<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://osiris.sn/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>OSIRIS</title>
	<link>https://www.osiris.sn/</link>
	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://osiris.sn/spip.php?id_rubrique=549&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>OSIRIS</title>
		<url>https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L102xH100/osiris-4-2331f.png?1779193446</url>
		<link>https://www.osiris.sn/</link>
		<height>100</height>
		<width>102</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>2015 : Une ann&#233;e riche en &#233;v&#232;nements pour l'&#233;cosyst&#232;me des TIC au S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://osiris.sn/2015-Une-annee-riche-en-evenements.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/2015-Une-annee-riche-en-evenements.html</guid>
		<dc:date>2015-12-31T20:41:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un bref coup d'&#339;il dans le r&#233;troviseur permet de constater que l'ann&#233;e 2015 a &#233;t&#233; riche en &#233;v&#232;nements relatifs &#224; l'&#233;cosyst&#232;me national des TIC. Certes l'annonce faite par le Ministre des Postes et des T&#233;l&#233;communications de la prochaine publication d'un cadre national de r&#233;f&#233;rence pour le d&#233;veloppement num&#233;rique n'a pas &#233;t&#233; suivie d'effet mais c'est le contraire qui aurait &#233;t&#233; surprenant dans un pays qui, depuis plus de quinze ans, ne dispose toujours pas de strat&#233;gie nationale en mati&#232;re de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un bref coup d'&#339;il dans le r&#233;troviseur permet de constater que l'ann&#233;e 2015 a &#233;t&#233; riche en &#233;v&#232;nements relatifs &#224; l'&#233;cosyst&#232;me national des TIC. Certes l'annonce faite par le Ministre des Postes et des T&#233;l&#233;communications de la prochaine publication d'un cadre national de r&#233;f&#233;rence pour le d&#233;veloppement num&#233;rique n'a pas &#233;t&#233; suivie d'effet mais c'est le contraire qui aurait &#233;t&#233; surprenant dans un pays qui, depuis plus de quinze ans, ne dispose toujours pas de strat&#233;gie nationale en mati&#232;re de Soci&#233;t&#233; de l'information et dont la derni&#232;re lettre de politique sectorielle a &#233;t&#233; rendue publique en janvier 2005 avec une validit&#233; qui courait jusqu'en 2008 ! Par contre, les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie se sont vus imposer une nouvelle taxe, fix&#233;e &#224; 1% de leur chiffre d'affaires, qui vient s'ajouter &#224; la Contribution au d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications et du secteur de l'Energie (CODETE) et &#224; la Redevance sur l'utilisation du r&#233;seau des t&#233;l&#233;communications (RUTEL). De plus, ils sont d&#233;sormais soumis &#224; un contr&#244;le plus strict suite &#224; la signature d'un d&#233;cret cr&#233;ant un dispositif de supervision et de contr&#244;le de l'activit&#233; des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communication et &#224; l'acquisition, par l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), du mat&#233;riel lui permettant notamment de surveiller le trafic international entrant. En dehors de cela, malgr&#233; de nombreuses sp&#233;culations, le passage de la t&#233;l&#233;vision analogique au num&#233;rique s'est d&#233;roul&#233; comme pr&#233;vu le 16 juin 2015, m&#234;me si la couverture du territoire est encore faible et la vente des d&#233;codeurs TNT probl&#233;matique retardant ainsi le basculement total vers le num&#233;rique et l'utilisation du dividende num&#233;rique r&#233;sultant de la lib&#233;ration des fr&#233;quences utilis&#233;es par la t&#233;l&#233;vision analogique. Durant cette ann&#233;e, la Commission de protection des donn&#233;es personnelles (CDP) a continu&#233; &#224; asseoir son autorit&#233;, avertissant les uns et sanctionnant les autres, et la demande d'adh&#233;sion du S&#233;n&#233;gal &#224; la Convention pour la protection des personnes &#224; l'&#233;gard du traitement automatis&#233; des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, qui r&#233;glemente notamment les flux transfrontaliers des donn&#233;es, a &#233;t&#233; valid&#233;e par le Conseil de l'Europe am&#233;liorant ainsi sa cr&#233;dibilit&#233; sur le plan international. Annonc&#233;e depuis des ann&#233;es, la portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phonie mobile est enfin effective depuis le 1er septembre 2015, renfor&#231;ant ainsi les conditions de la concurrence entre les op&#233;rateurs en lib&#233;rant les abonn&#233;s des contraintes li&#233;es au changement de leur num&#233;ro. Un grand pas a &#233;galement &#233;t&#233; franchi avec la mise en place, sur le plan administratif, d'un point d'&#233;change Internet (IXP), d&#233;nomm&#233; SENIX, en attendant sa prochaine op&#233;rationnalisation sur le plan technique. Gr&#226;ce &#224; sa cr&#233;ation, l'utilisation de la bande passante internationale devrait &#234;tre rationalis&#233;e, le trafic Internet local optimis&#233; et d'importantes sommes en devises &#233;conomis&#233;es. Sur un autre plan, la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD) a accept&#233; de financer le Parc des technologies num&#233;riques de Diamniadio qui devrait jouer un r&#244;le d&#233;terminant dans le d&#233;veloppement de l&#8216;&#233;conomie num&#233;rique. D'ores et d&#233;j&#224;, de nombreuses entreprises TIC, nationales comme internationales, ont d&#233;cid&#233; de s'implanter dans cette zone d&#233;di&#233;e qui semble partie sur de bien meilleures bases que le d&#233;funt projet du Technopole puis du Cybervillage qui n'aura jamais rien donn&#233; malgr&#233; sa pertinence. Apr&#232;s une exp&#233;rimentation de la 4G de pr&#232;s de douze mois, entre avril 2014 et mars 2015, les autorit&#233;s ont finalement proc&#233;d&#233; au lancement d'un appel d'offres, r&#233;serv&#233; aux op&#233;rateurs pr&#233;sents sur le march&#233;, pour l'attribution de licences et de fr&#233;quences 4G dont le r&#233;sultat devrait &#234;tre connu dans le courant du mois de janvier 2016. Par contre, la venue d'un quatri&#232;me op&#233;rateur, &#233;voqu&#233;e un moment au plus haut sommet de l'Etat, ne semble plus d'actualit&#233; et l'on attend toujours la d&#233;livrance de licences &#224; des fournisseurs d'acc&#232;s Internet afin d'accroitre la concurrence sur ce segment sur lequel la Sonatel d&#233;tient toujours un quasi-monopole. Enfin, cette ann&#233;e aura connu beaucoup de remous sociaux autour des projets d'externalisation d'activit&#233;s des deux principaux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications que sont Tigo et Sonatel. Bien que le r&#233;gulateur ait estim&#233; que rien ne s'opposait &#224; ces projets d'un point de vue l&#233;gal, ils soul&#232;vent nombre de probl&#232;mes quant &#224; la p&#233;rennit&#233; des emplois et au maintien de certains savoir-faire au sein des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications qui se concentrent de plus en plus sur les services &#224; valeur ajout&#233;e. L'ann&#233;e 2015, aura donc &#233;t&#233; une ann&#233;e fructueuse et il faut esp&#233;rer que le meilleur est &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sonatel : Quand les citoyens se r&#233;voltent contre l'entreprise &#171; citoyenne &#187;</title>
		<link>https://osiris.sn/sonatel-quand-les-citoyens-se-revoltent-contre-l-entreprise-citoyenne.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/sonatel-quand-les-citoyens-se-revoltent-contre-l-entreprise-citoyenne.html</guid>
		<dc:date>2015-11-30T15:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;cente bronca des d&#233;put&#233;s contre la Sonatel, lors de l'examen du budget du minist&#232;re des Postes et des T&#233;l&#233;communications &#224; l'Assembl&#233;e nationale, est symptomatique du sentiment de rejet qui s'exprime dans de nombreux secteurs de l'opinion publique s&#233;n&#233;galaise &#224; l'&#233;gard de l'op&#233;rateur historique qui aime pourtant &#224; se pr&#233;senter comme &#171; une entreprise citoyenne &#187;. C'est ainsi que, dans le courant de l'ann&#233;e 2015, l'Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel s'est oppos&#233;e aux projets (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;cente bronca des d&#233;put&#233;s contre la Sonatel, lors de l'examen du budget du minist&#232;re des Postes et des T&#233;l&#233;communications &#224; l'Assembl&#233;e nationale, est symptomatique du sentiment de rejet qui s'exprime dans de nombreux secteurs de l'opinion publique s&#233;n&#233;galaise &#224; l'&#233;gard de l'op&#233;rateur historique qui aime pourtant &#224; se pr&#233;senter comme &#171; une entreprise citoyenne &#187;. C'est ainsi que, dans le courant de l'ann&#233;e 2015, l'Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel s'est oppos&#233;e aux projets d'externalisation de la Direction g&#233;n&#233;rale consistant en la vente des tours de t&#233;l&#233;communications (Towerco), la mise en place d'un Global Network Operations Center (GNOC) et l'externalisation de la gestion des &#233;quipements du Radio Access Network (RAN), qui, &#224; terme, risque de faire perdre &#224; la Sonatel, et au-del&#224; au S&#233;n&#233;gal, un certain nombre d'emplois et de de comp&#233;tences techniques. De son c&#244;t&#233;, l'Association des revendeurs de cr&#233;dits de recharge Seddo a appel&#233; &#224; une gr&#232;ve de 48 heures pour protester contre l'entr&#233;e en vigueur du param&#233;trage zonal, mesure impos&#233;e par la Sonatel et qui les obligent &#224; vendre leurs produits dans des zones d&#233;termin&#233;es. Les abonn&#233;s de la Sonatel ont, &#224; leur niveau, mis en place un groupe Facebook intitul&#233; &#171; si toi aussi tu te sens arnaqu&#233; par Orange &#187;, comptant quelques 45 000 membres, &#224; travers lequel ils d&#233;noncent p&#234;le-m&#234;le, la validit&#233; limit&#233;e des recharges de cr&#233;dit t&#233;l&#233;phonique, alors que celles-ci ont un caract&#232;re illimit&#233; chez Tigo et Expresso, la mauvaise qualit&#233; du service client, le co&#251;t excessif des pass Internet permettant la connexion mobile &#224; Internet, la chert&#233; des offres Triple play (29 000FCFA par mois) et des frais d'installation (25 000 FCFA) en regard des services fournis, notamment la faiblesse du d&#233;bit Internet limit&#233; &#224; 2 Mbps, les frais de location de la Livebox qui s'&#233;l&#232;vent &#224; 4000 FCFA par mois alors qu'Orange la facture &#224; 3 euros (2000 FCFA) par mois en France, le montant &#233;lev&#233; des frais factur&#233;s pour les paiements effectu&#233;s via Orange Money, les dysfonctionnements sur le r&#233;seau, etc. Afin de protester contre toutes ces pratiques jug&#233;es abusives, ce groupe a organis&#233; le 1er octobre et le 12 novembre 2015 des journ&#233;es de boycott d'Orange. Dans le cadre du processus d'attribution de licences et de fr&#233;quences pour l'utilisation de la 4G, nous avons &#233;galement assist&#233; &#224; une passe d'armes feutr&#233;e entre l'Etat et la Sonatel sur le prix du ticket d'entr&#233;e, la puissance publique d&#233;clarant avoir rejet&#233; une offre de cette derni&#232;re estim&#233;e insuffisante tandis que l'op&#233;rateur historique affirmait n'avoir fait aucune proposition. S'agissant des rapports que la Sonatel entretient avec d'autres op&#233;rateurs, les choses ne vont gu&#232;re mieux puisque l'on assiste actuellement &#224; un bras de fer avec le Consortium du service universel (CSU), qui commercialise ses services dans la r&#233;gion de Matam sous la marque commerciale Hayo, sur la question du prix factur&#233; par la Sonatel pour la location de ses tours de communication ainsi que sur celle relative au paiement de la TVA sur les appels internationaux. Chose nouvelle, la Sonatel doit &#233;galement faire face aux protestations des &#233;lus locaux qui lui reprochent, d'une part, d'installer ses &#233;quipements (c&#226;bles, tours de t&#233;l&#233;communications, etc.) sur le domaine public sans en faire la demande aupr&#232;s des collectivit&#233;s locales et, d'autre part, de ne pas s'acquitter de la redevance d'occupation du domaine public (RODP), telle que d&#233;finie par le d&#233;cret n&#176; 2005-1182 du 6 d&#233;cembre 2005 relatif aux pr&#233;rogatives et servitudes des exploitants des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications ouverts au public. Ce conflit a pris une telle ampleur que le minist&#232;re la Gouvernance locale, du D&#233;veloppement et de l'Am&#233;nagement du Territoire a &#233;t&#233; amen&#233; &#224; organiser un atelier d'&#233;change et de partage pour l'am&#233;lioration des relations entre la Sonatel et les collectivit&#233;s locales. Le point d'orgue de ces protestations a &#233;t&#233; atteint avec les vives critiques exprim&#233;es par les d&#233;put&#233;s sur la couverture et la qualit&#233; du r&#233;seau, les tarifs pratiqu&#233;s et le paiement des redevances, certains allant m&#234;me jusqu'&#224; d&#233;noncer l'arrogance dont ferait preuve la Sonatel et demander &#224; l'Etat de ne pas renouveler sa concession qui expire en 2017 ! Tous ces &#233;v&#232;nements se d&#233;roulent avec en toile de fond la probl&#233;matique du renouvellement de la concession de la Sonatel qui arrive &#224; expiration en 2017 et qui fait l'objet de grandes man&#339;uvres de la part d'Orange avec notamment des visites r&#233;p&#233;t&#233;es de son PDG, St&#233;phane Richard, au S&#233;n&#233;gal. Il faut dire que l'enjeu n'est pas mince pour Orange puisque l'Afrique constitue d&#233;sormais son principal relais de croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du Technopole au Parc des technologies num&#233;riques en passant par le Cybervillage</title>
		<link>https://osiris.sn/Du-Technopole-au-Parc-des.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Du-Technopole-au-Parc-des.html</guid>
		<dc:date>2015-10-31T08:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a pr&#232;s de vingt ans, sous le r&#233;gime du Pr&#233;sident Abdou Diouf, l'Assembl&#233;e nationale adoptait la loi n&#176; 96-36 du 31 d&#233;cembre 1996 portant cr&#233;ation et fixant le statut du Technop&#244;le de Dakar. L'objectif &#233;tait de cr&#233;er une zone &#233;conomique am&#233;nag&#233;e ayant pour vocation d'accueillir des institutions de formation et de recherche ainsi que des entreprises innovantes en vue de promouvoir les synergies n&#233;cessaires &#224; la cr&#233;ation de richesses et d'emploi. Ce dispositif, dont certains pays s'&#233;taient (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a pr&#232;s de vingt ans, sous le r&#233;gime du Pr&#233;sident Abdou Diouf, l'Assembl&#233;e nationale adoptait la loi n&#176; 96-36 du 31 d&#233;cembre 1996 portant cr&#233;ation et fixant le statut du Technop&#244;le de Dakar. L'objectif &#233;tait de cr&#233;er une zone &#233;conomique am&#233;nag&#233;e ayant pour vocation d'accueillir des institutions de formation et de recherche ainsi que des entreprises innovantes en vue de promouvoir les synergies n&#233;cessaires &#224; la cr&#233;ation de richesses et d'emploi. Ce dispositif, dont certains pays s'&#233;taient dot&#233;s avec succ&#232;s, s'inscrivait dans la strat&#233;gie de l'ilotage visant &#224; cr&#233;er une zone de d&#233;veloppement acc&#233;l&#233;r&#233;e disposant d'&#233;quipements technologiques de pointe, notamment en mati&#232;re de t&#233;l&#233;communications, et offrant des avantages fiscaux et administratifs dans un pays incapable de moderniser simultan&#233;ment l'ensemble de ses infrastructures. Int&#233;grant la formation, la recherche, l'innovation, la valorisation et les services, le Technopole de Dakar devait notamment comprendre un complexe t&#233;l&#233;communications et informatique r&#233;unissant un centre de t&#233;l&#233;communications, l'&#201;cole sup&#233;rieure multinationale des t&#233;l&#233;communications (ESMT) et le projet &#171; Gateway &#187; consistant en la cr&#233;ation d'une zone de t&#233;l&#233;communications avanc&#233;es (ZTA). Ce volet visait plus pr&#233;cis&#233;ment &#224; cr&#233;er un centre de t&#233;l&#233;communications, tourn&#233; vers l'exploitation et l'exportation de services de traitement de l'information dans le cadre des processus d'outsourcing. A l'&#233;poque, l'ambition r&#233;guli&#232;rement affich&#233;e, dans les discours officiels, &#233;tait de faire de Dakar &#171; la capitale des t&#233;l&#233;services &#187;. Cependant, faute d'une volont&#233; politique suffisamment affirm&#233;e, se traduisant notamment par l'adoption d'une strat&#233;gie de mise en &#339;uvre, l'allocation d'un budget cons&#233;quent, la d&#233;finition d'un calendrier d'ex&#233;cution et la mise en place d'un m&#233;canisme de suivi et d'&#233;valuation, il fallut bien vite d&#233;chanter. En dehors de la Sonatel qui installa son Centre national de supervision des r&#233;seaux sur le site du Technopole en 2003, le projet restera pendant des ann&#233;es au stade de projet ! En 2004, sous le r&#233;gime du Pr&#233;sident Abdoulaye Wade, l'Assembl&#233;e nationale adopta la loi n&#176; 2004-10 du 27 janvier 2004 portant cr&#233;ation d'un Cyber village avec l'objectif de positionner le S&#233;n&#233;gal sur le march&#233; international des t&#233;l&#233;services tout en facilitant l'importation des expertises et des technologies de pointe dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC). En fait, cette loi ne fit que supprimer le vocable Technopole pour le remplacer par le concept de Cyber Village qui &#233;tait plus dans l'air du temps ! Dans cette deuxi&#232;me phase, la seule avanc&#233;e notoire fut l'installation du si&#232;ge de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE) sur le site du Technopole en juillet 2009, mais en dehors de cela, le Cybervillage en tant que tel restera &#233;galement dans le registre des projets. Aujourd'hui, le projet de Parc des technologies num&#233;riques de Diamniadio inscrit dans le Plan S&#233;n&#233;gal &#233;mergent (PSE), qui vise globalement les m&#234;mes objectifs que ces devanciers, semble mieux parti pour &#234;tre mat&#233;rialis&#233; dans la mesure o&#249; il b&#233;n&#233;ficie d'ores et d&#233;j&#224; d'un financement de la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD) pour le lancement de sa phase exp&#233;rimentale. B&#233;n&#233;ficiant de la dynamique engendr&#233;e par la cr&#233;ation du P&#244;le urbain de Diamniadio, nouvelle ville int&#233;gr&#233;e qui devrait regrouper, entre autres, des quartiers administratifs, des zones d'habitations mixtes, des zones industrielles, des institutions d'enseignement sup&#233;rieur et de recherche et des espaces d'affaires, le Parc des technologies num&#233;rique de Diamniadio a d&#233;j&#224; suscit&#233; l'int&#233;r&#234;t d'une trentaine d'entreprises, nationales et internationales, &#233;voluant dans le secteur des TIC, &#224; l'image de Solution Informatique Durable (SOLID), Tigo S&#233;n&#233;gal, Alcatel-Lucent, JVC ou encore le groupe ATOS. Dans cet espace, elles devraient notamment b&#233;n&#233;ficier de la proximit&#233; de la Cit&#233; du Savoir projet&#233;e par le Minist&#232;re de l'enseignement sup&#233;rieur et de la Recherche (MESR) et comportant des laboratoires mutualis&#233;s s'ins&#233;rant dans le cadre la Plateforme d'appui technique &#224; la recherche et l'innovation pour l'Emergence (PATRIE), le si&#232;ge de l'Universit&#233; virtuelle du S&#233;n&#233;gal (UVS), et un Institut sup&#233;rieur d'enseignement professionnel (ISEP), d&#233;di&#233; aux m&#233;tiers des TIC, de l'automobile et de l'informatique embarqu&#233;e, sans parler de l'Universit&#233; Amadou Mahtar Mbow, &#224; vocation scientifique. Reste &#224; savoir quand le S&#233;n&#233;gal se dotera-t-il enfin d'une strat&#233;gie nationale en mati&#232;re de soci&#233;t&#233; de l'information afin que ces actions gagnent en coh&#233;rence et en efficience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phonie mobile enfin effective</title>
		<link>https://osiris.sn/la-portabilite-des-numeros-de-telephonie-mobile-enfin-effective.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/la-portabilite-des-numeros-de-telephonie-mobile-enfin-effective.html</guid>
		<dc:date>2015-09-30T11:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Introduite au S&#233;n&#233;gal au cours du 3&#232;me trimestre de l'ann&#233;e 1996 par la Sonatel, la t&#233;l&#233;phonie mobile a rapidement connu un grand succ&#232;s. En avril 1999, le secteur connaitra une premi&#232;re &#233;volution de taille avec l'ouverture limit&#233;e du march&#233; &#224; la concurrence qui se traduira par l'arriv&#233;e de Sentel, devenu aujourd'hui Tigo. La portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phonie mobile, &#224; savoir la possibilit&#233; offerte au client de changer d'op&#233;rateur tout en conservant le m&#234;me num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone, ayant &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Introduite au S&#233;n&#233;gal au cours du 3&#232;me trimestre de l'ann&#233;e 1996 par la Sonatel, la t&#233;l&#233;phonie mobile a rapidement connu un grand succ&#232;s. En avril 1999, le secteur connaitra une premi&#232;re &#233;volution de taille avec l'ouverture limit&#233;e du march&#233; &#224; la concurrence qui se traduira par l'arriv&#233;e de Sentel, devenu aujourd'hui Tigo. La portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phonie mobile, &#224; savoir la possibilit&#233; offerte au client de changer d'op&#233;rateur tout en conservant le m&#234;me num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone, ayant &#233;t&#233; identifi&#233;e comme &#233;tant un &#233;l&#233;ment d&#233;terminent de la concurrence dans les pays o&#249; le march&#233; &#233;tait totalement lib&#233;ralis&#233;, d&#232;s avril 2001, le Groupe de r&#233;flexion Initiatives citoyennes r&#233;clamera, dans une tribune publi&#233;e dans le journal Le Soleil, son instauration au S&#233;n&#233;gal. Cependant, le message ne sera pas entendu et il faudra attendre l'ann&#233;e 2003 pour que l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) initie une &#233;tude sur la portabilit&#233; des num&#233;ros. A l'&#233;poque, la conclusion qui fut rendue publique indiquait, sans plus de pr&#233;cision, que le march&#233; n'&#233;tait pas encore m&#251;r pour mettre en place un tel service. En novembre 2008, l'ouverture du march&#233; &#224; la concurrence s'accentuera avec l'arriv&#233;e de Sudatel comme troisi&#232;me op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile. A partir de cet instant, on aurait pu penser que la portabilit&#233; des num&#233;ros serait instaur&#233;e mais il n'en fut rien et pendant de nombreuses ann&#233;es elle constituera une v&#233;ritable arl&#233;sienne, souvent annonc&#233;e mais jamais r&#233;alis&#233;e ! En 2013, la question sera relanc&#233;e par le mouvement consum&#233;riste qui interpellera, Daniel Seck, Directeur g&#233;n&#233;ral de de l'Agence de r&#233;gulation des postes et des t&#233;l&#233;communications (ARTP), qui avouera que le blocage provenait de la Sonatel alors que ses concurrents Tigo et Expresso &#233;tait favorables &#224; la mesure. Lors d'une journ&#233;e de concertation organis&#233;e sur la question, les responsables de la Sonatel expliqu&#232;rent d'ailleurs qu'elle n'&#233;tait pas convaincue de l'opportunit&#233; de la mise en &#339;uvre de la portabilit&#233;, vu que les r&#233;sultats obtenus dans d'autres pays n'avaient pas &#233;t&#233; d&#233;terminants sur l'&#233;volution du march&#233;. A la m&#234;me &#233;poque, appliquant la formule, &#171; V&#233;rit&#233; en de&#231;&#224; du Sahara, erreur au-del&#224; &#187;, Orange r&#233;clamait l'instauration de la portabilit&#233; en Tunisie, march&#233; sur lequel il &#233;tait en position de nouvel entrant ! Nomm&#233;e &#224; la t&#234;te de l'ARTP en septembre 2009, Ndongo Diao s'attaquera &#224; son tour &#224; la question mais il devra lui aussi faire face &#224; l'opposition d'Orange. Il faudra attendre l'adoption d'un nouveau Code des t&#233;l&#233;communications en f&#233;vrier 2011 stipulant notamment en son article 86 que &#171; L'Autorit&#233; de r&#233;gulation est charg&#233;e de veiller &#224; la d&#233;finition et la mise en &#339;uvre des conditions et modalit&#233;s de la portabilit&#233; des num&#233;ros et tranche les litiges y aff&#233;rents &#187; pour que le processus soit relanc&#233;. Nomm&#233; &#224; la t&#234;te de l'ARTP en avril 2012, Abou Lo se saisira du dossier et annoncera m&#234;me en octobre 2013 qu'elle serait effective &#224; partir du mois d'octobre 2014. Cependant, force fut de constater qu'&#224; la date pr&#233;vue la portabilit&#233; des num&#233;ros n'&#233;tait toujours pas effective. En d&#233;cembre 2014, Abdou Karim Sall, nomm&#233; &#224; la t&#234;te de l'ARTP depuis juillet 2014, d&#233;clara que la portabilit&#233; serait effective dans un d&#233;lai de deux mois, mais l&#224; encore, le moment venu il fallut d&#233;chanter et constater une fois de plus l'ineffectivit&#233; de la mesure ! Finalement, il faudra attendre le 1er septembre 2015 pour que la portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phonie mobile soit effective au S&#233;n&#233;gal dans un march&#233; domin&#233; par la Sonatel qui en d&#233;tient 55,86%, devant Tigo qui se positionne &#224; la deuxi&#232;me place avec 22,84% des parts de march&#233;, suivi par Expresso avec 21,30% des abonn&#233;s. A l'exception notable de l'Association s&#233;n&#233;galaise des utilisateurs des technologies de l'information et de la communication (ASUTIC), qui estime la mesure pr&#233;matur&#233;e, le lancement de la portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phonie mobile a &#233;t&#233; salu&#233;e par l'ensemble des acteurs du secteur comme par les abonn&#233;s. Il faudra maintenant attendre de disposer de donn&#233;es statistiques fiables afin de pouvoir tirer un bilan de sa mise en &#339;uvre. Toujours est-il que le premier enseignement que l'on peut tirer de l'aboutissement de ce long processus, est la grande faiblesse du r&#233;gulateur, oblig&#233; de diff&#233;rer des mesures allant dans le sens de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral tant que celles-ci n'agr&#233;ent pas &#224; l'op&#233;rateur historique. Il revient au pouvoir politique de mettre fin &#224; une telle situation qui est totalement inacceptable dans un &#233;tat qui se respecte quel que soit le point de vue selon lequel on se place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cr&#233;ation d'un point d'&#233;change Internet (IXP) au S&#233;n&#233;gal : Mieux vaut tard que jamais</title>
		<link>https://osiris.sn/Creation-d-un-point-d-echange,14087.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Creation-d-un-point-d-echange,14087.html</guid>
		<dc:date>2015-08-31T13:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'annonce faite par Malick Ndiaye, Directeur de cabinet du Ministre des Postes et des T&#233;l&#233;communications, du d&#233;marrage du processus devant conduire &#224; la cr&#233;ation d'un point d'&#233;change Internet (IXP) au S&#233;n&#233;gal est incontestablement une bonne nouvelle m&#234;me si l'on peut regretter qu'elle vienne un peu tard. La mise en place d'un tel dispositif &#233;tait en effet une vieille revendication des organisations s&#233;n&#233;galaises de la soci&#233;t&#233; civile sp&#233;cialis&#233;es dans le domaine des technologies de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'annonce faite par Malick Ndiaye, Directeur de cabinet du Ministre des Postes et des T&#233;l&#233;communications, du d&#233;marrage du processus devant conduire &#224; la cr&#233;ation d'un point d'&#233;change Internet (IXP) au S&#233;n&#233;gal est incontestablement une bonne nouvelle m&#234;me si l'on peut regretter qu'elle vienne un peu tard. La mise en place d'un tel dispositif &#233;tait en effet une vieille revendication des organisations s&#233;n&#233;galaises de la soci&#233;t&#233; civile sp&#233;cialis&#233;es dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), &#224; l'image du Chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (ISOC-S&#233;n&#233;gal) &#224; l'&#233;chelle nationale, et de l'African Internet Service Providers Association (Afrispa), &#224; l'&#233;chelle africaine. En 2007, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) avait d'ailleurs inclus la cr&#233;ation d'un IXP dans son plan d'activit&#233;s annuel mais ce projet, pourtant critique pour notre pays, restera sans suite. Il faut savoir que lorsque l'on envoie des donn&#233;es sur Internet, celles-ci empruntent des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications appartenant &#224; de grands op&#233;rateurs internationaux qui sont interconnect&#233;s &#224; travers des n&#339;uds d'&#233;changes, g&#233;n&#233;ralement situ&#233;s en dehors du continent africain, mis en place par des op&#233;rateurs de transit (Transit provider). Bien entendu, les services fournis par les op&#233;rateurs de transit sont payants et leur co&#251;t est r&#233;percut&#233; sur le prix des services de t&#233;l&#233;communications vendus aux utilisateurs finaux. En l'absence de point d'&#233;change Internet, qu'il soit local, national ou r&#233;gional, le trafic Internet est rout&#233; par les op&#233;rateurs de transit sans se soucier du lieu d'&#233;mission et du lieu de destination avec pour cons&#233;quence qu'un message &#233;chang&#233; entre deux internautes habitant une m&#234;me localit&#233; peut tr&#232;s bien transiter via des n&#339;uds d'&#233;changes situ&#233;s en Europe ou en Am&#233;rique du Nord, transformant ainsi une communication locale en une communication internationale avec les cons&#233;quences financi&#232;res qui en d&#233;coulent sur le co&#251;t de revient li&#233; &#224; cet envoi. La multiplication inutile des interm&#233;diaires induit notamment un rench&#233;rissement des co&#251;ts et aboutit, au final, &#224; une subvention des infrastructures de t&#233;l&#233;communications internationales par l'Afrique. Des &#233;tudes ont ainsi montr&#233; que l'Afrique perdait chaque ann&#233;e quelques 500 millions de dollars du fait de l'absence de point d'&#233;change Internet, soit l'&#233;quivalent de l'aide ext&#233;rieure qu'elle re&#231;oit dans le cadre de l'aide publique au d&#233;veloppement. En faisant en sorte que le trafic local reste local, la mise en place de points d'&#233;change Internet permet de r&#233;duire drastiquement le co&#251;t des t&#233;l&#233;communications comme le montre l'exemple des Etats-Unis, o&#249; suite &#224; la cr&#233;ation de points d'&#233;changes Internet, le prix du transit Internet est pass&#233; de 1220 $ par Mbps en 1998 &#224; 0,94 $ par Mbps en 2015 ! Au-del&#224; de l'aspect financier, la cr&#233;ation de points d'&#233;change Internet am&#233;liore &#233;galement la qualit&#233; de la connexion en r&#233;duisant le temps de latence d&#233;coulant de l'utilisation de circuits internationaux de t&#233;l&#233;communications et optimise l'utilisation de la bande passante internet internationale disponible localement en la r&#233;servant &#224; ceux qui en ont v&#233;ritablement besoin. Aujourd'hui, pr&#232;s d'une vingtaine de pays africains disposent au moins d'un IXP, certains comme l'Afrique du sud et le Nigeria en disposant de plusieurs, et il faut esp&#233;rer que le mouvement visant &#224; cr&#233;er des IXP dans tous les pays africains, ainsi que cinq plateformes d'interconnexion r&#233;gionales et trois grands op&#233;rateurs continentaux, dans le cadre du projet African Internet Exchange System (AXIS) mise en &#339;uvre de la Commission de l'Union africaine avec l'appui d'Internet Society (ISOC), sera rapidement conduit &#224; terme. Une fois le trafic Internet africain sortant agr&#233;g&#233; &#224; travers ce dispositif continental, l'Afrique sera en meilleure position pour discuter des tarifs d'interconnexion avec les grands op&#233;rateurs de transit internationaux. Mieux, il sera alors possible d'envisager la cr&#233;ation de services de messagerie &#233;lectronique et d'h&#233;bergement de contenus efficients sur le continent ce qui ne pourra qu'encourager le d&#233;veloppement d'une &#233;conomie num&#233;rique afro-centr&#233;e dont l'essentiel de la valeur ajout&#233;e restera sur le continent au lieu d'&#234;tre export&#233;e comme c'est le cas &#224; l'heure actuelle. La cr&#233;ation d'un point d'&#233;change Internet au S&#233;n&#233;gal permettra donc de r&#233;gler d'importants probl&#232;mes et offrira de nombreuses opportunit&#233;s et l'on se demande bien pourquoi elle n'est pas intervenue plus t&#244;t mais comme dit l'adage &#171; mieux vaut tard que jamais &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faire de la souverainet&#233; num&#233;rique une pr&#233;occupation majeure pour l'Afrique </title>
		<link>https://osiris.sn/Faire-de-la-souverainete-numerique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Faire-de-la-souverainete-numerique.html</guid>
		<dc:date>2015-07-31T11:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En juin 2013, Edward Joseph Snowden, informaticien am&#233;ricain ayant travaill&#233; pour la Central Intelligence Agency (CIA) et la National Security Agency (NSA), r&#233;v&#233;lait que les Etats-Unis et le Royaume-Uni avaient mis en place des programmes de surveillance de masse visant &#224; recueillir des informations en tous genres circulant sur les r&#233;seaux des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications ou stock&#233;es sur les serveurs des fournisseurs de services en ligne. La r&#233;v&#233;lation de l'existence de tels programmes (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En juin 2013, Edward Joseph Snowden, informaticien am&#233;ricain ayant travaill&#233; pour la Central Intelligence Agency (CIA) et la National Security Agency (NSA), r&#233;v&#233;lait que les Etats-Unis et le Royaume-Uni avaient mis en place des programmes de surveillance de masse visant &#224; recueillir des informations en tous genres circulant sur les r&#233;seaux des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications ou stock&#233;es sur les serveurs des fournisseurs de services en ligne. La r&#233;v&#233;lation de l'existence de tels programmes de surveillance &#233;lectronique n'&#233;tait pas une nouveaut&#233; en soi puisque, d&#232;s le milieu des ann&#233;es 90, des informations avaient d&#233;crit le fonctionnement du r&#233;seau Echelon, mis en place par les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Z&#233;lande, consistant en un syst&#232;me mondial d'interception des communications, publiques et priv&#233;es, transitant par les satellites et les c&#226;bles sous-marins. Suite aux attentats du 11 septembre 2001, l'administration Bush d&#233;ploya, un dispositif de surveillance reposant sur des lois d'exceptions dans le contexte de &#171; La guerre contre le terrorisme &#187;. Ce syst&#232;me de surveillance g&#233;n&#233;ralis&#233; avait d'ailleurs &#233;t&#233; anticip&#233;, de mani&#232;re quasi visionnaire, par George Orwell dans son c&#233;l&#232;bre roman &#171; 1984 &#187; publi&#233; en 1949. Les pr&#233;cisions donn&#233;es par E. J. Snowden, sur l'ampleur et la nature des informations collect&#233;es par les Etats-Unis &#224; travers le programme PRISM ont cependant montr&#233; que la r&#233;alit&#233; avait d&#233;pass&#233; la fiction. Ces r&#233;v&#233;lations ayant ont mis en &#233;vidence que les Etats-Unis ne se contentaient pas de collecter des informations sur les activit&#233;s suppos&#233;es &#234;tre li&#233;es au terrorisme international mais &#233;galement sur des citoyens, des entreprises, des organisations et des gouvernements de pays jug&#233;s &#171; hostiles &#187; ou &#171; amis &#187; voire m&#234;me sur des institutions internationales telles que l'Organisation des Nations unies (ONU), le Conseil europ&#233;en de l'Union europ&#233;enne (UE), de grandes r&#233;unions internationales ou encore des responsables politiques de haut niveau comme la Chanceli&#232;re allemande Angela Merkel, le Pr&#233;sident fran&#231;ais Fran&#231;ois Hollande ou la Pr&#233;sidente br&#233;silienne Dilma Rousseff. D&#233;sormais, la question de la protection des donn&#233;es, personnelles ou non, appartenant aux citoyens, aux associations, aux entreprises, aux institutions mais &#233;galement aux Etats est devenue une question centrale voire une question de soci&#233;t&#233; dans de nombreux pays du monde. Bien que la presse africaine n'en ait gu&#232;re parl&#233;, l'Afrique n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; ces activit&#233;s de surveillance &#233;lectronique de masse et parmi les cibles autoris&#233;es par la NSA figuraient notamment, dans un document dat&#233; de l'ann&#233;e 2010, l'Union africaine (UA) et la quasi-totalit&#233; des pays africains. Au-del&#224; de la probl&#233;matique des activit&#233;s d'espionnage, somme toute classiques, auxquelles se livrent les puissances &#233;trang&#232;res en Afrique, les r&#233;v&#233;lations d'E. J. Snowden devraient donc &#234;tre, pour les Africains, le point de d&#233;part d'une r&#233;flexion approfondie autour de la question de la &#171; souverainet&#233; num&#233;rique &#187; envisag&#233;e dans une conception globalisante, prenant en compte une grande diversit&#233; d'aspects. En effet, le d&#233;veloppement d'Internet en Afrique s'est r&#233;alis&#233; dans un contexte marqu&#233; d'une part par la fracture scientifique et d'autre part par les politiques de privatisation des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie et de lib&#233;ralisation des march&#233;s des t&#233;l&#233;communications. Le premier ph&#233;nom&#232;ne a fait que l'Afrique est fortement d&#233;ficitaire en termes de production de connaissances, de savoirs et de technologies alors que nous vivons &#224; l'&#232;re de la &#171; Soci&#233;t&#233; du savoir &#187;. Le second ph&#233;nom&#232;ne a abouti au d&#233;sengagement de l'Etat d'un secteur hautement strat&#233;gique, et fortement rentable, avec pour cons&#233;quence le transfert de l'initiative &#224; un secteur priv&#233; tr&#232;s souvent d'origine &#233;trang&#232;re et par cons&#233;quent peu concern&#233; par la probl&#233;matique de l'int&#233;r&#234;t national. La conjugaison de ces deux processus a &#233;t&#233; &#224; l'origine d'un affaiblissement de la souverainet&#233; des pays africains, pris isol&#233;ment, et de l'Afrique, dans sa globalit&#233;, &#224; travers un ensemble de politiques, logiques et pratiques qui sapent la &#171; souverainet&#233; num&#233;rique &#187; du continent &#224; une &#233;poque o&#249; les technologies irradient, chaque jour un peu plus, toutes les sph&#232;res de l'activit&#233; humaine. D&#232;s lors il est urgent que l'Afrique inscrive la probl&#233;matique de la souverainet&#233; num&#233;rique parmi ses pr&#233;occupations majeures si elle veut pr&#233;server le peu de souverainet&#233; qui lui reste dans un monde de plus en plus interd&#233;pendant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour sur le processus ayant conduit &#224; la transition de la t&#233;l&#233;vision analogique au num&#233;rique</title>
		<link>https://osiris.sn/retour-sur-le-processus-ayant-conduit-a-la-transition-de-la-television.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/retour-sur-le-processus-ayant-conduit-a-la-transition-de-la-television.html</guid>
		<dc:date>2015-06-30T19:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est le 16 juin 2006 &#224; Gen&#232;ve (Suisse) qu'a &#233;t&#233; sign&#233; &#224; l'issue de la Conf&#233;rence r&#233;gionale des radiocommunications (CRR-06) de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), l'accord pr&#233;voyant l'adoption du tout num&#233;rique pour les services de radiodiffusion sonore et t&#233;l&#233;visuelle terrestre fixant comme date butoir le 17 juin 2015 pour le passage &#224; la radiodiffusion num&#233;rique. Membre de l'UIT, le S&#233;n&#233;gal a sign&#233; cet accord qui, compte tenu de ses nombreuses incidences sur la chaine de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le 16 juin 2006 &#224; Gen&#232;ve (Suisse) qu'a &#233;t&#233; sign&#233; &#224; l'issue de la Conf&#233;rence r&#233;gionale des radiocommunications (CRR-06) de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), l'accord pr&#233;voyant l'adoption du tout num&#233;rique pour les services de radiodiffusion sonore et t&#233;l&#233;visuelle terrestre fixant comme date butoir le 17 juin 2015 pour le passage &#224; la radiodiffusion num&#233;rique. Membre de l'UIT, le S&#233;n&#233;gal a sign&#233; cet accord qui, compte tenu de ses nombreuses incidences sur la chaine de valeur en termes de contenus, de production, de diffusion et de r&#233;ception, impliquait de nombreuses mises &#224; niveau techniques et &#233;tait lourd de cons&#233;quences politiques, &#233;conomiques, culturelles et sociales. Du fait de l'ampleur des enjeux, la logique aurait voulu que soit aussit&#244;t mis en place une structure nationale multi-acteurs charg&#233;e de la pr&#233;paration de la transition de l'analogique au num&#233;rique mais il n'en fut rien. Confondant les notions d'intervalle et de borne, les autorit&#233;s officielles s'inscrivirent, consciemment ou inconsciemment, dans une perspective dans laquelle la transition devait s'effectuer en 2015 et non d'ici 2015. Cette attitude aura pour r&#233;sultat que pendant quatre pr&#233;cieuses ann&#233;es, rien ou presque, ne sera entam&#233; pour pr&#233;parer cette &#233;ch&#233;ance critique jusqu'&#224; ce que soit cr&#233;&#233; le Comit&#233; national pour le passage de l'audiovisuel analogique au num&#233;rique (CNN) par l'arr&#234;t&#233; n&#176; 7593 en date du 26 ao&#251;t 2010. Bien que comparaison ne soit pas raison, en France, le passage au num&#233;rique se fit en plusieurs &#233;tapes commen&#231;ant &#224; la fin de l'ann&#233;e 2009 pour la moiti&#233; Nord du pays pour se terminer le 29 novembre 2011 pour la moiti&#233; Sud. Le CNN s'attela &#224; consulter les acteurs, &#233;laborer des &#233;tudes et mobiliser des moyens jusqu'&#224; ce le Pr&#233;sident de la r&#233;publique Macky Sall, peu satisfait de la vitesse &#224; laquelle se d&#233;roulait le processus, d&#233;cide &#224; travers le d&#233;cret n&#176; 2013-1432 du 12 novembre 2013 de la cr&#233;ation du Comit&#233; de pilotage de la transition de l'analogique vers le num&#233;rique (CONTAN) alors que nous n'&#233;tions plus qu'&#224; dix-huit mois de l'&#233;ch&#233;ance. D&#232;s lors les choses s'acc&#233;l&#233;r&#232;rent et en janvier 2014 un appel d'offres international fut lanc&#233; pour la fourniture d'une infrastructure de t&#233;l&#233;vision num&#233;rique terrestre qui fut remport&#233;, en ao&#251;t 2014, par le Groupe Excaf T&#233;l&#233;com. Pour le financement de cette op&#233;ration, un montage fut mis en place dans lequel le groupe Excaf T&#233;l&#233;com apportait les 40 milliards de FCFA n&#233;cessaire &#224; la mise en place de l'infrastructure en &#233;change de l'allocation de quatre canaux de diffusion, dont deux destin&#233;s &#224; diffuser des bouquets payants, pour une dur&#233;e de cinq ans. Au final, le 17 juin 2015, &#224; l'exception de la Tanzanie, de l'ile Maurice et du Rwanda, seuls pays africains ayant totalement op&#233;r&#233; la transition num&#233;rique, le S&#233;n&#233;gal s'est retrouv&#233; dans le peloton des pays du continent ayant partiellement r&#233;ussi le passage au num&#233;rique, diffusant d&#233;sormais en analogique et en num&#233;rique sur un territoire abritant pr&#232;s de 80% de la population. Cela &#233;tant, pour que le processus soit totalement achev&#233;, il faudra encore couvrir les r&#233;gions de Bakel, K&#233;dougou, Kidira, Ourossogui, Saint-Louis et Ziguinchor et surtout &#224; faire en sorte que les S&#233;n&#233;galais puissent s'&#233;quiper, rapidement et facilement, des d&#233;codeurs num&#233;riques vendus au prix public de 10 000 CFA gr&#226;ce, &#224; une subvention de l'Etat, et qui sont aujourd'hui introuvables sur le march&#233;. On peut donc conclure que compte tenu des d&#233;lais et des conditions dans lesquelles le processus a &#233;t&#233; effectivement conduit, le r&#233;sultat atteint est plut&#244;t honorable lorsque l'on sait qu'un g&#233;ant comme l'Afrique du sud a rat&#233; le rendez-vous du 17 juin 2015 et pr&#233;voit d'accomplir le processus de transition au num&#233;rique dans un d&#233;lai compris entre 18 et 24 mois. Cela &#233;tant, et n'en d&#233;plaise aux esprits chagrins, l'essentiel reste &#224; venir &#224; savoir, la capacit&#233; pour les chaines et les producteurs de t&#233;l&#233;vision, &#224; relever le d&#233;fi de la production de contenus num&#233;riques de qualit&#233; exportables &#224; travers le monde entier et pour l'Etat &#224; mettre en place une strat&#233;gie gagnante pour l'exploitation des ressources spectrales rendues disponibles. En effet, le fameux &#171; dividende num&#233;rique &#187; devrait notamment pouvoir &#234;tre utilis&#233; au profit de l'Internet mobile &#224; tr&#232;s haut d&#233;bit afin de contribuer de mani&#232;re d&#233;cisive &#224; la lancinante question de la r&#233;duction de la fracture num&#233;rique. Par la m&#234;me, il s'agit de mettre le signal Internet &#224; la disposition de tous sur l'ensemble du territoire national avec des d&#233;bits sans aucune mesure avec ceux qui nous sont aujourd'hui propos&#233;s dans les offres ADSL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;gulation du secteur des t&#233;l&#233;communications : La confiance n'exclut pas le contr&#244;le</title>
		<link>https://osiris.sn/regulation-du-secteur-des-telecommunications-la-confiance-n-exclut-pas-le.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/regulation-du-secteur-des-telecommunications-la-confiance-n-exclut-pas-le.html</guid>
		<dc:date>2015-05-31T21:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 22 avril 2015, le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a sign&#233; un d&#233;cret portant mise en place d'un dispositif de supervision et de contr&#244;le de l'activit&#233; des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communication. Il a pour objet de permettre &#224; l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) de pouvoir disposer de donn&#233;es fiables sur les volumes de trafic &#233;chang&#233;s sur les r&#233;seaux des op&#233;rateurs au niveau local et international ainsi que sur les donn&#233;es relatives aux montants collect&#233;s par les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 22 avril 2015, le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a sign&#233; un d&#233;cret portant mise en place d'un dispositif de supervision et de contr&#244;le de l'activit&#233; des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communication. Il a pour objet de permettre &#224; l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) de pouvoir disposer de donn&#233;es fiables sur les volumes de trafic &#233;chang&#233;s sur les r&#233;seaux des op&#233;rateurs au niveau local et international ainsi que sur les donn&#233;es relatives aux montants collect&#233;s par les op&#233;rateurs au titre des recharges pr&#233;pay&#233;es. L'adoption de ce d&#233;cret vient incontestablement combler un vide et il est m&#234;me surprenant que l'Etat ne se soit pas dot&#233; plus t&#244;t d'un tel instrument. En effet, compte tenu des sommes g&#233;n&#233;r&#233;es par le secteur de la t&#233;l&#233;phonie, il est difficilement compr&#233;hensible que les autorit&#233;s se soient content&#233;es, depuis la privatisation de l'op&#233;rateur historique et la lib&#233;ralisation du march&#233; des t&#233;l&#233;communications, de s'en tenir aux informations fournies par les op&#233;rateurs sans disposer des moyens juridiques et techniques d'en v&#233;rifier la fiabilit&#233; pour ne pas dire la v&#233;racit&#233;. D'ailleurs, &#224; chaque fois que des questions relatives &#224; l'&#233;volution &#224; la hausse ou &#224; la baisse des tarifs des t&#233;l&#233;communications internationales sont pos&#233;es les autorit&#233;s ne sont jamais en mesure de donner rapidement une r&#233;ponse cr&#233;dible &#224; l'opinion et il en est de m&#234;me lorsqu'il s'agit de mesurer le volume des t&#233;l&#233;communications. Ainsi, au d&#233;but du mois d'avril 2015, lors du d&#233;bat soulev&#233; par la hausse suppos&#233;e ou r&#233;elle des tarifs des t&#233;l&#233;communications internationales de la Sonatel, le ministre des postes et des t&#233;l&#233;communications s'est-il limit&#233; &#224; dire qu'&#171; aucune mesure d'ordre juridique, &#233;conomique ou technique, relative &#224; une augmentation des tarifs de communication &#187; n'avait &#233;t&#233; prise, sans &#234;tre en mesure de r&#233;pondre &#224; la v&#233;ritable probl&#233;matique qui &#233;tait de savoir si les tarifs en question avaient effectivement augment&#233;s ou pas ! De son c&#244;t&#233;, le Directeur g&#233;n&#233;ral de l'ARTP d&#233;clar&#226;t qu'il avait &#171; appris depuis un certain temps qu'il y a eu une hausse des tarifs &#187; ce qui fait pour le moins d&#233;sordre dans la bouche de celui qui est cens&#233; r&#233;guler le secteur ! En 2011-2012, l'application de la surtaxe sur les appels internationaux entrants avaient &#233;galement &#233;t&#233; &#224; l'origine d'une pol&#233;mique entre l'Etat et la Sonatel concernant le volume sur lequel elle devait s'appliquer, l'op&#233;rateur historique consid&#233;rant que l'estimation qui en avait &#233;t&#233; faite par l'ARTP &#233;tait &#171; erron&#233;e &#187;. De m&#234;me, qu'en est-il de l'importance et de la gestion des montants r&#233;sultant des cr&#233;dits t&#233;l&#233;phoniques non consomm&#233;s avant leur date d'expiration ? Il &#233;tait donc temps de mettre fin &#224; cette situation dans laquelle l'Etat n'&#233;tait pas en mesure de connaitre exactement la situation pr&#233;valant dans le secteur des t&#233;l&#233;communications et devait sans remettre &#224; la bonne foi des op&#233;rateurs qui aimaient &#224; d&#233;clarer qu'en tant que soci&#233;t&#233;s cot&#233;es en bourse et r&#233;guli&#232;rement audit&#233;es par des cabinets internationaux, ils ne pouvaient pas se permettre de faire de fausses d&#233;clarations. Or, en la mati&#232;re, les choses sont bien loin d'&#234;tre aussi idylliques puisque de nombreuses &#233;tudes d&#233;montrent que les firmes multinationales n'h&#233;sitent pas &#224; recourir &#224; toute une s&#233;rie de tours de passe-passe, notamment dans les pays en voie de d&#233;veloppement, afin d'&#233;chapper &#224; l'imp&#244;t en sous-estimant voire en dissimulant leurs revenus r&#233;els. Une recherche r&#233;alis&#233;e pour le compte d'Oxfam a r&#233;cemment r&#233;v&#233;l&#233; que les pratiques d'&#233;vasion fiscale auxquelles se livrent les multinationales font perdre 11 milliards de dollars chaque ann&#233;e &#224; l'Afrique tandis que d'autres sources estiment que le pr&#233;judice subi &#233;quivaut annuellement &#224; 30% du PIB de l'Afrique. L'application du principe bien connu selon lequel &#171; La confiance n'exclut pas le contr&#244;le &#187; est donc particuli&#232;rement opportune et permet de relancer le d&#233;bat sur le r&#244;le de l'Etat dans le d&#233;veloppement &#233;conomique, politique, culturel et social. Si ce dernier n'a certes pas pour vocation d'&#234;tre un acteur &#233;conomique de premier plan, produisant notamment des biens et des services, il lui revient d'exercer sa fonction de r&#233;gulateur social et d'&#233;tat strat&#232;ge. Or, pour ce faire, il doit disposer des outils d'analyse, de veille, de supervision et de contr&#244;le lui permettant d'exercer pleinement sa mission, y compris et surtout dans le secteur des t&#233;l&#233;communications, qui joue un r&#244;le critique dans le d&#233;veloppement &#233;conomique et au-del&#224; dans l'ensemble de la soci&#233;t&#233;. Dans le respect de la vie priv&#233;e et du secret des affaires, il est donc l&#233;gitime que l'Etat se donne les moyens d'&#234;tre bien inform&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Attribution de la 4G : Pr&#233;misses d'un nouveau scandale ?</title>
		<link>https://osiris.sn/Attribution-de-la-4G-Premisses-d.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Attribution-de-la-4G-Premisses-d.html</guid>
		<dc:date>2015-04-30T17:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir mis fin le 31 mars 2015 &#224; la phase test durant laquelle les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile pr&#233;sents sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais ont &#233;t&#233; autoris&#233;s &#224; d&#233;ployer la 4G &#224; titre exp&#233;rimental, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a d&#233;cid&#233; de s'attacher les services d'un cabinet charg&#233; d'une mission d'&#233;tude sur les conditions et modalit&#233;s de d&#233;ploiement de technologies mobiles 4G au S&#233;n&#233;gal. Premier aveu de taille, l'adoption de cette d&#233;marche prouve qu'apr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir mis fin le 31 mars 2015 &#224; la phase test durant laquelle les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile pr&#233;sents sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais ont &#233;t&#233; autoris&#233;s &#224; d&#233;ployer la 4G &#224; titre exp&#233;rimental, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a d&#233;cid&#233; de s'attacher les services d'un cabinet charg&#233; d'une mission d'&#233;tude sur les conditions et modalit&#233;s de d&#233;ploiement de technologies mobiles 4G au S&#233;n&#233;gal. Premier aveu de taille, l'adoption de cette d&#233;marche prouve qu'apr&#232;s quinze ann&#233;es d'existence, l'ARTP n'a pas su se doter des comp&#233;tences n&#233;cessaires &#224; l'attribution des licences de t&#233;l&#233;communications, pr&#233;rogative essentielle qui lui est pourtant reconnue par l'article 24 du Code des t&#233;l&#233;communications du 28 janvier 2011 et qui lui &#233;tait d&#233;j&#224; conf&#233;r&#233;e par l'article 21 de la loi n&#176; 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des t&#233;l&#233;communications et consacrant par ailleurs la cr&#233;ation de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART). En admettant que le processus soit tellement complexe qu'il n&#233;cessite le recours &#224; une expertise externe &#224; l'ARTP, la question qui se pose est de savoir pourquoi avoir choisi de recourir &#224; une consultation restreinte uniquement &#224; des cabinets marocains et tunisiens ? Officiellement, la raison invoqu&#233;e par l'ARTP est que &#171; la nouveaut&#233; de cette technologie fait qu'il n'existe pas encore, &#224; leur connaissance et &#224; celle des r&#233;gulateurs de la sous-r&#233;gion consult&#233;s, de cabinet communautaire ayant l'expertise n&#233;cessaire pour accompagner l'ARTP dans le processus d'attribution d'une licence 4G &#187; et que &#171; pour b&#233;n&#233;ficier des meilleures comp&#233;tences, elle a proc&#233;d&#233; &#224; un benchmarking notamment au Maroc et en Tunisie o&#249; cette technologie est pr&#233;sente, pour arr&#234;ter la liste des cabinets &#224; consulter &#187;. Or, dans sa d&#233;cision, le Comit&#233; des r&#232;glements des contentieux (CRD) de l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des march&#233; publics (ARMP) n'a pas manqu&#233; de relever que le benchmarking fait par l'ARTP ne suffit pas pour faire la preuve de l'absence d'expertise au niveau communautaire dans le domaine des technologies mobiles de 4&#232;me g&#233;n&#233;ration &#187;. Mieux ou pire, c'est selon, l'argument avanc&#233; est particuli&#232;rement sp&#233;cieux lorsque l'on sait que rien qu'en Afrique subsaharienne, la GSM Association recensait, en d&#233;cembre 2014, plus de trente-deux (32) op&#233;rateurs mobiles d&#233;ployant des r&#233;seaux 4G dans des pays comme l'Afrique du sud, l'Alg&#233;rie, l'Angola, le Kenya, le Liberia, l'Ile Maurice, la Namibie, le Nigeria, l'Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe, etc., sans parler des pays appartenant &#224; d'autres r&#233;gion du monde. Pourquoi alors n'avoir pas lanc&#233; un appel d'offres international ouvert pour que des cabinets issu de ces pays puisque postuler ? De plus, il faut souligner qu'alors que certains pays africains d&#233;ploient la 4G depuis 2012, ce n'est qu'en novembre 2014 que le Maroc a lanc&#233; le processus d'attribution des licences 4G et jusqu'&#224; plus ample inform&#233;, la Tunisie n'a pas encore proc&#233;d&#233; &#224; l'attribution de licences 4G. Comme on le voit, si c'&#233;tait v&#233;ritablement l'exp&#233;rience qui &#233;tait recherch&#233;e il aurait sans doute fallu la chercher ailleurs que dans ces deux pays ! L'autre argument avanc&#233; par l'ARTP pour justifier sa d&#233;marche est l'urgence. L&#224; encore la faiblesse de l'argument est manifeste puisque d&#232;s octobre 2013 la Sonatel avait lanc&#233;, avec l'autorisation de l'ARTP, le d&#233;ploiement d'un r&#233;seau 4G pilote, technologie qui n'a rien de r&#233;cent puisqu'elle est commercialis&#233;e dans nombre de pays depuis la fin de la premi&#232;re d&#233;cennie du XXI&#232;me si&#232;cle. Globalement, les arguments avanc&#233;s par l'ARTP pour recourir &#224; une consultation restreinte pour le choix du cabinet devant l'accompagner dans la d&#233;finition des conditions et modalit&#233;s du d&#233;ploiement de la 3G au S&#233;n&#233;gal sont donc peu convaincants et cachent sans doute des consid&#233;rations aujourd'hui inavouables mais qui finiront un jour par &#234;tre connues. Il faut simplement esp&#233;rer qu'ils ne constituent pas les pr&#233;misses d'un nouveau scandale qui &#233;claboussera le secteur des t&#233;l&#233;communications &#224; l'image de ce qu'a &#233;t&#233; l'attribution, pour le moins peu orthodoxe, de la troisi&#232;me licence de t&#233;l&#233;communications &#224; Expresso. L'autre question &#224; laquelle il faudra &#233;galement un jour r&#233;pondre est celle de savoir pourquoi parmi tous les organes de r&#233;gulation que compte le pays, l'ARTP est la seule &#224; voir r&#233;guli&#232;rement ses pratiques mises sur la sellette au point de jeter la suspicion sur bon nombre de ses d&#233;cisions majeures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au-del&#224; du passage &#224; la 4G, il faut d&#233;finir une politique nationale du tr&#232;s haut d&#233;bit</title>
		<link>https://osiris.sn/Au-dela-du-passage-a-la-4G-il-faut.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Au-dela-du-passage-a-la-4G-il-faut.html</guid>
		<dc:date>2015-03-31T11:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 31 mars 2015, le minist&#232;re des T&#233;l&#233;communications et des Postes a officiellement annonc&#233; la fin de la p&#233;riode exp&#233;rimentale qui avait &#233;t&#233; accord&#233;e aux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile &#233;voluant au S&#233;n&#233;gal pour proc&#233;der au d&#233;ploiement de la 4G. Initialement pr&#233;vue pour s'achever le 31 d&#233;cembre 2014, cette phase-pilote fut lanc&#233;e en grande pompe par la Sonatel le 10 octobre 2013, avant m&#234;me que l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) n'en informe le grand public. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2015,549-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 31 mars 2015, le minist&#232;re des T&#233;l&#233;communications et des Postes a officiellement annonc&#233; la fin de la p&#233;riode exp&#233;rimentale qui avait &#233;t&#233; accord&#233;e aux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile &#233;voluant au S&#233;n&#233;gal pour proc&#233;der au d&#233;ploiement de la 4G. Initialement pr&#233;vue pour s'achever le 31 d&#233;cembre 2014, cette phase-pilote fut lanc&#233;e en grande pompe par la Sonatel le 10 octobre 2013, avant m&#234;me que l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) n'en informe le grand public. Le 3 d&#233;cembre 2014, Tigo S&#233;n&#233;gal, annon&#231;a &#224; son tour qu'il allait exp&#233;rimenter la 4G alors que l'on &#233;tait &#224; 28 jours de la fin de la phase exp&#233;rimentale. Finalement, en janvier 2015, le Premier ministre donna instruction &#224; l'ARTP de prolonger la phase d'exp&#233;rimentation de la 4G jusqu'au 31 mars 2015. Dans ce cadre, la Sonatel couvrit une quarantaine de sites r&#233;partis entre Dakar et Saly, sans parler du d&#233;ploiement occasionnel de la 4G lors du Magal de Touba. De son c&#244;t&#233;, Tigo se limit&#226;t &#224; Dakar, couvrant les quartiers des Almadies et de l'a&#233;roport, Ouakam, Fann-R&#233;sidence et ainsi que le Plateau avec &#233;galement un d&#233;ploiement &#224; Touba pendant le Magal. Pour des raisons qu'il n'a pas jug&#233;es utile de rendre publiques, Expresso n'a pas particip&#233; &#224; cette phase exp&#233;rimentale. En fait, ce &#171; forfait &#187; n'est sans doute pas &#233;tranger aux mauvais r&#233;sultats enregistr&#233;s par le troisi&#232;me op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile dont les parts de march&#233;s stagnent depuis plusieurs ann&#233;es. Apr&#232;s la fin de cette phase exp&#233;rimentale, dont les op&#233;rateurs doivent communiquer les enseignements &#224; l'ARTP, les autorit&#233;s ont d&#233;cid&#233; de se faire accompagner par un cabinet international afin de lancer un appel d'offres pour l'attribution des fr&#233;quences de la 4G, non satisfaites qu'elles ont &#233;t&#233; par les propositions faites par les op&#233;rateurs pr&#233;sents sur le march&#233;. Selon le communiqu&#233; officiel diffus&#233; par le minist&#232;re des Postes et des T&#233;l&#233;communications, le processus devrait prendre fin d'ici la fin de l'ann&#233;e 2015. Esp&#233;rons simplement qu'il se d&#233;roulera dans la transparence la plus totale et qu'il ne trainera pas en longueur. En effet, nombre de pays africains, avec lesquels nous sommes souvent en concurrence dans le domaine des TIC, ont d&#233;j&#224; introduit la 4G qu'il s'agisse tels la Namibie, l'Ile Maurice, l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Ouganda, la Tanzanie, l'Alg&#233;rie, l'Angola, le Ghana, le Rwanda, la C&#244;te d'ivoire, le Gabon, le Maroc, les Seychelles, le Kenya, le Lesotho, le Botswana, le Tchad, la Zambie, le Zimbabwe et m&#234;me la Mauritanie ! Cela &#233;tant, d&#233;ployer la 4G est une condition n&#233;cessaire mais pas suffisante pour mettre le S&#233;n&#233;gal sur les rails de l'&#233;mergence. Au-del&#224;, il faut penser d&#232;s &#224; pr&#233;sent &#224; mettre en place d'une infrastructure nationale en fibre optique &#224; tr&#232;s haut d&#233;bit (THD) couvrant toutes les capitales r&#233;gionales et d&#233;partementales. Luxe superflu dirons certains ? Que nenni leur disons-nous car il en va tout d'abord de la mise en &#339;uvre d'une v&#233;ritable politique de lutte contre la fracture num&#233;rique, question qui, au-del&#224; des incantations d&#233;clam&#233;es pendant la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente, n'a jamais re&#231;u une r&#233;ponse ad&#233;quate. Or, aujourd'hui, ne serait-ce qu'avec l'Universit&#233; virtuelle du S&#233;n&#233;gal (UVS) qui compte d&#233;j&#224; pr&#232;s de 7000 &#233;tudiants &#224; travers le pays et l'utilisation croissante des TIC pour l'&#233;ducation (TICE) dans les &#233;coles, les coll&#232;ges et les lyc&#233;es, cette dimension ne saurait &#234;tre ignor&#233;e plus longtemps. Il s'agit &#233;galement, et surtout, de rendre nos entreprises plus comp&#233;titives, particuli&#232;rement celles qui s'investissent dans la cr&#233;ation de services &#224; valeur ajout&#233;e TIC, dans un contexte caract&#233;ris&#233; par l'int&#233;gration r&#233;gionale et la mondialisation. Il nous faut par ailleurs rendre notre pays plus attractif pour les investisseurs &#233;trangers en leur offrant des infrastructures de t&#233;l&#233;communications de classe mondiale. Last but not least, cette infrastructure &#224; tr&#232;s haut d&#233;bit, composante indispensable d'une politique d'am&#233;nagement num&#233;rique du territoire qui reste &#224; d&#233;finir, devrait &#234;tre le support sur lequel reposera la fourniture de services, qu'il s'agisse de proc&#233;dures administratives d&#233;mat&#233;rialis&#233;es destin&#233;es aux citoyens et aux entreprises, de prestations de t&#233;l&#233;m&#233;decine apportant une r&#233;ponse &#224; la concentration des sp&#233;cialistes &#224; Dakar, sans parler de tous les services &#224; valeur ajout&#233;e qui devraient progressivement voir le jour et int&#233;resser tous les segments de la soci&#233;t&#233;. Le passage &#224; la 4G ne devrait donc &#234;tre que le pr&#233;lude &#224; la d&#233;finition d'une politique nationale de d&#233;veloppement du tr&#232;s haut d&#233;bit, qu'il soit mobile ou terrestre, faute de quoi l'&#233;mergence restera un v&#339;u pieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
