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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2014 : un bon cru pour OSIRIS</title>
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		<dc:date>2014-12-31T16:54:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est toujours difficile, voire quelque peu pr&#233;tentieux, de s'essayer &#224; faire le bilan de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e alors que l'on ne dispose pas encore du recul n&#233;cessaire pour &#233;viter de se laisser abuser par le prisme d&#233;formant de l'actualit&#233;. Malgr&#233; tout, les bilans et autres r&#233;trospectives faisant partie des traditions, nous sacrifions &#224; l'exercice tout en &#233;tant conscient que ce que nous jugeons important aujourd'hui dispara&#238;tra peut-&#234;tre des m&#233;moires tandis que ce que nous aurons n&#233;glig&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2014,527-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2014&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est toujours difficile, voire quelque peu pr&#233;tentieux, de s'essayer &#224; faire le bilan de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e alors que l'on ne dispose pas encore du recul n&#233;cessaire pour &#233;viter de se laisser abuser par le prisme d&#233;formant de l'actualit&#233;. Malgr&#233; tout, les bilans et autres r&#233;trospectives faisant partie des traditions, nous sacrifions &#224; l'exercice tout en &#233;tant conscient que ce que nous jugeons important aujourd'hui dispara&#238;tra peut-&#234;tre des m&#233;moires tandis que ce que nous aurons n&#233;glig&#233; s'av&#233;rera comme autant de faits majeurs. L'ann&#233;e a d&#233;marr&#233; sous les auspices du passage de l'analogique au num&#233;rique avec le lancement, sur fond de pol&#233;mique, d'un appel d'offres du Comit&#233; national de pilotage de la transition de l'analogique vers le num&#233;rique (CONTAN) portant sur le volet t&#233;l&#233;vision num&#233;rique terrestre (TNT), le d&#233;ploiement d'un r&#233;seau en fibre optique et la mise en &#339;uvre d'un r&#233;seau LTE 4G. Apr&#232;s l'attribution des deux premiers lots, les d&#233;bats sur la transition vers le num&#233;rique ont malheureusement cess&#233; alors que le plus important reste devant nous &#224; savoir comment tirer le meilleur profit des opportunit&#233;s offertes par cette mutation. Parmi les innovations &#224; saluer, figure le lancement de l'Universit&#233; virtuelle du S&#233;n&#233;gal (UVS) qui, m&#234;me si elle a rencontr&#233; quelques difficult&#233;s lors de son d&#233;marrage, offre de fabuleuses perspectives en mati&#232;re de formation et de renforcement de capacit&#233;s pour une grande diversit&#233; de publics. Il faut &#233;galement saluer le d&#233;marrage des activit&#233;s de la Commission de protection des donn&#233;es personnelles (CDP) qui a r&#233;ussi, en quelques mois, &#224; prendre la place qui lui revient dans notre pays qui &#233;volue d&#233;sormais de plain-pied, pour le meilleur comme pour le pire, dans la soci&#233;t&#233; de l'information comme en t&#233;moigne l'&#233;mergence d'une criminalit&#233; 2.0 ciblant les individus comme les organisations avec notamment la multiplication d'activit&#233;s criminelles en tous genres visant les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications en utilisant des moyens de plus en plus sophistiqu&#233;s. La presse en ligne, qui occupe une place de plus en plus importante dans le paysage m&#233;diatique s&#233;n&#233;galais, du fait notamment de l'amplification de l'audience que lui apportent les r&#233;seaux sociaux, a souvent &#233;t&#233; mise sur la sellette du fait des d&#233;rives observ&#233;es dans les forums de discussion en ligne et il urge de la r&#233;guler pour ne pas la fragiliser. Autre indicateur des progr&#232;s enregistr&#233;s sur la voie de la soci&#233;t&#233; de l'information, le d&#233;veloppement spectaculaire du commerce &#233;lectronique avec l'arriv&#233;e au S&#233;n&#233;gal de plateformes internationales telles que Jumia, Kaymu, Carmudi, Cdiscount, Jovago, etc. Ce mouvement s'appuie sur la croissance de la t&#233;l&#233;phonie mobile, dont le taux de p&#233;n&#233;tration a d&#233;pass&#233; le seuil symbolique des 100%, qui se pr&#233;pare au d&#233;ploiement de la 4G apr&#232;s les tests men&#233;s par Orange et Tigo. De m&#234;me, le taux de p&#233;n&#233;tration des services Internet, longtemps &#224; la tra&#238;ne, a d&#233;pass&#233; le seuil des 50%, gr&#226;ce aux progr&#232;s de l'Internet mobile. Ces signaux prometteurs s'inscrivent cependant dans un environnement qui continue d'&#234;tre marqu&#233; du sceau de l'instabilit&#233; institutionnelle avec la nomination d'un nouveau ministre des postes et t&#233;l&#233;communications, le rattachement de la communication au minist&#232;re de la Culture, la disparition de l'&#233;ph&#233;m&#232;re, bien que pertinente, Direction g&#233;n&#233;rale &#224; l'&#233;conomie num&#233;rique, la nomination d'un nouveau Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de l'Informatique de l'&#201;tat (ADIE) qui quitte la tutelle de la Pr&#233;sidence de la r&#233;publique pour celle du minist&#232;re de la Promotion des investissements, des partenariats et du d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;services de l'&#201;tat et la nomination d'un nouveau Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP ), le 7&#232;me en treize ann&#233;es d'existence. L'ann&#233;e s'est cependant termin&#233;e sur une note de f&#234;te pour l'&#233;cosyst&#232;me national des TIC avec l'organisation de la premi&#232;re &#233;dition des Jambar Tech Awards par l'incubateur CTIC Dakar qui a notamment d&#233;sign&#233; Olivier Sagna, Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS, comme &#171; Personnalit&#233; TIC de l'ann&#233;e &#187;. Cette initiative du CTIC Dakar est &#224; saluer car, malgr&#233; quelques impairs, elle a permis &#224; la grande majorit&#233; des acteurs de TIC de se retrouver autour d'un &#233;v&#233;nement f&#233;d&#233;rateur qui faisait jusqu'alors d&#233;faut au secteur. L'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, o&#249; Batik a f&#234;t&#233; son 15&#232;me anniversaire et o&#249; la consultation du site web d'OSIRIS a progress&#233; de pr&#232;s de 130%, entre janvier et d&#233;cembre, passant de plus de 31 000 &#224; plus de 72 000 visiteurs par mois aura donc &#233;t&#233; un bon cru pour OSIRIS. Bonne et heureuse ann&#233;e 2015, &#224; tous et &#224; toutes, dewenetti !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quelle r&#233;gulation pour la presse en ligne ?</title>
		<link>https://osiris.sn/quelle-regulation-pour-la-presse-en-ligne.html</link>
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		<dc:date>2014-11-30T07:49:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans une d&#233;marche proactive qui est &#224; saluer, la presse en ligne s&#233;n&#233;galaise, &#224; l'initiative de l'Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL) qui r&#233;unit les &#171; poids lourds du secteur &#187; sous la direction d'Ibrahima Lissa Faye, a organis&#233; un s&#233;minaire r&#233;gional sur sa r&#233;gulation, tant du point de vue du contenu que de celui du mod&#232;le &#233;conomique, sans oublier les questions &#233;thiques. Il faut dire que, depuis un certain temps, la presse en ligne est r&#233;guli&#232;rement mise en cause, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une d&#233;marche proactive qui est &#224; saluer, la presse en ligne s&#233;n&#233;galaise, &#224; l'initiative de l'Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL) qui r&#233;unit les &#171; poids lourds du secteur &#187; sous la direction d'Ibrahima Lissa Faye, a organis&#233; un s&#233;minaire r&#233;gional sur sa r&#233;gulation, tant du point de vue du contenu que de celui du mod&#232;le &#233;conomique, sans oublier les questions &#233;thiques. Il faut dire que, depuis un certain temps, la presse en ligne est r&#233;guli&#232;rement mise en cause, surtout par les acteurs politiques, en raison des d&#233;rives constat&#233;es dans les forums de discussions qui sont aujourd'hui &#224; la presse en ligne ce qu'&#233;taient jadis les &#233;missions interactives aux &#233;missions de radio. Il faut avouer qu'il est difficile de consulter un de ces forums sans y lire des propos diffamatoires, voire des insanit&#233;s, &#224; l'encontre de tel ou tel responsable politique ou personnage public quand il ne s'agit pas de publicit&#233;s pour des produits aphrodisiaques, des gu&#233;risseurs traditionnels ou des salons de massage d'un genre tr&#232;s particulier ou encore des propos visant des groupes &#233;thiques ou des communaut&#233;s religieuses. Interpell&#233;s, les responsables des sites en ligne r&#233;torquent souvent qu'il leur est difficile, voire impossible, de mod&#233;rer ces forums de discussions &#224; la fois compte tenu du nombre de messages qui y sont post&#233;s que des charges salariales suppl&#233;mentaires que cela repr&#233;senteraient. Se pose &#233;galement le d&#233;bat opposant les partisans de la libert&#233; d'expression, fusse au prix de certains d&#233;rapages, &#224; ceux de la mod&#233;ration des forums que l'on a vite fait de pr&#233;senter comme des censeurs qui ne veulent pas dire leur nom ! Les enjeux sont importants car, au-del&#224; de la biens&#233;ance et de la protection de la dignit&#233; des uns et des autres, les commentaires dans les forums contribuant fortement au succ&#232;s de certains sites, d'aucuns n'h&#233;sitent pas &#224; accuser les responsables des sites en question de tol&#233;rer, voire d'entretenir, ce genre de pratique, histoire de faire grimper l'audience et par cons&#233;quent accroitre l'attractivit&#233; du site pour les annonceurs et in fine augmenter le montant des recettes publicitaires pour leurs propri&#233;taires. La question de la r&#233;gulation du contenu de la presse en ligne est donc en partie li&#233;e &#224; la question de son mod&#232;le &#233;conomique, si mod&#232;le &#233;conomique g&#233;n&#233;rique il peut y avoir. En effet, chaque site d'information en ligne cherche &#224; d&#233;velopper son propre mod&#232;le &#233;conomique, les uns s'appuyant uniquement sur la publicit&#233;, les autres tablant sur les subventions de l'Etat pour &#233;quilibrer leurs comptes, d'autres encore finan&#231;ant leur site &#224; travers des subventions crois&#233;es provenant des recettes g&#233;n&#233;r&#233;es par la fourniture de services connexes (cr&#233;ation de sites web, formation, expertise-conseil, etc.). Sur le plan &#233;thique, se pose &#233;galement la probl&#233;matique de la reprise, totale ou partielle, des articles d&#233;j&#224; publi&#233;s. Pour les sites que se limitent &#224; &#234;tre des agr&#233;gateurs de contenus, la question est moins sensible &#224; partir du moment o&#249; ceux-ci indiquent g&#233;n&#233;ralement la source des articles qu'ils proposent. Par contre pour les sites, de plus en plus nombreux, &#224; s'&#234;tre dot&#233;s d'une r&#233;daction en ligne, la probl&#233;matique est beaucoup plus critique. En effet, il n'est gu&#232;re acceptable de voir des articles ayant un caract&#232;re exclusif &#234;tre repris en tant que tels par les &#171; confr&#232;res &#187;, sans m&#234;me mentionner la source ! De m&#234;me, nombreux sont les articles qui ne poss&#232;dent aucune originalit&#233;, et donc n'apportent aucune valeur ajout&#233;e, car &#233;tant r&#233;dig&#233;s &#224; partir d'articles publi&#233;s dans des journaux papiers ne disposant pas d'un site web. Enfin que dire des articles qui ne font que paraphraser les informations mises en ligne par d'autres ? Comme on le voit, la presse en ligne fait face &#224; de nombreux probl&#232;mes qui pr&#233;occupent au plus haut sommet de l'Etat puisque le Pr&#233;sident de la r&#233;publique s'est r&#233;cemment &#233;mu que n'importe qui puisse &#171; se lever pour cr&#233;er un &#233;v&#233;nement et susciter un d&#233;bat sur la page de commentaires avec tous les abus possibles &#187;. La probl&#233;matique de l'autor&#233;gulation du secteur et la d&#233;marche proactive de l'APPEL pour jeter les bases d'une r&#233;gulation de celui-ci &#224; partir des propositions faites par le secteur lui-m&#234;me en direction de l'Etat est donc particuli&#232;rement pertinente. Reste &#224; savoir quel accueil lui sera fait par les francs-tireurs de la presse en ligne, qui repr&#233;sentent l'arbre qui cache la for&#234;t, et par les d&#233;cideurs politiques qui ne sont gu&#232;re habitu&#233;es &#224; ce type de d&#233;marche, pr&#233;f&#233;rant g&#233;n&#233;ralement imposer des d&#233;cisions &#224; la base plut&#244;t que de partir de ses suggestions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Trafic sur les appels t&#233;l&#233;phoniques entrants : De l'artisanat &#224; l'industrie</title>
		<link>https://osiris.sn/trafic-sur-les-appels-telephoniques-entrants-de-l-artisanat-a-l-industrie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/trafic-sur-les-appels-telephoniques-entrants-de-l-artisanat-a-l-industrie.html</guid>
		<dc:date>2014-10-31T20:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fait peu banal qui m&#233;rite d'&#234;tre signal&#233;, &#224; la fin du mois d'octobre 2014, le Bureau des relations publiques de la Police nationale s'est fendu d'un communiqu&#233; faisant &#233;tat du d&#233;mant&#232;lement d'une bande de malfaiteurs qui se livrait &#224; un trafic sur les appels t&#233;l&#233;phoniques entrants au S&#233;n&#233;gal. Certes, le fait n'est pas nouveau et depuis de nombreuses ann&#233;es d&#233;j&#224;, des d&#233;linquants 2.0, S&#233;n&#233;galais et/ou &#233;trangers, se livrent &#224; cette activit&#233; qui fait perdre des milliards de FCFA aux op&#233;rateurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2014,527-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2014&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fait peu banal qui m&#233;rite d'&#234;tre signal&#233;, &#224; la fin du mois d'octobre 2014, le Bureau des relations publiques de la Police nationale s'est fendu d'un communiqu&#233; faisant &#233;tat du d&#233;mant&#232;lement d'une bande de malfaiteurs qui se livrait &#224; un trafic sur les appels t&#233;l&#233;phoniques entrants au S&#233;n&#233;gal. Certes, le fait n'est pas nouveau et depuis de nombreuses ann&#233;es d&#233;j&#224;, des d&#233;linquants 2.0, S&#233;n&#233;galais et/ou &#233;trangers, se livrent &#224; cette activit&#233; qui fait perdre des milliards de FCFA aux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications et &#224; l'&#201;tat et qui contribue &#224; d&#233;grader la qualit&#233; des communications t&#233;l&#233;phoniques internationales qui sont d&#233;tourn&#233;es sur les routes grises construites par les trafiquants pour leurs besoins. Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e 2014, ce ne sont pas moins d'une trentaine de r&#233;seaux qui ont a e&#769;te&#769; d&#233;mantel&#233;s, avec l'&#233;troite collaboration technique des op&#233;rateurs, par les forces de police et de gendarmerie, principalement &#224; Dakar mais &#233;galement dans les r&#233;gions, notamment &#224; Mbour. Pour certains, la recrudescence de ce type de fraude est une cons&#233;quence directe de la d&#233;cision prise, en 2011, par le r&#233;gime d'Abdoulaye Wade de confier le contr&#244;le des appels t&#233;l&#233;phoniques entrants &#224; la soci&#233;t&#233; Global Voice avec pour r&#233;sultat, pendant un certain temps, la perte de la mainmise sur la s&#233;curit&#233; par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications. Apr&#232;s le d&#233;part de d&#233;part de Global Voice, des failles de s&#233;curit&#233; ont &#233;t&#233; constat&#233;es dans lesquelles se sont engouffr&#233;s les fraudeurs qui recourent &#224; des moyens technologies sophistiqu&#233;s pour atteindre leur but. La plupart du temps, ils s'appuient sur des Simbox, bo&#238;tiers &#233;lectroniques pouvant contenir plusieurs dizaines de cartes Sim de diff&#233;rents op&#233;rateurs et g&#233;rer jusqu'&#224; un million de minutes de communication par mois. Ce bo&#238;tier fonctionne avec un &#233;quipement complet de t&#233;l&#233;communication comprenant notamment un routeur et une antenne relais (BTS). Les Sim box sont soit branch&#233;es ill&#233;galement sur les r&#233;seaux des op&#233;rateurs ou interceptent les appels v&#233;hicul&#233;s par les transporteurs de signaux avec lesquels les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications ont sign&#233; des contrats. Dans un second temps, elles transforment les donn&#233;es en local et les envoie dans le Sim box qui, &#224; travers ses diff&#233;rentes cartes Sim, les dispatche automatiquement vers les r&#233;seaux t&#233;l&#233;phoniques existant dans le pays. Lorsque l'appel aboutit chez le destinataire, le num&#233;ro de l'appelant qui s'affiche correspond &#224; un appel local alors qu'il provient en r&#233;alit&#233; d'un pays &#233;tranger. Au S&#233;n&#233;gal, ce type de fraude a pris une ampleur pr&#233;occupante et le secteur du trafic sur les appels t&#233;l&#233;phoniques entrant r&#233;unit en son sein aussi bien des &#171; artisans &#187; que des &#171; industriels &#187;. Dans la premi&#232;re cat&#233;gorie, les forces de s&#233;curit&#233; ont mis fin aux activit&#233;s de plusieurs bandes de fraudeurs dont les activit&#233;s commises, &#224; l'encontre des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, avaient entra&#238;n&#233; un pr&#233;judice se chiffrant en dizaine de millions de FCFA. Par contre, dans le seconde cat&#233;gorie, les pr&#233;judices que subissent les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications install&#233;s au S&#233;n&#233;gal se calculent tr&#232;s souvent en milliards de FCFA ! Ainsi, en avril 2014, la gendarmerie a r&#233;ussi &#224; mettre fin aux activit&#233;s d'un certain Akim qui travaillait avec une centaine de cartes Sim et qui aurait d&#233;tourn&#233; quelques vingt milliards de FCFA sur le dos des trois op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications que sont la Sonatel, Tigo et Expresso. L'ampleur de la fraude &#233;tait telle que certains journalistes ont vu en lui le &#171; quatri&#232;me op&#233;rateur &#187; du pays tandis que d'autres le baptisaient Akim Tel en r&#233;f&#233;rence &#224; Akim T&#233;l&#233;communications ! La principale incitation &#224; la fraude pour ceux qui se livrent &#224; cette activit&#233; est la grande diff&#233;rence existant entre le co&#251;t d'une communication locale avec celui d'une communication internationale, alors qu'en Europe par exemple, les co&#251;ts sont pratiquement identiques quelle que soit la nature de l'appel rendant la fraude sans int&#233;r&#234;t. Les moyens technologiques utilis&#233;s par les fraudeurs sont &#224; la hauteur de l'enjeu et les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, lorsqu'ils d&#233;tectent une anomalie sur leurs r&#233;seaux, sont oblig&#233;s de fournir un appui technique aux forces de s&#233;curit&#233; pour les aider &#224; localiser les endroits &#224; partir desquels ils op&#232;rent. Il faut esp&#233;rer que le Centre national de cybers&#233;curit&#233;, dont la cr&#233;ation aupr&#232;s de l'Agence de l'Informatique de l'&#201;tat (ADIE), a &#233;t&#233; annonc&#233;, en mars 2014, par Abdoulaye Daouda Diallo, Ministre de l'Int&#233;rieur, permettra de lutter efficacement contre ce fl&#233;au qui l&#232;se les op&#233;rateurs, l'&#201;tat et les consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>D&#233;veloppement du commerce &#233;lectronique au S&#233;n&#233;gal : quelle place pour les nationaux ?</title>
		<link>https://osiris.sn/Developpement-du-commerce,12002.html</link>
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		<dc:date>2014-09-30T21:56:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;E-Commerce, commerce &#233;lectronique, commerce en ligne, etc., combien de fois n'a-t-on pas fait miroiter au secteur priv&#233; national les nombreuses opportunit&#233;s offertes par cette nouvelle forme de commerce ? Il faut dire que d&#232;s 1996, l'&#201;tat avait donn&#233; le tempo en cr&#233;ant la Fondation du Trade Point S&#233;n&#233;gal (TPS) qui connut son heure de gloire avec le d&#233;veloppement de la premi&#232;re version du logiciel de d&#233;douanement &#233;lectronique &#171; Orbus &#187; et la mise en place d'une plate-forme destin&#233;e &#224; faire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;E-Commerce, commerce &#233;lectronique, commerce en ligne, etc., combien de fois n'a-t-on pas fait miroiter au secteur priv&#233; national les nombreuses opportunit&#233;s offertes par cette nouvelle forme de commerce ? Il faut dire que d&#232;s 1996, l'&#201;tat avait donn&#233; le tempo en cr&#233;ant la Fondation du Trade Point S&#233;n&#233;gal (TPS) qui connut son heure de gloire avec le d&#233;veloppement de la premi&#232;re version du logiciel de d&#233;douanement &#233;lectronique &#171; Orbus &#187; et la mise en place d'une plate-forme destin&#233;e &#224; faire conna&#238;tre les opportunit&#233;s d'affaires et &#224; faciliter l'&#233;tablissement de partenariats commerciaux. Cependant, force est de constater que l'essai ne fut jamais transform&#233; et aujourd'hui bien peu nombreux sont ceux qui recourent aux services du Trade Point S&#233;n&#233;gal voire connaissent son existence. Du c&#244;t&#233; du secteur priv&#233;, les tentatives n'ont pas non plus manqu&#233; et c'est ainsi qu'en 2000, la soci&#233;t&#233; Diaogo lan&#231;a &#171; Taftaf.com &#187; qui se pr&#233;sentait &#224; l'&#233;poque comme le &#171; premier site de commerce &#233;lectronique au S&#233;n&#233;gal &#187;. Vendant des produits d'artisanat africain en utilisant un syst&#232;me de paiement s&#233;curis&#233; et en recourant &#224; la soci&#233;t&#233; Universal Postal Service (UPS) pour la livraison des produits, ce site fut laur&#233;at du prix RFI Net Afrique en 2002 mais cessa ces activit&#233;s dans le courant de l'ann&#233;e 2006. A la m&#234;me &#233;poque, la styliste Oumy Sy s'essaya aussi au commerce &#233;lectronique avec &#171; La boutique d'Oumou Sy &#187; adoss&#233;e au site web du Metissacana. Cependant, l&#224; encore l'initiative n'obtint gu&#232;re qu'un succ&#232;s d'estime et ne fut pas en mesure d'&#234;tre p&#233;rennis&#233;e &#224; l'image de la plupart des exp&#233;riences similaires qui seront tent&#233;es ult&#233;rieurement par le secteur priv&#233; national. A la d&#233;charge de ces pionniers, il faut dire que le contexte n'&#233;tait gu&#232;re favorable au d&#233;veloppement de ce type d'activit&#233; et que les S&#233;n&#233;galais n'&#233;taient pas encore pr&#234;ts &#224; recourir &#224; cette nouvelle modalit&#233; de commercer. Cependant, suite &#224; l'adoption des lois sur les transactions &#233;lectroniques et la cybercriminalit&#233;, au lancement d'Orange Money, &#224; la forte progression de la t&#233;l&#233;phonie mobile, au succ&#232;s de l'Internet mobile et globalement &#224; l'appropriation des TIC par de nombreux secteurs de la soci&#233;t&#233;, la situation a progressivement chang&#233;. Mieux, le d&#233;veloppement des syst&#232;mes de transfert d'argent, du type Western Union, de l'&#233;tranger vers le S&#233;n&#233;gal, la d&#233;mat&#233;rialisation du paiement des factures d'eau, d'&#233;lectricit&#233;, de t&#233;l&#233;phone, etc. ainsi que le d&#233;veloppement du transfert d'argent entre individus &#224; l'int&#233;rieur du territoire s&#233;n&#233;galais via des dispositifs comme Orange Money, Wari, ATPS, Money Express, Joni Joni, Poste-One font que le commerce &#233;lectronique b&#233;n&#233;ficie d&#233;sormais d'un terreau fertile pour sa croissance. Les poids lourds du secteur ne s'y sont d'ailleurs pas tromp&#233;s eux qui, depuis quelques ann&#233;es, s'installent au S&#233;n&#233;gal avec l'arriv&#233;e de firmes comme Hello Food, Jovago, Kaymu, Carmundi, Cdiscount et bient&#244;t Jumia. Cependant, la dynamique en cours semble laisser bien peu de place aux firmes locales compte tenu notamment de leur manque de ma&#238;trise du volet logistique qui est un facteur indispensable pour assurer la livraison des produits. De fait, ce qui &#233;tait vu jadis comme une opportunit&#233; forte pour l'&#233;cosyst&#232;me local des TIC est devenu une quasi chasse gard&#233;e de firmes &#233;trang&#232;res appartenant &#224; des holding internationaux, disposant d'une solide assise financi&#232;re et se d&#233;ployant dans divers pays. Dans ce domaine comme dans d'autres, ce qui est en cause, c'est moins le dynamisme et la comp&#233;tence des entreprises s&#233;n&#233;galaises du secteur des TIC que leur difficult&#233; &#224; se positionner sur le march&#233; sous r&#233;gional, r&#233;gional et a fortiori mondial. Cette situation r&#233;sulte essentiellement de leur petite taille, de la faiblesse de leurs moyens financiers et du caract&#232;re limit&#233; de leurs ambitions, ce dernier point s'expliquant en grande partie par les deux premiers. Si nos entreprises veulent s'imposer dans le champ de l'&#233;conomie num&#233;rique, il serait grand temps qu'elles s'engagent dans des dynamiques d'alliance et de prise de participations, dans tous les secteurs en rapport avec leurs activit&#233;s, de mani&#232;re &#224; atteindre la taille critique qui leur permettra de faire face &#224; la concurrence internationale. Au-del&#224;, elles doivent adopter une posture qui mette l'innovation au c&#339;ur de leur d&#233;marche et propose &#224; notre soci&#233;t&#233;, ou plut&#244;t &#224; nos soci&#233;t&#233;s, des r&#233;ponses pratiques aux probl&#232;mes quotidiens qu'elles rencontrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Alioune Badara Camara (1951-2014) : Un grand Monsieur s'en est all&#233;</title>
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		<dc:date>2014-08-31T16:53:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alioune Badara Camara, ancien administrateur principal de programme au Centre de recherches pour le d&#233;veloppement international (CRDI) qui avait pris sa retraite il y a peine un an de cela, a &#233;t&#233; brutalement arrach&#233; &#224; notre affection le 26 ao&#251;t 2014. Tous ceux qui ont &#233;volu&#233; dans le domaine de la gestion de l'information scientifique et technique (IST) puis des technologies de l'information et de la communication (TIC) et enfin de la gouvernance universitaire se rappelleront de ce grand (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alioune Badara Camara, ancien administrateur principal de programme au Centre de recherches pour le d&#233;veloppement international (CRDI) qui avait pris sa retraite il y a peine un an de cela, a &#233;t&#233; brutalement arrach&#233; &#224; notre affection le 26 ao&#251;t 2014. Tous ceux qui ont &#233;volu&#233; dans le domaine de la gestion de l'information scientifique et technique (IST) puis des technologies de l'information et de la communication (TIC) et enfin de la gouvernance universitaire se rappelleront de ce grand Monsieur, d'une courtoisie extr&#234;me, d'un professionnalisme &#233;lev&#233;, patriote jusqu'au bout des ongles, d'une honn&#234;tet&#233; exceptionnelle, discret mais efficace, g&#233;n&#233;reux et ouvert, homme d'engagement passionn&#233; par tous les projets dont il avait la responsabilit&#233;, sachant &#234;tre franc, direct et sans complaisance avec ses interlocuteurs, sans pour autant &#234;tre jamais cassant ni blessant. Apr&#232;s avoir d&#233;but&#233; comme enseignant &#224; l'&#201;cole des biblioth&#233;caires, archivistes et documentalistes (EBAD) de l'Universit&#233; Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), il avait entam&#233; une brillante carri&#232;re internationale en tant que Coordinateur du R&#233;seau sah&#233;lien de documentation (RESADOC) de l'Institut du Sahel &#224; Bamako (Mali), relevant du Comit&#233; inter-&#201;tats de lutte contre la s&#233;cheresse au Sahel (CILSS) avant d'&#234;tre recrut&#233; par le Bureau Afrique centrale et de l'Ouest (BRACO) du CRDI o&#249; il fera tout le reste de son parcours professionnel et d&#233;montrera toute l'&#233;tendue de ses talents. Compte tenu de l'implication du CRDI dans la promotion des syst&#232;mes de gestion de l'IST en Afrique, &#224; travers notamment un appui apport&#233; &#224; la Commission &#233;conomique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), il sera impliqu&#233; dans tous les grands programmes en la mati&#232;re tels le Pan African Development Information System (PADIS), le Capacity Building for Electronic Communication in Africa (CABECA) ou encore l'Initiative africaine pour la soci&#233;t&#233; de l'information (IASI). Au sein du CRDI, Alioune Badara Camara a fait partie des personnes qui ont jou&#233; un r&#244;le essentiel pour l'Initiative ACACIA, qui deviendra plus tard le Programme ACACIA, avec le succ&#232;s qui sera par la suite le sien avant de se transformer en &#171; Connecter l'Afrique &#187;. Pendant pr&#232;s de vingt ans, il sera un combattant infatigable de la promotion d'une utilisation inclusive et citoyenne des TIC en Afrique, appuyant de son mieux les &#233;tats, les institutions nationales et r&#233;gionales africaines comme les organisations de la soci&#233;t&#233; civile engag&#233;es dans ce combat. Il jouera &#233;galement un r&#244;le d&#233;cisif dans les diff&#233;rentes tentatives visant &#224; doter le S&#233;n&#233;gal d'une strat&#233;gie nationale en mati&#232;re de d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information. Tout r&#233;cemment, il s'&#233;tait fortement engag&#233; dans la dynamique visant &#224; relancer les activit&#233;s du Centre national de documentation scientifique et technique (CNDST). En cette occasion, lui le Doyen, avait impressionn&#233; nombre de jeunes professionnels de l'IST, qui le d&#233;couvraient pour la premi&#232;re fois, par son &#233;nergie, par la pertinence et la fra&#238;cheur de ces id&#233;es et surtout sa capacit&#233; &#224; mener une r&#233;flexion novatrice, tr&#232;s loin des attitudes d'&#171; anciens combattants &#187; que l'on constate souvent chez les gens qui voudraient refaire le monde &#224; l'image de ce qu'il &#233;tait hier en oubliant que le contexte a fondamentalement chang&#233;. Alioune pour les uns, Badou pour les autres, &#233;tait respect&#233; de tous, par ses cadets bien s&#251;r mais &#233;galement pas ses a&#238;n&#233;s, au S&#233;n&#233;gal, en Afrique et ailleurs dans le monde. Dans un environnement o&#249; les critiques personnelles ne manquent pas, il &#233;tait de ces rares personnes qui font quasiment l'unanimit&#233; autour d'elles de par leur comportement m&#234;me lorsque leurs id&#233;es ne sont pas forc&#233;ment partag&#233;es. En somme, Alioune for&#231;ait naturellement le respect de ses interlocuteurs qu'ils soient du Nord comme du Sud, et cela quel que soit leur statut professionnel ou leur position officielle. La disparation d'Alioune Badara Camara constitue beaucoup plus que la perte d'une biblioth&#232;que vivante, c'est aussi et surtout la disparition d'une r&#233;f&#233;rence pour ne pas dire un mod&#232;le. Pour que le temps n'efface pas sa vie et son &#339;uvre, il faudra songer, le moment venu, &#224; immortaliser le nom d'Alioune Badara Camara afin qu'il continue d'&#234;tre &#233;voqu&#233; par les g&#233;n&#233;rations futures. En attendant, &#224; sa famille &#233;plor&#233;e, son &#233;pouse, ses enfants et sa famille &#233;largie, mais &#233;galement &#224; sa famille professionnelle, OSIRIS pr&#233;sente ses condol&#233;ances les plus sinc&#232;res et souhaite que la terre de Yoff lui soit l&#233;g&#232;re et que Le Tr&#232;s Haut l'accueille en son paradis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Batik f&#234;te son quinzi&#232;me anniversaire</title>
		<link>https://osiris.sn/Batik-fete-son-quinzieme.html</link>
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		<dc:date>2014-07-31T23:40:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec ce 180&#232;me num&#233;ro, Batik, le Bulletin sur l'actualit&#233; des technologies de l'information et de la communication publi&#233; par l'Observatoire sur les syst&#232;mes d'information, les r&#233;seaux et les inforoutes au S&#233;n&#233;gal (OSIRIS), f&#234;te son quinzi&#232;me anniversaire. Quinze ans, c'est &#224; la fois peu historiquement parlant et beaucoup si l'on mesure cette p&#233;riode &#224; l'aune de nos vies. Pour se faire une juste id&#233;e du chemin parcouru, rappelons qu'au cours de ces quinze derni&#232;res ann&#233;es le S&#233;n&#233;gal a connu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2014,527-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2014&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec ce 180&#232;me num&#233;ro, Batik, le Bulletin sur l'actualit&#233; des technologies de l'information et de la communication publi&#233; par l'Observatoire sur les syst&#232;mes d'information, les r&#233;seaux et les inforoutes au S&#233;n&#233;gal (OSIRIS), f&#234;te son quinzi&#232;me anniversaire. Quinze ans, c'est &#224; la fois peu historiquement parlant et beaucoup si l'on mesure cette p&#233;riode &#224; l'aune de nos vies. Pour se faire une juste id&#233;e du chemin parcouru, rappelons qu'au cours de ces quinze derni&#232;res ann&#233;es le S&#233;n&#233;gal a connu trois (3) pr&#233;sidents de la r&#233;publique, dix (10) premiers ministre, quatorze (14) ministres en charge du secteur des TIC et sept (7) directeurs g&#233;n&#233;raux de l'organe de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications ! Il y a quinze ans, le S&#233;n&#233;gal n'&#233;tait connect&#233; &#224; Internet de mani&#232;re permanente que depuis trois ann&#233;es, la bande passante internationale disponible &#233;tait de 2 Mbps, il y avait 8 000 abonn&#233;s &#224; Internet, la connexion &#224; Internet se faisait via le r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique commut&#233; avec des modems dont le d&#233;bit ne d&#233;passait pas 64 Kbps, la Sonatel commercialisait des liaisons sp&#233;cialis&#233;es de 64 Kpbs au tarif de 1 064 000 FCFA, la t&#233;l&#233;phonie mobile, apparue elle aussi en 1996, comptait 75 000 abonn&#233;s, Yahoo et Altavista &#233;taient les moteurs de recherche par excellence et le WiFi, Facebook, Twitter, Youtube, Skype, Instagram, WhatApps, n'existaient pas, aussi incroyable que cela puisse para&#238;tre aux &#171; Digital natives &#187;, ces jeunes n&#233;es &#224; l'&#232;re du num&#233;rique. Durant ces quinze ann&#233;es, nombreuses ont &#233;t&#233; les tentatives de cr&#233;er des supports &#233;lectroniques d&#233;di&#233;s &#224; l'actualit&#233; des TIC mais aucune n'a pu s'inscrire dans la dur&#233;e. A contrario, gr&#226;ce &#224; leur p&#233;rennit&#233;, le site Web d'OSIRIS et Batik sont devenus des r&#233;f&#233;rences, pour tous ceux qui s'int&#233;ressent au d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information en Afrique et qui sont &#224; la recherche d'informations et d'analyses produites sur ce ph&#233;nom&#232;ne par des Africains. Le chemin n'a cependant pas &#233;t&#233; sans emb&#251;ches car l'ind&#233;pendance et la libert&#233; de ton affich&#233;es par Batik ainsi que son attachement visc&#233;ral &#224; la d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, voire de l'int&#233;r&#234;t national, face aux int&#233;r&#234;ts particuliers et &#224; ceux des multinationales, n'a pas toujours &#233;t&#233; du go&#251;t de tout le monde. Dans les cercles du pouvoir, dans les ambassades, chez les op&#233;rateurs, au sein de diverses institutions, nos positions ont parfois provoqu&#233; des grincements de dents qui ont &#233;t&#233; &#224; l'origine de coups de t&#233;l&#233;phone, de pressions plus ou moins amicales ou carr&#233;ment d'attaques personnelles pour tenter de nous amadouer, voire de nous faire taire, mais en vain. Nous sommes conscients que nous avons pu nous tromper dans nos jugements et nos d&#233;marches mais jamais nous n'avons cherch&#233; &#224; nuire &#224; quiconque. En effet, nous n'avons jamais vis&#233; qui que ce soit, personne physique comme personne morale, nous pla&#231;ant toujours sur le terrain du d&#233;bat d'id&#233;es, critiquant des philosophies, des visions, des strat&#233;gies, des politiques, des options, des actions, des gestions mais jamais les hommes et les femmes qui &#233;taient derri&#232;re. Aux c&#244;t&#233;s des organisations de la soci&#233;t&#233; civile, s'int&#233;ressant non seulement aux probl&#232;mes techniques pos&#233;s par les TIC mais aussi et surtout aux questions soci&#233;tales qu'elles soul&#232;vent, nous avons fait entendre notre voix chaque fois que n&#233;cessaire et partout o&#249; cela &#233;tait possible, convaincus que dans l'expression &#171; Soci&#233;t&#233; de l'information &#187;, c'est le terme &#171; Soci&#233;t&#233; &#187; qui est le plus important et que par cons&#233;quent les citoyens ne peuvent rester impassibles sur les questions qui les concernent. Globalement, cela nous a valu beaucoup de t&#233;moignages de satisfaction et le respect du plus grand nombre, y compris parmi ceux qu'il nous arrive d'&#233;gratigner. Si nous regardons en arri&#232;re, le seul v&#233;ritable regret que nous avons, c'est de constater que le S&#233;n&#233;gal est pass&#233; du statut de premier de la classe, au point de s'&#234;tre vu confier le volet TIC du NEPAD, &#224; celui de bonnet d'&#226;ne ou du moins d'&#233;l&#232;ve tr&#232;s moyen, dans la course vers la cr&#233;ation d'une &#233;conomie num&#233;rique dynamique et l'exploitation des opportunit&#233;s offertes par les TIC au b&#233;n&#233;fice du plus grand nombre. Pour garder le cap, il aurait fallu &#233;couter les acteurs du secteur, prendre les d&#233;cisions qui s'imposaient au bon moment et mettre en &#339;uvre des politiques publiques visionnaires. La lutte pour le progr&#232;s &#233;tant une qu&#234;te perp&#233;tuelle, rien n'est cependant perdu pour notre pays qui ne manque pas de talents en mati&#232;re de r&#233;flexion comme d'action. Le d&#233;fi est de savoir catalyser les &#233;nergies pour que dans quinze ans, le bilan soit des plus florissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'explosion de la t&#233;l&#233;phonie mobile b&#233;n&#233;ficiera-t-elle aux acteurs de l'&#233;conomie num&#233;rique ?</title>
		<link>https://osiris.sn/L-explosion-de-la-telephonie,11750.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au 31 mars 2014, le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie mobile, introduite au S&#233;n&#233;gal en 1996, a d&#233;pass&#233; le seuil symbolique des 100%. Prise au pied de la lettre, cette information signifie que chaque S&#233;n&#233;galais poss&#232;de au moins un t&#233;l&#233;phone portable quel que soit son &#226;ge, son sexe et sa condition sociale. Bien entendu, cette lecture des statistiques n'a pas de sens et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il faut retrancher de ces chiffres tous ceux et toutes celles qui sont trop jeunes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au 31 mars 2014, le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie mobile, introduite au S&#233;n&#233;gal en 1996, a d&#233;pass&#233; le seuil symbolique des 100%. Prise au pied de la lettre, cette information signifie que chaque S&#233;n&#233;galais poss&#232;de au moins un t&#233;l&#233;phone portable quel que soit son &#226;ge, son sexe et sa condition sociale. Bien entendu, cette lecture des statistiques n'a pas de sens et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il faut retrancher de ces chiffres tous ceux et toutes celles qui sont trop jeunes pour poss&#233;der un t&#233;l&#233;phone portable, ce qui fait plusieurs millions de personnes puisque les moins de quinze ans repr&#233;sentent 42,1% de la population. Au-del&#224;, il faut &#233;galement soustraire ceux et celles qui, dans les villes comme dans les campagnes, ne disposent pas de revenus suffisants pour acqu&#233;rir un t&#233;l&#233;phone portable et alimenter r&#233;guli&#232;rement une ligne &#171; communications &#187; dans leur budget individuel. En effet, m&#234;me si nous avons souvent la perception trompeuse que &#171; tout le monde poss&#232;de un t&#233;l&#233;phone portable &#187;, il ne faut pas oublier que notre soci&#233;t&#233; compte de nombreux exclus de l'acc&#232;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie. Par ailleurs, il faut compter avec le ph&#233;nom&#232;ne multi-puces qui fait que nombre de S&#233;n&#233;galais poss&#232;dent plusieurs puces, de mani&#232;re &#224; pouvoir b&#233;n&#233;ficier des offres promotionnelles des op&#233;rateurs et &#233;conomiser en privil&#233;giant les appels &#224; l'int&#233;rieur de leurs r&#233;seaux respectifs. Enfin, beaucoup de personnes ach&#232;tent une puce uniquement pour profiter du montant de cr&#233;dit qui lui est associ&#233; &#224; un moment donn&#233; pour ensuite ne plus l'utiliser ce qui fait que le nombre de puces actives est de loin inf&#233;rieur au cumul des puces vendues par les op&#233;rateurs. Nonobstant ces consid&#233;rations, il est ind&#233;niable que la t&#233;l&#233;phonie mobile est devenu un produit compl&#232;tement banalis&#233; au point que le t&#233;l&#233;phone portable est le plus r&#233;pandu des terminaux, loin devant la radio, la t&#233;l&#233;vision, les ordinateurs et les tablettes tactiles. Afin de bien mesurer le succ&#232;s de la t&#233;l&#233;phonie mobile, il faut rappeler que le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie fixe, introduite au S&#233;n&#233;gal en 1901, est actuellement inf&#233;rieur &#224; 2,5% et que le nombre de ses abonn&#233;s ne cesse de d&#233;cliner, particuliers comme entreprises ayant tendance &#224; r&#233;silier leurs abonnements pour les remplacer par des t&#233;l&#233;phones portables ou par des lignes fixes sans fil du type de celles propos&#233;es par Expresso. Cela &#233;tant, ce que ces chiffres ne disent pas c'est que le t&#233;l&#233;phone portable est de moins en moins utilis&#233; comme un simple outil de communication et de plus en plus comme une plateforme multi-services utilis&#233;e pour transf&#233;rer des sommes d'argent &#224; des tiers, acheter des produits ou des services en ligne, payer des factures d'eau, de t&#233;l&#233;phone d'&#233;lectricit&#233; ou des droits d'inscription dans les universit&#233;s, se connecter &#224; Internet, &#233;changer sur les r&#233;seaux sociaux, faire de la t&#233;l&#233;phonie sur Internet, servir de porte-monnaie &#233;lectronique, etc. Dans un environnement o&#249; le taux de bancarisation est inf&#233;rieure &#224; 10%, les services financiers mobiles semblent notamment promis &#224; un bel avenir, et Orange et Tigo ne s'y sont pas tromp&#233;s qui ont lanc&#233; pour l'un Orange Money et pour l'autre Tigo Cash. Au-del&#224;, le t&#233;l&#233;phone portable sert d&#233;sormais de support &#224; une pl&#233;iade d'applications mobiles qui vont du m-Paiement &#224; la m-Education en passant par la m-Agriculture, la m-Gouvernance, la m-Sant&#233;, etc. qui compl&#232;tent, concurrencent, voire remplacent, les e-applications apparues il y a quelques ann&#233;es. Le fait que les possibilit&#233;s de cr&#233;ation d'applications mobiles soient quasi illimit&#233;es contribue fortement &#224; stimuler l'innovation &#224; tel point que l'&#233;cosyst&#232;me de l'&#233;conomie num&#233;rique s'enrichit r&#233;guli&#232;rement de l'arriv&#233;e de nouveaux acteurs qui ont d&#233;cid&#233; d'investir le cr&#233;neau strat&#233;gique de la production d'applications et de contenus. Malheureusement, il ne suffit pas de faire preuve de cr&#233;ativit&#233;, encore faut-il disposer d'un dispositif d'accompagnement permettant de transformer une brillante id&#233;e en un succ&#232;s commercial. Or, de cela le S&#233;n&#233;gal ne dispose point et d&#232;s lors les applications qui sont prim&#233;es ici et l&#224; risquent de n'avoir que des succ&#232;s d'estime et le secteur des technologies de information et de la communication (TIC) &#234;tre condamn&#233; &#224; v&#233;g&#233;ter au lieu de d'&#234;tre le levier de croissance &#233;conomique et de d&#233;veloppement social qu'il pourrait &#234;tre. Fondamentalement, cela pose la question de savoir pendant combien de temps encore le S&#233;n&#233;gal pourra-t-il se payer le luxe de ne pas disposer d'une strat&#233;gie nationale de d&#233;veloppement des TIC digne de nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le S&#233;n&#233;gal &#224; l'heure de la criminalit&#233; 2.0</title>
		<link>https://osiris.sn/le-senegal-a-l-heure-de-la-criminalite-2-0.html</link>
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		<dc:date>2014-05-31T08:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Afin de mesurer le niveau de d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information dans les diff&#233;rents pays du monde, les experts s'appuient g&#233;n&#233;ralement sur une batterie d'indicateurs permettant de donner une photographie la plus pr&#233;cise possible du niveau de p&#233;n&#233;tration des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans un pays. Bande passante disponible, nombre d'abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile, taux de p&#233;n&#233;tration d'Internet, nombre d'utilisateurs des r&#233;seaux sociaux (Facebook, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Afin de mesurer le niveau de d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information dans les diff&#233;rents pays du monde, les experts s'appuient g&#233;n&#233;ralement sur une batterie d'indicateurs permettant de donner une photographie la plus pr&#233;cise possible du niveau de p&#233;n&#233;tration des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans un pays. Bande passante disponible, nombre d'abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile, taux de p&#233;n&#233;tration d'Internet, nombre d'utilisateurs des r&#233;seaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+, etc.), importance du commerce &#233;lectronique, disponibilit&#233; du tr&#232;s haut d&#233;bit, couverture de la 4G, etc. Cela &#233;tant, de m&#234;me que certains pays comme l'Autriche, l'Estonie, la Finlande, la Norv&#232;ge, la Slov&#233;nie, la Su&#232;de, l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Espagne int&#232;grent d&#233;sormais les revenus de la prostitution et/ou du trafic de drogue dans les calculs de l'activit&#233; &#233;conomique, &#224; lire la rubrique &#171; Faits divers &#187; des journaux s&#233;n&#233;galais ont pourrait l&#233;gitimement se poser la question de savoir s'il ne faudrait pas ajouter aux indicateurs TIC &#171; classiques &#187;, de nouveaux param&#232;tres afin de pouvoir jauger de l'importance prise par la criminalit&#233; 2.0. En effet, depuis quelques ann&#233;es, la presse s&#233;n&#233;galaise rend compte, avec une fr&#233;quence de plus en grande, de crimes et d&#233;lits de toute nature dont la caract&#233;ristique principale est d'avoir &#233;t&#233; commis &#224; l'aide des TIC ou de s'attaquer aux syst&#232;mes informatiques. Pendant longtemps, les activit&#233;s d&#233;lictueuses relevant de la cybercriminalit&#233; se sont limit&#233;es aux c&#233;l&#232;bres &#171; scam 419 &#187;, ces courriers &#233;lectroniques qui font croire &#224; des na&#239;fs qu'ils ont gagn&#233; &#224; des loteries auxquelles ils n'ont pas jou&#233; ou encore arrivent &#224; convaincre des gogos que des proches d'anciens responsables politiques, qu'ils ne connaissent ni d'Adam ni d'Eve, ont besoin de leur aide pour r&#233;cup&#233;rer des sommes faramineuses plac&#233;es dans des banques &#233;trang&#232;res en &#233;change d'une all&#233;chante commission. Cependant, le spectre des pratiques criminelles s'est consid&#233;rablement &#233;tendu, puisque comme dans tous les domaines, la seule limite est celle de l'imagination ! Tentatives d'extorsion de fonds bas&#233;es sur la menace de publier en ligne des photos compromettantes, g&#233;n&#233;ralement prises dans l'intimit&#233;, vente clandestine de CD &#224; caract&#232;re pornographique (Cf. Affaire Goudi Town en 2007), diffusion en ligne ou via le t&#233;l&#233;phone portable de photos intimes dans le cadre de vengeance personnelle (Cf. Affaire de l'employ&#233;e d'AMSA en 2009) ou pour nuire &#224; un adversaire politique (Cf. Affaire entre responsable politiques de Dagana en 2010), usurpation d'identit&#233; de personnalit&#233;s du monde politique ou &#233;conomique pour se livrer &#224; diverses escroqueries, harc&#232;lement sexuel par t&#233;l&#233;phone et par SMS, piratage de comptes de messagerie &#233;lectronique (phising) en vue de soutirer de l'argent aux proches de la victime, ces pratiques sont d&#233;sormais r&#233;guli&#232;rement rapport&#233;es par les journaux. Les particuliers ne sont d'ailleurs pas les seuls &#224; &#234;tre cibl&#233;s par cette criminalit&#233; 2.0. Les soci&#233;t&#233;s, notamment celles qui &#233;voluent dans le domaine du transfert d'argent sont victimes de criminels ing&#233;nieux qui profitent des failles de leurs syst&#232;mes informatiques, le plus souvent en recourant &#224; des complicit&#233;s internes, pour proc&#233;der &#224; des transactions ill&#233;gales &#224; leur profit. Les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications doivent &#233;galement faire face &#224; des crimes et d&#233;lits qui leurs co&#251;tent des centaines de millions de FCFA, voire des milliards, allant du vol de poteaux &#224; celui de panneaux solaires, en passant par le vol de c&#226;bles en cuivre sur leur r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie fixe. Cela &#233;tant, les plus grands dommages qui leurs sont commis proviennent sans contexte du d&#233;tournement des communications t&#233;l&#233;phoniques internationales &#224; l'aide de SIM box, ces dispositifs qui permettent de faire passer des appels internationaux pour des communications locales. R&#233;cemment, un certain Akim, qui se livrait &#224; cette pratique, a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; avec plus d'une centaine de cartes SIM. Pire, l'ampleur du trafic auquel il se livrait &#233;tait telle que des journalistes en ligne n''ont pas h&#233;sit&#233; &#224; le qualifier de &#171; quatri&#232;me op&#233;rateur &#187; ! D&#232;s 2008, le S&#233;n&#233;gal s'est certes dot&#233; d'une nouvelle l&#233;gislation destin&#233;e &#224; combattre la cybercriminalit&#233; mais cela n'est pas suffisant. Il est indispensable de disposer &#233;galement, et en nombre suffisant, de policiers, de gendarmes et de juges capables de comprendre les modes op&#233;ratoires de ces nouveaux criminels pour &#234;tre en mesure de les combattre efficacement et de pouvoir les faire condamner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La Commission des donn&#233;es personnelles a d&#233;sormais pris ses marques</title>
		<link>https://osiris.sn/La-Commission-des-donnees.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/La-Commission-des-donnees.html</guid>
		<dc:date>2014-04-30T13:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a presque deux ans de cela, en juin 2012, Batik lan&#231;ait un cri d'alarme afin que les dispositions n&#233;cessaires soient prises en vue de &#171; Rendre op&#233;rationnelle au plus vite la Commission de protection des donn&#233;es &#187;. En effet, plus de quatre ann&#233;es apr&#232;s le vote de la loi n&#176; 2008-12 du 25 janvier 2008 instituant la Commission des donn&#233;es personnelles (CDP) et plus d'une ann&#233;e apr&#232;s la nomination de ses membres, cette institution n'&#233;tait toujours pas op&#233;rationnelle alors que les plaintes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a presque deux ans de cela, en juin 2012, Batik lan&#231;ait un cri d'alarme afin que les dispositions n&#233;cessaires soient prises en vue de &#171; Rendre op&#233;rationnelle au plus vite la Commission de protection des donn&#233;es &#187;. En effet, plus de quatre ann&#233;es apr&#232;s le vote de la loi n&#176; 2008-12 du 25 janvier 2008 instituant la Commission des donn&#233;es personnelles (CDP) et plus d'une ann&#233;e apr&#232;s la nomination de ses membres, cette institution n'&#233;tait toujours pas op&#233;rationnelle alors que les plaintes relatives &#224; la protection des donn&#233;es personnelles se multipliaient. Heureusement, depuis lors les choses ont &#233;volu&#233;e dans le bon sens. La CDP s'est d'abord distingu&#233;e par une utilisation intensive et appropri&#233;e des moyens de communications &#233;lectroniques afin de mener &#224; bien sa mission. C'est ainsi qu'en f&#233;vrier 2013 elle a proc&#233;d&#233; au lancement d'un site web bien fait, riche en information, r&#233;guli&#232;rement mis &#224; jour et simple &#224; utiliser. De plus, elle diffuse une lettre d'information &#233;lectronique et publie, depuis la fin du premier trimestre de l'ann&#233;e 2014, un avis trimestriel qui rend compte de ses activit&#233;s. Mieux, elle s'est dot&#233;e d'une page Facebook et d'un compte Twitter sur lesquels elle r&#233;percute nombre d'informations relatives &#224; la probl&#233;matique de la protection des donn&#233;es personnelles au S&#233;n&#233;gal, en Afrique et dans le monde ainsi que des conseils pour &#233;viter d'&#234;tre victime du piratage de ses donn&#233;es personnelles. A ce titre, la CDP est sans doute une des institutions publiques qui tire le mieux profit des technologies de l'information et de la communication, et notamment des r&#233;seaux sociaux, pour d&#233;rouler sa communication institutionnelle. Cela &#233;tant, la CDP ne s'est pas content&#233; d'&#234;tre pr&#233;sente dans le cyberespace. En d&#233;cembre 2013, rappelant que tout traitement de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel devait obligatoirement faire l'objet d'une d&#233;claration pr&#233;alable dans le but d'assurer une protection efficace de la vie priv&#233;e et des libert&#233;s individuelles, elle a demand&#233; aux responsables du traitement des donn&#233;es, des organismes publics comme priv&#233;s, de proc&#233;der dans les meilleurs d&#233;lais aux d&#233;clarations des traitements auxquels ils proc&#232;dent sur les donn&#233;es nominatives, qu'il s'agisse de fichiers ou bases de donn&#233;es (personnels, client&#232;les, usagers, patients, abonn&#233;es, &#233;l&#232;ves ou &#233;tudiants, etc.), de transferts de donn&#233;es personnelles des S&#233;n&#233;galais &#224; l'&#233;tranger, du marketing direct (SMS, courrier &#233;lectronique), de syst&#232;mes biom&#233;triques (photos, empreintes digitales, ADN, etc.) ou encore de dispositifs de vid&#233;osurveillance ou de g&#233;olocalisation. Depuis lors, les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, qui sont parmi les principaux d&#233;tenteurs de fichiers clients avec les millions d'abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile, ont commenc&#233; &#224; d&#233;filer devant la CDP pour d&#233;clarer leurs fichiers. Saisie de nombreuses plaintes &#233;manant de particuliers, la CDP a &#233;galement adress&#233; des avertissements &#224; certains op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie qui avaient viol&#233; les dispositions l&#233;gales en mati&#232;re de protection des donn&#233;es personnelles. C'est ainsi qu'Expresso a re&#231;u un avertissement pour s'&#234;tre livr&#233; &#224; de la prospection commerciale aupr&#232;s de certains de ses abonn&#233;s, en leur envoyant des SMS, sans leur autorisation pr&#233;alable. En ce qui les concerne, la Sonatel et Tigo ont re&#231;u des sommations pour manquement &#224; la l&#233;gislation sur les donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, la Sonatel se voyant interdire de poursuivre les publicit&#233;s et autres jeux &#171; folies d'Orange &#187; avec des num&#233;ros surtax&#233;s et Tigo se voyant reprocher de proc&#233;der &#224; une pratique syst&#233;matique de prospection directe non conforme &#224; la l&#233;gislation et d'avoir refus&#233; de d&#233;clarer ses fichiers, bases et syst&#232;mes contenant des donn&#233;es personnelles. Notre soci&#233;t&#233; &#233;tant d&#233;sormais sur la voie de l'informatisation globale, la CDP doit d&#233;sormais s'investir plus fortement dans la communication en direction des usagers qu'elle a pour vocation de prot&#233;ger, afin de mieux leur expliquer ses missions et ses attributions visant &#224; garantir le respect de leur vie priv&#233;e &#224; travers les nouveaux outils de communication. Cela passe n&#233;cessairement par l'organisation d'activit&#233;s de sensibilisation de l'ensemble des acteurs &#224; travers le pays. Apr&#232;s un d&#233;marrage difficile, la CDP semble avoir pris ses marques et exerce d&#233;sormais pleinement les pr&#233;rogatives qui sont les siennes. Esp&#233;rons seulement que les moyens ne lui feront pas d&#233;faut pour garantir ce droit essentiel qu'est la protection des donn&#233;es personnelles des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nom de domaine &#171; .africa &#187; : vers un remake de l'utilisation des noms de domaine pays ? </title>
		<link>https://osiris.sn/nom-de-domaine-africa-vers-un-remake-de-l-utilisation-des-noms-de-domaine-pays.html</link>
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		<dc:date>2014-03-31T07:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pr&#232;s de quatre ann&#233;es apr&#232;s le lancement de l'African Registry Consortium (ARC) par des Sud-africains op&#233;rant dans le domaine de l'Internet, le combat men&#233; pour la cr&#233;ation d'un nom de domaine &#171; .africa &#187; a finalement abouti avec la signature, le 26 mars 2014 &#224; Singapour, entre l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) et le ZA Central Registry (ZACR), op&#233;rant pour le compte de la Commission de l'Union africaine (CUA) du contrat de gestion de registre pour le nom de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#232;s de quatre ann&#233;es apr&#232;s le lancement de l'African Registry Consortium (ARC) par des Sud-africains op&#233;rant dans le domaine de l'Internet, le combat men&#233; pour la cr&#233;ation d'un nom de domaine &#171; .africa &#187; a finalement abouti avec la signature, le 26 mars 2014 &#224; Singapour, entre l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) et le ZA Central Registry (ZACR), op&#233;rant pour le compte de la Commission de l'Union africaine (CUA) du contrat de gestion de registre pour le nom de domaine g&#233;ographique de premier niveau (gTLD) &#171; .africa &#187;. Tous ceux qui &#233;voluent dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC) sur le continent ne peuvent que se r&#233;jouir de cet &#233;venement qui voit l'Afrique rejoindre l'Europe et l'Asie, continents qui g&#232;rent respectivement leur nom de domaine depuis 2005 et 2007. La disponibilit&#233; du &#171; .africa &#187; permettra d&#233;sormais aux personnes morales comme physiques d'exprimer leur identit&#233; num&#233;rique africaine sur Internet. Apr&#232;s la cr&#233;ation, dans la plupart des pays africains, de Network Internet Center (NIC) g&#233;rant les noms de domaine g&#233;ographiques de premier niveau, puis la cr&#233;ation en 2005 de l'African Network Information Center (AfriNIC) pour la gestion des adresses IP en Afrique, le continent poss&#232;de d&#233;sormais une souverainet&#233; quasi-totale sur la gestion de ses ressources Internet &#224; l'&#233;chelle nationale comme continentale. Seuls les noms de domaines g&#233;ographiques (ccTLD) de quelques pays, tels la R&#233;publique du Congo, la Namibie, l'Ouganda ou encore le Rwanda, sont encore g&#233;r&#233;s par des individus ou des soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res au nom de l'application du principe &#171; premier arriv&#233;, premier servi &#187;. Cela &#233;tant, toute la question est maintenant de savoir si l'Afrique et les Africains, les &#233;tats comme comme les citoyens, les organismes publics comme les entreprises priv&#233;es vont effectivement se saisir de cette opportunit&#233; pour proclamer leur africanit&#233; dans le cyberespace. Si l'on se r&#233;f&#232;re au succ&#232;s mitig&#233; enregistr&#233; par les noms de domaine g&#233;ographiques de premier niveau, il reste beaucoup de chemin &#224; faire puisque la plupart de ceux-ci n'enregistrent que quelques milliers de noms de domaine &#224; l'exception notable de l'Afrique du Sud, du Maroc, de l'Egypte, du Nig&#233;ria, Kenya ou encore de la Tanzanie qui en comptent plusieurs dizaines de milliers, voire plusieurs centaines de milliers. Cette situation r&#233;sulte principalement du fait que les &#233;tats comme les entreprises, les associations et les citoyens africains n'ont pas encore compris l'int&#233;r&#234;t, voire la n&#233;cessit&#233;, d'utiliser les noms de domaines g&#233;ographiques de premier niveau de leur pays respectif. Plus de vingt apr&#232;s l'arriv&#233;e d'Internet en Afrique, il n'est ainsi pas rare de voir des administrations ou des organismes publics ou parapublics utiliser des adresses Internet en &#171; .com &#187;, donnant ainsi le mauvais exemple au reste de la soci&#233;t&#233;. De m&#234;me, la plupart des entreprises priv&#233;es, mais aussi des organisations non gouvernementales, d&#233;laissent les noms de domaines g&#233;ographiques de premier niveau au profit de noms domaines g&#233;n&#233;riques de premier niveau (.com, .org, .net, .info, etc.). Les raisons &#233;voqu&#233;es sont multiples et ont pour nom, prix jug&#233; &#233;lev&#233; des noms de domaines g&#233;ographiques de premier niveau compar&#233; &#224; celui des noms domaines g&#233;n&#233;riques de premier niveau, volont&#233; de se d&#233;marquer de toute image de marque trop &#171; nationale &#187;, absence de point d'&#233;change Internet (IXP) qui n'encourage pas le recours au ccTLD pour optimiser la gestion du trafic Internet ou encore l'impossibilit&#233; d'acqu&#233;rir le nom de domaine en ligne. Cependant, il faut bien avouer que la grande majorit&#233; des personnes physiques comme personnes morales, mesurent mal les enjeux li&#233;s au choix d'un nom de domaine. Souverainet&#233; num&#233;rique, identit&#233; num&#233;rique, r&#233;putation num&#233;rique, etc. sont autant de concepts qu'ils m&#233;connaissent voire ignorent. D&#232;s lors, afin que la cr&#233;ation du &#171; .africa &#187; ne ressemble pas &#224; une victoire &#224; la Pyrrhus, avec pour r&#233;sultat un nom de domaine qui sera peu ou pas utilis&#233;, il va falloir que les militants de la cause num&#233;rique se mobilisent &#224; travers l'Afrique pour sensibiliser les &#233;tats comme le secteur priv&#233;, la soci&#233;t&#233; civile et les citoyens &#224; l'importance d'utiliser le &#171; .africa &#187;. Dans ce sens, l'Union africaine devrait donner le bon exemple en demandant &#224; ses d&#233;membrements de r&#233;server des noms de domaines dans le &#171; .africa &#187; et par extension participer &#224; la valorisation des noms de domaines g&#233;ographiques comme le &#171; .sn &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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