l&#233;brer le vingti&#232;me anniversaire du lancement du processus ayant abouti &#224; sa cr&#233;ation. A l'&#233;poque, le S&#233;n&#233;gal venait &#224; peine d'&#234;tre pleinement connect&#233; &#224; Internet par la SONATEL mais en r&#233;alit&#233; une poign&#233;e de pionniers avait d&#233;j&#224; accumul&#233; cinq bonnes ann&#233;es d'exp&#233;rience &#224; travers notamment l'utilisation du R&#233;seau Intertropical d'Ordinateurs (RIO) de l' Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM), devenue depuis l'Institut de recherche pour le d&#233;veloppement (IRD), et les fameuses formations INET dispens&#233;es par ISOC ainsi que le soutien du Network Startup Resource Center (NSRC), bas&#233; &#224; l'Universit&#233; d'Oregon. S'inspirant de ce qui se faisait ailleurs, ce groupe de pr&#233;curseurs d&#233;cida de cr&#233;er le chapitre s&#233;n&#233;galais d'ISOC afin de b&#233;n&#233;ficier de l'exp&#233;rience et des opportunit&#233;s offertes par cette communaut&#233; et la premi&#232;re t&#226;che consista &#224; traduire en fran&#231;ais le mod&#232;le de statuts qui, &#224; l'&#233;poque, &#233;tait uniquement disponible en anglais. Une fois la chose faite, le groupe d'initiative pris la d&#233;cision originale d'organiser un &#171; vote &#233;lectronique &#187; pour constituer le premier bureau de l'association et marquer ainsi symboliquement l'entr&#233;e dans cette &#232;re nouvelle qui serait plus tard d&#233;sign&#233;e sous le vocable de soci&#233;t&#233; de l'information puis soci&#233;t&#233; du num&#233;rique ! Concr&#232;tement, l'op&#233;ration consista &#224; envoyer par courrier &#233;lectronique &#224; un groupe de personnes, actives dans le domaine d'Internet, la liste des personnes qui souhaitaient exercer des responsabilit&#233;s en leur demandant de voter pour la quinzaine de personnes devant composer le Comit&#233; directeur (CD). La m&#233;thodologie propos&#233;e, bien qu'inhabituelle fut accept&#233;e sans r&#233;serve par tous et l'&#233;lection se d&#233;roula sans contestation ! Pour respecter les formes, une assembl&#233;e constitutive fut n&#233;anmoins organis&#233;e pour ent&#233;riner les r&#233;sultats du &#171; vote &#233;lectronique &#187; et constituer le Bureau de ce qui allait devenir le chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (ISOC-S&#233;n&#233;gal). Regroupant plut&#244;t, mais pas exclusivement, des techniciens du monde informatique, la jeune association se lan&#231;a tr&#232;s rapidement dans un travail d'&#233;vang&#233;lisation num&#233;rique prenant notamment l'initiative d'organiser au S&#233;n&#233;gal la F&#234;te de l&#8216;Internet, version fran&#231;aise des Netdays am&#233;ricains qui avait vu le jour en 1997. En 1998, avec l'appui d'un groupe de partenaires, au premier rang desquels figuraient la SONATEL, le cybercaf&#233; Le M&#233;tissacana, le Trade Point S&#233;n&#233;gal, Arc Informatique, l'Ecole sup&#233;rieure multinationale de t&#233;l&#233;communications (ESMT) et OSIRIS, ISOC-S&#233;n&#233;gal initia la premi&#232;re &#233;dition de la F&#234;te de l'Internet. Cette activit&#233; rencontra un &#233;norme succ&#232;s aupr&#232;s des jeunes jusqu'au milieu des ann&#233;es 2000. Parall&#232;lement, ISOC-S&#233;n&#233;gal organisa un grand nombre de formations tournant autour de la gestion d'un nom de domaine, les technologies r&#233;seaux, la cr&#233;ation de site web, le protocole IPV6, etc. et devint une voix &#233;cout&#233;e par les pouvoirs publics dans le cadre de l'&#233;laboration et de la mise en &#339;uvre des politiques publiques dans le domaine du num&#233;rique par ses contributions significatives (Loi d'orientation sur la soci&#233;t&#233; de l'information, Code des t&#233;l&#233;communications, strat&#233;gie nationale du num&#233;rique, cybers&#233;curit&#233;, etc.). A travers la promotion du nom de domaine &#171; .sn &#187;, le plaidoyer aupr&#232;s de la SONATEL pour la baisse des tarifs Internet et l'augmentation de la bande passante nationale et internationale, la bataille pour la cr&#233;ation d'un point d'&#233;change Internet (IXP), nombreuses ont &#233;t&#233; les questions autour desquelles ISOC-S&#233;n&#233;gal a mobilis&#233; la communaut&#233; des internautes et au-del&#224; les citoyens s&#233;n&#233;galais pour le triomphe de son id&#233;al : &#171; Internet partout, Internet pour tous &#187;. La cr&#233;ation du groupe ISOC Next g&#233;n&#233;ration (ISOC-NG), ciblant les &#233;tudiants, a permis de sensibiliser et de mobiliser une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'acteurs autour des p&#232;res fondateurs, apportant une nouvelle dynamique au chapitre s&#233;n&#233;galais d'ISOC, qui lui a valu d'acqu&#233;rir une renomm&#233;e qui d&#233;passe aujourd'hui les fronti&#232;res du S&#233;n&#233;gal et de l'Afrique et a permis &#224; plusieurs de ses membres actifs d'occuper d'importantes responsabilit&#233;s dans diverses instances internationales traitant des questions li&#233;es &#224; Internet en Afrique et dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lancement du point d'&#233;change Internet du S&#233;n&#233;gal (SENIX) : Enfin&#8230;</title>
		<link>https://osiris.sn/lancement-du-point-d-echange-internet-du-senegal-senix-enfin.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/lancement-du-point-d-echange-internet-du-senegal-senix-enfin.html</guid>
		<dc:date>2017-08-31T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le lancement du point &#8216;d'&#233;change Internet du S&#233;n&#233;gal (SENIX) marque l'aboutissement d'un combat men&#233; par les membres de la soci&#233;t&#233; civile et un certain nombre de professionnels du secteur des TIC depuis que le S&#233;n&#233;gal a &#233;t&#233; connect&#233; &#224; Internet en 1996. H&#233;las, que de temps perdu mais surtout que de milliards de FCFA gaspill&#233;s pour le paiement de frais de transit indus &#224; des op&#233;rateurs internationaux, sans parler des cons&#233;quences indirectes telles le retard accus&#233; par l'&#233;conomie num&#233;rique, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le lancement du point &#8216;d'&#233;change Internet du S&#233;n&#233;gal (SENIX) marque l'aboutissement d'un combat men&#233; par les membres de la soci&#233;t&#233; civile et un certain nombre de professionnels du secteur des TIC depuis que le S&#233;n&#233;gal a &#233;t&#233; connect&#233; &#224; Internet en 1996. H&#233;las, que de temps perdu mais surtout que de milliards de FCFA gaspill&#233;s pour le paiement de frais de transit indus &#224; des op&#233;rateurs internationaux, sans parler des cons&#233;quences indirectes telles le retard accus&#233; par l'&#233;conomie num&#233;rique, fortement tributaire des co&#251;ts et de la qualit&#233; des liaisons, alors que l'entreprenariat et l'innovation explosait dans notre &#233;cosyst&#232;me. Pour avoir une id&#233;e de l'importance des pertes subies par le S&#233;n&#233;gal, il faut savoir que suite &#224; la mise en place d'un IXP au Botswana, une &#233;conomie de plus de 800 000 dollars US par an a &#233;t&#233; enregistr&#233;e par les fournisseurs d'acc&#232;s Internet de ce pays de 2,5 millions d'habitants, soit environ 400 millions de FCFA ! Et surtout que l'on ne nous dise pas que l'&#171; on ne savait pas &#187; tant ISOC-S&#233;n&#233;gal, OSIRIS et d'autres, se sont r&#233;guli&#232;rement fait les avocats de la cr&#233;ation d'un IXP dans tous les forums organis&#233;s par la puissance publique, les partenaires au d&#233;veloppement ou la soci&#233;t&#233; civile dans lesquels il &#233;tait question du d&#233;veloppement d'Internet au S&#233;n&#233;gal. L'Afrique du Sud avait d'ailleurs donn&#233; la voie &#224; suivre, d&#232;s 1996, en mettant en place un premier IXP. A sa suite, le Kenya avec son KIXP, la Tanzanie avec le TIX, le Mozambique avec le MOZ-IX, le Zimbabwe avec le ZIXP, l'Egypte avec l'EG-IX, le Rwanda avec le RINEX, le Swaziland avec le SZIXP ou encore le Ghana avec le GIXP, pour ne citer que ceux-l&#224;, ont mis en place des IXP qui fonctionnent depuis pr&#232;s d'une d&#233;cennie. Il aura donc fallu attendre que l'Union africaine (UA) adopte la D&#233;claration d'Addis-Abeba sur les TIC en Afrique, &#224; l'occasion de la quatorzi&#232;me session ordinaire de la Conf&#233;rence de Chefs d'Etat et de Gouvernements, tenue du 31 janvier au 2 f&#233;vrier 2010, pour que la cr&#233;ation de points d'&#233;changes Internet r&#233;gionaux soit inscrite &#224; l'agenda des Etats africains. Cependant, ce n'est qu'en 2013 que l'African Internet Exchange System Project (AXIS), visant &#224; cr&#233;er des IXP dans 33 pays, sera relanc&#233; gr&#226;ce &#224; un financement de l'Union europ&#233;enne. Depuis, l'UA a organis&#233; nombre d'ateliers de formation et aid&#233; un certain nombre de pays africains &#224; se doter d'un IXP au point qu'ils &#233;taient au nombre de 37 sur le continent en 2015. Au S&#233;n&#233;gal, s'il est vrai que l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) avait bien inclus la cr&#233;ation d'un IXP dans son plan d'activit&#233;s annuel en 2007, le projet aura mis pr&#232;s d'une d&#233;cennie pour se r&#233;aliser ! De nombreux avantages devraient d&#233;couler de la mise en place du SENIX parmi lesquels nous pouvons citer l'accroissement de la vitesse de connexion &#224; Internet du fait de la plus grande disponibilit&#233; de la bande passante nationale, la diminution du temps de latence li&#233; au traitement local du contenu local, l'optimisation de l'utilisation de la bande passante Internet internationale avec une r&#233;duction des co&#251;ts li&#233;s &#224; la connexion &#224; Internet, l'am&#233;lioration de la position du pays dans la n&#233;gociation des accords de peering du fait de l'agr&#233;gation du trafic Internet national ainsi que l'incitation &#224; l'h&#233;bergement de contenus locaux qui devrait lui-m&#234;me entrainer la cr&#233;ation de services &#224; valeur ajout&#233;e. Intervenant apr&#232;s le d&#233;ploiement du protocole DNSSEC par le NIC S&#233;n&#233;gal, qui garantit d&#233;sormais la s&#233;curit&#233; des adresses enregistr&#233;es dans le domaine &#171; .sn &#187; et la cr&#233;ation de deux datacenters par la Sonatel et par Tigo, le lancement du SENIX devrait permettre au pays de faire un pas important sur la voie de la souverainet&#233; num&#233;rique, &#224; condition que les r&#232;gles de collaboration et une relation de confiance pr&#233;valent sur les potentielles tentatives de contr&#244;le de l'IXP par des op&#233;rateurs jouissant d'un monopole de fait sur les c&#226;bles internationaux. Reste maintenant &#224; mettre en place le centre d'alerte et de r&#233;action aux attaques informatiques (CERT) dont il est question depuis plusieurs ann&#233;es afin d'am&#233;liorer la r&#233;silience en termes de cybers&#233;curit&#233; et de cybercriminalit&#233;, cr&#233;er un organe de certification &#233;lectronique et se positionner pour la cr&#233;ation d'un IXP r&#233;gional desservant la Communaut&#233; &#233;conomique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), r&#244;le auquel le S&#233;n&#233;gal peut l&#233;gitimement pr&#233;tendre au regard des c&#226;bles sous-marins en fibre optique (Atlantis2, SAT3/SAFE, Glo1 et ACE) qui atterrissent sur ses c&#244;tes ainsi que de l'interconnexion de son r&#233;seau en fibre optique avec plusieurs pays de la sous-r&#233;gion (Gambie, Mali et Mauritanie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Diff&#233;rend Millicom-Wari : Vers une nouvelle crise dans le secteur des t&#233;l&#233;coms ?</title>
		<link>https://osiris.sn/Differend-Millicom-Wari-Vers-une.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Differend-Millicom-Wari-Vers-une.html</guid>
		<dc:date>2017-07-31T18:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 31 juillet 2017, le groupe Millicom a publi&#233; un communiqu&#233; de presse annon&#231;ant qu'il avait d&#233;cid&#233; de mettre fin &#224; l'accord de cession de sa filiale Tigo S&#233;n&#233;gal au Groupe Wari pour cause de non-respect, par ce dernier, de ses engagements financiers. Dans la foul&#233;e, il informait qu'il avait sign&#233; un accord pour la cession de sa filiale s&#233;n&#233;galaise &#224; un consortium compos&#233; du Groupe Teyliom Telecom, NJJ, et de Sofima. Cette nouvelle en surprit plus d'un, tant chez les sp&#233;cialistes du secteur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2017,594-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 31 juillet 2017, le groupe Millicom a publi&#233; un communiqu&#233; de presse annon&#231;ant qu'il avait d&#233;cid&#233; de mettre fin &#224; l'accord de cession de sa filiale Tigo S&#233;n&#233;gal au Groupe Wari pour cause de non-respect, par ce dernier, de ses engagements financiers. Dans la foul&#233;e, il informait qu'il avait sign&#233; un accord pour la cession de sa filiale s&#233;n&#233;galaise &#224; un consortium compos&#233; du Groupe Teyliom Telecom, NJJ, et de Sofima. Cette nouvelle en surprit plus d'un, tant chez les sp&#233;cialistes du secteur des t&#233;l&#233;communications que dans l'opinion publique, au m&#234;me titre que l'annonce du rachat de Tigo S&#233;n&#233;gal par le groupe Wari, le 7 f&#233;vrier 2017, avait pris tout le monde de court. Aussit&#244;t l'information publi&#233;e, Wari s'&#233;tonna, &#224; travers un communiqu&#233; de presse, de la remise en cause de la vente de Tigo et rejeta cat&#233;goriquement cette d&#233;cision, ce qui amena le groupe Millicom &#224; pr&#233;ciser que l'accord de vente, sign&#233; le 2 f&#233;vrier 2017, fixait au 2 juin 2017 la date butoir pour l'apport par Wari des financements requis. Cela n'ayant pas &#233;t&#233; fait &#224; la date du 28 juillet 2017, le groupe Millicom a donc pris la d&#233;cision de proc&#233;der &#224; la r&#233;siliation de l'accord de cession qui le liait &#224; Tigo S&#233;n&#233;gal. Millicom et Wari se sont alors engag&#233;s dans une formidable bataille m&#233;diatique dans laquelle les communiqu&#233;s de presse c&#244;toient les articles manifestement t&#233;l&#233;command&#233;s par l'une ou l'autre des parties. Les choses auraient peut-&#234;tre pu en rester l&#224;, s'il n'y avait pas eu la naissance, dans l'opinion publique, d'un formidable engouement autour de cette op&#233;ration de rachat, dynamique renforc&#233;e par le soutien officiel t&#233;moign&#233; par les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises &#224; travers les f&#233;licitations apport&#233;es par le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, au PDG de Wari. Pour nombre de personnes, le rachat de Tigo S&#233;n&#233;gal par Wari, est en effet apparu, &#224; tort ou &#224; raison, comme le symbole du retour du secteur priv&#233; national dans un domaine dont il avait &#233;t&#233; exclu depuis la privatisation de la SONATEL en 1997 puis la lib&#233;ralisation du march&#233; des t&#233;l&#233;communications en 1998 avec&#8230;l'arriv&#233;e du groupe Millicom dans le secteur de la t&#233;l&#233;phonie mobile via sa filiale Sentel. A l'&#233;poque, la lune de miel entre le groupe Millicom et l'Etat du S&#233;n&#233;gal avait cependant &#233;t&#233; de courte dur&#233;e puisque d&#232;s septembre 2000, le r&#233;gime d'Abdoulaye Wade, arriv&#233; au pouvoir quelques mois auparavant, avait suspendu la licence accord&#233;e &#224; Sentel, donnant ainsi naissance &#224; un bras de fer qui allait durer plus d'une d&#233;cennie et &#234;tre ponctu&#233; par l'intervention en coulisses de certaines repr&#233;sentations diplomatiques au S&#233;n&#233;gal ainsi que celle, officielle, du Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends relatifs aux investissements (CIRDI) qui avait &#233;t&#233; saisi par le groupe Millicom. L'av&#232;nement du r&#233;gime de Macky Sall, en mars 2012, marquera la paix des braves avec la confirmation, et m&#234;me la prolongation, de la concession accord&#233;e &#224; Tigo qui se lancera alors dans un important programme d'investissements pour moderniser et &#233;tendre la couverture de son r&#233;seau. D&#232;s lors, on pouvait penser que le groupe Millicom avait d&#233;cid&#233; d'inscrire sa pr&#233;sence au S&#233;n&#233;gal dans la dur&#233;e, d'autant plus qu'en juillet 2016, il avait annonc&#233; la construction, &#224; Diamniadio, d'un Datacenter d'un cout de 3 milliards de FCFA dont l'inauguration officielle eut lieu le 7 juillet dernier mais nenni ! A peine la rupture du groupe Millicom avec le groupe Wari rendue publique, le gouvernement s&#233;n&#233;galais, continuant dans la logique du traitement du dossier d'approbation introduit par les parties aupr&#232;s du Minist&#232;re des Postes et T&#233;l&#233;communications, publia un d&#233;cret approuvant le principe de la cession de la licence d'exploitation de Tigo &#224; Wari, laissant porter &#224; croire qu'il avait pris position dans le diff&#233;rend entre les acteurs. Dans une situation complexe, o&#249; il semblerait que le groupe Wari ne soit pas en mesure de r&#233;unir la somme de 80 milliards de FCFA n&#233;cessaire &#224; l'acquisition des actifs du groupe Millicom au S&#233;n&#233;gal, l'Etat aurait &#233;t&#233; plus inspir&#233; de diff&#233;rer la publication de ce d&#233;cret, de communiquer sur l'&#233;tat d'avancement du dossier et surtout de se tenir pr&#234;t &#224; prendre les mesures conservatoires pr&#233;servant l'int&#233;r&#234;t des S&#233;n&#233;galais dans ce nouveau contexte. Toujours est-il que le secteur des t&#233;l&#233;communications et des technologies de l'information et de la communication (TIC), qui a encore du mal &#224; dig&#233;rer l'&#233;chec du lancement de la 4G avec l'absence remarqu&#233;e de Tigo et d'Expresso sur ce segment de march&#233; et qui attend avec impatience la mise en place des r&#233;formes et projets &#233;num&#233;r&#233;s dans le plan &#171; S&#233;n&#233;gal num&#233;rique 2025 &#187;, se serait bien pass&#233; de ce qui s'apparente &#224; une nouvelle crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Construction de data centers : d&#233;passer l'anecdotique pour s'int&#233;resser au strat&#233;gique</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;cente inauguration du data center de la SONATEL &#224; Rufisque a &#233;t&#233; l'occasion pour les communicants de se lancer dans l'exercice qu'ils affectionnent le plus, &#224; savoir cr&#233;er le buzz, m&#234;me si cela doit se faire au d&#233;triment de la v&#233;rit&#233; et de l'essentiel ! En effet, ce data center a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; tant&#244;t comme le premier tant&#244;t comme le plus grand en Afrique de l'ouest et du centre, ce qui est erron&#233;, et ce, quel que soit l'angle d'analyse choisi. Etymologiquement le terme &#171; premier &#187;, qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;cente inauguration du data center de la SONATEL &#224; Rufisque a &#233;t&#233; l'occasion pour les communicants de se lancer dans l'exercice qu'ils affectionnent le plus, &#224; savoir cr&#233;er le buzz, m&#234;me si cela doit se faire au d&#233;triment de la v&#233;rit&#233; et de l'essentiel ! En effet, ce data center a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; tant&#244;t comme le premier tant&#244;t comme le plus grand en Afrique de l'ouest et du centre, ce qui est erron&#233;, et ce, quel que soit l'angle d'analyse choisi. Etymologiquement le terme &#171; premier &#187;, qui vient du latin &#171; primers &#187;, signifie &#171; qui est le plus ancien &#187;, or ceux qui s'int&#233;ressent au sujet savent pertinemment que ce data center est loin d'&#234;tre le plus ancien &#224; avoir &#233;t&#233; construit dans la sous-r&#233;gion. MTN en a lanc&#233; un en C&#244;te d'ivoire en juillet 2014, la National Information Technology Agency (NITA) du Ghana en a inaugur&#233; un en d&#233;cembre 2014, MainOne a fait de m&#234;me au Nig&#233;ria en janvier 2015 et Orange a successivement mis en service des data centers en C&#244;te d'ivoire en avril 2016 et au Cameroun en mai 2017 ! Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le 29 mai dernier Tigo a pr&#233;sent&#233; &#224; la presse le data center qu'il a construit &#224; Diamniadio et qu'il pr&#233;voit d'inaugurer en juillet prochain sans parler du data center de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE). Il apparait donc clairement que ce data est loin d'&#234;tre le premier de la sous-r&#233;gion. Par ailleurs, il n'est pas inutile de rappeler qu'au-del&#224; de l'Afrique du l'ouest et du centre, des data centers ont &#233;t&#233; construits en Afrique du sud en 2001, en Egypte en 2008, au Maroc en 2011, &#224; l'ile Maurice en 2012, en Tunisie en 2013 et au Kenya en 2014. S'agissant de la taille, le data center de la SONATEL est cr&#233;dit&#233; de 2224 m2 l&#224; o&#249; le data center MDX-i construit par MainOne &#224; Lagos s'&#233;tend sur une superficie de pr&#232;s de 5000 m2, soit pr&#232;s du double ! D&#232;s lors, il est plus sage de reconnaitre que les pays avec lesquels nous sommes en comp&#233;tition dans le domaine de l'&#233;conomie num&#233;rique nous devancent largement en mati&#232;re d'infrastructures de ce type. Cela &#233;tant, la v&#233;ritable question qui se pose n'est pas de savoir quel est le pays africain qui a construit le premier, le plus grand ou le plus sophistiqu&#233; des data centers. En effet, comme l'a annonc&#233; de mani&#232;re visionnaire le math&#233;maticien britannique Clive Humby d&#232;s 2006, les donn&#233;es constituent le p&#233;trole du XXI&#232;me si&#232;cle. Autrement dit, elles sont devenues un produit dont la collecte, le stockage et surtout le traitement est devenu un facteur critique tant pour les citoyens qui les g&#233;n&#232;rent que pour les &#233;tats qui les surveillent ou encore pour les entreprises qui les exploitent. Les enjeux qui en d&#233;coulent sont multiples et touchent principalement &#224; la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel pour la sauvegarde de la vie priv&#233;e et des libert&#233;s des citoyens, &#224; leur collecte et &#224; leur analyse pour l'&#233;laboration de politiques et de strat&#233;gies pour les &#233;tats et &#224; leur exploitation &#224; des fins &#233;conomiques par le secteur priv&#233;. La probl&#233;matique de la mise en place d'une infrastructure de stockage et de traitement du Big Data se pose donc fondamentalement en termes de souverainet&#233; ou pour &#234;tre plus pr&#233;cis en termes de construction d'une infrastructure nationale souveraine et s&#233;curis&#233;e. Vu sous cet angle, la situation africaine est particuli&#232;rement inqui&#233;tante car force est de constater que la plupart des data centers qui ont &#233;t&#233; construits appartiennent &#224; des firmes priv&#233;es, &#233;trang&#232;res ou multinationales, qui ignorent totalement la logique de souverainet&#233;. Si l'on ne peut que se r&#233;jouir de la construction de data centers priv&#233;s, sur le sol national en particulier et sur le sol africain d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il n'en est pas moins urgent que nos &#233;tats prennent conscience de la n&#233;cessit&#233; de disposer de leurs propres infrastructures. En effet, si nous nous pla&#231;ons dans une approche concentrique, il existe trois types de donn&#233;es qui ne devraient en aucun cas &#234;tre stock&#233;s dans des infrastructures &#233;chappant &#224; la surveillance de l'Etat &#224; savoir premi&#232;rement les donn&#233;es relevant de l'Etat civil et des fichiers d&#233;riv&#233;s des cartes nationales d'identit&#233;, des passeports et des permis, deuxi&#232;mement les donn&#233;es g&#233;n&#233;r&#233;es par le fonctionnement de l'administration en g&#233;n&#233;ral et des syst&#232;mes &#233;ducatif, sanitaire, s&#233;curitaire et judiciaire en particulier et enfin les donn&#233;es d&#233;coulant de l'activit&#233;s des structures locales relevant du secteur priv&#233; comme de la soci&#233;t&#233; civile. Nous appelons donc les &#233;tats africains &#224; s'atteler &#224; la construction d'infrastructures de stockage des donn&#233;es, en partenariat avec le secteur priv&#233; national, et &#224; la mise en place de l'arsenal juridique n&#233;cessaire &#224; leur fonctionnement et &#224; la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Sensibiliser et punir pour tenter de mettre fin aux d&#233;rives sur les r&#233;seaux sociaux</title>
		<link>https://osiris.sn/sensibiliser-et-punir-pour-tenter-de-mettre-fin-aux-derives-sur-les-reseaux.html</link>
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		<dc:date>2017-05-31T12:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis un certain temps, il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que les sites d'information &#171; People &#187; sp&#233;cialis&#233;s dans le &#171; Buzz &#187; ne publient des histoires de m&#339;urs dont l'&#233;picentre se trouve &#234;tre sur les r&#233;seaux sociaux. Ainsi, &#224; la fin de l'ann&#233;e 2016, la diffusion de photos et de vid&#233;os exposant la nudit&#233; de la danseuse Mbathio Ndiaye avait d&#233;fray&#233; la chronique. Ces donn&#233;es, ayant un caract&#232;re &#233;minemment personnel, avaient &#233;t&#233; diffus&#233;es sans son consentement via WhatsApp et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis un certain temps, il ne se passe pratiquement pas une semaine sans que les sites d'information &#171; People &#187; sp&#233;cialis&#233;s dans le &#171; Buzz &#187; ne publient des histoires de m&#339;urs dont l'&#233;picentre se trouve &#234;tre sur les r&#233;seaux sociaux. Ainsi, &#224; la fin de l'ann&#233;e 2016, la diffusion de photos et de vid&#233;os exposant la nudit&#233; de la danseuse Mbathio Ndiaye avait d&#233;fray&#233; la chronique. Ces donn&#233;es, ayant un caract&#232;re &#233;minemment personnel, avaient &#233;t&#233; diffus&#233;es sans son consentement via WhatsApp et s'&#233;taient par la suite r&#233;pandues sur Internet gr&#226;ce &#224; la viralit&#233; des r&#233;seaux sociaux. A peine les effets de cette affaire &#233;taient-ils retomb&#233;s que le scandale de Djibril Ndiogou Diop, plus connu sous le nom de Tyco Tattoo, prenait le relais. Ce dernier n'avait en effet rien trouv&#233; de mieux que de diffuser sur Snapchat les tatouages qu'il avait r&#233;alis&#233;s sur les parties intimes de ses clientes. Plus tard, un autre scandale prit le relais avec la diffusion sur WhatsApp d'une vid&#233;o d'un homme pr&#233;sent&#233;, &#224; tort ou &#224; raison, comme le c&#233;l&#232;bre lutteur Balla Gaye n&#176; 2 en train de se faire faire une fellation. Plus r&#233;cemment, un &#233;tudiant a &#233;t&#233; condamn&#233; pour avoir cr&#233;&#233; deux comptes Facebook avec des profils f&#233;minins qu'il utilisait pour app&#226;ter des femmes &#224; la recherche du gain facile avec lesquelles il avait entretenu des relations sexuelles apr&#232;s leur avoir fait miroiter la possibilit&#233; d'obtenir de l'argent. Enfin, tout derni&#232;rement, pour se venger de sa petite amie qui l'avait abandonn&#233;, un homme a cr&#233;&#233; un profil Whatsapp d&#233;nomm&#233; &#171; Thiagatou gui &#187; ainsi qu'un compte Facebook utilisant une de ses photos pour la discr&#233;diter en la faisant passer pour une femme de m&#339;urs l&#233;g&#232;res. A ces diff&#233;rentes affaires qui ont d&#233;fray&#233; la chronique, il faut rajouter les affaires de moindre ampleur mais toutes aussi fr&#233;quentes consistant en la diffusion de photos ou de vid&#233;os r&#233;alis&#233;es dans l'intimit&#233; et qui circulent sans consentement de t&#233;l&#233;phone portable en t&#233;l&#233;phone portable sous l'emprise du voyeurisme ou &#224; des fins de discr&#233;dit voire de vengeance. La toute r&#233;cente affaire du photomontage associant l'image du Pr&#233;sident de la r&#233;publique &#224; une photo nue, qui a conduit &#224; l'inculpation et &#224; l'incarc&#233;ration de plusieurs personnes, constitue le dernier &#233;pisode de ces graves d&#233;rives. Ces actes, qui n'ont rien &#224; voir avec la libert&#233; d'expression ou le droit &#224; l'information, rel&#232;vent de la diffamation car portant atteinte &#224; l'honneur ou &#224; la consid&#233;ration de tierces personnes. D&#232;s lors, il urge d'organiser des campagnes de sensibilisation afin de mettre en garde les citoyens contre les pratiques consistant &#224; se faire faire photographier ou filmer dans n'importe quelle posture en ignorant que ces images peuvent &#234;tre d&#233;tourn&#233;es de leur objet originel ou &#234;tre pirat&#233;es par une personne anim&#233;e de mauvaises intentions avec les cons&#233;quences graves, voire dramatiques, qui peuvent s'en suivre. Il faut notamment &#233;clairer les utilisateurs des r&#233;seaux sociaux sur le caract&#232;re non priv&#233; des groupes de discussion propos&#233;s par les diff&#233;rentes applications qu'ils utilisent au quotidien. Il faut surtout les mettre en garde contre le concept totalement galvaud&#233; d' &#171; ami &#187; utilis&#233; par Facebook qui met sur un m&#234;me pied d'&#233;galit&#233; les parents biologiques, les amis au vrai sens du terme, les simples connaissances et les personnes que l'on a rencontr&#233;es une fois dans sa vie voire avec lesquelles on ne poss&#232;de aucun lien si ce n'est celui d'avoir des connaissances communes ! Quand Facebook vous permet d'avoir au moins 5000 &#171; amis &#187; et qu'un groupe WhatsApp peut compter jusqu'&#224; 256 personnes, la raison, pour ne pas dire tout simplement le bon sens, commande de consid&#233;rer ces espaces comme des communaut&#233;s et par cons&#233;quent toutes les informations qui y sont diffus&#233;es rev&#234;tent un caract&#232;re public. Par mesure de pr&#233;caution, les utilisateurs des r&#233;seaux sociaux doivent donc plut&#244;t consid&#233;rer ces derniers comme une extension de l'espace public dans le monde virtuel qu'une prolongation de leur sph&#232;re priv&#233;e faute de quoi ils ne devront pas &#234;tre surpris d'avoir &#224; faire face &#224; des situations d&#233;sagr&#233;ables voire &#224; r&#233;pondre de leurs actes ou de leurs propos devant la justice. Si ces d&#233;rives qui constituent des d&#233;lits, doivent &#234;tre sanctionn&#233;es, elles ne devraient pas pour autant conduire leurs auteurs directement en prison et pourraient se limiter &#224; des amendes dont le montant serait dissuasif, si tant est que les r&#233;seaux sociaux qui se r&#233;inventent au tempo de l'Internet, avec des figures aussi impr&#233;visibles qu'incontr&#244;lables peuvent se soumettre &#224; un contr&#244;le autre que les r&#232;gles que se donne la communaut&#233; des internautes. Mais, l&#224; c'est une autre question qui est pos&#233;e et &#224; r&#233;soudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les MVNO pourront-ils tirer leur &#233;pingle du jeu sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;coms ?</title>
		<link>https://osiris.sn/les-mvno-pourront-ils-tirer-leur-epingle-du-jeu-sur-le-marche-senegalais-des.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/les-mvno-pourront-ils-tirer-leur-epingle-du-jeu-sur-le-marche-senegalais-des.html</guid>
		<dc:date>2017-04-30T18:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Suite au lancement, par l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), d'un appel d'offres pour l'attribution de trois licences &#224; des op&#233;rateurs virtuels de r&#233;seaux mobiles (MVNO), le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications devrait bient&#244;t s'enrichir de nouveaux acteurs. On se rappelle que lors du lancement de &#171; Kir&#232;ne mobile &#187; par SONATEL en mars 2009, le d&#233;bat avait fait rage pour savoir s'il s'agissait ou pas d'un MVNO ce qui avait amen&#233; l'ARTP &#224; publier un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Suite au lancement, par l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), d'un appel d'offres pour l'attribution de trois licences &#224; des op&#233;rateurs virtuels de r&#233;seaux mobiles (MVNO), le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications devrait bient&#244;t s'enrichir de nouveaux acteurs. On se rappelle que lors du lancement de &#171; Kir&#232;ne mobile &#187; par SONATEL en mars 2009, le d&#233;bat avait fait rage pour savoir s'il s'agissait ou pas d'un MVNO ce qui avait amen&#233; l'ARTP &#224; publier un communiqu&#233; dans lequel elle pr&#233;cisait n'avoir accord&#233; ni d'autorisation de MVNO &#224; Kir&#232;ne ni lui avoir attribu&#233; de ressources en num&#233;rotation. De son c&#244;t&#233;, la SONATEL avait indiqu&#233; que son partenariat avec Kiri&#232;ne reposait sur un accord de co-branding, Kir&#233;ne b&#233;n&#233;ficiant simplement d'un contrat de distribution. Il en sera de m&#234;me avec l'offre &#171; Touba Mobile avec Expresso &#187;, lanc&#233;e en 2011, consistant uniquement en la cr&#233;ation d'un groupe ferm&#233; d'utilisateurs (GFU) qui pouvaient communiquer entre eux &#224; des tarifs r&#233;duits. Souvent assimil&#233;s &#224; des MVNO, par certains analystes du fait de l'&#233;lasticit&#233; du concept, ces marques n'en &#233;taient pas en r&#233;alit&#233; car se limitant &#224; des offres commerciales particuli&#232;res. Il faut dire que la cr&#233;ation de MVNO n'est gu&#232;re favoris&#233;e par l'environnement l&#233;gal et r&#233;glementaire national puisque ni la loi n&#176; 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des t&#233;l&#233;communications, ni la loi n&#176; 2011-01 du 14 f&#233;vrier 2011 portant Code des t&#233;l&#233;communications, ni la loi n&#176; 2017-13 du 20 janvier 2017 modifiant la loi n&#176; 2011-01 du 24 f&#233;vrier 2011 portant Code des T&#233;l&#233;communications, ne d&#233;finissent une proc&#233;dure claire et transparente pour la mise en place d'un MVNO et qu'&#224; l'&#233;chelle communautaire, les Directives de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) comme les Actes additionnels au Trait&#233; de la Communaut&#233; &#233;conomique des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en mati&#232;re de t&#233;l&#233;communications et de TIC, sont muets sur le sujet. Cela &#233;tant, la cr&#233;ation de MVNO peut bel et bien &#234;tre autoris&#233;e puisque le Code des t&#233;l&#233;communications d&#233;finit l'interconnexion comme &#171; un type particulier d'acc&#232;s mis en &#339;uvre entre op&#233;rateurs de r&#233;seaux ouverts au public &#187; et qu'elle n'implique pas la fourniture de prestations r&#233;ciproques par les op&#233;rateurs. D&#232;s lors, il tout &#224; fait envisageable que des op&#233;rateurs ne poss&#233;dant ni fr&#233;quence radio ni infrastructure de r&#233;seaux s'interconnectent avec des op&#233;rateurs classiques. Les trois op&#233;rateurs virtuels de r&#233;seaux mobiles qui se verront attribuer une licence pourront donc signer des accords avec SONATEL, Tigo et Expresso pour leur acheter des forfaits d'utilisation de communications &#224; des prix de gros et les revendre ensuite, avec une marge plus ou moins importante et sous leur propre marque, &#224; leurs clients, sans pour autant disposer d'un spectre de fr&#233;quences ni d'infrastructures de r&#233;seau propres mais tout en ayant leurs propres ressources de num&#233;rotation et en &#233;mettant leurs propres carte SIM. Ils contribueront ainsi &#224; d&#233;velopper le march&#233; des t&#233;l&#233;communications, voire &#224; la baisse des tarifs de la t&#233;l&#233;phonie mobile, mais ils ne constitueront pas un r&#233;el danger pour les op&#233;rateurs classiques puisque d&#233;pendant de leurs ressources pour op&#233;rer. Mieux l'arriv&#233;e de ces MVNO devrait permettre &#224; ces derniers d'accroitre leurs revenus puisqu'ils seront en mesure de vendre des capacit&#233;s jusqu'alors inutilis&#233;es sans avoir &#224; r&#233;aliser d'investissements suppl&#233;mentaires. Reste &#224; savoir, en l'absence d'une r&#233;glementation sp&#233;cifique, comment les int&#233;r&#234;ts des MVNO seront-ils prot&#233;g&#233;s face &#224; la toute-puissance des op&#233;rateurs classiques qui poss&#232;deront de facto une sorte de droit de vie et de mort sur ces nouveaux acteurs qui seront &#224; la fois leurs partenaires et leurs concurrents. Il revient donc &#224; l'ARTP de d&#233;finir pr&#233;cis&#233;ment les conditions d'accueil des MVNO par les op&#233;rateurs classiques de mani&#232;re &#224; s'assurer que les conditions qu'ils proposeront seront suffisamment int&#233;ressantes et resteront comp&#233;titives dans la dur&#233;e, y compris dans un contexte de baisse des tarifs aux clients finals mais &#233;galement de r&#233;fl&#233;chir &#224; la r&#233;gulation de leurs relations. Autre question &#224; laquelle devront r&#233;pondre les MVNO, quels types de services (messagerie, jeux, paiement mobile, etc.) offriront-ils pour gagner et conserver une client&#232;le ? Comme on le voit, l'arriv&#233;e des MVNO sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications posent un certain nombre de questions auxquelles il faudra r&#233;pondre rapidement et ad&#233;quatement afin que cette exp&#233;rience ne se transforme pas en feu de paille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Prenons-nous r&#233;ellement la cybers&#233;curit&#233; au s&#233;rieux ?</title>
		<link>https://osiris.sn/prenons-nous-reellement-la-cybersecurite-au-serieux.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/prenons-nous-reellement-la-cybersecurite-au-serieux.html</guid>
		<dc:date>2017-03-31T12:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les r&#233;v&#233;lations faites durant le mois de mars 2017 sur les cyberattaques dont ont &#233;t&#233; victimes certains &#233;tablissements financiers sont particuli&#232;rement pr&#233;occupantes. A peine venait-on d'apprendre que le piratage de comptes bancaires au sein de la CBAO, avec pour le moins la complicit&#233; d'un des agents du service informatique, avait caus&#233; un pr&#233;judice s'&#233;levant &#224; 1,8 milliards de FCFA qu'un syndicaliste de La Poste r&#233;v&#233;lait que cette institution &#233;tait victime, chaque ann&#233;e, de cyberattaques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2017,594-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Editoriale-+.html" rel="tag"&gt;Editoriale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;v&#233;lations faites durant le mois de mars 2017 sur les cyberattaques dont ont &#233;t&#233; victimes certains &#233;tablissements financiers sont particuli&#232;rement pr&#233;occupantes. A peine venait-on d'apprendre que le piratage de comptes bancaires au sein de la CBAO, avec pour le moins la complicit&#233; d'un des agents du service informatique, avait caus&#233; un pr&#233;judice s'&#233;levant &#224; 1,8 milliards de FCFA qu'un syndicaliste de La Poste r&#233;v&#233;lait que cette institution &#233;tait victime, chaque ann&#233;e, de cyberattaques entrainant des pertes sup&#233;rieures &#224; un milliard de FCFA. Ces affaires qui &#233;mergent ne sont que l'arbre qui cache la for&#234;t car il est de notori&#233;t&#233; commune que les &#233;tablissements bancaires, financiers ou commerciaux victimes de ce type d'attaques ne communiquent gu&#232;re sur le sujet, voire renoncent &#224; porter plainte, afin d'&#233;viter de d&#233;voiler les failles de leurs syst&#232;mes informatiques et par la m&#234;me de perdre la confiance de leur client&#232;le. Ce ph&#233;nom&#232;ne n'est ni nouveau ni sp&#233;cifique au S&#233;n&#233;gal, puisqu'une &#233;tude r&#233;alis&#233; par Kapersky en 2015 montrait qu'&#224; l'&#233;chelle mondiale, les cyberattaques r&#233;alis&#233;es contre les banques avaient caus&#233; des pertes s'&#233;levant &#224; un milliards de dollars am&#233;ricains. Ironie du sort, pratiquement &#224; la m&#234;me p&#233;riode, le S&#233;n&#233;gal abritait une formation destin&#233;e aux juges et procureurs des pays francophones et lusophones d'Afrique de l'ouest, avec l'objectif de leur donner des connaissances de base sur la cybercriminalit&#233; et la preuve &#233;lectronique. Certes, le S&#233;n&#233;gal s'est dot&#233;, depuis janvier 2008, d'une loi sur la cybercriminalit&#233; visant &#224; mettre fin &#224; l'inad&#233;quation des normes devant organiser le proc&#232;s cybercriminel dans toutes les &#233;tapes de la proc&#233;dure et d'une loi sur la protection des donn&#233;es personnelles, mais lorsque l'infraction est commise, il faut bien se rendre &#224; l'&#233;vidence qu'il est d&#233;j&#224; trop tard. Si l'on insiste beaucoup, et &#224; juste titre, sur la formation des membres des forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; et des magistrats en mati&#232;re de lutte contre la cybercriminalit&#233;, il semble que les actions qui devraient &#234;tre men&#233;es en amont pour emp&#234;cher, ou du moins pr&#233;venir, les crimes et d&#233;lits relevant de la cybercriminalit&#233; sont largement n&#233;glig&#233;es. Ce combat passe d'abord et avant tout par la dispensation de formations pointues en cybers&#233;curit&#233; &#224; tous ceux qui officient au sein des syst&#232;mes d'information/syst&#232;mes informatiques des structures publiques ou priv&#233;es qu'elles aient une vocation commerciale ou pas. En effet, la question de la cybers&#233;curit&#233; n'int&#233;resse pas uniquement les soci&#233;t&#233;s menant des activit&#233;s &#224; caract&#232;re lucratif. Aujourd'hui, avec l'information g&#233;n&#233;ralis&#233;e de la soci&#233;t&#233; un grand nombre d'organismes publics, qu'ils soient en charge ou pas de l'ex&#233;cution des missions r&#233;galiennes de l'Etat, s'appuient sur d'importants dispositifs informatiques qui doivent &#234;tre s&#233;curis&#233;s car contenant les donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel de millions de citoyens. Parmi ceux-ci, deux secteurs qui sont souvent n&#233;glig&#233;s lorsque l'on parle de cybers&#233;curit&#233;, et qui sont pourtant essentiels, &#224; avoir l'&#233;ducation et la sant&#233;. L'&#233;ducation car chaque ann&#233;e des milliers d'enfants sont scolaris&#233;s et leurs donn&#233;es personnelles introduites dans des syst&#232;mes informatiques pour des besoins d'ordre administratifs et p&#233;dagogiques et la sant&#233; car les diff&#233;rentes structures de sant&#233; stockent d&#233;sormais des donn&#233;es hautement confidentielles relatives &#224; des milliers de nos concitoyens. Que dire de la s&#233;curit&#233; des infrastructures essentielles, telles que la production et le transport d'&#233;lectricit&#233;, le monitoring des barrages, des a&#233;roports, des ports et autres secteurs largement &#233;quip&#233;s en syst&#232;mes intelligents ? Au-del&#224; des formations ponctuelles dispens&#233;es dans le cadre de la formation continue, une bonne approche de la cybers&#233;curit&#233; implique qu'elle soit au c&#339;ur des formations initiales dispens&#233;es dans le domaine de l'informatique et ce quel que soit leur niveau. Il faut &#233;galement que l'ensemble des agents des structures publiques ou priv&#233;es soient sensibilis&#233;s &#224; la probl&#233;matique de la cybers&#233;curit&#233; car tr&#232;s souvent, ce sont des failles d'origine humaine qui sont utilis&#233;es pour p&#233;n&#233;trer ill&#233;galement dans les syst&#232;mes informatiques. Le message comme quoi la cybers&#233;curit&#233; est l'affaire de tous doit donc &#234;tre largement v&#233;hicul&#233; et expliqu&#233;. Enfin, &#224; un niveau plus global, il urge plus de mat&#233;rialiser le projet de cr&#233;ation d'une Computer Emergency Response Team (CERT) agit&#233; depuis plusieurs ann&#233;es mais qui n'a toujours pas vu le jour sans doute coinc&#233; qu'il est entre les tentacules de la pieuvre administrative et les luttes intestines men&#233;es par les diff&#233;rentes structures pour savoir qui en aura le contr&#244;le !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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