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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2006 : Un bilan mitig&#233;</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Dans notre premier &#233;ditorial de l'ann&#233;e 2006, nous avions mis en avant la n&#233;cessit&#233; de prendre des mesures fortes afin de donner une puissante impulsion au d&#233;veloppement des technologies de l'information et de la communication (TIC) au S&#233;n&#233;gal. En effet, depuis maintenant plus d'une d&#233;cennie, ce secteur poss&#233;dant de r&#233;el atouts et apparaissant comme uns des vecteurs potentiels du d&#233;veloppement culturel, &#233;conomique et social, n'est pas en mesure de r&#233;aliser pleinement les promesses de ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans notre premier &#233;ditorial de l'ann&#233;e 2006, nous avions mis en avant la n&#233;cessit&#233; de prendre des mesures fortes afin de donner une puissante impulsion au d&#233;veloppement des technologies de l'information et de la communication (TIC) au S&#233;n&#233;gal. En effet, depuis maintenant plus d'une d&#233;cennie, ce secteur poss&#233;dant de r&#233;el atouts et apparaissant comme uns des vecteurs potentiels du d&#233;veloppement culturel, &#233;conomique et social, n'est pas en mesure de r&#233;aliser pleinement les promesses de ses fleurs faute d'un environnement appropri&#233;. Au moment o&#249; l'ann&#233;e 2006 vient de s'achever, quel bilan peut-on tirer de l'&#233;volution de ce secteur qui occupe une place importante dans l'&#233;conomie du pays avec une contribution de 6% &#224; la formation du PIB et qui s'est vu attribuer un r&#244;le essentiel dans la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA) en cours de finalisation ? Des avanc&#233;es notoires ont &#233;t&#233; enregistr&#233;es dans diff&#233;rents domaines avec notamment une forte progression de la t&#233;l&#233;phonie mobile stimul&#233;e par l'existence de deux op&#233;rateurs, le lancement de la t&#233;l&#233;vision sur ADSL, m&#234;me si ce type de service ne s'adresse qu'&#224; une infime minorit&#233; de S&#233;n&#233;galais, la mise en place de cartes d'identit&#233; et d'&#233;lecteurs num&#233;ris&#233;es contenant des informations biom&#233;triques, la cr&#233;ation d'un site Web sur les d&#233;marches administratives constituant un embryon pour l'e-administration, la poursuite du d&#233;veloppement du secteur des centres d'appel avec l'installation du groupe TRG, le passage de la bande passante Internet internationale de 775 Mbps &#224; 1,24 Gbps ou encore la mise en &#339;uvre de mesures concr&#232;tes visant &#224; d&#233;velopper le service universel dans les zones rurales. A c&#244;t&#233; de cela, il y a eu des choses nettement moins positives. Ainsi, les textes visant &#224; adapter notre l&#233;gislation au nouvel environnement induit par la soci&#233;t&#233; de l'information se sont ensabl&#233;s dans les m&#233;andres de l'administration, le dixi&#232;me anniversaire de la connexion du S&#233;n&#233;gal &#224; Internet est pass&#233; totalement inaper&#231;u alors que ce moment aurait pu servir de pr&#233;texte pour r&#233;unir les acteurs afin de dresser un bilan des r&#233;ussites et des &#233;checs et dessiner de nouvelles perspectives, la troisi&#232;me licence de t&#233;l&#233;phonie n'a toujours pas &#233;t&#233; attribu&#233;e prolongeant de facto le monopole dont continue &#224; jouir la Sonatel pr&#232;s de dix ans apr&#232;s sa privatisation, les mesures hardies attendues dans le cadre de la SCA pour dynamiser le secteur se font toujours attendre alors qu'en la mati&#232;re la c&#233;l&#233;rit&#233; est un gage de succ&#232;s et last but not least l'ann&#233;e a &#233;t&#233; marqu&#233;e par le d&#233;c&#232;s de Michel Mavros qui a jou&#233; un r&#244;le de premier plan dans la diffusion d'Internet au pr&#232;s du grand public avec le cybercaf&#233; M&#233;tissacana dans la seconde moiti&#233; des ann&#233;es 90. En mati&#232;re de r&#233;gulation, deux changement importants sont survenus avec d'une part l'extension des comp&#233;tences de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) au secteur des postes et sa transformation en Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) et d'autre part le remplacement du Haut Conseil de l'audiovisuel (HCA) par le Conseil national de r&#233;gulation de l'audiovisuel (CNRA) alors que la convergence de plus en plus grande des t&#233;l&#233;communications et de l'audiovisuel aurait voulu que l'on privil&#233;gie une approche globale et int&#233;gr&#233;e de la r&#233;gulation de ces deux secteurs dont les fronti&#232;res tendent &#224; s'estomper. Enfin, les mesures l&#233;gislatives visant &#224; rendre applicable le Principe de Gen&#232;ve en mati&#232;re de solidarit&#233; num&#233;rique sont toujours attendues alors que le S&#233;n&#233;gal a &#233;t&#233; &#224; la pointe du combat pour son adoption &#224; l'&#233;chelle internationale ! Au total, le bilan de l'ann&#233;e 2006 est pour le moins timide et si des progr&#232;s ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s &#231;a et l&#224;, aucun changement d&#233;cisif n'a &#233;t&#233; op&#233;r&#233; de mani&#232;re &#224; transformer fondamentalement les conditions de d&#233;veloppement du secteur. En esp&#233;rant que la nouvelle 2007 nous donnera de plus grandes satisfactions, je vous pr&#233;sente, au nom d'OSIRIS, mes meilleurs v&#339;ux pour 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La mondialisation en marche : Orange s'impose au S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://osiris.sn/la-mondialisation-en-marche-orange-s-impose-au-senegal.html</link>
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		<dc:date>2006-11-30T15:09:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le remplacement des marques, &#171; Aliz&#233; &#187;, &#171; Sentoo &#187; et &#171; Keurgui TV &#187; au S&#233;n&#233;gal et &#171; Ikatel &#187; au Mali par le label &#171; Orange &#187; du groupe France T&#233;l&#233;com, est une des derni&#232;res illustrations de l'impact du processus de mondialisation sur le secteur des t&#233;l&#233;communications. Envisag&#233; depuis 2003, cette mesure a &#233;t&#233; retard&#233;e par le combat, men&#233; et perdu, par l'intersyndicale des travailleurs de la Sonatel qui d&#233;non&#231;ait d'une part la perte d'identit&#233; qui en d&#233;coulerait et d'autre part le paiement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le remplacement des marques, &#171; Aliz&#233; &#187;, &#171; Sentoo &#187; et &#171; Keurgui TV &#187; au S&#233;n&#233;gal et &#171; Ikatel &#187; au Mali par le label &#171; Orange &#187; du groupe France T&#233;l&#233;com, est une des derni&#232;res illustrations de l'impact du processus de mondialisation sur le secteur des t&#233;l&#233;communications. Envisag&#233; depuis 2003, cette mesure a &#233;t&#233; retard&#233;e par le combat, men&#233; et perdu, par l'intersyndicale des travailleurs de la Sonatel qui d&#233;non&#231;ait d'une part la perte d'identit&#233; qui en d&#233;coulerait et d'autre part le paiement d'un &#171; brand fee &#187; de 1,6% index&#233; sur le chiffre d'affaires annuel de la soci&#233;t&#233; venant s'ajouter au &#171; Management fee &#187; de 1% d&#233;j&#224; pay&#233; par la Sonatel &#224; France T&#233;l&#233;com. En novembre 2005, il y avait d&#233;j&#224; eu un pr&#233;c&#233;dent avec la d&#233;cision prise par Sentel de remplacer la marque commerciale &#171; Hello &#187; par le label &#171; Tigo &#187; dans le cadre de la politique du groupe Millicom International Cellular visant &#224; faire utiliser cette marque commerciale par l'ensemble de ces filiales en Am&#233;rique latine, en Afrique et en Asie. Sentel &#233;tant une firme &#233;trang&#232;re install&#233;e au S&#233;n&#233;gal seulement depuis 1999, la d&#233;cision avait &#233;t&#233; plut&#244;t bien d'accueillie, d'autant plus qu'elle &#233;tait survenue suite &#224; une campagne publicitaire particuli&#232;rement r&#233;ussie reposant sur la technique du &#171; teasing &#187;. Cela &#233;tant, la r&#233;alit&#233; de la mondialisation dans le secteur se limite pas, loin s'en faut, au remplacement des marques locales par des marques internationales. Ce processus a commenc&#233; dans les ann&#233;es 70, dans la cadre des politiques n&#233;olib&#233;rales visant &#224; d&#233;manteler les services publics au nom de la r&#233;duction de l'intervention de l'Etat dans l'&#233;conomie. Cette politique connue sous l'appellation de &#171; d&#233;r&#233;gulation &#187; des t&#233;l&#233;communications s'est d'abord mat&#233;rialis&#233;e aux Etats-Unis avec la d&#233;cision d'un tribunal de mettre fin au &#171; Bell system &#187; qui verra cette compagnie, qui exer&#231;ait un monopole sur le march&#233; am&#233;ricain des t&#233;l&#233;communications, donner naissance &#224; une vingtaine d'entit&#233;s ind&#233;pendantes. Dans cette lanc&#233;e, un accord sur la lib&#233;ralisation des services de t&#233;l&#233;communications de base sera adopt&#233; par l'OMC en 1997, donnant le coup d'envoi &#224; la lib&#233;ralisation des march&#233;s nationaux de t&#233;l&#233;communications avec pour corollaire la privatisation des op&#233;rateurs publics. D&#232;s lors, dans les pays en voie de d&#233;veloppement, la Banque mondiale et le Fonds mon&#233;taire international (FMI) feront de la privatisation des op&#233;rateurs historiques une des principales conditionnalit&#233;s de leur aide. C'est dans ce contexte qu'est intervenue en 1997 la privatisation de la Sonatel avec la prise de participation majoritaire de France T&#233;l&#233;com, un groupe public fran&#231;ais ( !), dans son capital. Aujourd'hui, en Afrique, la plupart des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications ont &#233;t&#233; privatis&#233;s ou sont en voie de l'&#234;tre avec pour cons&#233;quence de dessaisir les &#233;tats d'un instrument capital pour le d&#233;veloppement politique, &#233;conomique, culturelle et social &#224; l'&#233;chelle locale, nationale, r&#233;gionale et continentale. De plus, la politique consistant &#224; organiser la privatisation en faisant appel &#224; des &#171; partenaires strat&#233;giques &#187; a eu pour cons&#233;quence la confiscation de ce secteur strat&#233;gique et particuli&#232;rement rentable par des multinationales &#233;trang&#232;res au continent africain. Au final, la mondialisation du secteur des t&#233;l&#233;communications a donc eu pour cons&#233;quence de d&#233;poss&#233;der l'Afrique de sa capacit&#233; &#224; d&#233;finir des strat&#233;gies et des politiques qui lui soient propre en la mati&#232;re, de la d&#233;poss&#233;der de son infrastructure de t&#233;l&#233;communications puisqu'elle est d&#233;sormais la propri&#233;t&#233; de firmes &#233;trang&#232;res et de la d&#233;poss&#233;der de l'essentiel des revenus g&#233;n&#233;r&#233;s par le secteur puisque la majeure partie des b&#233;n&#233;fices est rapatri&#233;s dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Dans un tel contexte, la perte d'identit&#233; que constitue la substitution du label &#171; Orange &#187; aux marques locales, aussi d&#233;plorable soit elle, ne constitue qu'un &#233;piph&#233;nom&#232;ne d'un processus beaucoup plus profond de d&#233;possession et de domination &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Internet s&#233;n&#233;galais en deuil : Michel Mavros nous a quitt&#233;</title>
		<link>https://osiris.sn/L-Internet-senegalais-en-deuil.html</link>
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		<dc:date>2006-10-31T15:08:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Comme souvent en de telles circonstances, la nouvelle est tomb&#233; brutale, incroyable, douloureuse, injuste : Le 9 octobre 2006, Michel Mavros, tout juste &#226;g&#233; de 53 ans, s'est &#233;teint &#224; Paris des suites d'une courte maladie. Peu connu du grand public, Michel Mavros &#233;tait par contre bien connu de tous ceux qui &#233;voluent au S&#233;n&#233;gal dans le monde d'Internet depuis une dizaine d'ann&#233;es. En effet, lorsque le S&#233;n&#233;gal a &#233;t&#233; pleinement connect&#233; &#224; Internet en mars 1996, il cr&#233;a en juillet de la m&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme souvent en de telles circonstances, la nouvelle est tomb&#233; brutale, incroyable, douloureuse, injuste : Le 9 octobre 2006, Michel Mavros, tout juste &#226;g&#233; de 53 ans, s'est &#233;teint &#224; Paris des suites d'une courte maladie. Peu connu du grand public, Michel Mavros &#233;tait par contre bien connu de tous ceux qui &#233;voluent au S&#233;n&#233;gal dans le monde d'Internet depuis une dizaine d'ann&#233;es. En effet, lorsque le S&#233;n&#233;gal a &#233;t&#233; pleinement connect&#233; &#224; Internet en mars 1996, il cr&#233;a en juillet de la m&#234;me ann&#233;e, avec ses associ&#233;s Alex Sirkosky et Oumou Sy, le c&#233;l&#232;bre M&#233;tissacana, le premier cybercaf&#233; d'Afrique de l'ouest et le troisi&#232;me du continent africain apr&#232;s ceux ouverts &#224; Johannesburg (Afrique du Sud) et au Caire (Egypte). L'ann&#233;e suivante Le M&#233;tissacana deviendra fournisseur de services Internet (FSI) &#224; une &#233;poque o&#249; seul T&#233;l&#233;complus, filiale de la Sonatel, &#233;tait pr&#233;sent sur le march&#233;. Pionniers parmi les pionniers, il n'aura de cesse de mener le combat pour la d&#233;mocratisation d'Internet au S&#233;n&#233;gal et alors que T&#233;l&#233;complus proposait l'abonnement mensuel &#224; Internet 30.000 FCFA, il le proposera &#224; 8.000 FCFA. R&#233;clamant l'augmentation de la bande passante internationale, d&#233;non&#231;ant la mauvaise qualit&#233; des liaisons fournies par la Sonatel, militant pour la baisse des tarifs exorbitants des liaisons sp&#233;cialis&#233;es, demandant la cr&#233;ation d'un statut pour les FSI, il verra en 2001 sa liaison coup&#233;e sans autre forme de proc&#232;s par la Sonatel ce qui lui fera perdre 60% de ses abonn&#233;s sur une p&#233;riode de quinze jours. Membre fondateur du chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (Isoc-S&#233;n&#233;gal), Michel Mavros &#233;tait un des piliers de l'organisation de la F&#234;te de l'Internet pour laquelle il ne manquait jamais de mettre le M&#233;tissacana &#224; contribution. Jamais &#224; court d'id&#233;es, il sera le premier au S&#233;n&#233;gal &#224; mettre des radios en ligne sur Internet (Sud Fm et Radio Nostalgie), &#224; organiser des d&#233;bats en ligne &#224; l'occasion de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2000, &#224; initier des activit&#233;s de commerce &#233;lectronique avec la boutique en ligne d'Oumou Sy, &#224; retransmettre en direct des concerts ou encore &#224; lancer une p&#233;tition &#233;lectronique. Souhaitant ardemment le d&#233;veloppement d'Internet en dehors de Dakar, il s'associera avec la soci&#233;t&#233; Alcatel pour am&#233;liorer la connectivit&#233; rurale en proposant une solution technique reposant sur la combinaison du satellite, de relais Wireless et de la boucle locale radio afin de pouvoir amener Internet jusque dans les villages les plus recul&#233;s et surtout de proposer, d&#232;s cette &#233;poque, d'amener le t&#233;l&#233;phone via Internet alors qu'Internet &#233;tait amen&#233; par le t&#233;l&#233;phone. Apr&#232;s de longues tractations, l'Etat en d&#233;fenseur aveugle des int&#233;r&#234;ts de la Sonatel au d&#233;triment de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, refusera l'octroi d'une licence et le projet avortera. L'issue de ce combat entre le pot de terre et le pot de terre ne pouvait que se terminer &#224; l'avantage de la Sonatel et en mai 2002, le M&#233;tissacana cessa son activit&#233; de cybercaf&#233; et de FSI. Juste avant de nous quitter, Michel Mavros travaillait &#224; la r&#233;alisation d'un op&#233;ra intitul&#233; &#171; L'Op&#233;ra du Sahel &#187; dont le livret a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; par Koulsy Lamko (Tchad) et Wasis Diop (S&#233;n&#233;gal), la musique compos&#233;e par Z&#233; Manel (Guin&#233;e Bissau) et dont l'&#233;quipe artistique comprenait Wasis Diop (Musique), Jean Pierre Leurs (mise en sc&#232;ne), Germaine Acogny (chor&#233;graphie) et sa compagne Oumou Sy (Costumes et d&#233;cors), excusez du peu ! A Oumou Sy ta compagne et complice ainsi qu'&#224; ta famille nous pr&#233;sentons nos sinc&#232;res condol&#233;ances. Michel tu nous as quitt&#233; pr&#233;matur&#233;ment mais sache que tu as laiss&#233; ta marque dans le paysage de l'Internet s&#233;n&#233;galais et pour cela nous ne t'oublierons pas. Que la terre d'Afrique, et en particulier celle du S&#233;n&#233;gal, dont tu avais fait ton pays d'adoption, te soit l&#233;g&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Modernisation de l'administration : A quand le journal officiel sous forme &#233;lectronique ?</title>
		<link>https://osiris.sn/modernisation-de-l-administration-a-quand-le-journal-officiel-sous-forme.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/modernisation-de-l-administration-a-quand-le-journal-officiel-sous-forme.html</guid>
		<dc:date>2006-09-30T15:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec le r&#233;cent lancement du site web du minist&#232;re de la Justice, c'est un pas de plus qui a &#233;t&#233; franchi dans la voie de la modernisation de l'administration. Il faut dire que depuis la mise en place de la Direction de l'Informatique de l'Etat (DIE) en juin 2001 puis la cr&#233;ation de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE) en juillet 2004, des progr&#232;s substantiels ont &#233;t&#233; accomplis en mati&#232;re d'utilisation des technologies de l'information et de la communication par les services de l'Etat. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec le r&#233;cent lancement du site web du minist&#232;re de la Justice, c'est un pas de plus qui a &#233;t&#233; franchi dans la voie de la modernisation de l'administration. Il faut dire que depuis la mise en place de la Direction de l'Informatique de l'Etat (DIE) en juin 2001 puis la cr&#233;ation de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE) en juillet 2004, des progr&#232;s substantiels ont &#233;t&#233; accomplis en mati&#232;re d'utilisation des technologies de l'information et de la communication par les services de l'Etat. Le Programme de modernisation des syst&#232;mes d'information de l'administration (PMSIA) a, dans un premier temps, permis de mettre &#224; niveau un ensemble de structures importantes telles la Pr&#233;sidence de la r&#233;publique, la Primature, le minist&#232;re de l'Economie et des finances, le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, etc. C'est &#233;galement dans ce cadre qu'a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; l'Intranet gouvernemental qui comprend un r&#233;seau primaire en anneau optique couvrant le centre de la ville de Dakar et un r&#233;seau secondaire en boucle locale radio couvrant toute la r&#233;gion de Dakar et reliant 52 sites dont la Pr&#233;sidence de la r&#233;publique, la Primature et l'ensemble des minist&#232;res. Au-del&#224; de cette infrastructure, pr&#232;s d'une trentaine de sites Web minist&#233;riels ont &#233;t&#233; mis en ligne avec des adresses r&#233;pondant &#224; un sch&#233;ma de nommage, rompant ainsi avec l'anarchie qui existait en la mati&#232;re. Aujourd'hui, la plupart des minist&#232;res sont pr&#233;sents sur Internet et offrent des informations plus ou moins riches aux citoyens sur leurs activit&#233;s. Le site Web &#171; Vos d&#233;marches administratives &#187;, lanc&#233; le 4 avril dernier, est venu compl&#233;ter ce dispositif en pr&#233;sentant les informations n&#233;cessaires &#224; l'ex&#233;cution d'une centaine de d&#233;marches administratives permettant ainsi d'&#233;viter les multiples coups de t&#233;l&#233;phone voire les d&#233;placements inutiles. L'outil qui fait cependant d&#233;faut et qui serait tr&#232;s utile pour l'administration elle-m&#234;me, pour les entreprises ensuite et pour les citoyens enfin, c'est le Journal officiel dont les tables figurent certes dans une base de donn&#233;es couvrant la p&#233;riode allant de 1908 &#224; nos jours mais dont le texte int&#233;gral est inaccessible sous forme &#233;lectronique. Or que de temps perdu &#224; chercher le texte d'une loi, d'un d&#233;cret ou d'un arr&#234;t&#233; tant sont rares d'une part les structures qui en poss&#232;dent la collection papier compl&#232;te et d'autre part tant sont r&#233;guliers les retards de publication ! Un gros effort est donc &#224; faire pour que l'ensemble de la l&#233;gislation s&#233;n&#233;galaise soit disponible sous forme &#233;lectronique &#224; la fois en ligne et sur c&#233;d&#233;rom afin qu'il soit plus ais&#233; pour tous de se conformer &#224; l'adage &#171; Nul n'est cens&#233; ignorer la loi &#187;. En France, le Conseil constitutionnel, a reconnu une valeur constitutionnelle &#224; l'objectif consistant &#224; rendre la loi plus accessible et plus intelligible, de mani&#232;re &#224; en faciliter la connaissance par les citoyens et une ordonnance a &#233;t&#233; adopt&#233;e en f&#233;vrier 2004 proclamant que &#171; Le Journal officiel de la R&#233;publique fran&#231;aise est mis &#224; la disposition du public sous forme &#233;lectronique de mani&#232;re permanente et gratuite &#187;. Alors &#224; quand une intervention dans ce sens du Conseil constitutionnel s&#233;n&#233;galais ? A moins qu'il ne soit incomp&#233;tent en la mati&#232;re...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e du secteur des TIC : Il faut acc&#233;l&#233;rer le pas</title>
		<link>https://osiris.sn/strategie-de-croissance-acceleree-du-secteur-des-tic-il-faut-accelerer-le-pas.html</link>
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		<dc:date>2006-08-31T15:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 2005, le gouvernement a d&#233;cid&#233; d'&#233;laborer une Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), afin de cr&#233;er les conditions d'une croissance soutenue du PIB, de l'ordre de 7% &#224; 8% par an, sur une longue p&#233;riode afin de faire du S&#233;n&#233;gal un pays &#233;mergent. Pour ce faire, il a opt&#233; pour une approche grappe dans laquelle les TIC et t&#233;l&#233;services ont &#233;t&#233; identifi&#233;s parmi les grappes porteuses. A la v&#233;rit&#233;, il faut avouer que ce choix n'est pas nouveau puisque d&#232;s la fin des ann&#233;es 90, le Groupe de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2005, le gouvernement a d&#233;cid&#233; d'&#233;laborer une Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), afin de cr&#233;er les conditions d'une croissance soutenue du PIB, de l'ordre de 7% &#224; 8% par an, sur une longue p&#233;riode afin de faire du S&#233;n&#233;gal un pays &#233;mergent. Pour ce faire, il a opt&#233; pour une approche grappe dans laquelle les TIC et t&#233;l&#233;services ont &#233;t&#233; identifi&#233;s parmi les grappes porteuses. A la v&#233;rit&#233;, il faut avouer que ce choix n'est pas nouveau puisque d&#232;s la fin des ann&#233;es 90, le Groupe de recherche sur la comp&#233;titivit&#233; et la croissance (GRCC) avait r&#233;alis&#233; une &#233;tude sur le secteur sans parler de celle faite par la soci&#233;t&#233; canadienne SOFEG sous le titre &#171; Perspective internationales sur les t&#233;l&#233;services au S&#233;n&#233;gal &#187;. Dans ces deux &#233;tudes, un certain nombre de recommandations avaient &#233;t&#233; faites visant &#224; cr&#233;er l'environnement favorable au d&#233;collage du secteur mais pour l'essentiel, elles sont rest&#233;es lettres mortes. A l'occasion de l'atelier de restitution et de partage des travaux de la grappe TIC et t&#233;l&#233;services organis&#233; le 16 ao&#251;t dernier, un plan d'action et une liste de grands chantiers num&#233;riques ont &#233;t&#233; propos&#233;s afin de contribuer au d&#233;veloppement du secteur. Pour l'essentiel, les recommandations faites, l'avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; par le pass&#233; mais n'avaient jamais &#233;t&#233; mises en &#339;uvre, notamment parce que les strat&#233;gies propos&#233;es n'&#233;taient pas adoss&#233;es &#224; un plan de financement. Aujourd'hui que les principaux partenaires au d&#233;veloppement du S&#233;n&#233;gal sur le plan multilat&#233;ral (Banque mondiale) et bilat&#233;ral (France) ont approuv&#233; le principe de la SCA et se sont engag&#233;s &#224; apporter leur appui financier, il faut esp&#233;rer que ce &#233;ni&#232;me plan de d&#233;veloppement du secteur des TIC sera rapidement d&#233;ploy&#233; . Par contre ce qui est nouveau, ce sont ces grands chantiers num&#233;riques, &#224; l'image des &#171; Flagship applications &#187; d&#233;velopp&#233;es en Malaisie, dont l'objectif est de permettre au secteur priv&#233; local de s'investir dans de grands projets qui d'une part enrichiront son portefeuille d'affaires et d'autre part lui permettront d'acqu&#233;rir une exp&#233;rience et des comp&#233;tences pour se hausser au niveau international. A ce sujet, il est int&#233;ressant de noter que lorsque la Malaisie a d&#233;cid&#233; de doter ses citoyens d'une carte d'identit&#233;, de permis de conduire, de carte de sant&#233;, et de passeport &#233;lectroniques, elle a confi&#233; la r&#233;alisation d'applications aussi sensibles au secteur priv&#233; local. Ces nouveaux chantiers num&#233;riques n'auront donc un impact sur le d&#233;veloppement du secteur des TIC et des T&#233;l&#233;services que si leur r&#233;alisation est confi&#233;e &#224; des soci&#233;t&#233;s s&#233;n&#233;galaises, &#233;paul&#233;es par des soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res si le besoin s'en fait sentir. Il faut en effet &#234;tre conscient que le d&#233;veloppement du secteur ne peut continuer &#224; reposer sur l'appel a des multinationales &#233;trang&#232;res qui ne proc&#232;dent &#224; aucun transfert de technologie, captent la main d'&#339;uvre qualifi&#233;e au d&#233;triment des entreprises locales gr&#226;ce &#224; leurs plus grandes capacit&#233;s financi&#232;res, rapatrient l'essentiel de leurs b&#233;n&#233;fices et surtout sont pr&#234;ts &#224; d&#233;localiser leurs activit&#233;s dans un autre pays d&#232;s que les avantages comparatifs sont plus int&#233;ressant ailleurs. Au-del&#224; de toutes ces consid&#233;rations, nous insisterons sur le fait qu'une strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e ne peut s'accommoder d&#232;s lenteurs aujourd'hui constat&#233;es dans sa mise en &#339;uvre surtout dans le secteur des TIC. En effet sur un terrain o&#249; les applications de niches sont nombreuses, la capacit&#233; &#224; agir vite, voire &#224; anticiper, est essentielle et ne saurait &#234;tre compatible avec la lenteur avec laquelle ces questions sont actuellement trait&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lib&#233;ralisation tronqu&#233;e : Apr&#232;s les t&#233;l&#233;communications, l'audiovisuel ?</title>
		<link>https://osiris.sn/liberalisation-tronquee-apres-les-telecommunications-l-audiovisuel.html</link>
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		<dc:date>2006-07-31T15:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a quelques mois, la presse s&#233;n&#233;galaise s'est fait l'&#233;cho de l'attribution d'un grand nombre de fr&#233;quences pour des stations FM. Certaines de ces radios, en violation des dispositions de leurs cahiers des charges, empi&#232;tent sur les fr&#233;quences des radios existantes contribuant ainsi &#224; brouiller leurs &#233;missions et donc &#224; r&#233;duire leur audience sans qu'elles se voient infliger la moindre sanctions par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communication et des postes (ARTP) qui se contente de faire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a quelques mois, la presse s&#233;n&#233;galaise s'est fait l'&#233;cho de l'attribution d'un grand nombre de fr&#233;quences pour des stations FM. Certaines de ces radios, en violation des dispositions de leurs cahiers des charges, empi&#232;tent sur les fr&#233;quences des radios existantes contribuant ainsi &#224; brouiller leurs &#233;missions et donc &#224; r&#233;duire leur audience sans qu'elles se voient infliger la moindre sanctions par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communication et des postes (ARTP) qui se contente de faire de la &#171; sensibilisation &#187;. A peine le bruit provoqu&#233; par cette affaire est il retomb&#233; que l'on apprend que de nouvelles cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision devraient bient&#244;t voire le jour au S&#233;n&#233;gal, et ceci en l'absence de proc&#233;dures publiques lanc&#233;es pour l'attribution de fr&#233;quences. En janvier 2001, des les premiers pas de l'Alternance, le minist&#232;re de la communication et des technologies de l'information avait lanc&#233; un appel d'offre pour la cr&#233;ation de cha&#238;nes de t&#233;l&#233;visions priv&#233;es. Le processus &#224; peine lanc&#233; fut brusquement interrompu sans explication. Trois ans plus tard, une nouvelle cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision intitul&#233;e &#171; Canal Info &#187; a commenc&#233; &#224; &#233;mettre sur la fr&#233;quence jadis r&#233;serv&#233;e &#224; Canal Horizons et annonce le d&#233;marrage officiel de ses &#233;missions pour octobre 2006. Selon ses promoteurs, la cr&#233;ation de cette nouvelle station de t&#233;l&#233;vision d&#233;coule tout simplement du rachat du mat&#233;riel de la cha&#238;ne Canal Horizons et de la fr&#233;quence que cette derni&#232;re a abandonn&#233; depuis qu'elle &#233;met par satellite, acte qui est en violation avec le principe qui veut que les assignations de fr&#233;quences soient personnelles et incessibles. D&#232;s lors il semble bien que dans le secteur de l'audiovisuel comme dans celui des t&#233;l&#233;communications, la transparence n'est pas vraiment de mise. Dans ce secteur ultra sensible des m&#233;dias, ce genre de pratiques est lourd de quiproquo et peut conduire &#224; de s&#233;rieuses contestations, car il porte atteinte aux principes du pluralisme de l'information. Au total, dans le secteur des t&#233;l&#233;communications comme dans celui de l'audiovisuel, il est grand temps de mettre en &#339;uvre les m&#233;canismes transparents qui seuls permettront de garantir le d&#233;veloppement du secteur &#224; l'&#233;chelle nationale tout en lui donnant la cr&#233;dibilit&#233; n&#233;cessaire pour se d&#233;ployer &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Arl&#233;sienne du troisi&#232;me op&#233;rateur</title>
		<link>https://osiris.sn/L-Arlesienne-du-troisieme.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/L-Arlesienne-du-troisieme.html</guid>
		<dc:date>2006-06-30T15:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation/Lib&#233;ralisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Souvent cit&#233; en exemple pour la qualit&#233; de son r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications, pour certaines applications mises en &#339;uvre et pour engagement dans la lutte contre la fracture num&#233;rique, le S&#233;n&#233;gal est paradoxalement un des pays africains o&#249; le march&#233; des t&#233;l&#233;communications est le moins ouvert &#224; la concurrence. Pourtant, depuis d&#233;cembre 2003, l'Etat a clairement annonc&#233; son intention de mettre fin au monopole garantit &#224; la Sonatel sur la t&#233;l&#233;phonie fixe et internationale ainsi que le transport (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-privatisation-liberalisation-+.html" rel="tag"&gt;Privatisation/Lib&#233;ralisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Souvent cit&#233; en exemple pour la qualit&#233; de son r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications, pour certaines applications mises en &#339;uvre et pour engagement dans la lutte contre la fracture num&#233;rique, le S&#233;n&#233;gal est paradoxalement un des pays africains o&#249; le march&#233; des t&#233;l&#233;communications est le moins ouvert &#224; la concurrence. Pourtant, depuis d&#233;cembre 2003, l'Etat a clairement annonc&#233; son intention de mettre fin au monopole garantit &#224; la Sonatel sur la t&#233;l&#233;phonie fixe et internationale ainsi que le transport de donn&#233;es dans le cadre de la privatisation op&#233;r&#233;e en 1997. Or force est de constater que le processus d'ouverture du march&#233; &#224; la concurrence est pour le moins gripp&#233;. S'agissant de la t&#233;l&#233;phonie mobile, seuls deux op&#233;rateurs, Aliz&#233; et Tigo, sont en comp&#233;tition ce qui a des incidences n&#233;gatives sur les tarifs, la diversit&#233; de l'offre et la qualit&#233; de service. En mati&#232;re de t&#233;l&#233;phonie fixe et internationale comme de transfert de donn&#233;es, la situation est pire puisqu'un monopole de facto a pris le relais du monopole de jure qui existait jusqu'alors. Annonc&#233; en f&#233;vrier 2005, le lancement de l'appel d'offre pour une licence globale de t&#233;l&#233;communications (t&#233;l&#233;phonie fixe et mobile et Internet) a &#233;t&#233; report&#233; une premi&#232;re fois suite au limogeage du directeur de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) en juin 2005. Lors de la session de Tunis du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI) en novembre 2005, il a &#233;t&#233; proc&#233;d&#233; en grande pompe &#224; la relance du processus mais depuis un silence de plomb est retomb&#233; sur cette op&#233;ration qui devrait pourtant se faire au grand jour. Si l'on s'en tient aux propos tenus par les repr&#233;sentants de l'ARTP sur la n&#233;cessit&#233; de r&#233;former le Code des t&#233;l&#233;communications pour pouvoir enfin lancer cet appel d'offres on ne doit malheureusement pas s'attendre &#224; ce que le march&#233; s&#233;n&#233;galais des communications s'ouvre rapidement &#224; une large concurrence. Pourquoi de tels atermoiements alors que l'ouverture du march&#233; est inscrite dans les textes depuis 1996 ? Comment peut-on raisonnablement expliquer que depuis dix ans le dispositif l&#233;gal et r&#233;glementaire n&#233;cessaire n'ait pas &#233;t&#233; mis en place pour permettre l'arriv&#233;e de nouveaux acteurs sur le march&#233; ? Question subsidiaire qui a int&#233;r&#234;t &#224; maintenir le monopole sur la t&#233;l&#233;phonie fixe et international ainsi que sur la fourniture de services de donn&#233;es dans un contexte de lib&#233;ralisation de l'&#233;conomie ? Sans attendre la r&#233;ponse &#224; ces questions essentielles, on peut affirmer sans ambages que cette situation va compl&#232;tement &#224; l'encontre des objectifs vis&#233;s par la strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e, notamment dans sa dimension TIC et t&#233;l&#233;services. En effet, il ne saurait y avoir de d&#233;veloppement cons&#233;quent du secteur des TIC et des t&#233;l&#233;services sans la mise en place d'une concurrence large, saine, loyale et transparente entre l'ensemble des acteurs actuels et potentiels, nationaux comme &#233;trangers. Il est donc grand temps de mettre fin &#224; cette situation confuse et faire en sorte que le troisi&#232;me op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communications ne soit pas synonyme d'arl&#233;sienne, cette chose dont tout le monde parle mais qui n'arrive jamais. Dans l'&#233;conomie num&#233;rique qui se met en place &#224; travers le monde, plus que dans tout autre processus, le temps perdu ne se rattrape pas et chaque jour qui passe hypoth&#232;que un peu plus les chances du S&#233;n&#233;gal de se positionner sur un certain nombre de niches lui permettant de rejoindre rapidement le peloton des pays &#233;mergents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Solidarit&#233; num&#233;rique : Apr&#232;s la bataille de principe passer aux actes</title>
		<link>https://osiris.sn/solidarite-numerique-apres-la-bataille-de-principe-passer-aux-actes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/solidarite-numerique-apres-la-bataille-de-principe-passer-aux-actes.html</guid>
		<dc:date>2006-05-31T15:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fracture num&#233;rique/Solidarit&#233; num&#233;rique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 17 mai 2006, le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade s'est vu d&#233;cerner par le Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), le Prix mondial de la Soci&#233;t&#233; de l'information en hommage au combat qu'il a men&#233;, au nom de l'Afrique, en faveur de la cr&#233;ation du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN). Quand on conna&#238;t les efforts faits par le Pr&#233;sident Wade pour convaincre la communaut&#233; internationale d'adopter cette id&#233;e malgr&#233; les r&#233;ticences, pour ne pas dire l'opposition, que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Fonds-de-solidarite-numerique,246-+.html" rel="tag"&gt;Fracture num&#233;rique/Solidarit&#233; num&#233;rique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 17 mai 2006, le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade s'est vu d&#233;cerner par le Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), le Prix mondial de la Soci&#233;t&#233; de l'information en hommage au combat qu'il a men&#233;, au nom de l'Afrique, en faveur de la cr&#233;ation du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN). Quand on conna&#238;t les efforts faits par le Pr&#233;sident Wade pour convaincre la communaut&#233; internationale d'adopter cette id&#233;e malgr&#233; les r&#233;ticences, pour ne pas dire l'opposition, que nombre de grandes puissances avaient exprim&#233;es lors du lancement de cette initiative, on ne peut qu'applaudir cette d&#233;cision. Cela &#233;tant, comme le dit un proverbe Wolof &#171; Ndimb&#235;l na ci fekk loxoy boroom &#187; que l'on pourrait traduire en fran&#231;ais par &#171; Aide toi le ciel t'aidera &#187;. En effet, d&#232;s lors que la communaut&#233; internationale a approuv&#233; la cr&#233;ation du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique et que les contributions se multiplient, l'Afrique d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale et le S&#233;n&#233;gal en particulier doivent donner l'exemple et mettre en &#339;uvre, avec leurs propres moyens, des politiques exemplaires visant &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique. La premi&#232;re action qui devrait &#234;tre conduite consiste &#224; modifier la l&#233;gislation nationale en mati&#232;re de passation de march&#233;s publics de mani&#232;re &#224; ce que le Principe de Gen&#232;ve puisse &#234;tre appliqu&#233; et contribuer ainsi au financement de m&#233;canismes locaux de financement des actions de solidarit&#233; num&#233;rique. Les villes et les pouvoirs locaux ayant jou&#233; un r&#244;le d&#233;cisif dans la cr&#233;ation du FSN en lui apportant un soutien d&#233;cisif au moment o&#249; les &#233;tats &#233;taient encore h&#233;sitants, il revient aux collectivit&#233;s locales de s'impliquer concr&#232;tement en contribuant &#224; d&#233;mocratiser l'acc&#232;s aux TIC par la cr&#233;ation de centres d'acc&#232;s communautaires dans les r&#233;gions, dans les d&#233;partements, dans les communes et m&#234;me dans les communaut&#233;s rurales. L'Etat doit bien entendu jouer un r&#244;le essentiel en utilisant les leviers &#224; sa disposition (r&#233;gulation, fiscalit&#233;, modernisation de l'administration, introduction des TIC dans le syst&#232;me &#233;ducatif, d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;m&#233;decine, etc.) afin de s'attaquer r&#233;solument &#224; la question de la couverture des zones rurales par les infrastructures et services de t&#233;l&#233;communications, au d&#233;veloppement d'une culture num&#233;rique chez les citoyens, &#224; la cr&#233;ation d'applications pr&#233;sentant un int&#233;r&#234;t sur le plan &#233;conomique mais aussi social de telle mani&#232;re que la majorit&#233; de la population puisse b&#233;n&#233;ficier des opportunit&#233;s offertes par les TIC et participer ainsi activement &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information en construction. En cette p&#233;riode de veille de vacances pendant laquelle les &#233;tablissements scolaires et universitaires dot&#233;s de salles informatiques seront ferm&#233;s, il faudrait &#233;galement songer &#224; organiser des colonies de vacances informatique de telle sorte que le peu d'&#233;quipements disponibles soit utilis&#233; de mani&#232;re optimale et que les jeunes, notamment ceux qui sont d&#233;scolaris&#233;s trouvent ainsi le moyen de s'initier aux TIC. Comme on le voit, ce ne sont pas les chantiers qui manquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les TIC plus que jamais pr&#233;sentes sur le champ de bataille politique</title>
		<link>https://osiris.sn/les-tic-plus-que-jamais-presentes-sur-le-champ-de-bataille-politique.html</link>
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		<dc:date>2006-04-30T14:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les technologies de l'information et de la communication (TIC) prennent une place grandissante dans la vie politique s&#233;n&#233;galaise depuis une d&#233;cennie. Certes, le fichier &#233;lectoral avait bien &#233;t&#233; informatis&#233; d&#232;s 1977, mais pendant longtemps cet aspect n'avait gu&#232;re int&#233;ress&#233; les S&#233;n&#233;galais et les S&#233;n&#233;galaises jusqu'&#224; ce que la question de sa fiabilit&#233; soit au c&#339;ur de ce que l'on appela pendant des ann&#233;es &#171; le contentieux pr&#233;-&#233;lectoral &#187;. D&#232;s lors, l'utilisation des TIC, dans les diff&#233;rentes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les technologies de l'information et de la communication (TIC) prennent une place grandissante dans la vie politique s&#233;n&#233;galaise depuis une d&#233;cennie. Certes, le fichier &#233;lectoral avait bien &#233;t&#233; informatis&#233; d&#232;s 1977, mais pendant longtemps cet aspect n'avait gu&#232;re int&#233;ress&#233; les S&#233;n&#233;galais et les S&#233;n&#233;galaises jusqu'&#224; ce que la question de sa fiabilit&#233; soit au c&#339;ur de ce que l'on appela pendant des ann&#233;es &#171; le contentieux pr&#233;-&#233;lectoral &#187;. D&#232;s lors, l'utilisation des TIC, dans les diff&#233;rentes phases du processus &#233;lectoral comme par les divers acteurs du champ politique, s'est banalis&#233;e. C'est ainsi que l'on a assist&#233; &#224; la mise en ligne sur Internet du fichier &#233;lectoral par le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur en 1998, &#224; la cr&#233;ation de sites Web par les partis politiques et m&#234;me par l'organe ind&#233;pendant charg&#233; de la supervision des &#233;lections (ONEL), &#224; l'utilisation combin&#233;e du t&#233;l&#233;phone portable et des radios priv&#233;es, lors des &#233;lections l&#233;gislatives de 1998 et de la pr&#233;sidentielle de 2000, afin d'annihiler les tentatives de fraudes, &#224; des op&#233;rations de marketing politique via le t&#233;l&#233;phone lors des l&#233;gislatives d'avril 2001 et tout derni&#232;rement &#224; l'instauration d'une carte nationale d'identit&#233; num&#233;ris&#233;e contenant des informations biom&#233;triques pour s&#233;curiser d&#233;finitivement le fameux fichier &#233;lectoral. Au gr&#233; des soubresauts de la vie politique, des initiatives ont &#233;t&#233; lanc&#233;es via Internet, des sites web cr&#233;&#233;s pour faire le bilan du r&#233;gime en place, des p&#233;titions en ligne initi&#233;es pour demander la lib&#233;ration d'un responsable politique, des c&#233;d&#233;roms envoy&#233;s dans les r&#233;dactions pour porter la contradiction politique de l'int&#233;rieur d'une prison, des manifestes mis en ligne, etc. De trois en 1999, le nombre de partis politiques disposant d'un site Web est pass&#233; &#224; huit en 2006 et &#224; cot&#233; de ces derniers, il existe de plus en plus de sites consacr&#233;s &#224; des leaders politiques. Cependant, les sites Web ne sont pas tout et les blogues ont &#233;galement fait leur apparition, anim&#233;s par des citoyens anonymes ou par des acteurs politiques. Si l'utilisation du courrier &#233;lectronique, et plus particuli&#232;rement des listes de diffusion lorsqu'il ne s'agit pas purement et simplement de &#171; spams &#187; &#224; caract&#232;re politique, est moins visible, elle n'en est pas moins intensive. Enfin, le d&#233;bat politique est fortement pr&#233;sent dans les journaux publi&#233;s sur Internet et plus particuli&#232;rement dans les forums en ligne m&#234;me si les discussions se limitent souvent &#224; l'&#233;change d'invectives voire d'injures. Dans un pays o&#249; seules 20.000 personnes poss&#232;dent un abonnement &#224; Internet et o&#249; le nombre d'internautes ne d&#233;passe sans doute pas les 300.000 personnes sur une population totale de 10 millions d'habitants, il est clair que l'impact des TIC ne sera pas d&#233;terminant dans les futures batailles politiques. Cependant, il n'en est pas moins vrai qu'elles jouent d&#233;sormais un r&#244;le non n&#233;gligeable &#224; l'ext&#233;rieur comme &#224; l'int&#233;rieur du pays. A l'ext&#233;rieur, elles sont fortement utilis&#233;es par la diaspora s&#233;n&#233;galaise qui exerce en retour une influence certaine sur des segments importants de l'&#233;lectorat compte tenu des transferts de fonds auxquels elle proc&#232;de. A l'int&#233;rieur, la presse locale, &#233;crite ou parl&#233;e, reprend de plus en plus des informations publi&#233;es sur Internet leur donnant ainsi une audience qu'elles n'auraient pas eue autrement. D&#232;s lors, il faut &#234;tre conscient que si les TIC sont loin d'&#234;tre un outil capable de peser de mani&#232;re d&#233;cisive sur le choix des &#233;lecteurs, il est ind&#233;niable qu'elles font d&#233;sormais partie de la panoplie des armes utilis&#233;es sur le champ de bataille politique s&#233;n&#233;galais pour aller &#224; la conqu&#234;te des suffrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1996-2006 : Dix ans de connexion du S&#233;n&#233;gal &#224; Internet</title>
		<link>https://osiris.sn/1996-2006-Dix-ans-de-connexion-du.html</link>
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		<dc:date>2006-03-31T14:57:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Il y a dix ans de cela, en mars 1996, le S&#233;n&#233;gal &#233;tait connect&#233; &#224; Internet via une liaison permanente &#224; 64 Kbps marquant ainsi sa v&#233;ritable entr&#233;e dans le monde d'Internet. Certes d&#232;s la fin des ann&#233;es 80, des syst&#232;mes de messagerie &#233;lectronique, utilisant les protocoles &#171; UUCP &#187; et &#171; Fidonet &#187;, &#233;taient disponibles mais leurs fonctionnalit&#233;s &#233;taient limit&#233;es et leur utilisation quasi confidentielle. Depuis cette date, la bande passante internationale a progress&#233; de mani&#232;re spectaculaire, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2006,296-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2006&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a dix ans de cela, en mars 1996, le S&#233;n&#233;gal &#233;tait connect&#233; &#224; Internet via une liaison permanente &#224; 64 Kbps marquant ainsi sa v&#233;ritable entr&#233;e dans le monde d'Internet. Certes d&#232;s la fin des ann&#233;es 80, des syst&#232;mes de messagerie &#233;lectronique, utilisant les protocoles &#171; UUCP &#187; et &#171; Fidonet &#187;, &#233;taient disponibles mais leurs fonctionnalit&#233;s &#233;taient limit&#233;es et leur utilisation quasi confidentielle. Depuis cette date, la bande passante internationale a progress&#233; de mani&#232;re spectaculaire, gr&#226;ce notamment &#224; la mise en service du c&#226;ble sous-marin en fibre optique SAT-3/WASC/SAFE en mai 2002, puisque son d&#233;bit est aujourd'hui de 775 Mbps ! Sur le plan national, les d&#233;bits offerts par les liaisons sp&#233;cialis&#233;es se sont diversifi&#233;s et vont aujourd'hui de 64 kbps &#224; 2 Mbps avec des tarifs qui ont consid&#233;rablement baiss&#233;s m&#234;me s'ils restent &#233;lev&#233;s. La mise en service de l'ADSL en 2003 a fortement contribu&#233; &#224; faire baisser le co&#251;t des liaisons Internet, &#224; am&#233;liorer les conditions de connexion des particuliers comme des entreprises et permis la floraison de centaines de cybercaf&#233;s &#224; travers le pays. R&#233;serv&#233;e dans un premier temps &#224; quelques organismes internationaux, ONG, entreprises priv&#233;es, et d&#233;membrements de l'Etat, l'utilisation d'Internet s'est peu &#224; peu diffus&#233;e dans l'ensemble de la soci&#233;t&#233; et l'on estime aujourd'hui le nombre d'internautes &#224; plus de 250.000 internautes. L'utilisation d'Internet a fait des avanc&#233;es significatives dans les entreprises, les &#233;coles, les universit&#233;s, l'administration, etc. mais sa p&#233;n&#233;tration chez les particuliers reste encore faible. En termes de contenus locaux, d'importants progr&#232;s ont &#233;t&#233; accomplis. Ainsi, Le Soleil, pr&#233;sent sur Internet depuis 1997, a &#233;t&#233; rejoint par des journaux comme Sud Quotidien, Wal Fadjri, Le Quotidien, l'As, l'Observateur, etc. et aujourd'hui la t&#233;l&#233;vision s&#233;n&#233;galaise et plusieurs stations de radios FM sont pr&#233;sentes sur Internet. De nombreuses entreprises et ONG disposent d&#233;sormais de sites Web et utilisent Internet au quotidien pour leurs besoins d'information et de communication. Le secteur des TIC et des t&#233;l&#233;services a connu un essor important, marqu&#233; notamment par la multiplication des t&#233;l&#233;centres, des cybercaf&#233;s et des centres d'appels et le d&#233;veloppement de soci&#233;t&#233;s r&#233;alisant des sites Web, des applications de d&#233;douanement &#233;lectronique, des syst&#232;mes d'information sur les march&#233;s, des syst&#232;me de transfert &#233;lectronique de fonds, etc. Les syst&#232;mes de paiement en ligne commencent &#224; appara&#238;tre et il est aujourd'hui possible de recharger des cr&#233;dits t&#233;l&#233;phoniques ou de payer certaines factures via Internet. De plus en plus nombreux, les professionnels du secteur en sont venus &#224; s'organiser au sein de diverses associations (OPTIC, SITSA, UNETTS, FOCYS, etc.) pour faire entendre leur voix. Le dynamisme du secteur a fait qu'il a &#233;t&#233; retenu comme une des grappes prioritaires dans le cadre de la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e que le gouvernement est en train d'&#233;laborer avec l'objectif de doubler le PIB sur dix ans. L'Etat n'est pas rest&#233; en marge de ce mouvement avec l'adoption d'un nouveau Code des t&#233;l&#233;communications et la cr&#233;ation de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) et de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE). Cette derni&#232;re a proc&#233;d&#233; &#224; des actions significatives telles, la conduite du Programme de modernisation des syst&#232;mes d'information de l'administration (PMSIA), la cr&#233;ation de l&#8216;intranet gouvernemental, la r&#233;alisation de sites Web pour la plupart des minist&#232;res, le lancement de chantiers visant &#224; moderniser l'environnement juridique, etc. De son cot&#233;, la soci&#233;t&#233; civile, &#224; travers des organisations sp&#233;cialis&#233;es comme ISOC-S&#233;n&#233;gal, Osiris ou REGENTIC mais aussi &#224; travers ses autres composantes, a pris de nombreuses initiatives pour vulgariser les TIC en direction du grand public (F&#234;te de l'Internet, Caravane multim&#233;dia, etc.), lutter contre la fracture num&#233;rique en appuyant les groupes sociaux marginalis&#233;s (femmes, handicap&#233;s, ruraux, analphab&#232;tes, etc.). La coop&#233;ration internationale a &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;sente au cours de cette d&#233;cennie (Initiative Leland, programme Acacia, PAJE, Digital Freedom Initiative, RESAFAD, Universit&#233; virtuelle africaine, campus num&#233;rique francophone, CED, centres communautaires multim&#233;dias, ADEN, CATIA, etc.) bien que l'impact de ses actions et surtout leur durabilit&#233; restent &#224; d&#233;montrer. La mobilisation des diff&#233;rents secteurs de la soci&#233;t&#233; en faveur des TIC alli&#233;e &#224; la volont&#233; politique, exprim&#233;e au plus haut sommet de l'Etat, de faire des TIC un des principaux leviers de d&#233;veloppement ont valu au S&#233;n&#233;gal d'appara&#238;tre comme un &#171; champion des TIC &#187; en Afrique. A ce titre, il s'est vu confier la coordination du volet TIC du NEPAD, a particip&#233; activement au processus du SMSI et a jou&#233; un r&#244;le d&#233;cisif dans la cr&#233;ation du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique. Ceci dit qu'on ne s'y trompe pas, loin de nous l'id&#233;e de vouloir dresser un tableau idyllique de la situation ! La fracture num&#233;rique est toujours b&#233;ante privant des millions de S&#233;n&#233;galais et s&#233;n&#233;galaises des opportunit&#233;s offertes par les TIC, les co&#251;ts des &#233;quipements informatiques et des frais de connexions constituent toujours un frein important &#224; l'utilisation d'Internet, le pays n'est toujours pas dot&#233; d'une strat&#233;gie nationale, le d&#233;veloppement du secteur des TIC et des t&#233;l&#233;services est toujours confront&#233; &#224; nombre de difficult&#233;s, les contenus locaux sont toujours en nombre limit&#233;s, les applications utiles aux citoyens comme aux consommateurs en nombre tr&#232;s r&#233;duit, etc., etc. Les probl&#232;mes en tous genres existent bel et bien, et c'est le contraire qui aurait &#233;t&#233; surprenant ! Cela &#233;tant, dans un contexte international o&#249; l'Afrique est souvent d&#233;peinte dans ce qu'elle a de plus n&#233;gatif, il nous semble important, au d&#233;tour de ce bref bilan qui n'a pas la pr&#233;tention d'&#234;tre exhaustif, de montrer qu'il s'y passe aussi des choses positives qui sont autant de raisons d'esp&#233;rer. Alors donnons-nous rendez-vous dans dix ans pour mesurer les progr&#232;s qui auront &#233;t&#233; accomplis gr&#226;ce au combat sans rel&#226;che de tous ceux qui, &#224; un titre ou &#224; un autre, luttent pour l'av&#232;nement d'une soci&#233;t&#233; de l'information inclusive et solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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