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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Les certitudes de l'ignorant : Droit de r&#233;ponse &#224; M. Amadou Top sur &#171; Secteur des t&#233;l&#233;communications : le r&#233;gulateur assure-t-il ses responsabilit&#233;s ? &#187;</title>
		<link>https://osiris.sn/les-certitudes-de-l-ignorant-droit-de-reponse-a-m-amadou-top-sur-secteur-des.html</link>
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		<dc:date>2013-12-10T22:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;cente sortie de Monsieur Amadou Top, Directeur Ex&#233;cutif du Comit&#233; de pilotage de la Transition de l'Analogique vers le Num&#233;rique (CONTAN), appelle de notre part des observations appr&#233;ci&#233;es uniquement &#224; l'aune de consid&#233;rations scientifiques et morales. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'embl&#233;e, elle nous pr&#233;occupe &#224; plus d'un titre. En effet, sous sa casquette de Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Observatoire sur les Syst&#232;mes d'Information, les R&#233;seaux et les Inforoutes au S&#233;n&#233;gal (OSIRIS), Monsieur Top semble d&#233;rouler un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2013-.html" rel="directory"&gt;2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;cente sortie de Monsieur Amadou Top, Directeur Ex&#233;cutif du Comit&#233; de pilotage&lt;br class='autobr' /&gt;
de la Transition de l'Analogique vers le Num&#233;rique (CONTAN), appelle de notre part&lt;br class='autobr' /&gt;
des observations appr&#233;ci&#233;es uniquement &#224; l'aune de consid&#233;rations scientifiques et&lt;br class='autobr' /&gt;
morales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, elle nous pr&#233;occupe &#224; plus d'un titre. En effet, sous sa casquette de Secr&#233;taire&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;n&#233;ral de l'Observatoire sur les Syst&#232;mes d'Information, les R&#233;seaux et les Inforoutes&lt;br class='autobr' /&gt;
au S&#233;n&#233;gal (OSIRIS), Monsieur Top semble d&#233;rouler un programme &#224; l'encontre des&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;r&#234;ts du S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la forme, les garants des rouages de l'administration d&#233;plorent les agissements de&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur Top qui, fort de sa nouvelle nomination et de son parcours de fonctionnaire&lt;br class='autobr' /&gt;
jusqu'&#224; son d&#233;part volontaire de l'administration s&#233;n&#233;galaise, critique de mani&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
ouverte une autorit&#233; administrative ind&#233;pendante, en foulant aux pieds la d&#233;ontologie&lt;br class='autobr' /&gt;
administrative qui impose un devoir de r&#233;serve et de solidarit&#233; &#224; tous les hauts&lt;br class='autobr' /&gt;
fonctionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ing&#233;nieur informaticien des ann&#233;es 70, qui s'est, par la suite, mu&#233; en expert de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'audiovisuel, des t&#233;l&#233;communications, du spectre et curieusement de la r&#233;gulation,&lt;br class='autobr' /&gt;
montre ses limites. En effet, par un jeu de mots, subtils, Monsieur Top semble insinuer&lt;br class='autobr' /&gt;
une influence des op&#233;rateurs dans la conduite de la portabilit&#233; et un changement de&lt;br class='autobr' /&gt;
cap de l'ARTP, tout en sachant que la date de mise en oeuvre retenue de concert avec&lt;br class='autobr' /&gt;
les acteurs est septembre 2014. Il devrait &#233;galement savoir, que ce sujet, l'ARTP se l'est&lt;br class='autobr' /&gt;
appropri&#233;e depuis les ann&#233;es 2004 - 2005. D'ailleurs, une &#233;tude avait &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e et une&lt;br class='autobr' /&gt;
concertation organis&#233;e avec l'ensemble des acteurs. A cette occasion d&#233;j&#224;, malgr&#233; le fait&lt;br class='autobr' /&gt;
que le march&#233; n'&#233;tait pas encore porteur, l'ARTP avait une bonne vue sur tous les&lt;br class='autobr' /&gt;
jalons &#224; poser avant une mise en oeuvre effective de la portabilit&#233; au S&#233;n&#233;gal. Il est vrai&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'&#224; ce moment-l&#224;, dans un &#233;lan de lucidit&#233;, notre tout nouveau Directeur Ex&#233;cutif&lt;br class='autobr' /&gt;
avait abandonn&#233; toute ambition de jouer un quelconque r&#244;le dans le domaine des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications ou des technologies de l'information et de la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, par un jeu de combinaisons, le voil&#224; revenu au premier plan. Tir&#233; de sa&lt;br class='autobr' /&gt;
retraite et contest&#233;, il affiche une r&#233;elle volont&#233; d'en d&#233;coudre et a entam&#233; une&lt;br class='autobr' /&gt;
campagne de communication pour asseoir sa l&#233;gitimit&#233;. Ses sorties m&#233;diatiques en&lt;br class='autobr' /&gt;
constituent une parfaite illustration. Ensuite, notre expert semble ignorer le r&#244;le de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'institution de r&#233;gulation. Aucun texte ne conf&#232;re &#224; l'ARTP la possibilit&#233; d'attribuer,&lt;br class='autobr' /&gt;
ne serait-ce qu'&#224; titre provisoire, une licence &#224; un op&#233;rateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, l'ARTP a comme mission de promouvoir l'innovation. C'est le sens qu'il&lt;br class='autobr' /&gt;
faut donner aux assignations de fr&#233;quences temporaires faites aux op&#233;rateurs en vue&lt;br class='autobr' /&gt;
de tester la 4G, sur accord pr&#233;alable des autorit&#233;s gouvernementales. En v&#233;rit&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
lorsqu'un acteur souhaite exp&#233;rimenter, dans notre pays, de nouveaux moyens de&lt;br class='autobr' /&gt;
communications adapt&#233;s au progr&#232;s scientifique et &#224; l'&#233;volution des technologies,&lt;br class='autobr' /&gt;
notre mission est de l'accompagner tout en veillant au respect des r&#232;gles et du principe&lt;br class='autobr' /&gt;
de traitement &#233;galitaire. Cette position a valu &#224; notre pays de grandes satisfactions lors&lt;br class='autobr' /&gt;
du sommet de l'OCI en 2008 au cours duquel les participants ont pu d&#233;j&#224; b&#233;n&#233;ficier&lt;br class='autobr' /&gt;
des services 3G. Nous sommes convaincus qu'il en sera de m&#234;me lors du sommet de&lt;br class='autobr' /&gt;
la francophonie de 2014 avec la 4G.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, convient-il de rappeler que la r&#233;glementation en vigueur en 2008 exigeait&lt;br class='autobr' /&gt;
l'agr&#233;ment de tout &#233;quipement devant se connecter aux r&#233;seaux radio&#233;lectriques.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'agr&#233;ment par l'ARTP d'un &#233;quipement compatible 3G ne signifie pas juridiquement&lt;br class='autobr' /&gt;
que les services 3G sont autoris&#233;s contrairement aux all&#233;gations de Monsieur Top.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour rappel, s'agissant des licences de t&#233;l&#233;communications, la proc&#233;dure&lt;br class='autobr' /&gt;
d'attribution est clairement d&#233;finie dans le Code des T&#233;l&#233;communications. Dans ladite&lt;br class='autobr' /&gt;
proc&#233;dure, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation a d'abord un r&#244;le de conseil au gouvernement et&lt;br class='autobr' /&gt;
ensuite, se charge de l'instruction technique des dossiers. L'attribution de la licence se&lt;br class='autobr' /&gt;
fait par l'Etat dans le cadre de l'exercice de son pouvoir r&#233;galien. L'ignorer, c'est&lt;br class='autobr' /&gt;
finalement, soit ne rien comprendre aux attributions des diff&#233;rentes parties prenantes&lt;br class='autobr' /&gt;
du processus, ce qui est difficile &#224; croire pour quelqu'un qui se fait passer pour un&lt;br class='autobr' /&gt;
expert, soit se lancer dans un exercice obscur avec des desseins inavou&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Amicale des Cadres de l'ARTP, Dakar le 10 d&#233;cembre 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;cision de la r&#233;daction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en 1998 afin de susciter un d&#233;bat public de fond sur les questions li&#233;es au d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information au S&#233;n&#233;gal et en Afrique, OSIRIS publie ici le &#171; droit de r&#233;ponse &#187; demand&#233; par l'Amicale des cadres de l'ARTP qui n'a pourtant pas &#233;t&#233; cit&#233;e dans l'&#233;ditorial publi&#233; dans le &lt;a href=&#034;http://www.osiris.sn/Secteur-des-telecommunications-le.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;num&#233;ro d'octobre 2013 de Batik&lt;/a&gt;. Bien que ce texte soit truff&#233; d'attaques ad hominem contre le Pr&#233;sident d'OSIRIS, du titre &#224; sa conclusion et qu'il veuille faire dire au texte ce qu'il ne dit pas, en contradiction flagrante avec l'affirmation de l'ACA selon laquelle ses observations sont &#171; appr&#233;ci&#233;es uniquement &#224; l'aune de consid&#233;rations scientifiques et morales &#187;, nous publions volontiers ce texte afin que chacun puisse juger sur pi&#232;ce et appr&#233;cier le niveau auquel l'ACA place le d&#233;bat sur les questions relatives &#224; la r&#233;gulation du secteur des t&#233;l&#233;communications. Cela &#233;tant dit, l'ACA et tous ceux qui, avec elle, seraient tenter de faire taire OSIRIS et d'emp&#234;cher tout d&#233;bat sur ces questions doivent savoir qu'ils s'agitent en pure perte. Nous sommes en effet d&#233;cid&#233;s &#224; continuer &#224; nous prononcer sur toutes les questions touchant au d&#233;veloppement du secteur des t&#233;l&#233;communications et des TIC et &#224; d&#233;noncer, &#224; chaque fois que n&#233;cessaire, les scandales, les d&#233;rives, les incoh&#233;rences, les insuffisances, les manquements ainsi que toutes les d&#233;cisions, orientations et postures n'allant pas dans le sens de la d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ou de l'int&#233;r&#234;t national. Enfin, nous appelons ceux qui semblent s'auto-proclamer comme les seuls sachant en la mati&#232;re &#224; faire preuve d'un peu plus de modestie et d'accepter d'&#234;tre &#233;valu&#233;s sans complaisance par ceux au service desquels ils sont. En effet, &#224; l'&#232;re de la gestion ax&#233;s sur les r&#233;sultats et de la redevabilit&#233; de tous les d&#233;membrements de la puissance publique, la gestion solitaire, discr&#233;tionnaire et n&#233;buleuse des questions impactant la vie des citoyens et des acteurs &#233;conomiques, l'arrogance, le m&#233;pris et l'impunit&#233;, ne sont plus de saison. A bon entendeur salut....&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tidjane Deme : &#171; Nos gouvernants sont des pr&#233;dateurs &#187;</title>
		<link>https://osiris.sn/tidjane-deme-nos-gouvernants-sont-des-predateurs.html</link>
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		<dc:date>2013-11-21T07:54:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le S&#233;n&#233;gal, Tidjane Deme, polytechnicien, accompagne le d&#233;veloppement du web sur le continent en tant que responsable Google pour l'Afrique de l'Ouest. Une mont&#233;e en puissance qu'il estime contrari&#233;e par le manque de perspicacit&#233; des pouvoirs publics. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; 40 ans, Tidjane Deme en para&#238;t toujours 20 de moins. Sans doute cet apparent surplus de jeunesse tient-il &#224; l'enthousiasme et &#224; l'&#233;nergie que ce polytechnicien met au service du d&#233;veloppement d'internet en Afrique. Depuis quatre ans, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2013-.html" rel="directory"&gt;2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le S&#233;n&#233;gal, Tidjane Deme, polytechnicien, accompagne le d&#233;veloppement du web sur le continent en tant que responsable Google pour l'Afrique de l'Ouest. Une mont&#233;e en puissance qu'il estime contrari&#233;e par le manque de perspicacit&#233; des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 40 ans, Tidjane Deme en para&#238;t toujours 20 de moins. Sans doute cet apparent surplus de jeunesse tient-il &#224; l'enthousiasme et &#224; l'&#233;nergie que ce polytechnicien met au service du d&#233;veloppement d'internet en Afrique. Depuis quatre ans, il dirige le bureau francophone du g&#233;ant Google &#224; Dakar. Son &#233;quipe - une dizaine de collaborateurs pour l'instant - travailleTidjane-Deme infoCliquez sur l'image. &#224; la fois &#224; la promotion des contenus locaux et &#224; l'am&#233;lioration des conditions d'acc&#232;s au web, via des projets pilotes comme l'utilisation des spectres de fr&#233;quence laiss&#233;s vacants par les t&#233;l&#233;visions. Pour Jeune Afrique, Tidjane Deme fait le bilan des actions men&#233;es par Google et souligne les obstacles qui ralentissent encore l'adoption des technologies de l'information et de la communication (TIC), particuli&#232;rement en Afrique francophone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeune afrique : Google a ouvert un bureau &#224; Dakar en 2009. Quatre ans apr&#232;s, l'usage d'internet s'est-il r&#233;pandu en Afrique francophone ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tidjane Deme : Oui. En 2009, il n'y avait de r&#233;seau 3G ni au S&#233;n&#233;gal, ni au Cameroun, ni en C&#244;te d'Ivoire, contrairement au Kenya ou au Ghana. Aujourd'hui, tous ces pays ont lanc&#233; l'internet mobile. Selon les derni&#232;res statistiques du r&#233;gulateur s&#233;n&#233;galais, les utilisateurs qui acc&#232;dent au web gr&#226;ce &#224; leur t&#233;l&#233;phone sont d&#233;sormais plus nombreux que ceux qui se connectent gr&#226;ce aux lignes fixes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La cr&#233;ation de contenus africains a-t-elle &#233;t&#233; d&#233;terminante ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quatre ans, nous cherchions &#224; stimuler la demande. Aujourd'hui, la situation s'est compl&#232;tement invers&#233;e : la demande existe. Le travail de sensibilisation &#224; l'importance des contenus locaux a port&#233; ses fruits. Quand ceux-ci existent, les internautes sont tr&#232;s demandeurs. En 2011, nous avons commenc&#233; &#224; promouvoir la production de vid&#233;os africaines sur YouTube. En un an, les contenus locaux ont augment&#233; de 40 % sur le continent, et les vues de 50 %. Dans les pays o&#249; nous avons concentr&#233; notre activit&#233;, les chiffres sont encore plus parlants. Entre 2011 et 2012, le nombre de vid&#233;os mises en ligne &#224; partir du S&#233;n&#233;gal a cr&#251; de 80 %, et le nombre de vues de 115 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'apporte YouTube aux cr&#233;ateurs africains ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette plateforme vid&#233;o offre un premier circuit de distribution aux petits acteurs qui n'ont acc&#232;s ni &#224; la t&#233;l&#233;vision ni aux subventions permettant de participer &#224; des festivals. Au S&#233;n&#233;gal, un journal t&#233;l&#233;vis&#233; rapp&#233; s'est lanc&#233; sur internet avant d'&#234;tre diffus&#233; par la cha&#238;ne 2STV parce qu'il &#233;tait devenu tr&#232;s populaire. Au Nigeria, YouTube n'avait au d&#233;part qu'un partenaire, IrokoTV, bas&#233; en Europe. Maintenant, ils sont une quinzaine, implant&#233;s localement et qui ont d&#233;j&#224; &#233;puis&#233; les archives de Nollywood. Ils travaillent dor&#233;navant avec des producteurs sur leurs futurs films. Ensemble, ces soci&#233;t&#233;s g&#233;n&#232;rent des revenus qui sont revers&#233;s dans le march&#233; du contenu africain. Illustration concr&#232;te du potentiel de cr&#233;ation d'emplois et de richesse du secteur : un acteur comme IbakaTV, au Nigeria, qui n'existait pas il y a un an, emploie aujourd'hui vingt personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mont&#233;e en puissance d'internet permet-elle &#224; Google de gagner de l'argent depuis Dakar ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas encore notre priorit&#233;. On pourrait accueillir quelques commerciaux &#224; Dakar, mais cela risquerait de nous distraire de notre mission principale qui est de d&#233;velopper internet. Ce n'est pas compatible avec une vision &#224; long terme. Dans quelques pays comme le Kenya, le Nigeria ou l'Afrique du Sud, il y a clairement un march&#233;. Des &#233;quipes s'en occupent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le chiffre d'affaires de Google en Afrique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les donn&#233;es financi&#232;res concernant la zone ne sont pas communiqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le prix des smartphones est-il encore un obstacle au d&#233;veloppement d'internet en Afrique francophone ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Google a mis le syst&#232;me d'exploitation Android &#224; disposition des fabricants, cela a diminu&#233; le co&#251;t de d&#233;veloppement d'un smartphone. Le dernier Alcatel lanc&#233; &#224; Dakar par Sonatel co&#251;te 30 000 F CFA [46 euros]. Les v&#233;ritables obstacles &#224; la g&#233;n&#233;ralisation de l'acc&#232;s &#224; internet restent la disponibilit&#233; de la bande passante et son prix. Ce sont des questions de politique publique. L'Afrique francophone a p&#226;ti d'une mauvaise r&#233;gulation. Au S&#233;n&#233;gal, les fournisseurs d'acc&#232;s internet [en dehors des op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms] sont morts. Ils sont pass&#233;s de douze &#224; deux entre 2002 et 2012, principalement parce qu'ils n'ont pas acc&#232;s au march&#233; de la bande passante en gros et qu'il n'existe pas de licence sp&#233;cifique permettant d'exploiter une boucle locale. La situation est plus ou moins la m&#234;me en C&#244;te d'Ivoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est-&#224;-dire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos gouvernants se comportent par rapport au secteur des TIC - qui se limite souvent, dans leur entendement, aux op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms - comme des pr&#233;dateurs cherchant &#224; en tirer le maximum d'argent en se focalisant sur quelques gros acteurs. Leur objectif devrait &#234;tre, au contraire, de favoriser l'&#233;mergence d'un &#233;cosyst&#232;me plus large, qui cr&#233;e plus d'innovations, plus d'emplois, plus de PIB et, finalement, plus d'acteurs &#224; taxer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La qualit&#233; des infrastructures est-elle un frein &#224; l'acc&#232;s &#224; internet ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233;, c'est qu'on n'en sait rien. Parce que souvent les r&#233;gulateurs ne partagent pas leurs informations. Au S&#233;n&#233;gal, les investisseurs potentiels ne peuvent m&#234;me pas savoir o&#249; sont les besoins, quelles sont les infra&#173;structures existantes et quels sont les crit&#232;res &#224; satisfaire pour obtenir une licence d'op&#233;rateur d'infrastructure. Mobiliser les financements n&#233;cessaires &#224; la g&#233;n&#233;ralisation d'internet ne pourra se faire que dans un march&#233; plus ouvert. Quand je vois un &#201;tat installer de la fibre optique, je me demande si le priv&#233; n'aurait pas pu investir &#224; sa place. L&#224; encore, la C&#244;te d'Ivoire et le Cameroun connaissent quasiment les m&#234;mes difficult&#233;s que le S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les op&#233;rateurs contribuent-ils &#224; d&#233;mocratiser l'acc&#232;s au web ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, ils ont enfin d&#233;cid&#233; de se lancer sur le terrain de l'internet mobile. Ils multiplient les offres et se font r&#233;ellement concurrence. Ce dynamisme est tr&#232;s nouveau. Cela veut dire que ce secteur est enfin un axe strat&#233;gique de croissance pour eux, qu'ils vont y consacrer des investissements et que, in fine, les prix vont baisser. Mais il reste beaucoup de travail &#224; accomplir pour connecter le plus grand nombre. Nous avons fait une &#233;tude il y a quelques mois sur les PME africaines : 80 % des propri&#233;taires disent &#234;tre convaincus de l'int&#233;r&#234;t d'internet pour le d&#233;veloppement de leurs affaires, mais 75 % d'entre eux n'y ont pas acc&#232;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Cl&#233;men&#231;ot&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://economie.jeuneafrique.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jeune Afrique&lt;/a&gt;, 20 novembre 2013)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Commentaire sur l'article publi&#233; par l'Agence Ecofin et intitul&#233; &#171; L'Afrique subsaharienne, la r&#233;gion la plus dynamique du monde en t&#233;l&#233;phonie mobile &#187;</title>
		<link>https://osiris.sn/Commentaire-sur-l-article-publie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Commentaire-sur-l-article-publie.html</guid>
		<dc:date>2013-11-18T15:35:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette info est assez paradoxale, car elle vante le dynamisme (&#171; la r&#233;gion la plus dynamique du monde &#187;) tout en relevant les &#171; obstacles &#187; &#224; cette saga (&#171; 2/3 des habitants ne sont pas connect&#233;s au mobile &#187;) qu'elle impute &#8230; &#171; aux dispositions fiscales et r&#233;glementaires &#187;, ignorant ainsi le niveau faible du ratio PIB/habitant, cet autre record mondial de l'Afrique sub-saharienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Surtout, elle isole &#171; l'industrie mobile &#187; (qu'entend par l&#224; le r&#233;dacteur de l'article ?) de son environnement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2013-.html" rel="directory"&gt;2013&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette info est assez paradoxale, car elle vante le dynamisme (&#171; la r&#233;gion la plus dynamique du monde &#187;) tout en relevant les &#171; obstacles &#187; &#224; cette saga (&#171; 2/3 des habitants ne sont pas connect&#233;s au mobile &#187;) qu'elle impute &#8230; &#171; aux dispositions fiscales et r&#233;glementaires &#187;, ignorant ainsi le niveau faible du ratio PIB/habitant, cet autre record mondial de l'Afrique sub-saharienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, elle isole &#171; l'industrie mobile &#187; (qu'entend par l&#224; le r&#233;dacteur de l'article ?) de son environnement &#233;conomique &#8211;national, sous-r&#233;gional et r&#233;gional- notoirement faible en Afrique en comparaison avec les autres r&#233;gions du monde, du fait de la quasi absence d'activit&#233;s industrielles ou de services significatives, &#224; l'exception de quelques zones tr&#232;s particuli&#232;res. Les &#233;volutions pr&#233;sent&#233;es par l'article, qui r&#233;sultent d'affirmations plus que de raisonnements, sont d&#232;s lors largement biais&#233;es et peu cr&#233;dibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, cette info &#8211;ou plut&#244;t cette &#171; com &#187;- de GSMA comporte des lacunes graves. Elle n'indique ni le montant total des investissements de &#171; l'industrie du mobile &#187; en Afrique sub-saharienne, ni celui du chiffre d'affaires annuel cumul&#233; &#8211;donc de la contribution des utilisateurs africains aux caisses des op&#233;rateurs mobiles (l'UIT cite le chiffre de 56 milliards de dollars pour 2010, ainsi que 3,5 millions d'emplois directs et indirects), ni surtout le montant total des b&#233;n&#233;fices r&#233;alis&#233;s par ces op&#233;rateurs qui donnent lieu aux versements, aussi pharamineux que difficiles &#224; v&#233;rifier, &#171; aux caisses des Etats de la r&#233;gion &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cette info passe sous silence la domiciliation de ces versements &#8230; en particulier celle ext&#233;rieure au continent, en grande partie localis&#233;e dans les paradis fiscaux gr&#226;ce &#224; &#171; l'optimisation fiscale &#187; et aux fameux &#171; prix de transferts &#187;. On est encore bien loin du v&#339;u de l'OCDE de &#171; r&#233;aligner la localisation des profits avec la localisation de la cr&#233;ation de valeur &#187; (voir &#171; Il faut changer les r&#232;gles pour les adapter &#224; un monde globalis&#233; &#187;, Le Monde du 14 novembre 2013). &lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, s'agissant des emplois cr&#233;&#233;s cit&#233;s par l'article (voir le chiffre donn&#233; par l'UIT) aucune &#233;tude s&#233;rieuse ne pr&#233;cise leurs caract&#233;ristiques alors que la plupart des observateurs les situent dans &#171; l'&#233;conomie informelle &#187; c'est-&#224; dire peu qualifi&#233;s, mal r&#233;mun&#233;r&#233;s et &#171; invisibles &#187; pour les Etats. Quant &#224; l'accroissement de la richesse (PIB) cr&#233;&#233; et les 16 millions d'emplois g&#233;n&#233;r&#233;s par &#171; l'adoption du haut d&#233;bit mobile &#187;, on reste dans la sp&#233;culation tant que des politiques nationales et r&#233;gionales intersectorielles d'accompagnement ne soutiennent pas le d&#233;ploiement du haut d&#233;bit en Afrique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;alisation d'infrastructures g&#233;n&#233;rales &#8211;y compris les infrastructures de t&#233;l&#233;communications (voir Nota)- et d'am&#233;nagement territorial, acc&#232;s fiable &#224; l'&#233;lectricit&#233; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; formation, cr&#233;ation de services et de contenus ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; progression du pouvoir d'achat des utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus exactement, il convient d'harmoniser l'&#233;volution &#233;conomique et sociale avec le d&#233;ploiement du haut d&#233;bit, c'est-&#224;-dire redonner aux Etats, aux collectivit&#233;s et aux institutions (notamment Universit&#233;s, Ecoles d'Ing&#233;nieurs, ONG) le pouvoir d'&#233;laborer en commun leur strat&#233;gie et de d&#233;finir en fonction de leurs besoins et de leurs moyens une v&#233;ritable politique dans le domaine des TIC au profit des pays, de leurs agents &#233;conomiques et de leurs citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contrepartie cela suppose que les acteurs du domaine des TIC &#8211;et notamment les multinationales de l'Internet, les op&#233;rateurs et les prestataires de services- adoptent une r&#233;elle transparence fiscale, respectent la l&#233;gislation locale b&#233;n&#233;ficiant d'abord aux pays o&#249; ils r&#233;coltent leurs b&#233;n&#233;fices, et acquittent l'ensemble de leurs redevances dans ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout le contraire des pratiques actuelles marqu&#233;es par l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale dominante qui pr&#233;vaut depuis la fin du si&#232;cle dernier et qui confie l'avenir des pays et des peuples africains aux seules lois du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Strasbourg, le 17 novembre 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Louis Fullsack, Chaire Unesco &#8211; Universit&#233; de Strasbourg&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident de CESIR&lt;br class='manualbr' /&gt;Membre de l'Institut d'&#233;tudes et de recherches &#233;conomiques et sociales des t&#233;l&#233;communications (IREST)&lt;br class='manualbr' /&gt;Expert principal/Coordonateur de projets &#224; l'UIT (1978-1998)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Nota : &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le domaine particulier des t&#233;l&#233;coms/TIC :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mise en &#339;uvre de l'infrastructure des t&#233;l&#233;communications panafricaine (&#171; Panaftel 2.0 &#187;) bas&#233;e sur l'interconnexion des r&#233;seaux dorsaux r&#233;gionaux (CEDEAO, CEAC, etc..) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; r&#233;alisation des r&#233;seaux dorsaux et d'acc&#232;s au niveau national, et organisation fonctionnelle et op&#233;rationnelle de leur exploitation, de leur entretien et de leur d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi : L'Afrique, deuxi&#232;me march&#233; mondial de la t&#233;l&#233;phonie mobile, Claire Hemery, 16 d&#233;cembre 2011, INA Global.fr (&lt;a href=&#034;http://www.inaglobal.fr/telecoms/article/l-afrique-deuxieme-marche-mondial-de-la-telephonie-mobile&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.inaglobal.fr/telecoms/article/l-afrique-deuxieme-marche-mondial-de-la-telephonie-mobile&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>OPA sur le secteur des t&#233;l&#233;communications : &#171; Quand je me trompe c'est toute une &#233;quipe d'hommes de valeurs libres qui se trompent &#187;</title>
		<link>https://osiris.sn/opa-sur-le-secteur-des-telecommunications-quand-je-me-trompe-c-est-toute-une.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/opa-sur-le-secteur-des-telecommunications-quand-je-me-trompe-c-est-toute-une.html</guid>
		<dc:date>2013-11-14T00:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ainsi disait un de nos &#233;minents hommes religieux &#224; la t&#226;che titanesque dans un contexte extr&#234;mement hostile, mais au vaste bilan tr&#232;s largement positif. Tout dirigeant averti devrait faire sienne cette maxime en s'entourant d'hommes de valeurs, libres capables de lui donner les conseils objectifs de mani&#232;re totalement d&#233;sint&#233;ress&#233;e, sur les questions strat&#233;giques qu'il se fera syst&#233;matiquement le devoir de les soumettre avant toute prise de d&#233;cision. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous attendions la rupture, entre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi disait un de nos &#233;minents hommes religieux &#224; la t&#226;che titanesque dans un contexte extr&#234;mement hostile, mais au vaste bilan tr&#232;s largement positif. Tout dirigeant averti devrait faire sienne cette maxime en s'entourant d'hommes de valeurs, libres capables de lui donner les conseils objectifs de mani&#232;re totalement d&#233;sint&#233;ress&#233;e, sur les questions strat&#233;giques qu'il se fera syst&#233;matiquement le devoir de les soumettre avant toute prise de d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous attendions la rupture, entre autres, sur le bannissement des pratiques d'antan consistant &#224; se tailler des d&#233;crets sur mesure, introduits subrepticement et hors circuit normal au m&#233;pris de l'avis des sp&#233;cialistes. Mais h&#233;las c'&#233;tait sans compter avec la d&#233;termination et les multiples tours de passe des lobbyistes qui r&#233;ussissent la prouesse de toujours renaitre de leurs cendres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui vient de se passer avec la signature du d&#233;cret sur la transition num&#233;rique est, si besoin en &#233;tait, la preuve par mille que le vieux d&#233;mon est toujours l&#224; et n'est pas pr&#234;t &#224; nous l&#226;cher si facilement. A nous de nous en d&#233;barrasser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, tout comme le d&#233;cret sur la fixation des salaires, ce texte a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; avec une l&#233;g&#232;ret&#233; inadmissible, faisant preuve d'une m&#233;connaissance totale de l'ordonnancement des textes judiciaires et une ignorance inacceptable (de la part de son r&#233;dacteur) des r&#232;gles de la finance publique notamment en ce qui concerne l'allocation des ressources budg&#233;taires des structures publiques. Le d&#233;cret conf&#232;re au nouveau comit&#233; qu'il cr&#233;e des missions d&#233;j&#224; d&#233;volues, par une loi, &#224; d'autres structures existantes. C'est le cas de l'Autorit&#233; (et non Agence comme mentionn&#233; dans le texte) de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications et des Postes (ARTP) et du Fonds de d&#233;veloppement du Service Universel des T&#233;l&#233;communications et des Postes (FDSUT) - qui d'ailleurs n'a plus de ressources puisque la CODETE lui pompe (97,5%) de ses recettes-, qui tirent leurs pr&#233;rogatives du Code des t&#233;l&#233;communications. Il s'y ajoute que l'ADIE et le Minist&#232;re de la Communication et de l'Economie num&#233;rique se voient aussi d&#233;pouill&#233;s de certaines de leurs missions au profit du nouveau comit&#233; plus par souci de lui trouver un contenu que dans une recherche de coh&#233;rence ou de d&#233;veloppement du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Last but not least, l'arrimage institutionnel du comit&#233; au CNRA dont la seule et unique mission devrait &#234;tre la r&#233;gulation des contenus de l'audiovisuel, charge qu'il peine &#224; accomplir malgr&#233; les rapports pompeux d&#233;livr&#233;s aux autorit&#233;s, est l'aspect le plus affligeant de ce d&#233;cret, puisqu'il n'en a ni la vocation, ni les comp&#233;tences ni les moyens humains, mat&#233;riels ou financiers. Il s'y ajoute qu'un Comit&#233; National du Num&#233;rique regroupant d'&#233;minents experts nationaux a &#233;t&#233; mis sur pied il y a plus de deux ans et a travaill&#233; durement sur l'&#233;laboration de la strat&#233;gie nationale de passage de l'analogique au num&#233;rique dont le rapport a &#233;t&#233; soumis aux autorit&#233;s &#233;tatiques depuis pr&#232;s d'un an sans que rien ne bouge &#224; ce niveau. La mise &#224; l'&#233;cart de ce comit&#233; dans la mise en &#339;uvre de ses recommandations serait une ingratitude coupable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La simpliste r&#233;flexion consistant &#224; dire que le Comit&#233; tirera ses ressources de l'ARTP et du FDSUT ne saurait prosp&#233;rer puisqu'&#233;tant aux antipodes des r&#232;gles et principes des finances publiques et &#224; la discipline budg&#233;taire. En effet celles-ci reposent essentiellement sur le principe de l'unicit&#233; de caisse qui permet &#224; l'Etat de doter ses d&#233;membrements de ressources budg&#233;taires, par cons&#233;quent une structure publique ne saurait tirer son budget d'une autre structure publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manifestement, les motivations de l'initiateur de ce d&#233;cret ont &#233;t&#233; cach&#233;es aux autorit&#233;s et il tente de les gruger quand il affirme que &#171; l'adoption du sch&#233;ma propos&#233; tend &#224; garantir l'int&#233;grit&#233; du processus et conforte la maitrise par l'Etat de la fonction complexe de la r&#233;gulation dans un contexte nouveau &#187;. Je signale que le code des communications qui a &#233;t&#233; vot&#233; depuis 2011 attendant toujours son d&#233;cret d'application malgr&#233; d'interminables s&#233;ances de r&#233;daction et de toilettage, bloqu&#233; qu'il est par des &#171; ennemis &#187; du secteur. Aussi la lettre de politique sectorielle de l'&#233;conomie num&#233;rique se fait-elle toujours d&#233;sir&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est ce qui nous arrive au moment o&#249; des &#233;conomies similaires &#224; la n&#244;tre, frapp&#233;es par la trag&#233;die des guerres internes et autres catastrophes que nous n'avons pas connues sont entrain de d&#233;finitivement nous larguer en arri&#232;re-plan dans la course &#224; l'&#233;mergence par le num&#233;rique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lance un cri du c&#339;ur pour qu'enfin la vision du Chef de l'Etat, qui a fini de traduire sa compr&#233;hension des enjeux de l'&#233;conomie num&#233;rique en l'inscrivant dans les missions du Minist&#232;re de la Communication, puisque se concr&#233;tiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seule voie : &#171; laisser aux v&#233;ritables acteurs, chacun en ce qui le concerne, leurs places, r&#244;les et missions et cr&#233;ons un cadre de concertation franc et profitable &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cadre du secteur&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://dakaractu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dakar Actu&lt;/a&gt;, 14 novembre 2013)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;velopper un secteur num&#233;rique dynamique</title>
		<link>https://osiris.sn/Developper-un-secteur-numerique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Developper-un-secteur-numerique.html</guid>
		<dc:date>2013-10-31T07:56:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La vitesse &#224; laquelle le num&#233;rique, ainsi que les technologies de l'information et de la communication se sont de nos jours r&#233;pandus a surpris et a d&#233;pass&#233; les attentes projet&#233;es lors des r&#233;unions des Sommets mondiaux sur la soci&#233;t&#233; de l'information tenu &#224; Gen&#232;ve en 2003 et &#224; Tunis en 2005. Plus de la moiti&#233; des habitants de la plan&#232;te ont maintenant acc&#232;s &#224; ces technologies, et plus sp&#233;cialement &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile. De plus, les applications mobiles sont devenues plus que des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vitesse &#224; laquelle le num&#233;rique, ainsi que les technologies de l'information et de la communication se sont de nos jours r&#233;pandus a surpris et a d&#233;pass&#233; les attentes projet&#233;es lors des r&#233;unions des Sommets mondiaux sur la soci&#233;t&#233; de l'information tenu &#224; Gen&#232;ve en 2003 et &#224; Tunis en 2005. Plus de la moiti&#233; des habitants de la plan&#232;te ont maintenant acc&#232;s &#224; ces technologies, et plus sp&#233;cialement &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile. De plus, les applications mobiles sont devenues plus que des outils de communication : dans certains pays de nouvelles formes d'applications mobiles, notamment dans le secteur bancaire, ont vu le jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, du chemin reste encore &#224; parcourir, sp&#233;cialement en Afrique afin de r&#233;duire le foss&#233; num&#233;rique et b&#226;tir une soci&#233;t&#233; de l'information pour tous. En 2003, les participants au Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI), ont unanimement reconnu l'existence de ce foss&#233; num&#233;rique. En effet, l'Afrique accusait un important retard en mati&#232;re d'acc&#232;s au num&#233;rique et &#224; Internet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une d&#233;cennie plus tard, on peut se rendre &#224; l'&#233;vidence des progr&#232;s accomplis sur la base de l'implication des diff&#233;rents acteurs. En 2010, les chefs d'&#201;tat et de gouvernement africains ont consacr&#233; la 14e Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Union africaine tenue &#224; Addis-Abeba en &#201;thiopie aux TIC avec pour th&#232;me : les d&#233;fis et perspectives des technologies de l'information et de la communication pour le d&#233;veloppement. Elle a r&#233;affirm&#233; que les TIC sont essentielles pour le d&#233;veloppement et la comp&#233;titivit&#233; &#233;conomique du continent, et constitue un facteur d&#233;terminant dans l'atteinte de la vision de l'Union africaine et des Objectifs du Mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement (OMD).&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; la participation du secteur priv&#233;, les nombreux projets en cours donnent la preuve que le continent a adopt&#233; les TIC : plus de 2,6 milliards de dollars (1,95 milliard d'euros) ont &#233;t&#233; investis, essentiellement par des op&#233;rateurs priv&#233;s de t&#233;l&#233;communications. Une dizaine de c&#226;bles sous-marins relient aujourd'hui l'Afrique au monde entier ; des r&#233;ussites telles que le transfert d'argent par le t&#233;l&#233;phone mobile font des pays comme le Kenya des pionniers mondiaux avec le M-Pesa qui a transform&#233; le secteur bancaire au profit des plus pauvres ; un projet de e-sant&#233; initi&#233; par les Indiens au profit de l'Afrique augure de bonnes perspectives ; au Ghana, MPedigree permet, gr&#226;ce &#224; un code et une application sur t&#233;l&#233;phone portable, de v&#233;rifier l'authenticit&#233; d'un m&#233;dicament. Des projets de mise en place de &#171; points d'&#233;changes Internet &#187; et de d&#233;veloppement des contenus locaux sont la preuve qu'il est crucial de d&#233;mocratiser les acc&#232;s et de cr&#233;er des services &#224; valeur ajout&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains pays africains ont d&#233;velopp&#233; des strat&#233;gies de e-gouvernement, tandis que des pans entiers de l'administration et des affaires ne peuvent plus se concevoir sans un recours aux TIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'AFRIQUE &#192; L'&#200;RE DU NUM&#201;RIQUE : QUELLES PERSPECTIVES ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, ces &#233;volutions ne sauraient masquer certaines interrogations : le continent africain, cr&#233;dit&#233; de l'un des taux de croissance les plus &#233;lev&#233;s pour les prochaines ann&#233;es, est-il pr&#233;par&#233; &#224; assumer ses responsabilit&#233;s vis-&#224;-vis de toute sa population estim&#233;e &#224; plus d'un milliard d'individus aujourd'hui ? Au-del&#224; d'&#234;tre une terre d'exportation de minerais et autres ressources naturelles, le continent peut-il &#233;galement produire de la valeur ajout&#233;e ? Peut-il durablement s'inscrire dans l'&#233;conomie de la connaissance, tout en devenant &#233;galement un producteur net des TIC ? Quelle est la strat&#233;gie inclusive &#224; mettre en place pour que l'Afrique joue pleinement son r&#244;le actif dans cette &#232;re du num&#233;rique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, l'Internet est devenu une partie int&#233;grante des affaires, de la communication, de l'&#233;ducation, du d&#233;veloppement communautaire et un outil essentiel pour la vie sociale ; cette r&#233;alit&#233;, inimaginable il y a une vingtaine d'ann&#233;es, s'impose de plus en plus. Ainsi, l'application tous azimuts des TIC &#224; l'&#233;conomie devenant de plus en plus in&#233;vitable, il s'av&#232;re aussi n&#233;cessaire de faire le point de l'&#233;tat actuel du continent dans les secteurs sp&#233;cifiques tels que celui de la connectivit&#233; et des infrastructures, de l'environnement des affaires, de l'environnement socio-culturel, de l'environnement l&#233;gal, des politiques gouvernementales et des visions prospectives, de consommateurs et des usages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays sont ainsi mis au d&#233;fi de stimuler de mani&#232;re r&#233;elle l'usage des technologies par la grande majorit&#233; de leurs citoyens, les milieux d'affaires et les gouvernements afin de rester comp&#233;titifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement et l'adoption des technologies num&#233;riques ont provoqu&#233; de profonds changements dans la mani&#232;re dont les organisations publiques et priv&#233;es fonctionnent et la fa&#231;on dont les individus interagissent. &#192; mesure que les technologies &#233;voluent, ces changements pourraient devenir transformatifs et sources de distorsion pour les paradigmes actuels des affaires et de la soci&#233;t&#233;. Adopter l'&#233;conomie num&#233;rique, c'est &#233;galement encourager l'exploration critique de la mani&#232;re dont collectivement et individuellement nous nous adaptons et tirons avantage de la mobilit&#233; et des m&#233;dia num&#233;riques. C'est donc une invitation &#224; l'&#233;valuation de nos capacit&#233;s &#224; innover en utilisant les technologies num&#233;riques, &#224; b&#226;tir des infrastructures ad&#233;quates, &#224; d&#233;velopper une industrie viable des TIC. Il faut aussi r&#233;fl&#233;chir aux moyens de cr&#233;er les avantages comparatifs du contenu africain sur la toile, de d&#233;velopper les aptitudes num&#233;riques, de promouvoir la recherche, le d&#233;veloppement et l'innovation dans le secteur num&#233;rique et, enfin, de positionner l'Afrique au niveau mondial.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut d'abord r&#233;pondre &#224; ces interrogations et d&#233;finir les bases de la mise en &#339;uvre des strat&#233;gies africaines pour une &#233;conomie num&#233;rique dynamique. Cela permettra d'&#233;valuer les avanc&#233;es africaines en mati&#232;re d'&#233;conomie num&#233;rique, d'identifier les ingr&#233;dients n&#233;cessaires &#224; une r&#233;elle prise en compte de cette &#233;conomie dans les strat&#233;gies de d&#233;veloppement &#233;conomique et social pour un secteur num&#233;rique dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#201;DUIRE LA FRACTURE NUM&#201;RIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup partagent la formule que la fracture num&#233;rique est le foss&#233; qui existe entre &#171; les b&#233;n&#233;ficiaires de la r&#233;volution num&#233;rique dans le secteur des TIC de ceux qui n'ont pas acc&#232;s aux avantages des nouvelles technologies. &#187; Quelles sont les causes de ce d&#233;s&#233;quilibre ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La connectivit&#233; &#224; Internet a connu ces derni&#232;res ann&#233;es une am&#233;lioration consid&#233;rable gr&#226;ce aux investissements massifs dans les infrastructures de t&#233;l&#233;communications, particuli&#232;rement en termes de connectivit&#233; entre l'Afrique et les autres continents, surtout l'Europe, et aux &#171; points d'&#233;changes Internet &#187; dans certains pays (Kenya, Nigeria) qui sont utilis&#233;s pour optimiser la bande passante et conserver le trafic local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cette situation n'a pas toujours permis d'am&#233;liorer les services Internet dont l'utilisateur final africain a besoin. Dans plusieurs pays africains, le d&#233;veloppement des services Internet conna&#238;t un frein en raison de certaines contraintes, notamment la connectivit&#233; terrestre entre les c&#226;bles sous-marins, la difficult&#233; &#224; mettre en place des points d'&#233;changes Internet et les d&#233;fis auxquels font face les fournisseurs d'acc&#232;s Internet qui doivent garantir un acc&#232;s de qualit&#233; &#224; l'utilisateur final africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acc&#232;s Internet peuvent &#234;tre divis&#233;s en trois composantes essentielles : la connectivit&#233;, qui met en jeu les c&#226;bles sous-marins et les points d'&#233;changes Internet permettant aux r&#233;seaux domestiques d'&#233;changer du trafic entre eux et le reste du monde ; la distribution, r&#233;elle et efficace ; l'acc&#232;s, qui n&#233;cessite l'implication des fournisseurs dans le but de satisfaire l'utilisateur final.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vue sur le paysage actuel (infrastructure, acc&#232;s et services &#224; valeur ajout&#233;e) confirme que les TIC contribuent au d&#233;veloppement socio-&#233;conomique du continent : beaucoup d'opportunit&#233;s d'innovations technologiques avec la prolif&#233;ration des technologies mobiles et l'impact des technologies &#233;mergentes sur l'homme.&lt;br class='autobr' /&gt;
La demande des services num&#233;riques a consid&#233;rablement accru ces cinq derni&#232;res ann&#233;es, surtout avec l'essor des technologies sans fil et des technologies mobiles en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau des infrastructures, il faut d'abord constater que ces derni&#232;res ann&#233;es la technologie mobile a connu un succ&#232;s jamais &#233;gal&#233; par rapport &#224; la communication t&#233;l&#233;phonique traditionnelle fixe. En 2009, le continent enregistrait pr&#232;s de 12 millions de lignes fixes avec une croissance de 3,8 % depuis 2005. Le boom des t&#233;l&#233;phones mobiles a eu un impact sur le d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;phones fixes, car une t&#233;l&#233;densit&#233; de 1,52 % pour 100 habitants est la preuve du faible niveau de couverture des infrastructures dans la plupart des pays africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, pendant que la t&#233;l&#233;phonie mobile dans les pays d&#233;velopp&#233;s a atteint un niveau de saturation avec 116 souscriptions pour 100 habitants, l'Afrique augmente sa part des souscriptions dans le mobile avec 35,5 % de croissance (87,7 millions en 2005 &#224; 295,4 millions en 2009). Beaucoup de pays africains ont ainsi enregistr&#233; des taux de croissance &#224; 2 chiffres. Selon les pr&#233;visions, en 2012 les souscriptions aux r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile en Afrique devaient atteindre le chiffre de 700 &#224; 800 millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, malgr&#233; la rapide croissance de l'acc&#232;s Internet sur le continent, l'Afrique demeure la r&#233;gion qui a le plus faible taux en termes de connectivit&#233;. Une s&#233;rie de facteurs expliquent cette situation : des prix prohibitifs compar&#233;s au niveau de vie, la bande passante internationale o&#249; l'Afrique n'utilise que 0,2 % en raison de la nature monopolistique du march&#233;, la quasi inexistence de backbones (infrastructures permanentes &#224; haut d&#233;bit) nationaux pour fournir la capacit&#233; n&#233;cessaire afin d'atteindre les r&#233;gions recul&#233;es (la densit&#233; moyenne de la population en Afrique est de 28 habitants par km2). Aussi, au niveau de la demande, l'acc&#232;s &#224; Internet est un d&#233;fi d&#251; au co&#251;t du mat&#233;riel informatique qui constitue &#233;galement une barri&#232;re majeure pour la majorit&#233; des Africains, en plus du niveau d'alphab&#233;tisation et l'absence de contenus locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir de l'Internet en Afrique d&#233;pend principalement de trois facteurs : les tendances d&#233;mographiques, le niveau de vie qui d&#233;finit la demande et les progr&#232;s de la lib&#233;ralisation dans ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on parle, dans ce contexte, des facteurs d&#233;mographiques, il s'agit avant tout de la densit&#233; de la population et d'autres &#233;l&#233;ments qui ont un impact sur la demande et l'offre des services Internet. Ceux-ci &#233;chappent souvent au r&#233;gulateur des t&#233;l&#233;communications lors de la mise en place d'un cadre r&#232;glementaire qui constitue le cadre d'&#233;valuation du niveau d'acc&#232;s d'Internet afin de satisfaire la demande de l'utilisateur final.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'environnement &#233;conomique est ponctu&#233; par un ensemble d'indicateurs qui caract&#233;risent le cadre dans lequel les services Internet sont disponibles, permettant ainsi de mettre en place des outils de r&#233;gulation dans le but de r&#233;duire les barri&#232;res pour un acc&#232;s Internet. Le d&#233;veloppement rapide de la technologie mobile a &#233;t&#233; un vecteur de demande croissante, due &#224; une activit&#233; &#233;conomique substantielle qui conduit &#224; des services efficaces ayant un effet sur la r&#233;forme des secteurs comme la lib&#233;ralisation du march&#233; du mobile, la d&#233;clinaison des co&#251;ts vers une &#233;conomie de march&#233; dans la production des &#233;quipements &#224; prix abordables afin de fournir des services de qualit&#233; aux couches d&#233;favoris&#233;es de la soci&#233;t&#233;. &#192; tort ou &#224; raison, en d&#233;pit de la croissance constat&#233;e en Afrique, il y a un besoin &#233;norme d'investissement afin d'exploiter et de profiter de la croissance exponentielle du secteur pour connecter toute la population africaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#171; indicateurs Internet &#187; repr&#233;sentent l'accessibilit&#233; et la qualit&#233; des services en ligne. Ceux-ci &#233;voluent par rapport &#224; la d&#233;mographie et l'environnement du march&#233; et leur &#233;valuation permet d'identifier les meilleures pratiques dans les pays africains avec de bons r&#233;sultats suivis de recommandations pour une bonne mise en &#339;uvre des projets dans ce secteur. Par exemple, le niveau de l'utilisation d'Internet par les populations est l'un des indicateurs fondamentaux pour &#233;valuer son impact. L'augmentation de la p&#233;n&#233;tration des services Internet a tendance &#224; &#234;tre la cons&#233;quence de divers facteurs incluant le co&#251;t d'acc&#232;s et la qualit&#233; de service. Le prix et la vitesse de connexion sont aussi lourdement influenc&#233;s par de potentiels contraintes comme le co&#251;t de l'acc&#232;s aux liaisons internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FREINS ET LIMITES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le domaine de la gestion du trafic, alors que la majorit&#233; du trafic africain &#233;tait centralis&#233;e aux &#201;tats-Unis aux premi&#232;res heures de l'Internet, la plupart du trafic international africain, de nos jours, passe par l'Europe ; c'est la preuve de la diversit&#233; d'origine du trafic Internet. Par exemple, une vid&#233;o You Tube peut &#234;tre t&#233;l&#233;charg&#233;e en Californie, d&#233;plac&#233;e vers un serveur &#224; Londres et enfin stock&#233;e dans un cache &#224; Nairobi dans le but d'&#234;tre accessible localement ou dans la r&#233;gion par le biais du point d'&#233;changes Internet du Kenya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1999, 70 % de la bande passante africaine &#233;tait assur&#233;e par les &#201;tats-Unis. Mais &#224; partir de 2011, la situation change : 90 % de la bande est assur&#233;e par l'Europe. Cela ne veut pas dire que les africains ont commenc&#233; &#224; se reposer exclusivement sur les contenus europ&#233;ens, mais que la plupart des contenus am&#233;ricains ont commenc&#233; &#224; &#234;tre sauvegard&#233;s sur des serveurs en Europe, car les fournisseurs de service mettaient en place leur propre r&#233;seau. Cela d&#233;montre comment l'orientation du trafic peut changer en r&#233;ponse au co&#251;t de la bande passante et du cadre r&#232;glementaire, car l'Europe avait entrepris la lib&#233;ralisation des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications et la mise en place des points d'&#233;change Internet pour d&#233;velopper les contenus. Ceci est aussi une preuve que dans le futur, des changements du trafic pourraient localiser du trafic en Afrique, r&#233;duire les co&#251;ts et les d&#233;lais de latence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le trafic est g&#233;n&#233;r&#233; &#224; partir des &#201;tats-Unis et du Canada vers l'Europe, il y a une infime partie du trafic en Afrique. Conform&#233;ment aux donn&#233;es de t&#233;l&#233;g&#233;ographie, 570,92 Gbit/s repr&#233;sentant la bande passante Internet internationale qui dessert les pays africains. Bien que les points d'&#233;changes Internet puissent faciliter le trafic local en Afrique, le co&#251;t des connections entre plusieurs pays est toujours tr&#232;s &#233;lev&#233;, constituant ainsi un facteur bloquant l'&#233;mergence de ces points d'&#233;changes Internet locaux et r&#233;gionaux permettant d'assurer le trafic local, d'optimiser la bande passante et de g&#233;n&#233;rer du contenu. Cela appelle &#224; une intensification des actions de r&#233;gulation des flux frontaliers de l'information et des donn&#233;es entre pays africains, &#224; la n&#233;cessit&#233; des licences globales au niveau des r&#233;gions et sous-r&#233;gions africaines et aussi, &#224; une organisation de l'Afrique comme un march&#233; de l'Internet &#224; part enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'existe en Afrique qu'une vingtaine de points d'&#233;change Internet ou IXP (Internet Exchange Points) ; c'est une situation qui ne permet pas au continent de r&#233;pondre aux enjeux du d&#233;veloppement &#233;conomique. En effet, les IXP permettent aux fournisseurs de services Internet de s'interconnecter entre eux et ainsi d'offrir de nombreux avantages techniques et &#233;conomiques &#224; la communaut&#233; Internet locale. La localisation du trafic int&#233;rieur permet d'&#233;viter les liaisons internationales, de r&#233;aliser des &#233;conomies substantielles, d'am&#233;liorer la performance des acc&#232;s Internet locaux (en termes de bande passante et de latence). Sachant qu'Internet est une n&#233;cessit&#233; technologique avec des retomb&#233;es &#233;conomiques consid&#233;rables, il existe aujourd'hui deux formes d'&#233;changes de trafic entre op&#233;rateurs sur l'Internet. Il s'agit du peering (des op&#233;rateurs de m&#234;me taille &#233;changent un volume de trafic &#233;quivalent par l'interconnexion de leurs r&#233;seaux), et du transit (les gros op&#233;rateurs de service vendent un acc&#232;s &#224; l'Internet &#224; des op&#233;rateurs plus petits).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux grandes plaques &#233;conomiques pour l'Internet sont l'Europe et les &#201;tats-Unis qui fonctionnent principalement sur des accords de peering entre op&#233;rateurs. Mais en Afrique, les op&#233;rateurs nationaux, r&#233;gionaux ou locaux sont de petite taille et g&#233;n&#232;rent un faible volume de trafic. Il est donc difficile pour eux de n&#233;gocier des accords de peering, du coup s'imposent pour eux les accords de transit, dont les co&#251;ts qui sont proportionnels &#224; la distance entre les deux points de l'interconnexion, pr&#233;sentent de nombreux d&#233;fis : liaisons &#224; faible d&#233;bit, latence &#233;lev&#233;e, le trafic local transite syst&#233;matiquement via des liaisons internationales. Les cons&#233;quences sont donc lourdes pour l'&#233;conomie locale, car les co&#251;ts de ces accords de transit sont directement imput&#233;s aux clients et &#224; l'utilisateur final. On assiste donc &#224; une fuite des capitaux, car les acteurs &#233;conomiques h&#233;bergent leurs applications et services Internet &#224; l'&#233;tranger, ce qui rend faible la valeur ajout&#233;e locale car peu de services TIC et num&#233;riques sont d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que l'Internet se mondialise, l'interconnexion (entre les r&#233;seaux, les fournisseurs de contenu et les utilisateurs) devient de plus en plus primordiale au d&#233;veloppement du &#171; r&#233;seau de r&#233;seaux &#187; qu'est l'Internet. Les IXPs ont d&#233;j&#224; jou&#233; un r&#244;le cl&#233; dans le d&#233;veloppement d'un &#233;cosyst&#232;me Internet de pointe en Am&#233;rique du Nord, en Europe et en Asie. En 2012, dans le but de cr&#233;er un syst&#232;me Internet africain, l'Union africaine, en partenariat avec ISOC (Internet Society), a lanc&#233; le projet African internet exchange system (AXIS) qui vise donc &#224; cr&#233;er une infrastructure continentale en construisant des points d'&#233;changes Internet dans 30 pays. Cet investissement capital pour le d&#233;veloppement et l'acc&#232;s &#224; l'Internet en Afrique, va permettre d'optimiser la qualit&#233; de service et surtout de diminuer les co&#251;ts.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exemple du Kenya et du Nigeria, deux pays pionniers, montre que les IXP contribuent &#224; la croissance de l'&#233;cosyst&#232;me Internet et aussi sont vecteur de d&#233;veloppement socio&#233;conomique. Dans l'ensemble, les IXPs ont eu pour effet direct de r&#233;duire les co&#251;ts d'exploitation des FAI locaux, tout en augmentant le trafic, et le cas &#233;ch&#233;ant leurs recettes, avec des avantages suppl&#233;mentaires pour les secteurs ayant int&#233;gr&#233; l'IXP dans leur prestation de services, notamment l'administration fiscale au Kenya, et les secteurs de l'&#233;ducation et de la banque au Nigeria. Enfin, on peut s'attendre &#224; ce que, au fil du temps, avec la baisse des co&#251;ts de la bande passante internationale, les IXP permettent de r&#233;duire les tarifs d'acc&#232;s &#224; Internet et entra&#238;nent une augmentation de la p&#233;n&#233;tration et de l'utilisation de l'Internet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au total, au sein de leurs r&#233;gions respectives, le Kenya et le Nigeria occupent une position forte en ce qui concerne l'acc&#232;s et l'utilisation d'Internet, refl&#233;tant un certain nombre de variables interd&#233;pendantes : un environnement macro-&#233;conomique positif, un environnement des t&#233;l&#233;coms lib&#233;ralis&#233; et dirig&#233; par un organisme de contr&#244;le largement respect&#233;, une augmentation importante de la capacit&#233; internationale et un secteur de t&#233;l&#233;phonie mobile fort et concurrentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la gestion des ressources critiques, les taux d'absorption des adresses IP (Internet Protocol ou Protocole Internet en fran&#231;ais) restent encore faibles en Afrique. Le paysage actuel dans le secteur strat&#233;gique de nommage (syst&#232;me de noms de domaine ou DNS) reste assez d&#233;cevant et certains se posent la question si l'Afrique n'est pas en train de manquer la r&#233;volution num&#233;rique&#8230; Le march&#233; des noms de domaine est un march&#233; que les pays africains ont laiss&#233; dans un esprit de gestion informel qui &#233;chappe &#224; toute logique de s&#233;curisation et de protection des utilisateurs, de moralisation du march&#233; par un encadrement des prix. Les statistiques parlent d'elles- m&#234;mes : sur plus de 950 registraires (revendeurs de noms de domaines, interm&#233;diaires agr&#233;&#233;s qui ont la responsabilit&#233; de rendre les noms de domaine accessibles &#224; l'utilisateur final selon une logique contractuelle) au monde, il n'en existe que 6 en Afrique pour une population proche du milliard d'habitants. Il existe sur le march&#233; africain toutes sortes d'interm&#233;diaires (march&#233; tr&#232;s informel et soumis &#224; des sp&#233;culations de tous genres), et les populations d&#233;sabus&#233;es pr&#233;f&#232;rent ne pas acheter plut&#244;t que de se faire arnaquer, d'o&#249; la tr&#232;s faible p&#233;n&#233;tration, qui n'est que de l'ordre de 2 %, des noms de domaine Internet en Afrique. Il s'y rajoute que les op&#233;rateurs mobiles qui sont les acteurs les plus en front dans les offres Internet ne sont pas encore int&#233;ress&#233;s par ce march&#233;, faute d'expertise et de compr&#233;hension de ce business.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Country Code Top Level Domains (ccTLDs) africains ou points pays &#8212; codes compos&#233;s de deux lettres, repr&#233;sentant le &#171; drapeau &#187; du pays sur Internet, par exemple, &#171; .fr &#187; pour la France &#8212; connaissent pour la plupart une gestion timor&#233;e et peinent &#224; augmenter le nombre d'enregistrements au niveau national. Quelques chiffres : S&#233;n&#233;gal, moins de 4 000, pour 12 millions d'habitants, C&#244;te d'Ivoire, 2 000 pour 25 millions d'habitants, Niger, seulement 300 pour 13 millions d'habitants. Ces chiffres n'honorent pas les ambitions de d&#233;veloppement des applications, des contenus pertinents et des sites Internet dans le Continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UNE STRAT&#201;GIE DURABLE POUR UN SECTEUR NUM&#201;RIQUE AFRICAIN DYNAMIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'internet est un &#233;cosyst&#232;me qui fonctionne en couches, il est quasi impossible d'offrir des applications et des contenus si la connectivit&#233; n'est pas r&#233;gl&#233;e. Il est aussi impossible de pousser dans le d&#233;veloppement des contenus s'il n'y a pas une masse critique d'utilisateurs qui peuvent &#234;tre atteints par Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant les deux derni&#232;res d&#233;cennies, le continent africain a vu se d&#233;velopper une forte p&#233;n&#233;tration du mobile et un d&#233;veloppement sans pr&#233;c&#233;dent de la bande passante Internet et de la connectivit&#233;. L'initiative Connect Africa de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT) avec le sommet des chefs d'&#201;tat africains de Kigali, les initiatives d'Internet Society (ISOC), l'implication des fournisseurs de services Internet, ainsi que les op&#233;rateurs mobiles &#224; travers leurs offres de connectivit&#233; Internet bas&#233;es sur des technologies large bande, ont permis de r&#233;pandre massivement l'usage de l'Internet, m&#234;me dans les zones les plus recul&#233;es et les plus &#171; hostiles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cette p&#233;n&#233;tration n'ob&#233;it pas n&#233;cessairement &#224; un d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique. L'Afrique est encore rest&#233;e &#224; la couche 1 de la cha&#238;ne de valeur, car sans applications et sans d&#233;veloppement de contenus g&#233;n&#233;rateur de revenus, l'Internet sera toujours vu comme un outil au service des &#233;lites ou un moyen de satisfaire les besoins purement ludiques ou d'&#233;vasion, mais pas comme un instrument au service du d&#233;veloppement socio&#233;conomique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une strat&#233;gie durable et holistique s'impose pour d&#233;velopper l'Internet en Afrique et un secteur dynamique num&#233;rique. Cette strat&#233;gie devra tenir compte des imp&#233;ratifs suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Construire une &#233;conomie de la connaissance : les politiques de d&#233;veloppement &#233;conomique et social de l'Afrique se fondent en g&#233;n&#233;ral sur la disponibilit&#233; des infrastructures, de l'&#233;nergie et des ressources humaines. Il conviendrait d&#233;sormais d'inscrire ces politiques dans une approche de ma&#238;trise de l'&#233;conomie de la connaissance qui vise &#224; optimiser les possibilit&#233;s qu'offrent les technologies de l'information et de la communication pour transformer l'environnement et cr&#233;er de la richesse et de la valeur ajout&#233;e. Des indicateurs sp&#233;cifiques de suivi et d'&#233;valuation des contributions de ce nouveau secteur &#224; la croissance et &#224; l'&#233;conomie nationale devraient &#234;tre d&#233;sormais &#233;tablis afin de mieux profiter des apports des TICs dans tous leurs compartiments.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Cette &#233;conomie de la connaissance sera li&#233;e &#224; l'innovation et &#224; la mise en place d'industries au niveau national et r&#233;gional. La promotion de l'entreprenariat des jeunes sera &#233;galement un des principes cl&#233;s de cette &#233;conomie de la connaissance.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le r&#244;le du secteur priv&#233; : r&#233;inventer les mod&#232;les &#233;conomiques. Le secteur priv&#233; local des TIC demeure encore marginal dans sa contribution &#224; l'&#233;conomie nationale. Ce secteur est assez souvent d&#233;tenu par des PME et PMI constituant les relais des grands groupes internationaux. Peu de ces PMI et PME ont directement contribu&#233; aux grands travaux d'infrastructures dans le domaine, notamment la pose des c&#226;bles sous-marins dont plus d'une dizaine ceinturent d&#233;sormais le continent ; la mise en &#339;uvre des programmes des dorsales nationales ou r&#233;gionales ; l'&#233;tablissement des r&#233;seaux nationaux de t&#233;l&#233;phonie mobile. On observe d'ailleurs que certaines de ces PMI et PME s'&#233;tant initialement sp&#233;cialis&#233;es dans les services Internet, sont d&#233;sormais la proie des grands op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile. Une strat&#233;gie nationale d'accompagnement du secteur priv&#233; national dans le secteur pourrait accro&#238;tre l'apport des op&#233;rateurs.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le renforcement des capacit&#233;s : le probl&#232;me des ressources humaines est assez aigu dans ce secteur. En effet, peu de pays ont mis en &#339;uvre des programmes de formation de personnels sp&#233;cialis&#233;s dans l'ing&#233;nierie des t&#233;l&#233;communications, le g&#233;nie logiciel ou les applications li&#233;es &#224; l'Internet. De m&#234;me, beaucoup d'acteurs du secteur ont besoin de b&#233;n&#233;ficier d'une veille technologique ; la mise en place de centres d'excellence, et de programmes d'incubateurs d'entreprises orient&#233;es vers les TIC devrait contribuer au renforcement des capacit&#233;s dans ce domaine.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le renforcement du cadre r&#233;glementaire : la r&#233;gulation du secteur a &#233;t&#233; marqu&#233;e, ces quinze derni&#232;res ann&#233;es, par la mise en place d'autorit&#233;s de r&#233;gulation plus ou moins autonomes. Ces autorit&#233;s ont d&#251; faire face &#224; l'ouverture du secteur &#224; de nombreux autres acteurs. Mais l'impact de la r&#233;gulation sur le d&#233;veloppement du secteur reste encore marginal dans la plupart des pays, dans la mesure o&#249; les citoyens et usagers de l'Internet d&#233;noncent encore le co&#251;t &#233;lev&#233; des acc&#232;s, et la pauvre qualit&#233; des services. De m&#234;me, malgr&#233; les politiques de promotion de l'acc&#232;s universel aux services et la mise en place de fonds d'acc&#232;s universel dans certains pays, les vastes projets d'int&#233;gration des r&#233;seaux au niveau national de m&#234;me que la couverture nationale en r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications et d'acc&#232;s &#224; l'Internet se font encore de mani&#232;re tr&#232;s limit&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le d&#233;veloppement des contenus locaux : l'&#233;conomie num&#233;rique ne saurait se passer des contenus riches et diversifi&#233;es de l'Afrique. L'Afrique dispose de pr&#232;s de 2 000 langues nationales et des projets cibles de d&#233;veloppement de contenus endog&#232;nes en langues locales devraient permettre d'inclure un grand nombre d'Africains dans l'&#233;conomie num&#233;rique. La culture africaine elle-m&#234;me, les sites touristiques de r&#234;ve dont la promotion devrait se faire en ligne, les applications r&#233;pondant aux besoins locaux sont de bons augures pour le d&#233;veloppement du contenu africain sur Internet. Les possibilit&#233;s de l'e-gouvernement devant offrir de meilleurs services en ligne aux usagers, les promesses des donn&#233;es ouvertes sont autant d'atouts pour l'av&#232;nement d'une &#233;conomie du num&#233;rique dynamique en Afrique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La promotion des investissements et des partenariats public- priv&#233; : le secteur des t&#233;l&#233;communications et des technologies de l'information et de la communication est un des plus importants contributeurs aux investissements directs &#233;trangers (IDE) en Afrique. Il devient d&#233;sormais &#233;galement n&#233;cessaire de promouvoir les partenariats public-priv&#233; au niveau national pour lever les fonds n&#233;cessaires &#224; la densification des r&#233;seaux nationaux, &#224; la production des contenus et aux investissements au niveau des r&#233;gions et communaut&#233;s africaines.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;finition concr&#232;te, l'adoption et la mise en &#339;uvre d'une telle strat&#233;gie permettront d'acc&#233;l&#233;rer le d&#233;veloppement de l'Internet et du secteur dynamique num&#233;rique en Afrique et de placer le continent au c&#339;ur de la r&#233;volution num&#233;rique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Fabrice Koffi Djossou et Pierre Dandjinou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(source :&lt;a href=&#034;http://www.geopolitique-africaine.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;G&#233;opolituqe africine n&#176; 48&lt;/a&gt;, octobre 2013)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#233;conomie num&#233;rique et la croissance : poids, impact et enjeux d'un secteur strat&#233;gique, Centre d'observation &#233;conomique et de Recherche pour l'Expansion de l'&#233;conomie et le D&#233;veloppement des Entreprises (Coe- Rexecode), Document de travail n&#176; 24, mai 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Global Information Technology Report 2009&#8211;2010, ICT for Sustainability, World Economic Forum, 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Information Economy Report, United Nations Conference on Trade and Development, 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Science and Technology Development in Africa, UNECA, September 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; National Information and Communication Infrastructure (NICI), Best Practices and Lessons Learnt, e-Strategies, Regional vision, UNECA, Addis Ababa, 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Technology Parks, Incubation Centers, Centers of Excellence, Best Practices &amp; Business Model Development, Northern and Southern Regions of Africa, UNECA Report, March 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Michael Kende, Internet global growth : lessons for the future, Analysys Mason, September 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Michael Kende, How the Internet continues to sustain growth and innovation, Report for the Internet Society, October 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Robert Schumann, Michael Kende, Lifting barriers to Internet development in Africa : suggestions for improving connectivity, Report for the Internet Society (Analysys Mason), May 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Oui, promouvoir l'emploi par les t&#233;l&#233;communications, c'est bien possible !</title>
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		<dc:date>2013-10-21T19:06:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
A la publication d'une contribution intitul&#233;e &#171; 4&#232;me op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie : et si c'&#233;tait une occasion pour r&#233;former le secteur des t&#233;l&#233;communications ? &#187; en juillet 2013, je fus apostroph&#233; de la fa&#231;on suivante : &#171; les propositions que vous formulez permettent-elles de r&#233;soudre les probl&#232;mes d'emplois que nous connaissons, dans notre pays, depuis maintenant bien longtemps ? &#187;. Cette question toute simple m'a permis de comprendre que les d&#233;bats techniques, sans doute tr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-2013-.html" rel="directory"&gt;2013&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la publication d'une contribution intitul&#233;e &#171; 4&#232;me op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie : et si&lt;br class='autobr' /&gt;
c'&#233;tait une occasion pour r&#233;former le secteur des t&#233;l&#233;communications ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Article paru en deux parties dans le journal &#171; Sud Quotidien &#187; du 17 et 18 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; en juillet&lt;br class='autobr' /&gt;
2013, je fus apostroph&#233; de la fa&#231;on suivante : &#171; les propositions que vous formulez&lt;br class='autobr' /&gt;
permettent-elles de r&#233;soudre les probl&#232;mes d'emplois que nous connaissons, dans&lt;br class='autobr' /&gt;
notre pays, depuis maintenant bien longtemps ? &#187;. Cette question toute simple m'a&lt;br class='autobr' /&gt;
permis de comprendre que les d&#233;bats techniques, sans doute tr&#232;s utiles, peuvent &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;loign&#233;s des pr&#233;occupations des d&#233;cideurs, voire m&#234;me incompr&#233;hensibles. Ensuite,&lt;br class='autobr' /&gt;
lorsque nous traitons nos probl&#233;matiques techniques, nous devons toujours garder &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'esprit les urgences de l'heure, &#224; savoir la croissance, l'emploi, et le d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La probl&#233;matique vis&#233;e est complexe. En effet, l'emploi est, depuis maintenant au&lt;br class='autobr' /&gt;
moins deux d&#233;cennies, une pr&#233;occupation majeure au S&#233;n&#233;gal et toute r&#233;forme, y&lt;br class='autobr' /&gt;
compris dans le secteur des t&#233;l&#233;communications, doit avoir comme toile de fond la&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;solution de la question de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, sans le savoir, mon interlocuteur venait de me souffler le th&#232;me de ma&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;flexion : Quelle peut-&#234;tre la contribution du secteur des t&#233;l&#233;communications dans la&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;solution du probl&#232;me d'emploi au S&#233;n&#233;gal, en particulier l'emploi des jeunes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse que nous tentons d'apporter &#224; cette question tourne autour de deux&lt;br class='autobr' /&gt;
parties : en premier lieu, nous essayons de faire le point sur les objectifs d'emplois&lt;br class='autobr' /&gt;
poursuivis &#224; travers les diff&#233;rentes politiques de d&#233;veloppement du secteur des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications ainsi que les r&#233;sultats obtenus. Ensuite, nous tentons de d&#233;cliner&lt;br class='autobr' /&gt;
quelques pistes de r&#233;ponse comme contribution possible du secteur en r&#233;ponse &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
cruciale et structurelle question de l'emploi au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Situation de l'emploi dans le secteur des t&#233;l&#233;communications&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Secteur d'activit&#233; parmi les plus dynamiques de la vie &#233;conomique du pays, donc&lt;br class='autobr' /&gt;
fortement contributeur &#224; la cr&#233;ation de richesse nationale, les attentes en mati&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
d'emploi dans les t&#233;l&#233;communications sont, sans doute, importantes et l&#233;gitimes. Il&lt;br class='autobr' /&gt;
est vrai que depuis l'ouverture du secteur &#224; la concurrence dans le milieu des ann&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
90, les objectifs de cr&#233;ation d'emplois directs et indirects ont toujours figur&#233; en bonne&lt;br class='autobr' /&gt;
place dans les diff&#233;rents documents officiels. Pr&#232;s de vingt ans apr&#232;s les premi&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
mesures de lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications, quel bilan peut-on tirer&lt;br class='autobr' /&gt;
en mati&#232;re d'emploi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.1.Politique d'emploi dans les t&#233;l&#233;communications : objectifs,&lt;br class='autobr' /&gt;
bilan et enseignements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; en 1996, l'ouverture du secteur &#224; la concurrence et la lib&#233;ralisation de certains&lt;br class='autobr' /&gt;
segments du march&#233; des t&#233;l&#233;communications se sont accompagn&#233;es de la volont&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
promouvoir la cr&#233;ation d'emploi. En effet, dans la &#171; D&#233;claration de politique de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppement du secteur des t&#233;l&#233;communications s&#233;n&#233;galaises &#187; de mars 1996, le&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement s'&#233;tait fix&#233; comme objectif de &#171; porter la contribution du secteur au PIB de&lt;br class='autobr' /&gt;
2,4% &#224; 3,5% avec la cr&#233;ation d'emplois et de richesse gr&#226;ce au d&#233;veloppement d'initiatives&lt;br class='autobr' /&gt;
priv&#233;es &#187;. Cette volont&#233; politique sera r&#233;affirm&#233;e, &#224; plusieurs reprises ces derni&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;es, en 2001, 2005 et 2006, &#224; travers respectivement, le Code des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications, la lettre de politique sectorielle (LPS) et la strat&#233;gie de&lt;br class='autobr' /&gt;
croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le Code des t&#233;l&#233;communications, dans les principes g&#233;n&#233;raux, &#224; l'article&lt;br class='autobr' /&gt;
3, il est mentionn&#233; que &#171; la r&#233;organisation du secteur des t&#233;l&#233;communications se fixe&lt;br class='autobr' /&gt;
comme objectifs (&#8230;) de favoriser la cr&#233;ation d'emplois directement ou indirectement&lt;br class='autobr' /&gt;
li&#233;e au secteur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant de la LPS, parmi les principaux objectifs de la strat&#233;gie des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications du gouvernement figurent la promotion des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications comme secteur essentiel pour le d&#233;veloppement d'une &#233;conomie&lt;br class='autobr' /&gt;
comp&#233;titive et ouverte, &#8230;, par notamment le d&#233;veloppement des ressources&lt;br class='autobr' /&gt;
humaines par la formation et la cr&#233;ation de nouveaux emplois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, en 2006, dans le cadre de la strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), &#171; l'objectif&lt;br class='autobr' /&gt;
principal retenu est de faire des activit&#233;s TIC et t&#233;l&#233;services le moteur de l'&#233;conomie&lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;n&#233;galaise gr&#226;ce &#224; leur dynamisme et comp&#233;titivit&#233;, notamment par la formation de 10.000&lt;br class='autobr' /&gt;
sp&#233;cialistes dans les TIC et t&#233;l&#233;services, et la cr&#233;ation d'activit&#233;s devant faire passer la&lt;br class='autobr' /&gt;
contribution du secteur &#224; 15% et g&#233;n&#233;rer au moins 240.000 emplois d'ici 2015 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment encore, en 2011, le nouveau Code des t&#233;l&#233;communications fixe &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Autorit&#233; de r&#233;gulation sectorielle (ARTP) l'objectif de &#171; favoriser la cr&#233;ation d'emplois&lt;br class='autobr' /&gt;
directement ou indirectement li&#233;s aux secteurs r&#233;gul&#233;s &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette volont&#233; politique clairement exprim&#233;e s'est-elle accompagn&#233;e d'actes concrets&lt;br class='autobr' /&gt;
militant en faveur de la cr&#233;ation d'emplois dans le secteur ? Quel est le bilan de ces&lt;br class='autobr' /&gt;
politiques &#224; l'entame d'une nouvelle &#233;tape dans la lib&#233;ralisation du secteur des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications ? Enfin, quels sont les &#233;l&#233;ments justificatifs de ce bilan ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.2.Etat des lieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;crire la situation en mati&#232;re d'emplois dans le secteur des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications, nous allons consid&#233;rer, pour des raisons pratiques, deux&lt;br class='autobr' /&gt;
p&#233;riodes : 1996-2004 &#8211; 2004 marquant l'ouverture totale du secteur &#224; la concurrence -&lt;br class='autobr' /&gt;
puis 2004-2012. En effet, &#224; l'ouverture totale du secteur &#224; la lib&#233;ralisation, en 2004, un&lt;br class='autobr' /&gt;
diagnostic du secteur a &#233;t&#233; pos&#233;, notamment en termes de cr&#233;ation d'emplois&lt;br class='autobr' /&gt;
conform&#233;ment aux objectifs d&#233;clin&#233;s dans le code des t&#233;l&#233;communications et la&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;claration de politique de d&#233;veloppement du secteur de 1996. C'est ainsi que dans&lt;br class='autobr' /&gt;
la LPS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre de Politique Sectorielle 2004-2008 publi&#233;e en janvier 2005 par le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il est mentionn&#233; que : &#171; l'&#233;valuation du secteur permet de constater (&#8230;) la cr&#233;ation&lt;br class='autobr' /&gt;
de plus de 22.000 emplois indirects par le biais des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s, cybercaf&#233;s, et&lt;br class='autobr' /&gt;
distributeurs de cartes &#187;. A ces emplois, s'ajoutent ceux directement cr&#233;&#233;s par les&lt;br class='autobr' /&gt;
op&#233;rateurs de r&#233;seaux et fournisseurs de services qui tournent autour de 1.800&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce champ couvre uniquement les op&#233;rateurs et non l'ensemble du secteur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
personnes. Le constat que l'on peut faire, apr&#232;s cette r&#233;forme est que les emplois&lt;br class='autobr' /&gt;
directs sont faibles et les emplois indirects sont pr&#233;caires, faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s et&lt;br class='autobr' /&gt;
gravitent autour des activit&#233;s du bin&#244;me t&#233;l&#233;centres/cybercaf&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, &#224; la fin de la seconde p&#233;riode, le nombre de salari&#233;s des op&#233;rateurs s'&#233;l&#232;ve &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
2.600 personnes. Ce nombre a lentement et progressivement augment&#233; ces cinq&lt;br class='autobr' /&gt;
derni&#232;res ann&#233;es au taux moyen annuel de 4,6%. Cependant, au cours de cette&lt;br class='autobr' /&gt;
p&#233;riode, aucun bilan officiel en termes de cr&#233;ation d'emplois indirects n'a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, &#224; partir de 2006, le nombre de t&#233;l&#233;centres/cybercaf&#233;s a continuellement&lt;br class='autobr' /&gt;
chut&#233;, pour quasiment disparaitre aujourd'hui du paysage des t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va s'en dire que la fermeture des t&#233;l&#233;centres, au-del&#224; rendre difficile l'accessibilit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
de services num&#233;riques dans les localit&#233;s, en particulier rurales, s'est &#233;galement&lt;br class='autobr' /&gt;
accompagn&#233;e de pertes d'emplois. Il est vrai que, pour r&#233;soudre le probl&#232;me de la&lt;br class='autobr' /&gt;
disponibilit&#233; des recharges t&#233;l&#233;phoniques, un &#171; nouvelle forme d'activit&#233; &#187; a vu le&lt;br class='autobr' /&gt;
jour, surtout dans les rues de la capitale, consistant &#224; la vente &#224; la sauvette de&lt;br class='autobr' /&gt;
produits de la t&#233;l&#233;phonie (puces et cartes de recharge). Activit&#233; illicite, d&#233;sorganis&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
et g&#233;r&#233;e de mani&#232;re informelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, force est de constater que, les ambitieux objectifs d'emplois d&#233;clin&#233;s dans&lt;br class='autobr' /&gt;
les diff&#233;rentes politiques du secteur n'ont jusque-l&#224; pas encore &#233;t&#233; suivis d'actions&lt;br class='autobr' /&gt;
concr&#232;tes visant la cr&#233;ation d'emplois &#224; la hauteur des attentes l&#233;gitimes. Dans ces&lt;br class='autobr' /&gt;
conditions, le constat unanimement &#233;tabli est qu'en d&#233;pit des r&#233;sultats financiers&lt;br class='autobr' /&gt;
importants, le secteur des t&#233;l&#233;communications a, jusqu'ici, cr&#233;&#233; peu d'emplois&lt;br class='autobr' /&gt;
directs. En revanche, les emplois indirects, difficilement chiffrables, tournent&lt;br class='autobr' /&gt;
aujourd'hui, pour l'essentiel, autour d'activit&#233;s &#224; emplois pr&#233;caires, faiblement&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;mun&#233;r&#233;s et souvent en marge de la l&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.3.Justificatifs de la situation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pr&#233;cis&#233;, la volont&#233; de mener une politique d'emploi dans le secteur des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications a toujours &#233;t&#233; exprim&#233;e dans les documents de politique&lt;br class='autobr' /&gt;
sectorielle. Cependant, de mani&#232;re op&#233;rationnelle, aucune strat&#233;gie, n'a &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
pour traduire cette volont&#233; en actes concrets, favorisant la cr&#233;ation d'emplois. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
cinq &#233;l&#233;ments suivants permettent de comprendre ais&#233;ment que l'ambition politique&lt;br class='autobr' /&gt;
de cr&#233;er des emplois massifs ne s'est pas traduite dans les faits :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. le cahier des charges des op&#233;rateurs fait l'impasse sur la cr&#233;ation d'emplois. En effet, aucune disposition des cahiers des charges ne contraint les&lt;br class='autobr' /&gt;
op&#233;rateurs &#8211; qui cr&#233;ent presque exclusivement toute la richesse du secteur des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications &#8211; &#224; avoir en toile de fond l'objectif de cr&#233;er des emplois&lt;br class='autobr' /&gt;
dans le d&#233;ploiement de leurs activit&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. dans la mise en oeuvre des politiques de d&#233;veloppement du secteur, les&lt;br class='autobr' /&gt;
priorit&#233;s portent essentiellement sur les aspects financiers (ticket d'entr&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
pour les op&#233;rateurs, taxes, redevances, fonds, etc&#8230;) au d&#233;triment des autres&lt;br class='autobr' /&gt;
aspects (pluralit&#233; d'acteurs, promotion de PME locales, innovation,&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppement des infrastructures, etc&#8230;) beaucoup plus porteurs d'emplois ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications sous-traitent certaines de leurs&lt;br class='autobr' /&gt;
activit&#233;s phares (gestion du r&#233;seau, gestion de la relation-client&#232;le, gestion de&lt;br class='autobr' /&gt;
la distribution des produits), parfois m&#234;me &#224; des soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res au&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;triment de l'expertise locale, alors que beaucoup d'emplois d&#233;cents et&lt;br class='autobr' /&gt;
correctement r&#233;mun&#233;r&#233;s auraient pu &#234;tre cr&#233;&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. les d&#233;clarations d'intention ne sont suivies d'aucune strat&#233;gie soutenue de&lt;br class='autobr' /&gt;
formation adapt&#233;e aux besoins r&#233;els du secteur ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. enfin, last but not least, aucune strat&#233;gie de promotion d'emploi corr&#233;l&#233;e aux&lt;br class='autobr' /&gt;
diff&#233;rentes politiques de d&#233;veloppement du secteur n'est d&#233;ploy&#233;e pour&lt;br class='autobr' /&gt;
atteindre les objectifs vis&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, au moment d'amorcer une nouvelle &#233;tape de l'ouverture du secteur &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
concurrence, la cr&#233;ation d'emplois devrait &#234;tre l'une des priorit&#233;s si ce n'est la&lt;br class='autobr' /&gt;
priorit&#233; pour les prochaines ann&#233;es. En effet, toute nouvelle politique sectorielle,&lt;br class='autobr' /&gt;
toute intervention dans le secteur devrait avoir pour corollaire, entre autres objectifs,&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;rection de nouvelles entreprises, la hausse de la valeur ajout&#233;e du secteur et la&lt;br class='autobr' /&gt;
cr&#233;ation substantielle d'emplois viables et correctement r&#233;mun&#233;r&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aussi, sans revenir sur les r&#233;formes propos&#233;es dans ma pr&#233;c&#233;dente contribution, je&lt;br class='autobr' /&gt;
m'efforcerai, &#224; travers ce qui suit, de pr&#233;senter trois axes de r&#233;flexion qui peuvent&lt;br class='autobr' /&gt;
fortement contribuer &#224; la cr&#233;ation d'emplois et donc, participer &#224; la prise en charge&lt;br class='autobr' /&gt;
de la lancinante question du ch&#244;mage au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Politique d'emploi dans les t&#233;l&#233;communications&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, nous tenons &#224; lever toute &#233;quivoque qui a tendance, lorsque l'on a une&lt;br class='autobr' /&gt;
lecture manich&#233;enne des choses, &#224; consid&#233;rer la technologie comme une source de&lt;br class='autobr' /&gt;
destruction d'emploi. En v&#233;rit&#233;, contrairement aux id&#233;es re&#231;ues, outre le fait de&lt;br class='autobr' /&gt;
moderniser les secteurs d'activit&#233;s, la technologie est aujourd'hui reconnue comme&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tant d'un apport inestimable dans la cr&#233;ation d'emplois dans un monde de plus en&lt;br class='autobr' /&gt;
plus globalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans l'optique d'assurer au secteur des t&#233;l&#233;communications une nouvelle&lt;br class='autobr' /&gt;
dynamique de d&#233;veloppement, cette fois-ci porteuse d'emplois, les r&#233;formes&lt;br class='autobr' /&gt;
propos&#233;es portent sur le cadre juridique, le haut d&#233;bit et le service universel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.1.R&#233;viser le cadre juridique : lib&#233;rer les &#233;nergies et promouvoir&lt;br class='autobr' /&gt;
une industrie locale forte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'ouverture du secteur des t&#233;l&#233;communications &#224; la concurrence &#224; nos jours, la&lt;br class='autobr' /&gt;
strat&#233;gie de d&#233;veloppement a toujours repos&#233; sur l'octroi de concession aux grands&lt;br class='autobr' /&gt;
op&#233;rateurs de r&#233;seaux et de fa&#231;on exclusive sur leurs activit&#233;s pour cr&#233;er des&lt;br class='autobr' /&gt;
emplois. Il est vrai qu'avec cette option, beaucoup de richesse a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e, une&lt;br class='autobr' /&gt;
certaine redistribution de cette m&#234;me richesse assur&#233;e. L'emploi lui, n'a pas &#233;t&#233; au&lt;br class='autobr' /&gt;
rendez-vous. La promotion d'une expertise et d'une industrie, celles-ci locales, non&lt;br class='autobr' /&gt;
plus. Il est vrai que les acteurs locaux ont, de tout temps, tent&#233; de d&#233;ployer des&lt;br class='autobr' /&gt;
activit&#233;s conformes &#224; leurs ambitions dans le secteur. Le cadre juridique, associ&#233; &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
une certaine faiblesse dans l'encadrement des activit&#233;s des op&#233;rateurs titulaires de&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;seaux les a emp&#234;ch&#233;s de parvenir &#224; leurs fins. R&#233;viser le cadre juridique est donc&lt;br class='autobr' /&gt;
un passage oblig&#233; pour promouvoir et d&#233;velopper une v&#233;ritable industrie locale et&lt;br class='autobr' /&gt;
faire de l'emploi un objectif prioritaire. Deux propositions me semblent importantes&lt;br class='autobr' /&gt;
pour atteindre cette ambition :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. la refonte des r&#233;gimes juridiques pour apporter souplesse et adaptabilit&#233; et&lt;br class='autobr' /&gt;
mieux prendre en compte la r&#233;alit&#233; du secteur et l'&#233;volution technologique.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'encadrement archa&#239;que des activit&#233;s de t&#233;l&#233;communications, en particulier&lt;br class='autobr' /&gt;
le r&#233;gime de la licence &#8211; en d&#233;calage total avec le contexte actuel des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications - obstrue les conditions d'&#233;mergence de nouveaux&lt;br class='autobr' /&gt;
acteurs, en particulier locaux et r&#233;serve exclusivement aux trois op&#233;rateurs&lt;br class='autobr' /&gt;
de r&#233;seaux, et &#224; elles seules, la possibilit&#233; d'utiliser les technologies nouvelles,&lt;br class='autobr' /&gt;
de disposer des ressources spectrales et de b&#226;tir une infrastructure m&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;duite &#224; simple expression. Ouvrir ces possibilit&#233;s aux autres acteurs&lt;br class='autobr' /&gt;
permettrait, au-del&#224; du renforcement de la concurrence sur divers segments&lt;br class='autobr' /&gt;
notamment Internet, les services aux entreprises, les services entre&lt;br class='autobr' /&gt;
op&#233;rateurs, etc&#8230;, l'entr&#233;e de nombreuses entreprises s&#233;n&#233;galaises et leur&lt;br class='autobr' /&gt;
participation dans la conduite des activit&#233;s du secteur et la cr&#233;ation de milliers d'emplois. Au-del&#224; des importantes retomb&#233;es en termes de&lt;br class='autobr' /&gt;
cr&#233;ation de richesses et d'emplois, les PME s&#233;n&#233;galaises pourront apporter&lt;br class='autobr' /&gt;
un dynamisme nouveau dans le secteur, dynamisme caract&#233;ris&#233; par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'innovation dans les offres et les produits, le renforcement de l'expertise&lt;br class='autobr' /&gt;
locale, les jalons de la mise en place d'une &#233;conomie num&#233;rique au&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;n&#233;gal ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. la cr&#233;ation d'un nouveau statut pour accueillir de v&#233;ritables fournisseurs&lt;br class='autobr' /&gt;
d'acc&#232;s Internet (FAI) - dont le r&#233;gime juridique applicable devra &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
diff&#233;rent que celui qui leur est jusque-l&#224; appliqu&#233;, celui de la d&#233;claration &#8211;&lt;br class='autobr' /&gt;
modifier les r&#232;gles de gestion des fr&#233;quences de sorte &#224; pouvoir leur assigner&lt;br class='autobr' /&gt;
directement des ressources, les autoriser &#224; avoir directement acc&#232;s aux&lt;br class='autobr' /&gt;
capacit&#233;s internationales et leur permettre de d&#233;ployer une infrastructure&lt;br class='autobr' /&gt;
propre en contrepartie d'obligations (ticket d'entr&#233;e, d&#233;ploiement d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
infrastructure minimale, contribution au service universel, etc..). Cette&lt;br class='autobr' /&gt;
batterie de mesure permettra l'entr&#233;e sur le march&#233; de FAI de type nouveau&lt;br class='autobr' /&gt;
et modifiera substantiellement Internet, les prix associ&#233;s et boostera&lt;br class='autobr' /&gt;
abonnements et utilisation de cet outil.&lt;br class='autobr' /&gt;
La mise en oeuvre de ces deux mesures fera nettement baisser les barri&#232;res &#224; l'entr&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
et permettra &#224; de nombreuses PME de d&#233;ployer des services innovants dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
secteur en parfaite ind&#233;pendance des grands op&#233;rateurs. Il va s'en dire que les&lt;br class='autobr' /&gt;
retomb&#233;es en mati&#232;re de cr&#233;ation de dizaines d'entreprises, de milliers d'emplois,&lt;br class='autobr' /&gt;
d'innovation, de transfert de technologie permettra par la m&#234;me occasion la&lt;br class='autobr' /&gt;
promotion d'une v&#233;ritable industrie locale qui sera plus tard exportatrice de biens et&lt;br class='autobr' /&gt;
services num&#233;riques dans l'espace communautaire ouest-africain, voire en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.2.Engager la bataille du haut et tr&#232;s haut d&#233;bit : une&lt;br class='autobr' /&gt;
probl&#233;matique assimilable &#224; une &#171; politique de grands&lt;br class='autobr' /&gt;
travaux &#187; propre au secteur des t&#233;l&#233;communications&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aujourd'hui admis et d&#233;montr&#233; qu'il existe un lien direct entre le haut d&#233;bit&lt;br class='autobr' /&gt;
(HD) et la croissance &#233;conomique. Dans le rapport &#171; Informations et communications&lt;br class='autobr' /&gt;
pour le d&#233;veloppement &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en 2009, la Banque Mondiale r&#233;v&#232;le qu'une hausse de 10&lt;br class='autobr' /&gt;
points du taux de p&#233;n&#233;tration du haut d&#233;bit g&#233;n&#232;re de 1,21 (pour les pays&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;velopp&#233;s) &#224; 1,38 points (pays en d&#233;veloppement) de croissance du PIB par t&#234;te et&lt;br class='autobr' /&gt;
par an. Aux Etats-Unis, 1 point de taux de p&#233;n&#233;tration du HD &#233;quivaut &#224; 0,2 &#224; 0,3&lt;br class='autobr' /&gt;
point de croissance de l'emploi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;The effects of Broadband Deployment on output and employment. Brookings (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et l'augmentation du PIB qu'il g&#233;n&#232;re repr&#233;sente 10&lt;br class='autobr' /&gt;
fois le co&#251;t de l'investissement dans le HD. Un nombre croissant d'&#233;tudes soutient&lt;br class='autobr' /&gt;
cette position : le HD, comme le chemin de fer et l'&#233;lectricit&#233; au XIX&#232;me si&#232;cle, constitue l'un des moteurs de la croissance et de l'emploi au XXI&#232;me si&#232;cle. A la&lt;br class='autobr' /&gt;
diff&#233;rence de ces facteurs historiques de d&#233;veloppement, le HD est &#233;galement un&lt;br class='autobr' /&gt;
v&#233;ritable enjeu de soci&#233;t&#233; notamment via l'&#233;mergence d'un nouveau mod&#232;le de&lt;br class='autobr' /&gt;
croissance durable. Ces r&#233;sultats, pr&#233;sent&#233;s ci-dessus, sont particuli&#232;rement&lt;br class='autobr' /&gt;
significatifs dans notre contexte, eu &#233;gard au caract&#232;re notoire des probl&#232;mes de&lt;br class='autobr' /&gt;
croissance et d'emploi que nous connaissons. Il appartient au S&#233;n&#233;gal d'&#233;laborer une&lt;br class='autobr' /&gt;
strat&#233;gie de d&#233;veloppement du HD, d'assurer son financement et de l'adopter au&lt;br class='autobr' /&gt;
plus haut niveau des autorit&#233;s afin de garantir sa mise en oeuvre. A l'instar des&lt;br class='autobr' /&gt;
nombreux pays, d&#233;velopp&#233;s comme en d&#233;veloppement, qui se sont engag&#233;s dans&lt;br class='autobr' /&gt;
cette voie, le d&#233;ploiement d'une strat&#233;gie HD engendrera beaucoup d'activit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;n&#233;ratrices de revenus et d'emplois dans le secteur des t&#233;l&#233;communications et par&lt;br class='autobr' /&gt;
effets induits dans les autres secteurs de la vie nationale au vu de son caract&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
transversal. En effet, au-del&#224; des effets directs, le HD n&#233;cessitera main d'oeuvre et&lt;br class='autobr' /&gt;
sous-traitance, am&#233;nagement num&#233;rique du territoire. C'est en cela que la mise en&lt;br class='autobr' /&gt;
oeuvre d'une strat&#233;gie HD est assimilable &#224; une politique de &#171; grands travaux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.3.Mettre en oeuvre le service universel : le chemin d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
v&#233;ritable &#233;conomie rurale et solidaire&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le domaine des t&#233;l&#233;communications, le service universel - qui peut se d&#233;finir de&lt;br class='autobr' /&gt;
fa&#231;on simple comme la mise &#224; disposition de tous les citoyens, quel que soit leur&lt;br class='autobr' /&gt;
situation g&#233;ographique, d'un service num&#233;rique &#8211; a une dimension particuli&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Contrairement &#224; d'autres secteurs d'activit&#233;s &#233;conomiques o&#249; le concept est&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;galement mis en oeuvre (&#233;lectricit&#233;, gaz, eau, poste, etc&#8230;), dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications, le service universel, au-del&#224; de son aspect social, recouvre une&lt;br class='autobr' /&gt;
dimension &#233;conomique tr&#232;s importante. En effet, le concept ne se r&#233;sume pas&lt;br class='autobr' /&gt;
uniquement &#224; assurer, &#224; des conditions subventionn&#233;es, l'acc&#232;s aux r&#233;seaux et&lt;br class='autobr' /&gt;
services aux populations d&#233;munies. Il renferme une dimension &#233;conomique qui&lt;br class='autobr' /&gt;
consiste &#224; stimuler le d&#233;veloppement &#233;conomique, par le biais d'investissements&lt;br class='autobr' /&gt;
dans des projets &#224; caract&#232;re num&#233;rique soutenus &#224; partir du Fonds de service&lt;br class='autobr' /&gt;
universel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il existe d&#233;j&#224; un fonds destin&#233; au d&#233;veloppement de l'acc&#232;s/service (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En v&#233;rit&#233;, ce Fonds est un instrument dont la mise en oeuvre, s'il est utilis&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; bon escient, peut servir conjointement au renforcement de la comp&#233;titivit&#233; des PME&lt;br class='autobr' /&gt;
focalis&#233;es sur les services &#224; valeur ajout&#233;e, au soutien &#224; la croissance de secteurs cl&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
par l'utilisation des t&#233;l&#233;communications ou de l'informatique et &#224; la cr&#233;ation d'un&lt;br class='autobr' /&gt;
ensemble d'e-services publics de r&#233;f&#233;rence par le canal d'une assistance &#224; des&lt;br class='autobr' /&gt;
initiatives priv&#233;es, pour fournir des services &#224; valeur ajout&#233;e g&#233;n&#233;rateurs de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppement &#233;conomique. Compte tenu des difficult&#233;s que connait le S&#233;n&#233;gal, le&lt;br class='autobr' /&gt;
fonds peut soutenir, en priorit&#233;, sous forme de subventions, pr&#234;ts ou autres prises de participation, les projets ayant un impact majeur sur l'emploi et sur les probl&#232;mes&lt;br class='autobr' /&gt;
sociaux difficiles en milieu rural. La finalit&#233; des activit&#233;s &#224; caract&#232;re &#233;conomique du&lt;br class='autobr' /&gt;
service universel consiste &#224; la mise en place d'une &#233;conomie rurale et solidaire,&lt;br class='autobr' /&gt;
cr&#233;atrice d'emplois, pourvoyeuse d'activit&#233;s rentables pour des populations&lt;br class='autobr' /&gt;
autochtones guett&#233;es de plus en plus par un exode rural dont les f&#226;cheuses&lt;br class='autobr' /&gt;
cons&#233;quences sont bien connues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ousmane Ndiaye, Cadre en activit&#233; dans les t&#233;l&#233;communications&lt;br class='manualbr' /&gt;ndiaye_ous@hotmail.com&lt;br class='manualbr' /&gt;T&#233;l : 70 637 05 17&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Article paru en deux parties dans le journal &#171; Sud Quotidien &#187; du 17 et 18 juillet 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lettre de Politique Sectorielle 2004-2008 publi&#233;e en janvier 2005 par le gouvernement du S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce champ couvre uniquement les op&#233;rateurs et non l'ensemble du secteur &#233;conomique des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications. Il exclut en particulier les distributeurs, les entreprises prestataires de services (centres&lt;br class='autobr' /&gt;
d'appels, soci&#233;t&#233;s d'&#233;tudes, &#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://worldbank.org/ic4d&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://worldbank.org/ic4d&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;The effects of Broadband Deployment on output and employment. Brookings Institution, July 2007&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il existe d&#233;j&#224; un fonds destin&#233; au d&#233;veloppement de l'acc&#232;s/service universel et au financement des charges&lt;br class='autobr' /&gt;
de tout service public utile au d&#233;veloppement des services de t&#233;l&#233;communications, des TIC ainsi que des&lt;br class='autobr' /&gt;
services publics de l'&#233;nergie et de l'audiovisuel. Sa gestion est confi&#233;e &#224; un comit&#233;. Article 90 du Code des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gaston Lagaffe, Twitter et Macky Sall</title>
		<link>https://osiris.sn/Gaston-Lagaffe-Twitter-et-Macky.html</link>
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		<dc:date>2013-10-14T21:00:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand j'&#233;tais plus jeune je regardais tr&#232;s souvent cette s&#233;rie de bande dessin&#233;e avec le c&#233;l&#232;bre personnage Gaston Lagaffe qui devait son nom aux multiples gaffes qu'il engendrait. Qui n'a jamais commit de gaffe dans sa vie ? Je ne vais pas lever la main :( Mais en commettre une sur Internet et au nom d'une institution..., c'est plut&#244;t grave. Et pourtant cela s'est pass&#233; il y a quelque jours au S&#233;n&#233;gal. Vous n'&#234;tes pas sans savoir que Pr&#233;sident de la R&#233;publique a une pr&#233;sence sur Internet, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2013-.html" rel="directory"&gt;2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand j'&#233;tais plus jeune je regardais tr&#232;s souvent cette s&#233;rie de bande dessin&#233;e avec le c&#233;l&#232;bre personnage Gaston Lagaffe qui devait son nom aux multiples gaffes qu'il engendrait. Qui n'a jamais commit de gaffe dans sa vie ? Je ne vais pas lever la main :( Mais en commettre une sur Internet et au nom d'une institution..., c'est plut&#244;t grave. Et pourtant cela s'est pass&#233; il y a quelque jours au S&#233;n&#233;gal. Vous n'&#234;tes pas sans savoir que Pr&#233;sident de la R&#233;publique a une pr&#233;sence sur Internet, notamment sur Facebook et Twitter. Histoire de partager son agenda et ses activit&#233;s nous dit-on. Mais il y a quelques jours, nous avons eu la surprise de constater qu'il n'y a pas que l'agenda du Pr&#233;sident qui a &#233;t&#233; partag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait qui a cr&#233;&#233; une onde de choc sur la twittosph&#232;re est ce fameux tweet sur le compte de &lt;a href=&#034;https://twitter.com/macky_sall&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;@Macky_Sall&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tweet qui partage un vid&#233;oclip de la tr&#232;s sexy chanteuse Rihanna. Pas trop grave me diront certains. Ce n'est qu'une vid&#233;o, c'est du divertissement qu'on peut bien prendre le temps de regarder apr&#232;s une longue journ&#233;e de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'ils se rassurent. Nous le savons presque tous, ce fameux tweet n'est certainement pas l'oeuvre de Macky Sall himself mais plut&#244;t de son community manager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, ce qui a attir&#233; mon attention, c'est d'essayer de savoir ce qui s'est r&#233;ellement pass&#233; pour que cette vid&#233;o (qui n'est pas mal hein :) se retrouve sur le fil twitter de notre cher Pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site &lt;a href=&#034;http://www.socialnetlink.org/Quand-le-president-Macky-Sall-aime-une-video-de-Rihanna-sur-Twitter_a310.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;SocialNetLink&lt;/a&gt; a r&#233;v&#233;l&#233; qu'un monsieur qui semble &#234;tre proche de la pr&#233;sidence a post&#233; un message sur Facebook pour pr&#233;ciser : &#171; qu'il n'existe aucun compte authentifi&#233; qui engage l'institution du pr&#233;sident de la R&#233;publique. M. Macky SALL n'a pas de compte. Il existe juste des fils officiels sur Facebook et Twitter qui sont d&#233;di&#233;s &#224; son agenda pr&#233;sidentiel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi c'est la m&#234;me chose. Un fil de la pr&#233;sidence g&#233;r&#233; &#224; la pr&#233;sidence par les &#233;quipe du Pr&#233;sident ou celui du Pr&#233;sident g&#233;r&#233; &#224; la pr&#233;sidence par les &#233;quipe du Pr&#233;sident... on s'y perd m&#234;me en r&#233;pl&#233;tion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon voila, essayons-nous au moins de ne pas nous perdre. Je voulais vous parler justement de ce qui s'est pass&#233; avec ce tweet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, les r&#233;seaux sociaux sont de formidables outils qui s'interconnectent presque tous pour nous faciliter la vie num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme &#231;a sur Youtube, il est possible de lier son activit&#233; avec les autres r&#233;seaux sociaux comme Facebook, Twitter et Google+.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs ce qu'a fait le community manager de Macky Sall ou peut-&#234;tre ce dernier. Qui sait...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, je vous montre tout &#231;a en vid&#233;o, ce sera plus simple. Vous allez voire comment fait-on pour relier tous ces comptes et comment &#233;viter ce genre de gaffes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On reparle de notre ami Gaston avant de regarder la vid&#233;o. Ce qui m'a le plus plu en lui... apr&#232;s chaque gaffe il en tire une le&#231;on pour ne plus la refaire. Finalement il &#233;tait devenu un &#171; Grand quelqu'un &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ok maintenant la vid&#233;o !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment associer / dissocier son compte Youtube &#224; Facebook et Twitter :&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; src=&#034;//www.youtube.com/embed/xRj2h1UlPOY?feature=player_embedded&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Mountaga Ciss&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.mountaga.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le blogue de Mountaga Ciss&#233;&lt;/a&gt;, 11 octobre 2013)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Place de la confiance dans l'&#233;conomie num&#233;rique</title>
		<link>https://osiris.sn/place-de-la-confiance-dans-l-economie-numerique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/place-de-la-confiance-dans-l-economie-numerique.html</guid>
		<dc:date>2013-10-09T10:24:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Confiance &lt;br class='autobr' /&gt;
La confiance, c'est ce sentiment de s&#233;curit&#233; et d'assurance que l'on &#233;prouve vis-&#224;-vis de quelqu'un, de quelque chose, d'une situation ou d'une op&#233;ration. Au sens strict du terme, elle renvoie &#224; l'id&#233;e que l'on peut se fier &#224; quelqu'un ou &#224; quelque chose. Substantif du verbe confier (du latin confidere : cum, &#171; avec &#187; et fidere &#171; fier &#187;), la confiance signifie, en effet, qu'on remette sans arri&#232;re-pens&#233;e quelque chose de pr&#233;cieux &#224; quelqu'un, en se fiant &#224; lui et en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2013-.html" rel="directory"&gt;2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Confiance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confiance, c'est ce sentiment de s&#233;curit&#233; et d'assurance que l'on &#233;prouve vis-&#224;-vis de quelqu'un, de quelque chose, d'une situation ou d'une op&#233;ration. Au sens strict du terme, elle renvoie &#224; l'id&#233;e que l'on peut se fier &#224; quelqu'un ou &#224; quelque chose. Substantif du verbe confier (du latin confidere : cum, &#171; avec &#187; et fidere &#171; fier &#187;), la confiance signifie, en effet, qu'on remette sans arri&#232;re-pens&#233;e quelque chose de pr&#233;cieux &#224; quelqu'un, en se fiant &#224; lui et en s'abandonnant ainsi &#224; sa bienveillance et &#224; sa bonne foi. On dit souvent qu'on n'est d&#233;&#231;u que par quelqu'un ou quelque chose qui nous a inspir&#233; confiance, donc en qui on a plac&#233; une confiance. Tout comme l'assurance, dont il est prouv&#233; qu'elle augmente le risque contre lequel on l'a contract&#233;e, la confiance place d'embl&#233;e l'individu qui l'accorde dans un &#233;tat de vuln&#233;rabilit&#233; et de d&#233;pendance coupable. Certes l'adage dit qu'elle n'exclut pas le contr&#244;le, pour dire qu'il ne saurait s'agir de croire, qu'une fois accord&#233;e, la confiance doit &#234;tre absolue et aveugle, ou que les autres soient toujours fiables et dignes de confiance, mais ce contr&#244;le n'assure aucune garantie, son unique m&#233;rite sera juste d'en constater les d&#233;faillances &#233;ventuelles. Toutefois, pour certains penseurs elle (la confiance) peut &#234;tre con&#231;ue comme un m&#233;canisme de r&#233;duction des risques si elle est l'usufruit d'un calcul rationnel, l'aboutissement d'un raisonnement hypoth&#233;tico-d&#233;ductif rigoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les relations entre les individus, la confiance est un passage oblig&#233; pour &#233;tablir les m&#233;canismes d'une collaboration malgr&#233; les risques qu'elle pr&#233;sente. Elle est une donne indispensable car sans elle, il serait difficile d'envisager l'existence m&#234;me des relations commerciales, des relations humaines &#8211; des rapports de travail allant jusqu'&#224; &#234;tre d&#233;terminant dans l'amiti&#233; ou bien dans l'amour. Sans confiance, on ne pourrait m&#234;me pas envisager l'avenir et chercher &#224; b&#226;tir un projet qui se d&#233;veloppe dans le temps. Comme l'expliquent les sp&#233;cialistes en sciences sociales, &#171; c'est la confiance qui rend possible le d&#233;veloppement de la socialit&#233; et le fonctionnement de la d&#233;mocratie &#187;. Mais la confiance est aussi dangereuse, car elle implique toujours le risque que le d&#233;positaire ne soit pas &#224; la hauteur des attentes ou, pire encore, qu'il trahisse d&#233;lib&#233;r&#233;ment l'espoir en lui plac&#233;. Elle n'est ni plus ni moins qu'un pari cr&#233;dule sur le comportement coop&#233;ratif de celui qui en est d&#233;positaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc d'une relation tr&#232;s souvent (pour ne pas dire toujours) binaire qui, m&#234;me si elle peut &#234;tre r&#233;flexive (confiance en soi), n'est ni sym&#233;trique (r&#233;ciprocit&#233; automatique), ni transitive (confiance triangulaire, une sorte d'h&#233;ritage). Elle s'accorde na&#239;vement de mani&#232;re &#233;motionnelle (confiance aveugle) ou de mani&#232;re un peu plus &#171; objective &#187; sur la base de l'analyse d'un certain nombre de faits constat&#233;s, de circonstances observ&#233;es, d'informations d&#233;tenues, etc. Dans tous les cas elle ne pourrait &#234;tre sans risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si au niveau des relations humaines, lorsque notre confiance est plac&#233;e en quelqu'un, il nous arrive de ne pas pouvoir savoir pourquoi, ni expliquer les raisons exactes pour lesquelles nous avons accord&#233; notre confiance, dans les relations commerciales, surtout dans l'&#232;re du num&#233;rique, notre attitude doit &#234;tre plus objective et moins &#233;motionnelle. En effet un comportement assimilable &#224; un saut dans le vide, v&#233;ritable glissement dangereux vers la cr&#233;dulit&#233;, ou la na&#239;vet&#233;, ne saurait &#234;tre de mise ou prosp&#233;rer dans les relations d'affaires. Celles-ci, doivent reposer sur une confiance calcul&#233;e, r&#233;fl&#233;chie, assise sur des bases &#171; objectives &#187; et m&#234;me tr&#232;s souvent couverte par une assurance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Confiance et s&#233;curit&#233; num&#233;riques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie dite num&#233;rique ne saurait faire abstraction d'une confiance des acteurs qui y interagissent dans la virtualit&#233; la plus totale, sans jamais avoir l'opportunit&#233; de se rencontrer. La base de leurs relations d'affaires est la confiance qui s'&#233;rige ainsi en un gage, un facteur cl&#233; de croissance et son absence en constitue un frein. La confiance est un &#233;l&#233;ment d&#233;terminant dans le d&#233;veloppement de tous les aspects et formes de cette nouvelle &#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais peut-on parler de confiance num&#233;rique sans s&#233;curit&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Robert d&#233;finit la s&#233;curit&#233; comme &#171; l'&#233;tat d'esprit confiant et tranquille d'une personne qui se croit &#224; l'abri &#187;. Dans les transactions &#233;lectroniques BtoC (orient&#233; consommateur), la s&#233;curit&#233; est de mani&#232;re triviale consid&#233;r&#233;e comme une condition sine qua none de l'&#233;tablissement de la confiance. Mais, tout comme dans la programmation informatique il est av&#233;r&#233; qu'il est scientifiquement impossible de prouver de mani&#232;re formelle le fonctionnement &#224; 100% d'un algorithme, s&#233;curiser de mani&#232;re absolue une transaction &#233;lectronique est une t&#226;che sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sp&#233;cialistes de la s&#233;curit&#233; consid&#232;rent, &#224; juste raison, que le nombre de failles techniques potentielles dans un syst&#232;me n'est pas une valeur finie : la s&#233;curit&#233; rel&#232;ve plus d'une affaire d'organisation impliquant un ensemble de ressources (humaines, mat&#233;rielles, financi&#232;res, etc.), de proc&#233;dures, de comportements, que de techniques. Sa relation avec la confiance ne saurait &#234;tre &#224; sens unique, les sentiments qui les lient se nourrissent mutuellement et toute faille ou dysfonctionnement ressenti chez l'un se r&#233;percute forc&#233;ment chez l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les transactions &#233;lectroniques, champ d'application de ces deux notions, exigent des technologies et des syst&#232;mes qui r&#233;pondent aux attentes r&#233;elles des acteurs et des utilisateurs. La complexit&#233; de la question fait intervenir souvent dans les op&#233;rations ce que l'on appelle un &#171; tiers de confiance &#187; qui selon, Alain Borghesi et Arnaud Belleil, est &#171; un acteur, agissant dans l'univers des nouvelles technologies, se portant garant dans une transaction ou un &#233;change impliquant deux parties entre lesquelles la confiance r&#233;ciproque ne va pas forc&#233;ment de soi &#187;. Pour eux, il s'agit d'un dispositif complexe pouvant associer plusieurs facteurs : un cadre juridique, des technologies de cryptage, un statut, une image de marque, une bonne assurance en responsabilit&#233; civile professionnelle et, enfin, une capacit&#233; &#224; coop&#233;rer avec d'autres tiers de confiance compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il se pose alors de mani&#232;re r&#233;cursive la question de la confiance qu'il faille accorder au tiers de confiance. Dans la vie de tous les jours, nous fournissons toujours spontan&#233;ment, en l'absence de toute s&#233;curit&#233; et sans nous poser de questions, nos donn&#233;es personnelles hautement importantes et &#224; la limite m&#234;me vitales &#224; des organisations (banques, administrations diverses, a&#233;roports, structures priv&#233;es, etc.) sans aucune maitrise sur leurs destinations finales, leurs lieux et conditions de stockage ni m&#234;me l'exploitation qui pourrait en &#234;tre faite contre nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le num&#233;rique, on peut affirmer que pratiquement aucun paradigme nouveau n'est introduit, il s'agit juste d'une transposition des transactions habituelles entre des humains vers des relations homme-machine ou machine-machine o&#249; tout est codifi&#233; : les informations crypt&#233;es, les processus standardis&#233;s et automatis&#233;s, les donn&#233;es personnelles prot&#233;g&#233;es par des lois, les obligations de moyens souvent transform&#233;es en obligations de r&#233;sultats dans les contrats, les syst&#232;mes devenus redondants, la continuit&#233; de service garantie, etc. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme on le voit : seules les pratiques changent mais les natures demeurent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mor Ndiaye Mbaye, consultant en SI et Base de donn&#233;es&lt;br class='manualbr' /&gt;Email : morfattah@gmail.com&lt;br class='manualbr' /&gt;Skype : morfattah&lt;br class='manualbr' /&gt;Blog : &lt;a href=&#034;http://morfattah.seneweb.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://morfattah.seneweb.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>S&#233;n&#233;gal, la &#171; Nouvelle Fronti&#232;re &#187; num&#233;rique </title>
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		<dc:date>2013-10-04T18:37:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

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&lt;p&gt;Depuis plus de 30 ans, on parle du &#171; S&#233;n&#233;gal, pays de services &#187;, notamment dans le domaine des TIC. Aujourd'hui, m&#234;me si le S&#233;n&#233;gal reste parmi les pays qui comptent en Afrique dans ce domaine gr&#226;ce &#224; la puissance de son principal op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communications, il n'est plus cit&#233; comme mod&#232;le et commence &#224; manquer d'attrait pour ceux qui souhaitent investir ou s'investir dans les TIC. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut d'ores et d&#233;j&#224; dire que les espoirs suscit&#233;s au d&#233;but de la d&#233;cennie 2000 &#8211; 2010, avec le r&#244;le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2013-.html" rel="directory"&gt;2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de 30 ans, on parle du &#171; S&#233;n&#233;gal, pays de services &#187;, notamment dans le domaine des TIC. Aujourd'hui, m&#234;me si le S&#233;n&#233;gal reste parmi les pays qui comptent en Afrique dans ce domaine gr&#226;ce &#224; la puissance de son principal op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communications, il n'est plus cit&#233; comme mod&#232;le et commence &#224; manquer d'attrait pour ceux qui souhaitent investir ou s'investir dans les TIC. &lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut d'ores et d&#233;j&#224; dire que les espoirs suscit&#233;s au d&#233;but de la d&#233;cennie 2000 &#8211; 2010, avec le r&#244;le jou&#233; et la position occup&#233;e par le S&#233;n&#233;gal dans le NEPAD, se sont &#233;vanouis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La phrase introductive de la Lettre de Politique sectorielle de 2005 du Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#171; &lt;i&gt;Je me suis engag&#233; &#224; construire la route conduisant &#224; l'&#233;mergence du e-S&#233;n&#233;gal&lt;/i&gt; &#187; est rest&#233;e un v&#339;u pieux. Le Code des T&#233;l&#233;communications de 2011 n'a pas donn&#233; au secteur des TIC l'impulsion escompt&#233;e par les acteurs les moins forts : soci&#233;t&#233;s de services, fournisseurs de services Internet, entrepreneurs souhaitant s'investir dans les T&#233;l&#233;coms, etc. L'attribution de la 3&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; licence de t&#233;l&#233;phonie mobile s'est r&#233;alis&#233;e dans une grande opacit&#233; et reste encore un sujet de controverse et une affaire pendante en justice. En plus, les tentatives de d&#233;stabilisation des deux premiers op&#233;rateurs se sont r&#233;p&#233;t&#233;es : coups de boutoir sournois port&#233;s &#224; Sonatel, &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s du retrait de la licence sur la t&#234;te de Sentel&#8230; Le R&#233;gulateur des T&#233;l&#233;coms n'a pas su gagner sa cr&#233;dibilit&#233; et son autorit&#233; pour n'avoir pas su ou pu faire suffisamment preuve d'ind&#233;pendance et de comp&#233;tence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que reste-t-il des orientations de la SCA ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes intentions de la Strat&#233;gie de Croissance Acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA/ Grappe TIC et T&#233;l&#233;services) semblent &#234;tre rest&#233;es lettre morte. Des champions ont-ils &#233;merg&#233; dans le secteur ? Qu'en est-il de l'objectif strat&#233;gique, &#233;nonc&#233; ainsi : &#171; &lt;i&gt;faire des activit&#233;s TIC/T&#233;l&#233;services, le moteur de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise gr&#226;ce &#224; leur dynamisme et leur comp&#233;titivit&#233;, notamment par la formation de 10 000 sp&#233;cialistes dans les TIC/ T&#233;l&#233;services, la cr&#233;ation d'activit&#233;s devant faire passer la contribution au PIB du secteur &#224; 15% et g&#233;n&#233;rer au moins 240 000 emplois d'ici 2015&lt;/i&gt; &#187; ? A-t-on d&#233;pass&#233; le stade des belles intentions en mati&#232;re de production de contenus num&#233;riques &#224; vocation culturelle, d'externalisation des services ? Que sont devenus les dix chantiers num&#233;riques pour construire le e-S&#233;n&#233;gal et les e-investissements dans l'Administration, les Collectivit&#233;s, l'Education, la Sant&#233;, etc.?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme au S&#233;n&#233;gal, nous sommes meilleurs dans l'analyse et la r&#233;flexion strat&#233;giques que dans l'&#233;laboration et l'ex&#233;cution de plans d'action concrets, alors il n'est pas &#233;tonnant que les ambitions d&#233;clar&#233;es soient, pour la plupart, rest&#233;es des v&#339;ux pieux. Pire, le S&#233;n&#233;gal r&#233;gresse dans un domaine primordial pour faire du pays un p&#244;le d'attraction num&#233;rique dans le monde : l'Internet haut d&#233;bit. En effet, la strat&#233;gie haut d&#233;bit semble inexistante ou peu lisible tandis d'autres pays comme le Maroc, le Ghana, le Nig&#233;ria, le Kenya ou le Rwanda affichent des ambitions claires, d&#233;clin&#233;es en plans d'actions tangibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, si l'on se fie aux mesures comparatives faites par Net Index&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en mati&#232;re de qualit&#233; de l'Internet, le S&#233;n&#233;gal se situe dans les derni&#232;res places en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Promouvoir l'internet haut d&#233;bit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation pr&#233;occupante doit faire l'objet de mesures correctives imm&#233;diates, si l'on sait l'importance de l'Internet dans l'&#233;conomie num&#233;rique et son impact sur la croissance &#233;conomique. Plusieurs &#233;tudes ont, en effet, montr&#233; les effets positifs de l'Internet sur la croissance. Une &#233;tude de la Banque Mondiale, en 2009, a estim&#233; qu'une augmentation de 10% sur la p&#233;n&#233;tration de l'Internet haut d&#233;bit entra&#238;ne une croissance de 1,21% &#224; 1,38% du PIB. Dans une &#233;tude r&#233;cente &#8211; d&#233;cembre 2011- commandit&#233;e par le GSMA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;The benefits of releasing spectrum for mobile broadband in Sub-Saharan (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il est d&#233;montr&#233; que la lib&#233;ration du dividende num&#233;rique et l'affectation de aux op&#233;rateurs mobiles des fr&#233;quences n&#233;cessaires &#224; l'Internet tr&#232;s haut d&#233;bit auraient un impact sur le PIB de 158 milliards FCFA entre 2015 et 2020, entra&#238;nant la cr&#233;ation de 271 000 emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des chiffres, c'est un truisme de dire que le tr&#232;s haut d&#233;bit ouvre le champ de tous les possibles, la voie &#224; tous les usages possibles et imaginables et laisse libre cours &#224; la cr&#233;ativit&#233; et &#224; l'innovation. En effet, lorsque le r&#233;seau s'oublie et que la technique devient invisible et s'efface derri&#232;re les usages, alors, &#171; &lt;i&gt;cent fleurs peuvent s'&#233;panouir et cent &#233;coles rivaliser&#8230;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprenant cela, les Nations-Unies, &#224; travers l'UIT et l'UNESCO, ont cr&#233;&#233; la Commission sur le &#171; large bande &#187; au service du d&#233;veloppement num&#233;rique et ont lanc&#233; le 25 octobre 2011, le d&#233;fi du &#171; large bande &#187; en appelant &#171; &lt;i&gt;les dirigeants du monde entier &#224; prendre les dispositions n&#233;cessaires pour qu'au moins 50% des populations des pays en d&#233;veloppement et 40% des m&#233;nages dans ces pays utilisent l'Internet haut d&#233;bit d'ici 2015 et pour que les consommateurs de tous les pays aient acc&#232;s &#224; l'Internet large bande &#224; un prix abordable &#8230; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut se rendre &#224; l'&#233;vidence que le foss&#233; num&#233;rique existera de moins en moins entre ceux qui sont connect&#233;s et ceux qui ne le sont pas, mais plut&#244;t entre ceux qui le sont en haut et tr&#232;s haut d&#233;bits et ceux qui ne le sont pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, le S&#233;n&#233;gal &#233;tait pionnier&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au demeurant, m&#234;me si le leadership du S&#233;n&#233;gal dans les TIC en Afrique a plut&#244;t tendance &#224; s'affaiblir, le pays dispose encore d'atouts forts et peut puiser dans la riche histoire du secteur des TIC, l'inspiration n&#233;cessaire pour faire son aggiornamento num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons en effet que, dans les TIC, le S&#233;n&#233;gal a souvent &#233;t&#233; pr&#233;curseur en Afrique et a fait, &#224; plusieurs reprises, des r&#233;alisations remarquables, et pris des initiatives hardies. Comme les Journ&#233;es Nationales des T&#233;l&#233;communications de 1983 qui sont l'&#233;l&#233;ment fondateur de l'histoire moderne des TIC au S&#233;n&#233;gal. Le gouvernement et les acteurs ont alors pris la d&#233;cision historique, audacieuse et rare &#224; l'&#233;poque, de s&#233;parer la Poste de celui des T&#233;l&#233;communications. C'est ce qui a conduit en 1985 &#224; la cr&#233;ation de Sonatel et a permis d'en faire une entit&#233; ayant une autonomie de gestion. Alli&#233;es &#224; une gestion vertueuse et clairvoyante de l'entreprise, d'autres d&#233;cisions et attitudes des gouvernants comme l'autonomie laiss&#233;e aux dirigeants dans le management op&#233;rationnel de l'entreprise, le fait de privatiser en 1997 avant de lib&#233;raliser, allant &#224; contre-courant des dogmes de la Banque Manque, ont permis &#224; Sonatel de se d&#233;velopper &#224; l'int&#233;rieur et hors de nos fronti&#232;res et de faire du S&#233;n&#233;gal, une r&#233;f&#233;rence en mati&#232;re de t&#233;l&#233;coms en Afrique. D&#233;cisions courageuses et salutaires car les observateurs avertis savent qu'il n'y a quasiment pas de pays avec un r&#233;seau de t&#233;l&#233;coms d&#233;velopp&#233; sans un op&#233;rateur historique fort. En mati&#232;re de services avanc&#233;s et de services destin&#233;s aux entreprises, le S&#233;n&#233;gal a aussi &#233;t&#233; &#224; l'avant-garde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le d&#233;veloppement des infrastructures et l'am&#233;nagement du territoire, les r&#233;alisations font l&#233;gion. Il s'agit des c&#226;bles sous-marins analogiques d&#232;s 1977, puis num&#233;riques &#224; partir de 2000 et une station satellite de standard international ; du choix, d&#232;s 1990, de la technologie fibre optique pour le r&#233;seau national de transmission. Et, pour concr&#233;tiser l'importance accord&#233;e aux zones rurales, un objectif clair, mesurable et ambitieux pour l'&#233;poque a &#233;t&#233; d&#233;fini, d&#232;s 1990, dans le cadre du Contrat-plan entre Sonatel et l'Etat : &#171; &lt;i&gt;en 2005, chaque S&#233;n&#233;galais devra &#234;tre &#224; moins d'une heure de marche d'un t&#233;l&#233;phone qui marche&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, le poids des T&#233;l&#233;coms dans l'&#233;conomie nationale reste &#233;lev&#233;. Avec pr&#232;s de 7% de contribution au PIB en 2009, plus de 12% de contribution aux recettes budg&#233;taires et 50 000 emplois directs et indirects cr&#233;&#233;s, il est, de loin, le secteur plus prosp&#232;re de l'&#233;conomie nationale. Par le biais des recettes tir&#233;es du trafic international entrant, il est parmi ceux qui p&#232;sent le plus favorablement sur la balance des biens et services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;cennie &#171; perdue &#187; de 2000 &#224; 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, les deux d&#233;cennies, de 1980 &#224; 2000, ont &#233;t&#233; celles de la construction des fondations du secteur TIC avec la pr&#233;&#233;minence des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;coms. Mais, la d&#233;cennie 2000 &#224; 2010 a &#233;t&#233; celle des occasions manqu&#233;es, des v&#339;ux pieux, des espoirs d&#233;&#231;us, des th&#233;ories fumeuses et tr&#232;s concr&#232;tement, celle de l'amorce du recul du leadership du S&#233;n&#233;gal en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cennie en cours est marqu&#233;e par l'acc&#233;l&#233;ration des ph&#233;nom&#232;nes qui ont vu le jour au cours des ann&#233;es 2000 : l'irruption de nouveaux acteurs, adeptes de la strat&#233;gie du coucou, bousculant l'ordre &#233;tabli et les op&#233;rateurs classiques avec de nouveaux mod&#232;les &#233;conomiques ; les GAFA (Google Amazon Facebook Apple) en sont les repr&#233;sentants embl&#233;matiques ; la &#171; &lt;i&gt;commoditisation&lt;/i&gt; &#187; des services de base ; l'apparition de nouveaux usages comme le paiement et la banque mobiles, les r&#233;seaux sociaux, l'Internet des objets, les applications multiples en t&#233;l&#233;chargement, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La digitalisation du monde se fait &#224; marche forc&#233;e et seuls les acteurs (Etats, Entreprises, Organisations) les plus rapides, les plus volontaires et les plus aptes &#224; innover r&#233;ussiront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tirer le meilleur parti de l'&#233;conomie num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le S&#233;n&#233;gal, c'est le moment de passer des intentions aux actes, d'acc&#233;l&#233;rer l'int&#233;gration au monde num&#233;rique pour tirer le meilleur parti de l'&#233;conomie num&#233;rique. Pour cela, il est indispensable de sortir des autoroutes de la conformit&#233; pour penser autrement et agir concr&#232;tement afin de franchir une &#171; Nouvelle Fronti&#232;re &#187; num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est d&#232;s lors essentiel de se doter d'une vision claire, simple et apte &#224; mobiliser les &#233;nergies et de la d&#233;cliner en actions concr&#232;tes et mesurables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant la vision, sa formulation a vari&#233; au gr&#233; des changements de r&#233;gimes, mais le fond a peu chang&#233; : il s'est toujours agit de faire du S&#233;n&#233;gal un pays de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans vouloir me substituer aux d&#233;cideurs, je voudrais proposer une formulation qui permet d'emprunter le chemin d'un v&#233;ritable d&#233;veloppement : &lt;i&gt;&#171; Devenir, &#224; l'horizon 2017, un pays reconnu dans le monde pour l'impact socio-&#233;conomique et la qualit&#233; de ses services num&#233;riques &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;aliser cette ambition, sans avoir la pr&#233;tention de vouloir &#233;tablir un plan d'actions exhaustif, il me para&#238;t n&#233;cessaire de mettre en &#339;uvre quelques mesures urgentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Relever le d&#233;fi de la Qualit&#233; de Service&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut d'abord r&#233;tablir et ma&#238;triser durablement la qualit&#233; des services de t&#233;l&#233;coms, notamment de l'Internet par le biais d'une charte qui pourrait &#234;tre d&#233;nomm&#233;e &lt;i&gt;&#171; Relever le d&#233;fi de la Qualit&#233; de Service &#187;&lt;/i&gt;. Il s'agira, au-del&#224; des obligations contractuelles et des &#233;ventuelles sanctions p&#233;cuniaires qui ne r&#232;glent rien, d'un engagement public des op&#233;rateurs et de l'Etat, repr&#233;sent&#233; par l'ARTP, pour hisser et maintenir &#8211; dans un d&#233;lai raisonnable de 6 &#224; 12 mois -, le S&#233;n&#233;gal aux premiers rangs en mati&#232;re de Qualit&#233; de Service dans les classements effectu&#233;s par des organismes de bonne r&#233;putation ; d'abord en Afrique, puis dans le monde ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La 4G maintenant !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut lancer, en concertation avec les op&#233;rateurs et autres acteurs int&#233;ress&#233;s, une initiative &lt;i&gt;&#171; la 4G maintenant ! &#187;&lt;/i&gt; pour une large couverture de la population en services Internet tr&#232;s haut d&#233;bit dans un d&#233;lai de 3 &#224; 4 ans, selon des modalit&#233;s techniques et financi&#232;res &#224; n&#233;gocier. A titre d'exemple, le Rwanda a d&#233;cid&#233; de couvrir d'ici 3 ans 95% de sa population en services 4G dans le but de &#171; &lt;i&gt;cr&#233;er des emplois, soutenir le progr&#232;s social et propulser la croissance &#233;conomique &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Susciter l'&#233;mergence de futurs champions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut apporter un soutien significatif aux soci&#233;t&#233;s de services, start-ups et d&#233;veloppeurs dans le but de susciter l'&#233;mergence futurs champions. D'abord, en permettant au CTIC Dakar, qui fait un travail remarquable, d'&#233;largir son action et en ouvrant d'autres incubateurs dans les universit&#233;s et les instituts d'&#233;tudes sup&#233;rieures. Puis, en mettant en place des financements innovants pour accompagner le d&#233;veloppement de services digitaux &#224; fort impact &#233;conomique et/ou social ou susceptibles d'&#234;tre export&#233;s ; les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;coms devront &#234;tre fortement incit&#233;s &#224; y contribuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour des services administratifs digitaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat doit devenir un mod&#232;le dans la promotion et l'utilisation des services num&#233;riques, &#224; travers une politique volontariste. Par le biais de l'ADIE, il pourra faire d'une pierre deux coups en utilisant des entreprises et d&#233;veloppeurs locaux : apporter des services utiles aux populations et contribuer &#224; l'&#233;mergence de champions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Identifier des domaines porteurs&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi identifier des domaines porteurs vers lesquels seront prioritairement orient&#233;s les efforts et les ressources de la puissance publique. Les candidats ne manquent pas. Dans le domaine &lt;b&gt;du paiement et de la banque mobiles,&lt;/b&gt; le volume des transactions mondiales sur mobile atteindrait, selon IDC Financial, 1000 milliards $US d'ici 2017 pour 170 milliards en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;b&gt;L'Internet des choses&lt;/b&gt; &#187; : ce sont 50 milliards d'objets connect&#233;s pr&#233;vus dans le monde en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Les services cloud&lt;/b&gt; : le cabinet Gartner a &#233;valu&#233; le march&#233; mondial &#224; 68,3 milliards $US en 2010 et pr&#233;vu 149 milliards $US en 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Le Big Data &lt;/b&gt; : c'est un nouveau march&#233; sur lequel un grand nombre d'acteurs est en train de se positionner. Gartner a estim&#233; le march&#233; mondial &#224; 27 milliards $US en 2012 et le voit monter &#224; 55 milliards $ en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement d'une &lt;b&gt;expertise locale de haut niveau&lt;/b&gt; sur des sujets porteurs est indispensable : IP V6, mobiles haut et tr&#232;s haut d&#233;bits, d&#233;veloppement de services et d'applications, s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les services et applications &#224; base de &lt;b&gt;contenus locaux et africains&lt;/b&gt; sont potentiellement g&#233;n&#233;rateurs de richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, les opportunit&#233;s sont quasi-illimit&#233;es et certaines restent encore inexplor&#233;es en Afrique. Le S&#233;n&#233;gal a beaucoup d'atouts en main pour r&#233;ussir brillamment. C'est essentiellement une affaire de clairvoyance, d'audace, de r&#233;solution et surtout de capacit&#233; d'ex&#233;cution qui &lt;i&gt;&#171; consiste &#224; savoir traduire ses d&#233;cisions en actes, les mettre en &#339;uvre en d&#233;pit des r&#233;sistances, du chaos ou des obstacles impr&#233;vus. Celui qui poss&#232;de cette qualit&#233; sait que gagner est affaire de r&#233;sultats. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jack Welch, PDG du Groupe General Electric de 1981 &#224; 2001&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samba S&#232;ne,acteur du secteur TIC&lt;br class='manualbr' /&gt;samba.baccsene@gmail.com &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.n3minnov.blogspot.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.n3minnov.blogspot.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://reussirbusiness.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;ussir Business&lt;/a&gt;, 4 octobre 2013)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.netindex.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.netindex.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;The benefits of releasing spectrum for mobile broadband in Sub-Saharan Africa, a report for the GSMA, December 2011&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jack Welch, PDG du Groupe General Electric de 1981 &#224; 2001&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le levier de l'&#233;conomie num&#233;rique pour porter le secteur agricole &#224; 30% du PIB d'ici 2017</title>
		<link>https://osiris.sn/le-levier-de-l-economie-numerique-pour-porter-le-secteur-agricole-a-30-du-pib-d.html</link>
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		<dc:date>2013-10-03T20:58:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal est le deuxi&#232;me pays africain apr&#232;s l'Egypte, et le premier pays en Afrique subsaharienne &#224; avoir publi&#233; un rapport national sur la comp&#233;titivit&#233; de son &#233;conomie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;par&#233; et publi&#233; dans un contexte politique peu favorable, &#224; l'approche de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de mars 2012, ce rapport a mis en &#233;vidence la tendance &#224; la baisse du taux de croissance annuelle du Produit Int&#233;rieur Brut (PIB) du S&#233;n&#233;gal dans la p&#233;riode de 2000 &#224; 2011. Il a aussi r&#233;v&#233;l&#233; le potentiel d'exportation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2013-.html" rel="directory"&gt;2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal est le deuxi&#232;me pays africain apr&#232;s l'Egypte, et le premier pays en Afrique subsaharienne &#224; avoir publi&#233; un rapport national sur la comp&#233;titivit&#233; de son &#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;par&#233; et publi&#233; dans un contexte politique peu favorable, &#224; l'approche de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de mars 2012, ce rapport a mis en &#233;vidence la tendance &#224; la baisse du taux de croissance annuelle du Produit Int&#233;rieur Brut (PIB) du S&#233;n&#233;gal dans la p&#233;riode de 2000 &#224; 2011. Il a aussi r&#233;v&#233;l&#233; le potentiel d'exportation de services, avec un environnement favorable aux exportations en termes de co&#251;t et de d&#233;lais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette faiblesse de la croissance du PIB du S&#233;n&#233;gal durant cette p&#233;riode, a &#233;t&#233; expliqu&#233;e en partie par le niveau insuffisant de productivit&#233; qui est rest&#233; quasiment inchang&#233; les dix derni&#232;res ann&#233;es. L'une des particularit&#233;s de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise est que la main d'&#339;uvre &#233;voluant dans l'agriculture qui repr&#233;sente 53% de la population active ne g&#233;n&#232;re que 16% du PIB en moyenne alors que celle employ&#233;e dans l'industrie et les services, repr&#233;sentant moins de la moiti&#233; de la population active, a g&#233;n&#233;r&#233; 84% du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de ce rapport, le forum national sur la comp&#233;titivit&#233;, organis&#233; en novembre 2012, s'est particuli&#232;rement int&#233;ress&#233; aux secteurs de l'agriculture, du tourisme et des PME et des ressources humaines. Cette rencontre de haut niveau a permis de mettre l'accent sur les faiblesses du secteur agricole et les mesures particuli&#232;rement importantes destin&#233;es &#224; am&#233;liorer la qualit&#233; de l'&#233;ducation de base et la formation professionnelle et d&#233;velopper des plateformes de services et de distribution d'intrants. En outre, il a &#233;t&#233; retenu l'organisation des fili&#232;res et l'am&#233;lioration de la productivit&#233; de la main d'&#339;uvre en amont et en aval des chaines de valeurs agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres recommandations plus cibl&#233;es ont &#233;t&#233; formul&#233;es concernant le d&#233;veloppement des infrastructures de production, l'am&#233;lioration du transport et la disponibilit&#233; des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie et de l'ADSL dans les zones rurales, l'acc&#232;s au cr&#233;dit agricole pour les petits producteurs, ainsi que l'am&#233;lioration de la gouvernance fonci&#232;re pour un meilleur acc&#232;s &#224; la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre constat, le faible niveau de productivit&#233; globale du travail au S&#233;n&#233;gal, est principalement attribuable &#224; la productivit&#233; du travail du secteur de l'agriculture dont les acteurs sont principalement dans l'informel (98%). Ils constituent de petits exploitants qui d&#233;pendent de la pluviom&#233;trie et utilisent des techniques peu am&#233;lior&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agriculture s&#233;n&#233;galaise a en moyenne une productivit&#233; relative 5 fois moins &#233;lev&#233;e que celle des industries et 6 fois moins &#233;lev&#233;e que celle des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la comp&#233;titivit&#233; se d&#233;finit comme la capacit&#233; d'une nation &#224; am&#233;liorer le niveau de vie des diff&#233;rents segments de sa population par l'accroissement de la richesse nationale, un des d&#233;fis &#224; relever par l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise r&#233;v&#233;l&#233; par ce rapport, consiste &#224; maintenir la dynamique des services et &#224; am&#233;liorer la productivit&#233; du secteur agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation reste valable pour beaucoup d'autres pays en d&#233;veloppement. En effet, environ 70 % de la population mondiale vis&#233;e par les Objectifs du mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement (OMD) vit dans les zones rurales et d&#233;pend principalement de l'agriculture pour sa subsistance. Pour esp&#233;rer atteindre les objectifs vis&#233;s, il est donc essentiel d'am&#233;liorer les pratiques agricoles et de renforcer le d&#233;veloppement rural.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, le nouveau Ministre de l'Agriculture et de l'Equipement rural a d&#233;clar&#233; &#171; nous avons l'obligation de construire une agriculture prosp&#232;re et durable &#187;. C'est effectivement dans ces conditions seulement que ce secteur vital pourra am&#233;liorer les facteurs de base de comp&#233;titivit&#233; et jouer son r&#244;le moteur dans l'&#233;conomie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;s lors, un des leviers pour assoir les conditions d'une comp&#233;titivit&#233; et d'une croissance durable est constitu&#233; par l'usage des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC). Le concept d'&#233;conomie num&#233;rique, n&#233; de l'impact de l'influence de ces TIC sur les autres secteurs &#233;conomiques favorise, en effet, l'int&#233;gration des technologies mobiles et internet dans les diff&#233;rents niveaux de la chaine de valeur agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa d&#233;finition g&#233;n&#233;rale, l'&#233;conomie num&#233;rique comprend le secteur des t&#233;l&#233;communications, de l'audiovisuel, du logiciel, de l'Internet et les secteurs qui les utilisent en tant que c&#339;ur ou support de leur activit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce secteur a bien &#233;volu&#233; durant ces quinze derni&#232;res ann&#233;es, avec l'explosion de la t&#233;l&#233;phonie mobile dont le taux de croissance a largement d&#233;pass&#233; toutes les pr&#233;visions. Ce d&#233;veloppement rapide des services mobiles a &#233;t&#233; favoris&#233; par la facilit&#233; d'utilisation des services et d'acc&#232;s aux r&#233;seaux, contrairement aux contraintes d'installation des lignes fixes et des charges r&#233;currentes engendr&#233;es. Tout citoyen a la possibilit&#233; d'acc&#233;der aux services de communication avec des r&#233;gimes de mobiles pr&#233;pay&#233;s et des co&#251;ts d'acquisition relativement faible. Ainsi, le taux de p&#233;n&#233;tration des services mobiles par rapport &#224; la population &#224; atteint 93,60% en juin 2013, avec une progression de 18,2 % entre juin 2012 et 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; de leur contribution directe &#224; l'&#233;conomique, les services de T&#233;l&#233;communication repr&#233;sente une part significative dans la croissance &#233;conomique, particuli&#232;rement gr&#226;ce aux externalit&#233;s positives. Les r&#233;seaux mobiles constituent une plateforme id&#233;ale pour les services innovants et ont des effets importants sur la cr&#233;ation de nouveaux march&#233;s et services, ce qui engendre de fait une v&#233;ritable ouverture &#224; l'&#233;conomie et &#224; la cr&#233;ation de nombreux emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; de l'internet connait lui aussi une &#233;volution important du fait du d&#233;veloppement de l'internet mobile. Le parc a consid&#233;rablement augment&#233; pour atteindre 1.220.738 abonn&#233;s en juin 2013 ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les technologies les plus utilis&#233;es dans le monde rural restent la radio et de plus en plus les t&#233;l&#233;phones mobiles et l'internet. La radio permet aux agriculteurs d'acc&#233;der &#224; des informations et son association avec les TIC a donn&#233; naissance &#224; des produits innovants aujourd'hui disponibles dans les Centres Multim&#233;dias communautaires (CMC) au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les efforts pour am&#233;liorer le niveau d'&#233;ducation des agriculteurs et pour dispenser la formation sur les nouvelles techniques qui leur font d&#233;faut exigent toutefois des outils plus puissants. La sophistication des services offerts par les TIC donnent encore plus de possibilit&#233;s pour transformer les diff&#233;rentes phases du cycle de vie agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les niveaux o&#249; ces technologies num&#233;riques ont le plus d'impact sont : l'acc&#232;s &#224; l'information sur les march&#233;s, les transactions financi&#232;res, la tra&#231;abilit&#233;, le renforcement des capacit&#233;s et la gestion des bourses de produits et des entrep&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'acc&#232;s &#224; l'information du march&#233; pour augmenter les revenus des producteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les informations sur le march&#233; permettent de renforcer les liens aussi bien entre producteurs, qu'entre producteurs et acheteurs. L'usage des TIC change radicalement ces relations de &#171; pouvoir &#187; entre les acteurs de la cha&#238;ne de valeur agricole, en renfor&#231;ant la voix et le r&#244;le des petits producteurs par la bonne information. Celle-ci am&#233;liore &#233;galement la prise de d&#233;cision sur la gestion de la r&#233;colte, en permettant la prise en compte de la qualit&#233; des sols et des conditions climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par le Cabinet international Dalberg sur l'impact de l'internet en Afrique au niveau du Kenya, S&#233;n&#233;gal et Nig&#233;ria, et les r&#233;sultats pr&#233;sent&#233;s en Avril 2013 ont mis en &#233;vidence ce fort impact des TIC dans la gestion de l'information. L'&#233;tude confirme le principe selon lequel la transparence des cours au niveau des march&#233;s locaux et internationaux permet aux exploitants agricoles de trouver le meilleur prix pour leur production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les applications destin&#233;es au secteur de l'agriculture sont aujourd'hui disponibles, et la plupart d'entres elles s'appuient sur les services mobiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Ouganda, par exemple, la soci&#233;t&#233; Agrinet fournit des donn&#233;es relatives au march&#233; et propose des services de courtage et de financements agricoles en temps r&#233;el. Elle utilise des SMS li&#233;s &#224; des panneaux d'affichage, strat&#233;giquement situ&#233;s dans les march&#233;s, afin de recueillir et diffuser des donn&#233;es sur les prix, l'offre et la demande. Les informations recueillies et diffus&#233;es par le biais des agents sont alors utilis&#233;es pour effectuer des transactions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en 2001, la soci&#233;t&#233; de service Manobi S&#233;n&#233;gal s'est orient&#233;e vers l'agriculture avec un catalogue de services int&#233;gr&#233;s. La plateforme m-Agri qu'elle propose s'appuie sur les services mobiles, et offre la possibilit&#233; d'un acc&#232;s instantan&#233; aux prix du march&#233;, la mise en relation entre acheteurs et vendeurs, le suivi des transactions, etc. Les petits producteurs sont inform&#233;s par SMS par des acteurs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour permettre aux organisations paysannes ghan&#233;ennes de g&#233;rer leurs propres informations et leurs contenus et d'envoyer des alertes ou des conseils sur le terrain, la plate-forme technologique Esoko propose un ensemble d'outils tr&#232;s efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application m-farm propos&#233;e aux producteurs kenyans utilise les SMS pour leur permettre d'acc&#233;der aux informations concernant les prix de vente des produits dans diff&#233;rentes villes. Ils peuvent ainsi trouver des clients plus facilement et acheter directement les mati&#232;res premi&#232;res &#224; leurs fournisseurs. Les &#233;leveurs utilisent l'application mobile i-Cow pour surveiller la gestation de leurs vaches, recevoir des alertes au moment des vaccinations et savoir quand ajouter des vitamines &#224; leur alimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les plates formes mobiles pour faciliter les transactions financi&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le symbole de la r&#233;volution technologique dans l'univers des transferts d'argent et du paiement par mobile est m-pesa qui a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en 2007 et commercialis&#233; par l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie kenyan Safaricom. Sans obligation de disposer d'un compte bancaire, m-pesa permet de d&#233;poser de l'argent dans un porte-monnaie &#233;lectronique, d'en envoyer &#224; un contact ou d'en retirer dans certains distributeurs du pays. Aujourd'hui le service compte plus de 17 millions d'utilisateurs au Kenya, soit un Kenyan sur trois. Il a &#233;t&#233; export&#233; en Tanzanie, en Afghanistan, en Afrique du Sud et en Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement constitu&#233; d'acteurs informels, le monde rural &#233;prouve des difficult&#233;s &#224; s'accommoder des proc&#233;dures des compagnies d'assurance.Kilimo Salam est un micro programme d'assurance con&#231;u sp&#233;cialement pour les producteurs de ma&#239;s et de bl&#233; au Kenya pour assurer les intrants contre les intemp&#233;ries. Les frais d'assurance sont pay&#233;s par le producteur avec le syst&#232;me m-pesa, et &#224; la fin de la saison, les donn&#233;es m&#233;t&#233;orologiques enregistr&#233;es automatiquement permettent de calculer le versement des primes &#233;ventuellement dues au producteur. Les r&#233;clamations sont limit&#233;es et la compagnie n'a pas besoin d'envoyer un agent chez le producteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Zambie, la soci&#233;t&#233; MRI Agro utilise le syst&#232;me de bon pr&#233;pay&#233; &#233;lectronique qui permet aux agriculteurs de pr&#233;payer leurs intrants. Gr&#226;ce &#224; ce syst&#232;me, MRI Agro a augment&#233; les pr&#233;commandes des semences de ma&#239;s hybride et d'autres intrants en vendant des cartes pr&#233;pay&#233;es aux agriculteurs qui b&#233;n&#233;ficient de 10 % de r&#233;duction pour l'utilisation de ce syst&#232;me. En retour, l'agriculteur re&#231;oit un SMS qui lui notifie la date et le lieu o&#249; les intrants seront livr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; Cellular Systems International (CSI), cr&#233;ateur de la plate forme centralis&#233;e de services interactifs Wari Gateway, s'est illustr&#233;e lors de la campagne arachidi&#232;re 2012 au S&#233;n&#233;gal, en offrant la possibilit&#233; aux producteurs de percevoir leurs revenus dans n'importe quel point Wari parmi les 2000 install&#233;s sur le territoire. Connue aujourd'hui un peu partout en Afrique avec ses 40 millions de transactions mensuelles, ce syst&#232;me a permis d'&#233;liminer les fameux &#171; bons impay&#233;s &#187; qui ont min&#233; l'&#233;conomie rurale pendant des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Am&#233;liorer la tra&#231;abilit&#233; des intrants et renforcer les comp&#233;tences humaines requises pour l'&#233;conomie rurale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impact des TIC dans l'am&#233;lioration de la comp&#233;titivit&#233; des cha&#238;nes alimentaires est tr&#232;s prometteur. Les probl&#233;matiques li&#233;es &#224; la tra&#231;abilit&#233;, au contr&#244;le des op&#233;rations, &#224; la transparence et au suivi des besoins des consommateurs, peuvent aujourd'hui &#234;tre adress&#233;es avec plus d'efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'authenticit&#233; des intrants est une des pr&#233;occupations de l'organisation Croplife bas&#233;e en Ouganda et repr&#233;sentant l'industrie des sciences v&#233;g&#233;tales. Elle a mis en place un service qui permet d'authentifier les intrants agricoles. Gr&#226;ce &#224; des &#233;tiquettes &#224; gratter et l'envoi de SMS, les producteurs peuvent confirmer que l'intrant est authentique au moment de l'achat. Le syst&#232;me est connect&#233; au Minist&#232;re de l'Agriculture, qui lutte contre les produits de contrefa&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Inde, le Minist&#232;re de l'Agriculture de l'Etat de Kerala a r&#233;alis&#233; en collaboration avec l'institut indien des TIC et du management, un syst&#232;me de management des informations sur les caract&#233;ristiques nutritifs des sols. Les informations et les recommandations sont donn&#233;es en temps r&#233;el aux producteurs sous forme de carte de sant&#233; des sols, puis sous forme de SMS et de message vocal. Un site web avec un Syst&#232;me d'information G&#233;ographique (SIG) permet aux scientifiques de faire une analyse approfondie en ce qui concerne la fertilit&#233; des sols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La croissance et la p&#233;n&#233;tration des TIC mobiles dans les zones rurales, ainsi que les innovations dans les m&#233;dias &#233;lectroniques pour soutenir l'&#233;ducation et la formation, repr&#233;sentent de nouvelles opportunit&#233;s pour accroitre le d&#233;veloppement du capital humain et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Ouganda, la fondation Grameen a mis en place un syst&#232;me dans lequel 800 travailleurs du savoir communautaire (Community Knowledge Workers) utilisent des t&#233;l&#233;phones mobiles pour fournir aux agriculteurs pauvres des informations en temps r&#233;el sur des sujets agricoles, notamment les prix du march&#233;, et sont aid&#233;s par un centre d'appels dans lequel travaillent des experts agricoles hautement qualifi&#233;s, qui parlent les principales langues de l'Ouganda. Les CKWs documentent &#233;galement les pratiques agricoles traditionnelles et les partagent via une plateforme en ligne qui facilite l'acc&#232;s &#224; l'information, et qui est accessible aux petits producteurs partout dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les vid&#233;os instructives sont &#233;galement utilis&#233;es pour le renforcement des capacit&#233;s des producteurs. L'organisation indienne Digital Green, s'est fix&#233; pour objectif d'augmenter la productivit&#233; agricole en formant des petits agriculteurs et des producteurs isol&#233;s par le biais de courtes vid&#233;os instructives. Le syst&#232;me combine technologie et organisation sociale pour maximiser le potentiel de renforcement des capacit&#233;s des membres de la communaut&#233; agricole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de leurs exp&#233;riences ont montr&#233; que par rapport aux syst&#232;mes traditionnels de vulgarisation agricole, ces proc&#233;d&#233;s sont dix fois moins cher et sept fois plus efficaces lorsqu'il s'agit d'inciter les producteurs &#224; adopter de nouvelles pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;velopper les march&#233;s agricoles par les bourses de produits et les entrep&#244;ts&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bourses des produits agricoles permettent d'assurer la transparence dans les prix, et apporte plus de gains d'efficacit&#233; entre acheteurs et vendeurs. Elles limitent le d&#233;placement des r&#233;coltes, ce qui r&#233;duit, ainsi, les risques de d&#233;t&#233;rioration, et minimise les co&#251;ts de transport et de la transaction. Les informations de la bourse sont partag&#233;es &#224; travers des plate formes mobiles et internet qui collectent, traitent et diffusent les donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Ethiopie a lanc&#233; en 2008 une bourse des produits de base &#171; Ethiopian Commodity Exchange (ECX) &#187; qui fournit aux agriculteurs l'acc&#232;s aux informations sur les prix en temps r&#233;el, de meilleurs profits et productivit&#233;. Ce syst&#232;me r&#233;duit aussi la segmentation du march&#233; et augmente la qualit&#233; des exportations. Selon l'Organisation internationale du caf&#233; (OIC), les exportations de caf&#233; &#233;thiopiennes ont progress&#233; de 50 % trois ans apr&#232;s la mise en place de la bourse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La C&#244;te d'Ivoire veut &#224; son tour se doter d'une Bourse agricole calqu&#233;e sur le mod&#232;le &#233;thiopien, pour les produits vivriers afin de faire face aux sp&#233;culations diverses et s&#233;curiser la production nationale. Cette bourse va aussi s'appuyer sur une plate-forme mobile interactive pour faciliter et s&#233;curiser les transactions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le S&#233;n&#233;gal : incubateur de solutions TIC et champion des projets pilotes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les initiatives les plus connues en Afrique sont toutes n&#233;es apr&#232;s le sommet de Gen&#232;ve 2003 et Tunis 2005 sur la soci&#233;t&#233; de l'information. Durant cette p&#233;riode, notre pays a &#233;t&#233; &#224; l'avant-garde des initiatives innovantes dans le domaine des TIC, avec des projets tels que &#171; le suivi du b&#233;tail transhumant &#187; initi&#233; et ex&#233;cut&#233; par l'EISMV, en collaboration avec le Centre de suivi &#233;cologique (CSE), la Direction de l'Elevage du S&#233;n&#233;gal et le Laboratoire d'&#233;levage du Burkina-Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait pour objectifs, entre autres, de permettre d'acc&#233;der &#224; des informations utiles &#224; la pratique pastorale et &#224; la gestion durable des ressources pastorales en d&#233;veloppant notamment un syst&#232;me individuel d'acc&#232;s aux informations pastorales traduites en fran&#231;ais et en Pular.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'espoirs avaient &#233;t&#233; plac&#233;s dans le d&#233;marrage du projet pilote d'immatriculation physique et informatis&#233; du parc piroguier, de collecte des donn&#233;es de captures et la cr&#233;ation d'une base de donn&#233;es de p&#234;che. Time To Market (T2M), la plate forme mobile de Manobi destin&#233;e &#224; l'information sur les march&#233;s, et qui a remport&#233; en 2003, le Premier Prix dans les cat&#233;gories e-contenu et cr&#233;ativit&#233; lors du World Summit Award, n'a jamais r&#233;ellement &#233;t&#233; vulgaris&#233;e alors qu'il a connu un succ&#232;s dans d'autres pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, le Groupe Chaka, un des pionniers au S&#233;n&#233;gal des syst&#232;mes de transfert &#233;lectronique d'argent, avait aussi lanc&#233; son produit Money Express qui permettait de faire diff&#233;rents types de transferts d'argent. Il a fallu attendre quelques ann&#233;es plus tard pour que ce produit r&#233;alis&#233; par une soci&#233;t&#233; priv&#233;e nationale soit autoris&#233; au S&#233;n&#233;gal apr&#232;s avoir &#233;t&#233; adopt&#233; par d'autres pays de la sous-r&#233;gion. Aujourd'hui cette solution est agr&#233;&#233;e dans plus de 50 pays dans le monde dont 26 en Afrique avec plus de 160 000 points de vente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Money Express a lanc&#233; en fin d'ann&#233;e 2011 sa carte bancaire rechargeable par transfert d'argent qui permet de faire des retraits d'esp&#232;ces et des paiements au niveau de tous les terminaux de paiement et GAB membre du GIM UEMOA. Les op&#233;rations bancaires sont aussi r&#233;alis&#233;es &#224; travers une plate forme mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cellular Systems International (CSI) a aussi appuy&#233; la mise en place de la Coop&#233;rative des Produits africains normalis&#233;s et accessibles pour le d&#233;veloppement local et environnemental (Panale) en partenariat avec Oxfam Grande Bretagne du S&#233;n&#233;gal. Cr&#233;&#233;e en 2010, cette coop&#233;rative g&#232;re un r&#233;seau de distribution alternatif destin&#233; exclusivement aux organisations de femmes s&#233;n&#233;galaises &#233;voluant dans le domaine de la transformation des produits agroalimentaires (c&#233;r&#233;ales locales, fruits et l&#233;gumes, produits halieutiques, produit laitiers et autres produits artisanaux locaux). Ces boutiques Panale ont un syst&#232;me informatis&#233; de gestion qui permet, entre autres fonctionnalit&#233;s, de r&#233;partir les revenus de mani&#232;re automatique entre tous les intervenants de la chaine (producteurs, transformateurs, contr&#244;leurs,..), apr&#232;s chaque vente enregistr&#233;e dans les caisses. Les acteurs impliqu&#233;s connaissent l'&#233;tat de leurs comptes en temps r&#233;el, &#224; travers le syst&#232;me &#233;lectronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart de ces projets n'ont pas &#233;t&#233; capitalis&#233;s et d&#233;ploy&#233;s &#224; grande &#233;chelle, ce qui fait que les r&#233;f&#233;rences les plus connues aujourd'hui nous viennent de l'Afrique anglophone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi la nouvelle g&#233;n&#233;ration d'initiative, m-louma, une plateforme web et mobile d&#233;velopp&#233;e au niveau de l'incubateur des entreprises TIC de Dakar (CTIC), permet aux agriculteurs et aux industries agro-alimentaires de prendre la meilleure d&#233;cision de vente ou d'achat de produits agricoles gr&#226;ce &#224; la diffusion en temps r&#233;el des informations sur le march&#233;. En phase d'exp&#233;rimentation au niveau du programme Cluster de Pout de la strat&#233;gie de croissance Acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), sp&#233;cialis&#233; dans la mangue, les promoteurs sont en attente d'un accompagnement pour la mise en exploitation compl&#232;te avec un mod&#232;le d'affaires appropri&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que beaucoup de r&#233;alisations technologiques dont les fonctionnalit&#233;s sont consid&#233;r&#233;es comme tr&#232;s utiles pour le monde agricole, souffrent encore du manque de retour sur investissement et globalement de mod&#232;le &#233;conomique p&#233;renne. La question qu'on se pose souvent, c'est qui paye le service, en particulier quand il s'agit d'informations non commerciales et pourtant utiles aux usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assurer la durabilit&#233; de ces initiatives et permettre le passage &#224; grande &#233;chelle sont des d&#233;fis r&#233;els. Les recherches r&#233;alis&#233;es indiquent que moins de 10% de ces projets ont pu fonctionner durablement car Il faut un mod&#232;le commercial performant, ou les co&#251;ts des services sont couverts par les recettes par paiement de l'utilisateur, publicit&#233;, ou subvention publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services publics devront en effet, participer &#224; la r&#233;alisation de syst&#232;mes d'information agricole mobiles, aux cot&#233;s des acteurs priv&#233;s. Cela passera par un partenariat entre les Minist&#232;res de l'Agriculture et de l'Economie num&#233;rique comme c'est le cas aujourd'hui avec d'autres d&#233;partements minist&#233;riels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la question du financement requis pour r&#233;aliser les projets pourra &#234;tre envisag&#233;e avec le concours du Fonds de D&#233;veloppement du Service Universel des T&#233;l&#233;communications (FDSUT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mettre la priorit&#233; sur l'agriculture dans la nouvelle strat&#233;gie de d&#233;veloppement du service universel au S&#233;n&#233;gal &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des probl&#232;mes que cherche &#224; r&#233;soudre le service universel des t&#233;l&#233;communications est l'acc&#232;s rural aux r&#233;seaux et services. En 2004, l'option retenue dans le cadre de la Strat&#233;gie de Service Universel pour le S&#233;n&#233;gal &#233;labor&#233;e avec l'appui du Cabinet de McKinsey, &#233;tait de promouvoir des licences de d&#233;veloppement par zone. La r&#233;gion de Matam a constitu&#233; le projet pilote de cette approche avec une licence attribu&#233;e en 2009, au Consortium du Service Universel (CSU) dont le d&#233;marrage effectif des op&#233;rations est pr&#233;vu sous peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche par les licences de d&#233;veloppement limit&#233;es dans des zones &#233;tait compl&#233;t&#233;e par la mise en place du Fonds de D&#233;veloppement du Service Universel des T&#233;l&#233;communications (FDSUT), qui est un instrument de financement des initiatives d'acc&#232;s publics et priv&#233;s pour combler le d&#233;ficit d'acc&#232;s aux TIC. En appui au d&#233;veloppement &#233;conomique et social des zones rurales et des zones d&#233;munies par le d&#233;senclavement num&#233;rique, ce fonds est aliment&#233; en partie par les exploitants de r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications ouverts au public, les contributions directes de l'Etat et d'autres sources. Les modalit&#233;s de financement des projets dans le cadre de ce fonds sont d&#233;finies par d&#233;cret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque 10 ans apr&#232;s, la d&#233;finition d'une nouvelle strat&#233;gie de d&#233;veloppement du service universel est devenue une n&#233;cessit&#233;, avec l'&#233;volution des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications et des besoins des usagers des zones cibl&#233;es. L'occasion peut &#234;tre saisie pour consacrer les ressources n&#233;cessaires au soutien des initiatives num&#233;riques destin&#233;es au monde rurale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se concentrer r&#233;solument sur les 35% de la population active &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;cessit&#233; de f&#233;d&#233;rer les efforts se fait sentir au niveau des acteurs du monde agricole. La Coop&#233;rative F&#233;d&#233;rative des Acteurs de l'Horticulture du S&#233;n&#233;gal et les autres acteurs tels que les organisations professionnelles de la tomate industrielle au S&#233;n&#233;gal et des producteurs de la fili&#232;re oignon locale sont d&#233;j&#224; pr&#233;sentes sur le terrain et organisent leurs membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau des fournisseurs de services, la comp&#233;tition est d&#233;j&#224; ouverte avec les cartes virtuelles Kalp&#233;, Africard, Ferloo, Wari, Money express, Orange Money qui constituent la panoplie de porte-monnaie &#233;lectroniques pr&#233;sents sur le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on mette au d&#233;fi tous ces supers champions des infrastructures et des services TIC afin de catalyser les &#233;nergies pour l'&#233;mergence de nouveaux outils num&#233;riques au profit du d&#233;veloppement &#233;conomique et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Osons cr&#233;er une coalition nationale des acteurs du num&#233;rique autour de l'agriculture et tous ensemble relevons le d&#233;fi : op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, soci&#233;t&#233;s de services, universit&#233;s, structures d'appui &#233;tatiques, banques, organisations professionnelles paysannes, partenaires techniques et financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute mani&#232;re, d'ici peu de temps, les producteurs s&#233;n&#233;galais ach&#232;terons leurs intrants et vendront leurs r&#233;coltes &#224; partir de leurs t&#233;l&#233;phones mobiles et feront leurs transactions avec leur porte monnaie &#233;lectronique. Ils seront en contact permanent avec le march&#233;, contracterons leur assurance et connaitront l'&#233;tat de leurs sols par des syst&#232;mes num&#233;riques d'une grande simplicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est de savoir avec quelles plateformes cela se fera ? Esp&#233;rons tout simplement qu'elle soit Made in S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porter la contribution du secteur agricole de 16% &#224; 30% du PIB est un objectif ambitieux mais r&#233;alisable. Les acteurs &#233;voluant dans le secteur de l'&#233;conomie num&#233;rique pourraient offrir au secteur agricole ces plateformes de services et contribuer ainsi &#224; la cr&#233;ation d'emplois et au renforcement de la comp&#233;titivit&#233; de l'&#233;conomie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, de nouvelles communaut&#233;s na&#238;tront avec l'usage utile des r&#233;seaux sociaux autour de l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick Ndiaye, expert TIC&lt;br class='manualbr' /&gt;ING, E.MBA, BADGE, MASTER II&lt;br class='manualbr' /&gt;Ndiayemalick65@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://ndiayemalick.seneweb.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Blog de Malick Ndiaye&lt;/a&gt;, 2 octobre 2013)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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