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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2010, une ann&#233;e bien remplie</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2010 a sans conteste &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'affaire Global Voice r&#233;sultant de l'adoption d'une taxe sur les appels internationaux entrants et de la mise en place d'un syst&#232;me de contr&#244;le des communications internationales, mesures qui ont suscit&#233; un toll&#233; de protestations dans l'opinion publique nationale et dans la diaspora s&#233;n&#233;galaise, provoqu&#233; une gr&#232;ve des travailleurs de la Sonatel ayant eu pour cons&#233;quence de couper le pays du reste du monde pendant une journ&#233;e, fait une victime (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2010 a sans conteste &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'affaire Global Voice r&#233;sultant de l'adoption d'une taxe sur les appels internationaux entrants et de la mise en place d'un syst&#232;me de contr&#244;le des communications internationales, mesures qui ont suscit&#233; un toll&#233; de protestations dans l'opinion publique nationale et dans la diaspora s&#233;n&#233;galaise, provoqu&#233; une gr&#232;ve des travailleurs de la Sonatel ayant eu pour cons&#233;quence de couper le pays du reste du monde pendant une journ&#233;e, fait une victime collat&#233;rale en la personne de Mouhamed Tidiane Seck, Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence De l'informatique de l'Etat (ADIE) remplac&#233; par Tamsir Amadou Salif Ba, pour finalement se conclure par un retour &#224; la case d&#233;part avec l'abrogation du texte instituant la taxe tant d&#233;cri&#233;e et renvoyant de facto la mise en place du syst&#232;me de contr&#244;le des communications internationales aux oubliettes ! Certes le S&#233;n&#233;gal aurait bien pu se passer de ce m&#233;lodrame d&#233;coulant d'un contrat l&#233;onin flouant l'int&#233;r&#234;t national et sur lequel flottait une forte odeur de commissions et de r&#233;tro-commissions mais ce serait sans compter avec l'app&#233;tit insatiable de ceux qui sont &#224; l'aff&#251;t de toutes les opportunit&#233;s d'enrichissement sans cause dans ce secteur tr&#232;s rentable. Dans la m&#234;me veine, le contentieux Etat du S&#233;n&#233;gal/Sentel, qui dure depuis plus d'une d&#233;cennie, a connu de nouveaux rebondissements avec les r&#233;v&#233;lations du journaliste am&#233;ricain, Lawrence Delevingne, la tenue de la premi&#232;re audience du tribunal arbitral du Centre international de r&#232;glement des diff&#233;rends li&#233;s &#224; l'investissement (CIRDI), la d&#233;cision de l'Etat de suspendre la proc&#233;dure engag&#233;e contre Sentel devant le Tribunal r&#233;gional de Dakar et la cr&#233;ation d'une commission ad hoc d'information sur l'attribution de la licence Sentel par le S&#233;nat qui n'a apport&#233; aucun &#233;clairage nouveau sur cette affaire si tant est que c'&#233;tait v&#233;ritablement son objectif. L'ann&#233;e 2010 a vu &#233;galement l'inculpation de Daniel Goumalo Seck, ex Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), ainsi que celles des membres du Conseil de r&#233;gulation de l'ARTP suite au versement de primes jug&#233;es ill&#233;gales, s'&#233;levant &#224; 1,6 milliards de Francs CFA et correspondant &#224; 2% du montant de l'attribution de la licence &#224; Sudatel en 2007. Enfin, Youssou Ndour a obtenu l'autorisation d'&#233;mettre pour T&#233;l&#233;vision Futurs M&#233;dias (TFM), projet lanc&#233; depuis f&#233;vrier 2009 et qui &#233;tait depuis bloqu&#233; par la Pr&#233;sidence de la r&#233;publique pendant que le Groupe Sopi M&#233;dia (GSM), cr&#233;&#233; par le Parti D&#233;mocratique S&#233;n&#233;galais (PDS) au pouvoir, se voyait octroyer sans difficult&#233; les autorisations n&#233;cessaires &#224; la cr&#233;ation d'un journal, d'une radio et ...d'une station de t&#233;l&#233;vision !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de politiques publiques, le secteur des TIC s'est vu, pour la premi&#232;re fois, dot&#233; d'un minist&#232;re &#224; part enti&#232;re, mais son existence aura &#233;t&#233; de courte dur&#233;e puisqu'il sera supprim&#233; au bout de cinq mois pour &#234;tre int&#233;gr&#233; au minist&#232;re de la Communication actuellement dirig&#233; par Moustapha Mamba Guirassy qui est ainsi le dixi&#232;me ministre &#224; g&#233;rer ce d&#233;partement depuis sa cr&#233;ation en 2001. Il faut par contre il faut se r&#233;jouir de la cr&#233;ation et de la mise en place d'un Comit&#233; national pour le passage de l'audiovisuel analogique au num&#233;rique dont il faut esp&#233;rer qu'il mettra rapidement en &#339;uvre les mesures d'accompagnement n&#233;cessaires &#224; cette mutation critique. Il faut &#233;galement saluer la mise en place des organes constitutifs du Fonds de d&#233;veloppement universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et de la poste (ARTP) qui lui permettent enfin d'&#234;tre op&#233;rationnel six ans apr&#232;s sa cr&#233;ation ! Parlant toujours de l'ARTP, le Conseil de r&#233;gulation a &#233;t&#233; enti&#232;rement renouvel&#233; en mars 2010 alors que le mandat de l'ancienne &#233;quipe &#233;tait arriv&#233; &#224; expiration depuis avril 2009. Son nouveau Pr&#233;sidant, S&#233;rigne Mboup, n'aura cependant gu&#232;re eu le temps d'exercer ses fonctions puisqu'il a &#233;t&#233; remplac&#233;, sans explication officielle, par Fatou Blondin Ndiaye Diop, ex-Ministre des TIC, en d&#233;cembre 2010. Du c&#244;t&#233; de la mise en &#339;uvre de la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), des progr&#232;s ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s avec l'organisation, en collaboration avec le secteur priv&#233;, d'un atelier d'&#233;change et de validation des premiers chantiers devant contribuer au d&#233;veloppement de l'industrie des TIC. Par contre, il faut d&#233;plorer l'augmentation de 2% &#224; 5% du taux de la redevance sur l'acc&#232;s ou l'utilisation du r&#233;seau des t&#233;l&#233;communications publiques (RUTEL) sous pr&#233;texte d'augmenter les recettes destin&#233;es &#224; lutter contre la pauvret&#233; faisant ainsi du secteur des TIC une v&#233;ritable vache &#224; lait alors qu'il manque cruellement de moyens de financement pour assurer son propre d&#233;veloppement. Enfin, l'int&#233;gration des directives de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire (UEMOA) et des actes additionnels au trait&#233; de la Communaut&#233; &#233;conomique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a franchi un pas important avec l'examen et l'adoption du projet de code des t&#233;l&#233;communications harmonis&#233; par le conseil des ministres du 17 d&#233;cembre 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re d'infrastructures et des services, l'Etat a octroy&#233; une licence d'exploitation &#224; l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communications nig&#233;rian Globacom qui permettra l'arriv&#233;e au S&#233;n&#233;gal du c&#226;ble sous-marin en fibre optique Glo 1 reliant le Royaume Uni au Nig&#233;ria et offrira des services de transport international destin&#233;s aux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, &#224; l'Etat et aux grossistes de m&#234;me que l'Internet &#224; haut d&#233;bit et des services &#224; large bande. De m&#234;me, il faut noter le d&#233;marrage de la construction du c&#226;ble sous-marin en fibre optique Africa Coast to Europe (ACE) reliant la France &#224; l'Afrique du Sud dont la mise en service op&#233;rationnelle est pr&#233;vue pour le premier semestre 2012 et qui permettra &#224; plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest d'acc&#233;der &#224; l'Internet haut d&#233;bit. Enfin, il ne faut pas oublier le lancement r&#233;ussi du satellite panafricain RascomStar-QAF1R qui fournira des services de t&#233;l&#233;communications dans les zones rurales, des liaisons interurbaines et internationales, des services de t&#233;l&#233;vision et d'acc&#232;s Internet et qui remplace le satellite RascomStar-QAF, lanc&#233; en d&#233;cembre 2008 et qui avait connu des ennuis ayant r&#233;duit sa dur&#233;e de vie de quinze ans &#224; deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'examen du march&#233; des t&#233;l&#233;communications, entre septembre 2009 et septembre 2010, montre que, sous l'effet des offres &#171; Keurgui Kheweul &#187; et &#171; Keurgui Yakhanal &#187; d'Orange et &#171; Yobalema &#187; d'Expresso, le parc de lignes fixes a augment&#233; de 25,36% portant le taux de p&#233;n&#233;tration &#224; 2,71%. Cependant, cette hausse cache une baisse de 12% de la t&#233;l&#233;phonie publique li&#233;e &#224; la disparation progressive des t&#233;l&#233;centres. En mati&#232;re de t&#233;l&#233;phonie mobile, le nombre des abonn&#233;s est pass&#233; de 6 391 080 abonn&#233;s &#224; 7 825 750 abonn&#233;s, soit une progression de 22,44% et un taux de p&#233;n&#233;tration de 64,3%. Le march&#233;, constitu&#233; &#224; 99,34% par la formule pr&#233;pay&#233;e, est domin&#233; par Orange avec 60% des abonn&#233;s, suivi par Tigo avec 31% et Expresso avec 9%. Enfin, le march&#233; de l'Internet est pass&#233; de 58 708 abonn&#233;s &#224; 85 279 abonn&#233;s soit une progression de 45,25% mais avec un taux de p&#233;n&#233;tration de seulement 0,70%. Parmi les abonn&#233;s, 90,3% se connectent en ADSL, 8,2% via le mobile et 1,5% en RTC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui des services, les op&#233;rateurs ont privil&#233;gi&#233; la mobilit&#233; avec d'une part la commercialisation par Expresso de &#171; e-libert&#233; &#187;, une carte SIM universelle compatible tant avec son r&#233;seau CDMA de 3&#232;me g&#233;n&#233;ration (3G) qu'avec les r&#233;seaux GSM de 2&#232;me g&#233;n&#233;ration (2G) utilis&#233;s par Orange et Tigo et d'autre part le lancement par Orange de la cl&#233; &#171; Pass Internet everywhere &#187; permettant d'acc&#233;der &#224; l'Internet mobile via une formule pr&#233;pay&#233;e. Le transfert d'argent par t&#233;l&#233;phone a &#233;galement &#233;t&#233; &#224; l'honneur avec le lancement d'Orange Money par la Sonatel en collaboration avec la Banque internationale pour le commerce et l'industrie du S&#233;n&#233;gal (BICIS) et de &#171; Yoban'tel &#187;, par la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale de banques au S&#233;n&#233;gal (SGBS) en partenariat avec Tigo. Cependant, les possibilit&#233;s offertes par ces syst&#232;mes sont tellement limit&#233;es, compte tenu de leur approche propri&#233;taire, qu'ils sont loin d'&#234;tre aussi populaires que M-Pesa, lanc&#233; au Kenya par Safaricom en mars 2007. Enfin, Google a g&#226;t&#233; les internautes s&#233;n&#233;galais en mettant Google Map &#224; leur disposition et en les faisant b&#233;n&#233;ficier du service Gmail Sms Chat qui permet d'envoyer et de recevoir gratuitement des SMS &#224; partir de Gmail. Principal fournisseurs de services de t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal, la Sonatel a vu son action, cot&#233;e &#224; la Bourse r&#233;gionale des valeurs mobili&#232;res (BRVM) de l'UEMOA d'Abidjan (C&#244;te d'ivoire), op&#233;rer une forte progression, celle-ci passant de 120.000 FCFA en fin d&#233;cembre 2009 &#224; 154.000 FCFA au 31 d&#233;cembre 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, on peut consid&#233;rer que l'ann&#233;e 2010 aura &#233;t&#233; bien remplie et il faut esp&#233;rer que 2011 verra des progr&#232;s significatifs effectu&#233;s par le secteur des TIC afin qu'il puisse effectivement jouer le r&#244;le qui lui est assign&#233; dans les discours et tirer le meilleur profit de son fort potentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entre instabilit&#233; institutionnelle et budget ridicule : le triste sort r&#233;serv&#233; au secteur des TIC</title>
		<link>https://osiris.sn/Entre-instabilite-institutionnelle.html</link>
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		<dc:date>2010-11-30T12:10:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;En moins de dix jours, le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) a re&#231;u deux messages qui en disent long sur le peu d'importance que les autorit&#233;s lui accordent au del&#224; des discours aussi nombreux que dithyrambiques. Le premier a &#233;t&#233; envoy&#233; lors de l'adoption du budget du minist&#232;re des TIC par l'Assembl&#233;e nationale pour un montant de 487 millions 677 mille francs CFA pour l'ann&#233;e 2011. A titre de comparaison, le budget du minist&#232;re de la Communication et des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En moins de dix jours, le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) a re&#231;u deux messages qui en disent long sur le peu d'importance que les autorit&#233;s lui accordent au del&#224; des discours aussi nombreux que dithyrambiques. Le premier a &#233;t&#233; envoy&#233; lors de l'adoption du budget du minist&#232;re des TIC par l'Assembl&#233;e nationale pour un montant de 487 millions 677 mille francs CFA pour l'ann&#233;e 2011. A titre de comparaison, le budget du minist&#232;re de la Communication et des t&#233;l&#233;communications s'&#233;l&#232;ve &#224; 6 milliards 868 millions 215 mille 400 FCFA pour ne pas parler de celui de la Pr&#233;sidence de la r&#233;publique qui est de 90 milliards de FCFA sur un budget global de 2030 milliards de FCFA. Or en mati&#232;re de priorit&#233;s gouvernementales, en dernier ressort, le seul crit&#232;re qui vaille est celui du montant des ressources publiques accord&#233; &#224; un secteur. D&#232;s lors, il est l&#233;gitime de se demander comment le minist&#232;re des TIC peut-il s&#233;rieusement s'atteler au d&#233;veloppement du secteur avec un budget inf&#233;rieur &#224; un demi milliards de FCFA soit un peu plus que 40 millions de FCFA par mois pour l'investissement et le fonctionnement. Dans un pass&#233; r&#233;cent celui-ci a d'ailleurs &#233;t&#233; r&#233;duit &#224; adresser une requ&#234;te &#224; un bailleurs de fonds &#233;tranger tout simplement pour &#233;laborer la politique nationale en mati&#232;re de TIC. Pendant ce temps, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) collecte depuis des ann&#233;es, au nom des citoyens s&#233;n&#233;galais, des milliards de FCFA aupr&#232;s des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications sans qu'aucun bilan pr&#233;cis et public n'ait jamais &#233;t&#233; fait de leur utilisation. En mati&#232;re d'instabilit&#233; institutionnelle, le constat est &#233;galement impressionnant pour ne pas dire effarant. Cr&#233;&#233; en f&#233;vrier 2001, le Minist&#232;re de la Communication et des nouvelles technologies fut dirig&#233; par Mamadou Diop Decroix jusqu'&#224; sa suppression trois mois apr&#232;s en mai 2001. Le minist&#232;re disparut alors de l'organigramme gouvernemental jusqu'en aout 2003 o&#249; il fut recr&#233;e sous la forme du minist&#232;re de l'Information et de la coop&#233;ration panafricaine dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication toujours dirig&#233; par Mamadou Diop Decroix. Cons&#233;quence de ce vacuum institutionnel, les textes organisant le fonctionnement de l'ARTP adopt&#233;s durant cette p&#233;riode d&#233;pouill&#232;rent le minist&#232;re de l'essentiel de ses pr&#233;rogatives avec toutes les cons&#233;quences que l'on connait aujourd'hui. Une certaine stabilit&#233; interviendra &#224; partir d'avril 2004 avec la nomination de Joseph Ndong comme Ministre des Postes, des t&#233;l&#233;communications et des nouvelles technologies de l'information et de la communication jusqu'&#224; son remplacement en juin 2007 par Sophie Gladima Siby nomm&#233;e Ministre des Postes, des t&#233;l&#233;communications et des TIC. D&#232;s lors, la valse des ministres recommencera et en aout 2008 Abdoul Aziz Sow lui succ&#232;dera comme Ministre de l'Information, des t&#233;l&#233;communications, des TIC, du NEPAD et relations avec les institutions. Quatre mois plus tard en d&#233;cembre 2008, il sera remplac&#233; par Habib Sy nomm&#233; Ministre des Infrastructures, des transports terrestres, des t&#233;l&#233;communications et des TIC. En mai 2009, Abdourahim Agne lui succ&#232;dera comme Ministre des T&#233;l&#233;communications, des TICS, des transports terrestres et des transports ferroviaires, poste qu'il occupera jusqu'en juin 2010, date &#224; laquelle il sera remplac&#233; par Nd&#232;ye Fatou Blondin Ndiaye Diop nomm&#233;e ministre des TIC avant qu'il soit mis fin &#224; ses fonctions le 17 novembre 2010 et que celles-ci soient assum&#233;es par Moustapha Guirassy cumulativement avec celles de Ministre de la Communication et des t&#233;l&#233;communications qu'il occupait d&#233;j&#224;. En dix ans, en dehors de Joseph Ndong, rest&#233; en poste trois ann&#233;es durant, les ministres en charge des TIC sont rest&#233;s en fonction entre quatre et quatorze mois ce qui est notablement insuffisant pour se familiariser avec ce secteur complexe et y mettre en place une politique digne de ce nom. Certes d'aucuns diront que selon la constitution, les politiques sont d&#233;finies par le Chef de l'&#201;tat et que pour ce qui est des TIC tout se d&#233;cide &#224; la Pr&#233;sidence de la r&#233;publique pour le meilleur comme pour le pire mais enfin. Lorsque l'on conjugue l'instabilit&#233; institutionnelle et le peu de ressources allou&#233;es au secteur des TIC, il n'est donc pas surprenant de constater que, malgr&#233; les r&#233;flexions pertinentes faites depuis des ann&#233;es et les ressources de toute nature dont dispose le S&#233;n&#233;gal en la mati&#232;re, le secteur des TIC, hors t&#233;l&#233;communications, en est r&#233;duit &#224; stagner lamentablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Plaidoyer pour l'organisation d'une grande manifestation panafricaine sur les TIC au S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://osiris.sn/plaidoyer-pour-l-organisation-d-une-grande-manifestation-panafricaine-sur-les.html</link>
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		<dc:date>2010-10-31T12:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Alors que les portes du premier Salon de l'innovation et des solutions IT (SISIT), organis&#233; &#224; l'initiative d'Orange Business Service, viennent de se refermer, le moment est venu de se pencher sur l'organisation de ce type de manifestation. En effet, il est pour le moins paradoxal que dans un pays o&#249; les autorit&#233;s insistent depuis plus d&#233;cennie sur l'importance qu'elles accordent aux technologies de l'information et de la communication (TIC) au point d'avoir fait de ce secteur d'activit&#233; un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que les portes du premier Salon de l'innovation et des solutions IT (SISIT), organis&#233; &#224; l'initiative d'Orange Business Service, viennent de se refermer, le moment est venu de se pencher sur l'organisation de ce type de manifestation. En effet, il est pour le moins paradoxal que dans un pays o&#249; les autorit&#233;s insistent depuis plus d&#233;cennie sur l'importance qu'elles accordent aux technologies de l'information et de la communication (TIC) au point d'avoir fait de ce secteur d'activit&#233; un des principaux leviers de la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA) devant conduire le pays vers l'&#233;mergence, il n'existe pas de rendez-vous d'envergure internationale consacr&#233;e aux TIC. Cette situation est d'autant plus d&#233;plorable qu'il n'en a pas toujours &#233;t&#233; ainsi et ceux qui s'int&#233;ressent &#224; ces questions se rappellent avec nostalgie des quatre &#233;ditions d'Afristech, la biennale africaine des sciences et techniques organis&#233;e en partenariat avec l'Acad&#233;mie des sciences du Tiers-monde (TWAS) entre 1993 et 1999. Certes, il existe bien quelques manifestations r&#233;guli&#232;res comme le Salon international de l'information et de la communication (SINEC) ou encore la Rencontre d'affaires sur les TIC (MED IT), sans parler des nombreux &#233;v&#232;nements organis&#233;s par telle ou telle structure mais le plus souvent elles ne pr&#233;sentent pas un grand int&#233;r&#234;t et s'adressent &#224; un public limit&#233;. Ce qui fait d&#233;faut, c'est un grand rassemblement susceptible de r&#233;unir l'ensemble des parties prenantes de ce domaine d'activit&#233;s que sont l'&#201;tat et ses d&#233;membrements (minist&#232;res, ADIE, ARTP, CNRA, Trade Point S&#233;n&#233;gal, etc.), les organisations d'int&#233;gration (UEMOA, CRETEL, COFTEL, CEDEAO, ARTAO, UAT, Union africaine, etc.), le secteur priv&#233; (op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, soci&#233;t&#233;s de services en ing&#233;nierie informatique, organisations patronales, organisations professionnelles, etc.), la soci&#233;t&#233; civile (associations, ONG, mouvement consum&#233;riste, etc.), les investisseurs, le monde de la formation et de la recherche, les m&#233;dias, les acteurs de la coop&#233;ration bilat&#233;rale et multilat&#233;rale sans oublier le grand public. Une telle manifestation repr&#233;senterait une occasion unique et ce de diff&#233;rents points de vue. Tout d'abord, elle permettrait de faire le point sur les politiques publiques tant &#224; l'&#233;chelle nationale, r&#233;gionale, continentale qu'internationale en mati&#232;re de soci&#233;t&#233; de l'information de mani&#232;re &#224; en saisir correctement les d&#233;fis, les opportunit&#233;s, les contraintes et les limites avec tout ce que cela implique pour un pays comme le S&#233;n&#233;gal. En effet, diverses &#233;tudes ont montr&#233; que les acteurs de la soci&#233;t&#233; de l'information en construction sont peu voire pas du tout inform&#233;s des cadres existants en la mati&#232;re. Pour les uns et les autres, ce serait &#233;galement une opportunit&#233; de pr&#233;senter leurs savoirs faire, leurs r&#233;alisations et leurs projets mais aussi d'&#233;changer sur leurs visions de l'avenir. En effet, les cloisonnements sont tels que souvent les acteurs qui &#339;uvrent pourtant dans le m&#234;me champ d'activit&#233; ignorent largement ce que font leurs homologues, leurs partenaires, leurs concurrents voire m&#234;me ceux dont la mission est de les accompagner d'une mani&#232;re ou d'une autre sans parler des besoins de ceux qu'ils sont cens&#233;s servir. Pour toute une s&#233;rie d'acteurs, cette manifestation permettrait de concourir &#224; l'indispensable travail de veille permettant de disposer d'une connaissance pr&#233;cise et actualis&#233;e de l'&#233;tat des lieux, d'&#233;tablir des bilans et de r&#233;fl&#233;chir &#224; de nouvelles perspectives. Par ailleurs elle serait, pour les entreprises s&#233;n&#233;galaises du secteur des TIC, l'occasion de faire le point sur tout ce qui se passe en dehors des fronti&#232;res du S&#233;n&#233;gal, que ce soir &#224; l'&#233;chelle de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) ou de la Communaut&#233; &#233;conomique des &#233;tats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) mais &#233;galement et surtout celle du continent africain qui, dans un monde plus en plus globalis&#233;, constitue l'espace dans lequel tout ce qui se veut durable doit d&#233;sormais se concevoir. Enfin, pour les chercheurs s&#233;n&#233;galais et africains, cet &#233;v&#233;nement offrirait une opportunit&#233; de partager les r&#233;sultats de recherche sur les probl&#233;matiques li&#233;es aux soci&#233;t&#233;s africaines de l'information en d&#233;veloppement et d'entrevoir les possibilit&#233;s d'entreprendre des recherches dans des perspectives tant comparatives que panafricaines. L'ensemble de ces activit&#233;s devraient contribuer &#224; l'&#233;mergence d'une vision partag&#233;e de la soci&#233;t&#233; de l'information que l'Afrique souhaite voir &#233;merger et fournir le r&#233;f&#233;rentiel pour l'&#233;laboration de politiques plus inclusives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cloud computing : Mettre les ordinateurs dans nos savanes plut&#244;t que dans les nuages</title>
		<link>https://osiris.sn/Cloud-computing-Mettre-les.html</link>
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		<dc:date>2010-08-30T12:06:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le &#171; cloud computing &#187;, ou &#171; informatique d&#233;mat&#233;rialis&#233;e &#187; en fran&#231;ais, a suscit&#233; beaucoup d'int&#233;r&#234;ts &#224; l'occasion du Forum ouest-africain sur la gouvernance de l'Internet (WAIGF) qui s'est d&#233;roul&#233; en ao&#251;t 2010 &#224; Dakar (S&#233;n&#233;gal). D'aucuns diront que la chose n'est gu&#232;re nouvelle en Afrique au regard de l'utilisation intensive, par les individus, mais aussi par les entreprises comme par l'Etat, des messageries &#233;lectroniques comme Yahoo, Hotmail, Gmail, etc. et des applications qui leurs sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le &#171; cloud computing &#187;, ou &#171; informatique d&#233;mat&#233;rialis&#233;e &#187; en fran&#231;ais, a suscit&#233; beaucoup d'int&#233;r&#234;ts &#224; l'occasion du Forum ouest-africain sur la gouvernance de l'Internet (WAIGF) qui s'est d&#233;roul&#233; en ao&#251;t 2010 &#224; Dakar (S&#233;n&#233;gal). D'aucuns diront que la chose n'est gu&#232;re nouvelle en Afrique au regard de l'utilisation intensive, par les individus, mais aussi par les entreprises comme par l'Etat, des messageries &#233;lectroniques comme Yahoo, Hotmail, Gmail, etc. et des applications qui leurs sont associ&#233;es (Google documents), des outils du Web 2.0 (Flickr, Youtube, Slideshare, etc.) ainsi que de nombreux sites web h&#233;berg&#233;s hors du continent africain. Cependant, la question prend aujourd'hui une toute autre dimension face &#224; l'offensive men&#233;e en Afrique par de grandes multinationales comme Microsoft et HP pour vendre le cloud computing pr&#233;sent&#233; comme &#171; la solution &#187; du futur. Certes, cette technologie pr&#233;sente des d'avantages en termes d'externalisation et de travail collaboratif, mais elle ne saurait &#234;tre adopt&#233;e par les Africains sans qu'ils aient murement r&#233;fl&#233;chi &#224; ses multiples implications. En effet, que l'on parle d'informatique dans le nuage, dans les nuages ou de nuages d'ordinateurs, il n'en reste pas moins que les ordinateurs en question appartiennent &#224; des soci&#233;t&#233;s qui n'ont rien de virtuelles, dont les propri&#233;taires sont bien r&#233;els et qui sont localis&#233;es quelque part m&#234;me si pour les utilisateurs finaux les applications, les plateformes et les donn&#233;es peuvent appara&#238;tre comme d&#233;territorialis&#233;es. Les asym&#233;tries technologiques, &#233;conomiques et financi&#232;res &#233;tant ce qu'elles sont, les services de cloud computing sont principalement propos&#233;s par des soci&#233;t&#233;s situ&#233;es dans les pays d&#233;velopp&#233;s, l'infrastructure technique &#233;tant quant &#224; elle, souvent localis&#233;e dans les pays &#233;mergents pour des raisons de co&#251;ts. Si cette logique n'est pas remise en cause, cela signifie que demain, les citoyens africains mais surtout les entreprises, les organisations et les &#233;tats qui s'aventureront &#224; utiliser ce type de solutions, seront totalement d&#233;pendants pour la cr&#233;ation, le stockage, l'utilisation et le partage de leurs donn&#233;es de firmes avec lesquelles ils seront li&#233;s par de simples contrats commerciaux et face auxquelles ils n'auront gu&#232;re de recours en cas de probl&#232;me. En termes de s&#233;curit&#233;, ils ne disposeront que de peu de garanties quant au stockage de leur donn&#233;es, au contr&#244;le de l'acc&#232;s &#224; ces derni&#232;res et encore moins en mati&#232;re de protection de leur transit sur les r&#233;seaux entre les lieux o&#249; elles seront h&#233;berg&#233;es et ceux o&#249; elles seront utilis&#233;es. En mati&#232;re de p&#233;rennit&#233;, le risque n'est pas nul que ces soci&#233;t&#233;s cessent leurs activit&#233;s du jour au lendemain pour cause de faillite ou car ayant d&#233;cid&#233; d'investir dans d'autres cr&#233;neaux jug&#233;s plus rentables. On peut &#233;galement s'interroger sur la maintenance et le d&#233;veloppement des applications propos&#233;es de m&#234;me que sur leur compatibilit&#233;, dans la dur&#233;e, avec les syst&#232;mes dont auront besoin les individus et les organisations. De plus, l'ensemble du dispositif &#233;tant distant, les utilisateurs seront fortement expos&#233;s &#224; la cybercriminalit&#233;, sans parler des pannes, naturelles ou provoqu&#233;es, d'Internet &#224; une &#233;poque o&#249; la cyber-guerre et le cyber-terrorisme sont d&#233;j&#224; des r&#233;alit&#233;s &#224; tel point que l'arm&#233;e am&#233;ricaine a jug&#233; n&#233;cessaire de se doter d'un Commandement du cyberespace. Que dire de la bande passante qui sera n&#233;cessaire pour &#233;viter les probl&#232;mes de latence sur un continent o&#249; elle reste la plus ch&#232;re du monde et o&#249; elle est tr&#232;s in&#233;galement disponible d'un point de vue g&#233;ographique ? L'&#233;vocation ces quelques enjeux et probl&#232;mes d&#233;coulant du cloud computing, tel qu'il se pratique actuellement, montre que ce dernier, comme toute technologie, est loin d'&#234;tre un simple outil utilisable en faisant l'&#233;conomie d'une r&#233;flexion approfondie. Les Africains doivent donc en &#233;valuer les risques majeurs, notamment en ce qui concerne la d&#233;localisation hors du continent des applications et des donn&#233;es ayant, &#224; un titre ou &#224; un autre, un caract&#232;re vital. Mieux, pour ne pas &#234;tre demain d&#233;pendante d'une informatique &#171; dans les nuages &#187;, l'Afrique doit s'atteler &#224; b&#226;tir une infrastructure informatique (datacenters, IXP, backbone, etc.) &#171; dans les savanes &#187; sur laquelle elle exercera son contr&#244;le. Avoir les pieds sur terre &#224; l'&#232;re de la mondialisation et de la globalisation, c'est en effet toujours avoir &#224; l'esprit que le pouvoir, loin d'&#234;tre d&#233;territorialis&#233;, s'exerce plus que jamais du Nord sur le Sud m&#234;me &#224; travers les nuages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Arriv&#233;e de Global Voice Group au S&#233;n&#233;gal : &#224; qui profite le crime ?</title>
		<link>https://osiris.sn/Arrivee-de-Global-Voice-Group-au.html</link>
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		<dc:date>2010-07-31T12:05:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Pr&#233;par&#233; sans tenir compte de l'opinion des principaux int&#233;ress&#233;s, sign&#233; le 28 mai dernier par le Pr&#233;sident de la r&#233;publique, publi&#233; au Journal officiel le 12 juin 2010, le d&#233;cret n&#176; 2010-632 instituant un syst&#232;me de contr&#244;le et de tarification des communications t&#233;l&#233;phoniques internationales entrant au S&#233;n&#233;gal n'&#233;tait pas encore entr&#233; en vigueur qu'il provoquait d&#233;j&#224; un vaste toll&#233;. En fait, cette initiative n'est pas vraiment une nouveaut&#233; puisqu'une premi&#232;re tentative avait &#233;t&#233; faite, dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;par&#233; sans tenir compte de l'opinion des principaux int&#233;ress&#233;s, sign&#233; le 28 mai dernier par le Pr&#233;sident de la r&#233;publique, publi&#233; au Journal officiel le 12 juin 2010, le d&#233;cret n&#176; 2010-632 instituant un syst&#232;me de contr&#244;le et de tarification des communications t&#233;l&#233;phoniques internationales entrant au S&#233;n&#233;gal n'&#233;tait pas encore entr&#233; en vigueur qu'il provoquait d&#233;j&#224; un vaste toll&#233;. En fait, cette initiative n'est pas vraiment une nouveaut&#233; puisqu'une premi&#232;re tentative avait &#233;t&#233; faite, dans le courant de l'ann&#233;e 2009, alors que l'Etat faisait face &#224; de graves difficult&#233;s de tr&#233;sorerie. Profitant de ce contexte, ceux qui r&#233;gentent en coulisses le secteur des TIC et des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal depuis maintenant plus d'une d&#233;cennie avaient fait miroiter aux plus hautes autorit&#233;s de l'Etat, la possibilit&#233; de collecter des dizaines de milliards de FCFA gr&#226;ce &#224; la mise en place d'un tel dispositif. L'op&#233;ration avait cependant fait long feu compte tenu d'une part de l'opposition manifest&#233;e par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications et d'autre part des fortes r&#233;ticences exprim&#233;es par l'Agence de r&#233;gulation des postes et t&#233;l&#233;communications (ARTP) qui estimait qu'une telle mesure allait &#224; l'encontre de la tendance g&#233;n&#233;rale visant &#224; faire baiser les tarifs de t&#233;l&#233;communications. G&#234;n&#233; par la divulgation de sa position par le journal Le Populaire, l'organe de r&#233;gulation, qui traversait une p&#233;riode difficile suite au limogeage de son directeur g&#233;n&#233;ral emport&#233; par l'affaire des primes li&#233;es &#224; l'attribution de la licence globale &#224; Sudatel, avait publi&#233; un d&#233;menti peu convaincant. Dans les milieux bien inform&#233;s, on expliquait d'ailleurs que le v&#233;ritable motif ayant pr&#233;sid&#233; au limogeage du Directeur g&#233;n&#233;ral de l'ARTP &#233;tait son opposition &#224; la taxation des appels entrant, l'affaire des primes n'ayant &#233;t&#233; qu'un pr&#233;texte pour se d&#233;barrasser de lui. Toujours est-il qu'une fois l'orage pass&#233; et un nouveau Directeur g&#233;n&#233;ral de l'ARTP nomm&#233;, les parrains de l'op&#233;ration se sont remis au travail, introduisant d'une part le projet de d&#233;cret dans les circuits administratifs et signant d'autre part un accord de gr&#233; &#224; gr&#233; avec la soci&#233;t&#233; Global Voice Group (GVG) pour le contr&#244;le du volume du trafic international entrant. Cet accord l&#233;onin d'une dur&#233;e de cinq ans pr&#233;voit d'attribuer &#224; GVG 49% des recettes d&#233;coulant de cette nouvelle taxe dont le montant annuel est estim&#233; &#224; 60 milliards de FCFA, en &#233;change de la mise &#224; disposition de l'Etat d'un &#233;quipement d'un co&#251;t de 10 milliards de FCFA. A n'en pas douter, il s'agit d'un excellent deal pour GVG et pour ceux qui lui ont offert ce march&#233; de gr&#233; &#224; gr&#233; sur un plateau d'argent, puisque le montant des gains accumul&#233;s au bout de deux mois d'activit&#233; sera &#233;quivalent au montant de l'investissement de base. Qui dit mieux ? En dehors des protestations de l'Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel, de l'opposition de la Sonatel, des d&#233;nonciations de l'opinion publique et des r&#233;serves de la grande majorit&#233; des experts du secteur, les choses sont encore un peu plus compliqu&#233;es puisque les ministres en charge des t&#233;l&#233;communications au sein de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) ont exprim&#233; leur intention de requ&#233;rir l'avis technique de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT) &#224; propos de cette taxe et demand&#233; qu'elle ne s'applique pas aux autres &#233;tats membres par solidarit&#233;. Ces d&#233;veloppements montrent bien que le discours des autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises tentant de faire accroire que l'instauration de cette taxe, &#224; laquelle la C&#244;te d'ivoire et le Burkina Faso ont renonc&#233; apr&#232;s l'avoir instaur&#233;e, sera sans effet sur le co&#251;t des communications t&#233;l&#233;phoniques, pour les consommateurs comme pour les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, est bien peu cr&#233;dible. De plus, comment ignorer le fait que l'augmentation du prix des t&#233;l&#233;communications qui en d&#233;coulera incitera les fraudeurs &#224; redoubler d'ing&#233;niosit&#233; pour contourner le syst&#232;me mis en place d'autant plus que leurs gains seront encore plus &#233;lev&#233;s que par le pass&#233; ? Enfin quid de la baisse du volume du trafic t&#233;l&#233;phonique entrant qui risque de survenir du fait du surench&#233;rissement de la destination S&#233;n&#233;gal et qui entrainera de facto une baisse des recettes fiscales ? Comme on le voit, l'instauration de cette taxe et la venue de GVG au S&#233;n&#233;gal soul&#232;vent plus de probl&#232;mes qu'elles n'apportent de solutions et tout le monde en est semble-t-il conscient sauf l'Etat qui continue &#224; pr&#233;senter l'op&#233;ration comme une bonne affaire. Il est donc l&#233;gitime de se poser la question de savoir &#224; qui profite le crime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Secteur des TIC : quand l'opacit&#233; est la r&#232;gle et la transparence l'exception</title>
		<link>https://osiris.sn/secteur-des-tic-quand-l-opacite-est-la-regle-et-la-transparence-l-exception.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;A peine les clameurs du scandale provoqu&#233; par l'affaire des 20 milliards de Francs CFA de commission distribu&#233;s &#224; des interm&#233;diaires bien introduits dans les hautes sph&#232;res du pouvoir sont elles retomb&#233;es qu'une nouvelle affaire met &#224; nu, une fois de plus, l'opacit&#233; qui r&#232;gne dans la gestion du secteur des TIC au S&#233;n&#233;gal, notamment en ce qui concerne l'attribution des licences de t&#233;l&#233;communications. En effet, suite au lancement en grande pompe par le Pr&#233;sident de la r&#233;publique, M&#176; Abdoulaye (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A peine les clameurs du scandale provoqu&#233; par l'affaire des 20 milliards de Francs CFA de commission distribu&#233;s &#224; des interm&#233;diaires bien introduits dans les hautes sph&#232;res du pouvoir sont elles retomb&#233;es qu'une nouvelle affaire met &#224; nu, une fois de plus, l'opacit&#233; qui r&#232;gne dans la gestion du secteur des TIC au S&#233;n&#233;gal, notamment en ce qui concerne l'attribution des licences de t&#233;l&#233;communications. En effet, suite au lancement en grande pompe par le Pr&#233;sident de la r&#233;publique, M&#176; Abdoulaye Wade, du r&#233;seau 3G d'Expresso, l'opinion publique a appris, suite aux protestations exprim&#233;s par les travailleurs de la Sonatel, que l'op&#233;rateur historique avait engag&#233; des n&#233;gociations avec l'Etat s&#233;n&#233;galais en vue de l'attribution d'une licence 3G depuis d&#233;cembre 2008 suite &#224; l'exp&#233;rimentation de la 3G r&#233;alis&#233;e par la Sonatel &#224; l'occasion de la tenue du sommet de l'Organisation de la Conf&#233;rence islamique (OCI) en mars 2008. Ces n&#233;gociations avait d&#233;bouch&#233; sur un accord de principe avec l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) dans le cadre duquel le prix de la licence avait &#233;t&#233; fix&#233; &#224; trois milliards de francs CFA, somme &#224; laquelle devait s'ajouter 3% du chiffre d'affaires g&#233;n&#233;r&#233; par la 3G mais elles ne furent jamais ent&#233;rin&#233;es par le pouvoir politique sans que l'on sache v&#233;ritablement pourquoi. Selon la version officielle servie aux repr&#233;sentants de l'Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel et de l'Amicale des cadres de la Sonatel (ASCON), la non signature du projet de d&#233;cret serait uniquement li&#233;e &#224; des lenteurs administratives ! Inutile de dire que cette explication est aussi peu cr&#233;dible que celles fournies dans le pass&#233; &#224; l'occasion des diff&#233;rents scandales qui ont affect&#233; le secteur des TIC qu'il s'agisse du retrait de la licence de t&#233;l&#233;phonie mobile attribu&#233;e &#224; Sentel, des conditions d'attribution de la licence globale de t&#233;l&#233;communications &#224; Sudatel ou encore des commissions vers&#233;es dans le cadre de l'attribution de la troisi&#232;me licence, pour ne citer que les affaires les plus connues. Suite aux menaces de paralysie du secteur brandies par les travailleurs de la Sonatel, le processus s'est d&#233;bloqu&#233; comme par enchantement et le Conseiller sp&#233;cial du pr&#233;sident de la R&#233;publique pour les Nouvelles technologies et la communication (NTIC) a promis que le d&#233;cret attribuant une licence 3G &#224; l'op&#233;rateur historique serait bient&#244;t sign&#233; par le Pr&#233;sident de la r&#233;publique sans pour autant que l'on ait entendu quelque r&#233;action que ce soit de la part du minist&#232;re en charge des t&#233;l&#233;communications, pourtant cens&#233; coordonner et suivre la politique en la mati&#232;re, ni de l'ARTP l&#233;galement charg&#233;e de r&#233;diger les conventions de concession et les cahiers des charges dans le cadre de l'attribution de licences de t&#233;l&#233;communications conform&#233;ment aux dispositions du Code des t&#233;l&#233;communications du 27 d&#233;cembre 2001. Apr&#232;s les fr&#233;quences de t&#233;l&#233;vision allou&#233;es dans le plus grand secret et celles distribu&#233;es &#224; l'occasion d'audience avec le Pr&#233;sident de la r&#233;publique, voici donc arriv&#233; le temps des licence de t&#233;l&#233;communications attribu&#233;es suite &#224; une audience avec un conseiller de la Pr&#233;sidence de la r&#233;publique ! Rien de tr&#232;s surprenant, diront certains, dans un secteur o&#249; l'&#233;tude des pratiques en vigueur montre que l'opacit&#233; est la r&#232;gle et la transparence l'exception. Cependant, &#224; l'heure o&#249; l'on parle avec insistance de la n&#233;cessit&#233; de mettre en place un tribunal &#233;conomique &#171; dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance et de la transparence &#187; et de la r&#233;pression &#171; des crimes &#233;conomiques &#187;, il serait grand temps que l'on en revienne &#224; des pratiques un peu plus orthodoxes avec notamment des politiques pr&#233;dictibles, des termes de r&#233;f&#233;rences, des cahiers des charges et des calendriers connus de tous ainsi que des proc&#233;dures de s&#233;lection objectives mises en &#339;uvre de mani&#232;re coll&#233;giale par des hommes et des femmes reconnus pour leurs comp&#233;tences, leur ind&#233;pendance d'esprit, leur attachement &#224; la d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, leur honn&#234;tet&#233; intellectuelle et morale et leur &#233;quidistance vis-&#224;-vis des groupes de pression de toutes natures. Au-del&#224; des questions d'&#233;thique, c'est le prix &#224; payer pour gagner la confiance des investisseurs nationaux comme &#233;trangers et cr&#233;er ainsi l'environnement favorable, qui fait actuellement d&#233;faut, pour impulser un fort d&#233;veloppement du secteur des TIC impactant positivement l'ensemble de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Trop d'imp&#244;ts tue l'imp&#244;t</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;En cette ann&#233;e 2010, le gouvernement s&#233;n&#233;galais semble avoir d&#233;cid&#233; d'utiliser tous les moyens en sa possession pour pressurer sans &#233;tats d'&#226;mes les utilisateurs des services de t&#233;l&#233;communications. Ainsi, &#224; peine la redevance sur l'acc&#232;s ou l'utilisation du r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications publiques (RUTEL) a-t-elle souffl&#233;e la premi&#232;re bougie de son entr&#233;e en vigueur le 1er f&#233;vrier 2010 que l'on apprend que le gouvernement a d&#233;pos&#233; un projet de loi devant l'Assembl&#233;e nationale pour faire passer (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette ann&#233;e 2010, le gouvernement s&#233;n&#233;galais semble avoir d&#233;cid&#233; d'utiliser tous les moyens en sa possession pour pressurer sans &#233;tats d'&#226;mes les utilisateurs des services de t&#233;l&#233;communications. Ainsi, &#224; peine la redevance sur l'acc&#232;s ou l'utilisation du r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications publiques (RUTEL) a-t-elle souffl&#233;e la premi&#232;re bougie de son entr&#233;e en vigueur le 1er f&#233;vrier 2010 que l'on apprend que le gouvernement a d&#233;pos&#233; un projet de loi devant l'Assembl&#233;e nationale pour faire passer de 2% &#224; 5% le taux de cette redevance qui s'applique au montant hors taxes des prestations pay&#233;es aux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, sous pr&#233;texte de mobiliser des fonds suppl&#233;mentaires pour lutter contre la pauvret&#233;. Pourtant, la mise en application de cette loi, vot&#233;e en catimini le 21 juillet 2008 par l'Assembl&#233;e nationale, adopt&#233;e par le S&#233;nat le 22 aout 2008 et promulgu&#233;e le 3 septembre 2008, avait &#224; l'&#233;poque provoqu&#233; un toll&#233; g&#233;n&#233;ral chez les professionnels du secteur des t&#233;l&#233;communications comme chez les associations de d&#233;fense des consommateurs qui, en signe de protestation, avaient organis&#233; une journ&#233;e de boycott des services de t&#233;l&#233;communications. Non content de cette mesure, le gouvernement s'appr&#234;te a accroitre encore un peu plus le niveau de taxation indirecte des services de t&#233;l&#233;communications en faisant appel &#224; la soci&#233;t&#233; Global Voice Group pour la gestion du trafic international entrant et sortant ce qui impliquera bien entendu un surco&#251;t qui sera &#224; n'en pas douter &#224; la charge du consommateur. Jamais en manque d'imagination lorsqu'il s'agit de mettre en place de nouveaux dispositifs de pressurisation, le gouvernement avait m&#234;me envisag&#233; &#224; la fin de l'ann&#233;e 2009 de taxer tous les appels re&#231;us avec l'objectif de r&#233;colter par ce moyen une centaines de milliards de FCFA. Si l'on ajoute &#224; cela les imp&#244;ts et taxes diverses normalement pay&#233;s par les trois op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications que sont Orange, Sentel et Sudatel, il appara&#238;t clairement que le secteur des t&#233;l&#233;communications est devenu une v&#233;ritable vache &#224; lait pour l'Etat. Pourtant, les services de t&#233;l&#233;communications ne sont plus un luxe mais une commodit&#233; tellement banale que l'Union europ&#233;enne a int&#233;gr&#233; l'acc&#232;s &#224; Internet dans le service universel europ&#233;en et que la France consid&#232;re, dans son plan num&#233;rique 2012, l'acc&#232;s au haut d&#233;bit comme une &#171; commodit&#233; essentielle &#187; au m&#234;me titre que l'acc&#232;s &#224; l'eau et &#224; l'&#233;lectricit&#233;. Dans le m&#234;me temps, l'Etat est incapable de publier dans les d&#233;lais la nouvelle lettre de politique sectorielle du secteur des t&#233;l&#233;communications alors que la derni&#232;re &#224; avoir &#233;t&#233; adopt&#233;e est caduque depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e 2010, sans tenir compte du fait qu'&#224; l'origine elle devait couvrir la p&#233;riode 2004-2008. Pire, le S&#233;n&#233;gal ne s'est toujours pas dot&#233; d'une strat&#233;gie nationale pour le d&#233;veloppement du secteur des technologies de l'information et de la communication et l'une des explications avanc&#233;es par les repr&#233;sentants de l'Etat pour expliquer cette situation n'est rien de moins que le manque de moyens (sic !). Ainsi malgr&#233;, les milliards de FCFA d'imp&#244;ts et de taxes diverses pr&#233;lev&#233;s sur les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, les entreprises et les particuliers, tant par l'Etat que par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), il serait impossible de trouver les quelques millions n&#233;cessaire &#224; l'&#233;laboration d'une strat&#233;gie nationale d'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de recourir &#224; l'appui de bailleurs de fonds &#233;trangers pour accomplir cette t&#226;che. Il est grand temps que le gouvernement s&#233;n&#233;galais cesse de nous rebattre les oreilles des s&#233;n&#233;galais avec ces multiples projets de lutte contre la fracture num&#233;rique, tous plus mirifiques les uns que les autres, et qu'il s'attaque enfin concr&#232;tement &#224; jeter les bases d'un d&#233;veloppement v&#233;ritable du secteur des TIC. Quel meilleur symbole de cet immobilisme inhibiteur de toutes les initiatives et d&#233;mobilisateur de toutes les &#233;nergies que le projet du Technopole adopt&#233; en 1996 et rebaptis&#233; Cybervillage en 2004, qui jusqu'&#224; pr&#233;sent n'a d&#233;bouch&#233; que sur bien peu de choses alors que dans le m&#234;me temps la Tunisie, un de nos concurrents directs en Afrique, a cr&#233;&#233; pas moins trois technopoles (Elgazala, Sfax et Sousse) sp&#233;cialis&#233;s dans le domaine des TIC. Plut&#244;t que d'&#233;touffer le secteur des TIC par la pression fiscale, l'Etat ferait mieux de mobiliser &#224; son service les moyens financiers qui lui font tant d&#233;faut pour prendre son envol d'autant que comme l'a d&#233;montr&#233; Arthur Laffer, trop d'imp&#244;ts tue l'imp&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Passage au num&#233;rique : Agir avant qu'il ne soit trop tard</title>
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		<dc:date>2010-04-30T12:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; la signature par le S&#233;n&#233;gal, le 17 juin 2006 &#224; Gen&#232;ve (Suisse), de l'Accord r&#233;gional relatif &#224; la planification du service de radiodiffusion num&#233;rique de Terre dans la R&#233;gion 1 dans les bandes de fr&#233;quences 174-230 MHz et 470-862 MHz (GE06) et de l'Accord r&#233;gional r&#233;gissant l'utilisation de la bande de fr&#233;quences 47-68 MHz par le service de radiodiffusion et d'autres services de Terre &#224; titre primaire dans la Zone africaine (GE89) qui programment l'arr&#234;t de mort de la radiodiffusion (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; la signature par le S&#233;n&#233;gal, le 17 juin 2006 &#224; Gen&#232;ve (Suisse), de l'Accord r&#233;gional relatif &#224; la planification du service de radiodiffusion num&#233;rique de Terre dans la R&#233;gion 1 dans les bandes de fr&#233;quences 174-230 MHz et 470-862 MHz (GE06) et de l'Accord r&#233;gional r&#233;gissant l'utilisation de la bande de fr&#233;quences 47-68 MHz par le service de radiodiffusion et d'autres services de Terre &#224; titre primaire dans la Zone africaine (GE89) qui programment l'arr&#234;t de mort de la radiodiffusion analogique &#224; l'horizon 2015 pour la bande UHF (utilis&#233;e par la t&#233;l&#233;vision) et 2020 pour la bande VHF (utilis&#233;e par les stations FM), rien n'indique que le S&#233;n&#233;gal se pr&#233;pare s&#233;rieusement &#224; faire face aux mutations qui en d&#233;couleront pour le paysage audiovisuel. Qu'il s'agisse des autorit&#233;s publiques impliqu&#233;es, directement ou indirectement, dans la gestion de ce dossier (minist&#232;res de la communication et de la culture, ARTP, CNRA, etc.), des professionnels des m&#233;dias, des producteurs audiovisuels, des vendeurs d'appareils &#233;lectrom&#233;nagers, des associations consum&#233;ristes comme des citoyens, c'est en effet le grand silence en la mati&#232;re. Pourtant, le passage au num&#233;rique pose des enjeux fondamentaux pour le S&#233;n&#233;gal et l'Afrique qui ne fabriquent ni les &#233;quipements de production et de postproduction num&#233;riques (cam&#233;ras, magn&#233;toscopes, consoles, moniteurs, m&#233;langeurs, logiciels, etc.), ni les programmes (surtout les films et les programmes de t&#233;l&#233;visions) ni les appareils permettant leur r&#233;ception (postes de radio, t&#233;l&#233;viseurs, t&#233;l&#233;phones portables, etc.). Alors que dans nombre de pays, le d&#233;ploiement de la t&#233;l&#233;vision num&#233;rique a d&#233;but&#233; depuis plusieurs ann&#233;es et doit s'achever &#224; l'horizon 2011, l'inertie constat&#233;e en la mati&#232;re au S&#233;n&#233;gal risque de priver, d'une mani&#232;re ou d'une autre, des millions de t&#233;l&#233;spectateurs d'images de t&#233;l&#233;vision et donc d'informations. En effet, si la t&#233;l&#233;vision num&#233;rique pr&#233;sente de nombreux avantages tels une meilleure utilisation des ressources en fr&#233;quence, la r&#233;ception d'un plus grand nombre de programmes, une baisse des co&#251;ts de transmission, une meilleure qualit&#233; des images et du son, la possibilit&#233; d'offrir des services et des programmes interactifs, etc., elle n&#233;cessite l'adjonction d'un adaptateur externe &#224; tous les t&#233;l&#233;viseurs n'ayant pas &#233;t&#233; con&#231;us pour recevoir des signaux num&#233;riques. De plus, la convergence entre le contenu et le contenant qu'elle implique, compte tenu des rapprochement qui s'op&#232;rent entre l'industrie du contenu, les &#233;diteurs, les diffuseurs et les op&#233;rateurs audiovisuels ainsi que les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, n&#233;cessite l'adaptation du cadre l&#233;gal et r&#233;glementaire r&#233;gissant l'allocation des fr&#233;quences, la r&#233;gulation des diff&#233;rents modes de communication et des contenus, le fonctionnement des r&#233;seaux, la publicit&#233;, etc. Au-del&#224;, elle requiert &#233;galement une mise &#224; niveau des entreprises de production audiovisuelle afin qu'elles s'adaptent pleinement &#224; cette nouvelle donne. Comme chacun peut le constater, la migration vers le num&#233;rique est donc loin de se r&#233;sumer &#224; une probl&#233;matique technique relevant de la seule comp&#233;tence des experts. Elle soul&#232;ve au contraire une multitude de questions d'ordre politique, &#233;conomique, culturel, social, juridique voire soci&#233;tal et les r&#233;ponses apport&#233;es doivent prendre en compte l'avis du plus grand nombre et surtout prot&#233;ger l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. D&#232;s lors, il urge d'organiser le d&#233;bat sur ce sujet afin que les probl&#232;mes soulev&#233;s puissent &#234;tre largement et s&#233;rieusement d&#233;battus, dans toutes leurs dimensions, par l'ensemble des acteurs impliqu&#233;s et au-del&#224; par les citoyens, organis&#233;s ou non dans les formations politiques, les syndicats, les associations, etc. Compte tenu de la lenteur avec laquelle les nouveaux textes l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires sont &#233;labor&#233;s et surtout adopt&#233;s, et les orientations politiques traduites en actes concrets, les cinq ann&#233;es qui nous s&#233;parent de la date butoir de juin 2015 ne seront pas de trop pour conduire les consultations n&#233;cessaires, mener &#224; bien la r&#233;flexion, concevoir une strat&#233;gie coh&#233;rente et r&#233;aliste de passage au num&#233;rique, &#233;laborer de nouveaux textes, mettre en place les instruments de politiques n&#233;cessaires et accompagner le processus comme il se doit. Le sujet est d'autant plus sensible que 80% des m&#233;nages s&#233;n&#233;galais poss&#232;dent un poste de t&#233;l&#233;vision. Il ne faudrait donc pas qu'au d&#233;tour d'une mutation technique mal pr&#233;par&#233;es ceux-ci rejoignent et accroissent par la m&#234;me occasion le nombre des victimes de la fracture num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lutte contre la fracture num&#233;rique : Passer du discours aux actes</title>
		<link>https://osiris.sn/lutte-contre-la-fracture-numerique-passer-du-discours-aux-actes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/lutte-contre-la-fracture-numerique-passer-du-discours-aux-actes.html</guid>
		<dc:date>2010-03-31T11:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) vient de rendre public les r&#233;sultats d'une enqu&#234;te nationale sur les technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal (ENTICS) qui font appara&#238;tre cr&#251;ment la r&#233;alit&#233; de la fracture num&#233;rique au S&#233;n&#233;gal. Que l'on en juge : le nombre de lignes t&#233;l&#233;phoniques fixes &#224; usage domestique se limite &#224; 14,5 lignes pour 100 m&#233;nages avec un taux d'acc&#232;s 2,4 fois plus &#233;lev&#233; &#224; Dakar que dans le reste du pays. Autrement dit, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) vient de rendre public les r&#233;sultats d'une enqu&#234;te nationale sur les technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal (ENTICS) qui font appara&#238;tre cr&#251;ment la r&#233;alit&#233; de la fracture num&#233;rique au S&#233;n&#233;gal. Que l'on en juge : le nombre de lignes t&#233;l&#233;phoniques fixes &#224; usage domestique se limite &#224; 14,5 lignes pour 100 m&#233;nages avec un taux d'acc&#232;s 2,4 fois plus &#233;lev&#233; &#224; Dakar que dans le reste du pays. Autrement dit, 85,5% des m&#233;nages s&#233;n&#233;galais ne poss&#232;dent pas le t&#233;l&#233;phone fixe &#224; domicile, instrument sans lequel il n'est pas possible de se connecter &#224; Internet dans de bonnes conditions &#224; l'&#232;re du multim&#233;dia triomphant. Certes, le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie mobile est lui de 87,85% dans les m&#233;nages mais cette derni&#232;re sert essentiellement &#224; &#233;mettre et recevoir des appels ainsi qu'&#224; envoyer des SMS, les services &#233;volu&#233;s (MMS, GPRS, Internet mobile, etc.) qui n&#233;cessitent des terminaux co&#251;teux et sont ch&#232;rement factur&#233;s, &#233;tant tr&#232;s peu utilis&#233;s. Pour ce qui est de l'informatique, le taux d'&#233;quipement est de 11,5 ordinateurs pour 100 m&#233;nages, cette moyenne &#233;tant beaucoup plus &#233;lev&#233;e &#224; Dakar avec 27,5 ordinateurs pour 100 m&#233;nages alors qu'elle est seulement de 9,5 ordinateurs pour 100 m&#233;nages dans les autres villes et 8 fois moins &#233;lev&#233;e en milieu rural. Le taux de connexion &#224; Internet des m&#233;nages est de 4,0%, avec une forte disparit&#233; g&#233;ographique, qui fait qu'il est de 10,1% &#224; Dakar qui concentre 72% des internautes. L'enqu&#234;te montre &#233;galement que les 923 031 internautes s&#233;n&#233;galais, sont 83% &#224; Dakar et 93% dans les autres villes du pays &#224; se connecter hors de leur domicile, la grande majorit&#233; d'entre eux y acc&#233;dant via des dispositifs d'acc&#232;s collectifs (cybercentres publics et priv&#233;s, etc.). Enfin, en mati&#232;re d'usages, il s'av&#232;re que 13,1% des individus &#226;g&#233;s de 12 ans et plus d&#233;clarent utiliser un ordinateur et que 15% utilisent Internet mais seuls 8,4% le font de mani&#232;re courante. Globalement, les r&#233;sultats de cette &#233;tude ne comportent pas de grandes surprises et montrent clairement que l'utilisation des TIC reste marginale dans les m&#233;nages et relativement faible dans l'administration comme dans les entreprises. Le tr&#232;s faible taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie fixe montre que l'acc&#232;s universel est loin d'&#234;tre une r&#233;alit&#233; m&#234;me si la t&#233;l&#233;phonie mobile pr&#233;sente un taux de p&#233;n&#233;tration satisfaisant qui doit cependant &#234;tre relativis&#233; en regard du nombre de personnes poss&#233;dant plusieurs puces. Enfin, il ressort que les principaux freins &#224; l'utilisation des TIC sont la chert&#233; des communications et des ordinateurs, la mauvaise qualit&#233; de service, l'insuffisante couverture des r&#233;seaux, l'analphab&#233;tisme, la non-maitrise de l'ordinateur et la faible disponibilit&#233; des contenus locaux. Au-del&#224; de pouvoir chiffrer pr&#233;cis&#233;ment ce qui n'&#233;tait jusqu'alors que des estimations, l'int&#233;r&#234;t de cette enqu&#234;te, qu'il importe de r&#233;&#233;diter sur une base r&#233;guli&#232;re, est d'indiquer clairement l'ampleur du travail &#224; faire pour diminuer significativement l'impact de la fracture num&#233;rique. C'est le lieu de r&#233;p&#233;ter que cela ne se sera durablement possible qu'en s'appuyant sur une strat&#233;gie nationale comprenant un nombre limit&#233; d'objectifs r&#233;alistes et r&#233;alisables, reposant sur la mobilisation effective de moyens cons&#233;quents et s'inscrivant dans un calendrier pr&#233;cis dont le respect sera mesur&#233; par un m&#233;canisme de suivi-&#233;valuation. Cette strat&#233;gie devrait donner la priorit&#233; aux deux axes essentiels que sont l'infrastructure et les contenus. Il est en effet imp&#233;rieux de d&#233;ployer une infrastructure terrestre &#224; haut d&#233;bit, concourant &#224; un am&#233;nagement num&#233;rique &#233;quilibr&#233; du territoire, plut&#244;t que d'&#233;couter ceux qui veulent nous faire croire que l'Internet mobile pourrait se substituer aux r&#233;seaux filaires alors qu'il n'est qu'une infrastructure compl&#233;mentaire de l'&#233;pine dorsale constitu&#233;e par les r&#233;seaux terrestres. Parall&#232;lement, il faut prendre toutes les dispositions n&#233;cessaires &#224; la cr&#233;ation d'une large offre de contenus locaux int&#233;ressant les citoyens, les consommateurs, les entreprises, les administrations, les associations, etc. Sans ces mesures, il n'est pas concevable d'envisager le d&#233;veloppement une soci&#233;t&#233; de l'information &#171; &#224; dimension humaine, inclusive et solidaire, ouverte, transparente et s&#233;curis&#233;e &#187; telle que d&#233;finie par la loi d'orientation sur la soci&#233;t&#233; de l'information (LOSI). Il urge donc de faire moins de discours et de passer aux actes pour lutter effectivement contre la fracture num&#233;rique et d&#233;velopper la soci&#233;t&#233; de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Feuilleton Sentel/Etat du S&#233;n&#233;gal : Saison 5</title>
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		<dc:date>2010-02-28T11:57:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Nous ne reviendrons pas sur les pr&#233;c&#233;dents &#233;pisodes du feuilleton Sentel/Etat du S&#233;n&#233;gal dont un r&#233;sum&#233; est disponible dans l'&#233;dition d'octobre 2008 de Batik sous le titre &#171; Feuilleton Sentel, suite ou fin ? &#187;. Toujours est-il qu'&#224; l'image des &#171; telenovelas &#187; et autres s&#233;ries indiennes qui envahissent nos &#233;crans, ce feuilleton a connu un &#233;ni&#232;me rebondissement suite &#224; la parution d'un article de Lawrence Delevingne, dans le journal &#171; Business Insider &#187; du 4 f&#233;vrier 2010, intitul&#233; &#171; Le plaisir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2010,300-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2010&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous ne reviendrons pas sur les pr&#233;c&#233;dents &#233;pisodes du feuilleton Sentel/Etat du S&#233;n&#233;gal dont un r&#233;sum&#233; est disponible dans l'&#233;dition d'octobre 2008 de Batik sous le titre &#171; Feuilleton Sentel, suite ou fin ? &#187;. Toujours est-il qu'&#224; l'image des &#171; telenovelas &#187; et autres s&#233;ries indiennes qui envahissent nos &#233;crans, ce feuilleton a connu un &#233;ni&#232;me rebondissement suite &#224; la parution d'un article de Lawrence Delevingne, dans le journal &#171; Business Insider &#187; du 4 f&#233;vrier 2010, intitul&#233; &#171; Le plaisir de faire des affaires en Afrique : Comment des hommes politiques s&#233;n&#233;galais ont essay&#233; d'&#233;branler Millicom pour 200 millions de dollars &#187;. Selon l'auteur, &#224; l'automne 2008, Karim Wade, fils du Pr&#233;sident de la r&#233;publique, aurait exig&#233; de Millicom le paiement de 200 millions de dollars pour conserver sa licence de t&#233;l&#233;phonie mobile. En r&#233;ponse, Millicom aurait propos&#233; de payer 21 millions de dollars pour obtenir le droit de d&#233;ployer un r&#233;seau 3G. L'offre aurait &#233;t&#233; rejet&#233;e et en mai 2009, les repr&#233;sentants de Millicom auraient rencontr&#233; Thierno Ousmane Sy, Conseiller sp&#233;cial du Pr&#233;sident de la r&#233;publique pour les NTIC, qui aurait ramen&#233; la somme &#224; 160 millions de dollars. Assimilant cette d&#233;marche &#224; des pratiques corruptives, l'auteur de l'article affirme que la corruption qui r&#232;gne au S&#233;n&#233;gal constitue un risque pour les investisseurs priv&#233;s mais &#233;galement pour les contribuables am&#233;ricains dont les imp&#244;ts financent &#224; hauteur de 450 millions de dollars les projets envisag&#233;s dans le cadre du Millenium Challenge Account (MCA). Relay&#233; par la presse s&#233;n&#233;galaise, cet article qui s'appuie sur des pi&#232;ces vers&#233;es devant le tribunal arbitral du CIRDI par Millicom, a visiblement d&#233;stabilis&#233; les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises qui ont allum&#233; toute une s&#233;rie de contre-feux. C'est ainsi qu'elles ont fait publier un d&#233;menti sign&#233; par le Premier ministre, rendu publique une lettre du PDG de Millicom adress&#233;e au Pr&#233;sident de la r&#233;publique, menac&#233; de porter plainte contre Lawrence Delevingne devant la justice am&#233;ricaine, accus&#233; Millicom d'interf&#233;rer dans la proc&#233;dure en cours devant le tribunal arbitral, donn&#233; des interviews dans la presse et suscit&#233; des articles en leur faveur dans des journaux qu'elles contr&#244;lent. Un des vice-pr&#233;sidents du S&#233;nat, Daouda Faye, a m&#234;me propos&#233; la cr&#233;ation d'une commission d'enqu&#234;te parlementaire sur l'affaire Sentel mais d&#232;s que des voix se sont &#233;lev&#233;es pour demander qu'elle s'int&#233;resse &#233;galement aux conditions dans lesquelles Expresso avait obtenu sa licence, il se ravisa pr&#233;textant que l'affaire &#233;tait pendante devant la justice. Quelle que soit la v&#233;rit&#233; des faits, cette affaire montre, s'il en &#233;tait besoin, que le secteur des t&#233;l&#233;communications est g&#233;r&#233; dans l'opacit&#233; la plus totale, les institutions de la r&#233;publique, qu'il s'agisse des minist&#232;res des t&#233;l&#233;communications et des finances ou encore de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et de la poste (ARPT) &#233;tant totalement marginalis&#233;es. Pour preuve, c'est encore le Conseiller sp&#233;cial du Pr&#233;sident de la r&#233;publique pour les NTIC qui vient de signer le communiqu&#233; d&#233;mentant la vente par l'Etat des 9,9% des actions qu'il d&#233;tient dans le capital de la Sonatel alors que dans tout autre pays cette question aurait &#233;t&#233; trait&#233;e par le minist&#232;re charg&#233; de la gestion des participations &#233;tatiques dans des entreprises. De telles pratiques r&#233;p&#233;t&#233;es, dans un secteur aussi strat&#233;gique et brassant autant d'argent que celui des t&#233;l&#233;communications n'est pas un bon signal adress&#233; aux investisseurs nationaux et surtout &#233;trangers. En effet, pour paraphraser le Pr&#233;sident Barack Obama, nous dirons que l'&#233;conomie a besoin non pas d'hommes forts qui s'ing&#232;rent r&#233;guli&#232;rement dans le cours des affaires sans que l'on sache vraiment &#224; quel titre mais d'institutions fortes capables, garantes d'un environnement caract&#233;ris&#233; par la transparence, la stabilit&#233;, la pr&#233;dictibilit&#233; et surtout la s&#233;curit&#233; juridique et judiciaire. En attendant, le prochain &#233;pisode, Sentel, dont la licence a &#233;t&#233; officiellement r&#233;sili&#233;e depuis le 29 septembre 2000, devrait continuer &#224; poursuivre provisoirement ses activit&#233;s pour la dixi&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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