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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>L'innovation au S&#233;n&#233;gal : Des motifs de satisfaction dans la mise en &#338;uvre des politiques publiques du PSE</title>
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		<dc:date>2015-12-28T16:42:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

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&lt;p&gt;Au mois de Septembre 2015, le S&#233;n&#233;gal a gagn&#233; des places dans le classement des pays les plus innovants au monde et se retrouve premier en Afrique Subsaharienne. Cette progression est une source de satisfaction r&#233;elle pour notre pays. Aujourd'hui, l'importance de l'innovation comme stimulateur de d&#233;veloppement n'est plus &#224; d&#233;montrer, donc ce classement peut nous rassurer sur la trajectoire prise par notre &#233;conomie. En se fondant sur le GII, General Index Innovation, 2015, le S&#233;n&#233;gal totalise (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au mois de Septembre 2015, le S&#233;n&#233;gal a gagn&#233; des places dans le classement des pays les plus innovants au monde et se retrouve premier en Afrique Subsaharienne. Cette progression est une source de satisfaction r&#233;elle pour notre pays. Aujourd'hui, l'importance de l'innovation comme stimulateur de d&#233;veloppement n'est plus &#224; d&#233;montrer, donc ce classement peut nous rassurer sur la trajectoire prise par notre &#233;conomie. En se fondant sur le GII, General Index Innovation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce classement Global Index Innovation 2015, GII, est r&#233;alis&#233; conjointement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, 2015, le S&#233;n&#233;gal totalise 31 points se classant ainsi comme premier en Afrique Sub-Saharienne et au 84i&#232;me au rang mondial. Position tout &#224; fait honorable au vu de notre rang dans l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de cette performance, l'on peut consid&#233;rer que l'action du Pr&#233;sident Macky Sall &#224; la t&#234;te de l'Etat et la mise en &#339;uvre des r&#233;formes du Plan S&#233;n&#233;gal Emergent (PSE) &#224; travers la premi&#232;re phase du Programme d'Actions Prioritaires (PAP) 2014-2018 commence &#224; donner des r&#233;sultats satisfaisants dans les domaines de la gouvernance, de l'environnement des affaires et de notre capacit&#233; d'innovation dans divers secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que l'innovation technologique est facilit&#233;e dans un pays par des innovations politiques, sociales et d&#233;mocratiques, n'oublions pas que &#171; la r&#233;ussite &#233;conomique africaine est en grande partie due &#224; l'avanc&#233;e de la d&#233;mocratie sur le continent &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait de l'entretien de Mokhtar Diop vice-pr&#233;sident pour l'Afrique de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour le futur le S&#233;n&#233;gal peut faire beaucoup mieux dans ce classement pour aller chercher la premi&#232;re place africaine. C'est tout &#224; fait &#224; notre port&#233;e. Pour ce faire il faudra analyser et d&#233;terminer les domaines dans lesquels nous avons des marges de progression pour renforcer et am&#233;liorer nos politiques publiques et notre comp&#233;titivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre le domaine de la &#171; recherche et d&#233;veloppement &#187; R&amp;D et de son financement devraient faire l'objet d'une implication accrue de l'Etat tout en veillant &#224; am&#233;liorer sensiblement la qualit&#233; de l'enseignement sup&#233;rieur comme le pr&#233;conisent les 78 recommandations du rapport issu des travaux du Comit&#233; de Pilotage de la Concertation Nationale sur l'Avenir de l'Enseignement Sup&#233;rieur (CNAES)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ces travaux ont &#233;t&#233; dirig&#233;s par le Professeur Souleymane Bachir Diagne.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans ce rapport &#171; la recherche et l'innovation &#187; est l'un des cinq grands axes majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I - Des enjeux du financement de la recherche au S&#233;n&#233;gal et de la n&#233;cessit&#233; du renforcement de la qualit&#233; de notre enseignement sup&#233;rieur &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I-a Education, Recherche et prosp&#233;rit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducation de qualit&#233; dispens&#233;e de fa&#231;on durable, est ind&#233;niablement un des piliers de d&#233;veloppement. Pour ce faire, elle devra se fonder, entre autre, sur la recherche. La recherche se fait de fa&#231;on publique et priv&#233;e. La recherche publique, fondamentale ou appliqu&#233;e, fournit un cadre propice aux innovations et au d&#233;veloppement d'id&#233;es pouvant aboutir &#224; la mise en place de v&#233;ritables solutions, applicables et &#224; large &#233;chelle. Ainsi, elle permet &#224; terme de r&#233;soudre des probl&#232;mes &#224; plusieurs niveaux. En effet, les moyens et les effets escompt&#233;s de la recherche publique r&#233;pondent au principe de la mutualisation contrairement &#224; la recherche priv&#233;e qui elle-m&#234;me est un b&#233;n&#233;ficiaire de la recherche publique m&#234;me au sein des &#233;conomies majeures (France, Etats Unis). Cette derni&#232;re est un autre levier possible de d&#233;veloppement, qui permet de r&#233;pondre &#224; des besoins ou de r&#233;soudre des probl&#232;mes individuels i.e. ceux des unit&#233;s de production ou de consommation. Si la recherche dans les &#233;tablissements sup&#233;rieurs priv&#233;s est presque inexistante, celle faite dans les entreprises est comptabilisable. Cependant, les am&#233;liorations r&#233;alis&#233;es ces derni&#232;res ann&#233;es sont &#224; poursuivre et &#224; intensifier pour que le S&#233;n&#233;gal devienne une &#233;conomie &#233;mergente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;galement &#224; noter l'&#233;mergence d'une nouvelle forme de recherche priv&#233;e qui est celle faite au sein des Cercles de R&#233;flexion (R&#233;servoirs d'id&#233;es), o&#249; de fa&#231;on volontaire et gratuite, des citoyens r&#233;fl&#233;chissent sur des probl&#232;mes ou des choix cruciaux en vue d'apporter des &#233;claircissements et des solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que la recherche aboutisse, elle doit &#234;tre financ&#233;e. Le financement de la recherche est une question r&#233;elle pour tous les pays quel que soit leur niveau de d&#233;veloppement. Le S&#233;n&#233;gal n'est pas en reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organes de recherche devront intensifier leurs efforts pour trouver des ressources priv&#233;es additionnelles. L'effort de financement public de la recherche, sous forme de subventions, de bourses ou de fonds, devrait se poursuivre : estim&#233; &#224; 0,37% du PIB en 2008 par la Banque Mondiale, il est en progression et nous esp&#233;rons le voir atteindre l'objectif de 1% de 2017. Nous pouvons cependant noter un d&#233;but de r&#233;ponse par la mise en place d'actions correctives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique publique a d&#233;fini les secteurs tels que l'agriculture, l'&#233;levage, la p&#234;che, l'eau, l'&#233;nergie comme prioritaires pour le d&#233;veloppement et la lutte contre la pauvret&#233;. Ainsi, des instituts tels que l'ISRA (Institut S&#233;n&#233;galais de Recherche Agricole) l'ITA (Institut des Techniques Alimentaires) contribuent depuis tr&#232;s longtemps au d&#233;veloppement agricole et agro-industriel. La recherche et agricole est en pleine expansion avec l'implication de partenaires priv&#233;s et de multiples type de financement. La r&#233;sultante sera, nous l'esp&#233;rons, une r&#233;duction de l'ins&#233;curit&#233; alimentaire. Les innovations r&#233;alis&#233;es dans ce domaine ont certes contribu&#233; &#224; la construction de la capacit&#233; innovatrice du S&#233;n&#233;gal si l'on se r&#233;f&#232;re aux r&#233;sultats GII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I-b Lien entre recherche et qualit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Rapport General de la CNAES est en soit un bon d&#233;but de r&#233;ponse aux probl&#232;mes de l'Enseignement et de la Recherche dans la mesure o&#249; il dresse un &#233;tat des lieux et conclut &#224; la formulation de recommandations&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Rapport General de la CNAES fait un &#233;tat des lieux et conclut sur 78 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce diagnostic devrait &#234;tre une premi&#232;re &#233;tape dans la d&#233;marche strat&#233;gique. Pour que le S&#233;n&#233;gal maintienne sa place de premier pays d'Afrique Subsaharienne en innovation, il faudra passer &#224; l'&#233;tape suivante, i.e. &#224; la mise en &#339;uvre de r&#233;formes prioritaires et l'impl&#233;mentation d'actions d'urgence en vue d'un enseignement de qualit&#233; et d'une recherche efficace. Aujourd'hui, la n&#233;cessit&#233; d'adopter une d&#233;marche qualit&#233; est une &#233;vidence pour la majorit&#233; des organes de gouvernance et des &#233;tablissements d'enseignement sup&#233;rieur. Les r&#233;sultats attendus d'un enseignement sup&#233;rieur de qualit&#233; sont consid&#233;rables, en particulier, un impact positif sur la capacit&#233; &#224; innover et &#224; produire des biens et services &#224; haute valeur technologique. Les r&#233;sultats escompt&#233;s d'une recherche efficace se r&#233;sumeraient &#224; l'am&#233;lioration du niveau de vie des s&#233;n&#233;galais. A terme, l'id&#233;al serait de produire le cercle vertueux enseignement sup&#233;rieur de qualit&#233;- recherche efficace pour la r&#233;solution des probl&#232;mes sociaux-&#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I-c Quels sont les avantages technologiques source d'innovations au S&#233;n&#233;gal ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des grandes nouveaut&#233;s du rapport de classement GII est que &#171; des signes encourageants &#233;mergent en Afrique Sub-Saharienne qui comble son retard et d&#233;passe cette ann&#233;e, la zone Asie Centrale et Sud sur trois piliers de l'innovation : les institutions, la maturit&#233; de l'environnement des affaires et la production cr&#233;atrice &#187;. Premi&#232;rement, le cadre institutionnel totalise un score de 54,3%, soit le meilleur parmi les cinq facteurs consid&#233;r&#233;s pour l'estimation de l'indice. Ceci est la traduction de la capacit&#233; du pays &#224; formuler et &#224; impl&#233;menter une politique d'ajustement du cadre institutionnel et l&#233;gal. Citons en exemple, la r&#233;forme des institutions en cours au S&#233;n&#233;gal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;forme des institutions &#224; laquelle le Think Thank IPODE a contribu&#233; en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'am&#233;lioration de l'indicateur institutionnel, prouve que les reformes ont contribu&#233; &#224; une plus grande confiance pour le d&#233;veloppement des affaires&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur ce dernier point, le S&#233;n&#233;gal d&#233;passe d'au moins de 10 points la moyenne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la stabilit&#233; politique aidant. Une des r&#233;sultantes de cet &#233;tat est l'am&#233;lioration du march&#233; des capitaux, qui s'est faite de fa&#231;on significative (estimation en 2015 par le GII) gr&#226;ce &#224; l'effet de levier induit par le volume important de pr&#234;ts accord&#233;s par les organismes de micro-finance. La disponibilit&#233; des cr&#233;dits et autres sources de financement contribuent &#224; une augmentation des investissements. Troisi&#232;mement, l'Afrique Subsaharienne r&#233;alise une progression significative en mati&#232;re de r&#233;sultats de l'activit&#233; technologique en d&#233;passant la plupart des pays de la sous-r&#233;gion. C'est &#233;galement le cas pour notre capacit&#233; &#224; recourir aux NTIC pour cr&#233;er des mod&#232;les de gestion et d'organisation. En revanche, il reste beaucoup &#224; faire au niveau de l'investissement en capital humain et dans la recherche : nous accusons un retard par rapport &#224; nos voisins quant au financement de la R&amp;D, la formation dans les domaines scientifiques et technologiques et enfin au niveau de la dur&#233;e des &#233;tudes. Ces r&#233;sultats sont corrobor&#233;s par plusieurs sources, notamment, par le rapport CNAES et celui de la GII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, pour l'am&#233;lioration de notre capacit&#233; innovatrice, il nous faudra passer par la correction de nos points faibles, puis par la mise en &#339;uvre des solutions pr&#233;conis&#233;es par les experts. Ainsi nous continuerons &#224; donner une impulsion &#224; la croissance et au d&#233;veloppement par le biais de l'innovation. Ceci n'est pas une utopie. Sur le plan continental, le champion de l'innovation, l'Ile Maurice a d&#233;j&#224; fait ses preuves dans ce sens et continue sur sa lanc&#233;e en investissant dans sa premi&#232;re technopole, le BioPark Mauritius, qui se veut un organe de recherche pointue en biotechnologies d'envergure internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II - La recherche et l'innovation en entreprise : une n&#233;cessaire implication de l'Etat et du secteur priv&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article consacr&#233; &#224; la politique industrielle au S&#233;n&#233;gal publi&#233; par le Think Tank Ipode&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article intitul&#233; : &#171; S&#233;n&#233;gal : Pour une nouvelle politique de d&#233;veloppement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les auteurs proposaient :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La mise en place d'un &#171; cr&#233;dit imp&#244;t innovation &#187; et d'un &#171; cr&#233;dit imp&#244;t recherche &#187; au S&#233;n&#233;gal&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La cr&#233;ation de clusters&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le cluster est un ensemble de d&#233;cideurs qui cr&#233;ent et entretiennent un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en sugg&#233;rant de mettre en synergie l'ADEPME&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Agence de D&#233;veloppement et d'Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'ASEPEX&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Agence S&#233;n&#233;galaise de Promotion des Exportations.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et la Bourse Nationale de Sous-traitance et de Partenariat pour que ces agences jouent pleinement leur r&#244;le de soutien et de conseil aux entreprises et associations d'entreprises.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'implication plus accrue de l'Etat dans l'investissement pour la recherche fondamentale mais surtout pour la recherche en entreprise afin d'augmenter la capacit&#233; d'innovation du S&#233;n&#233;gal.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ceci, selon l'analyse des auteurs, passera n&#233;cessairement par l'augmentation de la capacit&#233; de conceptualisation et de cr&#233;ation de produits innovants pouvant faire l'objet de brevets et de licences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces initiatives, mise en &#339;uvre devront permettre de booster l'innovation au S&#233;n&#233;gal. Pourquoi cela nous emble-il si important ? Parce que l'innovation est &#224; l'origine du profit dans la th&#233;orie &#233;conomique, du moment qu'elle permet de rendre les produits meilleurs et plus comp&#233;titifs sur le march&#233;. Ainsi le degr&#233; d'innovation des &#233;conomies est un facteur essentiel de l'&#233;mergence d'un pays. La recherche et le d&#233;veloppement constituent donc un support non n&#233;gligeable au service de l'innovation &#224; travers du nombre de brevets d&#233;pos&#233;s, de publications. On mesure la vitalit&#233; de la recherche et du d&#233;veloppement, au nombre de brevets nationaux d&#233;pos&#233;s, annuellement. Sur le continent, seule l'Afrique du Sud est capable de concurrencer les autres pays &#233;mergents. Notre ambition est de voir le S&#233;n&#233;gal investir le domaine pour en &#234;tre un acteur important &#224; l'&#233;chelle africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la recherche fondamentale nous invitons l'Etat &#224; s'impliquer davantage vu les co&#251;ts &#233;lev&#233;s de celle-ci car la plupart des entreprises ne peuvent financer un d&#233;partement de R&amp;D qui plus est, les r&#233;sultats n'auront d'impact qu'&#224; long terme. Sur ce point l'exemple de la France est int&#233;ressant. La plupart des soci&#233;t&#233;s fran&#231;aises, ayant un d&#233;partement de R&amp;D, exploitent les d&#233;couvertes prot&#233;g&#233;es par des brevets ayant &#233;t&#233; effectu&#233;es &#224; des laboratoires universitaires ou des laboratoires publics nationaux du type CNRS. Le S&#233;n&#233;gal pourrait s'inspirer de ce mod&#232;le en cr&#233;ant des ponts de collaboration entre nos laboratoires et les entreprises surtout dans le domaine scientifique et l'agroalimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enjeux &#233;conomiques du renforcement de la recherche scientifique au S&#233;n&#233;gal sont donc tr&#232;s importants. Le travail devrait essentiellement porter sur la mise au point de proc&#233;d&#233;s de fabrication et de produits, pour une industrialisation et un passage en fabrication. Par exemple, le secteur de l'agriculture qui n&#233;cessite aujourd'hui une plus grande motorisation devrait faire l'objet d'un investissement consid&#233;rable pour la mise au point de machines-outils et d'intrants de qualit&#233;. Nous saluons l'action esquiss&#233;e par le gouvernement d&#233;j&#224; entam&#233;e dans ce sens. Comme on le note dans le RCSA 2014 (Revue Conjointe du Secteur Agricole) l'&#233;quipement du monde rural lors de la campagne 2013/2014 a permis l'acquisition de 16 800 unit&#233;s (7 000 semoirs, 9 000 houes, 800 charrues) ainsi que des &#233;quipements motoris&#233;s (50 tracteurs &#233;quip&#233;s et 185 groupes motopompes). Ces &#233;quipements ont &#233;t&#233; exclusivement destin&#233;s aux exploitations familiales. Pour ce qui concerne les &#233;quipements motoris&#233;s acquis, 100% des tracteurs soit 50 unit&#233;s ont &#233;t&#233; livr&#233;s aux producteurs du Sud, du bassin arachidier et d'une partie de la vall&#233;e et 92,43% des groupes motopompes soit 171 unit&#233;s ont &#233;t&#233; c&#233;d&#233;s aux producteurs de la vall&#233;e du fleuve S&#233;n&#233;gal. Ceci permettra d'atteindre l'autosuffisance alimentaire du riz et de passer &#224; l'&#233;tape d'exportation de masse pour enfin renverser notre balance commerciale et celle des paiements. Et pour p&#233;renniser ces investissements il faudra assurer leur maintenance et stimuler l'innovation dans le domaine de la recherche agricole entre autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, s'il y'a un autre aspect qui caract&#233;rise les pays &#233;mergents c'est bien l'industrialisation de leurs &#233;conomies et sur ce point le S&#233;n&#233;gal accuse un retard certain auquel il faudra rem&#233;dier de fa&#231;on urgente et efficiente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III - Le r&#244;le de l'innovation technologique en NTIC et l'urgence de la mise en place du volet Offshoring du PSE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons que la plupart des pays africains figurant dans le classement ont nourri et mis en &#339;uvre un ambitieux programme pour le d&#233;veloppement des infrastructures et des services technologiques &#224; travers des technopoles de grande valeur ajout&#233;e. On citera la Tunisie avec le Technop&#244;le d'El Ghazala, le Maroc avec le CasaNearShore Park, l'Ile Maurice avec son BioPark Mauritius et l'Innovation Hub &#224; Silvertone en Afrique du Sud. Le S&#233;n&#233;gal en d&#233;veloppant son offre d'offshoring, am&#233;liorera tr&#232;s sensiblement sa comp&#233;titivit&#233; dans ce domaine, d'autant plus que, les r&#233;formes de l'environnement des affaires sont tr&#232;s appr&#233;ci&#233;es des acteurs du secteur et ont &#233;t&#233; efficaces comme en atteste notre classement au Doing Business ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#238;le Maurice, le ministre des finances a annonc&#233; la construction de huit &#171; smart cities &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Wikip&#233;dia d&#233;finit une &#8216;smart city' comme une ville utilisant les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, pour renforcer et conforter leur place de leader. Le chantier de six d'entre elles, dont la phase II d'Azuri, devrait s'ouvrir incessamment. Ces &#171; m&#233;ga projets &#187; sont, en fait, des technopoles estim&#233;s &#224; 120 milliards Rs soit un peu plus de 3 milliards d'euros. Ce qui atteste de la volont&#233; forte des pouvoirs publics mauriciens &#224; faire de leur pays un hub international incontournable en mati&#232;re d'offshoring.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; des pouvoirs publics mauriciens devrait motiver nos autorit&#233;s &#224; acc&#233;l&#233;rer le rythme dans la mise &#224; disposition du technopole de Diamniadio qui devrait porter l'essentiel de l'offre offshoring du PSE. Diamniadio devra &#234;tre con&#231;u dans la volont&#233; d'en faire une &#171; smart city &#187; de rang continental. L'id&#233;e n'est pas de reprendre exactement ce qu'offrent d&#233;j&#224; d'autres pays tels que le Maroc, la Tunisie ou l'Ile Maurice, mais d'aller au-del&#224;, en termes d'innovation et de niches de services, ces pays ayant d&#233;j&#224; pris une longueur d'avance sur nous sur les activit&#233;s classiques. Nous devrons surtout explorer le terrain de l'expertise en informatique logicielle ou beaucoup reste &#224; faire dans notre continent en s'inspirant de l'exp&#233;rience indienne qui elle-m&#234;me est &#224; parfaire. Plus pr&#233;cis&#233;ment, il faut d&#233;velopper une expertise dans le secteur du d&#233;veloppement mobile (Android, Ios, Windows phone). Dans ce domaine le march&#233; est encore f&#233;cond, loin d'&#234;tre satur&#233; et la localisation du d&#233;veloppeur n'y a aucune importance tant qu'il y a une grande capacit&#233; d'innovation. Aujourd'hui il suffit d'avoir l'&#233;tincelle d'id&#233;e dans les applications mobiles, de pouvoir mener les d&#233;veloppements &#224; terme pour avoir un march&#233; de plusieurs millions de clients. Ainsi pour ne pas rester en p&#233;riph&#233;rie, il faudrait aussi pr&#233;parer davantage nos &#233;l&#232;ves, &#233;tudiants et entrepreneurs dans les domaines des Tics et &#224; la cr&#233;ation de start-up&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jeune entreprise innovante, dans le secteur des nouvelles technologies (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Par ailleurs, il faudra encourager la cr&#233;ation puis le d&#233;veloppement des starts-up et des clusters d'entreprises sp&#233;cialis&#233;es dans les syst&#232;mes d'information, le digital et le d&#233;veloppement &#224; Diamniadio-smart city.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III-a Les r&#233;volutions possibles avec Diamniadio-smart City :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles technologies peuvent repr&#233;senter un gisement potentiel d'emplois et de cr&#233;ation de richesse surtout au S&#233;n&#233;gal o&#249; le secteur des services repr&#233;sente une part importante de l'&#233;conomie et o&#249; la capacit&#233; technique de d&#233;velopper de belles entreprises est largement pr&#233;sente. A titre d'exemple on observe actuellement un peu partout en Afrique une vague d'innovation technologique li&#233;e aux domaines du e-banking et du e-health&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ensemble des technologies de l'information et de la communication (TIC) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui permettent &#224; des populations auparavant exclues, de r&#233;int&#233;grer la sph&#232;re des &#233;changes et d'avoir acc&#232;s &#224; des services essentiels qui induisent un cercle vertueux sur la production globale du pays. Ces avanc&#233;es sont d'autant plus int&#233;ressantes que le secteur des TICs par sa plasticit&#233; permet aux acteurs de d&#233;velopper des applications sp&#233;cifiquement con&#231;us pour r&#233;pondre aux d&#233;fis africains, certaines de ces innovations pouvant m&#234;me faire l'objet de &#171; reverse innovation &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce terme d&#233;signe les conceptions faites dans les pays &#233;mergents par des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; prouvant ainsi leur capacit&#233; &#224; &#234;tre export&#233;es ; Cependant pour faire &#233;clore de tels succ&#232;s la mise en place d'incubateurs regroupant en un seul lieu l'ensemble des ressources n&#233;cessaires aux entrepreneurs (ressources techniques, l&#233;gales, administratives et financi&#232;res) est une &#233;tape n&#233;cessaire. Diamniadio devrait avoir entre autre, ce r&#244;le dans le dispositif de d&#233;veloppement de notre offre offshoring. Un tel environnement par l'&#233;mulation qu'il suscitera sera un atout ind&#233;niable pour s&#233;curiser les premi&#232;res ann&#233;es de nos starts-up avant de permettre aux plus prometteuses d'entre elles d'atteindre la phase de scale-up ou elles pourront voler de leurs propres ailes. Une r&#233;volution dans nos m&#233;thodes de financement est aussi n&#233;cessaire pour favoriser la cr&#233;ation de &#171; venture capitalism &#187;. C'est connu que les investissements dans les starts-up sont bien plus risqu&#233;s que les investissements traditionnels consentis par les banques commerciales, pourtant avec un retour sur investissement plus &#233;lev&#233; pour les starts-up. Les banques commerciales sont donc peu enclines &#224; soutenir les projets des starts-up. Il est donc n&#233;cessaire de favoriser l&#233;galement et fiscalement la mise en place de fonds de &#171; venture capitalism &#187; d&#233;di&#233; aux starts-up des TICs qui ont des mod&#232;les de financement en ad&#233;quation avec le profil de risque des jeunes pousses ainsi qu'avec leur timeline sp&#233;cifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III-b La n&#233;cessit&#233; d'aller plus vite dans la mise en place de l'offre offshoring du PSE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir politique en place semble convaincu de l'importance des enjeux li&#233;s au d&#233;veloppement d'une &#171; offre S&#233;n&#233;gal &#187; dans l'offshoring des services informatiques et de BPO&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Business Process Outsourcing : Selon l'EOA (European Outsourcing (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Notre pays a un avantage concurrentiel sans conteste dans ce domaine qu'il faudra saisir. Cela engendrera des milliers d'emplois qualifi&#233;s. Ce serait une vraie bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne pour notre politique d'emplois. Nos pouvoirs publics semblent avoir la conviction et la volont&#233; de le faire. Seulement la mise en &#339;uvre tarde &#224; se concr&#233;tiser. M&#234;me si certains signaux nous avaient bien rassur&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'arriv&#233;e de l'entreprise d'Atos, avec un premier staffing de plus d'un millier d'emplois annonc&#233;s par son pr&#233;sident Thierry Breton en Janvier 2015. Pour cette ann&#233;e et &#224; l'horizon 2019 Atos table sur une dizaine de milliers d'emplois cr&#233;&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Annonce faite par le ministre des t&#233;l&#233;communications en D&#233;cembre 2014.&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la participation de la BAD au volet offshoring &#224; hauteur de 60 milliards de francs pour le parc technologique num&#233;rique de Diamniadio&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'&#233;vocation du &#171; volet Offshoring du PSE &#187; au plus haut niveau de l'Etat&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bien qu'il n'y ait aucune litt&#233;rature publique sur le volet offshoring dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il serait donc urgent que notre pays acc&#233;l&#232;re la mise en place d'une offre concurrentielle face au remodelage de la carte offshoring mondial. Les &#233;tudes du Think Tank Ipode sur le sujet aussi satisfaisantes qu'elles soient ont leurs limites dans le temps car ce secteur tr&#232;s dynamique est sujet &#224; des changements continuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, nous militons pour l'impl&#233;mentation des diff&#233;rentes recommandations faite le long de cette analyse en vue du renforcement de la place du S&#233;n&#233;gal en mati&#232;re d'innovation en Afrique Subsaharienne. A terme nous pourrions aspirer l&#233;gitimement &#224; &#234;tre champion continental. Le S&#233;n&#233;gal a encore plusieurs cartes en main pour jouer dans la cour des grands, ceci passera &#233;galement par d'autres r&#233;formes d'envergure et la mobilisation de financements consid&#233;rables pour l'&#233;laboration des &#233;l&#233;ments clefs du succ&#232;s de l'activit&#233; offshoring. Nous en attendons une plus grande capacit&#233; d'innovation et une hausse de l'emploi des jeunes dans notre pays. Sur l'&#233;chelle du continent le recul de la corruption et du client&#233;lisme dans la mise en &#339;uvre des politiques publiques, le renforcement de l'&#233;tat de droit et la prise en compte de la bonne gouvernance sont des facteurs qui fondent notre espoir de voir le continent prendre un nouvel &#233;lan vers la prosp&#233;rit&#233;, la paix sociale stable et durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohamed Ly Ing&#233;nieur Miagiste sp&#233;cialiste en Organisation et en syst&#232;me d'information &lt;br class='manualbr' /&gt;Dr Fatimata Ly-Baro - Docteure en Finance de l'Universit&#233; Paris-Dauphine &lt;br class='autobr' /&gt;
Experte en Intelligence Strat&#233;gique et Assurance Qualit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le Think Tank Ipode&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.dakaractu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dakar Actu&lt;/a&gt;, 28 d&#233;cembre 2015)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce classement Global Index Innovation 2015, GII, est r&#233;alis&#233; conjointement par l'Universit&#233; Cornell, l'Organisation Mondiale de la Propri&#233;t&#233; Intellectuelle (OMPI) et L'INSEAD. Il passe en revue 141 &#233;conomies du monde entier, en se fondant sur 79 indicateurs de la capacit&#233; d'innovation d'un pays, dont la valorisation du capital humain, l'investissement dans la recherche, le perfectionnement des entreprises et les r&#233;sultats dans le domaine de la cr&#233;ation. Le S&#233;n&#233;gal occupe le 6&#232;me rang &#224; l'&#233;chelle africaine devant le Botswana et le Kenya et derri&#232;re L'&#206;le Maurice, qui occupe le 1er rang &#224; l'&#233;chelle africaine suivie de L'Afrique du Sud, des Seychelles, de la Tunisie et du Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Extrait de l'entretien de Mokhtar Diop vice-pr&#233;sident pour l'Afrique de la Banque Mondiale au journal Lib&#233;ration : &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/10/05/l-afrique-peut-aller-plus-loin-et-plus-haut_1397786&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/10/05/l-afrique-peut-aller-plus-loin-et-plus-haut_1397786&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ces travaux ont &#233;t&#233; dirig&#233;s par le Professeur Souleymane Bachir Diagne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Rapport General de la CNAES fait un &#233;tat des lieux et conclut sur 78 recommandations, dont 15 sp&#233;cifiques &#224; la recherche.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;forme des institutions &#224; laquelle le Think Thank IPODE a contribu&#233; en publiant une note reprenant ses 35 propositions&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur ce dernier point, le S&#233;n&#233;gal d&#233;passe d'au moins de 10 points la moyenne sous r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Article intitul&#233; : &#171; S&#233;n&#233;gal : Pour une nouvelle politique de d&#233;veloppement industriel innovant &#187; &lt;a href=&#034;http://thinktank-ipode.org/2013/10/21/senegal-pour-une-nouvelle-politique-de-developpement-industriel-innovant/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://thinktank-ipode.org/2013/10/21/senegal-pour-une-nouvelle-politique-de-developpement-industriel-innovant/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le cluster est un ensemble de d&#233;cideurs qui cr&#233;ent et entretiennent un syst&#232;me relationnel leur permettant d'augmenter leurs opportunit&#233;s d'affaires et de croissance. L'int&#233;r&#234;t premier du cluster est de d&#233;tecter dans son environnement les facteurs favorisant sa croissance.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Agence de D&#233;veloppement et d'Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Agence S&#233;n&#233;galaise de Promotion des Exportations.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Wikip&#233;dia d&#233;finit une &#8216;smart city' comme une ville utilisant les technologies de l'information et de la communication (TIC) pour &#171; am&#233;liorer &#187; la qualit&#233; des services urbains ou encore r&#233;duire ses co&#251;ts. Ce concept &#233;mergent &#8212; dont les acceptions sont mouvantes en fran&#231;ais &#8212; d&#233;signe un type de d&#233;veloppement urbain apte &#224; r&#233;pondre &#224; l'&#233;volution ou l'&#233;mergence des besoins des institutions, des entreprises et des citoyens, tant sur le plan &#233;conomique, social, qu'environnemental.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jeune entreprise innovante, dans le secteur des nouvelles technologies appel&#233;e aussi jeune pousse. Les starts-up sont particuli&#232;rement repr&#233;sentatives de la &#171; nouvelle &#233;conomie &#187;, dont l'essor va de pair avec celui de l'Internet. La p&#233;rennit&#233; et la croissance de ces firmes &#233;tant encore al&#233;atoires, elles b&#233;n&#233;ficient de sources de financement sp&#233;cifiques. Ce sont des soci&#233;t&#233;s de capital-risque qui collectent les fonds n&#233;cessaires au d&#233;veloppement de l'entreprise ; elles sont associ&#233;es &#224; sa gestion et se r&#233;mun&#232;rent quand elle a atteint sa maturit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ensemble des technologies de l'information et de la communication (TIC) appliqu&#233;es &#224; la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce terme d&#233;signe les conceptions faites dans les pays &#233;mergents par des &#233;quipes locales, initialement pour r&#233;pondre &#224; des besoins locaux et qui s'inversent pour &#234;tre produits et adapt&#233;s ensuite aux pays riches.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Business Process Outsourcing : Selon l'EOA (European Outsourcing Association), le BPO (Business Process Outsourcing) peut &#234;tre d&#233;fini comme la d&#233;l&#233;gation d'un ou plusieurs domaines d'activit&#233;s, fonctions ou processus de l'entreprise &#224; un fournisseur ext&#233;rieur et ind&#233;pendant de son client .&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Annonce faite par le ministre des t&#233;l&#233;communications en D&#233;cembre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bien qu'il n'y ait aucune litt&#233;rature publique sur le volet offshoring dans les documents officiels du PSE.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une usine &#224; illusions ?</title>
		<link>https://osiris.sn/une-usine-a-illusions.html</link>
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		<dc:date>2015-12-27T12:59:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On est heureux pour le S&#233;n&#233;gal d'&#234;tre parmi les premiers pays africains &#224; fabriquer sur place la fibre optique (FO) et de baisser ainsi son co&#251;t d'achat[Voir l'article publi&#233; par l'Agence Ecofin]. Toutefois l'optimisme autour de ce projet industriel pose quelques questions qui temp&#232;reront l'enthousiasme du Ministre et &#8230; des journalistes dans la perspective de &#171; r&#233;aliser la couverture nationale &#224; moindre co&#251;t &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut savoir, en effet, que le co&#251;t de la fibre repr&#233;sente entre 4% et 8% du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On est heureux pour le S&#233;n&#233;gal d'&#234;tre parmi les premiers pays africains &#224; fabriquer sur place la fibre optique (FO) et de baisser ainsi son co&#251;t d'achat[&lt;a href=&#034;http://www.osiris.sn/Le-Senegal-abritera-une-usine-de.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir l'article publi&#233; par l'Agence Ecofin&lt;/a&gt;]. Toutefois l'optimisme autour de ce projet industriel pose quelques questions qui temp&#232;reront l'enthousiasme du Ministre et &#8230; des journalistes dans la perspective de &#171; r&#233;aliser la couverture nationale &#224; moindre co&#251;t &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir, en effet, que le co&#251;t de la fibre repr&#233;sente entre 4% et 8% du co&#251;t de r&#233;alisation d'une art&#232;re FO. Pr&#233;dire que la fibre made in S&#233;n&#233;gal sera disponible pour le &#171; projet Largement S&#233;n&#233;gal confi&#233; &#224; Huawei et qui sera bient&#244;t lanc&#233; &#187; est tout simplement illusoire car l'usine n'est pas encore install&#233;e et la fourniture du c&#226;ble FO est assur&#233;e par le r&#233;alisateur de ce projet, Huawei, et d&#233;j&#224; factur&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, et sans vouloir jouer au rabat-joie, une usine de fibres optiques est une plate-forme de haute technologie, largement automatis&#233;e et programm&#233;e, qui n&#233;cessite donc peu de main d'&#339;uvre, celle-ci &#233;tant en outre hautement qualifi&#233;e. D&#232;s lors, au moins deux questions s'imposent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quel sera la nature et l'ampleur du transfert technologique assur&#233; dans le cadre de ce projet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quel sera le nombre d'emploi cr&#233;&#233;s pour les s&#233;n&#233;galais, leur qualification et leur niveau de r&#233;tribution ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet industriel devrait poser un certain d&#233;fi au S&#233;n&#233;gal, mais &#8211;qui sait ?- lui donner une comp&#233;tence &#224; moyen terme &#224; condition d'y associer les &#233;tablissements d'enseignement sup&#233;rieur et de recherche universitaires, en premier lieu l'ESMT de Dakar, et &#8211;pourquoi pas ?- un partenaire du secteur des TIC/t&#233;l&#233;coms comme &#8211;par exemple- la Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il faut souhaiter que cette usine se d&#233;veloppera &#171; en aval &#187; de la fibre, &#224; savoir dans la fabrication de c&#226;bles &#224; FO&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le fabricant chinois de fibres optiques YOFC installe actuellement une usine (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; car, ce faisant, on cr&#233;era une v&#233;ritable fili&#232;re qui induira des cr&#233;ations d'emplois en nombre et diversifiera la qualification. D'autre part on am&#233;liorera sensiblement les marges financi&#232;res dans la commercialisation des produits Made in S&#233;n&#233;gal dont le march&#233; ouest-africain devrait &#234;tre fortement demandeur dans les ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces r&#233;alit&#233;s qu'il faut &#233;voquer et souhaiter au S&#233;n&#233;gal, et non flatter le lecteur ou le public par des incantations illusoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Louis Fullsack, 27 d&#233;cembre 2015&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le fabricant chinois de fibres optiques YOFC installe actuellement une usine de c&#226;bles &#224; FO &#224; Durban en R&#233;publique Sud-Africaine, et pr&#233;voit une production de 1 million de km de fibres optiques par an. Voir : &lt;a href=&#034;http://www.agenceecofin.com/infrastructures/0412-34324-afrique-du-sud-yofc-va-investir-10-4-millions-dans-une-usine-de-fibre-optique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.agenceecofin.com/infrastructures/0412-34324-afrique-du-sud-yofc-va-investir-10-4-millions-dans-une-usine-de-fibre-optique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Externalisation de certains de ses salari&#233;s vers Huawe&#239; &#187;</title>
		<link>https://osiris.sn/Externalisation-de-certains-de-ses,14169.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Externalisation-de-certains-de-ses,14169.html</guid>
		<dc:date>2015-12-13T20:38:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est le chapeau retenu dans cet article de la presse nationale pour traiter ce sujet qui fait monter la fi&#232;vre au sein de notre soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications. En fait, pour mener &#224; bien une transformation dans une entreprise, ce sont plut&#244;t les activit&#233;s qui sont externalis&#233;es : les salari&#233;s n'en sont que les d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux... Mais, pourquoi externaliser ? &lt;br class='autobr' /&gt;
A l'origine, il s'agissait surtout d'&#234;tre concentr&#233; sur son coeur de m&#233;tier, ce que l'on sait faire le mieux, en vue (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le chapeau retenu dans cet article de la presse nationale pour traiter ce sujet qui fait monter la fi&#232;vre au sein de notre soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications. En fait, pour mener &#224; bien une transformation dans une entreprise, ce sont plut&#244;t les activit&#233;s qui sont externalis&#233;es : les salari&#233;s n'en sont que les d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux... Mais, pourquoi externaliser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'origine, il s'agissait surtout d'&#234;tre concentr&#233; sur son coeur de m&#233;tier, ce que l'on sait faire le mieux, en vue d'offrir un service optimal : n'oublions pas que nous sommes dans le domaine des services publics conc&#233;d&#233;s. Il s'agissait de r&#233;aliser des gains de productivit&#233; pour all&#233;ger la facture pay&#233;e par toute la communaut&#233; : obtenir les meilleurs r&#233;sultats possibles avec le moins de charges. Et au bout, il y a la m&#233;daille du meilleur manager : l'autre soci&#233;t&#233; nationale qui nous doit du courant &#224; bon march&#233; cherche encore &#224; y parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement, il y a eu la lib&#233;ralisation et la privatisation : on a pr&#233;f&#233;r&#233; dire l'ouverture du capital apr&#232;s une entr&#233;e en bourse r&#233;ussie et le choix d'un partenaire pour &#171; aider l'entreprise dans sa marche vers les succ&#232;s &#224; l'international &#187;. Et apr&#232;s, l'on s'est rendu compte que le management hors pair faisait faire des b&#233;n&#233;fices tr&#232;s juteux et du dividende &#224; tr&#232;s fort rendement aux actionnaires surtout au partenaire strat&#233;gique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, de l'externalisation des activit&#233;s, on en est venu &#224; celle des employ&#233;s &#224; qui l'on impose des objectifs derri&#232;re lesquels ils courent, ils courent comme des d&#233;rat&#233;s... Jusqu'aux suicides en s&#233;rie : c'est ce qui est arriv&#233; chez le partenaire strat&#233;gique en France. Chez nous, on coupe et on ampute jusque dans le coeur de m&#233;tier : il ne s'agit plus d'&#234;tre le meilleur sur les m&#233;tiers de base des t&#233;l&#233;communications mais d'&#234;tre les meilleurs sur la vente des produits et services de t&#233;l&#233;communications. Il y a surtout le &#171; mobile banking &#187;, Orange money, qui permet avec le miracle du t&#233;l&#233;phone mobile de mobiliser m&#234;me l'&#233;pargne des gagane-petit. Avec les effets de masse, l'on peut drainer des sommes &#233;normes &#224; l'image de ce qui se passe dans le &#171; crowdfunding &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut reconnaitre que dans les t&#233;l&#233;communications, il y a eu une transformation insidieuse : on y est pass&#233; d'un mod&#232;le &#233;conomique dans lequel notre souverainet&#233; et notre savoir-faire &#233;taient affirm&#233;s &#224; un nouveau mod&#232;le &#233;conomique. Mod&#232;le dans lequel c'est la pleine satisfaction de l'actionnaire au d&#233;triment de la communaut&#233; nationale qui s'&#233;tait sacrifi&#233;e et a permis d'investir pour constituer des actifs, ces infrastructures de haut niveau technologique construites par les enfants du pays. Et aujourd'hui, nous avons un partenaire qui agit comme s'il &#233;tait le propri&#233;taire de notre soci&#233;t&#233; nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, cette grande question : &#224; qui appartiennent les actifs de Sonatel ? A l'Etat du S&#233;n&#233;gal ou &#224; Orange ? Mais surtout, ne devrions-nous pas revenir au mod&#232;le originel ? Le combat des organisations syndicales et au del&#224; de la repr&#233;sentation nationale et de toute la soci&#233;t&#233; civile devrait porter sur cette probl&#233;matique. Et non la sauvegarde de quelques emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Momar Gassama &lt;br class='manualbr' /&gt;Ing&#233;nieur des t&#233;l&#233;communications&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source :Facebook, 12 d&#233;cembre 2015)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des appels internationaux entrants : Sonatel contre Hayo</title>
		<link>https://osiris.sn/Des-appels-internationaux-entrants.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Des-appels-internationaux-entrants.html</guid>
		<dc:date>2015-12-10T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Et revoil&#224; relanc&#233; encore une fois le fameux d&#233;bat sur les appels t&#233;l&#233;phoniques internationaux entrants avec le contentieux en cours entre Sonatel, op&#233;rateur historique par ailleurs acteur majeur sur les march&#233;s national et sous r&#233;gional des t&#233;l&#233;communications, et Hayo, dernier n&#233; et quatri&#232;me op&#233;rateur du march&#233; national. Un quatri&#232;me op&#233;rateur qui a juste le rang d'op&#233;rateur r&#233;gional puisque son &#171; march&#233; &#187; se r&#233;duit &#224; quelques villages isol&#233;s de la r&#233;gion de Matam : ce qui a fait titrer (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et revoil&#224; relanc&#233; encore une fois le fameux d&#233;bat sur les appels t&#233;l&#233;phoniques internationaux entrants avec le contentieux en cours entre Sonatel, op&#233;rateur historique par ailleurs acteur majeur sur les march&#233;s national et sous r&#233;gional des t&#233;l&#233;communications, et Hayo, dernier n&#233; et quatri&#232;me op&#233;rateur du march&#233; national. Un quatri&#232;me op&#233;rateur qui a juste le rang d'op&#233;rateur r&#233;gional puisque son &#171; march&#233; &#187; se r&#233;duit &#224; quelques villages isol&#233;s de la r&#233;gion de Matam : ce qui a fait titrer dans la presse &#171; combat de David contre Goliath &#187;... Un op&#233;rateur r&#233;gional qui dispose n&#233;anmoins d'une licence comme les autres pour exploiter un r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications ouvert au public, en d'autres termes une concession du service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique dite de licence de Service Universel a &#233;t&#233; initi&#233;e par la puissance publique avec comme principal objectif de r&#233;duire la fracture num&#233;rique entre les zones rurales et les zones urbaines. Zones rurales p&#233;nalis&#233;es du fait de leur isolement et que les grands op&#233;rateurs ont tendance &#224; d&#233;laisser du fait d'un chiffre d'affaires par client trop faible par rapport aux charges d'exploitation induites par le d&#233;ploiement des infrastructures n&#233;cessaires &#224; leur desserte. C'est dire donc une politique faite pour d&#233;mocratiser les TIC. Et &#224; cet effet la licence accord&#233;e conf&#232;re l'autorisation de signer des conventions d'interconnexion &#224; l'international, un segment juteux s'il en est du march&#233; des t&#233;l&#233;communications. Et c'est l&#224; que l'agneau s'est trouv&#233; pris dans la ...meute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a cinq ans, l'Etat avait trouv&#233; le moyen d'apporter des ressources suppl&#233;mentaires au budget national en instituant ce que les adversaires de la mesure avaient alors appel&#233; &#171; surtaxe &#187; sur les appels entrants. Cette dite surtaxe &#233;tait en fait une quote-part que l'Etat s'&#233;tait am&#233;nag&#233;e sur la quote-part n&#233;goci&#233;e par notre op&#233;rateur historique &#224; l'international : seul le b&#233;n&#233;fice net, astronomique pour ne pas dire hors normes, de l'entreprise, - qui a de moins en moins des airs de soci&#233;t&#233; nationale -, pouvait &#234;tre impact&#233; par la mesure dans des proportions qui ne mettaient pas en p&#233;ril sa survie comme beaucoup d'&#171; experts &#187; tentaient de le d&#233;montrer. Cet &#233;pisode aura connu l'&#233;pilogue que l'on conna&#238;t...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant toute signature d'une convention d'interconnexion &#224; l'international, un op&#233;rateur national n&#233;gocie aussi ce qui constitue un tarif de terminaison des appels entrants sur le reseau national appel&#233; quote-part. C'est une part du tarif pay&#233; par le client de l'op&#233;rateur &#233;tranger, tarif qui r&#233;mun&#232;re le r&#233;seau &#233;tranger, le r&#233;seau international et le r&#233;seau s&#233;n&#233;galais. Il importe de noter que cette quote-part est d&#233;fiscalis&#233;e et pay&#233;e en devises dans la monnaie choisie par l'op&#233;rateur s&#233;n&#233;galais. Ceci ressemble d'ailleurs beaucoup plus &#224; une survivance coloniale du fait qu'apr&#232;s l'ind&#233;pendance, l'exploitation du r&#233;seau international comme dans d'autres ex-colonies &#233;tait rest&#233;e entre les mains d'une filiale de France T&#233;l&#233;com. C'est essentiellement cette quote-part, pour faire court, qui a assur&#233; le financement des investissements consacr&#233;s pendant une d&#233;cennie &#224; la modernisation du r&#233;seau national de t&#233;l&#233;communications...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre ce probl&#232;me de d&#233;fiscalisation qui interpelle plut&#244;t l'administration fiscale et incidemment peut-&#234;tre la repr&#233;sentation nationale qui devra examiner le renouvellement du compagnonnage (d&#233;cri&#233; ?) avec Orange, cette quote-part pose un autre probl&#232;me qui est celui soulev&#233; dans le contentieux Hayo/Sonatel par le premier nomm&#233;. Elle introduit une s&#233;rieuse distorsion dans le dispositif tarifaire mis en place sous la f&#233;rule de l'Artp, le r&#233;gulateur du march&#233; des t&#233;l&#233;communications. Et ce probl&#232;me l&#224; interpelle le r&#233;gulateur qui en l'esp&#232;ce s'est curieusement &#171; bouch&#233; les oreilles et a ferm&#233; les yeux &#187; pour reprendre une autre formule imag&#233;e de la presse au grand dam des r&#232;gles de concurrence du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hayo dit avoir n&#233;goci&#233; un tarif d'interconnexion inf&#233;rieur &#224; celui que Sonatel a conclu par ailleurs ; tarif plus cher donc que Sonatel lui applique n&#233;anmoins pour terminer les appels internationaux entrants sur son r&#233;seau avec la TVA en sus qu'elle ne paie pas. Un litige qui avait d&#233;j&#224; oppos&#233; Sonatel &#224; Sudatel quand cet op&#233;rateur a lanc&#233; l'exploitation de sa licence pour dire que la jurisprudence est l&#224; et que l'incomp&#233;tence ne saurait &#234;tre invoqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui transpara&#238;t en filigrane ici, c'est surtout un op&#233;rateur historique qui n'a plus le monopole du r&#233;seau international et qui, semble-t-il, a du mal &#224; quitter des r&#233;flexes dont elle doit se d&#233;faire avec un r&#233;gulateur qui n'y aide pas. Ce qui a conduit Hayo en d&#233;sespoir de cause &#224; une saisine adress&#233;e au ...minist&#232;re des finances qui risque de ne pas prosp&#233;rer alors que la loi fait obligation &#224; l'Artp de &#171; trancher les litiges li&#233;s &#224; l'interconnexion &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gulation, exercice tout nouveau dans nos march&#233;s nationaux qui s'ouvrent avec la lib&#233;ralisation &#224; plusieurs op&#233;rateurs, est beaucoup plus une &#171; tradition &#187; import&#233;e de l'exploitation du r&#233;seau international dont les r&#232;gles s'apparentent bien &#224; celles de la ...diplomatie : l'objectif vis&#233; est de ne jamais arriver au contentieux synonyme de ...guerre avec comme ici interruption du service public conc&#233;d&#233;. Comme &#224; la guerre, les principales victimes en sont toujours les populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Momar Gassama &lt;br class='manualbr' /&gt;Ing&#233;nieur des t&#233;l&#233;communications&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source :&lt;a href=&#034;http://www.leral.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leral&lt;/a&gt;, 10 d&#233;cembre 2015)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'e-commerce peut-il remplacer le commerce traditionnel au S&#233;n&#233;gal ?</title>
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		<dc:date>2015-12-09T07:56:09Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tel un nouveau gadget, l'e-commerce occupe de plus en plus une place importante dans les habitudes des consommateurs s&#233;n&#233;galais, et les enseignes d'e-commer&#231;ants sont de plus en plus nombreuses, au point o&#249; certains se demandent si ce nouveau mode d'achat ne finira pas par sonner la fin du commerce traditionnel dans notre pays. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pas un jour ne se passe sans que les consommateurs s&#233;n&#233;galais soient interpel&#233;s par les nombreuses annonces d'e-commer&#231;ant qui rythment d&#233;sormais le march&#233; de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tel un nouveau gadget, l'e-commerce occupe de plus en plus une place importante dans les habitudes des consommateurs s&#233;n&#233;galais, et les enseignes d'e-commer&#231;ants sont de plus en plus nombreuses, au point o&#249; certains se demandent si ce nouveau mode d'achat ne finira pas par sonner la fin du commerce traditionnel dans notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas un jour ne se passe sans que les consommateurs s&#233;n&#233;galais soient interpel&#233;s par les nombreuses annonces d'e-commer&#231;ant qui rythment d&#233;sormais le march&#233; de la distribution au S&#233;n&#233;gal. Il faut dire que le secteur est en pleine croissance, et le nombre de s&#233;n&#233;galais qui font leurs achats en ligne est en augmentation permanente. &#171; Acheter sur Internet c'est pratique et c'est moins cher &#187;, c'est du moins le point de vu d'une bonne partie de ces adeptes de l'achat en ligne. Ces crit&#232;res soulign&#233;s sont certainement les fondements qui expliquent le mieux la croissance fulgurante de l'e-commerce ces deux derni&#232;res ann&#233;es dans notre pays. La toile s&#233;n&#233;galaise est d&#233;sormais comparable &#224; un grand centre commercial, on y trouve de tout, services h&#244;teliers, vente de voiture, marketplace, &#233;lectrom&#233;nagers, informatiques, habillement&#8230; rien n'est laisser de c&#244;t&#233; par les e-commer&#231;ant. En combinant des co&#251;ts fixes relativement bas et des boutiques et services en lignes disponibles 24/24h, on serait m&#234;me tent&#233; de croire que ces e-commer&#231;ants ont une longueur d'avance sur le commerce traditionnel. En terme de fr&#233;quentation, l'e-commerce et les magasins physiques font d&#233;sormais quasiment jeu &#233;gal sur les comportements d'achats des s&#233;n&#233;galais, notamment chez la classe moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Doit-on s'attendre &#224; la fin du commerce traditionnel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vu de nombreux acteurs d'e-commerce au S&#233;n&#233;gal, il ne faut pas voir dans la croissance de leur secteur, la fin du commerce traditionnel, mais juste une nouvelle fa&#231;on de . &#171; Il est ind&#233;niable que l'e-commerce est de plus en plus pr&#233;sent au S&#233;n&#233;gal, comme partout en Afrique, mais il serait maladroit de penser que l'on puisse aujourd'hui se d&#233;tacher du commerce traditionnel. Peut-on imaginer le grand Sandaga r&#233;duit &#224; un grand d&#233;sert commercial ? Je ne le pense pas. Il faut plut&#244;t voir le d&#233;veloppement de ce secteur comme une compl&#233;mentarit&#233; au commerce traditionnel &#187;, Explique Ismael Cabral Kambel, charg&#233; des relations publique &#224; la plateforme en jovago.com. Avec des milliers d'ann&#233;es d'exp&#233;rience, les commer&#231;ants traditionnels sont vraisemblablement plus aguerris &#224; la vente et ont probablement encore beaucoup &#224; apprendre &#224; leurs homologues e-commer&#231;ants nouveaux venus et fans de technologie. Et pour continuer &#224; s'imposer les commer&#231;ants traditionnels peuvent compter sur le marchandage, une pratique devenue avec les ann&#233;es une composante essentielle de la transaction commerciale dans notre pays. Tout se discute, ou du moins se n&#233;gocie. M&#234;me si les consommateurs trouvent souvent moins cher en ligne l'absence de n&#233;gociation avec le vendeur reste un frein. &#171; Pour mes achats je pr&#233;f&#232;re me rendre au march&#233;, ici, je vois l'article que j'ach&#232;te et je peux n&#233;gocier jusqu'&#224; la moiti&#233; du prix &#187;, explique A&#239;da K&#233;b&#233;, une habitu&#233; des grands espaces commerciales des HLM. Autre avantage, le l&#232;che vitrine, un plaisir des yeux. Faire les magasins est avant tout une activit&#233; sociale, un moyen de r&#234;ver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il faut reconnaitre que l'e-commerce a apport&#233; de nombreux bouleversement dans les habitudes des consommateurs, notamment chez les plus jeunes dont les technologies n'ont aucun secret. On ne parlera donc pas de fin du commerce traditionnel mais de compl&#233;mentarit&#233; entre ces deux composantes, pr&#233;sentant chacun des avantages pour les consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jaly Badiane&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://jovago.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jovago&lt;/a&gt;, 8 d&#233;cembre 2015)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les comp&#233;titions de Startups en Afrique, &#231;a commence &#224; bien faire&#8230;</title>
		<link>https://osiris.sn/les-competitions-de-startups-en-afrique-ca-commence-a-bien-faire.html</link>
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		<dc:date>2015-10-21T16:39:18Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Gagnez 5 millions de dollars en billets repass&#233;s&#8230; Un voyage pour 2 &#224; Katmandou&#8230; Deux hectares de terrain fertilis&#233; par de la bouse de brebis m&#233;tiss&#233;es&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les organisateurs de concours rivalisent de cr&#233;ativit&#233; pour attirer les entrepreneurs les plus valeureux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les d'initiatives de ce genre sont louables et que certains concours ont &#233;t&#233; &#224; l'origine de la naissance d'&#233;cosyst&#232;mes aujourd'hui florissants, il n'en est pas moins important de souligner que les comp&#233;titions ne sont pas toujours (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gagnez 5 millions de dollars en billets repass&#233;s&#8230; Un voyage pour 2 &#224; Katmandou&#8230; Deux hectares de terrain fertilis&#233; par de la bouse de brebis m&#233;tiss&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisateurs de concours rivalisent de cr&#233;ativit&#233; pour attirer les entrepreneurs les plus valeureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les d'initiatives de ce genre sont louables et que certains concours ont &#233;t&#233; &#224; l'origine de la naissance d'&#233;cosyst&#232;mes aujourd'hui florissants, il n'en est pas moins important de souligner que les comp&#233;titions ne sont pas toujours le coup de pouce dont les entrepreneurs africains ont besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une option moins co&#251;teuse qu'un d&#233;partement R et D, pour les grands groupes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si chaque ann&#233;e, on annonce l'arriv&#233;e d'investisseurs pr&#234;ts &#224; mettre des &#171; billes &#187; dans les jeunes entreprises africaines les plus porteuses, la situation r&#233;elle ressemble plus &#224; un &#171; Groundhog's day &#187; o&#249; les porteurs de projets africains jouent le r&#244;le de Bill Murray.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cet &#233;tat de fait, la solution la plus accessible reste souvent la participation &#224; des concours, dont les prix repr&#233;sentent les seuls investissements auxquels ces jeunes pousses peuvent avoir acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les questions les plus fr&#233;quemment pos&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Quelles difficult&#233;s avez-vous rencontr&#233; durant le d&#233;veloppement de votre projet ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De quoi avez-vous besoin pour passer &#224; la prochaine &#233;tape ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Quels sont les membres de votre &#233;quipe ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Autant d'informations que les Startupers partagent sans se rendre compte de la valeur du savoir qu'ils sont en train de divulguer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisateurs les moins scrupuleux n'ont plus qu'&#224; ouvrir les formulaires de participation et se servir, disposant d'informations qui auraient co&#251;t&#233; des dizaines de millions de Fcfa si elles provenaient d'un cabinet d'&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des prix souvent offerts apr&#232;s la mort des entreprises. Ou pas du tout.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour pousser le vice plus loin, certains organisateurs de concours vont jusqu'&#224; ne pas respecter leur engagement, annon&#231;ant des raisons rocambolesques &#224; des entrepreneurs incapables de les tra&#238;ner en justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la majorit&#233; des cas, lorsque les plus s&#233;rieux d'entre eux restent fid&#232;les &#224; leur parole, les prix sont livr&#233;s 6 &#224; 8 mois apr&#232;s la fin de la comp&#233;tition, &#224; des entreprises qui n'ont parfois pas pu survivre aussi longtemps sans les gains autour desquels ils ont taill&#233; leur croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trop de concours tuent le concours&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une &#233;tude publi&#233;e par la Banque Mondiale, le meilleur moyen d'accompagner la croissance en Afrique et de cr&#233;er des emplois est de donner des millions de dollars &#224; des entrepreneurs de mani&#232;re totalement al&#233;atoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, au lieu de d&#233;penser plus dans la communication autour de la comp&#233;tition que dans les prix offerts, si vous voulez vraiment accompagner les entreprises, vous savez ce qu'il vous reste &#224; faire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.afriqueitnews.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrique ITnews&lt;/a&gt;, 21 octobre 2015)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand l'Afrique se connectera&#8230; le monde tremblera</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La trajectoire du continent africain est aujourd'hui incertaine. L'Afrique avance &#224; son propre rythme. Tant&#244;t nonchalante, tant&#244;t d&#233;termin&#233;e. Bien malin celui qui sera capable de pr&#233;dire le futur de &#8216;Mama Africa'. Cette incertitude de l'avenir nourrit tous les fantasmes. Il y a ceux qui, s'appuyant sur les progr&#232;s d&#233;mocratiques et les taux de croissance &#233;lev&#233;s des pays africains, voient un horizon d'espoir, d'&#233;mergence, de d&#233;veloppement. Et d'autres qui, prenant &#224; t&#233;moin la dure r&#233;alit&#233; que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La trajectoire du continent africain est aujourd'hui incertaine. L'Afrique avance &#224; son propre rythme. Tant&#244;t nonchalante, tant&#244;t d&#233;termin&#233;e. Bien malin celui qui sera capable de pr&#233;dire le futur de &#8216;Mama Africa'. Cette incertitude de l'avenir nourrit tous les fantasmes. Il y a ceux qui, s'appuyant sur les progr&#232;s d&#233;mocratiques et les taux de croissance &#233;lev&#233;s des pays africains, voient un horizon d'espoir, d'&#233;mergence, de d&#233;veloppement. Et d'autres qui, prenant &#224; t&#233;moin la dure r&#233;alit&#233; que vivent des millions d'Africains, pr&#233;disent des lendemains difficiles. L'Afrique est ainsi install&#233;e au carrefour des possibles. Et le num&#233;rique pourrait le faire basculer dans une nouvelle &#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique suscite &#8211; encore &#8211; les convoitises des grandes nations. Fait nouveau, les multinationales, viennent chercher un relais de croissance. Parmi eux, les g&#233;ants d'Internet : Google, Facebook, Microsoft, des leader t&#233;l&#233;coms : Orange, Samsung, Huawei, les leaders du e-commerce Amazon, Cdiscount, etc. Ce nouvel int&#233;r&#234;t s'explique par cette &#233;vidence : le march&#233; du num&#233;rique, sur un continent qui abrite 1.2 milliard de personnes actuellement et qui en 2100 accueillera 4.4 milliards d'habitants, est &#233;norme. En plus, le continent enregistre un taux d'urbanisation en forte progression &#8211; plus de 3 % par an &#8211; avec le d&#233;veloppement de m&#233;gapoles et voit &#233;merger une classe moyenne &#8211; plus de 300 millions de personnes vivant avec un revenu journalier sup&#233;rieur &#224; 10 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; certaines politiques volontaristes des &#201;tats africains pour amener l'internet dans les foyers, ce sont bien les grands groupes mondiaux qui se disputent la t&#226;che de connecter le continent. C'est devenu une course contre la montre pour les multinationales qui veulent se partager le g&#226;teau. L'on rivalise d'inspiration et d'ardeur pour connecter les Africains et cr&#233;er un march&#233; florissant. Mais au-del&#224; de cette fr&#233;n&#233;sie, l'Afrique se voit offrir, par l'arriv&#233;e tonitruante du digital sur son sol, une grande et belle opportunit&#233;. De progr&#232;s surtout. Mais aussi de d&#233;mocratie, de diffusion du savoir, de pouvoir d'innovation et de cr&#233;ation. Et lorsque l'Afrique va contr&#244;ler ce gigantesque outil qui est le num&#233;rique, elle pourra aussi, &#224; son tour, inspirer le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps de l'Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un big bang. Un monde va, peut-&#234;tre, s'&#233;crouler pour des millions d'Africains. Toutes les dimensions de la soci&#233;t&#233; sont concern&#233;es : les syst&#232;mes de valeurs, les moyens de communication, la distribution des biens et services, la relation et l'acc&#232;s au savoir, la sant&#233;, l'&#233;conomie, etc. L'Afrique est en train de vivre une R&#233;volution majeure, celle du num&#233;rique, qui va profond&#233;ment modifier les habitudes culturelles et les repr&#233;sentations mentales. Si d'aucuns y voient des perspectives d'accumulation et de rente, elle met aussi en exergue une dynamique de mutations profondes pour les peuples du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'acc&#232;s au savoir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La priorit&#233; pour les gouvernements africains est d'investir dans l'&#233;ducation &#8211; des avanc&#233;es notables sont &#224; souligner puisque 20 % des d&#233;penses publiques sont inject&#233;es dans ce secteur. En effet, le d&#233;veloppement des comp&#233;tences est primordial &#224; l'aune du num&#233;rique. Et 1.1 milliard d'Africains seront en &#226;ge de travailler avant 2040. Or, d'apr&#232;s l'UNICEF, l'Afrique accueille aujourd'hui la moiti&#233; des 58 millions d'enfants non scolaris&#233;s. L'heure est certes grave. Mais avec les possibilit&#233;s offertes par les TIC, le continent pourrait tr&#232;s rapidement combler ce gap et cr&#233;er une main d'&#339;uvre qualifi&#233;e dans tous les domaines. L'int&#233;gration du digital ouvre de nouveaux horizons et propose une approche inclusive de l'&#233;ducation et de la formation. Le &#8216;MOOC' (Massive Open Online Course), par exemple, est une aubaine pour la d&#233;mocratisation du savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux de p&#233;n&#233;tration d'internet culmine actuellement &#224; 27 % en Afrique, mais ce chiffre sera largement d&#233;pass&#233; dans un avenir proche, avec les initiatives, tous azimuts, pour connecter le continent. L'&#232;re de l'internet gratuit et universel va certainement sonner le glas de l'analphab&#233;tisme et refouler l'obscurantisme. Ce qui, in&#233;luctablement, va sortir des millions d'Africains de la pauvret&#233;, am&#233;liorer les conditions sociales. Permettre &#224; la jeunesse africaine de s'affirmer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement ph&#233;nom&#233;nal du mobile en Afrique a d&#233;j&#224; un impact positif. Le t&#233;l&#233;phone portable permet d&#233;j&#224; au plus grand nombre d'acc&#233;der &#224; internet &#8211; le nombre d'utilisateurs du mobile sur le continent a augment&#233; de 13 % par an depuis 2010, deux fois plus vite que la moyenne mondiale. Et il a contribu&#233;, en 2014, &#224; hauteur de plus de 100 milliards de dollars &#224; l'&#233;conomie de l'Afrique subsaharienne &#8211; soit 6 % du PIB du sous-continent. L'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication pourra d&#233;truire les profondes in&#233;galit&#233;s, l'inf&#233;riorit&#233; sociale et la mis&#232;re pour les classes africaines encore laiss&#233;es-pour-compte ; cr&#233;er des &#8216;villes intelligentes', plus humaines. Et ainsi favoriser des soci&#233;t&#233;s de justice et de prosp&#233;rit&#233;. D&#233;j&#224;, une jeunesse africaine urbaine et hyperconnect&#233;e est en train de prendre son destin en main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique, du Nord au Sud, d'Est en Ouest, des startups innovantes voient le jour. La g&#233;n&#233;ration Z &#8211; soit les personnes actuellement &#226;g&#233;es de 19 ans ou moins &#8211; africaine, ouverte au monde, d&#233;couvre ses capacit&#233;s de cr&#233;ation et d'innovation. Les Africains cr&#233;ent des outils m&#233;dicaux, des monnaies &#233;lectroniques, des r&#233;seaux sociaux, etc. Gr&#226;ce au num&#233;rique, le &#8216;miracle africain' n'est plus une utopie. Avec un meilleur encadrement et une vraie politique d'accompagnement des jeunes pouces, l'Afrique peut &#233;crire sa propre histoire et devenir un creuset de la r&#233;volution num&#233;rique. Et surtout inscrire son agenda dans la marche du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;habilitation du continent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;difice social, en Afrique, est menac&#233;. Faut-il avoir peur ? Le num&#233;rique quoi que d&#233;stabilisateur est une goul&#233;e d'air pour le continent. Longtemps repli&#233; sur lui-m&#234;me et discrimin&#233; par le reste du monde, le continent africain se voit aujourd'hui tresser des lauriers. L'Afrique est la r&#233;gion la plus dynamique de la plan&#232;te derri&#232;re l'Asie. Sa d&#233;mographie est galopante et ses marges de croissance exponentielles. Des atouts qu'elle devra utiliser &#224; bon escient pour r&#233;clamer une place dans le concert des nations. Discuter en toute confiance avec l'Occident, n&#233;gocier plus &#226;prement avec la Chine. Trouver d'autres partenaires : la Russie, le Br&#233;sil et les pays &#233;mergents d'Am&#233;rique du Sud et d'Asie. L'Afrique ne doit plus se laisser, uniquement, s&#233;duire. Elle doit aussi s'imposer au monde. Que de d&#233;fis &#224; relever !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un paradigme num&#233;rique africain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contribution du num&#233;rique au PIB annuel africain rattrapera celui de Ta&#239;wan ou de la Su&#232;de en 2025. C'est une occasion inesp&#233;r&#233;e pour le continent d'affirmer une position de force dans la g&#233;opolitique mondiale. L'agenda 2063 de l'Union Africaine (UA) consacre l'union au d&#233;veloppement et la transformation technologique du continent. Et propose de &#171; b&#226;tir une Afrique int&#233;gr&#233;e, prosp&#232;re et en paix, dirig&#233;e par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la sc&#232;ne mondiale &#187;. L'Afrique pourrait ainsi se servir du num&#233;rique pour un d&#233;veloppement durable. Mieux, le continent peut offrir, &#224; l'humanit&#233;, sa propre vision du monde. Le mod&#232;le africain de solidarit&#233; trouve l'opportunit&#233; de conqu&#233;rir le cyberespace. L'open source ou le financement participatif via le web devraient facilement s'accommoder avec une mentalit&#233; africaine nourrie par le partage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la libre circulation des id&#233;es et des services peut v&#233;ritablement amorcer le dessein africain d'int&#233;gration. Les jeunes africains apprennent &#224; communiquer sur les r&#233;seaux sociaux et imposent aux gouvernement des politiques plus justes et transparentes. Cela va renforcer les politiques d'int&#233;gration et faciliter la t&#226;che des pouvoirs publics. Les politiques doivent porter plus d'attention &#224; l'internet. L'irruption des r&#233;seaux dans les foyers africains enl&#232;ve une belle &#233;pine dans le pied des d&#233;cideurs. Les possibilit&#233;s de rassemblement des peuples, de r&#233;forme des consciences et de diffusion id&#233;ologique, si elles sont utilis&#233;es, peuvent faire tomber bien des barri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique bascule dans une nouvelle &#232;re de son d&#233;veloppement. Elle sera une puissance du num&#233;rique. Le monde est pr&#233;venu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.afriqueitnews.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrique ITnews&lt;/a&gt;, 10 octobre 2015)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Boycotter oui, mais pourquoi et contre qui ? </title>
		<link>https://osiris.sn/Boycotter-oui-mais-pourquoi-et.html</link>
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		<dc:date>2015-10-06T19:09:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;J'ai suivi avec beaucoup d'int&#233;r&#234;t la journ&#233;e de boycott organis&#233;e &#224; travers les r&#233;seaux sociaux contre la soci&#233;t&#233; de t&#233;l&#233;communication ORANGE. Ce qui montre les progr&#232;s importants enregistr&#233;s par notre pays en mati&#232;re de contr&#244;le citoyen. Cette utilisation des r&#233;seaux sociaux confirme la maturit&#233; de la soci&#233;t&#233; civile s&#233;n&#233;galaise qui a d&#233;sormais la capacit&#233; &#224; s'organiser de mani&#232;re spontan&#233;e pour prendre en charge ses pr&#233;occupations. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette mani&#232;re d'agir permet au citoyen de d&#233;cider (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai suivi avec beaucoup d'int&#233;r&#234;t la journ&#233;e de boycott organis&#233;e &#224; travers les r&#233;seaux sociaux contre la soci&#233;t&#233; de t&#233;l&#233;communication ORANGE. Ce qui montre les progr&#232;s importants enregistr&#233;s par notre pays en mati&#232;re de contr&#244;le citoyen. Cette utilisation des r&#233;seaux sociaux confirme la maturit&#233; de la soci&#233;t&#233; civile s&#233;n&#233;galaise qui a d&#233;sormais la capacit&#233; &#224; s'organiser de mani&#232;re spontan&#233;e pour prendre en charge ses pr&#233;occupations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mani&#232;re d'agir permet au citoyen de d&#233;cider librement sans passer par les organisations traditionnelles de la soci&#233;t&#233; civile qui peuvent prendre des positions &#224; l'encontre des pr&#233;occupations des citoyens au nom de qui elles pr&#233;tendent agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manifestation du 1er octobre fut donc une mani&#232;re pour les consommateurs de montrer leur d&#233;termination &#224; ce battre face aux entreprises et multinationales souvent en complicit&#233; avec les organisations dites de la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;plique trouv&#233;e par les services de communication d'ORANGE fut de nier l'&#233;vidence mais surtout de demander &#224; l'Etat de leur envoyer les forces de l'ordre pour prot&#233;ger leur b&#226;timent, oubliant ainsi que le boycott se passait sur les r&#233;seaux sociaux et dans les m&#233;dia et non sur le terrain. Les consommateurs n'avaient pas besoin de se retrouver devant la b&#226;tisse pour engager le combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement je n'ai pas boycott&#233; m&#234;me si je suis de ceux qui s'offusquent des mauvais services de la SONATEL. Je me suis toujours pos&#233; la question &#224; savoir pourquoi &#224; quelques minutes de l'expiration l'Illimix que nous avions achet&#233;, Orange ne nous envoie pas un texto pour nous pr&#233;venir au lieu de le passer sous silence pour consommer le restant de nos cr&#233;dits, si on en a en r&#233;serve ? Pourquoi payer 25FCFA quand on appelle les services de la SONATEL sous pr&#233;texte que c'est fait pour dissuader des gens qui appellent pour juste les perturber ? Ce n'est pas 25FCFA qui va d&#233;courager quelqu'un s'il veut vraiment faire passer un mauvais quart d'heure aux op&#233;rateurs de la SONATEL. Sans compter les DalalTones, je me demande m&#234;me si ORANGE paie des droits d'auteur &#224; la famille de Serigne Abdoul Aziz SyDabakh et aux autres d&#233;s lors qu'elle utilise leurs chants religieux pour augmenter son chiffre d'affaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La SONATEL doit comprendre le Pourquoi du boycott et ne pas rester sur la d&#233;fensive. En 30 ans la SONATEL est pass&#233; de 40 milliards de chiffre d'affaire &#224; 816 milliards. Ce qui est ph&#233;nom&#233;nal et de cette croissance naquit une plus grande exigence des consommateurs qui ne peuvent plus tol&#233;rer certaines d&#233;faillances techniques de la soci&#233;t&#233;. Cela est d'autant plus important que l'Etat d&#233;tient des parts importantes dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reste toutefois un fervent d&#233;fenseur de la SONATEL du fait de ce qu'elle symbolise la capacit&#233; de notre pays &#224; cr&#233;er une entreprise qui marche et qui peut s'exporter dans les autres pays d'Afrique voire du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis mon &#233;lection &#224; l'Assembl&#233;e Nationale, j'ai toujours d&#233;fendu les travailleurs de la SONATEL mais surtout je me suis oppos&#233; &#224; toute vente ou pr&#233;tendue vente des parts de l'ETAT &#224; France TELECOM en perspective des nouvelles n&#233;gociations qui vont se tenir en 2017. France TELECOM cherche par tous les moyens &#224; acqu&#233;rir les parts de l'Etat pour pouvoir engranger tous les revenus qui &#233;videmment b&#233;n&#233;ficieront au peuple fran&#231;ais au d&#233;triment du peuple s&#233;n&#233;galais. Nous devons nous poser la question &#224; savoir nous BOYCOTTONS CONTRE QUI ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut surtout pas offrir l'opportunit&#233; &#224; France T&#233;l&#233;com de mettre la pression sur nos gouvernants, qui fl&#233;chissent souvent assez vite (m&#234;me si pour ce cas pr&#233;cis nos gouvernants ont refus&#233; de c&#233;der), pour leur faire croire que si elle dispose des parts restants, elle pourra investir pour am&#233;liorer leur service de t&#233;l&#233;phonie. En r&#233;alit&#233; ce boycott peut avoir un effet boomerang n&#233;faste pour la SONATEL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La SONATEL est un fleuron et un patrimoine du S&#233;n&#233;gal, France T&#233;l&#233;com n'a jamais rempli les cahiers de charge initialement pr&#233;vus lors du protocole d'accord qui allait donner naissance &#224; ORANGE S&#233;n&#233;gal qui finira par se d&#233;ployer dans la sous-r&#233;gion (Mali, C&#244;te d'Ivoire, Guin&#233;e etc.). Il faut pr&#233;server l'acquis des travailleurs de cette soci&#233;t&#233; et les accompagner pour une meilleure am&#233;lioration de leurs services. SONATEL ne peut &#234;tre l'ennemi ni de l'ETAT ni des citoyens et citoyennes s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui &#224; part elle, le PAD est aussi un patrimoine national et c'est la raison pour laquelle les citoyens, de la m&#234;me mani&#232;re qu'ils ont envoy&#233; un message fort le 1er octobre &#224; ORANGE, doivent le faire en direction du Directeur du PAD qui est en train de le faire couler. Sa gestion catastrophique interpelle tous les fils de ce pays. Et c'est pour cette raison que j'apporte mon soutien ind&#233;fectible &#224; mon coll&#232;gue Moustapha Ciss&#233; L&#244; et de la P&#234;che M. Oumar Gu&#232;ye, dans leur combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en appelle donc aux sens des responsabilit&#233;s d'une part de la SONATEL de trouver et d'engager le d&#233;bat pour une meilleure satisfaction de leurs client&#232;les mais aussi des citoyens et citoyennes pour ne pas offrir cette derni&#232;re sur un plateau d'argent &#224; France T&#233;l&#233;com. Je d&#233;plore fortement le silence du Ministre des T&#233;l&#233;communications qui se devait de prendre en charge s&#233;rieusement ce dossier. Je ne le dirais jamais assez, les T&#233;l&#233;communications sont l'avenir de l'Afrique et du monde et le S&#233;n&#233;gal est bien positionn&#233; pour tirer son &#233;pingle du jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikhou Oumar Sy &lt;br class='manualbr' /&gt;D&#233;put&#233; Assembl&#233;e Nationale du S&#233;n&#233;gal &lt;br class='manualbr' /&gt;Bes Du Nakk&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.dakaractu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dakar Actu&lt;/a&gt;,6 octobre 2015)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi cet acharnement sur Sonatel-Orange</title>
		<link>https://osiris.sn/pourquoi-cet-acharnement-sur-sonatel-orange.html</link>
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		<dc:date>2015-10-06T00:33:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis quelques semaines nous assistons &#224; un ce qui pourrait &#234;tre qualifi&#233; d'acharnement sur l'op&#233;rateur historique de notre pays, la SONATEL. En effet, un groupe d'internautes a APPELE UN SIT IN AU BOYCOTT DE ORANGE LE 1er OCTOBRE. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ceci appelle de notre part un certain nombre d'interrogations. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les 2 autres op&#233;rateurs (TIGO, EXPRESSO) ont-ils un meilleur r&#233;seau que Orange ? Assur&#233;ment NON. Les plaintes clients, on en trouve chez tous les op&#233;rateurs. L'on peut d&#232;s lors se poser la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques semaines nous assistons &#224; un ce qui pourrait &#234;tre qualifi&#233; d'acharnement sur l'op&#233;rateur historique de notre pays, la SONATEL.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, un groupe d'internautes a APPELE UN SIT IN AU BOYCOTT DE ORANGE LE 1er OCTOBRE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci appelle de notre part un certain nombre d'interrogations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 2 autres op&#233;rateurs (TIGO, EXPRESSO) ont-ils un meilleur r&#233;seau que Orange ? Assur&#233;ment NON. Les plaintes clients, on en trouve chez tous les op&#233;rateurs. L'on peut d&#232;s lors se poser la question de savoir pourquoi boycotter Orange et pas TIGO ou EXPRESSO. Mieux, avec l'av&#232;nement de la portabilit&#233; depuis le 1er Septembre 2015, tout client non satisfait par un op&#233;rateur peut se faire porter gratuitement chez un autre op&#233;rateur. Les &#171; boycotteurs &#187; de Orange du 1er Octobre, plut&#244;t que de d&#233;penser tout cet &#233;nergie et probablement de l'argent, ne devraient- ils pas tout bonnement et simplement changer d'op&#233;rateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les initiateurs de ce boycott ont-ils saisi la Sonatel ? Ont-ils saisi les Associations de consommateurs porte- voix de tous les clients ? Visiblement NON vu le silence aussi bien de la Sonatel que ces dites associations qui ne se sont pas prononc&#233;s sur cette affaire. Du c&#244;t&#233; de la Sonatel, la Direction confirme d'ailleurs (d'apr&#232;s le Journal de RFM de 12h du 01er Octobre) n'avoir pas &#233;t&#233; saisi et que la journ&#233;e du 1er Octobre a &#233;t&#233; une journ&#233;e calme au si&#232;ge de la dite entreprise sur la VDN (point de sit'in comme initialement annonc&#233;) et aucun impact sur le Chiffres d'Affaires, ce qui montre que cet appel a &#233;t&#233; un ECHEC..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y-a-t-il de la manipulation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a lieu de recommander &#224; Monsieur Badara Diouck qui se pr&#233;sente comme le coordonnateur de ce mouvement sur les r&#233;seaux sociaux d'aller &#224; la rencontre de la Sonatel pour se plaindre plut&#244;t que cette d&#233;marche &#224; tout le moins curieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Monsieur Diouck et compagnie refusent de rencontrer Orange ou m&#234;me s'appuyer sur les associations de consommateurs, le doute sera alors permis sur la bonne foi de ces manifestants &#171; virtuels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat est interpell&#233; car l'heure est &#224; l'&#233;mergence et les t&#233;l&#233;coms et de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale les TIC doivent en &#234;tre les fers de lance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal m&#233;rite une concurrence saine et loyale dans le secteur des TIC et nul ne doit accepter un acharnement sur l'un des fleurons de notre &#233;conomie et qui a encore un grand r&#244;le &#224; jouer pour le d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;communications de notre pays au m&#234;me titre que tous les acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui , la SONATEL doit &#234;tre au TOP au niveau de sa qualit&#233; de service, ses produits, ses tarifs mais cela incombe &#224; tous les op&#233;rateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc encourager le dialogue et les &#233;changes entre consommateurs et les op&#233;rateurs et arr&#234;ter cet acharnement sur le seul op&#233;rateur Telco S&#233;n&#233;galais de notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ibrahima Sylla&lt;br class='manualbr' /&gt;Ing&#233;nieur des t&#233;l&#233;coms &#224; la retraite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://xibaaru.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Xibaaru&lt;/a&gt;, 5 octobre 2015)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Licences t&#233;l&#233;coms en Afrique : vers une rationalisation de la m&#233;thode de d&#233;termination du prix ?</title>
		<link>https://osiris.sn/licences-telecoms-en-afrique-vers-une-rationalisation-de-la-methode-de.html</link>
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		<dc:date>2015-08-27T16:07:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les march&#233;s des t&#233;l&#233;coms connaissent un d&#233;veloppement sans pr&#233;c&#233;dent en Afrique depuis une vingtaine d'ann&#233;es ; surtout depuis l'arriv&#233;e de la technologie GSM. Ce secteur constitue, pour une majorit&#233; des pays africains, un vecteur incontournable de production de richesse, atteignant parfois jusqu'&#224; 10 % du PIB national. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette opportunit&#233; &#233;conomique a attir&#233; de nombreux op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms en Afrique. Lors de la naissance de ces march&#233;s, les attributions de licences se sont faites dans un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les march&#233;s des t&#233;l&#233;coms connaissent un d&#233;veloppement sans pr&#233;c&#233;dent en Afrique depuis une vingtaine d'ann&#233;es ; surtout depuis l'arriv&#233;e de la technologie GSM. Ce secteur constitue, pour une majorit&#233; des pays africains, un vecteur incontournable de production de richesse, atteignant parfois jusqu'&#224; 10 % du PIB national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette opportunit&#233; &#233;conomique a attir&#233; de nombreux op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms en Afrique. Lors de la naissance de ces march&#233;s, les attributions de licences se sont faites dans un contexte d'incertitude sur le succ&#232;s des services t&#233;l&#233;coms sur le continent, les mod&#232;les d'affaires des op&#233;rateurs ou encore la rentabilit&#233; des investissements de ces derniers. En cons&#233;quence, les prix des licences &#233;taient difficiles &#224; quantifier. Les op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms ont obtenus des licences &#224; des tarifs tr&#232;s variables selon les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure o&#249; ces licences arrivent &#224; expiration dans plusieurs pays, la question de la valorisation de ces derni&#232;res se repose. Bas&#233;s sur des crit&#232;res peu objectifs lors des premi&#232;res attributions, en lien avec le contexte de l'&#233;poque, les gouvernements poss&#232;dent aujourd'hui des donn&#233;es empiriques sur lesquelles ils sont en mesure de fonder une hypoth&#232;se de prix plus juste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le cabinet Microeconomix, appel&#233; r&#233;cemment pour mener une &#233;tude pour un r&#233;gulateur t&#233;l&#233;com d'Afrique d'Ouest dans un cas de n&#233;gociation de prix de licence, revient sur le processus que devrait engager un Etat africain pour d&#233;terminer un prix de licence t&#233;l&#233;com rationnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les attributions de licence en Afrique : une rationalit&#233; jusqu'ici limit&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse des attributions des licences t&#233;l&#233;coms attribu&#233;s depuis la lib&#233;ralisation de ce secteur dans les &#233;conomies africaines montre une tr&#232;s forte disparit&#233; dans les prix fix&#233;s et conduit &#224; s'interroger sur la rationalit&#233; dans les d&#233;cisions de d&#233;termination de ces prix. A titre d'exemple, le prix de la licence 3G attribu&#233;e au Nig&#233;ria &#224; MTN a atteint 110 millions d'euros, soit plus de 10 fois les prix de la licence 3G en C&#244;te d'Ivoire pour les op&#233;rateurs Orange, MTN et MOOV. Ces derniers prix &#233;taient eux-m&#234;mes cinq fois sup&#233;rieurs aux prix constat&#233;s pour les op&#233;rateurs de licence 3G au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Certains crit&#232;res pourraient expliquer ces variations de prix : le nombre d'habitants du pays (prix proportionnel &#224; la densit&#233; de la population), la dur&#233;e de la licence (le prix croit avec le nombre d'ann&#233;es) ou encore le niveau de richesse du pays (le prix croit avec le niveau du PIB par habitant) &#187; indique Sidy Diop, Vice-pr&#233;sident de Microeconomix. &#171; Pourtant, les exemples des prix de licences au B&#233;nin ou au S&#233;n&#233;gal sont contre intuitifs. Ils sont tous les deux &#233;lev&#233;s alors m&#234;me que le PIB par habitant de ces pays est inf&#233;rieur &#224; des pays plus riches qui pr&#233;sentent des prix 5 fois moins &#233;lev&#233;s (Ghana ou Mauritanie par exemple). L'analyse de donn&#233;es empiriques sur les liens entre niveau de prix des licences et facteurs &#233;conomiques objectifs nous ont permis de conclure que la d&#233;termination des prix des licences t&#233;l&#233;coms n'a pas &#233;t&#233; bas&#233;e sur des donn&#233;es et r&#233;flexions rationnelles mais r&#233;sulte probablement de n&#233;gociations pures entre Etats et op&#233;rateurs. Les prix des licences peuvent ainsi varier fortement selon le pouvoir de n&#233;gociation des acteurs, l'importance de la licence pour l'op&#233;rateur ou encore les besoins financiers des Etats. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure actuelle, plusieurs licences sont sur le continent africain en n&#233;gociation pour renouvellement ou nouvelle attribution (attribution des premi&#232;res licences 4G, renouvellement des licences 2G et 3G). Par exemple, le Cameroun a attribu&#233; en 2015 une licence 3G/4G &#224; MTN Cameroun &#224; 125 millions d'euros pour une dur&#233;e de 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements et op&#233;rateurs ont aujourd'hui l'opportunit&#233; de fonder leurs n&#233;gociations et d&#233;cisions sur des &#233;l&#233;ments plus rationnels que par le pass&#233;. Ils disposent d&#233;sormais de donn&#233;es et statistiques d&#233;taill&#233;es sur la rentabilit&#233; de l'exploitation d'une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile et l'industrie des t&#233;l&#233;coms de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale pour permettre des d&#233;cisions efficaces en mati&#232;re de tarification des licences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, des m&#233;thodes plus rigoureuses de calcul des prix de licence sont &#224; la disposition des r&#233;gulateurs et gouvernements. La s&#233;lection d'une m&#233;thode en particulier rel&#232;ve de l'arbitrage voulu entre, d'une part, la pr&#233;cision et la rationalit&#233; &#233;conomique de la m&#233;thode, et, d'autre part, sa simplicit&#233; de construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une m&#233;thode rationnelle de fixation du prix d'une licence t&#233;l&#233;coms&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on th&#233;orique, trois objectifs peuvent &#234;tre poursuivis par les Etats dans la d&#233;termination du prix des licences t&#233;l&#233;coms :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) fixer un prix permettant de maximiser les recettes de l'Etat : les licences pay&#233;es par les op&#233;rateurs permettent aux Etats de disposer de recettes non n&#233;gligeables pour leur budget annuel ;&lt;br class='autobr' /&gt;
2) fixer un prix permettant de favoriser les investissements et les innovations des op&#233;rateurs : le titulaire de la licence ne doit pas &#234;tre p&#233;nalis&#233; dans ses investissements qui permettent d'assurer l'accessibilit&#233; technique des t&#233;l&#233;coms sur le territoire ;&lt;br class='autobr' /&gt;
3) fixer un prix de licence permettant d'avoir des tarifs faibles sur les march&#233;s de d&#233;tail : le titulaire de la licence doit offrir aux consommateurs des services &#224; des prix abordables (accessibilit&#233; tarifaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une analyse des donn&#233;es empiriques sur les prix des services t&#233;l&#233;coms en Afrique Subsaharienne permettent d&#233;j&#224; de montrer qu'il n'existe pas de lien entre le niveau des prix de licence et le caract&#232;re abordable des tarifs &#187; pr&#233;cise Sebastien Douguet, &#233;conomiste chez Microeconomix. &#171; En effet, dans certains pays comme le S&#233;n&#233;gal ou le Burkina Faso, le poids des d&#233;penses t&#233;l&#233;com dans le panier des m&#233;nages d&#233;passe 20% alors m&#234;me que les prix de licence y sont tr&#232;s bas (inf&#233;rieurs &#224; 5 millions d'euros). A l'oppos&#233;, des pays comme le Ghana et le Nigeria sont caract&#233;ris&#233;s par un poids mod&#233;r&#233; des d&#233;penses t&#233;l&#233;com malgr&#233; des prix de licence &#233;lev&#233;s. Fixer des prix de licence faibles ne garantit pas d'avoir des tarifs faibles aux consommateurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les objectifs de l'Etat dans la fixation des prix des licences se r&#233;sument alors en la maximisation de recettes de l'Etat et l'accessibilit&#233; technique des services t&#233;l&#233;coms. Autrement dit, la fixation d'un prix optimal de licence doit r&#233;pondre &#224; l'optimisation suivante : le prix doit permettre de maximiser les recettes de l'Etat sous contrainte que l'impact sur la rentabilit&#233; du titulaire de la licence soit raisonnable, c'est-&#224;-dire que sa rentabilit&#233; lui permette toujours de r&#233;aliser les investissements et innovations n&#233;cessaires. Pour d&#233;velopper un tel mod&#232;le de calcul du prix optimal d'une licence, Microeconomix, dans le cadre d'une de ses missions r&#233;centes en Afrique de l'Ouest, a ainsi mod&#233;lis&#233; la rentabilit&#233; d'un op&#233;rateur sur la dur&#233;e de la licence future et a &#233;tudi&#233; l'impact du prix de la licence sur cette rentabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sidy Diop, Vice-pr&#233;sident, et Sebastien Douguet, Economiste chez Microeconomix&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 19 ao&#251;t 2015)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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