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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2012 : Une ann&#233;e de changement mais pas de rupture</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2012 qui a vu l'&#233;lection d'un nouveau Pr&#233;sident de la r&#233;publique, la nomination d'un nouveau gouvernement et l'av&#232;nement d'une nouvelle majorit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale, a &#233;t&#233; marqu&#233;e par nombre de changements dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC). Les TIC, et plus particuli&#232;rement les r&#233;seaux sociaux, sans avoir &#233;t&#233; le moteur des changements politiques, ont jou&#233; un r&#244;le important avant l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, durant la campagne &#233;lectorale, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2012,421-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2012 qui a vu l'&#233;lection d'un nouveau Pr&#233;sident de la r&#233;publique, la nomination d'un nouveau gouvernement et l'av&#232;nement d'une nouvelle majorit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale, a &#233;t&#233; marqu&#233;e par nombre de changements dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC). Les TIC, et plus particuli&#232;rement les r&#233;seaux sociaux, sans avoir &#233;t&#233; le moteur des changements politiques, ont jou&#233; un r&#244;le important avant l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, durant la campagne &#233;lectorale, &#224; l'occasion du premier tour, entre les deux tours, lors du second tour et au moment du d&#233;pouillement des r&#233;sultats. Sur le plan institutionnel, l'alternance politique, a eu pour cons&#233;quence la nomination d'Abdoul Aziz Mbaye comme conseiller sp&#233;cial du Pr&#233;sident de la r&#233;publique charg&#233; des TIC tandis qu'Abou L&#244; &#233;tait nomm&#233; ministre de la Communication et des t&#233;l&#233;communications et des TIC, poste auquel il sera remplac&#233; au bout de sept mois par Cheikh Mamadou Abiboulaye Di&#232;ye. De son c&#244;t&#233;, la direction g&#233;n&#233;rale de l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE) sera confi&#233;e &#224; Khassoum Wone tandis que celle de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) ira &#224; Thierno Alassane Sall jusqu'&#224; ce qu'il c&#232;de la place &#224; Abou L&#244;, suite &#224; sa nomination comme ministre des Infrastructures et des transports. La pr&#233;sidence du Fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) est all&#233;e &#224; Ali Cotto Ndiaye suite &#224; son d&#233;part du gouvernement en octobre 2012. Le Conseil de r&#233;gulation de l'ARTP, dont les membres avaient &#233;t&#233; nomm&#233;s entre les deux tours de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle puis remerci&#233;es par les nouvelles autorit&#233;s, a de nouveau &#233;t&#233; confi&#233; &#224; Fatou Blondin Ndiaye Diop, qui fut ministre des TIC sous le r&#233;gime d'Abdoulaye Wade entre juin 2010 et novembre 2011. La direction des TIC, &#224; la t&#234;te de laquelle se trouvait Nd&#232;ye Ma&#239;mouna Diop Diagne depuis 2004, n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; cette vague de changement avec la nomination de Mall&#233; Ndiaye. Enfin, en octobre 2012, le minist&#232;re de la Communication et des t&#233;l&#233;communications et des TIC est devenu minist&#232;re de la Communication, des t&#233;l&#233;communications et de l'&#233;conomie num&#233;rique traduisant ainsi l'importance accord&#233; par le nouveau r&#233;gime au d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique. Pour d'autres raisons, la Sonatel a &#233;galement connu le vent du changement, puisque Cheikh Tidiane Mbaye, en poste depuis 1988, a c&#233;d&#233; son fauteuil de Directeur g&#233;n&#233;ral, en septembre 2012, &#224; Alioune Ndiaye, jusqu'alors directeur d'Orange Mali. L'action Sonatel cot&#233; &#224; la Bourses r&#233;gionales des valeurs mobili&#232;res d'Abidjan (C&#244;te d'ivoire) a quant &#224; elle &#233;t&#233; fractionn&#233;e par dix pour la rendre plus attractive. En mati&#232;re d'infrastructures, la nouveaut&#233; a &#233;t&#233; la mise en service du c&#226;ble sous-marin ACE, dont la capacit&#233; totale s'&#233;l&#232;vera &#224; 5,12 Tbps, et qui, en dehors d'accroitre la bande passante internationale disponible, permet d&#233;sormais &#224; Expresso de s'affranchir de la Sonatel pour l'acc&#232;s &#224; l'international. L'ann&#233;e 2012 a &#233;galement marqu&#233; la fin du contentieux, vieux d'une douzaine d'ann&#233;es, entre Sentel et l'Etat du S&#233;n&#233;gal, gr&#226;ce la signature d'un accord &#224; l'amiable qui a permis &#224; Tigo d'obtenir la confirmation de sa licence et sa prolongation jusqu'en 2028 ainsi que la possibilit&#233; de d&#233;ployer un r&#233;seau 3G. De m&#234;me, l'abrogation de la taxe sur les appels t&#233;l&#233;phoniques internationaux entrants a mis fin au bras de fer entre les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications et l'Etat. Pour ce qui est des produits et services de t&#233;l&#233;communications, il n'y a pas eu d'innovations majeures et le nombre d'abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie fixe, aujourd'hui de l'ordre de 300 000 abonn&#233;s, a continu&#233; de diminuer lentement tandis que la t&#233;l&#233;phonie mobile franchissait le seuil des 10 millions d'abonn&#233;s. L'Internet a par contre fortement progress&#233;, avec pr&#232;s de 600 000 abonn&#233;s, sous l'effet notamment des connexions 3G qui repr&#233;sentent d&#233;sormais plus de 70% des acc&#232;s. Le nombre d'abonn&#233;s, tout en restant faible, d&#233;passe les 2 millions de personnes et les internautes, tr&#232;s pr&#233;sents sur les r&#233;seaux sociaux et plus particuli&#232;rement sur Facebook, b&#233;n&#233;ficient d&#233;sormais d'une version s&#233;n&#233;galaise de YouTube. Parall&#232;lement, l'&#233;cosyst&#232;me des TIC a poursuivi sa croissance et les jeunes ont &#233;t&#233; de plus en plus nombreux &#224; s'activer dans le d&#233;veloppement d'applications destin&#233;es notamment &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile. En conclusion, il s'av&#232;re que si l'ann&#233;e 2012 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par de nombreux changements, elle n'a pas &#233;t&#233; pour autant une ann&#233;e de rupture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>TIC : quand les jeunes sont au c&#339;ur de l'innovation</title>
		<link>https://osiris.sn/tic-quand-les-jeunes-sont-au-coeur-de-l-innovation.html</link>
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		<dc:date>2012-11-30T07:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;BarCamp, TechCamp, Startup Weekend, Mobile Monday, Dakar 2.0, journ&#233;e du logiciel libre (Software Freedom Day), Mobile Innovations, Africa Content Initiative, etc., depuis quelques ann&#233;es les initiatives visant &#224; r&#233;unir les d&#233;veloppeurs d'applications, les cr&#233;ateurs de contenus num&#233;riques, les entrepreneurs et au-del&#224; tous ceux, sp&#233;cialistes ou non, qui s'int&#233;ressent au d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information au S&#233;n&#233;gal, en Afrique et dans le monde ne cessent de se multiplier. Elle est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;BarCamp, TechCamp, Startup Weekend, Mobile Monday, Dakar 2.0, journ&#233;e du logiciel libre (Software Freedom Day), Mobile Innovations, Africa Content Initiative, etc., depuis quelques ann&#233;es les initiatives visant &#224; r&#233;unir les d&#233;veloppeurs d'applications, les cr&#233;ateurs de contenus num&#233;riques, les entrepreneurs et au-del&#224; tous ceux, sp&#233;cialistes ou non, qui s'int&#233;ressent au d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information au S&#233;n&#233;gal, en Afrique et dans le monde ne cessent de se multiplier. Elle est bien loin l'&#233;poque h&#233;ro&#239;que o&#249; le chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (ISOC-S&#233;n&#233;gal) et OSIRIS, appuy&#233;s par quelques rares partenaires publics et priv&#233;s organisaient difficilement la F&#234;te de l'Internet dont la premi&#232;re &#233;dition vit le jour au S&#233;n&#233;gal en 1999. A l'&#233;poque, il y avait plus de spectateurs que d'acteurs et les pr&#233;sentations, les d&#233;monstrations et les conf&#233;rences l'emportaient sur les ateliers o&#249; les uns et les autres pouvaient montrer leur savoir-faire. La derni&#232;re &#233;dition de la F&#234;te de l'Internet remonte &#224; 2004 et sa non-organisation depuis cette date, loin de constituer un &#233;chec, symbolise bien au contraire l'atteinte de l'objectif &#224; savoir la vulgarisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) et leur banalisation dans la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise. En effet, aujourd'hui, il n'est plus gu&#232;re n&#233;cessaire d'organiser cette activit&#233;-phare, qui &#233;tait bien isol&#233;e pour ne pas dire esseul&#233;e dans l'ann&#233;e malgr&#233; son grand succ&#232;s populaire, puisque sourdent de partout des initiatives prises &#224; la base par une multitude d'acteurs et non plus par une poign&#233;e d'activistes adeptes de l'&#233;vang&#233;lisation num&#233;rique. Il faut dire qu'entre temps les utilisateurs des TIC sont pass&#233;s du stade du groupuscule au parti de masse pour reprendre une m&#233;taphore du champ politique. Paradoxalement, m&#234;me si Internet reste le point de ralliement vers lequel tout le monde converge, ce n'est pas le monde de l'informatique et des r&#233;seaux, entendu au sens classique, qui sont &#224; la base de ce formidable d&#233;veloppement mais plut&#244;t un outsider sur lequel bien peu de gens auraient pari&#233; il y a plus d'une d&#233;cennie de cela, &#224; savoir la t&#233;l&#233;phonie mobile. Le lancement de la 3G, d'abord par Expresso en 2010 puis par la Sonatel en 2011 suite aux tests men&#233;s en 2008 &#224; l'occasion de la tenue &#224; Dakar du sommet de l'Organisation de la conf&#233;rence islamique (OCI), a entrain&#233; un d&#233;veloppement spectaculaire de l'internet mobile comme moyen d'acc&#232;s au Net et principalement aux r&#233;seaux sociaux. Que l'on en juge, le parc d'abonn&#233;s &#224; l'Internet mobile est pass&#233; de 16,2% des abonn&#233;s &#224; Internet en mars 2011 &#224; 59,5% en mars 2012. Cela &#233;tant, les S&#233;n&#233;galais et les S&#233;n&#233;galaises ne se sont pas content&#233;s d'aller &#224; la rencontre des TIC comme de simples consommateurs puisque l'on a vu, au fil des ans, apparaitre un nombre croissant de d&#233;veloppeurs, de cr&#233;ateurs, d'innovateurs, les uns fonctionnant comme de simples geeks et les autres comme de jeunes d'entrepreneurs op&#233;rant le plus souvent dans le cadre de tr&#232;s petites entreprises (TPE) voire d'entreprises unipersonnelles. Il s'en est suivi un formidable &#233;lan cr&#233;atif, notamment en mati&#232;re d'applications utilisables &#224; partir de t&#233;l&#233;phones mobiles, qui ont valu &#224; nombre de jeunes s&#233;n&#233;galais d'&#234;tre prim&#233;s &#224; l'occasion de comp&#233;titions se d&#233;roulant &#224; l'&#233;chelle de l'Afrique de l'ouest, du continent africain voire du monde. Ils contribuent ainsi au d&#233;veloppement d'un &#233;cosyst&#232;me favorable &#224; la naissance d'une &#233;conomie num&#233;rique que beaucoup appellent de tous leurs v&#339;ux mais qui peine &#224; &#233;merger. Cette dynamique est encourag&#233;e par des structures telles le CTIC, incubateur d'entreprises TIC, Jokkolabs, espace de coworking, la villa ACT, Mobile S&#233;n&#233;gal, etc., qui constituent autant de plateformes favorisant la formation, l'&#233;change d'exp&#233;riences, la concr&#233;tisation de projets et finalement l'innovation. Si l'on consid&#232;re le fait que dans le monde des TIC, l'innovation est fr&#233;quemment une affaire individuelle, comme le montre le parcours de nombre de grands noms du domaine, de Steve Jobs &#224; Mark Zuckerberg, il n'est pas interdit de r&#234;ver que demain, un jeune S&#233;n&#233;galais ou une jeune S&#233;n&#233;galaise, et plus globalement un jeune africain ou une jeune africaine, sera &#224; l'origine de la &#171; killer application &#187; qui, non seulement, sera utilis&#233;e par des millions d'utilisateurs &#224; travers le monde mais lui permettra d'&#234;tre milliardaire en dollars, en euros ou en&#8230;yuans, de cr&#233;er des emplois et surtout d'&#234;tre un mod&#232;le pour une jeunesse africaine qui aura soif de conqu&#233;rir le monde plut&#244;t que de fuir le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>ARTP : nouveau d&#233;part ou faux d&#233;part ?</title>
		<link>https://osiris.sn/ARTP-nouveau-depart-ou-faux-depart.html</link>
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		<dc:date>2012-10-31T06:56:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis pr&#232;s d'une d&#233;cennie, l'Agence de r&#233;gulation, des t&#233;l&#233;communications (ART), l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) puis l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a &#233;t&#233; abonn&#233;e &#224; la rubrique &#171; faits divers &#187; tellement ont &#233;t&#233; nombreux et vari&#233;s les scandales qui ont entach&#233; la gestion de quasiment tous les directeurs g&#233;n&#233;raux qui se sont succ&#233;d&#233;s &#224; sa t&#234;te. Pendant ce temps-l&#224;, les questions qui auraient d&#251; &#234;tre au c&#339;ur de son (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2012,421-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis pr&#232;s d'une d&#233;cennie, l'Agence de r&#233;gulation, des t&#233;l&#233;communications (ART), l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) puis l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a &#233;t&#233; abonn&#233;e &#224; la rubrique &#171; faits divers &#187; tellement ont &#233;t&#233; nombreux et vari&#233;s les scandales qui ont entach&#233; la gestion de quasiment tous les directeurs g&#233;n&#233;raux qui se sont succ&#233;d&#233;s &#224; sa t&#234;te. Pendant ce temps-l&#224;, les questions qui auraient d&#251; &#234;tre au c&#339;ur de son activit&#233; ont pour l'essentiel &#233;t&#233; peu, mal, voire pas du tout, prises en charge en n&#233;gation du mandat qui &#233;tait le sien et surtout au d&#233;triment des int&#233;r&#234;ts des citoyens, des consommateurs, de l'Etat, du secteur priv&#233;, des investisseurs et des innovateurs. Vente sans contr&#244;le de cartes SIM dans la rue avec tous les risques que cela comporte pour la s&#233;curit&#233; publique et la s&#251;ret&#233; de l'&#233;tat, multiplication anarchique des promotions par les op&#233;rateurs au point qu'il y a de quoi s'interroger sur la sinc&#233;rit&#233; des tarifs pratiqu&#233;s, difficile lisibilit&#233; des offres commerciales qui font que souvent les consommateurs ont le sentiment de s'&#234;tre faits grug&#233;s lorsqu'il ne le sont pas effectivement, faible concurrence qui entretient, de facto, un quasi-monopole de l'op&#233;rateur historique dans tous les sous-secteurs du march&#233;, probl&#232;mes r&#233;currents de qualit&#233; de service en mati&#232;re de t&#233;l&#233;phonie mobile comme de fourniture de prestations Internet, nature limit&#233;e et chert&#233; des offres commerciales destin&#233;es aux particuliers comme aux entreprises, inaction prolong&#233;e sur nombre de dossiers critiques en suspens depuis des ann&#233;es (portabilit&#233; du num&#233;ro, d&#233;groupage de la boucle locale, autorisation des technologies et op&#233;rateurs alternatifs, etc.), gestion opaque des processus d'attribution de licence, d&#233;tournement d'objectif du Fond de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) et absence de politique en la mati&#232;re, etc., tels sont quelques-uns des maux qui affectent la r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des TIC depuis plus d'une d&#233;cennie. Cela &#233;tant, force est de reconna&#238;tre que depuis la nomination de Thierno Alassane Sall &#224; la t&#234;te de l'ARTP en avril 2012, le r&#233;gulateur semblait avoir pris un nouveau d&#233;part, proc&#233;dant &#224; une r&#233;organisation interne et en se consacrant d&#233;sormais sur son c&#339;ur de m&#233;tier en organisant notamment des campagnes de mesure de la qualit&#233; de service des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile et en signant, conjointement avec l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE), plusieurs protocoles d'accord avec l'Universit&#233; Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) pour la mise en place d'un r&#233;seau Wifi sur le campus, avec le minist&#232;re de la sant&#233; pour le d&#233;veloppement d'une application mobile de renforcement de la qualit&#233; des soins et avec l'Universit&#233; Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) pour la cr&#233;ation d'une polyclinique virtuelle. Auparavant, l'ARTP avait &#233;galement appuy&#233; l'organisation du Forum national sur la gouvernance de l'Internet initi&#233; par le chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (ISOC-S&#233;n&#233;gal) et s'&#233;tait montr&#233;e dispos&#233;e &#224; appuyer les manifestations permettant un dialogue inclusif entre les parties prenantes int&#233;ress&#233;es par les probl&#233;matiques li&#233;es &#224; l'&#233;mergence de la soci&#233;t&#233; de l'information dans notre pays. Alors que l'ARTP semblait avoir pris un nouveau d&#233;part &#224; la faveur de la nomination de son nouveau Directeur g&#233;n&#233;ral, &#224; la satisfaction d'une majorit&#233; d'acteurs &#224; l'ext&#233;rieur comme &#224; l'int&#233;rieur de l'ARTP, ce dernier a &#233;t&#233; appel&#233; &#224; d'autres fonctions avant m&#234;me d'avoir pu mener &#224; bien les chantiers qu'il avait lanc&#233;s. D&#232;s lors, pour le directeur g&#233;n&#233;ral entrant, le sixi&#232;me en onze ans, l'alternative est la suivante : confirmer le nouveau d&#233;part donn&#233; &#224; l'ARTP par son pr&#233;d&#233;cesseur et pouvoir se pr&#233;valoir d'avoir permis le d&#233;collage du secteur ou retomber dans les errements du pass&#233; avec toutes les cons&#233;quences funestes qui en d&#233;couleront pour lui-m&#234;me mais surtout pour le pays. Toujours est-il qu'un faux d&#233;part serait dramatique &#224; l'heure o&#249; le gouvernement travaille &#224; l'&#233;laboration d'une strat&#233;gie de l'&#233;conomie num&#233;rique et qu'il en a fait un minist&#232;re. En effet, comme nous ne cessons de le r&#233;p&#233;ter, dans ce domaine plus que dans d'autres, les occasions perdues ne se rattrapent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Chapeau bas Nd&#232;ye Ma&#239;mouna !</title>
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		<dc:date>2012-09-30T11:55:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une fois n'est pas coutume, nous avons d&#233;cid&#233; de rendre hommage &#224; une personne qui a marqu&#233; le d&#233;veloppement d'Internet au S&#233;n&#233;gal depuis plus d'une quinzaine d'ann&#233;es &#224; savoir Nd&#232;ye Ma&#239;mouna Diop Diagne qui &#233;tait il y a encore peu de temps encore Directrice des Technologies de l'information et de la communication (DTIC). Dans ce milieu o&#249; les femmes ne sont pas l&#233;gion et o&#249; les hommes ne leur font gu&#232;re de politesses, elle a en effet r&#233;ussi &#224; s'imposer dans ce milieu et &#224; y forcer le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une fois n'est pas coutume, nous avons d&#233;cid&#233; de rendre hommage &#224; une personne qui a marqu&#233; le d&#233;veloppement d'Internet au S&#233;n&#233;gal depuis plus d'une quinzaine d'ann&#233;es &#224; savoir Nd&#232;ye Ma&#239;mouna Diop Diagne qui &#233;tait il y a encore peu de temps encore Directrice des Technologies de l'information et de la communication (DTIC). Dans ce milieu o&#249; les femmes ne sont pas l&#233;gion et o&#249; les hommes ne leur font gu&#232;re de politesses, elle a en effet r&#233;ussi &#224; s'imposer dans ce milieu et &#224; y forcer le respect. Actuellement inscrite pour l'obtention d'un doctorat en math&#233;matiques et informatique, elle a d'abord travaill&#233; comme directrice technique de la Soci&#233;t&#233; franco-africaine de l'Internet (SOFRALI) de 1995 &#224; 1998 apr&#232;s &#234;tre sortie major de sa promotion d'ing&#233;nieur en informatique de l'Ecole sup&#233;rieure polytechnique (ESP) de l'Universit&#233; Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Apr&#232;s cette premi&#232;re exp&#233;rience professionnelle, elle int&#232;gre la Sonatel o&#249; elle exerce les fonctions d'ing&#233;nieur &#171; Support donn&#233;es &#187; de 1995 &#224; 2000. Elle participe alors &#224; l'installation du backbone national IP de la Sonatel en 1996 puis &#224; son administration, &#224; une &#233;poque o&#249; bien peu de S&#233;n&#233;galais disposaient d'une connexion &#224; Internet ! Passionn&#233;e par le virtuel, elle ne fait pas pour autant partie de ces &#171; geeks &#187; pour lesquels le monde se limite &#224; l'&#233;cran de leur ordinateur et dans le cadre d'un engagement citoyen, elle fait partie des membres fondateurs du chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet society (ISOC-S&#233;n&#233;gal) mais aussi d'OSIRIS. Elue vice-pr&#233;sidente d'ISOC-S&#233;n&#233;gal, ses comp&#233;tences, son exp&#233;rience et son engagement &#224; mettre les TIC &#224; la port&#233;e de tous lui vaudront d'&#234;tre nomm&#233;e conseiller technique au minist&#232;re en charge des TIC de 2000 &#224; 2002, puis &#224; la disparition de ce minist&#232;re, d'&#234;tre d&#233;sign&#233;e comme coordonnatrice de la t&#233;l&#233;m&#233;decine au minist&#232;re de la Sant&#233; et de la Pr&#233;vention de 2002 &#224; 2004 avant de devenir DTIC en 2004. Dans le cadre de ces fonctions, elle sera en charge d'importants dossiers tels la mise en &#339;uvre du protocole portant cadre politique et r&#233;glementaire de haut niveau relatif &#224; l'Infrastructure TIC &#224; haut d&#233;bit du NEPAD ou encore la transition d'IPv4 vers IPv6 pour laquelle elle sera &#224; l'origine aussi du Forum IPv6 S&#233;n&#233;gal et de la Task Force IPv6 S&#233;n&#233;gal. Elle repr&#233;sentera le gouvernement du S&#233;n&#233;gal au sein de diff&#233;rents groupes d'experts qu'il s'agisse de la Digital Opportunity Task Force (DOT Force), de la Task Force des Nations unies pour les TIC ou encore du groupe de travail sur la gouvernance de l'Internet du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI). Membre du Multistakeholders Advisory Group (MAG) du Forum sur la gouvernance de l'Internet, Vice-pr&#233;sidente du Governmental Advisory Committee (GAC) de l'ICANN, elle a &#233;t&#233; &#233;lu membre du Conseil d'administration d'AfriNIC (2011-2014) et en est la Pr&#233;sidente pour la p&#233;riode 2011-2012. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; le point focal du Forum ouest africain pour la gouvernance de l'Internet, elle avait pr&#233;sid&#233; tout r&#233;cemment le Comit&#233; d'organisation du Forum national sur la gouvernance de l'internet. Apr&#232;s s'&#234;tre occup&#233;e de projets de lutte contre la fracture num&#233;rique au S&#233;n&#233;gal et en Afrique, notamment le passage &#224; grande &#233;chelle des Centres multim&#233;dia communautaires (CMC), le r&#233;seau panafricain de service en ligne avec l'Union africaine et l'Inde ou encore la r&#233;daction du document national de strat&#233;gie de d&#233;veloppement des TIC, elle travaillait ces derniers temps &#224; l'&#233;laboration des termes de r&#233;f&#233;rences d'une strat&#233;gie nationale de d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique. Tout au long de ces ann&#233;es, elle a apport&#233; une contribution des plus significatives au d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information au S&#233;n&#233;gal, en Afrique et dans le monde et &#224; ce titre, elle m&#233;rite notre reconnaissance &#224; tous pour s'&#234;tre comport&#233;e en digne amazone des TIC pour que triomphe le slogan &#171; Internet pour tous, Internet par tous &#187;. Apr&#232;s ces ann&#233;es bien remplies au service de l'Etat, nous ne pouvons que lui souhaiter un brillant avenir, sachant que ses qualit&#233;s, reconnues au S&#233;n&#233;gal comme &#224; l'ext&#233;rieur de nos fronti&#232;res, ne lui permettront sans doute pas de rester inactive tr&#232;s longtemps. Chapeau bas Nd&#232;ye Ma&#239;mouna !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Feuilleton Sentel/Etat du S&#233;n&#233;gal : Suite et fin</title>
		<link>https://osiris.sn/Feuilleton-Sentel-Etat-du-Senegal,8713.html</link>
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		<dc:date>2012-08-31T20:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Saison 1. Il y a quatorze ans, le 3 juillet 1998, la soci&#233;t&#233; Millicom international Cellular obtenait une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile pour la somme de 50 millions de francs CFA sans qu'aucun appel d'offres public n'ait &#233;t&#233; lanc&#233; par les autorit&#233;s. Apr&#232;s quelques mois pass&#233;s &#224; d&#233;ployer son infrastructure, Sentel d&#233;marra ses activit&#233;s en avril 1999 et la concurrence avec la Sonatel aidant, on assist&#226;t &#224; une baisse significative des prix et une course &#224; l'innovation et aux promotions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saison 1&lt;/strong&gt;. Il y a quatorze ans, le 3 juillet 1998, la soci&#233;t&#233; Millicom international Cellular obtenait une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile pour la somme de 50 millions de francs CFA sans qu'aucun appel d'offres public n'ait &#233;t&#233; lanc&#233; par les autorit&#233;s. Apr&#232;s quelques mois pass&#233;s &#224; d&#233;ployer son infrastructure, Sentel d&#233;marra ses activit&#233;s en avril 1999 et la concurrence avec la Sonatel aidant, on assist&#226;t &#224; une baisse significative des prix et une course &#224; l'innovation et aux promotions commerciales au grand bonheur des consommateurs. Tout semblait donc aller pour le mieux du monde dans le paysage s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications jusqu'&#224; ce que survienne l'av&#232;nement du r&#233;gime de l'Alternance en mars 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saison 2&lt;/strong&gt;. Le 2 octobre 2000, un communiqu&#233; du Conseil des ministres annon&#231;ait le retrait de la licence de Sentel &#224; compter du 29 septembre 2000. Il lui &#233;tait reproch&#233; le non-respect de ses engagements en mati&#232;re de volume d'investissements, des d&#233;faillances en termes de qualit&#233; et de couverture de son r&#233;seau, l'absence d'information relative &#224; la gestion financi&#232;re et technique de sa licence et une dette de 579 millions de Francs CFA au titre des redevances dues &#224; l'Etat. La d&#233;cision sera confirm&#233;e par le d&#233;cret n&#176; 2001.23 du 17 janvier 2001 mettant fin &#224; la convention entre l'Etat et Sentel. De son c&#244;t&#233;, Sentel rendit public un m&#233;morandum dans lequel elle r&#233;cusait point par point les arguments avanc&#233;s pour lui retirer sa licence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saison 3&lt;/strong&gt;. Deux ans plus tard, le 8 ao&#251;t 2002, suite &#224; une audience accord&#233;e par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique aux dirigeants de Millicom et de Sentel, une &#171; paix des braves &#187; &#233;tait sign&#233;e et le contentieux apparemment enterr&#233;. Il &#233;tait pr&#233;vu que les deux parties entameraient, le moment venu, des n&#233;gociations sur de nouvelles conditions d'exploitation mutuellement acceptables et sur cette base, Sentel avait &#233;t&#233; autoris&#233; &#224; continuer &#224; op&#233;rer en toute l&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saison 4&lt;/strong&gt;. Cependant, le 30 octobre 2008, Millicom publiait un communique indiquant que l'Etat l'avait inform&#233; de sa d&#233;cision de r&#233;voquer sa licence &#224; compter du 31 octobre 2008 tout en r&#233;affirmant sa disponibilit&#233; &#224; ren&#233;gocier certaines dispositions de la licence notamment l'extension et la dur&#233;e de celle-ci. Des informations officieuses faisaient &#233;tat d'une somme de 100 milliards de FCFA r&#233;clam&#233;e par l'Etat pour revenir sur sa d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saison 5&lt;/strong&gt;. En novembre 2008, l'Etat porta plainte contre Millicom et sa filiale s&#233;n&#233;galaise devant le Tribunal r&#233;gional de Dakar tandis que de son c&#244;t&#233;, MIC saisit la Centre international de r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s &#224; l'investissement (CIRDI). Le CIRDI recommand&#226;t, en d&#233;cembre 2009, &#224; l'Etat s&#233;n&#233;galais de suspendre les poursuites judiciaires engag&#233;es contre Sentel afin que la proc&#233;dure d'arbitrage puisse se poursuivre sans aucune interf&#233;rence ce qui fut fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suite et fin&lt;/strong&gt;. Apr&#232;s l'&#233;lection de Macky Sall comme Pr&#233;sident de la r&#233;publique le 25 mars 2012, des n&#233;gociations ont &#233;t&#233; men&#233;es par le ministre de l'Economie et des Finances, Amadou Kane et le nouveau Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), Thierno Alassane Sall, qui ont permis de trouver un arrangement &#224; l'amiable. Cet accord met fin &#224; un contentieux qui aura dur&#233; une douzaine d'ann&#233;e, emp&#234;ch&#233; Sentel d'investir en toute qui&#233;tude, perturb&#233; le jeu de la concurrence et donn&#233; une bien mauvaise image du S&#233;n&#233;gal aux investisseurs &#233;trangers. Il faut d&#233;sormais esp&#233;rer que l'ARTP jouera enfin son r&#244;le afin qu'une v&#233;ritable concurrence s'instaure sur le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile. Dans ce sens, les acteurs du secteur, comme les consommateurs, attendent des d&#233;cisions rapides sur la portabilit&#233; du num&#233;ro, l'autorisation des MVNO et toutes autres mesures susceptibles de promouvoir la concurrence et l'&#233;mergence de nouveaux services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nouvelles menaces sur les centres d'appels : soyons cr&#233;atifs</title>
		<link>https://osiris.sn/nouvelles-menaces-sur-les-centres-d-appels-soyons-creatifs.html</link>
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		<dc:date>2012-07-31T21:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La volont&#233; d'Arnaud Montebourg, ministre fran&#231;ais du Redressement productif, de voir les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications tels Orange, SFR, Bouygues T&#233;l&#233;com et Free rapatrier en France leurs centres d'appels d&#233;localis&#233;s jusqu'alors en Tunisie, au Maroc et au S&#233;n&#233;gal n'est pas une nouveaut&#233; en soit. En septembre 2004, Nicolas Sarkozy, &#224; l'&#233;poque ministre de l'Economie, avait sign&#233; un projet de d&#233;cret obligeant les centres d'appels &#224; indiquer &#224; leurs correspondants leur situation g&#233;ographique. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La volont&#233; d'Arnaud Montebourg, ministre fran&#231;ais du Redressement productif, de voir les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications tels Orange, SFR, Bouygues T&#233;l&#233;com et Free rapatrier en France leurs centres d'appels d&#233;localis&#233;s jusqu'alors en Tunisie, au Maroc et au S&#233;n&#233;gal n'est pas une nouveaut&#233; en soit. En septembre 2004, Nicolas Sarkozy, &#224; l'&#233;poque ministre de l'Economie, avait sign&#233; un projet de d&#233;cret obligeant les centres d'appels &#224; indiquer &#224; leurs correspondants leur situation g&#233;ographique. Cependant, devant la lev&#233;e de bouclier suscit&#233;e par cette mesure parmi les membres de l'Association fran&#231;aise de la relation client (AFRC), le projet &#233;tait rest&#233;, dans l'attente d'une signature, sur le bureau de Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, et pas moins de deux commissions avaient &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es pour r&#233;fl&#233;chir &#224; la question. En juillet 2010, Laurent Wauquiez, Secr&#233;taire d'Etat &#224; l'Emploi, &#233;tait revenu &#224; la charge en travaillant sur un plan d'action visant &#224; inciter les entreprises &#224; privil&#233;gier l'implantation de leurs centres d'appel sur le sol fran&#231;ais ? Il envisageait d'instaurer une surtaxe sur les appels provenant des sites implant&#233;s &#224; l'&#233;tranger ainsi que des mesures d'aides au recrutement, &#224; la formation, &#224; l'installation en zone rurale et des all&#232;gements de cotisations sociales. Il pr&#233;voyait &#233;galement de rendre obligatoire l'application d'un code de bonne conduite pour les entreprises publiques et de rendre les pratiques plus transparentes en obligeant par exemple les op&#233;rateurs &#224; indiquer d&#232;s le d&#233;but de l'appel la localisation de leur centre afin de jouer sur l'image des grandes entreprises aupr&#232;s des Fran&#231;ais et de contourner la technique utilis&#233;s par les centres d'appels localis&#233;s &#224; l'&#233;tranger consistant pour leurs employ&#233;s &#224; franciser leurs noms en vue de faire croire aux consommateurs qu'ils travaillent en France. En r&#233;ponse, lors des Assises des centres d'appels, organis&#233;es par le minist&#232;re fran&#231;ais de l'Economie en octobre 2010, les professionnels du secteur s'engag&#232;rent &#224; cr&#233;er 11 000 emplois en France d'ici &#224; la mi-2011 mais les choses en rest&#232;rent l&#224;. La nouvelle tentative faite par Arnaud Montebourg risque de connaitre le m&#234;me sort que les pr&#233;c&#233;dentes mais ce n'est pas une raison pour ne pas la prendre en consid&#233;ration. En effet, elle a l'avantage de mettre en &#233;vidence toute la fragilit&#233; du secteur s&#233;n&#233;galais des centres d'appels qui d&#233;pend, pour une bonne partie, de donneurs d'ordre situ&#233;s en France qui peuvent du jour au lendemain s'adresser &#224; d'autres prestataires de services bas&#233;s en France voire dans d'autres pays offrant des co&#251;ts de revient plus faibles. A l'heure o&#249; les professionnels du secteur viennent de r&#233;fl&#233;chir &#224; la r&#233;actualisation du plan d'action de la grappe TIC et t&#233;l&#233;services adopt&#233; dans le cadre de la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), il est grand temps de s'&#233;loigner de la d&#233;marche initi&#233;e par l'APIX depuis 2004 et qui a consist&#233; &#224; faire porter l'essentiel des efforts de promotion du secteur de TIC et t&#233;l&#233;services sur les centres d'appels. En effet dans ce secteur &#233;conomique, comme dans d'autres, la monoculture n'est pas souhaitable car trop sensible aux brusques retournements du march&#233;. L'Etat et les organismes sous sa tutelle, comme les professionnels du secteur des TIC, doivent au contraire s'orienter vers la diversification des niches sur lesquelles le S&#233;n&#233;gal poss&#232;de des avantages comparatifs. D'autre part, s'il n'est pas question d'abandonner le secteur des centres d'appels, il est par contre indispensable de prospecter de nouveaux march&#233;s &#233;metteurs, en privil&#233;giant notamment les march&#233;s africains qu'ils soient francophones, anglophones, lusophones, arabophones ou autres ! Utopie me direz-vous ? Que non, puisqu'un centre d'appels bas&#233; &#224; Dakar permet &#224; des personnes souffrant de d&#233;ficiences motrices de r&#233;server un taxi dans pr&#232;s de 132 municipalit&#233;s su&#233;doises. Si en moins d'un an de jeunes s&#233;n&#233;galais ont pu &#234;tre form&#233;s de mani&#232;re &#224; op&#233;rationnel en su&#233;dois, il ne devrait pas &#234;tre plus compliqu&#233; de former des t&#233;l&#233;op&#233;rateurs dans les grandes langues de communication utilis&#233;es en Afrique d'autant plus que le S&#233;n&#233;gal est entour&#233; par un pays arabophone, la Mauritanie, anglophone, la Gambie et deux pays lusophones le Cap Vert et la Guin&#233;e-Bissau. Dans le domaine des TIC et de t&#233;l&#233;services, il faut donc &#234;tre capable de sortir des sentiers battus car en la mati&#232;re, seul le ciel doit &#234;tre la limite &#224; notre imagination tant les possibilit&#233;s sont nombreuses &#224; condition de se donner la peine de r&#233;fl&#233;chir en dehors de la boite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Rendre op&#233;rationnelle au plus vite la Commission de protection des donn&#233;es</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'adoption des lois d'orientation sur la soci&#233;t&#233; de l'information (LOSI), la cybercriminalit&#233;, les transactions &#233;lectroniques, la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel et la cryptologie, s'est voulu une r&#233;ponse au constat fait, par un grand nombre d'acteurs, de l'incapacit&#233; de l'arsenal juridique s&#233;n&#233;galais &#224; traiter correctement toute une s&#233;rie de nouvelles probl&#233;matiques induites par le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information. Identification, d&#233;finition et incrimination de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2012,421-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'adoption des lois d'orientation sur la soci&#233;t&#233; de l'information (LOSI), la cybercriminalit&#233;, les transactions &#233;lectroniques, la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel et la cryptologie, s'est voulu une r&#233;ponse au constat fait, par un grand nombre d'acteurs, de l'incapacit&#233; de l'arsenal juridique s&#233;n&#233;galais &#224; traiter correctement toute une s&#233;rie de nouvelles probl&#233;matiques induites par le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information. Identification, d&#233;finition et incrimination de pratiques criminelles utilisant ou ayant pour cibles les syst&#232;mes informatiques, valeur juridique des documents et de la signature &#233;lectroniques, d&#233;limitation de la responsabilit&#233; respective des personnes physiques et morales intervenant au niveau de l'infrastructure de t&#233;l&#233;communications (op&#233;rateurs, fournisseurs d'acc&#232;s, h&#233;bergeurs, etc.) comme de l'infostructure (utilisateurs, auteurs, &#233;diteurs, fournisseurs de services etc.), nombreuses et vari&#233;es &#233;taient les questions soulev&#233;es et tout aussi impressionnant &#233;tait le flou juridique existant, les juristes niant farouchement l'existence de tout vide juridique ! Une des principales caract&#233;ristiques de ces probl&#233;matiques est leurs implications transnationales, la d&#233;mat&#233;rialisation de l'information, sa circulation sur les r&#233;seaux &#233;lectroniques internationaux et le caract&#232;re ubiquitaire des applications comme des produits et services d'information disponibles rendant pour le moins inop&#233;rant le concept de territoire puisque la cr&#233;ation, les traitements, les flux et le stockage des donn&#233;es se d&#233;roulent d&#233;sormais dans le cyberspace. Parmi les questions sensibles d&#233;coulant de l'&#233;mergence de la soci&#233;t&#233; de l'information figure la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, jadis majoritairement plac&#233;es sous la responsabilit&#233; d'acteurs publics (administration, police, services m&#233;dicaux et sociaux, etc.) mais qui sont aujourd'hui de plus en plus g&#233;n&#233;r&#233;es, utilis&#233;es, stock&#233;es voire &#233;chang&#233;es par des acteurs priv&#233;s. Cette situation d&#233;coule du fait que la majorit&#233; des transactions op&#233;r&#233;es sur les r&#233;seaux &#233;lectroniques passent obligatoirement par la d&#233;clinaison de son identit&#233; et la fourniture de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel (nom, pr&#233;nom, date et lieu de naissance, taille, poids, adresse, nationalit&#233;, statut matrimonial, nombre d'enfants, niveau d'&#233;tude, profession, loisirs, go&#251;ts, montant des revenus, num&#233;ro de carte de cr&#233;dit, etc. ), le tout s'accompagnant souvent de la fourniture de documents personnels du type photos, curriculum vitae, relev&#233; d'identit&#233; bancaire, papiers d'identit&#233;, etc.). Les citoyens, qui sont incit&#233;s, voire oblig&#233;s, de fournir ces donn&#233;es en tant qu'usagers des services publics ou clients de soci&#233;t&#233;s priv&#233;es, sont donc en droit d'exiger les garanties les plus &#233;lev&#233;es quant &#224; la protection de la confidentialit&#233;, la s&#233;curit&#233; et la conservation de ces donn&#233;es ainsi qu'&#224; leur utilisation dans la stricte limite des n&#233;cessit&#233;s de service. Les garanties offertes aux citoyens mais aussi le droit &#224; l'information, le droit d'acc&#232;s, le droit d'opposition ainsi que le droit de rectification et de suppression, constituent non seulement un enjeu individuel, social, politique, juridique mais &#233;galement, on l'oublie trop souvent, un enjeu &#233;conomique. Un pays comme le Maroc l'a bien combien compris qui fait de l'existence de sa l&#233;gislation en la mati&#232;re et de l'effectivit&#233; de l'institution charg&#233;e de la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel un instrument visant notamment l&#224; attirer es centres d'appels int&#233;ress&#233;s par la perspective d'une d&#233;localisation. Compte tenu de tous ces enjeux et de la multiplication des interrogations soulev&#233;es par la gestion des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, il est difficile de comprendre pourquoi la Commission des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel n'est pas plus active et plus visible. A l'image de la Commission nationale de l'informatique et des libert&#233;s (CNIL), qui lui a servi de mod&#232;le, elle doit &#234;tre rapidement dot&#233;e des moyens humains, mat&#233;riels et financiers n&#233;cessaires afin de lui permettre de jouer pleinement le r&#244;le qui est le sien, principalement en mati&#232;re de protection des citoyens et secondairement au profit du monde &#233;conomique en constituant un atout rendant la destination S&#233;n&#233;gal attractive aux yeux des investisseurs &#233;trangers &#233;voluant dans l'industrie des services. L'urgence est d'autant plus grande que les projets de num&#233;risation des grands fichiers de l'Etat (permis de conduire, carte grise, agents de la Fonction publique, cadastre, Etat-civil, etc.) ne cessent de se multiplier et avec eux les risques attach&#233;s &#224; leur existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Repenser la r&#233;gulation du secteur des t&#233;l&#233;communications </title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;La r&#233;forme du secteur des t&#233;l&#233;communications, initi&#233;e dans le milieu des ann&#233;es 1990, comportait trois volets majeurs &#224; savoir la privatisation, la lib&#233;ralisation et la r&#233;gulation. La privatisation s'est d&#233;roul&#233;e sans heurts majeurs du fait de l'association des travailleurs de la Sonatel au processus et l'introduction du titre &#224; la Bourse r&#233;gionale des valeurs mobili&#232;res (BRVM) d'Abidjan a &#233;t&#233; un succ&#232;s. La lib&#233;ralisation a permis l'entr&#233;e sur le march&#233; de deux nouveaux op&#233;rateurs, Sentel et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;forme du secteur des t&#233;l&#233;communications, initi&#233;e dans le milieu des ann&#233;es 1990, comportait trois volets majeurs &#224; savoir la privatisation, la lib&#233;ralisation et la r&#233;gulation. La privatisation s'est d&#233;roul&#233;e sans heurts majeurs du fait de l'association des travailleurs de la Sonatel au processus et l'introduction du titre &#224; la Bourse r&#233;gionale des valeurs mobili&#232;res (BRVM) d'Abidjan a &#233;t&#233; un succ&#232;s. La lib&#233;ralisation a permis l'entr&#233;e sur le march&#233; de deux nouveaux op&#233;rateurs, Sentel et Sudatel, et la fourniture de services &#224; valeur ajout&#233;e est totalement lib&#233;ralis&#233;e. Pour ce qui est du volet r&#233;gulation, les choses se sont par contre nettement moins bien pass&#233;es. Alors que les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises s'&#233;taient engag&#233;es &#224; cr&#233;er un organe de r&#233;gulation ind&#233;pendant, ou du moins autonome, avant le 31 d&#233;cembre 1997, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) n'a vu le jour qu'en janvier 2002 et n'a &#233;t&#233; op&#233;rationnelle que l'ann&#233;e suivante apr&#232;s l'adoption des d&#233;crets organisant son organisation et fonctionnement, nommant les membres du Conseil de r&#233;gulation et &#233;tendant ses pr&#233;rogatives au domaine des postes. Cependant, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a &#233;t&#233; d&#233;capit&#233;e d&#232;s mai 2003, son directeur g&#233;n&#233;ral, Mactar Seck, ayant &#233;t&#233; accus&#233; par le Chef de l'Etat de vouloir vendre &#171; ses fr&#233;quences &#187; ! En fait ce n'&#233;tait qu'un pr&#233;texte pour porter &#224; sa t&#234;te Malick F. M. Gu&#232;ye qui n'avait aucune exp&#233;rience de la r&#233;gulation mais qui &#233;tait un proche de la famille pr&#233;sidentielle ! Deux ans plus tard, il sera limog&#233; suite &#224; une enqu&#234;te de l'Inspection g&#233;n&#233;rale d'Etat (IGE) ayant mis &#224; nu des malversations et des actes de mauvaises gestion et sera remplac&#233; par Daniel G. Seck. Ce dernier se distinguera pour avoir d&#233;menti puis reconnu que le gouvernement avait lanc&#233; un appel d'offres restreint qui d&#233;bouchera sur l'octroi de la 3&#232;me licence &#224; Sudatel dans des conditions n&#233;buleuses et sans l'implication r&#233;elle de l'ARTP. Ndongo Diaw, qui le remplacera, se rendra c&#233;l&#232;bre avec l'affaire Global Voice dont l'actuelle affaire MTL est une des retomb&#233;es indirectes. Outre ces scandales, il faut bien constater que l'ARTP a &#233;chou&#233; &#224; mettre en &#339;uvre une r&#233;gulation &#233;conomique qui soit &#224; la fois ind&#233;pendante et cr&#233;dible pour un secteur caract&#233;ris&#233; tant par l'ouverture &#224; la concurrence que par les pr&#233;occupations de service public. Pour preuve, la Sonatel est en position dominante dans neuf des dix sous-secteurs des t&#233;l&#233;communications et partage avec Tigo la position dominante sur le dixi&#232;me sous-secteur qui est celui de la t&#233;l&#233;phonie mobile ! D'un monopole de jure nous sommes donc pass&#233; &#224; un monopole de facto sans que l'ARTP n'ait pris la moindre mesure pour emp&#234;cher cet &#233;tat de fait et au contraire encourager la concurrence. Embl&#233;matique de cette situation est le march&#233; des services Internet qui ne comporte plus que deux fournisseurs, le second n'&#233;tant d'ailleurs qu'un revendeur des services de la Sonatel, alors qu'il en comptait une douzaine dans la seconde moiti&#233; des ann&#233;es 90. Concernant le service universel, l'ARTP s'est content&#233; de collecter des taxes aupr&#232;s des op&#233;rateurs sans jamais rendre compte de leur utilisation. Pire, &#224; l'heure o&#249; les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile couvrent l'essentiel du territoire et de la population, aucune initiative n'a &#233;t&#233; prise pour red&#233;finir ce que devrait &#234;tre le service universel dans ce nouveau contexte et deux ans apr&#232;s son lancement le projet-pilote de service universel de la r&#233;gion de Matam est bien en peine de pr&#233;senter des r&#233;sultats. L'ARTP n'a pas r&#233;pondu non plus aux attentes du secteur priv&#233; qui attend, depuis des ann&#233;es, la prise d'une s&#233;rie de d&#233;cisions telles que l'autorisation de la t&#233;l&#233;phonie sur IP, le d&#233;groupage de la boucle locale, l'utilisation de la boucle locale radio, la portabilit&#233; du num&#233;ro, l'autorisation des op&#233;rateurs de r&#233;seau mobile virtuel (MNVO), etc. afin d'accro&#238;tre le champ de la concurrence, de multiplier les niches d'affaires et de contribuer &#224; faire baisser les prix des services. Enfin, l'ARTP ne s'est gu&#232;re souci&#233;e de prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts des consommateurs si l'on en juge tant par la pi&#232;tre qualit&#233; des services Internet qui leur sont fournis ou encore le niveau exorbitant des tarifs de l'Internet mobile sans qu'elle n'intervienne. A l'heure o&#249; les nouvelles autorit&#233;s politiques disent s'inscrire dans la rupture d'avec les pratiques du pass&#233;, il est indispensable qu'elle repense la r&#233;gulation du secteur des t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Secteur des t&#233;l&#233;communications et des TIC : Nettoyer sans plus tarder les &#233;curies d'Augias</title>
		<link>https://osiris.sn/secteur-des-telecommunications-et-des-tic-nettoyer-sans-plus-tarder-les-ecuries.html</link>
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		<dc:date>2012-04-30T09:42:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'av&#232;nement de Macky Sall &#224; la magistrature supr&#234;me, suite au scrutin du 25 mars 2012, des informations, d&#233;gageant la plupart du temps une forte odeur de scandale, sont r&#233;guli&#232;rement diffus&#233;es sur la mani&#232;re dont a &#233;t&#233; g&#233;r&#233; le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) sous le r&#233;gime d'Abdoulaye Wade. Tout a commenc&#233; avec la r&#233;v&#233;lation qu'une convention de concession d'op&#233;rateur d'infrastructures avait &#233;t&#233; octroy&#233;e,entre les deux tours de l'&#233;lection (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2012,421-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'av&#232;nement de Macky Sall &#224; la magistrature supr&#234;me, suite au scrutin du 25 mars 2012, des informations, d&#233;gageant la plupart du temps une forte odeur de scandale, sont r&#233;guli&#232;rement diffus&#233;es sur la mani&#232;re dont a &#233;t&#233; g&#233;r&#233; le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) sous le r&#233;gime d'Abdoulaye Wade. Tout a commenc&#233; avec la r&#233;v&#233;lation qu'une convention de concession d'op&#233;rateur d'infrastructures avait &#233;t&#233; octroy&#233;e,entre les deux tours de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle, &#224; la soci&#233;t&#233; MTL West Africa jusqu'alors totalement inconnue dans le secteur. Si d'aucuns ont parl&#233;, &#224; tort, de vente d'une quatri&#232;me licence de t&#233;l&#233;communications, il n'en demeure pas moins vrai que cette op&#233;ration a &#233;t&#233; conduite dans l'opacit&#233; la plus totale comme l'avait &#233;t&#233; auparavant l'octroi d'une convention &#224; l'op&#233;rateur nig&#233;rian Glo propri&#233;taire du c&#226;ble sous-marin en fibre optique Glo1. Devenus soudainement tr&#232;s bavards, Moustapha Guirassy, ancien ministre de la Communication, des t&#233;l&#233;communications et des TIC et Moustapha Yacine Gu&#232;ye, propri&#233;taire de la soci&#233;t&#233; MTL West Africa, ont tent&#233; tant bien que mal de convaincre l'opinion publique de la l&#233;galit&#233; de cette op&#233;ration en se gardant bien de se prononcer sur sa l&#233;gitimit&#233;. A peine l'effet de cette nouvelle &#233;tait-il retomb&#233; que nous apprenions que l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) avait sign&#233; un accord de gr&#233; &#224; gr&#233; avec la m&#234;me soci&#233;t&#233; MTL West Africa pour la gestion du contr&#244;le et de la supervision des appels internationaux entrants au S&#233;n&#233;gal en &#233;change de l'apurement des sommes r&#233;clam&#233;es par Global Voice Group &#224; l'ARTP suite &#224; l'annulation, par l'Agence de r&#233;gulation des march&#233;s public (ARMP), du contrat de gr&#233; &#224; gr&#233; qui les liait. Autre surprise, l'annonce que quelques huit milliards de FCFA, sur les 14,5 milliards de FCFA collect&#233;s en 2010 dans le cadre de la taxe sur les appels internationaux entrants au S&#233;n&#233;gal, auraient servi &#224; l'organisation du Festival mondial des arts n&#232;gres (FESMAN) alors que cette taxe &#233;tait cens&#233;e financer des projets de d&#233;veloppement &#233;conomique et social. Enfin, six des douze membres du Conseil de direction du Fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) ont &#233;t&#233; remplac&#233;s par quatre responsables du Parti d&#233;mocratique s&#233;n&#233;galais (PDS), Moustapha Yacine Gu&#232;ye et un certain Salif Fall, l'administration du FDSUT &#233;tant confi&#233;e &#224; l'ancienne ministre Innocence Ntap Niaye, totalement &#233;trang&#232;re au secteur des TIC et des t&#233;l&#233;communications. En r&#233;alit&#233;, ces faits ne sont gu&#232;re surprenants puisque la mal gouvernance sous toutes ses formes avait &#233;t&#233; &#233;rig&#233;e en r&#232;gle d'or pour la gestion de ce secteur particuli&#232;rement rentable. Limogeage sans explication de Matar Seck, premier Directeur g&#233;n&#233;ral de l'ART, gestion calamiteuse de son successeur Fran&#231;ois Malick Gu&#232;ye, limogeage puis r&#233;installation dans ses fonctions, dans la m&#234;me journ&#233;e, de son successeur Daniel Goumalo Seck, remise en cause unilat&#233;rale de la licence de Sentel, attribution controvers&#233;e de la 3&#232;me licence &#224; Sudatel, blocage inexpliqu&#233;e de l'attribution d'une licence 3G &#224; la Sonatel, remplacement intempestif de membres du Conseil de r&#233;gulation de l'ARTP pourtant nomm&#233;s &#224; titre inamovible sauf en cas de faute lourde, recrutements non-transparents op&#233;r&#233;s &#224; l'ARTP, march&#233;s de gr&#233; &#224; gr&#233; sign&#233;s entre l'ARTP et la firme African Challenge, affaire Global Voice, sponsoring de la lutte au d&#233;triment des associations travaillant au profit du secteur, refus de communiquer le montant des sommes collect&#233;es par l'ARTP aupr&#232;s des op&#233;rateurs dans le cadre du service universel et de rendre compte de l'utilisation de celles-ci, acquisition d'un immeuble aupr&#232;s d'une compagnie d'assurance en violation des r&#232;gles &#233;tablies par la Conf&#233;rence, interafricaine des march&#233;s d'assurances (CIMA), etc. des scandales divers et vari&#233;s ont rythm&#233; la vie du secteur pendant une douzaine d'ann&#233;es. A l'heure o&#249; les nouvelles autorit&#233;s viennent de lancer des audits, elles doivent s'int&#233;resser de pr&#232;s &#224; la gestion des institutions et m&#233;canismes li&#233;s au secteur des t&#233;l&#233;communications et des TIC (ADIE, APIX, ARTP, FDSUT, etc.) afin d'identifier et de sanctionner ceux qui ont &#233;t&#233; les commanditaires, les acteurs, les complices et les b&#233;n&#233;ficiaires de crimes &#233;conomiques. Il est en effet grand temps de nettoyer les &#233;curies d'Augias et de mettre hors d'&#233;tat de nuire la mafia qui s'est &#233;vertu&#233;e &#224; faire syst&#233;matiquement pr&#233;valoir les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s sur l'int&#233;r&#234;t public dans un secteur cl&#233; pour le d&#233;veloppement du S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Apr&#232;s douze ans de r&#233;gime de l'alternance quelles perspectives pour le secteur des TIC ? </title>
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		<dc:date>2012-03-31T07:04:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;La victoire de Macky Sall lors du second tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle du 25 mars 2012 cl&#244;t un cycle d'une douzaine d'ann&#233;es pendant lesquelles M&#176; Abdoulaye Wade a pr&#233;sid&#233; aux destin&#233;es du S&#233;n&#233;gal. Le moment est donc venu d'esquisser le bilan des politiques publiques relatives &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information mises en &#339;uvre durant cette p&#233;riode. D'embl&#233;e, il faut souligner que M&#176; Abdoulaye Wade a manifest&#233; un int&#233;r&#234;t particulier pour les technologies de l'information et de la communication (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2012,421-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2012&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La victoire de Macky Sall lors du second tour de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle du 25 mars 2012 cl&#244;t un cycle d'une douzaine d'ann&#233;es pendant lesquelles M&#176; Abdoulaye Wade a pr&#233;sid&#233; aux destin&#233;es du S&#233;n&#233;gal. Le moment est donc venu d'esquisser le bilan des politiques publiques relatives &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information mises en &#339;uvre durant cette p&#233;riode. D'embl&#233;e, il faut souligner que M&#176; Abdoulaye Wade a manifest&#233; un int&#233;r&#234;t particulier pour les technologies de l'information et de la communication (TIC) avant m&#234;me d'acc&#233;der &#224; la magistrature supr&#234;me ce qui lui a valu de se voir confier la coordination du volet TIC du NEPAD peu de temps apr&#232;s son accession au pouvoir. L'importance accord&#233;e aux TIC sera confirm&#233;e d&#232;s f&#233;vrier 2001 avec la cr&#233;ation d'un minist&#232;re de la Communication et des nouvelles technologies qui disparaitra cependant de l'organigramme gouvernemental en mai 2001, suite &#224; un remaniement minist&#233;riel, et verra la gestion du secteur des TIC confi&#233;e au Secr&#233;tariat g&#233;n&#233;ral du gouvernement jusqu'en novembre 2002. Autre d&#233;cision importante, la suppression en juin 2001 de la D&#233;l&#233;gation &#224; l'informatique (DINFO), qui n'avait gu&#232;re brill&#233; par ses r&#233;alisations, et son remplacement par la Direction de l'informatique de l'Etat (DIE) qui sera transform&#233;e en Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE) en juillet 2004 et qui s'est distingu&#233;e par la mise en place d'un intranet administratif couvrant les r&#233;gions et les d&#233;partements et qui est un des principaux leviers de la modernisation de l'Etat. Enfin, l'ann&#233;e 2001 a vu l'adoption d'un nouveau code des t&#233;l&#233;communications cr&#233;ant notamment une Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) dont les pr&#233;rogatives seront &#233;tendues au secteur des postes en 2006 pour donner naissance &#224; l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouvant le droit de cit&#233; au sein du gouvernement en ao&#251;t 2003, le secteur TIC verra d&#233;filer dix ministres en onze ans, cette instabilit&#233; institutionnelle ayant notamment pour cons&#233;quence de complexifier les relations entre la tutelle et les acteurs du secteur et d'entraver l'&#233;laboration d'une strat&#233;gie nationale en mati&#232;re de soci&#233;t&#233; de l'information qui, jusqu'&#224; pr&#233;sent, fait d&#233;faut au S&#233;n&#233;gal. Les TIC occuperont cependant la une de l'actualit&#233; pendant plusieurs ann&#233;es suite &#224; la proposition faite par M&#176; Abdoulaye Wade, dans le cadre de la pr&#233;paration du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI), de cr&#233;er un fonds de solidarit&#233; num&#233;rique destin&#233; &#224; lutter contre la fracture num&#233;rique, projetant ainsi sur la sc&#232;ne nationale et internationale l'image d'un pays &#224; la pointe du combat pour l'utilisation des TIC au service du d&#233;veloppement au moins en paroles si ce n'est en actes. A partir de juillet 2004, l'Etat d&#233;cidera de lib&#233;raliser totalement le march&#233; des t&#233;l&#233;communications, au grand dam de la Sonatel qui aurait bien voulu jouir encore pendant quelques ann&#233;es de son monopole sur le fixe et l'international. L'ann&#233;e suivante verra la publication d'une lettre de politique sectorielle du secteur des t&#233;l&#233;communications pr&#233;voyant le lancement d'un appel d'offres pour l'octroi d'une licence globale de t&#233;l&#233;communications. Dans la foul&#233;e, les autorit&#233;s &#233;laboreront une Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), s'appuyant sur des grappes porteuses parmi lesquelles les TIC et les t&#233;l&#233;services, dans le but de faire du S&#233;n&#233;gal un pays &#233;mergent &#224; l'horizon 2015. Afin d'adapter l'environnement l&#233;gislatif et r&#233;glementaire aux nouveaux d&#233;fis pos&#233;s par l'utilisation croissante des TIC dans la vie quotidienne des citoyens et favoriser le d&#233;veloppement d'une &#233;conomie num&#233;rique, le S&#233;n&#233;gal se dotera en 2008 d'une loi d'orientation sur la soci&#233;t&#233; de l'information (LOSI) compl&#233;t&#233;e par trois textes portant sur la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, la cybercriminalit&#233; et les transactions &#233;lectroniques dont un des r&#233;sultats sera la cr&#233;ation de la Commission nationale de protection des donn&#233;es personnelles (CNDP) qui, jusqu'&#224; pr&#233;sent, n'a gu&#232;re fait parler d'elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces ann&#233;es ont &#233;galement vu la multiplication des stations de radios commerciales et communautaires de m&#234;me que l'&#233;largissement du paysage audiovisuel s&#233;n&#233;galais avec la cr&#233;ation de pr&#232;s d'une dizaine de chaines de t&#233;l&#233;vision priv&#233;es, cette derni&#232;re avanc&#233;e s'&#233;tant cependant d&#233;roul&#233;e dans l'opacit&#233; la plus totale. La r&#233;gulation des m&#233;dias audiovisuel a &#233;galement &#233;volu&#233; avec la suppression du Haut conseil de l'audiovisuel (HCA) cr&#233;&#233; en 1998 et son remplacement par le Conseil national de r&#233;gulation de l'audiovisuel (CNRA) en 2006 qui a pleinement jou&#233; son r&#244;le lors de la derni&#232;re campagne &#233;lectorale. Cot&#233; r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications, bien que pr&#233;vu par le code des t&#233;l&#233;communications de 2001, ce n'est qu'en 2007 que sera cr&#233;&#233; le Fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) qui ne sera op&#233;rationnel qu'&#224; partir de f&#233;vrier 2010 mais se verra priv&#233; de l'essentiel de ses ressources &#224; partir de mars 2011 suite &#224; l'affectation de 95% du montant de la taxe l'alimentant au profit du Fonds sp&#233;cial de soutien au secteur de l'&#233;nergie et verra son fonctionnement bloqu&#233; par le transfert de sa direction &#224; la Commission nationale de la connectivit&#233; (CNC) en octobre 2011 en contradiction avec les dispositions du code des t&#233;l&#233;communications adopt&#233; en f&#233;vrier 2011 pour int&#233;grer les directives de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) et les actes additionnels au trait&#233; de la Communaut&#233; &#233;conomique Des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en vue de cr&#233;er un march&#233; harmonis&#233; des t&#233;l&#233;communications en Afrique de l'ouest. La seule initiative prise dans le cadre du FDSUT, &#224; savoir le projet pilote de service universel de Matam lanc&#233; en mai 2010, a &#233;t&#233; un fiasco total puisque jusqu'&#224; pr&#233;sent ses r&#233;alisations sont invisibles alors qu'il &#233;tait cens&#233; &#234;tre fonctionnel au bout de six mois. Les derni&#232;res ann&#233;es du r&#233;gime de l'Alternance ont &#233;t&#233; marqu&#233;es par la multiplication des taxes frappant le secteur des t&#233;l&#233;communications avec l'instauration de la Redevance d'utilisation des t&#233;l&#233;communications (RUTEL) dont le taux originel de 2% fut port&#233; par la suite &#224; 5%, puis de la Contribution au d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications et du secteur de l'&#233;nergie (CODETE) et pour finir la taxe sur les appels internationaux entrant au S&#233;n&#233;gal qui sera &#224; l'origine d'un bras de fer, toujours en cours, entre le gouvernement et principalement la Sonatel qui en conteste l'opportunit&#233; et la l&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode a d'ailleurs &#233;t&#233; marqu&#233;e par des relations heurt&#233;es avec les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications puisque d&#232;s octobre 2000, les nouvelles autorit&#233;s ont annonc&#233; le retrait de la licence de t&#233;l&#233;phonie mobile accord&#233;e en 1998 &#224; Sentel sous pr&#233;texte du non-respect du cahier des charges. En r&#233;alit&#233;, l'objectif &#233;tait de lui faire payer 100 milliards de FCFA pour &#234;tre autoris&#233; &#224; poursuivre ses activit&#233;s. Transf&#233;r&#233; par Sentel devant le Centre international de r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s aux investissements (CIRDI), le contentieux est toujours pendant devant ce tribunal arbitral et ce plus d'une d&#233;cennie apr&#232;s son &#233;clatement ! De m&#234;me, la Sonatel a vu sa demande de licence 3G bloqu&#233;e sans raison pendant pr&#232;s de deux ans alors qu'Expresso avait proc&#233;d&#233; au lancement de son r&#233;seau 3G avec le soutien public du Pr&#233;sident de la r&#233;publique ! De plus, des scandales en tous genres ont &#233;clabouss&#233; le secteur avec pas moins de quatre directeurs qui se sont succ&#233;d&#233; &#224; la t&#234;te de l'organe de r&#233;gulation en une d&#233;cennie, le coup de force contre Sentel d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;, l'attribution dans des circonstances plus que douteuses de la licence globale &#224; Sudatel, la signature, cass&#233;e par l'Agence de r&#233;gulation des march&#233;s publics (ARMP), du contrat sign&#233; entre Global Voice Group et l'ARTP pour le contr&#244;le des appels internationaux entrant au S&#233;n&#233;gal, la gestion n&#233;buleuse du FDSUT, etc. L&#8216;affairisme d'une poign&#233;e d'individus tapis dans l'appareil d'Etat a ainsi pris en otage le secteur des TIC au point que rien n'&#233;tait possible sans passer sous leurs fourches caudines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, il ressort que le r&#233;gime de l'alternance, qui disposait pourtant d'importants atouts, a &#233;t&#233; synonyme d'occasions manqu&#233;es, d'initiatives inhib&#233;es, de bonnes id&#233;es g&#226;ch&#233;es, de d&#233;couragement des bonnes volont&#233;s, etc. du simple fait que les hommes et les femmes qui auraient pu concevoir et mettre en &#339;uvre les politiques publiques ad&#233;quates ont &#233;t&#233;, d&#232;s le d&#233;part, syst&#233;matiquement marginalis&#233;s, au profit de ceux qui avaient d&#233;cid&#233; de faire du secteur des TIC leur chasse gard&#233;e. Afin de renverser cette situation, qui a fait perdre du temps et des opportunit&#233;s &#224; notre pays, il est de la responsabilit&#233; des nouvelles autorit&#233;s de faire un &#233;tat des lieux sans complaisance, mettre de l'ordre et de l'&#233;thique dans le secteur, &#233;laborer une strat&#233;gie nationale dynamique, cr&#233;er des m&#233;canismes de suivi et des cadres concertation, donner la priorit&#233; au secteur priv&#233; national, garantir l'acc&#232;s du plus grand nombre aux opportunit&#233;s offertes par les TIC et lib&#233;rer les &#233;nergies cr&#233;atrices qui permettront au S&#233;n&#233;gal de b&#226;tir une soci&#233;t&#233; de l'information inclusive, solidaire, ouverte, prosp&#232;re, en ad&#233;quation avec les valeurs et les besoins de ses citoyens tout en s'inscrivant dans la perspective de l'int&#233;gration africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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