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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Bilan de l'ann&#233;e 2013 : une ann&#233;e porteuse de ruptures</title>
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		<dc:date>2013-12-31T18:47:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Faire le bilan de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e est toujours un exercice difficile puisqu'il s'agit de s&#233;lectionner des faits sans toujours avoir le recul suffisant pour les appr&#233;cier en toute objectivit&#233;. Toujours est-il que l'on peut dire sans risque de se tromper que l'ann&#233;e 2013 a &#233;t&#233; un bon cru pour l'action Sonatel &#224; la Bourse r&#233;gionales des valeurs mobili&#232;res (BRVM) d'Abidjan (C&#244;te d'Ivoire) o&#249; elle est pass&#233; de 14 800 FCFA en fin d&#233;cembre 2012 &#224; 20 395 FCFA en fin d&#233;cembre 2013, soit une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2013,496-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Faire le bilan de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e est toujours un exercice difficile puisqu'il s'agit de s&#233;lectionner des faits sans toujours avoir le recul suffisant pour les appr&#233;cier en toute objectivit&#233;. Toujours est-il que l'on peut dire sans risque de se tromper que l'ann&#233;e 2013 a &#233;t&#233; un bon cru pour l'action Sonatel &#224; la Bourse r&#233;gionales des valeurs mobili&#232;res (BRVM) d'Abidjan (C&#244;te d'Ivoire) o&#249; elle est pass&#233; de 14 800 FCFA en fin d&#233;cembre 2012 &#224; 20 395 FCFA en fin d&#233;cembre 2013, soit une augmentation de 37,8%. En avril 2013, le titre Sonatel s'&#233;tait d'ailleurs particuli&#232;rement distingu&#233; puisque plus de 135 000 actions avaient &#233;t&#233; &#233;chang&#233;es en une seule s&#233;ance. Sur le terrain, la Sonatel a continu&#233; d'exercer son leadership (58,34%) sur le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile qui frise d&#233;sormais les treize millions de clients m&#234;me si, comme nous le disons souvent, les chiffres fournis par l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) doivent &#234;tre minor&#233;s compte tenu du ph&#233;nom&#232;ne multi-SIM et des puces devenues inactives. Tigo, second op&#233;rateur &#224; &#234;tre arriv&#233; sur le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile a, suite au r&#232;glement de son contentieux avec l'Etat en 2012, investi quelques 50 milliards de FCFA dans la modernisation et l'extension de son r&#233;seau et lanc&#233; sa 3G+ mettant ainsi son offre de services au m&#234;me niveau que celle ses deux autres concurrents. Cependant, le b&#233;n&#233;fice de ces investissements ne s'&#233;tant pas encore fait sentir, Expresso en a profit&#233; pour se hisser &#224; la deuxi&#232;me place avec 20,92% de parts de march&#233; d&#233;passant d'une courte t&#234;te les 20,74% de Tigo. En mati&#232;re d'environnement l&#233;gal et r&#233;glementaire, 2013 aura vu se d&#233;rouler une nouvelle campagne d'identification des abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile, l'adoption du principe de la mise en oeuvre de la portabilit&#233; des num&#233;ros et le d&#233;marrage des activit&#233;s de la Commission de protection des donn&#233;es personnelles (CDP), cr&#233;&#233;e en 2008, qui a demand&#233; &#224; toutes les structures proc&#233;dant &#224; des traitements de donn&#233;es de les d&#233;clarer &#224; ses services. L'ann&#233;e 2013 qui avait d&#233;marr&#233; par la validation de la strat&#233;gie nationale de passage de l'audiovisuel analogique au num&#233;rique s'est termin&#233; avec la cr&#233;ation du Comit&#233; de pilotage de la transition de l'analogique vers le num&#233;rique (CONTAN) dont le d&#233;fi est de r&#233;ussir dans les d&#233;lais cette fameuse migration qui doit imp&#233;rativement intervenir avant le 17 juin 2015 et de tirer le meilleur profit du dividende num&#233;rique pour cr&#233;er des emplois et rendre l'acc&#232;s haut d&#233;bit Internet possible partout dans le pays. En mati&#232;re d'usages, le fait marquant a &#233;t&#233; la mise en place par le minist&#232;re de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche de la plateforme Campusen qui a permis l'orientation dans les &#233;tablissements priv&#233;s d'enseignement sup&#233;rieur de quelques 6 000 bacheliers de la session 2012 non orient&#233;s dans les universit&#233;s publiques puis l'orientation des bacheliers de la session 2013 dans les universit&#233;s publiques coupl&#233;e avec le paiement &#233;lectronique des frais d'inscription via les services de transfert d'argent (Yooni-ma, La Poste, Wari, Joni Joni et Money Express), le tout ayant fonctionn&#233; sans probl&#232;me majeur. A ce chapitre, il faut &#233;galement ajouter la d&#233;mat&#233;rialisation des factures t&#233;l&#233;phoniques &#224; laquelle a proc&#233;d&#233; la Sonatel ainsi que l'envoi par Macky Sall, Pr&#233;sident de la r&#233;publique, de SMS et de tweets &#224; l'occasion des principales f&#234;tes l&#233;gales. Sur un autre registre, il faut signaler le &#171; buzz &#187; fait sur Internet par &#171; le Journal rapp&#233; &#187; pr&#233;sent&#233; par Xuman et Keyti et qui a &#233;t&#233; visionn&#233; plus d'un million de fois. Toujours c&#244;t&#233; contenus num&#233;riques, l'ann&#233;e 2013 a vu la naissance d'une seconde maison d'&#233;dition sp&#233;cialis&#233;e dans l'&#233;dition num&#233;rique avec la cr&#233;ation de &#171; Diasporas noires &#187; qui rejoint les &#171; Nouvelles &#233;ditions num&#233;riques africaines &#187; dont le promoteur vient de lancer la &#171; Librairie num&#233;rique africaine &#187;. Enfin, il faut souligner que Kheweul.com, la firme cr&#233;&#233;e par Mouhamet Diop, s'est vu d&#233;cerner le prix du meilleur registrar africain par l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN). L'ann&#233;e 2013 appara&#238;t donc comme une ann&#233;e porteuse de ruptures qu'il convient de mat&#233;rialiser en prenant les d&#233;cisions idoines qui permettront de replacer notre pays sur les rails du d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique. Le S&#233;n&#233;gal pourrait ainsi retrouver la place de leader qu'il occupait, il y a plus d'une d&#233;cennie de cela, et qu'il a perdu au profit de pays comme le Kenya, le Rwanda, etc. faute d'avoir su mettre en place l'environnement n&#233;cessaire au d&#233;veloppement des TIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Transition vers le num&#233;rique : Passer de la r&#233;flexion &#224; l'action</title>
		<link>https://osiris.sn/transition-vers-le-numerique-passer-de-la-reflexion-a-l-action.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A dix-huit mois de la date impos&#233;e de la transition vers le num&#233;rique par l'accord GE06 de l'Union internationales des t&#233;l&#233;communications (UIT), force est de constater que le S&#233;n&#233;gal est loin de figurer dans le peloton de t&#234;te des pays africains engag&#233;s dans ce processus mondial. Cela n'est gu&#232;re surprenant quand on sait que ce n'est que le 26 ao&#251;t 2010 qu'un Comit&#233; national pour le passage de l'audiovisuel au num&#233;rique (CNN) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; dans notre pays. Constatant le retard pris en la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A dix-huit mois de la date impos&#233;e de la transition vers le num&#233;rique par l'accord GE06 de l'Union internationales des t&#233;l&#233;communications (UIT), force est de constater que le S&#233;n&#233;gal est loin de figurer dans le peloton de t&#234;te des pays africains engag&#233;s dans ce processus mondial. Cela n'est gu&#232;re surprenant quand on sait que ce n'est que le 26 ao&#251;t 2010 qu'un Comit&#233; national pour le passage de l'audiovisuel au num&#233;rique (CNN) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; dans notre pays. Constatant le retard pris en la mati&#232;re, le Pr&#233;sident de la r&#233;publique a donc d&#233;cid&#233; d'acc&#233;l&#233;rer le mouvement en cr&#233;ant un Comit&#233; de pilotage national de pilotage de la transition de l'analogique vers le num&#233;rique (COTAN), plac&#233; sous son autorit&#233; directe. En effet, les enjeux de cette migration sont multiples et critiques et il est hors de question que le S&#233;n&#233;gal rate ce rendez-vous. Il s'agit tout d'abord de bien g&#233;rer la lib&#233;ration d'un certain nombre de fr&#233;quences, d&#233;sign&#233;es sous le vocable de &#171; dividende num&#233;rique &#187;, qui seront d&#233;di&#233;es &#224; la t&#233;l&#233;vision terrestre num&#233;rique (TNT) et seront r&#233;utilisables pour d'autres applications permettant notamment de r&#233;duire la fracture num&#233;rique puisqu'elles autorisent la transmission de donn&#233;es &#224; haut d&#233;bit. Cette r&#233;volution imposera &#233;galement des changements radicaux au secteur de l'audiovisuel qui devront &#234;tre men&#233;s avec c&#233;l&#233;rit&#233; tout en ayant le souci de prendre en compte les int&#233;r&#234;ts particuliers et de prot&#233;ger tant l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral que l'int&#233;r&#234;t national. Si les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;vision n'auront plus besoin de mettre en place et de g&#233;rer de co&#251;teuses infrastructures de diffusion, il sera essentiel de trouver des partenaires cr&#233;dibles pour construire une infrastructure de diffusion mutualis&#233;e et se doter des structures, des ressources humaines, des &#233;quipements et des moyens financiers n&#233;cessaires &#224; la production de contenus num&#233;riques audiovisuels de qualit&#233;, consommables au S&#233;n&#233;gal et dans le reste du monde. De plus, en attendant que les S&#233;n&#233;galais disposent de t&#233;l&#233;viseurs incorporant directement des tuners en conformit&#233; avec les nouvelles normes, faute de se voir priv&#233;s de t&#233;l&#233;vision, il faudra recourir &#224; des dispositifs de conversion appel&#233;s &#171; set-top boxes &#187; dont la diffusion pose nombre de questions cruciales auxquelles il faudra r&#233;pondre du type : Seront elle fabriqu&#233;es localement ou import&#233;es ? Seront-elles disponibles en nombre suffisant ? Quel sera leur prix de vente ? Comment et &#224; quelle hauteur l'Etat les subventionnera-t-il afin qu'elles soient accessibles aux plus d&#233;munis ? Qui les installera ? Etc. Au-del&#224; de ces contraintes, la transition vers le num&#233;rique est source d'opportunit&#233;s en termes de cr&#233;ation de services, de m&#233;tiers et de richesses. C'est pourquoi les plus hautes autorit&#233;s de l'Etat ont d&#233;cid&#233; de d&#233;mat&#233;rialiser les proc&#233;dures administratives n'ayant pas d'impact direct en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; et ne n&#233;cessitant pas la pr&#233;sence physique du requ&#233;rant. Cette dynamique, coupl&#233;e au d&#233;veloppement des syst&#232;mes de paiement &#233;lectronique auquel nous assistons dans notre pays et &#224; la mise en place un peu partout de points de connexion haut d&#233;bit offrant des services &#224; valeur ajout&#233;e, devrait donner un nouvel &#233;lan &#224; l'&#233;conomie num&#233;rique dont on parle beaucoup et depuis longtemps mais qui peine &#224; prendre son envol et &#224; s'inscrire dans le quotidien de nos concitoyens comme l'a fait la t&#233;l&#233;phonie mobile. Une des conditions essentielles de sa r&#233;ussite est la cr&#233;ation du &#171; Smart village &#187;, h&#233;ritier de ce qu'aurait d&#251; &#234;tre le Technopole puis le Cybervillage, projets lanc&#233;s en 1996 pour le premier et en 2994 pour le second et qui sont malheureusement rest&#233;es au stade des bonnes intentions. Aujourd'hui, les r&#233;seaux sociaux, les tablettes, les smartphones et la convergence entre les m&#233;dias font que nous entrons de plain pied dans l'&#232;re de l'&#233;conomie de l'information et du savoir. La formation en ligne, la t&#233;l&#233;m&#233;decine, l'am&#233;nagement du territoire et la valorisation de nos ressources culturelles peuvent esp&#233;rer tirer un avantage certain de cette situation socio-technologique aussi nouvelle qu'innovatrice. Les pays qui refuseront d'aller dans ce sens, tout en sachant garder leur identit&#233;, utiliser leurs forces et tenir compte de leurs faiblesses, seront pris dans un pi&#232;ge infernal. C'est pourquoi il est grand temps de passer de la r&#233;flexion &#224; l'action en faisant preuve de vision, de d&#233;termination, d'anticipation, d'innovation, de cr&#233;ativit&#233; et cela sans complexe aucun. En effet, comme le dit si bien l'adage &#171; il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait o&#249; il va &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Secteur des t&#233;l&#233;communications : le r&#233;gulateur assure-t-il ses responsabilit&#233;s ? </title>
		<link>https://osiris.sn/secteur-des-telecommunications-le-regulateur-assure-t-il-ses-responsabilites.html</link>
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		<dc:date>2013-10-31T18:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;A deux reprises, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) vient d'amener les S&#233;n&#233;galais &#224; s'interroger sur le fait de savoir si elle &#233;tait v&#233;ritablement &#224; la hauteur des pr&#233;rogatives qui lui ont &#233;t&#233; confi&#233;es par le l&#233;gislateur et des attentes plac&#233;es en elle par les acteurs du secteur et les citoyens. Tout d'abord, apr&#232;s avoir organis&#233; une rencontre publique sur la portabilit&#233; des num&#233;ros en juillet 2013 &#224; l'issue de laquelle il fut officiellement annonc&#233; que la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A deux reprises, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) vient d'amener les S&#233;n&#233;galais &#224; s'interroger sur le fait de savoir si elle &#233;tait v&#233;ritablement &#224; la hauteur des pr&#233;rogatives qui lui ont &#233;t&#233; confi&#233;es par le l&#233;gislateur et des attentes plac&#233;es en elle par les acteurs du secteur et les citoyens. Tout d'abord, apr&#232;s avoir organis&#233; une rencontre publique sur la portabilit&#233; des num&#233;ros en juillet 2013 &#224; l'issue de laquelle il fut officiellement annonc&#233; que la portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phonie mobile serait effective &#224; partir de septembre 2013, ne voil&#224;-t-il pas que la mesure a &#233;t&#233; report&#233;e &#224; septembre 2014, l'ARTP ayant apparemment d&#233;couvert entre temps que la portabilit&#233;, m&#234;me si elle est r&#233;clam&#233;e par tous, implique un certain nombre de pr&#233;alables techniques chez les op&#233;rateurs. Autant dire qu'en la mati&#232;re, le r&#233;gulateur a confondu vitesse et pr&#233;cipitation. L'annonce du report de cette d&#233;cision &#233;tant intervenue quelques jours apr&#232;s que le Directeur g&#233;n&#233;ral de l'ARTP ait accord&#233; une audience au Directeur g&#233;n&#233;ral de la Sonatel, qui comme chacun le sait avait &#233;t&#233; le seul op&#233;rateur &#224; avoir exprim&#233; des r&#233;ticences &#224; la mise en &#339;uvre de la portabilit&#233; des num&#233;ros, du point de vue de la perception, l'affaire en a laiss&#233; plus d'un perplexe. De l&#224; &#224; voir une relation de cause &#224; effet entre ces deux &#233;v&#232;nements, la relation a &#233;t&#233; vite faite, &#224; tort ou &#224; raison, par certains m&#233;dias, jetant ainsi le trouble sur l'ind&#233;pendance du r&#233;gulateur. Par la suite, l'ARTP a &#233;t&#233; totalement hors-jeu &#224; l'occasion du d&#233;marrage de l'exp&#233;rimentation de la 4G au S&#233;n&#233;gal. L&#224; encore, au lieu que le Coll&#232;ge de r&#233;gulation de l'ARTP rende public une d&#233;cision en bonne et due forme, informant les op&#233;rateurs comme l'ensemble des citoyens de sa volont&#233; de cr&#233;er les conditions l&#233;gales de l'exp&#233;rimentation de la 4G au S&#233;n&#233;gal dans le cadre d'une phase pilote, nous avons assist&#233; en lieu et place &#224; l'organisation d'une grande op&#233;ration m&#233;diatique autour du &#171; lancement &#187; de la 4G par la Sonatel. Or, pour le commun des mortels, au moment o&#249; la Sonatel se livrait &#224; cet exercice, &#224; aucun moment il n'avait &#233;t&#233; fait &#233;tat de l'attribution, m&#234;me provisoire, de licences 4G par l'ARTP &#224; un quelconque op&#233;rateur. Cela &#233;tant, dans cette affaire, c'est moins la Sonatel, qui n'a fait que profiter du manque de perspicacit&#233; du r&#233;gulateur, que l'ARTP qu'il faut bl&#226;mer. En effet, au lieu d'attendre le lendemain de l'op&#233;ration organis&#233;e par la Sonatel pour publier un communiqu&#233; informant qu'il avait d&#233;cid&#233; d'octroyer des autorisations temporaires aux trois op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie titulaires de licence au S&#233;n&#233;gal afin de leur permettre de tester les nouveaux services de la 4G, c'est l'ARTP qui aurait d&#251; organiser auparavant une conf&#233;rence de presse fortement m&#233;diatis&#233;e afin de donner la primeur de sa d&#233;cision aux citoyens plut&#244;t que de se laisser bruler la politesse par un des op&#233;rateurs. En la mati&#232;re, il faut souligner que le r&#233;gulateur n'en est malheureusement pas &#224; son coup d'essai, puisqu'en 2008, il avait laiss&#233; la Sonatel d&#233;rouler une campagne publicitaire vantant les m&#233;rites de l'Iphone 3G alors que l'op&#233;rateur ne poss&#233;dait pas de licence lui permettant d'exploiter la 3G et que ce standard n'&#233;tait pas encore disponible au S&#233;n&#233;gal. Ainsi les S&#233;n&#233;galais &#233;taient-ils encourag&#233;s &#224; acheter un appareil dont la principale nouveaut&#233; consistait en une fonctionnalit&#233; qui n'&#233;tait pas utilisable dans le contexte s&#233;n&#233;galais, chose contre laquelle ils auraient d&#251; &#234;tre mis en garde, au nom de la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des consommateurs, par le r&#233;gulateur, qui resta au contraire muet. Ces exemples, auxquels nous aurions pu ajouter la mani&#232;re dont a &#233;t&#233; conduit le processus ayant abouti &#224; l'attribution de la troisi&#232;me licence &#224; Sudatel ou encore les conditions dans lesquelles il fut fait appel &#224; Global Voice, am&#232;ne l&#233;gitimement &#224; poser la question de savoir s'il existe une autorit&#233; qui assume ses responsabilit&#233;s en mati&#232;re de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal. En effet &#224; chaque fois que le r&#233;gulateur devrait &#234;tre au premier plan, &#224; chaque fois qu'il devrait exercer pleinement ses pr&#233;rogatives, &#224; chaque fois qu'ils devraient montrer aux op&#233;rateurs que c'est lui le maitre du jeu, &#224; chaque fois qu'il devrait s'&#233;riger en d&#233;fenseur de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral au d&#233;triment des int&#233;r&#234;ts particuliers, le r&#233;gulateur est soit absent soit en dessous de ce que l'on est en droit d'attendre de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>D&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique : abandonner les incantations et passer &#224; l'action</title>
		<link>https://osiris.sn/Developpement-de-l-economie,10467.html</link>
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		<dc:date>2013-09-30T13:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le courant du mois de septembre, la troisi&#232;me &#233;dition du Forum national sur la gouvernance de l'Internet, organis&#233; par le Chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (Isoc-S&#233;n&#233;gal), a rassembl&#233; la communaut&#233; du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC), et au-del&#224; tous ceux qui s'int&#233;ressent aux probl&#233;matiques li&#233;es au d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information, pour discuter autour du th&#232;me &#171; Le S&#233;n&#233;gal dans l'&#233;conomie num&#233;rique pour un d&#233;veloppement durable : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le courant du mois de septembre, la troisi&#232;me &#233;dition du Forum national sur la gouvernance de l'Internet, organis&#233; par le Chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (Isoc-S&#233;n&#233;gal), a rassembl&#233; la communaut&#233; du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC), et au-del&#224; tous ceux qui s'int&#233;ressent aux probl&#233;matiques li&#233;es au d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information, pour discuter autour du th&#232;me &#171; Le S&#233;n&#233;gal dans l'&#233;conomie num&#233;rique pour un d&#233;veloppement durable : forces et faiblesses &#187;. Autant le niveau de mobilisation des acteurs, la qualit&#233; des pr&#233;sentations et le niveau des d&#233;bats a &#233;t&#233; riche, autant le bilan global que l'on peut tirer de cette journ&#233;e est quelque peu d&#233;cevant. En effet, dans son intervention introductive, Alex Corenthin, Pr&#233;sident d'Isoc-S&#233;n&#233;gal, a parfaitement camp&#233; le probl&#232;me en soulignant que si le S&#233;n&#233;gal peut s'enorgueillir d'exercer un certain leadership dans le domaine des ressources humaines, les entreprises s&#233;n&#233;galaises &#233;voluant dans le secteur de l'&#233;conomie num&#233;rique ne sont toujours pas en mesure d'en tirer un avantage comparatif d&#233;terminant, &#224; l'exception des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications majoritairement d&#233;tenus par des capitaux &#233;trangers. Cette situation, il l'explique par l'inexistence d'une r&#233;gulation digne de ce nom qui entra&#238;ne l'absence d'une v&#233;ritable concurrence cause elle-m&#234;me d'une faible comp&#233;tition dans le secteur, du fait notamment du monopole qui continue d'exister en mati&#232;re de fourniture d'acc&#232;s &#224; Internet. Pour &#234;tre complet, il faudrait ajouter &#224; ce tableau plut&#244;t sombre, l'absence de vision et de volont&#233; politique, dont la cause est sans doute &#224; rechercher dans la sous-estimation, voire la mauvaise compr&#233;hension, des enjeux li&#233;s au d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information pour notre pays et au-del&#224; pour notre continent, par nos dirigeants politiques et cela depuis pr&#232;s de deux d&#233;cennies. Certes les discours et les proclamations foisonnent mais leur traduction en des strat&#233;gies, politiques et actions concr&#232;tes laisse particuli&#232;rement &#224; d&#233;sirer. R&#233;sultat de cette situation, le S&#233;n&#233;gal qui, &#224; la fin des ann&#233;es 90, &#233;tait pr&#233;sent&#233; par nombre d'analystes comme un des pays les mieux plac&#233;s pour jouer les premiers r&#244;les dans le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information sur le continent, n'est plus gu&#232;re cit&#233; lorsque l'on parle de d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique en Afrique. Malgr&#233; les nombreuses r&#233;flexions men&#233;es, les diagnostics &#233;labor&#233;s, les contributions r&#233;dig&#233;es, etc., le S&#233;n&#233;gal ne dispose toujours pas d'une strat&#233;gie nationale pour le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, ni d'une strat&#233;gie nationale de d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique, en particulier. Aujourd'hui, contrairement &#224; ce qui se passe dans de nombreux pays africains (Ghana, Kenya, Maurice, Nig&#233;ria, Rwanda, etc.), il n'existe aucun projet structurant dans le domaine des TIC qui soit capable de cr&#233;er les conditions d'un bond qualitatif et quantitatif pour le secteur des TIC. Lors de ce forum, des recommandations, pour la plupart d&#233;j&#224; exprim&#233;es en d'autres occasions mais malheureusement jamais prises en compte, ont &#233;t&#233; formul&#233;es parmi lesquelles la cr&#233;ation d'un fonds d'appui pour le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique, la r&#233;orientation de l'utilisation des sommes collect&#233;es dans le cadre du service universel, la mise en &#339;uvre d'une dynamique de mutualisation des ressources num&#233;riques, notamment dans le domaine des infrastructures, la n&#233;cessit&#233; de changer de paradigme pour le secteur priv&#233; des TIC en passant d'une logique ax&#233;e sur l'offre de services &#224; une logique de r&#233;ponse &#224; des besoins exprim&#233;s, la promotion de la culture des logiciels libres, particuli&#232;rement au sein de l'appareil d'&#233;tat et de ses d&#233;membrements, tant pour r&#233;aliser des &#233;conomies sur le co&#251;ts des licences, d&#233;velopper les ressources humaines que pour des raisons de souverainet&#233;, le d&#233;fi de la production d'applications, de services et de contenus num&#233;riques locaux en phase avec les besoins et les valeurs des soci&#233;t&#233;s africaines et enfin la prise en compte effective de la dimension r&#233;solument multi-acteurs des questions li&#233;es aux TIC impliquant, au-del&#224; du cercles restreint des techniciens, la participation de tous les citoyens, pour l'av&#232;nement d'une soci&#233;t&#233; de l'information la plus inclusive qui soit. Si nous voulons que le S&#233;n&#233;gal fasse demain bonne figure au rendez-vous de la soci&#233;t&#233; de l'information, il est grand d'abandonner les incantations pour se consacrer en fin &#224; l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#233;-inscription en ligne des nouveaux bacheliers : la r&#233;volution des TIC &#224; l'&#339;uvre</title>
		<link>https://osiris.sn/pre-inscription-en-ligne-des-nouveaux-bacheliers-la-revolution-des-tic-a-l.html</link>
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		<dc:date>2013-08-31T22:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis que les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont apparues dans nos environnements, les promesses de r&#233;volution de telle ou telle mani&#232;re de faire dans tel ou tel secteur ont &#233;t&#233; fr&#233;quentes mais elles ont souvent tard&#233; &#224; se concr&#233;tiser. C'est peut-&#234;tre parce que les r&#233;volutions issues du progr&#232;s scientifique, &#224; l'image des r&#233;volutions culturelles, politiques et sociales, se produisent souvent quand et o&#249; on les attend le moins, contribuant ainsi &#224; en faire des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis que les technologies de l'information et de la communication (TIC) sont apparues dans nos environnements, les promesses de r&#233;volution de telle ou telle mani&#232;re de faire dans tel ou tel secteur ont &#233;t&#233; fr&#233;quentes mais elles ont souvent tard&#233; &#224; se concr&#233;tiser. C'est peut-&#234;tre parce que les r&#233;volutions issues du progr&#232;s scientifique, &#224; l'image des r&#233;volutions culturelles, politiques et sociales, se produisent souvent quand et o&#249; on les attend le moins, contribuant ainsi &#224; en faire des r&#233;volutions silencieuses et invisibles. Ce qui s'est pass&#233; cette ann&#233;e au S&#233;n&#233;gal avec l'inscription en ligne des nouveaux bacheliers illustre bien ce ph&#233;nom&#232;ne. En effet, avec l'accroissement r&#233;gulier du nombre de bacheliers alors que les capacit&#233;s d'accueil des universit&#233;s publiques n'avaient pas ou peu &#233;volu&#233; en cons&#233;quence, l'orientation des nouveaux bacheliers &#233;tait devenue un v&#233;ritable casse-t&#234;te, pour les futurs &#233;tudiants comme pour les responsables universitaires tant le processus &#233;tait devenu lent, chaotique et complexe. En 2012, les universit&#233;s ont d&#233;cid&#233; de rompre avec cette situation en s'engageant sur la voie de la d&#233;mat&#233;rialisation de la proc&#233;dure d'orientation, les unes en mettant un formulaire en ligne qu'il fallait t&#233;l&#233;charger et remplir (cas notamment de l'Universit&#233; Cheikh Anta Diop de Dakar) tandis que d'autres s'orientaient vers un syst&#232;me de pr&#233;-inscription enti&#232;rement en ligne (cas de l'Universit&#233; Gaston Berger de Saint-Louis). En f&#233;vrier 2013, dans le cadre de la mise en &#339;uvre de la d&#233;cision de l'Etat d'orienter, dans des d'&#233;tablissements priv&#233;s d'enseignement sup&#233;rieur priv&#233;s, les nouveaux bacheliers qui n'avaient pas trouv&#233; de place dans les universit&#233;s publiques, la plateforme d'inscription en ligne Campusen fut mise en &#339;uvre avec pour r&#233;sultat l'orientation, sans probl&#232;me majeur, de quelques 6 630 bacheliers. En juillet 2013, le processus de modernisation de l'inscription des nouveaux bacheliers a franchi une &#233;tape d&#233;cisive avec la d&#233;cision prise par les autorit&#233;s de d&#233;mat&#233;rialiser totalement le processus. A l'&#233;poque, les r&#233;serves, voire les critiques, n'ont pas manqu&#233; les uns &#233;voquant la non maitrise des TIC par les &#233;l&#232;ves des classes de terminale, les autres la non-disponibilit&#233; d'Internet dans les zones rurales, etc. Au final, l'op&#233;ration a &#233;t&#233; un succ&#232;s &#233;clatant puisque sur les 40 942 nouveaux bacheliers de l'ann&#233;e 2013, 38 842 (94,87%) ont cr&#233;&#233; un compte sur la plateforme, 38 506 titulaires d'un compte (99,13%) l'ont activ&#233; et 93 287 (96%) ont effectivement rempli un dossier de pr&#233;inscription. Mieux, l'analyse des &#233;tablissements d'origine des candidats a montr&#233; que la majorit&#233; de ceux qui ne s'&#233;taient pas inscrits sur la plateforme provenaient d'&#233;tablissements priv&#233;s de la r&#233;gion de Dakar et n'appartenaient donc pas aux familles les plus d&#233;favoris&#233;es. La derni&#232;re phase du processus, qui sera mise en &#339;uvre dans quelques semaines, verra les futures &#233;tudiants valider l'orientation qui leur aura &#233;t&#233; propos&#233;e par le paiement &#233;lectronique de leurs frais d'inscription via les dispositifs de paiement mobile ou de transfert d'argent (Orange Money, Wari, etc.) couronnant ainsi la d&#233;mat&#233;rialisation du processus d'inscription &#224; l'universit&#233;. A n'en pas douter, tous ceux qui auront fait l'&#233;conomie des nombreux va-et-vient entre leur domicile et l'universit&#233; pour s'enqu&#233;rir du r&#233;sultat de leur orientation et qui n'auront pas fait la queue pendant des heures voire des jours devant les guichets de l'Agence comptable pour s'acquitter de leurs frais d'inscription ne pourront que ce r&#233;jouir de cette r&#233;volution silencieuse. Il en est de m&#234;me des responsables des structures universitaires (d&#233;partement, facult&#233;, universit&#233;) qui connaitront d&#233;sormais, d&#232;s la rentr&#233;e, le nombre exact et l'identit&#233; des &#233;tudiants qu'ils auront &#224; g&#233;rer. C'est dire que la question de la d&#233;mat&#233;rialisation des proc&#233;dures administratives peut et doit &#234;tre est au c&#339;ur de l'utilisation des TIC par les citoyens et qu'aucun argument ne peut justifier une quelconque tergiversation de l'Etat &#224; cet &#233;gard. En outre, la formation &#224; distance qui s'annonce sous la forme d'une universit&#233; virtuelle constitue sans nul doute une r&#233;ponse arriv&#233;e &#224; maturit&#233; pour faire face &#224; l'engorgement des universit&#233;s et des instituts de formation. Une autre le&#231;on que l'on peut tirer de la mise en &#339;uvre de ce processus est que les TIC ne sont plus r&#233;serv&#233;es &#224; une &#233;lite et qu'elles en train de p&#233;n&#233;trer lentement mais surement les diff&#233;rentes couches sociales de notre soci&#233;t&#233;, gr&#226;ce au d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie mobile et de l'internet mobile, m&#234;me si la fracture num&#233;rique reste une r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vous avez dit portabilit&#233; des num&#233;ros ?</title>
		<link>https://osiris.sn/vous-avez-dit-portabilite-des-numeros.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/vous-avez-dit-portabilite-des-numeros.html</guid>
		<dc:date>2013-07-31T07:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Durant ce mois de juillet 2013, un important &#233;v&#232;nement est survenu pour les usagers de la t&#233;l&#233;phonie mobile &#224; savoir la d&#233;cision prise par l'Autorit&#233; de r&#233;gulations des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) d'instaurer la portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone. Attendue depuis longtemps, la portabilit&#233; du num&#233;ro, consistant pour un abonn&#233; &#224; pouvoir conserver son num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone m&#234;me lorsqu'il change d'op&#233;rateur, avait fait l'objet d'une premi&#232;re &#233;tude par l'Agence de r&#233;gulation des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2013,496-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Durant ce mois de juillet 2013, un important &#233;v&#232;nement est survenu pour les usagers de la t&#233;l&#233;phonie mobile &#224; savoir la d&#233;cision prise par l'Autorit&#233; de r&#233;gulations des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) d'instaurer la portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone. Attendue depuis longtemps, la portabilit&#233; du num&#233;ro, consistant pour un abonn&#233; &#224; pouvoir conserver son num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone m&#234;me lorsqu'il change d'op&#233;rateur, avait fait l'objet d'une premi&#232;re &#233;tude par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) en 2005. A cette &#233;poque o&#249; il n'existait que deux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile, Orange et Tigo, les auteurs de l'&#233;tude avaient conclu que la mesure n'&#233;tait pas opportune. En janvier 2009 avec l'arriv&#233;e d'Expresso sur le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile, la question est redevenue d'actualit&#233;. Pour faciliter la p&#233;n&#233;tration du march&#233; par le nouvel entrant et stimuler la concurrence entre les trois op&#233;rateurs, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) aurait pu instaurer la portabilit&#233; du num&#233;ro mais elle n'en fit rien se confinant dans un attentisme souvent d&#233;plor&#233; par les acteurs du secteur des TIC. Il aura donc fallu attendre plus de quatre ann&#233;es pour que l'ARTP se d&#233;cide &#224; prendre cette mesure que les usagers de la t&#233;l&#233;phonie mobile et les fournisseurs de services &#224; valeur ajout&#233;e appelaient de tous leurs v&#339;ux. La mesure a &#233;t&#233; salu&#233;e par l'ensemble des acteurs &#224; l'exception notable de la Sonatel qui a d&#233;clar&#233; par la voix d'un de ses responsables n'&#234;tre &#171; pas convaincue de l'opportunit&#233; de la mise en &#339;uvre de la portabilit&#233; &#187;. Cette position n'a rien de surprenant puisqu'avec le retour en force de Tigo, sur la t&#234;te duquel ne p&#232;se plus l'&#233;p&#233;e de Damocl&#232;s de l'annulation de sa licence et qui a au contraire vu la dur&#233;e de celle-ci allong&#233;e et son p&#233;rim&#232;tre &#233;tendu &#224; la 3G, et l'arriv&#233;e possible d'un quatri&#232;me op&#233;rateur suite au lancement par le gouvernement d'une &#233;tude sur les modalit&#233;s d'attribution de nouvelles licences, l'op&#233;rateur historique qui domine aujourd'hui le march&#233; serait potentiellement le plus grand perdant. En effet, dans un contexte o&#249; le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie mobile d&#233;passe les 90%, l'enjeu est d&#233;sormais moins de faire progresser son parc d'abonn&#233;s en allant chercher de nouveaux clients parmi le peu de citoyens encore &#171; non branch&#233;s &#187; que de conserver ses abonn&#233;s et d'en d&#233;baucher de nouveaux dans les rangs des concurrents. Or aujourd'hui, un des plus grand freins au changement d'op&#233;rateur sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais de la t&#233;l&#233;phonie mobile est notamment la non portabilit&#233; des num&#233;ros qui fait que nombreux sont ceux qui pr&#233;f&#232;rent rester chez leur op&#233;rateur plut&#244;t que de devoir perdre le num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone &#224; travers lequel ils sont connus depuis des ann&#233;es voire depuis le d&#233;but de la t&#233;l&#233;phonie mobile au S&#233;n&#233;gal en 1996. Preuve s'il en est d'ailleurs que les r&#233;serves de la Sonatel vis &#224; vis de la portabilit&#233; du num&#233;ro n'ont rien d'une position de principe, en Tunisie, o&#249; Orange se classe en derni&#232;re position des op&#233;rateurs avec seulement 11% de parts de march&#233; compte tenu de son statut dernier entrant, l'op&#233;rateur fran&#231;ais a effectu&#233; lui-m&#234;me un test de portabilit&#233; des num&#233;ros mobiles sur son r&#233;seau et en a conclu &#224; &#171; la n&#233;cessit&#233; pressante de lancer la portabilit&#233; dans le pays &#187; ! Au-del&#224; de ces consid&#233;rations somme toute secondaires, il faut esp&#233;rer que l'adoption de la portabilit&#233; des num&#233;ros aura un effet positif sur la concurrence entre les op&#233;rateurs et qu'en dernier ressort, les abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile en recueilleront les fruits en termes de baisse des tarifs, d'am&#233;lioration de la qualit&#233; et de diversification de l'offre de service. L'adoption de la portabilit&#233; des num&#233;ros est d'autant plus facilit&#233;e que l'ARTP et les op&#233;rateurs viennent de proc&#233;der &#224; l'identification r&#233;elle des propri&#233;taires de cartes SIM. Cela &#233;tant, l'arriv&#233;e d'un quatri&#232;me op&#233;rateur est peu probable au regard de la quasi saturation du march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile avec 12 millions de puces vendues pour une population de 13 millions d'habitants. M&#234;me si le gouvernement a lanc&#233; une &#233;tude sur les modalit&#233;s d'attribution de nouvelles licences, l'op&#233;rateur historique, qui domine aujourd'hui le march&#233; sera potentiellement peu inqui&#233;t&#233; par l'arriv&#233;e &#171; suicidaire &#187; d'un quatri&#232;me op&#233;rateur qui trouverait un march&#233; dont la seule perspective d'ouverture r&#233;sidera dans le passage &#224; la 4G. L'Etat ferait donc mieux de miser sur la redistribution des fr&#233;quences du dividende num&#233;rique qui accompagnera le passage de la radiot&#233;l&#233;vision de l'analogique au num&#233;rique avant juin 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cr&#233;ation de points d'&#233;changes Internet : il faut acc&#233;l&#233;rer la cadence</title>
		<link>https://osiris.sn/Creation-de-points-d-echanges.html</link>
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		<dc:date>2013-06-30T21:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis la connexion de l'Afrique du sud &#224; Internet il y a de cela pr&#232;s d'un quart de si&#232;cle (1990), les autres pays africains se sont peu &#224; peu connect&#233;s &#224; Internet jusqu'&#224; ce que le continent soit compl&#232;tement int&#233;gr&#233; au &#171; r&#233;seau des r&#233;seaux &#187;. Au fil du temps, ce qui apparaissait au d&#233;but comme un instrument r&#233;serv&#233; &#224; une &#233;lite est devenu un outil banal pour des millions d'Africains, notamment parmi la jeunesse, qui l'utilisent d&#233;sormais au quotidien sur leur lieu de travail, &#224; domicile, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis la connexion de l'Afrique du sud &#224; Internet il y a de cela pr&#232;s d'un quart de si&#232;cle (1990), les autres pays africains se sont peu &#224; peu connect&#233;s &#224; Internet jusqu'&#224; ce que le continent soit compl&#232;tement int&#233;gr&#233; au &#171; r&#233;seau des r&#233;seaux &#187;. Au fil du temps, ce qui apparaissait au d&#233;but comme un instrument r&#233;serv&#233; &#224; une &#233;lite est devenu un outil banal pour des millions d'Africains, notamment parmi la jeunesse, qui l'utilisent d&#233;sormais au quotidien sur leur lieu de travail, &#224; domicile, dans les cybercaf&#233;s ou en situation de mobilit&#233; dans un cadre professionnel, scolaire, acad&#233;mique ou purement priv&#233;. Le web, la messagerie &#233;lectronique, la t&#233;l&#233;phonie par Internet via Skype ou Viber, et plus r&#233;cemment les r&#233;seaux sociaux (Facebook, Twitter, Google +, LinkedIn, Viad&#233;o, etc.) sont utilis&#233;s par un nombre croissant d'entreprises, d'administrations, d'institutions, d'associations et de personnes pour informer et communiquer &#224; l'&#233;chelle locale, nationale, r&#233;gionale voire mondiale. L'&#233;crasante majorit&#233; des Africains utilisent des comptes de messagerie &#233;lectronique et ou des r&#233;seaux sociaux dont les serveurs sont h&#233;berg&#233;s hors du continent africain et avec le d&#233;veloppement du &#171; cloud computing &#187;, applications, services et donn&#233;es sont de moins en moins stock&#233;s sur les machines des utilisateurs. Tout cela se donne dans un contexte o&#249; la lib&#233;ralisation du march&#233; des t&#233;l&#233;communications ayant &#233;t&#233; impos&#233; dans quasiment tous les pays africains, rares sont les situations dans lesquelles il n'existe qu'un seul fournisseur d'acc&#232;s Internet. Cons&#233;quence de tout cela, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, les communications par Internet de deux Africains r&#233;sidant dans la m&#234;me localit&#233;, dans le m&#234;me pays, dans la m&#234;me sous-r&#233;gion ou en Afrique, transitent par des circuits de t&#233;l&#233;communications internationaux l&#224; o&#249; des liaisons locales auraient &#233;t&#233; suffisantes, plus efficientes et surtout plus &#233;conomiques. En effet, en raison d'un routage aberrant li&#233; au fait que chaque op&#233;rateurs utilise les voies de communication qui lui sont propres en fonction de l'infrastructure dont il dispose et des accords de partenariats qu'il a sign&#233; avec d'autres op&#233;rateurs, aucune disposition n'est prise pour optimiser les transferts d'information et surtout en r&#233;duire le co&#251;t. Cette situation n'est ni propre &#224; l'Afrique ni sans solution. Un peu partout dans le monde, des points d'&#233;changes Internet ou Internet Echange Point (IXP) ont &#233;t&#233; mis en place en vue d'organiser l'&#233;change de trafic entre op&#233;rateurs de mani&#232;re rationnelle sur la base d'accord dit de &#171; peering &#187;. Ces derniers permettent d'optimiser les co&#251;ts en ayant recours &#224; des liaisons internationales que si n&#233;cessaires, de r&#233;duire le temps de latence en utilisant les circuits les plus directs et de rationaliser l'utilisation de la bande passante internationale. Malheureusement, malgr&#233; les nombreuses d&#233;clarations de bonnes intentions, seuls une quinzaine de pays africains disposent d'un point d'&#233;change Internet pour r&#233;guler le trafic national et aucun point d'&#233;change &#224; vocation sous-r&#233;gionale voire continentale n'est disponible. R&#233;sultats, chaque ann&#233;e l'Afrique d&#233;pense, sans raison valable, plusieurs centaines de millions de dollars destin&#233;s aux paiements de frais de t&#233;l&#233;communications internationaux qui auraient pu &#234;tre &#233;vit&#233;s et qui constituent par ailleurs une importante perte de devises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>TV White Spaces : une opportunit&#233; pour le d&#233;veloppement d'Internet au S&#233;n&#233;gal ?</title>
		<link>https://osiris.sn/tv-white-spaces-une-opportunite-pour-le-developpement-d-internet-au-senegal.html</link>
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		<dc:date>2013-05-31T22:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dix-sept ans apr&#232;s la connexion permanente du S&#233;n&#233;gal &#224; Internet, le bilan que l'on peut tirer du niveau de p&#233;n&#233;tration de cette technologie dans la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise n'est gu&#232;re reluisant. En effet, si l'on s'en tient aux derniers chiffres publi&#233;s par l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) pour l'ann&#233;e 2012, le taux de p&#233;n&#233;tration des services Internet au sein de la population, mesur&#233; sur la base du nombre d'abonnements aux services Internet, n'&#233;tait que de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dix-sept ans apr&#232;s la connexion permanente du S&#233;n&#233;gal &#224; Internet, le bilan que l'on peut tirer du niveau de p&#233;n&#233;tration de cette technologie dans la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise n'est gu&#232;re reluisant. En effet, si l'on s'en tient aux derniers chiffres publi&#233;s par l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) pour l'ann&#233;e 2012, le taux de p&#233;n&#233;tration des services Internet au sein de la population, mesur&#233; sur la base du nombre d'abonnements aux services Internet, n'&#233;tait que de 5,2% au 31 d&#233;cembre 2012. Par ailleurs, selon les chiffres donn&#233;s par l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), le S&#233;n&#233;gal comptait 2 269 681 utilisateurs d'Internet au 30 juin 2012 soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 17,5%. Pire, ces donn&#233;es agr&#233;g&#233;es sur le niveau d'utilisation d'Internet cachent une forte in&#233;galit&#233; sur le plan g&#233;ographique puisque la majeure partie des utilisateurs d'Internet est concentr&#233;e dans les principales agglom&#233;rations urbaines du pays et plus pr&#233;cis&#233;ment dans celles situ&#233;es dans la r&#233;gion de Dakar (Dakar, Pikine, Gu&#233;diawaye et Rufisque) qui ne repr&#233;sente que 0,28% de la superficie du S&#233;n&#233;gal et regroupe &#224; peine le quart de sa population. M&#234;me si comparaison n'est pas raison, on ne peut s'emp&#234;cher de relever que la t&#233;l&#233;phonie mobile, lanc&#233;e sensiblement &#224; la m&#234;me &#233;poque, totalisait quelques 11 470 646 abonn&#233;s au 31 d&#233;cembre 2012 soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 94, 24% ! Conclusion, non seulement l'utilisation d'Internet est peu d&#233;velopp&#233;e au sein de la population s&#233;n&#233;galaise mais de surcro&#238;t, elle se concentre principalement dans sa capitale et sa p&#233;riph&#233;rie, excluant de ce fait la grande majorit&#233; des S&#233;n&#233;galais et des S&#233;n&#233;galaises qui vit dans le reste du pays et notamment dans les zones rurales. En dehors de des questions li&#233;es &#224; l'analphab&#233;tisme, au cyber-illettrisme, &#224; la chert&#233; du mat&#233;riel informatique malgr&#233; une baisse r&#233;guli&#232;re des prix et le d&#233;veloppement d'un march&#233; de l'occasion et &#224; la raret&#233; des contenus locaux, notamment en termes de services utiles aux citoyens, etc., cette situation s'explique &#233;galement et surtout par le faible d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie fixe (taux de p&#233;n&#233;tration de 2,8% au 31 d&#233;cembre 2012) et par cons&#233;quent une faible couverture de l'ADSL, au co&#251;t &#233;lev&#233; des abonnements ADSL avec notamment des frais d'acc&#232;s de 25 000 FCFA pour une liaison 1 Mbps/256 Kbps soit plus de 50% du montant du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), le monopole de facto, jusqu'&#224; une date r&#233;cente, de la Sonatel sur l'acc&#232;s &#224; la bande passante internationale et enfin la limitation de l'acc&#232;s aux ressources de fr&#233;quences aux seuls op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications interdisant ainsi l'&#233;mergence de fournisseurs d'acc&#232;s alternatifs. D&#232;s lors, la possibilit&#233; d'utiliser les fr&#233;quences de t&#233;l&#233;vision actuellement non utilis&#233;es (TVWS) ainsi que celles qui seront lib&#233;r&#233;es par le passage au num&#233;rique &#224; partir de 2015 constitue-t-elle une r&#233;elle opportunit&#233; de d&#233;velopper l'Internet &#224; large bande au S&#233;n&#233;gal. Elle devrait en effet permettre de faire baisser les co&#251;ts de connexion &#224; condition que l'on autorise la venue sur le march&#233; de nouveaux acteurs, d'&#233;tendre la couverture Internet dans des zones o&#249; elle est actuellement inexistante tout en augmentant la bande passante et par cons&#233;quent le confort de connexion. Cependant, comme &#224; chaque fois que la technologie autorise de nouvelles avanc&#233;es, le v&#233;ritable point d'achoppement sera moins la mise en &#339;uvre de ces solutions que la question de la r&#233;gulation. En effet, dans notre pays, l'innovation dans le domaine des technologies de l'information et de la communication s'est r&#233;guli&#232;rement heurt&#233;e &#224; une r&#233;gulation frileuse, peu &#233;volutive, voire immobile, favorisant le statu quo et les op&#233;rateurs en place au d&#233;triment de l'innovation et des acteurs &#233;mergents. Il ne faut donc pas trop s'emballer au sujet des opportunit&#233;s offertes par les TV White Spaces qui risquent de ne pas pouvoir &#234;tre mat&#233;rialis&#233;es avant longtemps &#224; moins qu'un miracle se produise !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Statistiques 2012 du march&#233; des t&#233;l&#233;communications : Une bonne ann&#233;e pour Expresso</title>
		<link>https://osiris.sn/statistiques-2012-du-marche-des-telecommunications-une-bonne-annee-pour.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/statistiques-2012-du-marche-des-telecommunications-une-bonne-annee-pour.html</guid>
		<dc:date>2013-04-30T07:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La publication des statistiques 2012 relatives aux march&#233;s de la t&#233;l&#233;phonie fixe et mobile ainsi que de l'Internet, par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), a confirm&#233; certaines tendances lourdes et r&#233;serv&#233; quelques surprises. Dans la rubrique &#171; tendance lourde &#187;, la t&#233;l&#233;phonie fixe a perdu des abonn&#233;s (- 1,84%) et le parc est d&#233;sormais inf&#233;rieur &#224; ce qu'il &#233;tait en d&#233;cembre 2010. Cette situation n'a rien de surprenant lorsque l'on sait que la Sonatel a cess&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2013,496-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La publication des statistiques 2012 relatives aux march&#233;s de la t&#233;l&#233;phonie fixe et mobile ainsi que de l'Internet, par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), a confirm&#233; certaines tendances lourdes et r&#233;serv&#233; quelques surprises. Dans la rubrique &#171; tendance lourde &#187;, la t&#233;l&#233;phonie fixe a perdu des abonn&#233;s (- 1,84%) et le parc est d&#233;sormais inf&#233;rieur &#224; ce qu'il &#233;tait en d&#233;cembre 2010. Cette situation n'a rien de surprenant lorsque l'on sait que la Sonatel a cess&#233; depuis belle lurette d'investir dans le d&#233;veloppement de son r&#233;seau en cuivre et que, bien que disposant d'une licence lui permettant de faire de la t&#233;l&#233;phonie fixe, Expresso n'a jamais investi sur ce cr&#233;neau. De plus, la t&#233;l&#233;phonie fixe n'a gu&#232;re b&#233;n&#233;fici&#233; d'op&#233;rations de promotion et le service n'a pas connu d'innovations majeures susceptibles d'attirer une nouvelle client&#232;le. C'est dans ce contexte que s'inscrit l'effondrement de la t&#233;l&#233;phonie publique, dont le nombre de lignes est pass&#233; de pr&#232;s de 25 000 en d&#233;cembre 2004 &#224; moins de 1900 lignes en 2012, du fait de la progression de la t&#233;l&#233;phonie mobile mais aussi de l'absence d'innovations commerciales et tarifaires. A ce rythme, les t&#233;l&#233;centres, qui constituaient jadis une des sp&#233;cificit&#233;s de notre pays, ne seront bient&#244;t plus qu'un vague souvenir dans l'esprit des S&#233;n&#233;galais comme dans le paysage de nos villes et de nos campagnes ! Autre tendance lourde, la croissance impressionnante de la t&#233;l&#233;phonie mobile. Apr&#232;s une ann&#233;e 2011, que l'on peut consid&#233;rer comme &#171; moyenne &#187; avec seulement 12,09% de taux de progression par rapport &#224; l'ann&#233;e 2010, une croissance forte est de retour dans ce sous-secteur avec un taux de progression annuel avoisinant les 22%. La multiplication des offres d'abondance et la banalisation des t&#233;l&#233;phones bas de gamme qui permettent notamment aux jeunes d'&#234;tre actifs sur les r&#233;seaux sociaux sont pour beaucoup dans cette forte croissance. Cons&#233;quence de cette vitalit&#233; du march&#233;, le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie mobile (94,24%) est d&#233;sormais proche des 100%, m&#234;me si comme nous l'avons d&#233;j&#224; dit ce chiffre est loin d'&#234;tre conforme &#224; la r&#233;alit&#233;. En effet, il faut tenir compte des nombreuses puces inactives et du ph&#233;nom&#232;ne multi-SIM qui fait que nombre de S&#233;n&#233;galais poss&#232;dent plusieurs puces afin de b&#233;n&#233;ficier des promotions propos&#233;es par les op&#233;rateurs. Ce ph&#233;nom&#232;ne est &#233;galement encourag&#233; par les fabricants de t&#233;l&#233;phones portables qui proposent des mod&#232;les double SIM voire m&#234;me triple SIM permettant d'installer plusieurs puces sur un m&#234;me t&#233;l&#233;phone. Il est donc grand temps que l'ARTP exige des op&#233;rateurs d'une part qu'ils fournissent le nombre de puces actives et non celui des puces vendues et d'autre part qu'ils identifient strictement les titulaires de cartes SIM tant pour la fiabilit&#233; des raisons statistiques que pour des raisons d'ordre s&#233;curitaire. Enfin, il faut noter que l'augmentation du nombre d'abonn&#233;s s'est accompagn&#233; d'une baisse de la qualit&#233; de service qui a amen&#233; l'ARTP &#224; r&#233;agir vigoureusement. Dans la rubrique &#171; surprise &#187;, l'ann&#233;e 2012 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par la forte progression d'Expresso, qui a vu ses parts de march&#233; s'accroitre au d&#233;triment d'Orange comme de Tigo. Depuis son lancement en mars 2009, c'est en effet la premi&#232;re fois que cet op&#233;rateur fr&#244;le les 15% de parts de march&#233;, Tigo ayant &#233;t&#233; la principale victime de cette progression, ses parts de march&#233; &#233;tant pass&#233;es de 34,4% en 2008 &#224; 23,02% en d&#233;cembre 2012, soit une chute de plus de 11 points en quatre ans. Cela &#233;tant, la Sonatel se fait &#233;galement tailler des croupi&#232;res dans le domaine de l'Internet o&#249; Expresso d&#233;tient 59% des parts de march&#233; contre 41% pour la Sonatel alors que le rapport &#233;tait seulement de 52/48 en faveur d'Expresso en d&#233;cembre 2011. La domination d'Expresso est encore plus flagrante en mati&#232;re de 3G puisqu'il d&#233;tient 68% des parts de march&#233; contre 32% pour la Sonatel. Ce succ&#232;s dans le domaine de la 3G s'explique par la qualit&#233; de service fournie par Expresso, en termes de d&#233;bit comme de couverture du r&#233;seau ainsi que l'attractivit&#233; de ses tarifs. Par ailleurs, la g&#233;n&#233;ralisation de la formule du forfait illimit&#233; pour le volume de donn&#233;es transf&#233;r&#233; est particuli&#232;rement int&#233;ressante pour les gros consommateurs d'Internet. Globalement, il n'en reste pas moins que le taux de p&#233;n&#233;tration des services Internet reste faible (5,2%) et il continuera &#224; en &#234;tre ainsi tant que les tarifs resteront aussi &#233;lev&#233;s qu'ils le sont &#224; l'heure actuelle. Au final, l'ann&#233;e 2012 aura &#233;t&#233; celle d'Expresso qui est d&#233;sormais solidement implant&#233; sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quatri&#232;me licence de t&#233;l&#233;phonie : La rupture sera-t-elle au rendez-vous ?</title>
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		<dc:date>2013-03-31T07:23:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;A travers le communiqu&#233; officiel du Conseil des ministres du 7 mars 2013, les S&#233;n&#233;galais ont appris que le Pr&#233;sident de la r&#233;publique avait &#171; instruit le gouvernement de prendre les dispositions pratiques, notamment la pr&#233;paration d'un cahier de charges, en vue de l'arriv&#233;e d'un 4&#232;me op&#233;rateur sur le march&#233; de t&#233;l&#233;phonie &#187;. Cette annonce constitue une premi&#232;re dans le paysage s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications, o&#249; l'Etat nous avais habitu&#233; aux d&#233;cisions prises en catimini. Que l'on se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A travers le communiqu&#233; officiel du Conseil des ministres du 7 mars 2013, les S&#233;n&#233;galais ont appris que le Pr&#233;sident de la r&#233;publique avait &#171; instruit le gouvernement de prendre les dispositions pratiques, notamment la pr&#233;paration d'un cahier de charges, en vue de l'arriv&#233;e d'un 4&#232;me op&#233;rateur sur le march&#233; de t&#233;l&#233;phonie &#187;. Cette annonce constitue une premi&#232;re dans le paysage s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications, o&#249; l'Etat nous avais habitu&#233; aux d&#233;cisions prises en catimini. Que l'on se rappelle la privatisation de la Sonatel qui n'avait jamais &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e dans le programme du candidat Abdou Diouf &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de f&#233;vrier 1993 et qui sera effectu&#233;e sans qu'il n'y ait eu de v&#233;ritable d&#233;bat public &#224; ce sujet. De m&#234;me, lorsqu'il s'agira d'autoriser la venue d'un second op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile, l'Etat lancera un appel d'offres international dont le grand public n'entendra jamais parler, les autorit&#233;s se contentant d'annoncer le choix de Millicom International Cellular (MIC). Le sc&#233;nario de l'attribution de la 3&#232;me licence globale sera encore plus n&#233;buleux avec une annonce publique en f&#233;vrier 2005, du lancement imminent de l'op&#233;ration, qui sera report&#233;e moult fois jusqu'&#224; la r&#233;v&#233;lation, par la presse en ligne en ao&#251;t 2007, que le processus &#233;tait en cours ! R&#233;sultat : pratiquement six ans apr&#232;s l'attribution &#171; tr&#232;s sp&#233;ciale &#187; de cette licence, elle continue de d&#233;frayer la chronique dans le cadre de l'op&#233;ration men&#233;e contre les &#171; biens mal acquis &#187; par les responsables du r&#233;gime d'Abdoulaye Wade. Les choses ne seront gu&#232;re diff&#233;rentes en mai 2010 lorsqu'il s'agira d'accorder une licence de t&#233;l&#233;communications &#224; l'op&#233;rateur nig&#233;rian Globalcom pour l'atterrissage du c&#226;ble Glo 1 puisque l'affaire sera r&#233;gl&#233;e entre l'op&#233;rateur et le minist&#232;re de l'&#233;conomie et des finances, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) ayant &#233;t&#233; contourn&#233;e. Enfin, en mars 2012, une licence pour l'exploitation d'infrastructures de t&#233;l&#233;communications sera accord&#233;e &#224; la soci&#233;t&#233; MTL Infrastructure et Services S.A, dans le plus grand secret, avant que la concession ne soit d&#233;nonc&#233;e par la nouvelle direction g&#233;n&#233;rale de l'ARTP en mai 2012. L'&#233;vocation de la mani&#232;re dont les autorit&#233;s publiques ont proc&#233;d&#233; en mati&#232;re d'attribution de licence de t&#233;l&#233;communications depuis plus d'une quinzaine d'ann&#233;es montre que la transparence n'a jamais &#233;t&#233; au rendez-vous avec pour cons&#233;quence de nombreux scandales de grande envergure. Et encore, n'avons-nous pas parl&#233; de l'affaire Global Voice, ni m&#234;me de la mani&#232;re dont ont &#233;t&#233; attribu&#233;es les fr&#233;quences de t&#233;l&#233;vision aux chaines priv&#233;es pendant plus d'une d&#233;cennie ! Les nouvelles autorit&#233;s ayant plac&#233; leur magist&#232;re sous le signe de la rupture et de la bonne gouvernance, il faut esp&#233;rer que le processus d'attribution de cette nouvelle licence sera exempt de tout reproche. Cela &#233;tant, le S&#233;n&#233;gal a-t-il besoin d'un quatri&#232;me op&#233;rateur ou faut-il mettre de l'ordre dans le secteur et mieux contr&#244;ler les op&#233;rateurs d&#233;j&#224; install&#233;s ? Ostensiblement ces op&#233;rateurs, Orange en particulier, annoncent annuellement d'importants b&#233;n&#233;fices apr&#232;s imp&#244;ts dans un contexte marqu&#233; par la d&#233;gradation de la qualit&#233; de service et l'absence de soutien &#224; l'&#233;mergence d'une industrie locale des TIC. De plus, les op&#233;rateurs d&#233;clarant avoir plus de 10 millions de clients sur les 13 millions de S&#233;n&#233;galais, quel r&#244;le pourra jouer un nouvel arrivant sur un march&#233; quasi satur&#233; que se partage des op&#233;rateurs aux pratiques plus que douteuses. Commen&#231;ons d'abord par obtenir des op&#233;rateurs existants qu'ils assurent le bon fonctionnement des r&#233;seaux et que leurs prix soient r&#233;ellement &#224; la port&#233;e des citoyens. Rien ne justifie par exemple qu'Orange puisse faire payer plus de cinq fois les tarifs appliqu&#233;s en France. Sur un autre plan, l'arriv&#233;e de ce nouvel op&#233;rateur devrait co&#239;ncider avec une rupture dans la mani&#232;re dont le march&#233; des t&#233;l&#233;communications est r&#233;gul&#233; de fa&#231;on &#224; instaurer une v&#233;ritable concurrence. En effet, les consommateurs attendent en vain depuis des ann&#233;es la baisse significative des tarifs, l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de service et la diversification de l'offre commerciale qui avaient &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es comme devant &#234;tre les fruits de la lib&#233;ralisation. Dans ce sens, il est grand temps de mettre en &#339;uvre un ensemble de m&#233;canismes qui feront que la Sonatel cessera d'&#234;tre en position dominante dans tous les sous-secteurs du march&#233; des t&#233;l&#233;communications voire en position de monopole dans certains et ce plus de quinze ans apr&#232;s la lib&#233;ralisation du march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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