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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Pour que le web s&#233;n&#233;galais cesse d'&#234;tre la poubelle de la presse</title>
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		<dc:date>2011-11-30T07:00:20Z</dc:date>
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		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Monsieur le ministre de la Communication, je viens par cette note vous exprimer mon profond regret et mes inqui&#233;tudes devant les d&#233;rives auxquelles nous assistons &#224; ce jour dans l'univers des m&#233;dias, le monde de l'information et de la communication dont vous avez la charge. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous n'&#234;tes pas sans savoir que l'ouverture d'un m&#233;dia, radio, t&#233;l&#233;vision, journal ou site internet ob&#233;it &#224; certaines normes, &#224; des r&#232;gles, voire &#224; un cahier des charges strict et rigoureux. Vous avez la charge, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monsieur le ministre de la Communication, je viens par cette note vous exprimer mon profond regret et mes inqui&#233;tudes devant les d&#233;rives auxquelles nous assistons &#224; ce jour dans l'univers des m&#233;dias, le monde de l'information et de la communication dont vous avez la charge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous n'&#234;tes pas sans savoir que l'ouverture d'un m&#233;dia, radio, t&#233;l&#233;vision, journal ou site internet ob&#233;it &#224; certaines normes, &#224; des r&#232;gles, voire &#224; un cahier des charges strict et rigoureux. Vous avez la charge, monsieur le ministre, de r&#233;guler les organes de presse que sont la radio, la t&#233;l&#233; et les journaux. Toutefois, vous semblez tr&#232;s peu vous soucier de la trag&#233;die qui se joue sur le web s&#233;n&#233;galais, devenu une poubelle o&#249; n'importe qui peut &#233;crire n'importe quoi en toute impunit&#233;. Contrev&#233;rit&#233;s, diffamation, atteintes &#224; la vie priv&#233;e d'honn&#234;tes citoyens. Vous aurez sans doute constat&#233; la floraison accrue de sites internet dont personne ne conna&#238;t les orientations encore moins les motivations. Ils se disent tous d'information, ou sp&#233;cialis&#233;s dans le people, mais sans source av&#233;r&#233;e en dehors de la rumeur, sans professionnels &#224; m&#234;me de traiter l'information, ou de v&#233;rifier et de contr&#244;ler la fiabilit&#233; de ce qui est &#233;crit sur ces pages web qui, en fin de compte, s'av&#232;rent &#234;tre une caricature du m&#233;tier noble qu'est le journalisme, le devoir d'informer. Le web s&#233;n&#233;galais, monsieur le ministre, est devenu la poubelle de la presse, une zone de non droit o&#249; des criminels op&#232;rent en toute impunit&#233;, car ce qu'ils font rel&#232;ve du crime, il faudrait l'admettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il vous appartient donc, &#224; vous, d'y mettre fin dans les meilleurs d&#233;lais. Personne d'autre ne le fera &#224; votre place. Parce que cette situation ne saurait perdurer. Il est difficile certes de contr&#244;ler tout ce qui est &#233;crit et diffus&#233; sur la toile, mais il est de votre pr&#233;rogative, monsieur le ministre, de veiller &#224; ce que les auteurs de diffamation et d'attaques personnelles sans raison, soient lourdement punis, s&#233;v&#232;rement r&#233;prim&#233;s, afin de servir d'exemple &#224; ceux qui, sciemment, violent l'intimit&#233; et les vies priv&#233;es de leurs compatriotes en toute impunit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, faudrait-il dans ce sens renforcer la loi, ou se servir des m&#233;dias traditionnels que sont les journaux, radios et t&#233;l&#233;visions afin de sensibiliser les gestionnaires et g&#233;rants de sites internet, les mettre face &#224; leurs responsabilit&#233;s, et &#224; titre d'exemple, saisir la Justice et demander si n&#233;cessaire la fermeture de tout site internet qui d&#233;rogerait &#224; la r&#232;gle. A titre d'exemple, en France, le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur a obtenu de la Justice la fermeture d'un site sp&#233;cialis&#233; dans le fichage des policiers. Donc, il vous appartient, monsieur le ministre, de mettre en &#339;uvre tous les moyens n&#233;cessaires aux fins de r&#233;guler l'ouverture et le fonctionnement des sites internet s&#233;n&#233;galais bas&#233;s au S&#233;n&#233;gal, pour la plupart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur le ministre, vous n'&#234;tes pas sans savoir que ces sites ont plus que nui et continuent de nuire &#224; la r&#233;putation de bon nombre de nos compatriotes, lesquels se demandent s'il leur faut saisir les juridictions comp&#233;tentes pour laver leur honneur, et mettre fin &#224; l'anarchie ambiante, en d'autres termes, nettoyer au k&#228;rcher la poubelle qu'est devenue la presse en ligne s&#233;n&#233;galaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De simples citoyens qui m&#232;nent une vie paisible et tranquille, loin des m&#233;dias, se retrouvent expos&#233;s du jour au lendemain sur ces sites internet auxquels ils n'ont accord&#233; ni interview, ni autorisation de publier leurs photos. Facebook aidant, il est beaucoup plus facile d'acc&#233;der aux donn&#233;es personnelles et de s'immiscer dans la vie de ces derniers. Le droit &#224; l'image, ils n'en ont cure : de l'&#233;tudiante &#224; la femme mari&#233;e en passant par la veuve ou divorc&#233;e, le web s&#233;n&#233;galais est devenu un lieu de lynchage m&#233;diatique o&#249; n'importe qui peut se retrouver livr&#233; &#224; la vindicte populaire sans raison. Personne n'est &#224; l'abri de ce nouveau ph&#233;nom&#232;ne totalement en d&#233;phasage avec les valeurs qui, jusqu'ici, ont fond&#233; notre pays. Parmi ces g&#233;rants de sites internet, il n'y a pas un seul qui voudrait que sa s&#339;ur, sa m&#232;re, son p&#232;re ou son fr&#232;re soit &#224; la place de ceux qu'ils salissent au quotidien, comme s'ils &#233;taient pay&#233;s &#224; le faire. Car libert&#233; d'expression n'est point synonyme d'autorisation de calomnier, de salir ou de diffamer. Je ne parle m&#234;me pas du massacre dont la langue fran&#231;aise est constamment victime sur ces sites dont le langage employ&#233;, en g&#233;n&#233;ral, n'&#233;quivaut pas au niveau d'un &#233;l&#232;ve de sixi&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur le ministre, la protection des donn&#233;es personnelles, de la vie priv&#233;e de nos concitoyens, vous incombe. A l'instar des journaux, radios et t&#233;l&#233;visions, de gr&#226;ce, r&#233;gulez l'ouverture et le fonctionnement des sites internet et pr&#233;servez cet outil merveilleux que sont les nouvelles technologies de l'information et de la communication, aujourd'hui &#224; la merci de personnes mal intentionn&#233;es et qui n'ont aucun sens de la responsabilit&#233;, encore moins du professionnalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Momar Mbaye&lt;br class='manualbr' /&gt;Momar.dna@gmail.com &lt;br class='manualbr' /&gt;Thiesvision.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 30 novembre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sonatel, la mort programm&#233;e d'un fleuron de l'&#233;conomie S&#233;n&#233;galaise</title>
		<link>https://osiris.sn/sonatel-la-mort-programmee-d-un-fleuron-de-l-economie-senegalaise.html</link>
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		<dc:date>2011-11-17T07:35:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'est ce qui peut expliquer la hargne de l'&#233;tat s&#233;n&#233;galais sur l'un des fleurons de notre &#233;conomie ? Pourquoi ces d&#233;cisions assassines qui visent &#224; mettre &#224; genoux une entreprise aussi performante et qui fait la fiert&#233; de tout un peuple ? Pourquoi on cherche &#224; faire disparaitre les belles r&#233;ussites s&#233;n&#233;galaises simplement par ce qu'on ne peut pas revendiquer la paternit&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est &#233;vident que la recherche de milliards pour financer des projets occultes n'est pas la seule raison de la mise (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'est ce qui peut expliquer la hargne de l'&#233;tat s&#233;n&#233;galais sur l'un des fleurons de notre &#233;conomie ? Pourquoi ces d&#233;cisions assassines qui visent &#224; mettre &#224; genoux une entreprise aussi performante et qui fait la fiert&#233; de tout un peuple ? Pourquoi on cherche &#224; faire disparaitre les belles r&#233;ussites s&#233;n&#233;galaises simplement par ce qu'on ne peut pas revendiquer la paternit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident que la recherche de milliards pour financer des projets occultes n'est pas la seule raison de la mise &#224; mort de Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tentatives de vente d'une partie des actions de l'&#233;tat et le nouveau d&#233;cret sur la surtaxe des appels entrants en sont une parfaite illustration. Les s&#233;n&#233;galais ont du mal &#224; comprendre l'attitude des autorit&#233;s qui n'ont aucune ambition pour le secteur des t&#233;l&#233;communications, elles oscillent entre nationalisation et l'acquisition de 35% des actions de Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; le Maroc, l'Afrique du Sud et la Tunisie soutiennent leurs op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communication qui sont des v&#233;ritables concurrents de Sonatel en Afrique, le S&#233;n&#233;gal lui cherche par tous les moyens &#224; affaiblir son champion en la mati&#232;re. En perdant une comp&#233;tition internationale dans un secteur aussi strat&#233;gique, le S&#233;n&#233;gal raterait une belle occasion de se lancer dans une dynamique de cr&#233;ation de richesse &#233;conomique et sociale nationale. Sonatel a besoin d'avoir des reins solides pour poursuivre son expansion sous r&#233;gionale afin de garantir une croissance externe gage du d&#233;veloppement de son chiffre d'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat n'a pas le droit de jouer avec une entreprise qui est la locomotive du d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;coms au S&#233;n&#233;gal, qui a cr&#233;&#233; 2000 emplois directs et 40000 emplois indirects via les r&#233;seaux de distribution et les sous traitants et qui lui apporte 125 milliards par an (40 milliards de dividendes et 85 milliards d'imp&#244;ts directs et indirects).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours dans sa logique de fragilisation de Sonatel pour des raisons que personne ne peut comprendre, l'&#233;tat avait oppos&#233; un niet qui ne disait pas son nom &#224; la demande d'une licence de 3G+ d&#233;pos&#233;e depuis 2008. Cette licence n'a &#233;t&#233; accord&#233;e &#224; Sonatel que le 23 f&#233;vrier 2011 alors que son concurrent Sudatel (Expresso) l'a obtenu depuis 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La goutte d'eau qui a fait d&#233;border le vase est le d&#233;cret relatif &#224; la surtaxe sur les appels entrants internationaux &#224; travers lequel l'&#233;tat fixe de mani&#232;re unilat&#233;rale un tarif sur tout appel qui entre au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle situation aura pour cons&#233;quence la diminution de mani&#232;re drastique du volume des appels entrants avec pour cons&#233;quence une baisse du chiffre d'affaire de l'entreprise. La fraude va se d&#233;velopper dans ce segment de march&#233; et l'&#233;tat n'aura aucun moyen de l'emp&#234;cher. Les s&#233;n&#233;galais doivent se mobiliser pour barrer la route &#224; tous ceux qui chercheraient &#224; s'enrichir &#224; travers des acrobaties financi&#232;res au d&#233;triment de l'int&#233;r&#234;t national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdoul Karim Sall, Convergence des cadres/APR&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.nettali.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nettali&lt;/a&gt;, 17 novembre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Internet et les langues nationales : r&#233;alit&#233; virtuelle ou chim&#232;re ? </title>
		<link>https://osiris.sn/Internet-et-les-langues-nationales.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Internet-et-les-langues-nationales.html</guid>
		<dc:date>2011-10-29T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La probl&#233;matique dont il est question ici rel&#232;ve de la traduction automatique, une application de la linguistique informatique ou suivant l'appellation anglo-saxonne la linguistique computationnelle, une discipline issue du d&#233;veloppement de l'informatique dans le domaine des sciences du langage. L'objet premier de cette discipline est l'&#233;laboration de mod&#232;les computationnels d'analyse et de g&#233;n&#233;ration &#224; partir des quels on peut comprendre ou produire des &#233;nonc&#233;s en langues naturelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
En (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La probl&#233;matique dont il est question ici rel&#232;ve de la traduction automatique, une application de la linguistique informatique ou suivant l'appellation anglo-saxonne la linguistique computationnelle, une discipline issue du d&#233;veloppement de l'informatique dans le domaine des sciences du langage. L'objet premier de cette discipline est l'&#233;laboration de mod&#232;les computationnels d'analyse et de g&#233;n&#233;ration &#224; partir des quels on peut comprendre ou produire des &#233;nonc&#233;s en langues naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne l'introduction de nos langues nationales (wolof, diola, s&#233;r&#232;re, etc.) dans internet, il s'agira de d&#233;velopper des programmes capables de les traduire vers les langues majoritairement utilis&#233;es sur internet (anglais, fran&#231;ais, etc.). Il faut noter que de tels programmes font intervenir toutes les composantes majeures de la linguistique informatique comme l'analyse, les lexiques et la g&#233;n&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leur grande majorit&#233;, les tentatives de d&#233;veloppent de syst&#232;mes de traduction automatique se sont sold&#233;s par des &#233;checs. Les exigences d'un syst&#232;me de traduction sont loin d'&#234;tre satisfaites pour nos langues nationales. Nous devons d'abord tenter de les satisfaire si nous voulons &#233;viter de tomber, malgr&#233; la puissance de calcul des ordinateurs d'aujourd'hui ainsi que leur haut niveau de langages de programmation, dans le pi&#232;ge qu'&#224; connu les pionniers dans les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, il est int&#233;ressant de noter que la traduction automatique a constitu&#233; l'une des premi&#232;res applications mon num&#233;rique des ordinateurs. En effet, les premi&#232;res tentatives visant &#224; utiliser l'ordinateur pour traduire un texte remontent au d&#233;but des ann&#233;es 1950. Une quarantaine d'ann&#233;es plus tard, on ne peut que s'&#233;tonner de l'optimisme et, il faut bien le dire, de la na&#239;vet&#233; des chercheurs, qui pensaient &#234;tre en mesure de r&#233;soudre avec les moyens informatiques d&#233;risoires de l'&#233;poque un probl&#232;me que la technologie actuelle ne maitrise que bien partiellement. Il est difficile, en effet de se repr&#233;senter aujourd'hui dans quelles conditions et avec quels moyens techniques ces premi&#232;res recherches ont &#233;t&#233; entreprises. Du point de vue de la puissance de calcul et du stockage de donn&#233;es, le plus petit des ordinateurs personnels d'aujourd'hui est d&#233;j&#224; incomparablement plus puissant et plus performant que les gigantesques machines du d&#233;but des ann&#233;es 1950. Quant au logiciel, il faut se rappeler que le langage machine &#233;tait le seul langage disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre ce qui apparait aujourd'hui comme une aberration, il faut se rappeler la conjecture politique de l'&#233;poque - la guerre froide - et les besoins des services de renseignement. Ce n'est pas un hasard si tous les efforts de ces pionniers de la traduction automatique ont port&#233; sur la traduction du russe vers l'anglais ou le fran&#231;ais en Europe occidentale et aux Etats-Unis, et de l'anglais ou du fran&#231;ais vers le russe du cot&#233; de l'ex-Union sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue de la m&#233;thode utilis&#233;e, ces premiers syst&#232;mes de traduction automatique effectuent essentiellement une traduction mot-&#224;-mot, l'analyse linguistique ne s'&#233;tendant gu&#232;re au-del&#224; de la morphologie et de certaines collocations. Il faut dire qu'en raison du manque de m&#233;moire des machines de l'&#233;poque, pendant de nombreuses ann&#233;es la pr&#233;occupation dominante a &#233;t&#233; celle du stockage des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est gu&#232;re surprenant, dans ces conditions, que malgr&#233; les moyens financiers consid&#233;rables engag&#233;s par les agences gouvernementales dans ces recherches, les premi&#232;res tentatives de traduction se sont toutes sold&#233;es par des &#233;checs. Aux Etats-Unis, les recherches furent pratiquement toutes interrompues apr&#232;s 1965, &#224; la suite d'un rapport &#233;tabli &#224; la demande de l'Acad&#233;mie nationale des sciences (le fameux rapport ALPAC , qui conclut &#224; l'impossibilit&#233; de la traduction automatique sur la base des moyens technologiques et scientifiques de l'&#233;poque). La phrase anglaise qui &#233;tait soumise &#224; machine lors de la phase test fut : l'esprit est fort et la chaire est faible. Elle fut traduite en russe par : La vodka est forte et la viande est pourrie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des cons&#233;quences de ce rapport fut, du moins dans le monde occidental, la disparition de la traduction automatique de la sc&#232;ne scientifique et acad&#233;mique pour plus d'une dizaine d'ann&#233;es. Suivant les recommandations du rapport, la recherche s'oriente alors vers les questions fondamentales de la linguistique informatique (ou computationnelle) (m&#233;thode d'analyse de la langue naturelle) et de l'intelligence artificielle (probl&#232;me de la repr&#233;sentation de la connaissance, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit &#224; petit, les d&#233;veloppements technologiques, aussi bien au niveau des machines que du logiciel, ceux de la linguistique th&#233;orique, ainsi que des besoins toujours plus pressants des administrations, de l'industrie et du commerce international, submerg&#233;s par l'augmentation constante du volume des documents &#224; traduire ont remis la traduction &#224; l'ordre du jour, et on assiste depuis la fin des ann&#233;es 1970 au lancement de nombreux projets de traduction automatique ou de traduction assist&#233;e par ordinateur. Ainsi au Japon, on comptait pratiquement une vingtaine de groupes de recherche sur la traduction automatique en 1982, contre une dizaine seulement en Europe et aux Etats-Unis. Parmi ces derniers, les plus connus sont METAL et Eurotra. METAL est un syst&#232;me de traduction allemand-anglais d&#233;velopp&#233; &#224; l'universit&#233; du Texas avec l'aide de la compagnie Siemens, qui l'a commercialis&#233; &#224; la fin des ann&#233;es quatre-vingt. Il s'agit d'un syst&#232;me de 2e g&#233;n&#233;ration, ce qui signifie que le syst&#232;me effectue une analyse syntaxique des phrases sources. Quant au projet Eurotra, financ&#233; par l'Union europ&#233;enne, il visait &#224; d&#233;velopper un syst&#232;me exp&#233;rimental plurilingue portant sur les langues officielles de la communaut&#233; europ&#233;enne, utilisant une technologie relativement proche de celle du syst&#232;me METAL. Le projet, qui &#224; son apog&#233;e a regroup&#233; plus d'une centaine de collaborateur r&#233;partis dans les diff&#233;rents groupes nationaux, s'est achev&#233; en 1992, sans parvenir toutefois &#224; r&#233;aliser le prototype attendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce jour, les deux syst&#232;mes les plus utilis&#233;s sont sans doute SYSTRAN et Globalink tous deux issus des technologies de traduction des ann&#233;es 1960-1970. Le premier utilis&#233; par l'union europ&#233;enne et quelques grandes entreprises comme Xerox et GM doit son succ&#232;s &#224; ses &#233;normes dictionnaires, le second &#224; son prix modeste, sa disponibilit&#233; sur ordinateurs personnels et sa facilit&#233; d'utilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mar Ndiaye, Bargny&lt;br class='manualbr' /&gt;Sp&#233;cialiste des technologies cognitives : technologies web &amp; technologies du langage.&lt;br class='manualbr' /&gt;776207099&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.dakaractu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dakaractu&lt;/a&gt;, 29 octobre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'entr&#233;e de l'Etat dans le capital des soci&#233;t&#233;s de t&#233;l&#233;communication : un projet surprenant, irr&#233;alisable et dangereux </title>
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		<dc:date>2011-10-26T06:11:10Z</dc:date>
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		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le dernier communiqu&#233; du Conseil des ministres a fait &#233;tat de la volont&#233; du Gouvernement du S&#233;n&#233;gal d'entrer, de force, dans le capital des trois op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie du S&#233;n&#233;gal que sont Sonatel, Tigo et Expresso &#224; hauteur de 35 % de leurs capitaux respectifs. Cette mesure, outre la surprise (I) qu'elle peut engendrer, n'en pose pas moins de nombreuses difficult&#233;s au plan juridique (II) en m&#234;me temps qu'elle renvoie un mauvais signal aux &#233;ventuels investisseurs &#233;trangers (III). &lt;br class='autobr' /&gt;
I.	Une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dernier communiqu&#233; du Conseil des ministres a fait &#233;tat de la volont&#233; du Gouvernement du S&#233;n&#233;gal d'entrer, de force, dans le capital des trois op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie du S&#233;n&#233;gal que sont Sonatel, Tigo et Expresso &#224; hauteur de 35 % de leurs capitaux respectifs. Cette mesure, outre la surprise (I) qu'elle peut engendrer, n'en pose pas moins de nombreuses difficult&#233;s au plan juridique (II) en m&#234;me temps qu'elle renvoie un mauvais signal aux &#233;ventuels investisseurs &#233;trangers (III).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I.	Une d&#233;cision surprenante aux antipodes des processus d&#233;cisionnels modernes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de business, la pr&#233;visibilit&#233; est un des crit&#232;res les plus importants pouvant int&#233;resser des investisseurs &#224; un pays donn&#233;. Cet imp&#233;ratif, qui se traduit ailleurs par la notion de risque, voire de risque-pays, est mesur&#233;, quantifi&#233; et fait l'objet de nombreux rapports et classements au niveau international. (Voir les rapports Doing business).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partant, les nouveaux modes de gestion des relations commerciales entre un Etat et un investisseur priv&#233; interdisent &#224; l'Etat de se comporter en mettant en avant sa sup&#233;riorit&#233;, que traduit la notion de puissance publique, ou en utilisant des mesures d'autorit&#233;. Il en est ainsi de la nationalisation, de l'expropriation, de la modification des autorisations d'investissement ou des conditions d'investissement, etc. Or le passage par l'Assembl&#233;e nationale pour le vote d'une loi autorisant l'entr&#233;e du S&#233;n&#233;gal dans le capital des soci&#233;t&#233;s de t&#233;l&#233;communication est une vraie mesure d'autorit&#233;. La seule justification d'une telle pratique pourrait &#234;tre l'existence d'un int&#233;r&#234;t public, notion &#224; l'interpr&#233;tation impr&#233;cise a fortiori sous nos tropiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais des questions doivent &#234;tre pos&#233;es en faisant un v&#233;ritable bilan co&#251;t avantage entre les avantages n&#233;cessairement p&#233;cuniaires qu'une telle mesure pourrait procurer au S&#233;n&#233;gal et les inconv&#233;nients en termes de message v&#233;hicul&#233; qu'un tel acte pourrait envoyer. Les nouveaux modes de gouvernance dictent la concertation, la discussion, la prise commune de mesures dans l'int&#233;r&#234;t de tous les acteurs parties au processus. Le processus d&#233;cisionnel doit avoir pour aboutissement une norme qui refl&#232;te l'accord tous les acteurs en essayant, dans la mesure du possible, de prendre en compte les imp&#233;ratifs de tout un chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas rare d'entendre dire d'ailleurs que tel accord, telle loi est profitable a chacune des parties, et de ce point de vue est gagnant-gagnant. Le droit produit par nos Etats dans leurs relations avec les investisseurs doit &#234;tre un droit n&#233;goci&#233;, un droit flexible, un droit mou. L'autoritarisme juridique est r&#233;volu. L'autarcie normative n'est plus de saison. Parce que ce sont les conditions d'adoption de la r&#232;gle de droit qui fonderont sa l&#233;gitimit&#233; &#224; r&#233;gir les solutions qu'elle pr&#233;tend r&#233;gir, et l'acceptation de ses destinataires ne s'en trouvera que renforc&#233;e. Cela, le gouvernement du S&#233;n&#233;gal ne semble pas l'avoir compris. Il ne semble pas avoir compris qu'en mati&#232;re de relation entre Etat et investisseurs priv&#233;s la r&#232;glementation par son c&#244;t&#233; autoritaire et univoque a c&#233;d&#233; la place &#224; la r&#233;gulation, processus plus participatif et inclusif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi qui sera sans doute adopt&#233; par l'Assembl&#233;e nationale sera rejet&#233; par les acteurs concern&#233;s, il s'en suivra gr&#232;ves, marches, conf&#233;rences, d&#233;nonciations internationales et tutti quanti sans que v&#233;ritablement l'objectif souhait&#233; par l'Etat ne soit atteint. En plus d'&#234;tre une d&#233;cision surprenante, cette d&#233;cision est difficilement r&#233;alisable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II.	Une d&#233;cision co&#251;teuse et difficilement r&#233;alisable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La difficult&#233; de mise en &#339;uvre de cette d&#233;cision tient au fait &#233;galement que les entreprises concern&#233;es ont des formes juridiques rendant difficile la prise d'une telle mesure. Ces soci&#233;t&#233;s sont des soci&#233;t&#233;s anonymes. L'une des particularit&#233;s de ce type de soci&#233;t&#233; est que le capital social est divis&#233; en actions, qui sont des titres au porteur, d&#233;tenus par des personnes physiques ou morales diverses. D&#232;s lors, si l'Etat souhaite entrer dans le capital de ces soci&#233;t&#233;s, il doit absolument acheter les actions qui feront de lui un actionnaire comme les autres actionnaires &#224; la hauteur souhait&#233;e, en l'occurrence 35 % du capital lib&#233;r&#233;. Une autre solution est difficilement envisageable sans fouler au pied les r&#232;gles &#233;tablies en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de Sonatel est particulier. En effet, nous seulement l'Etat d&#233;tient d&#233;j&#224; une partie non moins importante du capital de cette soci&#233;t&#233; (27 %) mais encore cette soci&#233;t&#233; &#233;tant cot&#233;e en bourse, cela renforce sa protection contre de telles pratiques. En effet, le capital social est d&#233;tenu par de multiples propri&#233;taires nationaux et &#233;trangers, changeant parce que le titre est n&#233;goci&#233; en bourse r&#233;guli&#232;rement. Le conseil r&#233;gional de l'&#233;pargne publique et des march&#233;s financiers (Crepmf), gendarme de la bourse, veille &#233;galement &#224; ce que tous les acteurs respectent certaines r&#232;gles en mati&#232;re d'&#233;pargne en valeur mobili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, comme l'a soulign&#233; l'&#233;conomiste Moubarack L&#244;, interrog&#233; par Seyni Diop (voir Walf Fadjri du 22 octobre), il suffirait juste &#224; l'Etat d'acheter les 8 % d'actions qui lui manquent en d&#233;boursant la rondelette somme de 150 milliards de Fcfa. Ce qui est particuli&#232;rement excessif et lourd pour nos finances publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les autres soci&#233;t&#233;s, il suffit &#224; l'Etat d'acheter des actions &#224; la valeur nominale indiqu&#233;e pour entrer dans le capital. Ces soci&#233;t&#233;s n'&#233;tant pas cot&#233;es en bourse, la man&#339;uvre sera moins difficile mais il faudra l'accord du Conseil d'administration notamment de Tigo et de Expresso pour permettre une entr&#233;e aussi importante de l'Etat dans le capital de ces soci&#233;t&#233;s. Parce que ce qui se trame en filigrane c'est la possibilit&#233; pour l'Etat une fois qu'il d&#233;tiendra une part aussi significative du capital de pouvoir modifier le processus de votation au sein du conseil et de pouvoir, alli&#233; avec d'autres porteurs, modifier les d&#233;cisions strat&#233;giques. Il n'est pas s&#251;r que ces entreprises vont accepter l'entr&#233;e de l'Etat dans le capital parce que contrairement &#224; Sonatel o&#249; c'est le march&#233; qui d&#233;cide, dans le cas de Tigo et de Expresso ce sont les instances soci&#233;taires qui vont d&#233;cider. Un forcing de l'Etat ne ferait que renforcer le caract&#232;re dangereux d'une telle volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III.	Une d&#233;cision dangereuse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parlant plus haut des actes d'autorit&#233; qu'un Etat peut poser dans ses rapports avec les investisseurs, nous faisions r&#233;f&#233;rence &#224; l'expropriation, &#224; la modification des autorisations d'investissement et surtout &#224; la nationalisation. Sans pour autant &#234;tre une op&#233;ration de nationalisation, cette volont&#233; du gouvernement s&#233;n&#233;galais s'apparente fortement &#224; une telle mesure. On entend par nationalisation, un acte de souverainet&#233; pris par un Etat &#224; l'encontre d'un investisseur priv&#233; visant &#224; faire de sa soci&#233;t&#233; une soci&#233;t&#233; nationale parce que pr&#233;sentant un int&#233;r&#234;t particulier pour l'Etat en cause. Le Venezuela, avec Hugo Chavez, a eu &#224; nationaliser plusieurs entreprises p&#233;troli&#232;res am&#233;ricaines mais la nationalisation la plus c&#233;l&#232;bre est celle du Canal de Suez par le Pr&#233;sident Nasser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque, avec une telle mesure, est que les &#233;ventuels investisseurs risquent d'avoir peur d'investir &#224; nouveau dans ce pays au risque de subir la m&#234;me mesure d'autorit&#233;. Disons le encore clairement, la mesure du S&#233;n&#233;gal n'est pas une nationalisation. Mais, tout de m&#234;me, elle vise &#224; entrer, de force, dans le capital de soci&#233;t&#233;s anonymes. A l'heure o&#249; le gouvernement s&#233;n&#233;galais fait de la venue de ces investisseurs un levier important de sa politique de d&#233;veloppement, un tel projet repose la question largement d&#233;battue de la coh&#233;rence des politiques de d&#233;veloppement dans les pays africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, on note, pour s'en f&#233;liciter, l'existence d'instruments tels que l'Apix vou&#233;s &#224; l'accueil et &#224; la facilitation de l'investissement par l'octroi de mesures incitatives aux investisseurs. Au niveau communautaire, des instruments tels que l'Ohada et l'Uemoa participent &#233;galement de cette promotion d'un &#8216;environnement des affaires rationalis&#233; et s&#251;r' permettant un investissement born&#233; par la s&#233;curit&#233; juridique et la s&#233;curit&#233; judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pour le cadre logique et juridique. D&#232;s lors, peut-on en m&#234;me temps que l'on fait la promotion de l'investissement &#233;tranger prendre des mesures qui remontent, comme le disait quelqu'un, &#224; la Roumanie de Ceausescu. Un tel projet de loi, adopt&#233; par l'Assembl&#233;e nationale, risque de faire perdre beaucoup de places au S&#233;n&#233;gal dans le rapport Doing Business, lorsque l'on sait que la bonne figure dans ce rapport est une pr&#233;occupation obsessionnelle du gouvernement au nom de laquelle aucun sacrifice n'est de trop, y compris modifier le code du travail pour le rendre plus flexible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; du gouvernement du S&#233;n&#233;gal refl&#232;te le grand paradoxe de la politique nationale d'investissement entre une volont&#233; affich&#233;e d'accueillir des investisseurs &#233;trangers et une politique apr&#232;s r&#233;ception faite de mis&#232;re en tous genres, d'intimidation et m&#234;me d'expropriation. Que nul n'en ignore, il y a des pays qui, sur la sc&#232;ne internationale, se sont fait une r&#233;putation de &#8216;vandale du commerce international' et donc ne peuvent plus accueillir des investisseurs de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal ne fait pas encore partie de cette cat&#233;gorie mais remarquons, pour le d&#233;plorer, que le S&#233;n&#233;gal commence &#224; &#234;tre un habitu&#233; des bancs du Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends relatifs aux investissements (Cirdi), ce &#8216;tribunal' des affaires opposant un Etat &#224; un investisseur &#233;tranger. On se rappelle de l'affaire S&#233;n&#233;gal contre Kumba Ressources et de l'affaire Tigo contre S&#233;n&#233;gal toujours devant le Cirdi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par son caract&#232;re co&#251;teux, dangereux et &#224; la limit&#233; irr&#233;alisable, ce projet du gouvernement s&#233;n&#233;galais semble plus &#234;tre un coup de bluff politique qu'une r&#233;elle volont&#233; de l'Etat de se rendre propri&#233;taire de 35 % du capital de Sonatel, Tigo et Expresso. Le coup d'acquisition de ces actions &#233;tant quelque peu exorbitant, le gain escompt&#233; par l'Etat risque d'&#234;tre diff&#233;r&#233; &#224; quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, il nous semble que la mesure soit dict&#233;e par l'urgence, ce d&#233;lai pour agir qui n'est inscrit nulle part sinon dans les impatiences humaines, comme le disait le doyen Carbonnier. Quelle urgence d'ailleurs ? S'agit-il de l'urgence du d&#233;veloppement ? Comme le monde, le d&#233;veloppement ne se fera pas en un jour et sa r&#233;alisation sera l'&#339;uvre de plusieurs g&#233;n&#233;rations de S&#233;n&#233;galais. S'agit-il d'une volont&#233; de chercher de l'argent frais &#224; l'effet de financer la prochaine campagne &#233;lectorale ? L'avenir nous &#233;difiera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout &#233;tat de cause, les signaux envoy&#233;s aux investisseurs potentiels par une telle mesure ne sont pas rassurants et si urgence il y a, la seule qui vaille est de surseoir rapidement &#224; ce &#233;ni&#232;me projet fou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr Jean Louis Corr&#233;a, Enseignant &#224; l'Universit&#233; de Ziguinchor &lt;br class='manualbr' /&gt;Charg&#233; de l'enseignement Droit du commerce international au Master Politiques et n&#233;gociations commerciales internationales (Pnci) de la Faseg, Ucad &lt;br class='manualbr' /&gt;jeanlouiscorrea@gmail.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 26 octobre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>SONATEL-France Telecom et la surtaxe des appels entrants : Perspective d'un citoyen et d'un client </title>
		<link>https://osiris.sn/sonatel-france-telecom-et-la-surtaxe-des-appels-entrants-perspective-d-un.html</link>
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		<dc:date>2011-10-11T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ajustement structurel du Fond Mon&#233;taire International est devenu un des cauchemars des S&#233;n&#233;galais en particulier et des Africains en g&#233;n&#233;ral. Ce programme continu de faire rage par le fait que la nation S&#233;n&#233;galaise a &#233;t&#233; expropri&#233;e de sa soci&#233;t&#233; de t&#233;l&#233;communication. &lt;br class='autobr' /&gt;
La &#171; privatisation &#187; des soci&#233;t&#233;s et entreprises nationales, quels que soient les arguments en sa faveur, n'&#233;tait qu'une expropriation des biens nationaux au profit de ces m&#234;mes int&#233;r&#234;ts qui avaient au pr&#233;alable d&#233;valu&#233;s le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ajustement structurel du Fond Mon&#233;taire International est devenu un des cauchemars des S&#233;n&#233;galais en particulier et des Africains en g&#233;n&#233;ral. Ce programme continu de faire rage par le fait que la nation S&#233;n&#233;galaise a &#233;t&#233; expropri&#233;e de sa soci&#233;t&#233; de t&#233;l&#233;communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; privatisation &#187; des soci&#233;t&#233;s et entreprises nationales, quels que soient les arguments en sa faveur, n'&#233;tait qu'une expropriation des biens nationaux au profit de ces m&#234;mes int&#233;r&#234;ts qui avaient au pr&#233;alable d&#233;valu&#233;s le CFA, monnaie de la Communaut&#233; des Francophones Asservies...pour toutes leurs vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque certaines personnes parlent aujourd'hui de la Francophonie et toujours d'ancienne colonie, nul n'a besoin d'&#234;tre perspicace pour se rendre compte que les S&#233;n&#233;galais ne sont pas ind&#233;pendants mais subjugu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut admettre que la Sonatel-France Telecom est une soci&#233;t&#233; priv&#233;e des Fran&#231;ais avec le monopole sur l'industrie de la t&#233;l&#233;communication au S&#233;n&#233;gal. C'est pour cela que l'on ose dire sans se tromper que son PDG au S&#233;n&#233;gal aujourd'hui, un inconnu qui serait tout aussi invisible en France dans cette industrie, est un d&#233;miurge ici au S&#233;n&#233;gal sinon un petit dieu des blancs. Il faut l'&#234;tre pour challenger le Pr&#233;sident de la R&#233;publique quand les d&#233;cisions de celui-ci et son gouvernement ne plaisent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on suit cette affaire en tant que citoyen et que l'on constate que l'arsenal m&#233;diatique, social, politique que dispose la Sonatel-France Telecom de par les interventions muscl&#233;s de ses cadres, consultants et syndicalistes nationaux sans compter des agences dans les pays limitrophes suivis des menaces &#224; peine voil&#233;e du si&#232;ge en France, il semble que le gouvernement du S&#233;n&#233;gal va perdre ses poils comme tout lion qui ose franchir le feu de la savane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, c'est en tant que client que l'on se sent consterner de l'insolence de ce cartel qu'est la Sonatel-France Telecom car elle pille et exploite sans rel&#226;che nos concitoyens depuis des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; ce moment, personne n'a oser lui dire qu'avec un monopole sur la t&#233;l&#233;communication, la Sonatel-France Telecom r&#233;colte 2000 &#224; 5000 pour cent par unit&#233; d'imputation allant des messages SMS aux appels sur les portables cellulaires alors que par comparaison avec la France, et par juxtaposition du pouvoir d'achat, la soci&#233;t&#233; en France ne d&#233;passe 100 &#224; 500 pour cent par unit&#233; d'imputation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les chiffres de la Sonatel-France Telecom, il y a 9 millions d'abonn&#233;s au S&#233;n&#233;gal. L'unit&#233; d'imputation est de 20 Francs le message SMS 50 francs pour l'appel alors qu'il est un centime en France. Ce serait du sophisme de parler de march&#233; car c'est par dessein que le march&#233; r&#233;gionale ouest-Africain est fractionn&#233;, ne l'oublions pas, par la m&#234;me soci&#233;t&#233;. Et encore, nous n'avons pas abord&#233; les autres produits tels que l'internet, les t&#233;l&#233;phones fixes, et services auxiliaires tels les cybers etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les experts de la Sonatel pr&#233;tendent que la d&#233;r&#233;gulation ne favorise pas le d&#233;veloppement d'un &#171; Hub &#187;, on se demande si les S&#233;n&#233;galais sont pris pour des demeur&#233;s ou si les forcen&#233;s de ce cartel pensent &#234;tre les seuls qui aspirent &#224; contribuer leurs talents et comp&#233;tences. Pensent-ils que nous ne savons pas que c'est la m&#234;me soci&#233;t&#233; France Telecom qui r&#233;plique lorsque ses succursales dans les pays voisins ajustent leurs tarifs ? Un n&#232;gre de directeur en Afrique peut en cacher un autre mais lequel des N&#232;gres contr&#244;lent France Telecom ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce monopole, la Sonatel-France Telecom gruge notre peuple de tous les cot&#233;s. Au moins, l'Etat S&#233;n&#233;galais &#224; raison de majorer sa quote-part si les dividendes, imp&#244;ts et taxes sont insuffisants dues aux limitations de la r&#233;glementation fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les citoyens S&#233;n&#233;galais ne sont pas na&#239;fs et savent tr&#232;s bien que la Sonatel-France Telecom op&#232;re pour faire le maximum de profits. Mais, il y a une diff&#233;rence entre b&#233;n&#233;fices et cupidit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Sonatel-France Telecom est dirig&#233;e par des pr&#233;dateurs dont la voracit&#233; devient l&#233;gendaire. R&#233;cemment, une de ses publicit&#233;s annon&#231;ait le cr&#233;dit d'urgence *77*250# de 250 francs CFA sans int&#233;r&#234;t. A vrai dire, l'imputation par appel revenait &#224; 53 francs au lieu des 50 francs pr&#233;c&#233;dent. Ce qui fait 6 pour cent d'int&#233;r&#234;t. Ce n'est pas au moment du remboursement que l'on s'en rendait compte mais lors d'un calcul du diff&#233;rentiel entre les balances de cr&#233;dit avant et apr&#232;s l'appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la Sonatel-France Telecom se plaint des concurrents qui contribuent &#224; l'essor de cette industrie avec toutes les ramifications sociales et &#233;conomiques, on se demande pourquoi lui laisse-t-on le monopole de les fournir les services de base alors qu'il y a des plus puissantes soci&#233;t&#233;s internationales qui nous offrent la possibilit&#233; d'une expansion au-del&#224; de ses capacit&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sommes-nous devenus si stupides que des m&#233;cr&#233;ants osent insulter notre intelligence et le faire ouvertement ? Le jour viendra ou le peuple se l&#232;vera car ceux avec la double nationalit&#233; dans cette boite feront mieux de courir vers les ambassades de leurs ma&#238;tres avant qu'on les envoie &#224; la potence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute mani&#232;re, Sonatel-France Telecom nous d&#233;montre encore une fois pourquoi il faut nationaliser tous les secteurs &#233;conomiques d'int&#233;r&#234;ts strat&#233;giques nationaux afin de ne pas permettre aux entit&#233;s &#233;trang&#232;res de rendre vuln&#233;rable le gouvernement pas leurs divers agissements subversifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Trop tard &#187;, nous disent certains pessimistes mais tant qu'il y a un lendemain il y a de l'espoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est client par n&#233;cessit&#233; mais on restera citoyen patriotique pour dire la v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. S. B&#232;ye&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : Leral&lt;a href=&#034;http://www.leral.net/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.leral.net/&lt;/a&gt;, 11 octobre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les nouveaux d&#233;fis des t&#233;l&#233;communications en Afrique</title>
		<link>https://osiris.sn/les-nouveaux-defis-des-telecommunications-en-afrique.html</link>
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		<dc:date>2011-10-10T13:24:19Z</dc:date>
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		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a deux ans, dans un article au titre tr&#232;s &#233;vocateur sur les t&#233;l&#233;communications en Afrique &#171; Pourquoi Orange aime l'Afrique ? &#187;, le magazine Jeune Afrique relatait les &#171; conqu&#234;tes &#187; de France T&#233;l&#233;com sur le continent. Cette saga du groupe fran&#231;ais de ces douze derni&#232;res ann&#233;es (1996-2008) cont&#233;e par JA permet au moins, de faire deux constats : d'une part, le manque d'initiative, la l&#233;thargie des Africains face &#224; cette dynamique de la mondialisation qui permet au capital &#171; &#233;tranger &#187; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a deux ans, dans un article au titre tr&#232;s &#233;vocateur sur les t&#233;l&#233;communications en Afrique &#171; Pourquoi Orange aime l'Afrique ? &#187;, le magazine Jeune Afrique relatait les &#171; conqu&#234;tes &#187; de France T&#233;l&#233;com sur le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette saga du groupe fran&#231;ais de ces douze derni&#232;res ann&#233;es (1996-2008) cont&#233;e par JA permet au moins, de faire deux constats : d'une part, le manque d'initiative, la l&#233;thargie des Africains face &#224; cette dynamique de la mondialisation qui permet au capital &#171; &#233;tranger &#187; de s'installer sans coup f&#233;rir et de truster tout le secteur des t&#233;l&#233;communications continentales et, d'autre part, la strat&#233;gie &#233;cul&#233;e mise en &#339;uvre par ce m&#234;me capital pour pr&#233;parer la sauce avec laquelle l'Afrique risque d'&#234;tre mang&#233;e &#224; nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en dix ans, nous raconte JA, le groupe France T&#233;l&#233;com a pu se r&#233;implanter ou s'implanter dans quatorze pays, pour l'essentiel des pays anciennement colonies fran&#231;aises, au moment o&#249; la plupart d'entre elles c&#233;l&#232;brent le cinquantenaire de leur souverainet&#233; internationale retrouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orange n'a que dix ans en Afrique mais France C&#226;ble et Radio, FCR, cette autre filiale de France T&#233;l&#233;com y &#233;tait d&#233;j&#224; en 1960, au lendemain des ind&#233;pendances, pour &#171; aider &#187; les Africains du pr&#233;-carr&#233; fran&#231;ais &#224; g&#233;rer leurs t&#233;l&#233;communications internationales. Au moment de f&#234;ter le cinquantenaire de leur ind&#233;pendance et en d&#233;pit des &#233;normes ressources g&#233;n&#233;r&#233;es par le segment international du march&#233; des t&#233;l&#233;coms, la majorit&#233; de ces Etats n'avaient toujours pas r&#233;ussi &#224; r&#233;sorber le gap technologique existant entre leur ancienne m&#233;tropole colonisatrice et eux. Le S&#233;n&#233;gal l'avait fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette nouvelle course vers le continent noir d&#233;clench&#233;e par le vent de lib&#233;ralisation/privatisation du secteur des t&#233;l&#233;coms, c'est surtout la banni&#232;re Orange qui, en d&#233;cembre 2008, flotte le plus haut jusque dans les anciennes &#171; terres &#187; de la &#171; Perfide Albion &#187;, sa filiale &#233;gyptienne comptant plus de la moiti&#233; des 29 millions de clients Orange recens&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;cum&#233; l'Afrique de l'Ouest et du Centre et estampill&#233; toutes ses branches africaines de la marque de sa filiale (op&#233;ration de rebranding qui lui permet de r&#233;cup&#233;rer 6% du chiffre d'affaires de chacune de celles-ci comme droit d'utiliser la marque Orange), France T&#233;l&#233;com/Orange pouvait s'attaquer &#224; l'Afrique de l'Est en restant fid&#232;le &#224; sa strat&#233;gie : cibler les pays &#224; gros potentiels de croissance (faible taux de p&#233;n&#233;tration du t&#233;l&#233;phone mobile et/ou forte population).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est JA qui nous conte la strat&#233;gie. En d&#233;pit des &#233;normes investissements n&#233;cessaires, celle-ci s'av&#232;re payante gr&#226;ce &#224; cette particularit&#233; du march&#233; africain : une &#171; &#233;crasante pr&#233;dominance de l'offre pr&#233;pay&#233;e - l'achat de cartes de recharge de communications g&#233;n&#233;rant un tr&#232;s fort cash flow &#187;. Avec 380 millions en fin 2008, les cabinets d'&#233;tudes du march&#233; africain projettent des estimations de 550 millions de clients en 2013 pour un continent qui a r&#233;cemment doubl&#233; le cap symbolique du milliard d'Africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre de l'article de JA, &#171; Pourquoi Orange aime l'Afrique ? &#187;, en devient plut&#244;t provocateur pour ne pas dire plus. En effet, quelles sont-elles, les motivations de cet amour fou pour l'Afrique et les Africains, sinon le profit et le gain faciles...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est encore JA, dans ses colonnes, qui rapporte le mieux cette &#171; philanthropie incommensurable &#187; de France T&#233;l&#233;com pour l'Afrique, dont le patron sur le continent est &#171; en mission pour le royaume d'Orange &#187; (sic). Le magazine africain de r&#233;f&#233;rence rapporte : &#171; parmi les motifs de satisfaction pour Marc Rennard, la sensation de participer, avec l'essor des t&#233;l&#233;coms, au d&#233;veloppement du continent. &#171; Au Mali, le pr&#233;sident, Amadou Toumani Tour&#233;, nous racontait r&#233;cemment : &#8220;Avant, les chefs de village me demandaient une mosqu&#233;e, une &#233;cole ou un dispensaire, aujourd'hui ils veulent Orange.&#8221; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conserver la longueur d'avance qu'elle a acquise depuis une douzaine d'ann&#233;es avec les op&#233;rateurs historiques du S&#233;n&#233;gal et de la C&#244;te d'Ivoire dans son escarcelle, France T&#233;l&#233;com/Orange pr&#233;parerait la nouvelle &#233;tape de son expansion : la concentration par rapprochement entre majors et op&#233;rateurs de moindre envergure (Jeune Afrique faisait &#233;tat en juillet 2010, de rapprochement probable entre FT/Orange et Millicom-Tigo, acquisition de M&#233;ditel au Maroc ou encore d'achat d'une licence globale en Tunisie) tout en restant &#224; l'affut de deux prochaines prises, les g&#233;ants que sont l'Ethiopie et la RD Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me foul&#233;e, se justifient les gros investissements consentis dans le r&#233;seau de c&#226;bles sous-marins qui ceinturent l'Afrique et qui permettent de drainer le trafic t&#233;l&#233;phonique aujourd'hui et, demain, le futur trafic des communications de Haut D&#233;bit. C'est ce qui explique ce curieux paradoxe d'une Afrique surc&#226;bl&#233;e, en d&#233;pit du retard accus&#233; par le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette course aux licences ou aux rachats d'op&#233;rateurs historiques, il y a bien des op&#233;rateurs africains comme MTN le g&#233;ant sud-africain du mobile, Maroc T&#233;l&#233;com filiale de Vivendi tr&#232;s entreprenante en Afrique de l'Ouest autant dire ...un cheval de Troie qui s'est adjug&#233; les OPT du Mali, du Burkina Faso... De capitaux proprement africains, seul le groupe d'investissement libyen LAP s'&#233;tait signal&#233; par quelques participations... Sont annonc&#233;s, par contre, d'autres acteurs du Moyen Orient, d'Inde, de Chine ou m&#234;me d'Oc&#233;anie, autant dire des ogres, venus se faire une place au soleil d'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SONATEL qui aurait pu &#234;tre gaillardement de cette cohorte, avait commenc&#233; &#224; &#234;tre le groupe ambitieux qui allait tenir la drag&#233;e haute et jouer sa partition ...au lieu de se battre aujourd'hui pour de maigres quote-part sur la taxe de r&#233;partition que les op&#233;rateurs internationaux veulent bien nous consentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui permet de mieux prendre la mesure des nouveaux enjeux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Momar Gassama&lt;br class='manualbr' /&gt;Cadre des t&#233;l&#233;coms retrait&#233; de l'OPT et de SONATEL&lt;br class='autobr' /&gt;
Dakar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.sudonline.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sud Quotidien&lt;/a&gt;, 10 octobre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Surtaxe sur les appels entrants : Et si l'Etat avait raison ?</title>
		<link>https://osiris.sn/surtaxe-sur-les-appels-entrants-et-si-l-etat-avait-raison.html</link>
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		<dc:date>2011-10-03T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le secteur des t&#233;l&#233;communications connait, cette ann&#233;e et notamment au mois d'ao&#251;t, un remake de son feuilleton d'&#233;t&#233; de l'ann&#233;e derni&#232;re dont l'un des acteurs principaux s'appelait Global Voice. Si, en 2010, on pouvait pour cela l'appeler &#171; Affaire Global Voice &#187;, la notion la plus usit&#233;e dans les m&#233;diats pour cette ann&#233;e reste &#171; Surtaxe sur les appels entrants &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2010, le focus &#233;tait mis sur l'&#233;tranget&#233; du contrat qui devait lier Global Voice &#224; l'ARTP, bras s&#233;culier de l'Etat. Cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le secteur des t&#233;l&#233;communications connait, cette ann&#233;e et notamment au mois d'ao&#251;t, un remake de son feuilleton d'&#233;t&#233; de l'ann&#233;e derni&#232;re dont l'un des acteurs principaux s'appelait Global Voice. Si, en 2010, on pouvait pour cela l'appeler &#171; Affaire Global Voice &#187;, la notion la plus usit&#233;e dans les m&#233;diats pour cette ann&#233;e reste &#171; Surtaxe sur les appels entrants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2010, le focus &#233;tait mis sur l'&#233;tranget&#233; du contrat qui devait lier Global Voice &#224; l'ARTP, bras s&#233;culier de l'Etat. Cette ann&#233;e, c'est l'impact n&#233;gatif suppos&#233; que la mesure risque d'avoir sur le secteur des t&#233;l&#233;communications qui est mis en avant. Diff&#233;rents intervenants ont joint leurs voix au concert de protestations men&#233;es par l'intersyndicale de Sonatel : des patrons d'entreprises aux acteurs politiques, des anciens travailleurs &#224; la soci&#233;t&#233; civile et au ...M23 !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une interview au journal Les Echos rapport&#233;e par la presse locale, un acteur de taille vient apporter sa contribution &#224; ce d&#233;bat qui semblait ne concerner jusqu'&#224; maintenant, que l'Etat et ...les syndicalistes de la maison. Le partenaire strat&#233;gique que le S&#233;n&#233;gal s'est donn&#233; en 1996 &#224; l'ouverture du capital de l'op&#233;rateur historique national jette un gros pav&#233; dans la mare pour souligner, selon la presse, &#171; les effets n&#233;fastes &#187; de la mesure pour le pays. C'est rien moins que le directeur financier de France T&#233;l&#233;com qui &#233;value les d&#233;g&#226;ts &#224; 0,8 point de PIB sur l'&#233;conomie nationale et qui permet aux journalistes d'annoncer la catastrophe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet argument de taille aurait d&#251; suffire comme argument d'autorit&#233; car &#233;manant du Directeur Financier de France T&#233;l&#233;com et il a l'avantage d'&#234;tre pr&#233;cis au dixi&#232;me pr&#232;s comme les aiment les financiers : 0,8 point de PIB sur l'&#233;conomie nationale. Notre Pr&#233;sident de la R&#233;publique devrait &#234;tre convaincu ainsi que son ministre des finances, et reculer avant que la catastrophe annonc&#233;e n'arrive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il y a quelque part comme qui dirait surabondance dans l'argumentaire en qualifiant cette mesure tarifaire d' &#171; imp&#244;t &#187; : cet argument de trop rend suspect ce 0,8 point de PIB sur l'&#233;conomie nationale du Directeur Financier de F T&#233;l&#233;com. Pour Mr Pellissier, &#171; le probl&#232;me, c'est d'abord que la collecte de cet imp&#244;t va co&#251;ter cher... &#187;. Cet argument avait &#233;t&#233; souvent agit&#233; et m&#234;me une menace de saisine de la Cour supr&#234;me brandie appuy&#233;e par un opposant politique qui avan&#231;ait fort justement d'ailleurs qu'&#171; un d&#233;cret ne peut pas cr&#233;er un imp&#244;t &#187;. Preuve que l'imp&#244;t n'en est pas un, s'il en &#233;tait besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de tout ce qui peut &#234;tre dit sur cette mesure, il faut savoir qu'elle n'est pas, en effet, un imp&#244;t et qu'elle peut ne pas &#234;tre une surtaxe sur le prix des appels entrants, si les acteurs le veulent bien. Tout le monde devrait convenir qu'on ne peut lever un imp&#244;t sur une assiette qui d&#233;borde ses fronti&#232;res en se faisant des contribuables &#224; l'&#233;tranger m&#234;me s'ils sont de la diaspora corv&#233;able &#224; merci l&#224;-bas et ici : sa collecte poserait un &#233;norme probl&#232;me et l&#224;, Mr Pellissier a s&#251;rement raison...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle peut ne pas &#234;tre une surtaxe sur le prix des appels entrants si, au moment des n&#233;gociations bilat&#233;rales, les op&#233;rateurs internationaux en lice sur chaque relation internationale (chez nous Sonatel et Expresso qui d&#233;tiennent une licence octroy&#233;e par l'Etat) conviennent de la limiter dans la quote-part n&#233;goci&#233;e entre les parties dans les conventions d'interconnexion qu'ils signent. Le R&#232;glement des T&#233;l&#233;communications internationales (RTI) que chacun brandit comme le Coran ou la Bible n'est pas aussi dogmatique sur le sujet, qu'on veut le faire croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi savoir que l'Etat est le premier &#171; r&#232;glementeur &#187; dans quelque domaine que ce soit : c'est une mesure tarifaire sur un domaine o&#249; l'Etat est pr&#233;sent par le biais de l'ARTP, son bras s&#233;culier, on l'a dit. Une d&#233;cision sera prise par cette agence de l'Etat pour signifier aux op&#233;rateurs les modalit&#233;s d'applications de ce d&#233;cret et c'est simplement ce que le Directeur Financier de F T&#233;l&#233;com a bien compris qui souligne &#171; ... Mais si cette mesure entre en vigueur, Sonatel respectera la loi &#187;. Et que donc, &#224; l'issue du bras-de-fer, F T&#233;l&#233;com sifflera la fin de la r&#233;cr&#233;ation et demandera &#224; sa ...filiale d'obtemp&#233;rer et de se plier &#224; la mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout &#233;tat de cause, F T&#233;l&#233;com affiche une d&#233;termination sans faille : &#171; Avec l'Afrique, nous avons fait un pari : que la croissance sera plus forte sur ce continent &#224; l'avenir que dans les autres r&#233;gions du monde... &#187;. L&#224; g&#238;t le secret : l'Afrique malgr&#233; cette image n&#233;gative qui lui colle &#224; la peau et qu'elle renvoie tous les jours, reste la r&#233;gion qui offre les meilleurs relais de croissance pour entreprises ou pays en mal de croissance &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est ce qui lui fait, &#224; l'Afrique, ces festons de c&#226;bles &#224; fibre optique qui longent ses c&#244;tes financ&#233;s &#224; coup de centaines de millions de dollars ou d'euros (pas moins de cinq c&#226;bles sous-marins &#233;taient en construction en 2010). F T&#233;l&#233;com m&#232;ne son propre projet d&#233;nomm&#233; ACE (Africa Coast to Europe) estim&#233; &#224; 700 millions de dollars : c'est ce qui permettra &#224; l'Afrique d'exporter des minutes-conversation peu cher pay&#233;es ...par les grands op&#233;rateurs engag&#233;s dans le consortium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 70, les pays p&#233;troliers notamment du Golfe, avaient rompu le charme d'un baril de p&#233;trole peu cher pay&#233;... Et si, en Afrique, notre Pr&#233;sident parvenait &#224; rompre le charme de la minute-conversation peu cher pay&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; est, &#224; mon sens et je me r&#233;p&#232;te, le v&#233;ritable enjeu des appels entrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Momar Gassama&lt;br class='manualbr' /&gt;Cadre des t&#233;l&#233;coms, retrait&#233; de l'OPT et de SONATEL&lt;br class='manualbr' /&gt;Dakar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.sudonline.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sud Quotidien&lt;/a&gt;, 4 octobre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;cision &#224; Jeune Afrique</title>
		<link>https://osiris.sn/precision-a-jeune-afrique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/precision-a-jeune-afrique.html</guid>
		<dc:date>2011-09-19T13:38:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Direction G&#233;n&#233;rale de Sonatel d&#233;ment formellement les all&#233;gations publi&#233;es par Jeune Afrique N&#176;2642 dans sa rubrique &#171; Confidentiel &#187; sous le titre : &#171; Le chiffre qui calme, 60 milliards de FCFA &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun montant n'a jamais &#233;t&#233; propos&#233; par son Directeur G&#233;n&#233;ral au Pr&#233;sident de la R&#233;publique S&#233;n&#233;galaise pour soi-disant faire renoncer &#224; la mesure de contr&#244;le et de surtaxe du trafic international entrant ni &#224; un quelconque appel d'offres. Sonatel rappelle qu'elle est l'entreprise la plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2011-.html" rel="directory"&gt;2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Direction G&#233;n&#233;rale de Sonatel d&#233;ment formellement les all&#233;gations publi&#233;es par Jeune Afrique N&#176;2642 dans sa rubrique &#171; Confidentiel &#187; sous le titre : &#171; Le chiffre qui calme, 60 milliards de FCFA &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun montant n'a jamais &#233;t&#233; propos&#233; par son Directeur G&#233;n&#233;ral au Pr&#233;sident de la R&#233;publique S&#233;n&#233;galaise pour soi-disant faire renoncer &#224; la mesure de contr&#244;le et de surtaxe du trafic international entrant ni &#224; un quelconque appel d'offres. Sonatel rappelle qu'elle est l'entreprise la plus tax&#233;e au S&#233;n&#233;gal tant en valeur absolue qu'en valeur relative et ce, bien au-del&#224; des standards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Groupe Sonatel a fait de l'Ethique et de la Transparence ses valeurs cardinales. Au S&#233;n&#233;gal, Sonatel est certainement l'entreprise la plus contr&#244;l&#233;e, et n'a jamais &#233;t&#233; prise en d&#233;faut ni sur ses comptes ni sur son activit&#233;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sonatel, unique entreprise s&#233;n&#233;galaise cot&#233;e en Bourse et valeur phare de la BRMV, ne s'oppose nullement au contr&#244;le des communications entrantes pourvu que ce contr&#244;le n'entra&#238;ne pas une hausse des tarifs de terminaison et des prix, pr&#233;judiciable aux consommateurs mais aussi au Secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Direction G&#233;n&#233;rale de Sonatel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.sonatel.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sonatel&lt;/a&gt;, 19 septembre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Contre toute augmentation des tarifs du t&#233;l&#233;phone au S&#233;n&#233;gal : CROCS dit non &#224; la surtaxe sur le trafic international entrant</title>
		<link>https://osiris.sn/Contre-toute-augmentation-des.html</link>
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		<dc:date>2011-09-19T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s plus d'un an d'h&#233;sitation, l'arbitraire vient de s'exprimer avec l'entr&#233;e en vigueur de la surtaxe sur le trafic international entrant, mesure inique, mena&#231;ant gravement la comp&#233;titivit&#233; des services nationaux de t&#233;l&#233;communication ainsi que les possibilit&#233;s de jouissance des consommateurs. La nature d'un tel coup de force appelle d'urgentes r&#233;actions en vue de sa reconsid&#233;ration. En effet, tant du point de vue de leur primaut&#233; que de leurs principes g&#233;n&#233;raux, les actes pos&#233;s par l'Etat (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2011-.html" rel="directory"&gt;2011&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s plus d'un an d'h&#233;sitation, l'arbitraire vient de s'exprimer avec l'entr&#233;e en vigueur de la surtaxe sur le trafic international entrant, mesure inique, mena&#231;ant gravement la comp&#233;titivit&#233; des services nationaux de t&#233;l&#233;communication ainsi que les possibilit&#233;s de jouissance des consommateurs. La nature d'un tel coup de force appelle d'urgentes r&#233;actions en vue de sa reconsid&#233;ration. En effet, tant du point de vue de leur primaut&#233; que de leurs principes g&#233;n&#233;raux, les actes pos&#233;s par l'Etat doivent se conformer aux int&#233;r&#234;ts et attentes des populations, sous peine de nullit&#233; absolue revendiqu&#233;e et impos&#233;e par la volont&#233; populaire. L'obscure initiative d'une surtaxe sur le trafic international entrant achoppe ainsi &#224; ce principe &#233;l&#233;mentaire d'une gestion d&#233;mocratique au profit du consommateur - citoyen. D&#233;s les pr&#233;mices de son institutionnalisation, par l'adoption de d&#233;cret n&#176; 2010-632 (Journal officiel le 20 juin 2010) vite suspendu et d&#233;poussi&#233;r&#233; en ce moment, de vives protestations furent &#233;mises notamment par nos compatriotes vivant &#233;loign&#233;s de leurs familles, l'ensemble des acteurs du secteur des t&#233;l&#233;communications, professionnels et usagers confondus. En outre, sur la base des r&#233;serves &#233;mises par la grande majorit&#233; des experts du secteur, des ministres en charge des t&#233;l&#233;communications au sein de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) ont pris la r&#233;solution de ne pas appliquer cette taxe aux autres &#233;tats membres. Faisant fi de toutes ces consid&#233;rations, l'Etat feignit une r&#233;trocession pour poursuivre, dans une totale opacit&#233;, la concr&#233;tisation de son initiative, transgressant dans sa foul&#233;e, ses engagements internationaux en la mati&#232;re, en l'occurrence, l'article 1 alin&#233;a 1.5 du R&#232;glement des t&#233;l&#233;communications internationales stipulant que &#171; les taxes de r&#233;partitions sont d&#233;cid&#233;es d'accord partie avec les autres op&#233;rateurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ent&#234;tement attentatoire &#224; la souverainet&#233; des citoyens est r&#233;v&#233;lateur d'une sournoise mainmise, par une petite frange de s&#233;n&#233;galais, sur l'&#233;conomie nationale &#224; des fins &#233;chappant au contr&#244;le des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient donc de se rendre &#224; l'&#233;vidence que le discours des autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises tendant &#224; faire accr&#233;diter l'id&#233;e que l'instauration de cette taxe, &#224; laquelle la C&#244;te d'ivoire et le Burkina Faso ont renonc&#233; apr&#232;s l'avoir instaur&#233;e, sera sans effet sur le co&#251;t des communications t&#233;l&#233;phoniques, pour les consommateurs comme pour les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, est bien peu cr&#233;dible. De plus, comment ignorer le fait que l'augmentation du prix des t&#233;l&#233;communications qui en d&#233;coulera incitera les fraudeurs &#224; redoubler d'ing&#233;niosit&#233; pour contourner le syst&#232;me mis en place d'autant plus que leurs gains seront encore plus &#233;lev&#233;s que par le pass&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le simple bon sens incline &#224; la consid&#233;ration du rench&#233;rissement de la destination S&#233;n&#233;gal comme facteur de baisse du volume du trafic t&#233;l&#233;phonique entrant et son corollaire celle des recettes fiscales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;vidence est que l'instauration de cette taxe soul&#232;ve plus de probl&#232;mes qu'elle n'apporte de solutions. L'attitude de l'Etat ne peut donc &#234;tre comprise que comme une spoliation des usagers &#224; des fins inavou&#233;es. L'origine de son initiative conforte une telle consid&#233;ration. En effet, sur la base d'un accord l&#233;onin d'une dur&#233;e de cinq ans, il &#233;tait pr&#233;vu d'attribuer &#224; Global Voice Group (GVG), pour le contr&#244;le du volume du trafic international entrant, 49% des recettes d&#233;coulant de cette nouvelle taxe, au montant annuel estim&#233; &#224; 60 milliards de FCFA. La contrepartie &#224; cette offre, &#233;tait la mise &#224; disposition de l'Etat d'un &#233;quipement d'un co&#251;t de 150 milliards de FCFA. Un tel accord dissimule mal la forme de deal entre Global Voice Group (GVG) et ses attributaires de ce march&#233; de gr&#233; &#224; gr&#233;, en raison de l'&#233;quivalence du montant des gains au bout de deux mois &#224; celui de l'investissement de base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette surtaxe constitue ainsi, sans conteste, un obstacle aux dynamiques de croissance nationale et aux possibilit&#233;s d'une pleine jouissance pour les consommateurs. Un bref aper&#231;u du tableau des r&#233;sultats de la SONATEL, corrobore un tel constat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec pr&#232;s de 10 % du Pib, pour une norme qui tourne autour de 4 %, le secteur des t&#233;l&#233;communications constitue, assur&#233;ment, l'un des piliers majeurs de la politique de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e du S&#233;n&#233;gal. Son poids dans l'&#233;conomie est donc consid&#233;rable. Rien que la Sonatel repr&#233;sente 6% de la croissance du Pib. Cet apport est perceptible &#224; divers niveaux dont notamment : &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;ation d'emplois : + 100 000 emplois dans la sous r&#233;gion (vendeurs de cartes, g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres, agents sp&#233;cialis&#233;s et salari&#233;s) dont + 3 000 emplois directs ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Contribution aux recettes budg&#233;taires dans les pays de pr&#233;sence : +250 milliards de FCFA vers&#233;s au titre des imp&#244;ts, taxes, redevances, cotisations sociales, droits de douane et dividendes en 2010 dont 175 milliards de F Cfa au S&#233;n&#233;gal en 2010 et 200 milliards en 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Contribution &#224; la richesse au profit des entreprises priv&#233;es du S&#233;n&#233;gal et de la sous-r&#233;gion : +50 milliards de F Cfa g&#233;n&#233;r&#233;s pour les partenaires distributeurs de cartes, g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres et pr&#232;s de 140 milliards de F Cfa de chiffre d'achat g&#233;n&#233;r&#233; au profit des fournisseurs du S&#233;n&#233;gal et de la sous r&#233;gion ; &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de 95 milliards de F Cfa de recettes d'exportation vers&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Investissement 100 milliards en 2011 dont plus de 65 milliards au S&#233;n&#233;gal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Contribution au bien-&#234;tre social des populations avec une politique de Responsabilit&#233; Sociale d'Entreprise formalis&#233;e et des actions de sa Fondation d'entreprise, la Fondation Sonatel qui &#339;uvre depuis 2002 dans les domaines de la Sant&#233;, de l'Education et de la Culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire qu'appr&#233;ci&#233; &#224; sa juste valeur, un tel vecteur de d&#233;veloppement m&#233;riterait une plus grande attention et un accompagnement constant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet &#233;gard, le CROCS ne peut que consid&#233;rer la mesure de surtaxe de dangereuse pour l'&#233;conomie, le secteur des t&#233;l&#233;coms et les consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers sympt&#244;mes de ce m&#233;fait, plus profonds, sont apparus d&#233;s son entr&#233;e en vigueur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour la diaspora : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la p&#233;riode d'application de la mesure, les appels ont baiss&#233; de 14% en moyenne. Cette mesure a contraint la diaspora &#224; appeler moins ou &#224; op&#233;rer des arbitrages en transf&#233;rant moins d'argent &#224; leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour les consommateurs locaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette baisse du volume des appels s'est faite au d&#233;triment des familles au pays qui ont re&#231;u moins d'appels ou qui ont &#233;t&#233; amen&#233; &#224; appeler davantage &#224; partir du S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'augmentation des tarifs internationaux au d&#233;part du S&#233;n&#233;gal sera rendue in&#233;luctable par la r&#233;ciprocit&#233;, avec la r&#233;activation de la mesure de surtaxe. A titre d'exemple, du fait de l'application de la surtaxe en Guin&#233;e et en Mauritanie, le S&#233;n&#233;gal a augment&#233; ses tarifs client : un surco&#251;t que supporte le consommateur S&#233;n&#233;galais (cf communiqu&#233; de presse Sonatel) &lt;br class='autobr' /&gt;
Les services de t&#233;l&#233;coms au S&#233;n&#233;gal sont parmi les plus tax&#233;s en Afrique. On peut donc s'interroger sur l'opportunit&#233; d'une nouvelle taxe qui viendrait s'ajouter &#224; une taxe sp&#233;cifique sur le t&#233;l&#233;phone, la RUTEL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise et l'&#233;conomie toute enti&#232;re seraient affect&#233;es par une diminution de la capacit&#233; d'investissement de Sonatel au d&#233;triment de la desserte rurale, de l'Internet haut d&#233;bit et de la r&#233;duction de la fracture num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'impact sur le trafic entrant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En trois mois et demi, Sonatel a donc constat&#233; une baisse de 14% de son trafic international entrant compar&#233; &#224; la m&#234;me p&#233;riode de l'ann&#233;e 2009 aussi bien en volume qu'en valeur ainsi qu'une augmentation de 4,9 milliards de FCFA de ses charges d'interconnexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les pays o&#249; ce syst&#232;me a &#233;t&#233; impl&#233;ment&#233;, avec un partenaire externe, une augmentation de la fraude a &#233;t&#233; constat&#233;e entre autres effets n&#233;gatifs. Rappelons qu'un des justificatifs des promoteurs de ce syst&#232;me est justement la lutte contre la fraude &#224; laquelle on soup&#231;onnerait les op&#233;rateurs de s'adonner. Argument peu convainquant si on sait que les experts du secteur s'accordent sur le fait que toute tentative de fraude sur le trafic international entrant par une sous-d&#233;claration du nombre d'appels re&#231;us, supposerait une entente avec tous les autres op&#233;rateurs internationaux qui factureraient alors un volume inf&#233;rieur &#224; celui qui a &#233;t&#233; r&#233;ellement envoy&#233;, prenant au passage le risque de frauder leurs propres administrations fiscales. Rappelons que Sonatel est un Groupe international pr&#233;sent dans quatre pays et cot&#233; &#224; la BRVM depuis 1998. Le Groupe travaille avec des dizaines d'op&#233;rateurs de grande envergure dans tous les pays du monde qui se soumettent comme lui &#224; des audits financiers et comptables annuels pour la certification de leurs comptes et r&#233;pondent aux standards d'audits internationaux du secteur les plus stricts ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes ces raisons le CROCS, en appelle &#224; une mobilisation soutenue, pour exiger l'annulation d&#233;finitive de la mesure en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait &#224; Dakar le 1er Septembre 2011&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Conseil Consultatif du CROCS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contacts presse :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maguette FALL : 77 636 87 03 et Papa Samba Nor NDIAYE : 77 360 87 14 &lt;br class='manualbr' /&gt;Blog : &lt;a href='https://osiris.sn/crocsenegal.unblog.fr/' class=&#034;spip_url&#034;&gt;crocsenegal.unblog.fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.seneweb.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Seneweb&lt;/a&gt;, 19 septembre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;n&#233;gal : Surtaxe sur les appels internationaux entrants, qui fait quoi et pourquoi ?</title>
		<link>https://osiris.sn/senegal-surtaxe-sur-les-appels-internationaux-entrants-qui-fait-quoi-et.html</link>
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		<dc:date>2011-09-18T19:43:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le 24 Ao&#251;t dernier, nous assistons &#224; ce je pourrais qualifier de remake de l'&#233;pisode de l'&#233;t&#233; 2010 sur la surtaxe du tarif de terminaison des appels entrants vers le S&#233;n&#233;gal. En effet, l'Etat du S&#233;n&#233;gal a remis au go&#251;t du jour son cher projet de pr&#233;lever un imp&#244;t sur les revenus g&#233;n&#233;r&#233;s par les appels internationaux entrants en fixant un tarif seuil de 141 FCFA par minute. Comme nous pouvions nous y attendre, les acteurs de cette &#339;uvre que nous aurions souhait&#233; que ce soit une fiction (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 24 Ao&#251;t dernier, nous assistons &#224; ce je pourrais qualifier de remake de l'&#233;pisode de l'&#233;t&#233; 2010 sur la surtaxe du tarif de terminaison des appels entrants vers le S&#233;n&#233;gal. En effet, l'Etat du S&#233;n&#233;gal a remis au go&#251;t du jour son cher projet de pr&#233;lever un imp&#244;t sur les revenus g&#233;n&#233;r&#233;s par les appels internationaux entrants en fixant un tarif seuil de 141 FCFA par minute. Comme nous pouvions nous y attendre, les acteurs de cette &#339;uvre que nous aurions souhait&#233; que ce soit une fiction et qui est malheureusement la triste r&#233;alit&#233;, restent pratiquement les m&#234;mes. En lieu et place d'une analyse comparable &#224; celle que j'avais fait l'ann&#233;e derni&#232;re, j'ai plut&#244;t voulu d&#233;crypter le r&#244;le de chacun de ces acteurs et essayer de mettre en exergue leurs motivations, cach&#233;es ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;L'Etat du S&#233;n&#233;gal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises ont &#233;t&#233; plus ou moins constantes dans leur volont&#233; de tirer le maximum des revenus que g&#233;n&#232;re le secteur des t&#233;l&#233;communications. Suite au d&#233;cret de 2010, dont l'&#233;laboration a &#233;t&#233; visiblement b&#226;cl&#233;e, l'Etat du S&#233;n&#233;gal s'est cette fois-ci efforc&#233; de prendre son temps pour produire un texte mieux &#233;labor&#233;, m&#234;me si tellement de choses restent imparfaites dans ce nouveau texte d'Ao&#251;t 2011. De plus, pour cette saison, l'Etat a pris le &#171; soin &#187; de s'entretenir au pr&#233;alable avec les parties prenantes que sont les op&#233;rateurs, les &#233;migr&#233;s, les syndicats ... ce qui, du reste, n'a point emp&#234;ch&#233; une vive contestation suite &#224; la publication du d&#233;cret. A mon humble avis, seul un mouvement social sans pr&#233;c&#233;dent du personnel de la Sonatel, paralysant toute l'activit&#233; &#233;conomique, pourrait ramener &#224; la raison cet &#201;tat avide d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;L'ASCOSEN (Pour ne pas dire M. Momar NDAO)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est extr&#234;mement rare, de voir une association de consommateurs, avoir une proximit&#233; telle avec un Etat jusqu'&#224; faire partie d'une d&#233;l&#233;gation charg&#233;e de faire une tourn&#233;e internationale afin d'expliquer aux s&#233;n&#233;galais vivants &#224; l'&#233;tranger le bien fond&#233; de cette surtaxe sur les appels internationaux entrants. L'Association des Consommateurs S&#233;n&#233;galais (ASCOSEN) est, comme aime &#224; le r&#233;p&#233;ter son fondateur, depuis 22 ans &#171; au service &#187; des consommateurs mais aussi et surtout depuis 22 ans dirig&#233; par M. Momar NDAO qui repr&#233;sente cette association consum&#233;riste partout de telle mani&#232;re que sa personne se confond parfaitement avec l'ASCOSEN. Comme la plus part des observateurs, je doute tr&#232;s s&#233;rieusement de son objectivit&#233; et de son d&#233;sint&#233;r&#234;t lorsqu'il d&#233;fend bec et ongle l'Etat du S&#233;n&#233;gal face aux diff&#233;rentes personnes d&#233;montrant de mani&#232;res diverses et vari&#233;es que cette surtaxe est &#233;conomiquement d&#233;raisonnable et juridiquement ill&#233;gale, donc de facto va &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts des consommateurs vivants au S&#233;n&#233;gal et &#224; l'&#233;tranger. Nos doutes ont &#233;t&#233; confort&#233; par le d&#233;cret, sign&#233; le m&#234;me jour que le d&#233;cret sur la surtaxe, nommant M. Momar Ndao de l'ASCOSEN, conseiller Technique du Pr&#233;sident de la r&#233;publique du S&#233;n&#233;gal. Je peux dire sans risque de me tromper que cette nomination a port&#233; un sacr&#233; coup &#224; sa pr&#233;tendue objectivit&#233;. Heureusement qu'au S&#233;n&#233;gal existent de vraies associations de consommateurs, qui n'ont pas tard&#233; &#224; exprimer leur d&#233;saccord avec le projet de surtaxe qui, selon eux, aura in&#233;luctablement un impact sur les consommateurs s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Le management de la Sonatel (Pour ne pas dire M. Cheikh T. Mbaye)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l'ai expliqu&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re dans un post, le management de la Sonatel m'a (et je ne suis pas le seul) profond&#233;ment d&#233;&#231;u dans sa mani&#232;re de traiter cette crise qui touche le secteur et continue &#224; nous d&#233;cevoir dans son attitude attentiste, peureuse et &#224; la limite d&#233;sint&#233;ress&#233;e. C'est &#224; travers ce genre de crise que le S&#233;n&#233;gal aurait d&#251; d&#233;couvrir la qualit&#233; des personnes qui composent le directoire de la premi&#232;re entreprise de la Zone UEMOA, si r&#233;ellement qualit&#233; il y a. Au lieu de cela, nous assistons comme l'ann&#233;e derni&#232;re &#224; un mutisme quasi coupable, &#224; une communication extr&#234;mement pauvre voire inexistante, mais aussi et surtout au recours &#224; leur outil favori : le syndicat des travailleurs. Mais que pouvons nous r&#233;ellement demander &#224; une personne qui est &#224; la t&#234;te de la Sonatel depuis plus de 22 ans ? Comment peut on encore avoir des choses &#224; prouver et surtout avoir l'envi de se battre apr&#232;s une si longue p&#233;riode &#224; la t&#234;te de cette entreprise ? D'un autre cot&#233;, &#233;tant certainement au cr&#233;puscule de sa carri&#232;re &#224; la Sonatel, M. Mbaye n'aurait tr&#232;s certainement rien &#224; perdre s'il se d&#233;cidait &#224; se lancer dans un combat frontal avec les initiateurs de ce projet de surtaxe, comme le font fr&#233;quemment les dirigeants des grandes multinationales dans le monde lorsque leur entreprise est menac&#233; par des d&#233;cisions politiques. Lorsque l'on dirige une entreprise qui a le poids qu'a depuis des ann&#233;es la Sonatel dans les revenus fiscaux d'un &#201;tat, l'on doit avoir son mot &#224; dire, et notre voix doit compter dans les grandes d&#233;cisions que prennent les autorit&#233;s, surtout si ces d&#233;cisions touchent de plein fouet l'activit&#233; principale de cette entreprise. Si j'avais la pr&#233;tention de donner un conseil &#224; M. Mbaye, DG de la Sonatel, je lui demanderait de faire de ce scandale, son dernier combat pour pouvoir tirer sa r&#233;v&#233;rence avec les honneurs parce je suis de ceux qui pensent que n'eut &#233;t&#233; l'anormale long&#233;vit&#233; de M. Mbaye &#224; la t&#234;te de la Sonatel, cette entreprise ferait aujourd'hui parti des trois plus grands op&#233;rateurs africains. Il faut dire que 22 ans &#224; la t&#234;te d'une entreprise, &#224; la longue, on manque naturellement de vison et d'ambition pour sa structure. Lorsqu'on sait que MTN est n&#233;e quasi en m&#234;me temps que la Sonatel privatis&#233;e, je vous laisse de soin de comparer aujourd'hui les footprint de ces deux groupes. Et ne me dites surtout pas que le groupe Sonatel est dans le groupe France Telecom, dans le but de rendre absurde cette comparaison entre Sonatel et MTN (m&#234;me si c'est le cas, ils ne sont pas comparables :)) Mais Cela prouverait au moins que la Sonatel en tant que &#171; champion &#187; sous r&#233;gional n'a pas d'avenir et qu'elle est in&#233;luctablement appel&#233; &#224; dispara&#238;tre dans le groupe France Telecom qui va lui m&#233;me devenir groupe Orange en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Le syndicat de la Sonatel (Pour ne pas me limiter &#224; M. Aidara DIOP)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est de notori&#233;t&#233; public que le syndicat actuel de la Sonatel est &#224; la solde sa direction g&#233;n&#233;rale et ce n'est pas pour une fois mon avis mais celui de la majorit&#233; &#233;crasante des sonateliens qui ne se reconnait plus en ce syndicat qui aurait une proximit&#233; suspecte voire malsaine avec la direction g&#233;n&#233;rale. Ces personnes trouvent effarant l'engagement avec lequel ces secr&#233;taires g&#233;n&#233;raux se battent contre le projet de surtaxe et la surprenante inertie dont ils font montre lorsqu'il s'agit de faire face au management de la Sonatel dans le but d'am&#233;liorer les conditions de travail des salari&#233;s qui, faudrait il le rappeller, ils sont cens&#233; repr&#233;senter. La proximit&#233; entre syndicat et direction g&#233;n&#233;rale serait telle qu'il n'est pas rare que le directeur g&#233;n&#233;ral offre un billet de p&#232;lerinage &#224; la Mecque &#224; un de ces (ou ses) secr&#233;taires g&#233;n&#233;raux. je vous laissons appr&#233;cier le cot&#233; &#233;thique d'un tel geste, bien s&#251;r si cela s'est effectivement produit. Je pense qu'en plus de se battre farouchement et l&#233;gitimement contre cette surtaxe, les syndicalistes de la Sonatel devraient se rappeler de leur mission premi&#232;re qui est la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s et la lutte pour l'am&#233;lioration des conditions de travail, qui seraient tr&#232;s loin de correspondre &#224; cette id&#233;e re&#231;ue qui voudrait qu'il fasse bon vivre &#224; la Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Le S&#233;n&#233;galais Lambda&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux vraiment pas dire que la Sonatel et ses alli&#233;s b&#233;n&#233;ficient d'un soutien exprim&#233; de la population s&#233;n&#233;galaise. Ceci pourrait s'expliquer ais&#233;ment par l'id&#233;e selon laquelle la Sonatel pratiquerait des tarifs excessifs pour ses services, ce qui n'est pas compl&#232;tement faux vu le niveau de qualit&#233; de service offert pour ces prix. De plus, la Sonatel affiche chaque ann&#233;e des b&#233;n&#233;fices insolentes que les clients ressentent naturellement comme obtenus sur leur dos. Le client lambda pense, tr&#232;s certainement &#224; raison, que la Sonatel devrait faire un effort sur le tarif final vu l'ampleur de ses b&#233;n&#233;fices. Plut&#244;t l&#233;gitime comme &#171; revendication &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est naturellement que j'ai boucl&#233; cette revue des acteurs et de leurs motivations avec le client qui est cens&#233; &#234;tre au centre de toutes les d&#233;cisions touchant le secteur des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal. J'ai volontairement, gr&#226;ce &#224; mes &#339;ill&#232;res, tent&#233; d'ignorer l'ARTP qui fait laborieusement office de r&#233;gulateur d'un secteur qu'elle est loin de ma&#238;triser, mais aussi de Global Voice Group (GVG) qui sera tr&#232;s certainement l'heureux et non moins pr&#233;visible adjudicataire de l'appel d'offre devant aboutir &#224; la d&#233;signation du prestataire technique devant accompagner l'ARTP dans cette, passez moi l'expression, sale besogne. A mon avis, l'ARTP et Global Voice Group n'existe dans cette affaire que gr&#226;ce au bon vouloir des autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises qui sont derri&#232;re ce d&#233;cret. De plus, la jeune et triste richesse de leurs histoires respectives, jonch&#233;es de scandales financiers, joue largement en leur d&#233;faveur, donc inutile d'en rajouter une couche. Je vais terminer simplement en d&#233;plorant ce triste et sombre couplet de l'histoire des t&#233;l&#233;communications s&#233;n&#233;galaises (voire africaine) qui est entrain de se jouer sous nos yeux et malheureusement sous l'&#339;il incr&#233;dule des institutions sous r&#233;gionales et internationales telles que l'UEMOA, la CEDEAO et l'IUT qui ont, &#224; mon avis, leur mot &#224; dire pour stopper cette &#233;pid&#233;mie, il y va de leur cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le modou-modou des t&#233;l&#233;coms&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://lafriquedestelecoms.blogs.nouvelobs.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Afrique des t&#233;l&#233;coms&lt;/a&gt;, 18 septembre 2011)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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