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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Paiements des jeux en ligne : MTN Mobile Money et Orange Money coupent les agr&#233;gateurs ; la question de l'op&#233;rateur unique refait surface. Nouvelle centralisation ?</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La suspension des agr&#233;gateurs de paiement par MTN Mobile Money et Orange Money, &#224; la suite de la redirection des flux des jeux en ligne vers CINETPAY, souligne une question centrale : assiste-t-on au retour d'un op&#233;rateur unique dans le traitement des paiements du secteur des jeux en ligne ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le sujet n'est pas simplement technique. Il touche &#224; la coh&#233;rence de l'action administrative, &#224; la r&#233;gulation des flux financiers num&#233;riques, &#224; la concurrence entre agr&#233;gateurs et &#224; la s&#233;curit&#233; d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2026-.html" rel="directory"&gt;2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-94-be52c.jpg?1780928068' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La suspension des agr&#233;gateurs de paiement par MTN Mobile Money et Orange Money, &#224; la suite de la redirection des flux des jeux en ligne vers CINETPAY, souligne une question centrale : assiste-t-on au retour d'un op&#233;rateur unique dans le traitement des paiements du secteur des jeux en ligne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sujet n'est pas simplement technique. Il touche &#224; la coh&#233;rence de l'action administrative, &#224; la r&#233;gulation des flux financiers num&#233;riques, &#224; la concurrence entre agr&#233;gateurs et &#224; la s&#233;curit&#233; d'un secteur expos&#233; aux risques de fraude, de sous-d&#233;claration et de blanchiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faits ant&#233;rieurs sont pourtant clairs. Par correspondance du Secr&#233;tariat G&#233;n&#233;ral de la Pr&#233;sidence de la R&#233;publique, les Tr&#232;s Hautes Instructions avaient conduit &#224; la reprise des activit&#233;s des op&#233;rateurs du secteur des jeux sans interm&#233;diation obligatoire d'INTOUCH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MINPOSTEL avait ensuite demand&#233; &#224; Mobile Money Corporation et &#224; Orange Money de r&#233;tablir le trafic des agr&#233;gateurs concern&#233;s, en rappelant que la suspension totale ou partielle de leur trafic pouvait contrevenir aux dispositions applicables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le MINAT avait lui-m&#234;me lev&#233; la mesure de centralisation, en indiquant que les entreprises agr&#233;&#233;es pouvaient d&#233;sormais exercer avec les partenaires librement choisis, sous r&#233;serve du respect des lois et r&#232;glements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette doctrine administrative reposait donc sur trois principes : fin de l'interm&#233;diation obligatoire, r&#233;tablissement des agr&#233;gateurs conformes et libert&#233; encadr&#233;e de choix des partenaires techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, la redirection actuelle des flux vers CINETPAY semble produire l'effet inverse. En pratique, les paiements sont orient&#233;s vers un seul op&#233;rateur ; les agr&#233;gateurs pr&#233;c&#233;demment actifs sont coup&#233;s ou suspendus ; les op&#233;rateurs mobiles ex&#233;cutent une mesure qui aboutit &#224; une concentration des flux. Le nom de l'agr&#233;gateur change, mais le m&#233;canisme demeure : un acteur priv&#233; est plac&#233; au centre du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit donc pas seulement d'un m&#233;canisme de contr&#244;le. Il s'agit d'une centralisation de fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan r&#233;glementaire, une telle mesure doit &#234;tre strictement justifi&#233;e. Le contr&#244;le des chiffres d'affaires des jeux en ligne est l&#233;gitime. La tra&#231;abilit&#233; des transactions est n&#233;cessaire. La protection des recettes publiques est imp&#233;rative. Mais ces objectifs ne commandent pas automatiquement la d&#233;signation d'un op&#233;rateur unique. Ils peuvent &#234;tre atteints par des outils moins restrictifs : reporting obligatoire, interconnexion technique, API de supervision, audit des transactions, rapprochement automatis&#233; des flux, certification de s&#233;curit&#233;, transmission p&#233;riodique des donn&#233;es aux administrations comp&#233;tentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La centralisation exclusive expose le dispositif &#224; trois risques majeurs : un risque concurrentiel, en &#233;cartant brutalement des agr&#233;gateurs d&#233;j&#224; op&#233;rationnels et investis ; un risque op&#233;rationnel, en cr&#233;ant un point unique de d&#233;pendance pour l'ensemble des flux ; et un risque de conformit&#233;, d&#232;s lors que la concentration de paiements sensibles exige une diligence renforc&#233;e sur le profil, la s&#233;curit&#233; et les ant&#233;c&#233;dents de l'op&#233;rateur retenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de fond est donc simple : le dispositif vise-t-il r&#233;ellement &#224; contr&#244;ler les flux des jeux en ligne, ou &#224; conf&#233;rer &#224; CINETPAY une position d'op&#233;rateur central ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de clarification, la mesure actuelle donne le sentiment d'une reconstitution du dispositif pr&#233;c&#233;demment &#233;cart&#233; : hier INTOUCH, aujourd'hui CINETPAY. Et demain ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paiements des jeux en ligne : MTN Mobile Money et Orange Money coupent les agr&#233;gateurs ; la question de l'op&#233;rateur unique refait surface. Nouvelle centralisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel Aim&#233; Roland ENDAMEYO,&lt;br class='autobr' /&gt;
Expert des questions digitales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.digitalbusiness.africa/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Digital Business Africa&lt;/a&gt;, 6 juin 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cyberattaques en s&#233;rie et balkanisation num&#233;rique : l'urgence absolue de sauver l'Intranet administratif s&#233;n&#233;galais</title>
		<link>https://osiris.sn/cyberattaques-en-serie-et-balkanisation-numerique-l-urgence-absolue-de-sauver-l.html</link>
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		<dc:date>2026-06-05T16:57:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous sommes en train de livrer les cl&#233;s de notre souverainet&#233; par pure inconscience administrative. C'est une v&#233;rit&#233; nue que l'on feint d'ignorer dans les couloirs de nos minist&#232;res. L'infrastructure num&#233;rique de notre R&#233;publique est en p&#233;ril et ce sont nos propres administrations qui en scient les piliers. &lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; une guerre num&#233;rique asym&#233;trique d'une violence in&#233;dite, la dispersion de nos forces &#233;quivaut &#224; une capitulation en plein vol. L'heure n'est plus aux constats polis ni aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-93-13b73.jpg?1780678673' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes en train de livrer les cl&#233;s de notre souverainet&#233; par pure inconscience administrative. C'est une v&#233;rit&#233; nue que l'on feint d'ignorer dans les couloirs de nos minist&#232;res. L'infrastructure num&#233;rique de notre R&#233;publique est en p&#233;ril et ce sont nos propres administrations qui en scient les piliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; une guerre num&#233;rique asym&#233;trique d'une violence in&#233;dite, la dispersion de nos forces &#233;quivaut &#224; une capitulation en plein vol. L'heure n'est plus aux constats polis ni aux secrets de polichinelle mais &#224; l'urgence absolue de stopper un suicide technologique collectif dont la gravit&#233; syst&#233;mique est, aujourd'hui encore, criminellement sous-estim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ? Parce que notre administration traverse une crise de confiance technologique profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arm&#233;es du pr&#233;texte commode d'un Intranet &#233;tatique jug&#233; lent ou d&#233;faillant, plusieurs de nos plus hautes institutions ont choisi la fuite en avant. Minist&#232;res, directions et agences r&#233;gionales ont ainsi engag&#233; une v&#233;ritable s&#233;cession silencieuse, un repli corporatiste qui s'apparente &#224; une trahison de l'effort de mutualisation nationale. En b&#226;tissant clandestinement leurs propres citadelles informatiques en marge de l'infrastructure centrale, ces entit&#233;s ne r&#233;solvent rien. Bien au contraire, elles institutionnalisent l'anarchie, fragmentent la puissance publique et offrent sur un plateau d'argent des failles b&#233;antes &#224; des cybercriminels qui n'en demandaient pas tant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tendance &#224; la multiplication des initiatives informatiques autonomes conduit chaque entit&#233; &#224; d&#233;velopper sa propre architecture technologique souvent sous la forme d'un syst&#232;me d'information isol&#233; et fragile, sans articulation suffisante avec l'infrastructure centrale. Cette fragmentation ne constitue pas une simple erreur de parcours mais une faiblesse strat&#233;gique majeure qui fragilise l'appareil d'&#201;tat, disperse les ressources publiques dans des redondances co&#251;teuses et multiplie les zones d'ombre en mati&#232;re de gouvernance, de s&#233;curit&#233; et d'interop&#233;rabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ce r&#233;flexe de repli est un fl&#233;au classique qui paralyse la maturit&#233; num&#233;rique de nombreux pays africains, il prend au S&#233;n&#233;gal la tournure d'un pi&#232;ge mortel. &#192; l'heure o&#249; les cybermenaces se professionnalisent et frappent aux portes de nos fronti&#232;res, persister dans cette fragmentation revient &#224; d&#233;sarmer notre pays face &#224; une arm&#233;e de l'ombre en pleine expansion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition du S&#233;n&#233;gal &#224; la menace n'est plus un risque, c'est une urgence absolue. En rompant les rangs de l'Intranet administratif unique qui aurait d&#251; &#234;tre sanctuaris&#233; comme le bastion inviolable de notre patrimoine informationnel, chaque direction dissidente s'isole sur le champ de bataille et s'offre en victime sacrificielle. C'est une illusion d'immunit&#233; path&#233;tique : un minist&#232;re sectoriel n'a ni la l&#233;gitimit&#233; r&#233;galienne, ni les budgets colossaux, ni l'expertise de pointe requis pour &#233;riger un bouclier cyber de niveau &#233;tatique. S'improviser gardien de son propre temple num&#233;rique face &#224; des cartels de hackers internationaux rel&#232;ve de l'inconscience pure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le verdict est sans appel et il fait froid dans le dos. Les donn&#233;es les plus sensibles de notre R&#233;publique se retrouvent &#233;parpill&#233;es sur des infrastructures disparates, parfois archa&#239;ques et non ma&#238;tris&#233;es, transformant le c&#339;ur de l'&#201;tat en un terrain de chasse id&#233;al pour les ran&#231;ongiciels, l'exfiltration de masse et l'espionnage g&#233;opolitique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut le dire avec force. La s&#233;curit&#233; d'une nation ne se d&#233;coupe pas en rondelles. Elle ne se g&#232;re pas en silos bureaucratiques. Un Intranet unique et souverain est notre seule armure collective, un bouclier de combat coh&#233;rent. &#192; l'inverse, cette constellation de syst&#232;mes d'information dispers&#233;s n'est rien d'autre qu'une immense passoire institutionnelle, une invitation ouverte au sabotage de notre souverainet&#233; o&#249; chaque SI isol&#233; &#233;quivaut &#224; une porte laiss&#233;e d&#233;verrouill&#233;e au milieu de la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les risques de cette fragmentation ne rel&#232;vent plus de la th&#233;orie mais se traduisent d&#233;j&#224; en pertes s&#232;ches. Sur l'&#233;chiquier de la guerre cyber, l'asym&#233;trie est totale. Face &#224; des attaquants ultra-coordonn&#233;s, seule une riposte militaris&#233;e et centralis&#233;e peut tenir le choc. Un syst&#232;me unique, plac&#233; sous la vigie permanente d'un SOC national, adoss&#233; &#224; un CERT &#233;tatique capable de riposter en temps r&#233;el, arm&#233; de mises &#224; jour foudroyantes et de normes inflexibles, est structurellement invuln&#233;rable l&#224; o&#249; une constellation de syst&#232;mes isol&#233;s s'effondre au premier assaut. Pr&#233;tendre le contraire est un mensonge technique. Diviser notre supervision, c'est aveugler notre propre commandement et condamner nos administrations &#224; &#234;tre balay&#233;es les unes apr&#232;s les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les agressions num&#233;riques d'aujourd'hui, qu'il s'agisse de ran&#231;ongiciels destructeurs, de menaces persistantes avanc&#233;es ou d'exfiltrations chirurgicales de donn&#233;es de masse, sont de v&#233;ritables op&#233;rations de guerre men&#233;es par des commandos de hackers surarm&#233;s. Elles exigent une puissance de feu technologique, des infrastructures de calcul lourdes et une veille de chaque seconde que nos entit&#233;s sectorielles sont techniquement et financi&#232;rement incapables d'aligner. Envoyer un minist&#232;re, une direction ou une agence affronter seule ces pr&#233;dateurs mondiaux avec des &#233;quipes informatiques r&#233;duites, c'est envoyer des soldats en tongs face &#224; des chars d'assaut. C'est un massacre programmatique de nos actifs num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les incidents ayant touch&#233; la DGID, le Tr&#233;sor ainsi que la Direction de l'Automatisation des Fichiers (DAF), gardienne des donn&#233;es biom&#233;triques des citoyens, rappellent que m&#234;me les organisations les mieux dot&#233;es restent vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gravit&#233; de ces attaques sp&#233;cifiques montre que nous avons franchi un palier critique. Frapper la DGID, c'est paralyser temporairement la collecte des recettes fiscales, perturber la gestion des entreprises et menacer la confidentialit&#233; des donn&#233;es patrimoniales et financi&#232;res du pays. Cibler le Tr&#233;sor public, c'est s'attaquer directement aux flux financiers de l'&#201;tat, bloquer la cha&#238;ne des d&#233;penses publiques, retarder le paiement des fournisseurs et &#233;branler la cr&#233;dibilit&#233; financi&#232;re nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la DAF, y toucher revient &#224; &#233;branler le c&#339;ur de l'identit&#233; nationale, en exposant les donn&#233;es d'&#233;tat civil et biom&#233;triques de millions de S&#233;n&#233;galais &#224; des risques d'usurpation d'identit&#233; &#224; grande &#233;chelle ou d'espionnage cibl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les r&#233;gies financi&#232;res et le coffre-fort identitaire du pays sont &#233;branl&#233;s, ce n'est plus un simple incident informatique, c'est une menace directe contre la continuit&#233; de l'&#201;tat et la s&#233;curit&#233; nationale. Ainsi, multiplier les p&#233;rim&#232;tres d&#233;connect&#233;s autour de telles infrastructures critiques, c'est multiplier les failles tout en compliquant la d&#233;tection et la corr&#233;lation des incidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan de l'efficacit&#233;, la fragmentation engendre des doublons technologiques, une maintenance dispers&#233;e et une interop&#233;rabilit&#233; d&#233;faillante. Les minist&#232;res se retrouvent &#224; g&#233;rer des serveurs et des pare-feux au lieu de se concentrer sur leur c&#339;ur de mission : digitaliser les services publics, am&#233;liorer l'exp&#233;rience citoyenne et acc&#233;l&#233;rer les d&#233;cisions. Sur le plan de la souverainet&#233;, la dispersion des donn&#233;es publiques sur des solutions h&#233;t&#233;rog&#232;nes, parfois h&#233;berg&#233;es sur des infrastructures &#233;trang&#232;res mal ma&#238;tris&#233;es, affaiblit le contr&#244;le national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment pour pr&#233;venir cette fragmentation et garantir une coh&#233;rence d'ensemble que S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique S.A. (ex-ADIE) a &#233;t&#233; investie d'un mandat r&#233;galien essentiel : mutualiser, s&#233;curiser et piloter les infrastructures num&#233;riques critiques de l'&#201;tat, de la colonne vert&#233;brale de la fibre optique nationale aux centres de donn&#233;es souverains, en passant par les r&#233;seaux et les services mutualis&#233;s. S'en affranchir ne rel&#232;ve pas d'un simple choix organisationnel. Cela revient &#224; contourner les m&#233;canismes de gouvernance &#233;tablis et &#224; affaiblir les principes de mutualisation qui fondent l'efficacit&#233; de l'action publique. Une telle approche favorise l'&#233;mergence d'un shadow IT public, source de fragmentation, de risques accrus en mati&#232;re de s&#233;curit&#233;, de surco&#251;ts et d'une perte de ma&#238;trise de l'&#201;tat sur ses propres infrastructures num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce constat de rupture force l'&#201;tat &#224; imposer un v&#233;ritable New Deal technologique. Con&#231;u non pas comme une capitulation face aux modes du moment mais comme une refondation brutale des relations entre la puissance publique, les usagers et les g&#233;ants du num&#233;rique, ce concept soul&#232;ve autant d'immenses espoirs qu'il exige une vigilance de tous les instants. Si ce tournant se veut le moteur d'une &#233;mancipation, il porte en lui le germe d'un pi&#232;ge historique : sans une poigne de fer pour en dicter les r&#232;gles, ce &#8220;New Deal&#8221; se transformera rapidement en un march&#233; de dupes o&#249; l'&#201;tat abandonnera sa souverainet&#233; au profit d'int&#233;r&#234;ts ext&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les promesses de ce New Deal technologique ouvrent des perspectives majeures : une modernisation acc&#233;l&#233;r&#233;e des services publics, une agilit&#233; manag&#233;riale retrouv&#233;e et l'int&#233;gration de technologies de rupture comme l'intelligence artificielle ou le cloud hybride. Cette dynamique offre l'opportunit&#233; de d&#233;passer les lourdeurs bureaucratiques traditionnelles pour proposer enfin &#224; nos concitoyens des plateformes fluides, intuitives et adapt&#233;es &#224; leurs r&#233;alit&#233;s quotidiennes. Cependant, cette ambition l&#233;gitime impose une responsabilit&#233; immense. Sans la mise en &#339;uvre de garde-fous d'une rigueur absolue, ce tournant strat&#233;gique pourrait accentuer notre d&#233;pendance vis-&#224;-vis de prestataires technologiques &#233;trangers, creuser un foss&#233; complexe entre des administrations &#224; deux vitesses et affaiblir la responsabilit&#233; r&#233;galienne de l'&#201;tat en mati&#232;re de protection des donn&#233;es de l'homme. La v&#233;ritable modernisation ne saurait se faire au d&#233;triment de notre souverainet&#233; nationale. Elle doit au contraire en &#234;tre le bouclier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des aspects purement techniques, cette situation met en lumi&#232;re une indispensable clarification des r&#244;les au sein de notre administration. La vocation premi&#232;re d'un minist&#232;re de l'Agriculture, de la Justice ou de la Sant&#233; n'est pas de concevoir des architectures r&#233;seaux complexes, d'acqu&#233;rir des serveurs ou de s'absorber dans de lourdes t&#226;ches de maintenance informatique. Ce n'est pas son c&#339;ur de mission. La responsabilit&#233; de chaque d&#233;partement minist&#233;riel est de concentrer pleinement ses forces et ses comp&#233;tences sur ses processus m&#233;tiers afin d'optimiser les politiques publiques sectorielles. Confier la gestion des infrastructures &#224; l'op&#233;rateur centralis&#233; de l'&#201;tat n'est pas une perte d'autonomie, c'est la garantie pour chaque minist&#232;re de pouvoir se consacrer enti&#232;rement au service du citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette course &#224; l'autonomie num&#233;rique est &#233;galement un non-sens &#233;conomique. Elle multiplie les achats redondants, fragmente les budgets et d&#233;truit l'interop&#233;rabilit&#233;. Le num&#233;rique, cens&#233; abolir les fronti&#232;res administratives, les recr&#233;e artificiellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi cette tentation des SI isol&#233;s ? Trois dynamiques se combinent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, un d&#233;ficit r&#233;el de confiance dans l'infrastructure centrale : lorsque l'Intranet est per&#231;u comme lent, instable ou contraignant, les responsables agissent de mani&#232;re rationnelle &#224; court terme. Mieux vaut un syst&#232;me imparfait mais ma&#238;tris&#233; qu'un syst&#232;me performant mais subi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, des incitations institutionnelles biais&#233;es teint&#233;es d'une manifeste mauvaise foi de la part de certaines directions informatiques sectorielles. D&#233;velopper son propre SI, c'est capter des budgets, s'octroyer des march&#233;s et asseoir un pouvoir bureaucratique. Pour l&#233;gitimer cette course &#224; l'autonomie, ces cellules techniques d&#233;fendent agressivement leur p&#233;rim&#232;tre et n'h&#233;sitent pas &#224; jeter le discr&#233;dit sur S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique S.A. Leur strat&#233;gie est bien rod&#233;e : d&#232;s qu'un incident survient en interne et qu'elles tardent &#224; le r&#233;soudre par manque de comp&#233;tences, elles se d&#233;douanent imm&#233;diatement aupr&#232;s de leur ministre ou de leur directeur g&#233;n&#233;ral en affirmant que c'est l'intranet de l'&#201;tat qui ne fonctionne pas. Ce mensonge commode finit par installer un v&#233;ritable d&#233;ni technologique au plus haut niveau de l'autorit&#233;. Face &#224; cette insubordination orchestr&#233;e au b&#233;n&#233;fice d'int&#233;r&#234;ts particuliers, la gouvernance centrale peine &#224; imposer des standards et capitule devant des arbitrages politiques trop souvent orient&#233;s vers le compromis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, un probl&#232;me de gouvernance plus profond : culture limit&#233;e de la mutualisation, capacit&#233; parfois insuffisante de l'op&#233;rateur central &#224; d&#233;livrer des services performants et influence des prestataires priv&#233;s proposant des solutions cl&#233;s en main &#224; chaque entit&#233; notamment certains op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications. Ce ph&#233;nom&#232;ne n'est pas propre au S&#233;n&#233;gal. On l'observe dans de nombreux pays, y compris en Europe. Mais il devient critique lorsqu'il n'est pas encadr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour briser d&#233;finitivement ces f&#233;odalit&#233;s techniques et assainir la gouvernance, une r&#233;forme de structure s'impose de toute urgence : le rattachement fonctionnel, voire hi&#233;rarchique, de toutes les directions informatiques sectorielles &#224; S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique S.A.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'optimisation de nos ressources publiques ne peut plus s'accommoder de caprices de chapelles. En centralisant la tutelle technique des informaticiens de l'&#201;tat sous une seule et m&#234;me autorit&#233; nationale, on met fin au conflit d'int&#233;r&#234;ts budg&#233;taire et &#224; la tentation du mensonge protecteur. Cette int&#233;gration garantit une standardisation imm&#233;diate des comp&#233;tences, une harmonisation des protocoles de s&#233;curit&#233; et une transparence absolue sur l'origine r&#233;elle des incidents. Loin d'&#233;touffer les minist&#232;res, cette synergie rationalis&#233;e les lib&#232;re des fardeaux de l'infrastructure pour leur permettre de se concentrer sur l'essentiel. C'est l'unique voie pour substituer une culture de la performance collective &#224; l'anarchie des ego technologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, l'Intranet administratif a des faiblesses. Mais la r&#233;ponse n'est pas la fragmentation. C'est l'exigence collective de performance. Il est temps que l'autorit&#233; publique tranche clairement : interdire la prolif&#233;ration de SI d&#233;connect&#233;s pour les fonctions r&#233;galiennes, imposer l'interconnexion de toutes les entit&#233;s publiques et moderniser en urgence l'infrastructure centrale avec des objectifs de performance mesurables et transparents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solution n'est ni un centralisme aveugle, ni une autonomie anarchique mais un mod&#232;le hybride structur&#233;. Une infrastructure de base obligatoire et mutualis&#233;e, comprenant le r&#233;seau, les data centers, l'identit&#233; num&#233;rique, le socle de s&#233;curit&#233; et l'interop&#233;rabilit&#233; via des API s&#233;curis&#233;es et des normes internationales. Une autonomie applicative encadr&#233;e permettant aux minist&#232;res de d&#233;velopper leurs solutions m&#233;tiers sur cette infrastructure commune notamment via du cloud souverain et des plateformes mutualis&#233;es. Une exigence forte de conformit&#233;, avec audits de s&#233;curit&#233;, certifications et m&#233;canismes de sanction en cas de d&#233;viation non justifi&#233;e. Un investissement massif dans les comp&#233;tences, les partenaires public-priv&#233; intelligents et la diffusion d'une culture de cybers&#233;curit&#233; transverse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette centralisation doit &#234;tre intelligente. Un Intranet unique ne doit pas devenir un point de d&#233;faillance unique. Il doit int&#233;grer des m&#233;canismes de r&#233;silience avanc&#233;s : redondance, segmentation, architectures distribu&#233;es et une approche Zero Trust o&#249; aucune entit&#233; n'est consid&#233;r&#233;e comme fiable par d&#233;faut m&#234;me &#224; l'int&#233;rieur du r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal dispose d'une vision strat&#233;gique nationale, d'institutions et de partenaires. L'enjeu n'est plus strat&#233;gique mais op&#233;rationnel : ex&#233;cuter avec rigueur et discipline. La balkanisation num&#233;rique est une illusion de modernit&#233;. Elle rel&#232;ve davantage d'une anarchie technologique que d'une innovation structurante. L'Intranet administratif n'est pas une option. C'est l'&#233;pine dorsale de la souverainet&#233; num&#233;rique. Encore faut-il qu'il soit &#224; la hauteur de cette responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; un tel diagnostic, le sentiment qui pr&#233;domine est une profonde d&#233;solation. Comment en sommes-nous arriv&#233;s l&#224;, alors que le S&#233;n&#233;gal a &#233;t&#233; un pionnier, investissant massivement et de mani&#232;re continue depuis plus de vingt ans pour b&#226;tir l'&#233;pine dorsale de sa souverainet&#233; num&#233;rique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les premiers jalons pos&#233;s en 2005, l'&#201;tat n'a jamais l&#233;sin&#233; sur les moyens pour interconnecter son administration. Des milliards de francs CFA ont &#233;t&#233; engloutis pour d&#233;ployer un r&#233;seau d'une envergure exceptionnelle : plus de 6 000 kilom&#232;tres de fibre optique serpentent &#224; travers le territoire national, doubl&#233;s par des liaisons en Faisceaux Hertziens (FH) pour s&#233;curiser les axes strat&#233;giques et compl&#233;t&#233;s par un r&#233;seau CDMA puis des boucles d'acc&#232;s Wi-Fi haut d&#233;bit connectant des milliers de b&#226;timents publics. Des universit&#233;s aux gouvernances, des pr&#233;fectures aux cases des tout-petits, ce sont plus de 4 500 sites administratifs, structures de sant&#233; et &#233;tablissements &#233;ducatifs qui ont &#233;t&#233; progressivement raccord&#233;s &#224; cet Intranet gouvernemental. Le pays s'est dot&#233; de Datacenters de derni&#232;re g&#233;n&#233;ration pour h&#233;berger ses donn&#233;es en lieu s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Constater qu'apr&#232;s tant d'efforts consentis par le contribuable s&#233;n&#233;galais apr&#232;s tant de chantiers titanesques pour &#233;riger ce patrimoine commun, des pans entiers de notre administration choisissent d&#233;lib&#233;r&#233;ment de d&#233;serter cette infrastructure pour retourner &#224; l'anarchie des connexions priv&#233;es et des serveurs de fortune, est un spectacle affligeant. Ce repli sectoriel n'est pas seulement un contresens technique, c'est un abandon pur et simple des acquis historiques de notre politique num&#233;rique. C'est le renoncement douloureux &#224; une ambition nationale qui faisait autrefois la fiert&#233; et l'exception du S&#233;n&#233;gal dans la sous-r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat est d&#233;sormais pos&#233;, et il est salutaire. Toutefois, l'heure n'est plus seulement &#224; la r&#233;flexion mais &#224; la responsabilit&#233; strat&#233;gique. Face aux d&#233;fis syst&#233;miques qui se dressent devant nous, ce dialogue doit imp&#233;rativement se traduire par des d&#233;cisions fermes, des orientations claires et une discipline collective restaur&#233;e au sommet de l'&#201;tat. C'est &#224; cette seule condition que le S&#233;n&#233;gal garantira sa s&#233;curit&#233; num&#233;rique et r&#233;affirmera sa souverainet&#233; technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elhadji Wack Ndiaye&lt;br class='autobr' /&gt;
Acteur du Num&#233;rique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.socialnetlink.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Social Net Link&lt;/a&gt;, 5 juin 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Coup de gueule cyber : 70Go de donn&#233;es critiques du Tr&#233;sor s&#233;n&#233;galais publi&#233;s... pourtant la cyberattaque aurait pu &#234;tre &#233;vit&#233;e...</title>
		<link>https://osiris.sn/coup-de-gueule-cyber-70go-de-donnees-critiques-du-tresor-senegalais-publies.html</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 8 mars, les acc&#232;s admin du Tr&#233;sor public s&#233;n&#233;galais se vendaient sur un forum criminel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 10 mai, la DGCPT est cyberattaqu&#233;e par le groupe cybercriminel AuditTeam qui met la pression sur l'&#201;tat pour une ran&#231;on. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 12 mai, la DGCPT publie un communiqu&#233;. Le mot retenu : incident... &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 25 mai, les donn&#233;es sont diffus&#233;es sur le darkweb... &lt;br class='autobr' /&gt;
La DGCPT, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le c&#339;ur battant des finances s&#233;n&#233;galaises : encaissements, d&#233;caissements, dette publique, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2026-.html" rel="directory"&gt;2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-92-247e5.jpg?1780677582' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 8 mars, les acc&#232;s admin du Tr&#233;sor public s&#233;n&#233;galais se vendaient sur un forum criminel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 mai, la DGCPT est cyberattaqu&#233;e par le groupe cybercriminel AuditTeam qui met la pression sur l'&#201;tat pour une ran&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 mai, la DGCPT publie un communiqu&#233;. Le mot retenu : incident...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 mai, les donn&#233;es sont diffus&#233;es sur le darkweb...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La DGCPT, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le c&#339;ur battant des finances s&#233;n&#233;galaises : encaissements, d&#233;caissements, dette publique, comptabilit&#233; de toutes les administrations s&#233;n&#233;galaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi 100 repr&#233;sentations diplomatiques &#224; l'&#233;tranger : ambassades, consulats, personnel en poste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, des ambassadeurs s&#233;n&#233;galais en poste &#224; l'&#233;tranger ont leurs donn&#233;es dans la nature, des consuls, des agents administratifs, des comptes bancaires de fonctionnaires, des flux financiers d'&#201;tat, des informations qui, entre les mains d'un service de renseignement adverse ou d'un groupe criminel organis&#233;, deviennent des leviers de pression, des vecteurs de fraude, ou des outils d'identification de cibles physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui me met hors de moi, c'est que cette cyberattaque aurait pu &#234;tre &#233;vit&#233;e... Mes outils ont d&#233;cel&#233; la vente de comptes du Tr&#233;sor et j'avais tent&#233; de remonter -je dis bien tent&#233; de remonter l'info- PCQ AU S&#201;N&#201;GAL ON NE SAIT JAMAIS &#192; QUI S'ADRESSER M&#202;ME POUR UN PROFESSIONNEL COMME MOI AVEC AUJOURD'HUI DE BONNES CONNEXIONS !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pire encore, je suis remont&#233; pcq cyberattaques sur l'ARTP en octobre 2022, la DGID en octobre 2025, la DAF en f&#233;vrier 2026, la DGCPT en mai 2026 et toujours aucun sursaut... que dis-je aucun r&#233;veil !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s sont clairement abonn&#233;es absentes. Il n'existe toujours pas de cadre de notification des incidents, pas de loi sur la protection des donn&#233;es qui s'applique r&#233;ellement &#224; l'administration publique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat s&#233;n&#233;galais est aveugle sur ses propres failles cyber !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dsl pour ce coup de gueule mais faudrait essayer de se dire les choses pour une fois. Il y a des personnes brillantes qui &#339;uvrent &#224; la protection du cyberespace s&#233;n&#233;galais et ne sont pas prises au s&#233;rieux...&lt;br class='autobr' /&gt;
Il serait temps de mettre en place une vraie TaskForce cyber au S&#233;n&#233;gal pour s&#233;curiser le stict minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;las, on aura encore d'autres cyberattaques au S&#233;n&#233;gal... h&#233;las...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dor&#233;navant si vous me parlez de souverainet&#233; num&#233;rique alors que vous n'avez rien sur le plan cyber et protection des donn&#233;es, je ne vous prendrais plus au s&#233;rieux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cyb&#232;rement v&#244;tre,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SaxX &#175;_(&#12484;)_/&#175;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : [X.com], 5 juin 2026&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les 5 comp&#233;tences strat&#233;giques &#224; l'heure de l'intelligence artificielle</title>
		<link>https://osiris.sn/les-5-competences-strategiques-a-l-heure-de-l-intelligence-artificielle.html</link>
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		<dc:date>2026-06-03T17:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;1 ESPRIT CRITIQUE L'intelligence artificielle excelle dans la g&#233;n&#233;ration de r&#233;ponses plausibles, mais elle demeure totalement d&#233;pourvue de conscience, de discernement et de sens moral. Face au risque permanent d'hallucinations technologiques et de propagation de biais algorithmiques, l'esprit critique s'impose comme le premier rempart intellectuel. Il permet de contester l'&#233;vidence apparente, de d&#233;construire les r&#233;ponses standardis&#233;es de la machine et de valider les donn&#233;es sous le prisme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-91-e0997.jpg?1780595919' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 ESPRIT CRITIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intelligence artificielle excelle dans la g&#233;n&#233;ration de r&#233;ponses plausibles, mais elle demeure totalement d&#233;pourvue de conscience, de discernement et de sens moral. Face au risque permanent d'hallucinations technologiques et de propagation de biais algorithmiques, l'esprit critique s'impose comme le premier rempart intellectuel. Il permet de contester l'&#233;vidence apparente, de d&#233;construire les r&#233;ponses standardis&#233;es de la machine et de valider les donn&#233;es sous le prisme de la rigueur scientifique, de l'&#233;thique et des r&#233;alit&#233;s contextuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 APPRENDRE &#192; APPRENDRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#232;re de l'&#233;volution technologique exponentielle, les outils d'aujourd'hui seront obsol&#232;tes demain, rendant les savoirs statiques rapidement caducs. La v&#233;ritable richesse r&#233;side d&#233;sormais dans la m&#233;tacomp&#233;tence, c'est-&#224;-dire la capacit&#233; &#224; piloter son propre apprentissage avec agilit&#233; et plasticit&#233; cognitive. Savoir apprendre &#224; apprendre implique de cultiver une curiosit&#233; structur&#233;e, d'accepter de d&#233;sapprendre les paradigmes d&#233;pass&#233;s et de ma&#238;triser les m&#233;canismes d'assimilation rapide pour s'adapter sans effort aux mutations du paysage num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 INTELLIGENCE RELATIONNELLE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus les processus techniques s'automatisent, plus la valeur refuge des organisations se d&#233;place vers les comp&#233;tences profond&#233;ment humaines que la machine ne peut pas cloner. L'intelligence relationnelle regroupe l'empathie, l'&#233;coute active, la n&#233;gociation politique et la capacit&#233; &#224; f&#233;d&#233;rer des collectifs autour d'une vision strat&#233;gique. Elle est indispensable pour accompagner la conduite du changement, apaiser les r&#233;sistances l&#233;gitimes face &#224; l'automatisation et concevoir des solutions technologiques qui r&#233;pondent &#224; de r&#233;els d&#233;fis soci&#233;taux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 COLLABORATION HOMME-MACHINE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dialogue avec les mod&#232;les d'intelligence artificielle ne rel&#232;ve plus de la simple ex&#233;cution de commandes informatiques, mais s'apparente &#224; une forme de co-g&#233;n&#233;ration conceptuelle. La collaboration homme-machine exige une ma&#238;trise fine de l'interface, caract&#233;ris&#233;e par l'art du prompt, la formulation logique de la pens&#233;e et la capacit&#233; &#224; guider l'algorithme par des it&#233;rations successives. Il s'agit d'apprendre &#224; orchestrer les comp&#233;tences de la machine comme un assistant de haut niveau, en lui assignant des r&#244;les, des cadres de r&#233;f&#233;rence et des limites strictes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; 5 PENS&#201;E SYST&#201;MIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'introduction de l'intelligence artificielle ne se limite pas &#224; des gains de productivit&#233; isol&#233;s ; elle bouleverse des &#233;cosyst&#232;mes entiers, des cha&#238;nes de valeur mondiales aux structures organisationnelles locales. La pens&#233;e syst&#233;mique offre la grille de lecture n&#233;cessaire pour appr&#233;hender cette complexit&#233;, en &#233;vitant les analyses cloisonn&#233;es. Elle permet de comprendre les interd&#233;pendances entre la technologie, l'&#233;conomie et la souverainet&#233;, d'anticiper les effets de second ordre des d&#233;cisions automatis&#233;es et de piloter l'innovation de mani&#232;re globale, endog&#232;ne et durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 3 juin 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cr&#233;ation de l'&#171; Office s&#233;n&#233;galais de contr&#244;le des actifs num&#233;riques et financiers &#187; : Le S&#233;n&#233;gal con&#231;oit son architecture de confiance</title>
		<link>https://osiris.sn/creation-de-l-office-senegalais-de-controle-des-actifs-numeriques-et-financiers.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/creation-de-l-office-senegalais-de-controle-des-actifs-numeriques-et-financiers.html</guid>
		<dc:date>2026-05-31T17:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I. L'UNION DE L'IDENTIT&#201; NUM&#201;RIQUE ET DE LA TOKENISATION DES ACTIFS COMME MOTEUR &#201;CONOMIQUE &lt;br class='autobr' /&gt;
la cr&#233;ation de cette nouvelle institution marque le passage du s&#233;n&#233;gal dans l'&#232;re de la finance programmable. en combinant un identifiant num&#233;rique national s&#233;curis&#233; &#224; la technologie de la tokenisation, l'&#233;tat permet d&#233;sormais de fractionner et d'&#233;changer des actifs r&#233;els, comme l'immobilier ou les mati&#232;res premi&#232;res, en toute s&#233;curit&#233;. cette impulsion est fortement acc&#233;l&#233;r&#233;e par les financements (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. L'UNION DE L'IDENTIT&#201; NUM&#201;RIQUE ET DE LA TOKENISATION DES ACTIFS COMME MOTEUR &#201;CONOMIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la cr&#233;ation de cette nouvelle institution marque le passage du s&#233;n&#233;gal dans l'&#232;re de la finance programmable. en combinant un identifiant num&#233;rique national s&#233;curis&#233; &#224; la technologie de la tokenisation, l'&#233;tat permet d&#233;sormais de fractionner et d'&#233;changer des actifs r&#233;els, comme l'immobilier ou les mati&#232;res premi&#232;res, en toute s&#233;curit&#233;. cette impulsion est fortement acc&#233;l&#233;r&#233;e par les financements strat&#233;giques de la banque mondiale d&#233;di&#233;s au d&#233;ploiement de l'identit&#233; num&#233;rique nationale, un appui qui consolide l'infrastructure de base indispensable pour attirer les investissements de la diaspora et stimuler l'&#233;cosyst&#232;me des fintechs locales tout en garantissant que chaque transaction financi&#232;re reste adoss&#233;e &#224; une identit&#233; r&#233;elle et v&#233;rifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. L'UNIFICATION DES COMP&#201;TENCES POUR BRISER LA FRAGMENTATION INSTITUTIONNELLE ACTUELLE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;face &#224; l'&#233;mergence rapide des crypto-actifs et de la cybercriminalit&#233; financi&#232;re, l'architecture institutionnelle actuelle ne pouvait plus rester dispers&#233;e entre la centif, la bceao, la cdp et l'artp. le nouvel office agit comme un hub centralisateur d'intelligence &#233;conomique et technologique, comblant les angles morts r&#233;glementaires sans pour autant empi&#233;ter sur les pr&#233;rogatives mon&#233;taires r&#233;gionales. cette centralisation des comp&#233;tences permet une d&#233;tection en temps r&#233;el des risques de blanchiment d'argent et une riposte imm&#233;diate face aux fraudes num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III. LE PRINCIPE DE LA CONFORMIT&#201; INT&#201;GR&#201;E POUR UNE SURVEILLANCE PROACTIVE ET AUTOMATIS&#201;E&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;l'innovation majeure de cette autorit&#233; r&#233;side dans l'adoption de la conformit&#233; directement ancr&#233;e dans les protocoles technologiques, souvent appel&#233;e conformit&#233; int&#233;gr&#233;e. les r&#232;gles de lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux sont cod&#233;es au sein m&#234;me des contrats intelligents qui g&#232;rent les actifs tokenis&#233;s. ainsi, les transferts de valeur ne peuvent s'ex&#233;cuter que vers des portefeuilles num&#233;riques pr&#233;alablement certifi&#233;s, bloquant nativement les flux illicites avant m&#234;me qu'ils ne p&#233;n&#232;trent le syst&#232;me financier national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV. L'INSTAURATION DE GARANTIES D&#201;MOCRATIQUES STRICTES CONTRE LES D&#201;RIVES DE LA SURVEILLANCE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pour &#233;viter que la puissance de cet outil de contr&#244;le ne se transforme en un syst&#232;me de surveillance politique permanent, l'institution est dot&#233;e de verrous juridiques inviolables. &#233;rig&#233;e en autorit&#233; administrative ind&#233;pendante, sa direction est prot&#233;g&#233;e des pressions partisanes, tandis que l'acc&#232;s aux donn&#233;es personnelles reste soumis &#224; la double validation d'un juge des libert&#233;s et d'un contr&#244;le parlementaire r&#233;gulier. cette transparence est indispensable pour pr&#233;server la vie priv&#233;e des citoyens et b&#226;tir une souverainet&#233; num&#233;rique fond&#233;e sur la confiance d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum &lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 31 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tr&#233;sor public et digitalisation : le choc entre modernisation et int&#233;r&#234;ts corporatistes</title>
		<link>https://osiris.sn/tresor-public-et-digitalisation-le-choc-entre-modernisation-et-interets.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/tresor-public-et-digitalisation-le-choc-entre-modernisation-et-interets.html</guid>
		<dc:date>2026-05-29T10:53:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;I. LE RETARD ALARMANT FACE &#192; LA FINANCE DIGITALE MONDIALE &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant que les puissances &#233;conomiques mondiales adoptent le digital finance management pour automatiser la collecte des ressources, le s&#233;n&#233;gal stagne dans des proc&#233;dures bureaucratiques lourdes. ce d&#233;calage technologique freine l'&#233;mergence &#233;conomique du pays, car l'absence de syst&#232;mes int&#233;gr&#233;s emp&#234;che une visibilit&#233; r&#233;elle sur les flux financiers publics tout en alourdissant inutilement les d&#233;lais de traitement des dossiers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. LE RETARD ALARMANT FACE &#192; LA FINANCE DIGITALE MONDIALE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les puissances &#233;conomiques mondiales adoptent le digital finance management pour automatiser la collecte des ressources, le s&#233;n&#233;gal stagne dans des proc&#233;dures bureaucratiques lourdes. ce d&#233;calage technologique freine l'&#233;mergence &#233;conomique du pays, car l'absence de syst&#232;mes int&#233;gr&#233;s emp&#234;che une visibilit&#233; r&#233;elle sur les flux financiers publics tout en alourdissant inutilement les d&#233;lais de traitement des dossiers fiscaux. cette lenteur structurelle maintient une opacit&#233; nuisible &#224; la confiance des investisseurs internationaux qui exigent d&#233;sormais une tra&#231;abilit&#233; num&#233;rique instantan&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. LE PARADOXE DES SYNDICATS FACE &#192; LA MODERNISATION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est contradictoire de voir le syndicat des travailleurs du Tr&#233;sor s'opposer au transfert du recouvrement des imp&#244;ts locaux vers une gestion plus centralis&#233;e ou num&#233;rique. alors que l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral commande une simplification des proc&#233;dures pour le citoyen, les revendications syndicales semblent davantage port&#233;es sur la pr&#233;servation de chasses gard&#233;es administratives que sur l'efficacit&#233; du service public au 21&#232;me si&#232;cle. cette posture d&#233;fensive ignore que la modernisation est in&#233;vitable pour garantir la survie des institutions et la satisfaction des usagers qui r&#233;clament plus de simplicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III. LA PR&#201;SERVATION DES AVANTAGES AU D&#201;TRIMENT DE L'INNOVATION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;ritable bataille ne se joue pas sur l'efficacit&#233; technique, mais sur la conservation des primes et des fonds communs li&#233;s aux actes de recouvrement manuels. cette focalisation sur les avantages corporatistes cr&#233;e un blocage structurel : les agents craignent qu'une digitalisation totale et une r&#233;organisation des comp&#233;tences ne rendent leurs privil&#232;ges obsol&#232;tes, ralentissant ainsi la transformation num&#233;rique de l'&#233;tat. en s'accrochant &#224; des m&#233;thodes de gestion archa&#239;ques, ils sacrifient la comp&#233;titivit&#233; du pays sur l'autel de gains financiers personnels et imm&#233;diats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;IV. L'URGENCE D'UNE VOLONT&#201; POLITIQUE DE RUPTURE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que le S&#233;n&#233;gal rejoigne la marche du monde, l'&#233;tat doit imposer une vision commune qui d&#233;passe les querelles entre la DGID et le Tr&#233;sor. la digitalisation ne peut &#234;tre effective que si elle brise les silos administratifs ; sans une autorit&#233; ferme pour faire primer l'int&#233;r&#234;t national sur les int&#233;r&#234;ts de groupe, le pays restera spectateur d'une r&#233;volution financi&#232;re qui se joue sans lui. la souverainet&#233; &#233;conomique de demain d&#233;pend de la capacit&#233; du gouvernement actuel &#224; transformer ces r&#233;sistances internes en un moteur de changement radical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum &lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 29 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chers d&#233;put&#233;s, l'identit&#233; num&#233;rique doit &#234;tre obligatoire pour travailler au S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://osiris.sn/chers-deputes-l-identite-numerique-doit-etre-obligatoire-pour-travailler-au.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/chers-deputes-l-identite-numerique-doit-etre-obligatoire-pour-travailler-au.html</guid>
		<dc:date>2026-05-26T10:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A. LA S&#201;CURIT&#201; NE SE N&#201;GOCIE PAS &lt;br class='autobr' /&gt;
Le S&#233;n&#233;gal ne peut plus se permettre l'opacit&#233;. avec des fronti&#232;res poreuses, une &#233;conomie informelle qui absorbe plus de quatre-vingts pour cent de la population active et une immigration sous-estim&#233;e, l'&#233;tat navigue &#224; l'aveugle. l'identit&#233; num&#233;rique n'est pas une option de luxe, c'est un pr&#233;alable &#224; toute souverainet&#233; &#233;conomique. Wave l'a prouv&#233; : m&#234;me la vendeuse de rue du march&#233; Sandaga a franchi le pas du KYC num&#233;rique parce que cela lui servait. sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. LA S&#201;CURIT&#201; NE SE N&#201;GOCIE PAS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal ne peut plus se permettre l'opacit&#233;. avec des fronti&#232;res poreuses, une &#233;conomie informelle qui absorbe plus de quatre-vingts pour cent de la population active et une immigration sous-estim&#233;e, l'&#233;tat navigue &#224; l'aveugle. l'identit&#233; num&#233;rique n'est pas une option de luxe, c'est un pr&#233;alable &#224; toute souverainet&#233; &#233;conomique. Wave l'a prouv&#233; : m&#234;me la vendeuse de rue du march&#233; Sandaga a franchi le pas du KYC num&#233;rique parce que cela lui servait. sans identification fiable, il n'y a pas de contr&#244;le possible des flux, pas de protection des emplois s&#233;n&#233;galais, pas de lutte efficace contre la fraude fiscale. la s&#233;curit&#233; commence par le savoir, et le savoir commence par l'identification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B. LA TRANSPARENCE TUE LA CORRUPTION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque transaction opaque est une porte ouverte au d&#233;tournement. au S&#233;n&#233;gal, les contrats de travail fant&#244;mes, les doubles identit&#233;s et les salaires non d&#233;clar&#233;s minent les caisses de l'&#233;tat et les droits des travailleurs. l'identit&#233; num&#233;rique cr&#233;e une tra&#231;abilit&#233; irr&#233;futable : qui travaille, o&#249;, pour qui, &#224; quel salaire. cette transparence ne vise pas l'humiliation du pauvre, elle vise l'&#233;limination du tricheur. mais elle exige une contrepartie : l'&#233;tat doit lui-m&#234;me accepter d'&#234;tre transparent sur l'usage des donn&#233;es. une charte publique, des audits ind&#233;pendants, des sanctions p&#233;nales pour les abus d'acc&#232;s. la transparence est un contrat &#224; double sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C. L'ACCOMPAGNEMENT OU RIEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imposer sans accompagner, c'est exclure. le S&#233;n&#233;gal n'est pas l'Estonie : sa population est majoritairement jeune, rurale et peu &#233;quip&#233;e en outils num&#233;riques. une carte &#224; code qr distribu&#233;e gratuitement, des agents form&#233;s dans les march&#233;s, des d&#233;marches simplifi&#233;es qui prennent dix minutes et non dix jours, voil&#224; ce que demande le terrain. pour les &#233;trangers, une voie de r&#233;gularisation li&#233;e &#224; l'identification est plus efficace que la r&#233;pression : celui qui se montre peut &#234;tre contr&#244;l&#233;, celui qui se cache ne l'est pas. l'accompagnement n'est pas une faiblesse, c'est la condition de l'adh&#233;sion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. LA BANCARISATION COMME LIB&#201;RATION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vrai enjeu n'est pas la surveillance, c'est l'acc&#232;s. aujourd'hui, un vendeur ambulant gagne, d&#233;pense et &#233;pargne dans l'informel, sans protection, sans cr&#233;dit, sans retraite. l'identit&#233; num&#233;rique ouvre la porte &#224; la bancarisation de masse : compte formel, historique de transactions, acc&#232;s au microcr&#233;dit, cotisations sociales. wave a montr&#233; le chemin, l'&#233;tat doit le s&#233;curiser et l'universaliser. la bancarisation transforme le travailleur pr&#233;caire en entrepreneur reconnu, l'ombre en lumi&#232;re. mais cette transformation ne peut &#234;tre subordonn&#233;e &#224; l'identit&#233; : elle doit en &#234;tre la cons&#233;quence naturelle, pas la condition d'exclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum &lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 26 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le digitla comme levier de d&#233;veloppement pour le S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://osiris.sn/le-digitla-comme-levier-de-developpement-pour-le-senegal.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/le-digitla-comme-levier-de-developpement-pour-le-senegal.html</guid>
		<dc:date>2026-05-23T17:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;LE GPR BLOCKCHAIN&#201; COMME FONDATION DE TRANSPARENCE &lt;br class='autobr' /&gt;
le s&#233;n&#233;gal fait face &#224; une crise de confiance institutionnelle nourrie par l'opacit&#233; des ressources et des transactions fonci&#232;res. un gpr (government resource planning) ancr&#233; sur blockchain cr&#233;erait un registre immuable et public de l'ensemble des actifs de l'&#201;tat : titres miniers, contrats p&#233;troliers, et surtout cadastre foncier. chaque parcelle, chaque permis d'exploitation, chaque mutation serait horodat&#233;e et sign&#233;e cryptographiquement, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2026-.html" rel="directory"&gt;2026&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/point_de_vue-87-5bf1d.jpg?1779730868' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE GPR BLOCKCHAIN&#201; COMME FONDATION DE TRANSPARENCE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le s&#233;n&#233;gal fait face &#224; une crise de confiance institutionnelle nourrie par l'opacit&#233; des ressources et des transactions fonci&#232;res. un gpr (government resource planning) ancr&#233; sur blockchain cr&#233;erait un registre immuable et public de l'ensemble des actifs de l'&#201;tat : titres miniers, contrats p&#233;troliers, et surtout cadastre foncier. chaque parcelle, chaque permis d'exploitation, chaque mutation serait horodat&#233;e et sign&#233;e cryptographiquement, sans possibilit&#233; de r&#233;troactivement alt&#233;rer l'historique. les n&#339;uds de validation, tenus par la banque centrale, des institutions judiciaires et des organisations de la soci&#233;t&#233; civile audit&#233;es, garantiraient que aucun minist&#232;re seul ne puisse falsifier le registre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA BANQUE DES VALEURS MOBILI&#200;RES COMME OP&#201;RATEUR DE TOKENISATION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le s&#233;n&#233;gal vient d'acqu&#233;rir la banque des valeurs mobili&#232;res de l'uemoa, un actif strat&#233;gique souvent sous-estim&#233;. cette institution deviendrait le guichet unique de tokenisation des actifs nationaux : ressources naturelles, mais aussi et surtout foncier. chaque titre foncier, chaque zone agricole, chaque site minier pourrait &#234;tre fractionn&#233; en tokens num&#233;riques adoss&#233;s &#224; la r&#233;alit&#233; g&#233;ographique enregistr&#233;e dans le gpr blockchain&#233;. la brm &#233;mettrait ces tokens sous le contr&#244;le de la banque centrale du s&#233;n&#233;gal, avec la garantie que chaque unit&#233; num&#233;rique correspond &#224; une unit&#233; physique v&#233;rifiable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA TOKENISATION DES ACTIFS NATIONAUX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la banque centrale du s&#233;n&#233;gal, par sa branche nationale et avec la brm comme op&#233;rateur technique, &#233;mettrait des tokens adoss&#233;s aux r&#233;serves certifi&#233;es dans le gpr. le token s&#233;n&#233;galais serait index&#233; sur un panier diversifi&#233; : phosphates, futures productions d'hydrocarbures, terres agricoles tokenis&#233;es, et autres ressources naturelles. chaque &#233;mission serait conditionn&#233;e &#224; la preuve cryptographique que les actifs sous-jacents existent et sont audit&#233;s. le citoyen d&#233;tiendrait une part directe de la richesse nationale, sans interm&#233;diaire &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'IND&#201;PENDANCE PAR LA TRANSPARENCE TECHNOLOGIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ce syst&#232;me triple gpr blockchain&#233;, brm comme op&#233;rateur de tokenisation, monnaie num&#233;rique adoss&#233;e aux actifs r&#233;els constitue un choix de civilisation pour le s&#233;n&#233;gal. il remplace la d&#233;pendance au franc cfa et aux cr&#233;anciers ext&#233;rieurs par une monnaie adoss&#233;e aux richesses du sol s&#233;n&#233;galais et aux &#233;pargnes des s&#233;n&#233;galais eux-m&#234;mes. les mati&#232;res premi&#232;res et le foncier cesseraient d'&#234;tre des marchandises brutes export&#233;es &#224; vil prix ou spoli&#233;es par des titres opaques pour devenir le fondement d'une &#233;conomie num&#233;rique souveraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum &lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Groupe WhatsApp du RASA, 24 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BCEAO : Les stablescoins vont vider votre Franc CFA</title>
		<link>https://osiris.sn/bceao-les-stablescoins-vont-vider-votre-franc-cfa.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/bceao-les-stablescoins-vont-vider-votre-franc-cfa.html</guid>
		<dc:date>2026-05-22T17:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A. LE NIG&#201;RIA D&#201;J&#192; PLUS GROS QUE TOUTE L'UMOA &lt;br class='autobr' /&gt;
le nigeria a engrang&#233; plus de 90 milliards de dollars d'activit&#233; crypto en un an, dont une part majeure en stablecoins. le syst&#232;me sica-uemoa traitait environ 61 milliards de dollars de flux, un seul pays non membre rivalise d&#233;j&#224; avec certains volumes du syst&#232;me r&#233;gional. le ghana, deuxi&#232;me corridor informel de la cedeao avec le burkina, bascule lui aussi vers l'usdt. pr&#232;s de 30% des utilisateurs de stablecoins les utilisent d&#233;sormais pour du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2026-.html" rel="directory"&gt;2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. LE NIG&#201;RIA D&#201;J&#192; PLUS GROS QUE TOUTE L'UMOA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;le nigeria a engrang&#233; plus de 90 milliards de dollars d'activit&#233; crypto en un an, dont une part majeure en stablecoins. le syst&#232;me sica-uemoa traitait environ 61 milliards de dollars de flux, un seul pays non membre rivalise d&#233;j&#224; avec certains volumes du syst&#232;me r&#233;gional. le ghana, deuxi&#232;me corridor informel de la cedeao avec le burkina, bascule lui aussi vers l'usdt. pr&#232;s de 30% des utilisateurs de stablecoins les utilisent d&#233;sormais pour du commerce b2b. les op&#233;rateurs paient parfois moins de 1% de frais contre jusqu'&#224; 7% par les banques traditionnelles. le choix est vite fait. et chaque jour, ce choix se fait un peu plus loin de la bceao. bient&#244;t, il se fera sans m&#234;me penser &#224; elle. elle ne sera plus qu'un nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B. DOLLARISATION NUM&#201;RIQUE EN MARCHE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;chaque transaction en usdt &#224; niamey, accra ou lagos contourne un peu plus le franc cfa. la bceao risque progressivement de perdre une partie de son seigneurage, de son contr&#244;le de change et de sa tra&#231;abilit&#233; fiscale. la banque des &#233;tats de l'afrique centrale a tir&#233; la sonnette d'alarme quand la centrafrique a adopt&#233; le bitcoin. la bceao, elle, temporise avec ses r&#233;flexions sur les crypto-actifs et les monnaies num&#233;riques de banque centrale. le march&#233;, lui, ne temporise pas. il avance sans elle. et sans elle, il construit un syst&#232;me parall&#232;le qui ne reviendra pas. un syst&#232;me o&#249; la bceao n'a plus de si&#232;ge. ni de voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C. LES BANQUES DEVIENNENT INVISIBLES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;onafriq dessert plus de 500 millions de portefeuilles mobiles et comptes &#224; travers l'afrique et exp&#233;rimente les paiements en stablecoins. les &#233;tablissements agr&#233;&#233;s de l'umoa ne peuvent pas concurrencer facilement un r&#233;seau sans fronti&#232;re ni interm&#233;diaire. le ma&#239;s, l'oignon, le b&#233;tail transitent de plus en plus par des portefeuilles num&#233;riques, pas uniquement par les comptes bancaires agr&#233;&#233;s. la d&#233;pr&#233;ciation du naira et du cedi acc&#233;l&#232;re l'exode vers les actifs index&#233;s au dollar. le franc cfa, pourtant stable, est contourn&#233; par ceux qui pr&#233;f&#232;rent les stablecoins adoss&#233;s au dollar. et ceux-l&#224; sont de plus en plus nombreux &#224; ne plus voir l'int&#233;r&#234;t de revenir. pour eux, la banque est d&#233;j&#224; un souvenir. oubli&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D. R&#201;AGIR OU DISPARA&#206;TRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;plus de 200 milliards de dollars ont transit&#233; par l'afrique subsaharienne en crypto-actifs en un an, en hausse de plus de 50%. les stablecoins repr&#233;sentent environ 43% de ces volumes. la bceao a la confiance, les banques, la l&#233;gitimit&#233;. mais la vitesse l'emporte souvent sur la l&#233;gitimit&#233;. sans monnaie num&#233;rique de banque centrale cr&#233;dible et sans interop&#233;rabilit&#233; offensive, le syst&#232;me de paiement de l'umoa risque d'&#234;tre marginalis&#233;. le risque n'est pas le remplacement imm&#233;diat du franc cfa. c'est son contournement silencieux et progressif. et le silence, dans cette affaire, est d&#233;j&#224; assourdissant. un silence que l'histoire n'excusera pas. ni n'oubliera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Seydou Bocoum&lt;br class='autobr' /&gt;
Economiste h&#233;t&#233;rodoxe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : roupe WhatsApp du RASA, 22 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Peut-il exister une strat&#233;gie num&#233;rique &#171; africaine &#187; ?</title>
		<link>https://osiris.sn/peut-il-exister-une-strategie-numerique-africaine.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/peut-il-exister-une-strategie-numerique-africaine.html</guid>
		<dc:date>2026-05-22T13:11:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, l'expression &#171; strat&#233;gie num&#233;rique africaine &#187; s'est impos&#233;e dans les discours institutionnels, les rapports de bailleurs et les sommets internationaux. Elle &#233;voque une ambition positive : coordonner les politiques num&#233;riques, r&#233;duire la fracture technologique et inscrire le continent dans l'&#233;conomie num&#233;rique mondiale. Mais derri&#232;re cette formule apparemment mobilisatrice se cache une question rarement pos&#233;e : de quelle Afrique parle-t-on ? Car parler (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es, l'expression &#171; strat&#233;gie num&#233;rique africaine &#187; s'est impos&#233;e dans les discours institutionnels, les rapports de bailleurs et les sommets internationaux. Elle &#233;voque une ambition positive : coordonner les politiques num&#233;riques, r&#233;duire la fracture technologique et inscrire le continent dans l'&#233;conomie num&#233;rique mondiale. Mais derri&#232;re cette formule apparemment mobilisatrice se cache une question rarement pos&#233;e : de quelle Afrique parle-t-on ? Car parler d'Afrique au singulier rassure, mais simplifie. Et dans le num&#233;rique, la simplification est souvent le pr&#233;lude &#224; l'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;alit&#233; num&#233;rique profond&#233;ment fragment&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres suffisent &#224; dissiper l'illusion d'une trajectoire commune : en 2024, environ 38 % de la population africaine utilise Internet, contre pr&#232;s de 68 % &#224; l'&#233;chelle mondiale. Autrement dit, plus de 6 Africains sur 10 restent hors ligne, malgr&#233; une croissance rapide des infrastructures. Dans certains pays, le taux d&#233;passe 70 %, tandis que dans d'autres &#8212; notamment en zones rurales ou enclav&#233;es &#8212; il reste inf&#233;rieur &#224; 20 %. Ces &#233;carts ne sont pas marginaux. Ils refl&#232;tent des diff&#233;rences majeures de revenus, de couverture r&#233;seau, de co&#251;t de la donn&#233;e&#8230;et de priorit&#233;s politiques. Parler d'une strat&#233;gie num&#233;rique unique pour un continent aussi h&#233;t&#233;rog&#232;ne revient &#224; ignorer ces r&#233;alit&#233;s structurelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mythe de l'homog&#233;n&#233;it&#233; des usages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me l&#224; o&#249; l'acc&#232;s existe, les usages diff&#232;rent radicalement. L'Afrique compte aujourd'hui environ 570 millions d'internautes, dont la grande majorit&#233; acc&#232;de au num&#233;rique exclusivement via le t&#233;l&#233;phone mobile. Cependant, seuls environ 416 millions d'utilisateurs utilisent r&#233;ellement Internet mobile, ce qui signifie que la couverture ne se traduit pas m&#233;caniquement par l'adoption. Dans de nombreux territoires : l'usage se limite aux r&#233;seaux sociaux et &#224; la messagerie, l'e-administration (ou e-Gov, Egouv&#8230;) reste marginale, les services num&#233;riques structurants (sant&#233;, &#233;ducation, &#233;nergie, services publics) sont peu accessibles. Une strat&#233;gie qui ignore cette diversit&#233; d'usages confond la connexion et la transformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une strat&#233;gie sans v&#233;ritable sujet politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute strat&#233;gie suppose un acteur capable de d&#233;cider, de financer et d'arbitrer. &#192; l'&#233;chelle continentale, ce r&#244;le est th&#233;oriquement assum&#233; par l'Union africaine. Or celle-ci souffre de trois fragilit&#233;s majeures : un d&#233;ficit de l&#233;gitimit&#233; populaire, un pouvoir contraignant tr&#232;s limit&#233; sur les &#201;tats, une d&#233;pendance financi&#232;re partielle vis-&#224;-vis de partenaires ext&#233;rieurs, ce qui affaiblit toute pr&#233;tention &#224; la souverainet&#233; num&#233;rique. Peut-on r&#233;ellement parler de strat&#233;gie lorsque les moyens, les priorit&#233;s et l'ex&#233;cution restent largement nationaux &#8212; voire locaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le danger tr&#232;s concret du discours globalisant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me n'est pas seulement conceptuel. L'id&#233;e d'une strat&#233;gie num&#233;rique africaine produit des effets tr&#232;s concrets : elle encourage des solutions standardis&#233;es, souvent import&#233;es, elle favorise des projets pens&#233;s pour des moyennes statistiques, pas pour des territoires r&#233;els, elle invisibilise des innovations locales pourtant efficaces, elle reproduit une logique descendante d&#233;j&#224; connue dans l'aide au d&#233;veloppement. En voulant penser large, on pense parfois mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, le num&#233;rique africain fonctionne&#8230;ailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe est l&#224; : le num&#233;rique africain produit d&#233;j&#224; des r&#233;sultats mesurables, mais pas l&#224; o&#249; on l'attend : Le secteur du mobile repr&#233;sente pr&#232;s de 7,7 % du PIB africain, soit plus de 220 milliards de dollars (dont une proportion non n&#233;gligeable des profits op&#233;rateurs est rapatri&#233;e vers les actionnaires &#233;trangers). Les services de mobile money comptent des centaines de millions de comptes actifs et ont profond&#233;ment transform&#233; l'inclusion financi&#232;re, des &#233;cosyst&#232;mes locaux &#233;mergent dans les grandes villes, mais aussi dans des territoires interm&#233;diaires, port&#233;s par les usages r&#233;els plut&#244;t que par des plans continentaux. Le num&#233;rique progresse malgr&#233; l'absence de strat&#233;gie unifi&#233;e, gr&#226;ce &#224; des dynamiques territoriales, pragmatiques et souvent informelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Changer de regard : de la strat&#233;gie unique aux trajectoires multiples&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce constat invite &#224; un d&#233;placement conceptuel majeur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de parler d'une strat&#233;gie num&#233;rique africaine, il serait plus juste de parler : des strat&#233;gies num&#233;riques en Afrique, d'une vision panafricaine aux trajectoires diff&#233;renci&#233;es, ou d'un num&#233;rique construit depuis les territoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'a souvent soulign&#233; Achille Mbembe, le d&#233;fi n'est pas d'imiter des mod&#232;les globaux, mais de penser depuis les r&#233;alit&#233;s africaines elles-m&#234;mes. La vraie question n'est donc pas :&#171; Peut-il exister une strat&#233;gie num&#233;rique africaine ? &#187;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie question est plut&#244;t : Avons-nous le courage d'abandonner une fiction confortable pour penser la complexit&#233; r&#233;elle du continent ? Le num&#233;rique ne fera pas l'unit&#233; africaine par d&#233;cret institutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pens&#233; depuis les territoires, les usages et les besoins concrets, il peut devenir un levier de transformation cr&#233;dible, mesurable et durable. &#192; condition de ne plus demander : quelle strat&#233;gie pour l'Afrique ? Mais : quelles Afriques, pour quels num&#233;riques, &#224; quelles &#233;ch&#233;ances et pour quels peuples ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Ndjop POM &lt;br class='autobr' /&gt;
Conseil en strat&#233;gie de d&#233;veloppement et Transformation Num&#233;rique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.digitalbusiness.africa/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Digital Business Africa&lt;/a&gt;, 22 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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