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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Copiez-Collez ? Coupez !!!</title>
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		<dc:date>2012-10-03T17:30:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;gulation des m&#233;dias</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La multiplication des supports m&#233;diatiques, qu'ils soient sur papiers, radiophoniques et t&#233;l&#233;visuels, au lieu de dynamiser le professionnalisme de ses acteurs, a une lourde tendance au contraire &#224; sublimer leur paresse intellectuelle, si ce n'est &#224; d&#233;velopper une certaine malhonn&#234;tet&#233; intellectuelle. Au grand dam des lecteurs et auditeurs mais souvent au d&#233;triment du s&#233;rieux des sujets m&#234;mes qui sont trait&#233;s dans ces espaces d'informations. &lt;br class='autobr' /&gt;
La s&#233;dentarisation de nos journalistes, habitu&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-regulation-des-medias-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;gulation des m&#233;dias&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La multiplication des supports m&#233;diatiques, qu'ils soient sur papiers, radiophoniques et t&#233;l&#233;visuels, au lieu de dynamiser le professionnalisme de ses acteurs, a une lourde tendance au contraire &#224; sublimer leur paresse intellectuelle, si ce n'est &#224; d&#233;velopper une certaine malhonn&#234;tet&#233; intellectuelle. Au grand dam des lecteurs et auditeurs mais souvent au d&#233;triment du s&#233;rieux des sujets m&#234;mes qui sont trait&#233;s dans ces espaces d'informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;dentarisation de nos journalistes, habitu&#233;s &#224; &#171; recevoir &#187; l'information au lieu d'aller la qu&#233;rir, les m&#232;ne naturellement &#224; aller au plus simple et au plus rapide : le &#171; copier-coller &#187;. On &#171; copie et colle &#187; dans tout ! Des &#233;missions sont reprises dans leur format d'une cha&#238;ne &#224; l'autre au gr&#233; des migrations des animateurs, ou sont copi&#233;es, alors que tout le monde les a vues sur des cha&#238;nes europ&#233;ennes, juste adapt&#233;es &#224; notre manque de moyens de production, et au niveau culturel du public qui les regarde. Passons&#8230; Pour ce public, &#231;a reste de la t&#233;l&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; cela devient g&#234;nant, c'est quand cette paresse intellectuelle m&#232;ne &#224; des situations dangereuses du fait qu'on copie et colle sans m&#234;me v&#233;rifier ces informations parues chez le m&#233;dium concurrent, et qu'on n'a m&#234;me pas l'&#233;l&#233;gance de le citer comme source de r&#233;daction. Cela donne des situations cocasses mais surtout dangereuses, comme dans cette affaire du Lamantin Beach o&#249; durant 48 heures l'erreur d&#233;signant Eric Philibert comme baron de la drogue, a parcouru la toile &#224; la vitesse grand &#171; V &#187;, sans que personne ne la rel&#232;ve, en allant par exemple sur le net justement faire une recherche documentaire sur cet homme et son v&#233;ritable statut de directeur d'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas une seule v&#233;rification sur le nom de Bertrand Touly qui lui, a &#233;t&#233; interpell&#233;. Google a produit une erreur et tous s'y sont engouffr&#233;s. Un seul coup de fil aux gendarmes de Mbour les aurait &#233;clair&#233;s, mais non, il fallait faire vite pour barrer la une de son site du valorisant adjectif d'exclusif. Deux seuls quotidiens ont donn&#233; la juste information dans le fond, mais d'autres journaux ont copi&#233;-coll&#233; et ont du coup fait erreur sur le nom. Ridicule !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre cas &#233;difiant : l'affaire de Cheikh Y&#233;rim Seck. Tous nos confr&#232;res ont saut&#233; &#224; pieds joints sur le terme &#171; d'auberge &#187;, c'est plus scabreux que le mot &#171; h&#244;tel &#187;, et &#231;a fait plus sensationnel, plus sale, plus vulgaire. En un mot, dans le cas d'esp&#232;ces, &#171; Auberge &#187; est plus vendeur que &#171; H&#244;tel &#187;. C'est plus pervers, un pi&#232;ge dans une auberge. Qui est all&#233; faire un tour &#224; Keur Madamel pour s'apercevoir que piscine, salle Spa, restaurant et cuisine fine, servie dans de luxueuses suites, n'&#233;taient pas vraiment l'apanage d'une vulgaire auberge ? Pas un seul journaliste ! Pour d'autres, c'est tout simplement de l'ignorance. Ils ne savent m&#234;me o&#249; se situe cet h&#244;tel, ils ont juste copi&#233;-coll&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien de fois de fois n'a-t-on pas vu un pr&#233;sentateur de t&#233;l&#233; ou radio, lire une d&#233;p&#234;che ou un papier de site internet ou vice versa, en guise de chapeau, sans juger bon de la r&#233;&#233;crire en la contextualisant. Il est quand m&#234;me temps que nos confr&#232;res, chantres de l'&#233;thique et de la d&#233;ontologie, usent d'&#233;l&#233;gance et se citent. La concurrence commande de nous livrer &#224; un exercice de course &#224; l'information, qui a toutes ses vertus, et recommande quand un journal a mobilis&#233; ses ressources humaines et mat&#233;rielles, &#224; la recherche d'une information, de le f&#233;liciter pour son professionnalisme et sa sagacit&#233;, ce en faisant la plus &#233;l&#233;mentaire des r&#232;gles du journalisme : citer sa source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question non seulement de d&#233;ontologie, mais plus prosa&#239;quement d'&#233;thique. Il faut m&#233;diter sur cette notion de v&#233;rification et de recoupement des informations et se dire une bonne fois pour toutes qu'il vaut mieux &#234;tre le dernier &#224; dire la v&#233;rit&#233; que le premier &#224; dire des &#8230;conneries !!! Babacar Tour&#233; et le Cnra ont du pain sur la planche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.nettali.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Nettali&lt;/a&gt;, 3 octobre 2012)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Crise des NTIC au S&#233;n&#233;gal : Les op&#233;rateurs de terminaison d'appel d&#233;noncent la Sonatel. Pourquoi Metissacana ne d&#233;veloppe plus l'Internet au S&#233;n&#233;gal ? </title>
		<link>https://osiris.sn/Crise-des-NTIC-au-Senegal-Les.html</link>
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		<dc:date>2002-11-26T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;La r&#233;cente conf&#233;rence de presse des op&#233;rateurs de terminaison d'appel met en cause la Sonatel. Un signe fort de la crise qui touche les t&#233;l&#233;communications, et en particulier les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication, en pleine stagnation. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;rive depuis longtemps point&#233;e par le Metissacana dont c'est le moment de revenir sur les raisons de la cessation des activit&#233;s internet au S&#233;n&#233;gal. &lt;br class='autobr' /&gt;
La bonne sant&#233; du monopole de la Sonatel/France T&#233;l&#233;com ne signifie pas que la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;cente conf&#233;rence de presse des op&#233;rateurs de terminaison d'appel met en cause la Sonatel. Un signe fort de la crise qui touche les t&#233;l&#233;communications, et en particulier les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication, en pleine stagnation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;rive depuis longtemps point&#233;e par le Metissacana dont c'est le moment de revenir sur les raisons de la cessation des activit&#233;s internet au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bonne sant&#233; du monopole de la Sonatel/France T&#233;l&#233;com ne signifie pas que la population en b&#233;n&#233;ficie et qu'une politique nationale digne de ce nom est men&#233;e par l'Etat s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les t&#233;l&#233;services que g&#233;n&#232;re l'Internet et les Ntic, la voix sur ip a en commun avec le t&#233;l&#233;phone la transmission de la voix et la capacit&#233; pour deux correspondants de communiquer. Metissacana, pionnier en la mati&#232;re, a mis en place la 1ere liaison mondiale de visiophonie entre deux lieux publics (Dakar/Paris). Sans aucun accessoire de la t&#233;l&#233;phonie, les correspondants se parlent, s'entendent, et se voient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les op&#233;rateurs de terminaison d'appel qui utilisent en partie la voix sur IP sont en cessation d'activit&#233;, &#233;touff&#233;, &#224; cause du segment de t&#233;l&#233;phone fixe, par le monopole de la Sonatel. Apr&#232;s l'avoir envisag&#233;, Metissacana a renonc&#233; &#224; s'engager dans cette activit&#233; qui s'av&#232;re etre actuellement une aventure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Sonatel qui consid&#232;re les op&#233;rateurs comme ses filiales ou ses vassaux sans leur en accorder les avantages, indiff&#233;rent &#224; leur faillite est seule &#224; g&#233;n&#233;rer des b&#233;n&#233;fices dans le secteur des nouvelles technologies. Les op&#233;rateurs se maintiennent grace &#224; des activit&#233;s annexes. Cela aboutit &#224; une stagnation du secteur au d&#233;triment du d&#233;veloppement du pays et des services dont la population pourrait b&#233;n&#233;ficier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'aube du sommet de Dakar du Nepad (janvier 2003) au sein duquel le S&#233;n&#233;gal a la responsabilit&#233; des nouvelles technologies ; &#224; l'aube du 1er anniversaire (janvier 2003) de l'ART (Agence de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications) qui dispose de pr&#233;rogatives trop limit&#233;es, se manifeste l'absence de politique nationale en mati&#232;re de t&#233;l&#233;communications..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant les l&#233;gislatives (2001), le Minist&#232;re de la Communication r&#233;unit les op&#233;rateurs au Ngor Diarrama et transmet au Pr&#233;sident un projet de r&#233;forme dont d'aucuns s'attendent &#224; une utilisation ne serait-ce qu'&#233;lectoraliste. Se produit au contraire ce douteux marchandage de noms de domaines de la Sonatel entre sa Direction G&#233;n&#233;rale et une haute figure du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain du scrutin le sujet est &#233;vacu&#233; en un Conseil des Ministres dont l'ordre du jour est la constitution du nouveau gouvernement amput&#233; du Minist&#232;re de la Communication auquel est substitu&#233; un poste de Conseiller du Pr&#233;sident, charg&#233; des Nouvelles Technologies. Poste toujours en vigueur apr&#232;s la r&#233;cente renaissance dudit Minist&#232;re qui ne r&#233;cup&#232;re pas ce mandat maintenant sous la responsabilit&#233; directe de la Pr&#233;sidence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dispersion des op&#233;rateurs et la dissolution du projet de r&#233;forme est parachev&#233;e avec la promesse de cr&#233;er en juillet 2001 l'ART qui verra finalement le jour en janvier 2002. Entre-temps, Metissacana est neutralis&#233;, trop influent de par sa dimension internationale, ses projets en voie de rallier des investisseurs &#233;trangers, sa capacit&#233; &#224; communiquer sur la situation de monopole qui retarde le d&#233;veloppement du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aucuns s'interrogent sur la cessation des activit&#233;s internet au S&#233;n&#233;gal de Metissacana. Comment 45 000 000 fcfa d' impay&#233;s, cumul&#233;s sur 6 ans d'activit&#233;, ont-ils pu d&#233;courager ses fondateurs ? pourquoi la Sonatel/France T&#233;l&#233;com fait des cr&#233;ances du Metissacana une croisade ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les abonn&#233;s du Metissacana en se connectant sur Internet g&#233;n&#232;rent un trafic t&#233;l&#233;phonique de 30 000 000 fcfa / mois. Soit plus de 360 000 000 fcfa par an. C'est 1 Milliard 500 Millions fcfa de chiffre d'affaire au profit de la Sonatel/France T&#233;l&#233;com, sans contrepartie pour Metissacana, qu'il faut opposer, sur la m&#234;me p&#233;riode, aux 45 000 000 fcfa que Sonatel/France T&#233;l&#233;com cherche &#224; recouvrir. Il y a tout &#224; perdre &#224; couper le Metissacana dont ce sont bien l'influence, l'ind&#233;pendance et les id&#233;es qui g&#234;nent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal est le 2e pays africain apr&#232;s l'Afrique du Sud &#224; se connecter sur Internet, quand la styliste Oumou Sy et ses deux associ&#233;s cr&#233;ent Metissacana en 1996, sur leurs seuls fonds propres, sans partenaires financiers ni soutien institutionnel. Les experts pr&#233;sentent les nouvelles technologies en Afrique comme un leurre, d&#233;cr&#233;tant l'incomp&#233;tence du personnel et l'utopie d'apporter l'Internet &#224; des analphab&#232;tes. La &#171; mal&#233;diction du continent noir &#187; frappe encore, nombre d'africains avis&#233;s se persuadent de cette th&#232;se aux c&#244;t&#233;s d'occidentaux bien pensants dont la pauvret&#233; est un fonds de commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Metissacana engage son action &#224; contre courant et familiarise des milliers de s&#233;n&#233;galais &#224; l'usage de l'internet. Des africains viennent de loin pour ce faire. Le monde rural est d&#233;j&#224; une pr&#233;occupation &#224; travers des tourn&#233;es de d&#233;monstration sur &#233;cran g&#233;ant, &#224; la belle &#233;toile, sur les places des villages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans contrepartie, Metissacana, avant de devenir &#224; son tour fournisseur d'acc&#232;s, pourvoie en abonn&#233;s la Sonatel, &#224; l'&#233;poque encore service public ; contribue &#224; l'&#233;closion de soci&#233;t&#233;s de prestations internet en Afrique et de points d'acc&#232;s public &#224; Internet au S&#233;n&#233;gal ; effectue le travail de l'Etat en mati&#232;re de formation et vulgarisation de l'Internet..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 1997, la Sonatel, privatis&#233;e et rachet&#233;e dans des conditions douteuses par France T&#233;l&#233;com qui h&#233;rite d'une position de monopole s'engage dans une politique r&#233;trograde de profit pr&#233;dateur jusque dans la sous-r&#233;gion. Perp&#233;tuant ce qu'il ne peut plus faire en Europe, ses faramineux profits africains sont rapatri&#233;s pour compenser des pertes fracassantes en occident..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Sonatel/France T&#233;l&#233;com limite &#224; 2 mgb la bande passante du S&#233;n&#233;gal. Metissacana sature d&#232;s 1999 et son parc d'abonn&#233;s chute. Avant de parler retour sur investissement, l'entreprise connait de s&#233;rieuses difficult&#233;s. La Sonatel/France T&#233;l&#233;com annonce 47 milliards fcfa de b&#233;n&#233;fices pour 2001 (+11% que 2000). Metissacana cesse en 2002 ses activit&#233;s internet au S&#233;n&#233;gal, d&#233;nonce la concurrence d&#233;loyale, l'abus de monopole, et souligne le laxisme de l'Etat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 ans d'activit&#233;s conf&#232;rent le statut de pionnier du Metissacana et consacre l'Internet mass media et outil de d&#233;veloppement g&#233;n&#233;rateur de services de proximit&#233; : 1e Cyber Caf&#233; de l'Afrique de l'Ouest, 1e diffuseur africain de radio online, 1e service africain d'email gratuit, 1e boutique en ligne de styliste africain (Oumou Sy), 1e exp&#233;rience africaine de d&#233;mocratie en ligne (Pr&#233;sidentielle 2000), 1e concert par satellite en Afrique, 2e chat de chef d'&#233;tat (Pdt Wade, RFI), 1&#232; liaison de visiophonie publique (Vis@Vis), partenaire de Mission 2000, DakArt, Mois Photo, Fete Internet, d&#233;veloppe les t&#233;l&#233;services de proximit&#233;. Consacr&#233; pionnier des Ntic sa g&#233;rante Oumou Sy est prim&#233;e (Fondation Prince Claus Fund et Prix RFI Net Afrique)..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but les fondateurs du Metissacana anticipent la strat&#233;gie impitoyable de France T&#233;l&#233;com. Ils jouent n&#233;anmoins la carte du d&#233;veloppement et repoussent des offres juteuses de repreneurs douteux, voire orient&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la solution de connectivit&#233; rurale con&#231;ue avec Alcatel pour les 13 500 villages sans t&#233;l&#233;phone du pays dont l'Etat refuse la licence au Metissacana vu la position dominante de la Sonatel/France T&#233;l&#233;com. 8 jours apr&#232;s ce refus (ao&#251;t 2001), Oumou Sy, g&#233;rante du Metissacana, passe 33 jours en prison suite &#224; l'affaire des 100 mannequins, v&#233;ritable coup mont&#233; par l'Etat. Il faut une pressante mobilisation nationale et internationale pour qu'elle retrouve sa libert&#233;. La d&#233;tention provisoire, l&#233;gale et illimit&#233;e, peut se prolonger plusieurs mois voire plusieurs ann&#233;es. Un non lieu innocente la styliste (ao&#251;t 2002) quand la cessation d'activit&#233;s internet du Metissacana au S&#233;n&#233;gal s'av&#232;re une r&#233;alit&#233; et non un effet d'annonce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France T&#233;l&#233;com a besoin d'un si&#232;cle, &#224; raison de 150 villages/an, pour juste doter d'une cabine t&#233;l&#233;phonique les 13 500 villages. Dix ans suffisent &#224; Metissacana et Alcatel pour les &#233;quiper de cyber centre apte aux services de proximit&#233; qui constituent une extraordinaire perspective. Exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pesinet (m&#233;decine en ligne &#224; bas d&#233;bit initi&#233; par Metissacana et Afrique Initiative quand les experts n&#233;gligent toute tentative inf&#233;rieure &#224; 512 kbs) concerne 2000 b&#233;b&#233;s de St Louis. Des auxiliaires p&#232;sent &#224; domicile les b&#233;b&#233;s et saisissent en ligne les relev&#233;s convertis en organigramme par logiciel. Depuis son cabinet, le p&#233;diatre consulte les courbes et si un contour para&#238;t suspect, clique une touche qui maile un rendez-vous &#224; l'auxiliaire. La r&#233;f&#233;rence permet de localiser le b&#233;b&#233;. Au mieux la visite chez le p&#233;diatre est une fausse alerte. Au pire un cas de mortalit&#233; infantile est &#233;vit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginons ce service &#233;tendu &#224; l'ensemble du pays. La connectivit&#233; rurale, saut technologique, extension du service universel, peut faire &#233;cole en Afrique. Les d&#233;clinaisons urbaines et industrielles sont prometteuses. La voix sur ip y relaie le t&#233;l&#233;phone. Cela augure une mutation du march&#233; et la fin du r&#232;gne de la liaison fixe ou cellulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Metissacana joue son role d'op&#233;rateur priv&#233;, force de proposition sur des questions d'int&#233;ret national. Demander la licence de connectivit&#233; rurale &#224; l'Etat permet de faire de ce projet un chantier national ; contourner France T&#233;l&#233;com fournisseur exclusif de bande passante au S&#233;n&#233;gal ; f&#233;d&#233;rer la soci&#233;t&#233; civile pour d&#233;velopper les services de proximit&#233; ; f&#233;d&#233;rer les bailleurs de fonds..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre d'observateurs &#233;trangers se demandent comment le S&#233;n&#233;gal assume le leadership du Nepad et en son sein la responsabilit&#233; des Nouvelles Technologies s'il &#233;carte le Metissacana, jette en prison Oumou Sy figure embl&#233;matique de l' Afrique positive, n&#233;glige le secteur priv&#233;, fait all&#233;geance f&#233;odale &#224; France T&#233;l&#233;com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le laxisme a bon dos. Quand un Etat est st&#233;rile de strat&#233;gie nationale le peuple en est rarement la cause. Idem lorsque l'option de vendre le pays &#224; l'&#233;tranger prime sur le partenariat. Quand des op&#233;rateurs priv&#233;s tels que Metissacana ne peuvent achever leur mission au d&#233;triment du d&#233;veloppement du pays, les usagers sont p&#233;nalis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A qui profitent de telles errances ? quelles sont les perspectives ? La fin du monopole de la Sonatel annonc&#233;e pour 2004 sera-t-elle effective ? l'Etat s'est-il acquitt&#233; des conditions n&#233;cessaires pour ce faire ? &#224; quand une politique nationale o&#249; les Ntic joueront v&#233;ritablement leur r&#244;le d'outil du d&#233;veloppement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Mavros&lt;br class='autobr' /&gt;
Directeur et Co-fondateur du Metissacana&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Communiqu&#233; de presse diffus&#233; le 26 novembre 2002)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'op&#233;rateur national face &#224; la faillite de son partenaire strat&#233;gique</title>
		<link>https://osiris.sn/L-operateur-national-face-a-la.html</link>
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		<dc:date>2002-11-08T09:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La prochaine annonce - mercredi 02 Octobre exactement - au terme d'un conseil d'administration du nom du PDG de France TELECOM devrait marquer le d&#233;but de L'op&#233;ration de sauvetage du troisi&#232;me op&#233;rateur europ&#233;en des t&#233;l&#233;communications et - pour notre cas - l'actionnaire principal et le partenaire strat&#233;gique de la SONATEL. Il n'est pas besoin de rappeler que la tache du futur PDG ne sera pas du tout ais&#233;e. L'op&#233;rateur a vu plus de 80 % de sa capitalisation boursi&#232;re s'&#233;vaporer - un retrait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La prochaine annonce - mercredi 02 Octobre exactement - au terme d'un conseil d'administration du nom du PDG de France TELECOM devrait marquer le d&#233;but de L'op&#233;ration de sauvetage du troisi&#232;me op&#233;rateur europ&#233;en des t&#233;l&#233;communications et - pour notre cas - l'actionnaire principal et le partenaire strat&#233;gique de la SONATEL. Il n'est pas besoin de rappeler que la tache du futur PDG ne sera pas du tout ais&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'op&#233;rateur a vu plus de 80 % de sa capitalisation boursi&#232;re s'&#233;vaporer - un retrait du titre de la cote &#224; Paris et New York n'est plus &#224; &#233;carter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Au plus fort de la bulle technologique ce titre -phare d'alors , composante de l'indice composite CAC4O flirtait avec les 219 euros durant le premier trimestre 2000. Aujourd'hui il est descendu en dessous de neuf euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute recapitalisation par une vente de nouvelles actions est impossible avec les march&#233;s d'actions et d'obligations d&#233;prim&#233;s, des investisseurs m&#233;fiants et d&#233;saffect&#233;s par une litanie de mauvaises nouvelles provenant des principaux march&#233;s financiers du monde , le tout dans un contexte de croissance molle en Europe et Asie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une dette record de 70 milliards d'euros hissant l'op&#233;rateur fran&#231;ais au rang du plus endett&#233; de son secteur en Europe et des fonds propres n&#233;gatifs de plus de 400 millions d'euros. Un endettement contract&#233; au z&#233;nith du titre boursier pour financer une strat&#233;gie d'expansion ; et principalement l'acquisition de l'op&#233;rateur mobile britannique Orange et la souscription au capital du Start up allemand MOBIL COM engage dans le d&#201;veloppement UMTS et les promesses escompt&#201;es de commercialisation des services mobiles avanc&#233;s de troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration UMTS (Universal Mobile Telecom Service).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La course &#224; la taille critique s'est r&#233;v&#233;l&#233;e trop co&#251;teuse et a eu pour r&#233;sultat le gonflement du passif de France -T&#233;l&#233;com . Aujourd'hui le refinancement et la n&#233;gociation des termes et surtout de l'&#233;ch&#233;ancier de la dette paraissent impossibles - du moins &#224; court terme - avec la d&#233;gradation de la notation financi&#232;re par MOODY'S. Dans tous les cas de figure, la garantie de l'Etat fran&#231;ais actionnaire majoritaire avec plus de 50 % des actions est n&#233;cessaire mais pas suffisante avec le possible veto de Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le Cr&#233;dit Lyonnais sauv&#233; du d&#233;p&#244;t du bilan gr&#226;ce &#224; une injection de fonds publics , Air France sauv&#233;e de justesse de la faillite par l'Etat et aujourd'hui France-T&#233;l&#233;com, qui attend la nomination d'un PDG pour &#234;tre fix&#233; sur son sort, c'est le mod&#232;le du lib&#233;ralisme &#224; la fran&#231;aise, marqu&#233; par l'omnipr&#233;sence de l'Etat patron, qui montre ses limites et expose son manque d'efficience. L'ouverture du march&#233; des t&#233;l&#233;communications a pr&#233;cipit&#233; l'entr&#233;e de nouveaux comp&#233;titeurs .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation oblige les op&#233;rateurs historiques d'&#233;tendre l'offre de leurs services &#224; de nouveaux March&#233;s , l'acquisition ou la prise de participation d'op&#233;rateurs d&#233;j&#224; pr&#233;sents dans ces march&#233;s fut le ticket d'entr&#233;e. Il faillait payer le prix - souvent tr&#232;s &#233;lev&#233; - France-T&#233;l&#233;com n'h&#233;site pas surtout quant l'indicateur de rentabilit&#233; de r&#233;f&#233;rence des analystes financiers L'EBITA (exc&#233;dent brut d'exploitation) et son titre de Bourse semblent les plus attractifs par rapport aux autres op&#233;rateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les autorit&#233;s fran&#231;aises ,il n est pas question de r&#233;duire la part de capital dans l'op&#233;rateur de plus de 50% du capital d&#233;tenu par l'&#233;tat , encore moins reamanager la g&#233;ographie du capital pour accommoder les acquisitions et prises de participations nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte l'op&#233;rateur est oblige d'engager ses fonds propres et plus tard son cash flow , dans le cas d'acquisition D'ORANGE entre autres , le recours a l'emprunt s'impose la spirale de la dette s'enclenche pour France telecom .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le PDG demissionaire laisse un groupe fragilise financi&#232;rement par une dette explosive , il n'en demeure pas moins- et paradoxalement - que son rempla&#231;ant trouvera un portefeuille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'actifs et et d'acquisition particuli&#232;rement rentables parmi lesquels on peut citoyer entre autres L'op&#233;rateur du senegal la SONATEL . Au termes de la privatisation de 1997 le groupe France telecom d&#233;tient pres de 40% dans le Capital de la SONATEL . Adosser la SONATEL a un op&#233;rateur strat&#233;gique etait il n&#233;cessaire , ce d&#233;bat est ouvert Au vu des difficult&#233;s sans pr&#233;c&#233;dent de son partenaire strat&#233;gique et l'&#233;tonnante sant&#233; Financi&#232;re de la SONATEL . Avec un chiffre d'affaire en progression annuelle de plus de 20% , l'actifs SONATEL est devenue pour le France TELCOM un bijou de famille tres profitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Op&#233;rateur s&#233;n&#233;galais est le titre vedette de la BRVM (bourse r&#233;gionale des valeurs mobili&#232;res d'Abidjan) dont il repr&#233;sente en moyenne plus de 24% de la capitalisation totale . La progression du titre SONATEL commande plus de 42% l'indice composite BRVM 10 (mesure de performance g&#233;n&#233;rale du marche financier). Les techniques d'estimation et d'&#233;valuation que j'ai utilis&#233;es personnellement avec un software de simulation Semblable a celui de MSCI ( Morgan staneley Capital Internationale )visant a analyser les comportement des titre d'action et d'obligation montre Que le titre est tres sous &#233;value , desservi par sa cotation a Abidjan , dans un marche financier Plut&#244;t actif que celui de la sous r&#233;gion , le titre serait a plus de 38% de son niveau actuel. et une communication financi&#232;re Ad&#233;quate .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son endettement , l'un des plus bas de son secteur en Afrique est soutenable au regard des fondamentaux comptables et financiers tres solides de la compagnie . Son r&#233;seau est tellement moderne , qu'il est cite en exemple partout en Afrique et au-del&#224; , Le parc fixe et mobile peut accommoder toute augmentation de la demande. Encore encourageant , les d&#233;penses d'investissement engages par la SONATEL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1999 a 2001 , les investissements sont passes de 40, 783 milliards de FCFA a plus de 47, 45 Milliards de FCFA , un niveau d'investissement qui a permis a la SONATEL de doter l'usager du r&#233;seau le plus moderne et le plus fiable du continent . Alors que partout dans le monde les op&#233;rateurs affichent des pertes et certains sont contraints a la faillite , le r&#233;sultat net de l'op&#233;rateur croit et le GROUPE SONATEL affiche des b&#233;n&#233;fices records.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation l'op&#233;rateur national le doit d'abord au directeur g&#233;n&#233;ral , son style et ses m&#233;thodes devraient inspirer tout manager d'entreprise -priv&#233;e et publique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; au S&#233;n&#233;gal et en Afrique . sa visibilit&#233; et vision strat&#233;gique, sa profonde connaissance du secteur ou &#233;volue son entreprise , sa rigueur &#233;vidente dans la gestion au quotidien et le choix de ses collaborateurs , son intelligence marketing , sa capacit&#233; d'anticipation et d'adaptation sont autant de qualit&#233;s - pour ne pas dire vertus - qui lui ont permis de transformer cette structure n&#233;e en 1985 de la fusion de deux entit&#233;s en une entreprise mod&#232;le qui symbolise la capacit&#233; manageriale s&#233;n&#233;galaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la perspective de l'ouverture future du marche des telecommunications , il me semble que la SONATEL semble plus que pr&#234;te a op&#233;rer les mutations n&#233;cessaires pour s'adapter a cette Nouvelle donne , peut &#234;tre la pr&#233;sence prochaine de le marche malien peut garantir de la croissance de revenus que la SONATEL semble habituer ses actionnaires m&#234;me s'il est a Souhaiter une plus grande ouverture a l'endroit de ses usagers en ce qui concerne ses pratiques tarifaires et une communication financi&#232;re plus marqu&#233;e pour soutenir la cotation boursi&#232;re et attirer les investisseurs professionnels et institutionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant le sauveteur France telecom ou l'ex&#233;cuteur de son plan de sauvetage , la SAGA SONATEL continue .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MOUSTAPHA DIAKHATE CONSULTANT NEW YORK - USA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Soleil 8 novembre 2002&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Info-riches &#187; ou &#171; Info-pauvres &#187; Et si l'on repensait l'&#233;conomie et la politique ?</title>
		<link>https://osiris.sn/Info-riches-ou-Info-pauvres-Et-si.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Info-riches-ou-Info-pauvres-Et-si.html</guid>
		<dc:date>2002-09-06T16:27:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D&#233;claration du Forum pour l'Autre Mali sur l'Afrique et la Soci&#233;t&#233; de l'information &lt;br class='autobr' /&gt;
I - INVITATION SUR LE CYBERESPACE &lt;br class='autobr' /&gt;
La mont&#233;e en force de l'extr&#234;me droite raciste et x&#233;nophobe en Europe nous rappelle, &#224; nous Maliens et Africains, si besoin &#233;tait, que nous ne sommes pas toujours les bienvenus sous certaines latitudes. La vie est, pourtant, invivable par ici, faute d'emplois, de revenus, de nourriture, d'&#233;coles, de centres de sant&#233; et de perspectives d'avenir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette situation de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;claration du Forum pour l'Autre Mali sur l'Afrique et la Soci&#233;t&#233; de l'information&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I - INVITATION SUR LE CYBERESPACE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mont&#233;e en force de l'extr&#234;me droite raciste et x&#233;nophobe en Europe nous rappelle, &#224; nous Maliens et Africains, si besoin &#233;tait, que nous ne sommes pas toujours les bienvenus sous certaines latitudes. La vie est, pourtant, invivable par ici, faute d'emplois, de revenus, de nourriture, d'&#233;coles, de centres de sant&#233; et de perspectives d'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette situation de tourmente et d'amertume, le cyberespace est la nouvelle destination que les Nations industrialis&#233;es et nos propres dirigeants nous proposent d'explorer et d'habiter. Mais, &#224; l'instar des autres chemins que nous avons tent&#233; d'emprunter, les info-routes aussi sont parsem&#233;es d'emb&#251;ches et de pi&#232;ges pour nos Etats surendett&#233;s et d&#233;pendants. Elles ne s'ouvrent grandement qu'&#224; ceux et celles qui ont un certain niveau d'&#233;ducation et de revenu. Les ressources financi&#232;res qui devraient assurer cette base &#224; l'Afrique sont confisqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Monterrey (Mexique), en Mars 2002, lors de la conf&#233;rence des Nations-Unies sur le financement du d&#233;veloppement, ces m&#234;mes Nations industrialis&#233;es qui nous invitent &#224; sauter &#224; pieds joints, dans la soci&#233;t&#233; de l'information, nous ont, encore une fois, signifi&#233; que l'acc&#232;s aux capitaux dont notre continent a cruellement besoin, demeure assujetti &#224; l'adh&#233;sion totale de nos Etats au dogme du march&#233;. Le co&#251;t social exhorbitant de ce diktat, qui discr&#233;dite et d&#233;stabilise les gouvernements au Sud, est le lieu d'incantations sur la lutte contre la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique profonde a faim, a mal et a peur de l'avenir. L'offre des dirigeants africains et des institutions internationales en Technologies de l'Information et de la Communication (TICs) est-elle une r&#233;ponse pertinente &#224; cette demande ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la pr&#233;paration du Sommet Mondial de la Soci&#233;t&#233; de l'Information ( SMSI) sur les TICs par l'Afrique, le Forum pour l'Autre Mali (FAM) qui &#233;mane du Forum Social Africain (FSA) et du Forum Social Mondial (FSM), fid&#232;le au devoir de lucidit&#233; qu'il s'impose, questionne la soci&#233;t&#233; de l'information en des termes autres que ce qu'elle apporte &#224; l'Afrique et vice versa. Ce libell&#233; que la Conf&#233;rence r&#233;gionale de Bamako a privil&#233;gi&#233; est un parti pris d&#233;lib&#233;r&#233; pour la mondialisation marchande que le Forum pour l'Autre Mali conteste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne nous laissons pas distraire par le positivisme scientifique de mauvais aloi dont les tenants sont allergiques &#224; l'examen critique des enjeux nationaux et internationaux des TICs. La rigueur et la perspicacit&#233; sont d'autant plus requises que nous avons &#233;galement eu droit &#224; la sant&#233; pour tous (en l'an 2000), l'&#233;ducation pour tous, l'eau potable pour tous... qui sont autant de promesses non tenues et de rendez-vous manqu&#233;s avec la solidarit&#233;, la justice sociale et la paix. Le cyberespace pourvoira-t-il &#224; tant de besoins humains non satisfaits, source de tant de souffrances ? A-t-il fallu un Sommet mondial et une pr&#233;paration africaine de celui-ci pour que le continent adopte l'automobile, la radio, le t&#233;l&#233;phone, la t&#233;l&#233;vision qui font d&#233;sormais partie de notre paysage ? Que nous vaut tant de remue-m&#233;nage autour des TICs que nous sommes d&#233;j&#224; en train d'adopter &#224; notre rythme en fonction de nos besoins et de nos moyens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En somme, nul ne conteste la n&#233;cessit&#233; et la performance des TICs. Nul ne doute de leurs prouesses, visibles partout. Ce sont leurs promesses qui demandent &#224; &#234;tre examin&#233;es avec rigueur et perspicacit&#233; dans l'&#233;tat actuel de notre continent et des rapports au Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A qui profite r&#233;ellement la soci&#233;t&#233; de l'information ?&lt;br class='autobr' /&gt;
II - INFORMATION ET PHAGOCYTOSE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;er le sentiment de manque, d'inf&#233;riorit&#233; et d'ins&#233;curit&#233; pour mieux justifier l'offre des Nations industrialis&#233;es ainsi que les r&#233;formes &#233;conomiques, juridiques et institutionnelles qu'elles jugent indispensables dans l'articulation de l'Afrique au tout-march&#233;, est la triste aventure dans laquelle nos Etats sont en train de nous embarquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retard de l'Afrique sur le reste de l'humanit&#233; est cette corde sensible sur laquelle les h&#233;rauts des TICs jouent. Il est sans arr&#234;t &#233;voqu&#233;, &#233;valu&#233; et d&#233;plor&#233; alors que le foss&#233; num&#233;rique n'est que l'une des expressions de l'impasse n&#233;olib&#233;rale dans laquelle les m&#234;mes forces du march&#233; nous ont conduits en substituant des programmes d'ajustement structurel aux plans nationaux de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; de l'information participe &#224; notre marche forc&#233;e vers un id&#233;al de soci&#233;t&#233; con&#231;u et promu par les poss&#233;dants. Elle &#233;tait, en effet, &#224; l'ordre du jour de la Conf&#233;rence minist&#233;rielle du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada) &#224; Bruxelles, les 25, 26 et 27 f&#233;vrier 1995. Asdrad TORRES souligne que l'ouverture de cette rencontre a &#233;t&#233; marqu&#233;e par une table-ronde qui a regroup&#233; 45 chefs d'entreprise. Il en d&#233;duit, &#224; juste titre, qu'un pas d&#233;cisif a alors &#233;t&#233; franchi dans &#171; la transformation des dirigeants politiques en porteurs d'eau des multinationales &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Astrad TORRES. Refuser la vassalisation. Mani&#232;re de voir 27. Le monde (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mois auparavant, ajoute-t-il, trois grandes associations de l'&#233;lectronique, de l'informatique et des t&#233;l&#233;communications avaient notifi&#233; aux &#201;tats du G7 que : &#171; L'industrie des technologies de l'information appuie sans r&#233;serve les politiques en mati&#232;re d'infrastructure globale de l'information qui adh&#232;rent aux principes suivants : direction des affaires confi&#233;e au secteur priv&#233; et guid&#233; par la concurrence ; interop&#233;rabilit&#233;, confidentialit&#233; et s&#233;curit&#233; des donn&#233;es (&#233;chang&#233;es &#224; travers les r&#233;seaux) ; r&#233;el acc&#232;s international, protection des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle, coop&#233;ration internationale en mati&#232;re de recherche et d&#233;veloppement et dans les nouvelles applications (...), lev&#233;e des barri&#232;res s'opposant au commerce et &#224; l'investissement ; soutien aux projets dans les pays en d&#233;veloppement &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Op. Cit. page 84&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
III - INT&#201;R&#202;TS COMMERCIAUX OU DROITS DES PEUPLES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La parent&#233; entre le cahier de charges du patronat des pays du G7 et les r&#233;formes &#233;conomiques, juridiques et institutionnelles qui sont impos&#233;es &#224; nos Etats au nom de la croissance et de la lutte contre la pauvret&#233; est saisissante. Elles consistent entre autres &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;manteler les entreprises d'Etat dans le secteur des t&#233;l&#233;communications (les multinationales auront ainsi les coud&#233;es franches),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; accro&#238;tre les d&#233;penses publiques pour l'&#233;quipement, l'&#233;ducation et la formation en TICs.(une partie des capitaux que nos Etats mobilisent avec tant de difficult&#233;s pourra ainsi &#234;tre absorb&#233;s par les milieux d'affaires du Nord et les sous-traitants africains),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; impliquer les diff&#233;rentes branches des multinationales dans ces programmes de formation. (les multinationales contr&#244;leront ainsi toute la fili&#232;re),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cr&#233;er un environnement juridique et fiscal favorable aux investisseurs priv&#233;s (afin qu'ils rapatrient leurs profits en toute qui&#233;tude),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; supprimer les barri&#232;res douani&#232;res sur les importations de mat&#233;riels et de logiciels (pour faciliter l'acc&#232;s des TICs aux utilisateurs et accro&#238;tre le volume des ventes et les marges b&#233;n&#233;ficiaires des fournisseurs),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; restructurer les minist&#232;res de l'Information des t&#233;l&#233;communications et des TICs (afin que les rouages du syst&#232;me soient parfaitement huil&#233;s),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; promouvoir le commerce &#233;lectronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appellation soci&#233;t&#233; de l'information conf&#232;re un visage apparemment humain &#224; ce processus n&#233;olib&#233;ral planifi&#233; et impos&#233; par le G7. Elle a pris le pas sur le concept d'infrastructure globale de l'information qui &#233;tait au centre de la campagne de l'administration Clinton pour une nouvelle &#233;conomie o&#249; l'information est la marchandise &#224; plus haute valeur ajout&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que la Conf&#233;rence r&#233;gionale africaine ait mobilis&#233; plus de repr&#233;sentants des milieux d'affaires euro-am&#233;ricains et asiatiques que de repr&#233;sentants du secteur priv&#233; africain et du mouvement social atteste, s'il en &#233;tait besoin, que la classe politique a choisi son camp. Ses allusions &#224; la dette ext&#233;rieure et &#224; l'&#233;go&#239;sme des partenaires du Nord ne changent rien au fond du probl&#232;me. On ne peut pas vouloir une chose, l'ouverture incontr&#244;l&#233;e aux investisseurs &#233;trangers et son contraire, l'am&#233;lioration du sort des travailleurs, des hommes et des jeunes. Les m&#234;mes ambigu&#239;t&#233;s sont au c&#339;ur du NEPAD qui ob&#233;it &#224; la m&#234;me logique extravertie tout en parlant d'endog&#233;ne&#239;t&#233; et de participation populaire. Le Sommet de Dakar qui, dans le cadre de ce partenariat, a regroup&#233; du 15 au 17 Avril 2002, des centaines d'investisseurs internationaux, n'a pas pr&#234;t&#233; au secteur priv&#233; africain la place qu'il m&#233;rite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le comit&#233; de mise en &#339;uvre du NEPAD voulait surtout entendre les investisseurs nord-am&#233;ricains et asiatiques peu pr&#233;sents sur le Continent, voire totalement absents&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Economia N&#176;19. Mai 2002. Page 10&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Ce journal ajoute que &#171; des patrons asiatiques comparent &#224; l'envi le Continent au paquebot Titanic et le NEPAD cher au capitaine Abdoulaye WADE &#224; un canot de sauvetage &#187;. Nos dirigeants qui voient grand et qui veulent faire fort et vite courtisent des hommes d'affaires sans &#233;tat d'&#226;me et souvent m&#233;prisants &#224; leur &#233;gard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants africains devraient apprendre &#224; compter sur leurs propres forces, l'histoire des technologies va de pair avec celle de la conqu&#234;te et de la domination du monde par l'Occident. L'Union Internationale des T&#233;l&#233;communications qui est la cheville ouvri&#232;re du SMSI est l'un des produits de cette histoire dont Armand MATTELART brosse &#224; grands traits les &#233;tapes. Il remonte au milieu du XIX&#232; si&#232;cle (1860), l'&#233;poque o&#249; la communication fut &#233;lev&#233;e au rang d'agent de civilisation par la Grande-Bretagne. Chemin de fer, t&#233;l&#233;graphe &#233;lectrique, c&#226;ble sous-marin ainsi que la nouvelle voie inter-oc&#233;anique de Suez et la navigation &#224; vapeur... devaient faire du monde un &#171; vaste organisme &#187; dont toutes les parties seraient solidaires. &#171; C'est autour des premiers r&#233;seaux de communication, expression physique de cette nouvelle &#171; solidarit&#233; organique &#187; - concept positiviste qui tranche sur la vieille notion de solidarit&#233; comme obligation morale - que prend forme la premi&#232;re organisation internationale de r&#233;gulation des flux transfronti&#232;res &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union T&#233;l&#233;graphique Internationale a, en effet, &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1865 (soit cinquante ans avant la Soci&#233;t&#233; des Nations) par une vingtaine de pays, la plupart europ&#233;ens. Elle est l'anc&#234;tre lointain de l'Union Internationale des T&#233;l&#233;communications (UIT) qui a vu le jour &#224; Madrid en 1932. L'Union Postale Universelle verra quant &#224; elle le jour en 1874 &#224; Berne. Postes et t&#233;l&#233;graphes deviennent ainsi un support important dans les discours utopiques sur la vertu &#171; universalisante et pacifique &#187; des techniques de t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rh&#233;torique des &#201;tats africains et de leurs institutions de tutelle sur la facult&#233; des TICs &#224; juguler la pauvret&#233; et &#224; br&#251;ler les &#233;tapes du d&#233;veloppement n'a donc rien de nouveau. Elle n'a surtout rien &#224; voir avec les maux r&#233;els, des hommes et des femmes r&#233;els.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mondialisation marchande est tout simplement la nouvelle &#233;tape de l'internationalisation des r&#233;seaux et des flux d'information, les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique (USA) ayant pris le leadership dans la conqu&#234;te du monde par l'arme de la technologie en pr&#244;nant &#224; son tour les id&#233;aux &#171; humanistes &#187; et &#171; pacifistes &#187;. La violence demeure une constante dans les rapports Nord/Sud. Elle est symbolique (viol de l'imaginaire), politique (ing&#233;rence dans les affaires des &#201;tats) et militaire (Afghanistan, Palestine et autre axe du mal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'optimisme b&#233;at et la fuite en avant sont surtout &#224; l'avantage des puissants du Nord qui n'ont pas voulu du Nouvel Ordre Economique International (NOEI), ni du Nouvel Ordre Mondial de l'Information et de la Communication (NOMIC) que les pays de l'h&#233;misph&#232;re Sud appelaient de tous leurs voeux. Notre monde aurait eu un autre visage, aurait fonctionn&#233; sur des bases plus saines, &#233;quitables et plus solidaires si &#224; l'&#233;poque, du temps o&#249; la souverainet&#233; et la n&#233;gociation avaient encore un sens, le Nord avait voulu et su &#233;couter. Il n'en a pas &#233;t&#233; ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que des villes africaines ont, &#231;&#224; et l&#224;, leurs cybercaf&#233;s qui permettent &#224; des milliers de personnes de se brancher et &#224; d'autres de survivre au ch&#244;mage. Cette effervescence doit &#234;tre lue et interpr&#233;t&#233;e avec prudence si on se r&#233;f&#232;re aux difficult&#233;s de fonctionnement de certaines de ces structures. Elle ne correspond pas davantage &#224; l'&#233;veil des consciences des Africain(e)s face aux v&#233;ritables d&#233;fis qui nous interpellent quant &#224; l'autonomie de pens&#233;e, la production et la distribution de richesses. &lt;br class='autobr' /&gt;
IV - DES TICs POUR L'ETHIQUE EN POLITIQUE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question des prix des mati&#232;res premi&#232;res, les m&#233;canismes et les modalit&#233;s du financement du d&#233;veloppement et de l'articulation de l'Afrique &#224; l'&#233;conomie mondiale &#224; son rythme et en fonction de ses int&#233;r&#234;ts qui &#233;taient &#224; l'ordre du jour dans les ann&#233;es 70 et 80 sont toujours d'actualit&#233; mais sans cesse &#233;vacu&#233;s. Les in&#233;galit&#233;s qui en d&#233;coulent sont de plus en plus criardes. Dans son rapport de 1999 sur le d&#233;veloppement humain, le PNUD note que : &#171; Le monde est plus prosp&#232;re. Le revenu par habitant a plus que tripl&#233; avec un PIB mondial multipli&#233; par dix, passant de 3000 &#224; 30.000 milliards de dollars au cours des cinquante derni&#232;res ann&#233;es &#187;. Mais, poursuit le Rapport de 1999, &#171; la pauvret&#233; est partout. Selon l'Indicateur de la Pauvret&#233; Humaine (IPH1), plus d'un quart des 4,5 milliards d'individus vivant dans les pays en d&#233;veloppement ne b&#233;n&#233;ficient toujours pas de certains &#233;l&#233;ments les plus essentiels : une esp&#233;rance de vie sup&#233;rieure &#224; 40 ans, l'acc&#232;s au savoir et un minimum de services priv&#233;s et publics &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique doit, sans nul doute manifester et traduire sa pr&#233;sence au monde en s'appropriant les TICs. Mais t&#226;chons de ne pas confondre vitesse et pr&#233;cipitation. Dissocions les int&#233;r&#234;ts commerciaux et financiers du G8 et des multinationales des droits &#233;conomiques, sociaux et politiques des Africains et des Africaines. Le fait que la premi&#232;re conf&#233;rence r&#233;gionale pr&#233;paratoire du SMSI ait eu lieu en Afrique ne veut rien dire sauf que le retour sur investissement est plus all&#233;chant e Afrique que partout ailleurs et que nos dirigeants sont demandeurs et peu exigeants envers les investisseurs &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;ritable participation citoyenne &#224; cette aventure renvoie &#224; une autre configuration de la relation entre soci&#233;t&#233; civile, pouvoirs publics et secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acteurs et organisations qui se r&#233;clament de la soci&#233;t&#233; civile doivent &#234;tre plus rigoureux et perspicaces. Ils ne doivent pas servir de caution voire de t&#234;te de proue &#224; l'inondation des quartiers pauvres et des villages d'Afrique de gadgets quand les populations manquent de nourriture, d'&#233;coles, de centres de sant&#233;, de points d'eau et de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sommes-nous pr&#234;ts &#224; jouer pleinement le r&#244;le de contre-pouvoir qui nous sied le mieux, c'est-&#224;-dire &#224; exercer notre droit de regard et de contr&#244;le sur les choix, les d&#233;cisions et les pratiques de nos dirigeants sans nous laisser distraire par ces derniers, ni instrumentaliser par leurs &#171; partenaires &#187; au d&#233;veloppement ? Faut-il rappeler que la mont&#233;e en force de la soci&#233;t&#233; civile mondiale dont Port Alegre I et II ont &#233;t&#233; les temps forts, est, en grande partie, due &#224; l'utilisation judicieuse et citoyenne des TICs ? Se servir de l'arme du groupe dominant pour l'acculer, le d&#233;fier et gagner la bataille de la dignit&#233; et de la justice sociale, telle est l'utilisation subversive que nous nous devons de faire des TICs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CONCLUSION : NOUS SOMMES DU MONDE &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne devons jamais cesser de nous r&#233;p&#233;ter que nous sommes du monde et que les voies de sortie de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons sont multiples. Notre lib&#233;ration commence d'abord dans nos t&#234;tes, puis elle se poursuit dans nos choix et dans nos pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre ou ne pas &#234;tre dans la mondialisation capitaliste - ce dont nos dirigeants s'inqui&#232;tent - devient alors un faux d&#233;bat ainsi qu'un combat d'arri&#232;re-garde. Notre credo devrait &#234;tre : Vivre dignement en sachant communiquer entre nous et avec les autres, en mobilisant les &#233;nergies et les talents qui ont autant besoin d'&#234;tre reconnus que de TICs. La co-op&#233;ration sera reconnaissance et respect mutuel et, surtout, co-responsabilit&#233;. Le pouvoir de r&#233;orienter la transformation du continent dans le sens ci-dessus indiqu&#233; r&#233;side dans le terreau de la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation entre les TICs et la culture ne se r&#233;sume donc pas &#224; l'emprunt et aux transferts de technologies ni &#224; la visibilit&#233; qu'elles peuvent garantir aux cr&#233;ateurs talentueux m&#234;me si ces enjeux sont importants. La confiance en nous-m&#234;mes et en nos ressources doit transpara&#238;tre dans la nature des investissements, dans notre mani&#232;re d'encourager et de privil&#233;gier les cr&#233;ateurs et les op&#233;rateurs &#233;conomiques africains et dans notre mani&#232;re de promouvoir leurs &#339;uvres et leurs produits que nous devons consommer nous-m&#234;mes d'abord.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s l'instant o&#249; nous nous installons dans cette perspective, en cultivant en nous le sentiment que nous n'avons pas &#224; rattraper qui que ce soit mais que nous nous devons d'&#234;tre nous-m&#234;mes, nous cesserons d'&#234;tre per&#231;us par les autres comme un poids et trouverons des solutions &#224; nos propres maux. C'est dans cette perspective que le Forum estime qu'un autre monde est possible ainsi qu'une autre Afrique et un autre Mali. Le tableau suivant esquisse quelques pistes &#224; explorer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DES TICs AU SERVICE DE LA DEMOCRATIE ET DE LA GOUVERNANCE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='idf02d_c0'&gt;Etat des lieux&lt;/th&gt;&lt;th id='idf02d_c1'&gt;Alternatives&lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='idf02d_c0'&gt;&lt;strong&gt;Une demande sociale&lt;/strong&gt; consid&#233;rable souvent mal formul&#233;e et non articul&#233;e. &lt;strong&gt;Une soci&#233;t&#233; civile&lt;/strong&gt; : embryonnaire, &#233;t&#233;roclite, dispers&#233;e, d&#233;pendante et mall&#233;able.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf02d_c1'&gt;Les forces sociales de changement sont organis&#233;es, avis&#233;es et dynamiques. Elles formulent clairement les attentes des populations et communiquent plus intens&#233;ment avec d'autres r&#233;seaux gr&#226;ce aux TICs. Elles proc&#232;dent &#224; une nouvelle prise de connaissance, de conscience et de responsabilit&#233; quant &#224; la mondialisation marchande.Elles ont une perception plus claire des alternatives &#224; explorer et &#224; promouvoir.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='idf02d_c0'&gt;&lt;strong&gt;Un syst&#232;me politique&lt;/strong&gt; en d&#233;phasage avec cette demande sociale et en porte-&#224;-faux avec les acteurs et organisations citoyennes qui plaident pour des alternatives au mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral. Il est extraverti, d&#233;pendant, mim&#233;tique, client&#233;liste et corrompu.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='idf02d_c1'&gt;La politique trouve son fondement dans les d&#233;fis et les enjeux identifi&#233;s avec les organisations de la soci&#233;t&#233; civile. Les initiatives ne viennent pas du sommet vers la base. Elles sont concert&#233;es et intelligibles pour le plus grand nombre. Les TICs favorisent le dialogue entre gouvernants et gouvern&#233;s quant aux alternatives &#224; promouvoir. Les choix et les d&#233;cisions macro-&#233;conomiques qui engagent le destin des Etats et du continent sont conformes aux int&#233;r&#234;ts vitaux des Africains et des Africaines. Ils r&#233;sultent d'une large concertation avec diff&#233;rents groupes d'acteurs. Les ressources sont g&#233;r&#233;es dans la transparence avec rigueur, allou&#233;es en fonction des besoins r&#233;els des populations.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;ADRESSES :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forum pour l'Autre Mali&lt;br class='autobr' /&gt;
Centre Amadou Hamp&#226;t&#233; BA (MISSIRA)&lt;br class='autobr' /&gt;
BP : 1511 Bamako&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l/Fax : (223) 221 30 82&lt;br class='autobr' /&gt;
Email provisoire : djenneart@afribine.net.ml&lt;br class='autobr' /&gt;
Site web : &lt;a href=&#034;http://www.autremali.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.autremali.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Astrad TORRES. Refuser la vassalisation. Mani&#232;re de voir 27. Le monde diplomatique ao&#251;t 1995.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Op. Cit. page 84&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Economia N&#176;19. Mai 2002. Page 10&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S&#233;n&#233;gal : La barri&#232;re du monopole </title>
		<link>https://osiris.sn/senegal-la-barriere-du-monopole.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/senegal-la-barriere-du-monopole.html</guid>
		<dc:date>2002-08-30T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal est pr&#233;sent&#233; comme un pays bien sur les rails, mais quelque part &#231;a bloque. Dans des domaines essentiels pour le d&#233;veloppement des Ntic, les d&#233;clarations de bonnes intentions tardent &#224; se traduire par une politique coh&#233;rente et articul&#233;e. Et une complainte monte de partout dans l'univers des prestataires de services : la d&#233;monopolisation de l'acc&#232;s &#224; Internet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Raccord&#233; au r&#233;seau des r&#233;seaux en 1996, le S&#233;n&#233;gal est consid&#233;r&#233; comme un pays-phare sur le continent dans le domaine (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal est pr&#233;sent&#233; comme un pays bien sur les rails, mais quelque part &#231;a bloque. Dans des domaines essentiels pour le d&#233;veloppement des Ntic, les d&#233;clarations de bonnes intentions tardent &#224; se traduire par une politique coh&#233;rente et articul&#233;e. Et une complainte monte de partout dans l'univers des prestataires de services : la d&#233;monopolisation de l'acc&#232;s &#224; Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raccord&#233; au r&#233;seau des r&#233;seaux en 1996, le S&#233;n&#233;gal est consid&#233;r&#233; comme un pays-phare sur le continent dans le domaine des Ntic. &#171; La connectivit&#233; est bonne &#187;, argue Adama Sow, le pr&#233;sident de Joko Sa, un prestataire de services. Mais il s'empresse d'ajouter que &#171; l'acc&#232;s &#224; la connexion pose probl&#232;me &#187;. Les r&#233;criminations ne s'arr&#234;tent pas l&#224;. Un peu partout on &#233;l&#232;ve la voix pour souligner que les acquis qui placent le S&#233;n&#233;gal dans le peloton de t&#234;te cachent mal des lourdeurs qui grippent encore la machine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Observatoire sur les syst&#232;mes d'information, les r&#233;seaux et les inforoutes au S&#233;n&#233;gal (Osiris), Olivier Sagna met ainsi le doigt sur les limites techniques qui p&#232;sent les clients dans l'offre publique qui ne d&#233;passe pas 2 m&#233;gabits (Mbs). Un passage &#224; 4 Mbs et le port de la bande passante internationale de 42 &#224; 53 Mbs, entra&#238;nerait une am&#233;lioration qualitative de la connectivit&#233;, souligne-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Directeur marketing de Tarde Point S&#233;n&#233;gal, Mor Talla Diouck reconna&#238;t un taux de couverture acceptable gr&#226;ce aux investissements faits par la Soci&#233;t&#233; nationale de t&#233;l&#233;communications (Sonatel), mais il n'en cache pas moins un certain d&#233;sappointement. &#171; Le co&#251;t de la communication freine le d&#233;veloppement du commerce &#233;lectronique &#187;, mart&#232;le-t-il. Dans les faits, c'est un double payement qui s'op&#232;re ; d'une part, pour l'acc&#232;s &#224; l'Internet, d'autre part, pour la communication utilis&#233;e par un fournisseur d'acc&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au niveau de la Sonatel, on est loin de se voir comme une force d'inertie. On rappelle ainsi que le 1er mai 2002, une baisse de 20 &#224; 30 % avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e, qui faisait passer la location de la ligne sp&#233;ciale de 64 kilobits (la plus faible capacit&#233;) de 480 000 &#224; 384 000 F. De m&#234;me, pour pouvoir b&#233;n&#233;ficier de 2 048 kilobits (plus forte capacit&#233;) le tarif tombait &#224; 1 764 000 F contre 2 520 000 F. Des d&#233;bits de 128, 256, 512 et 1 024 kilobits sont aussi propos&#233;s aux fournisseurs d'acc&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; cette embellie, Olivier Sagna note que l'appropriation publique des Ntic demeure timide au S&#233;n&#233;gal : &#171; Les choses n'ont pas beaucoup boug&#233;. Le co&#251;t d'acquisition du mat&#233;riel informatique reste &#233;lev&#233;. &#187; L'Internet ne sera pas un ph&#233;nom&#232;ne massif dans son utilisation domestique, proph&#233;tise alors le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'Osiris. Pour d'aucuns comme M. Diouck, le changement des mentalit&#233;s passe par la formation et la sensibilisation &#224; l'utilisation de l'ordinateur. De quoi impliquer les &#233;coles, mais aussi promouvoir la baisse des co&#251;ts de communication. &#171; Pourquoi ne pas subventionner l'acquisition d'outils informatiques pour les Pme et Pmi ? &#187;, s'interroge le directeur marketing du Tarde Point S&#233;n&#233;gal. Cette politique peut situer &#171; le S&#233;n&#233;gal comme une plate-forme de services &#187;, ajoute-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'aucuns esp&#233;raient voir le S&#233;n&#233;gal jouer ce r&#244;le, il y a quelques ann&#233;es. Ainsi, en juillet 1996, le premier cybercaf&#233; en Afrique subsaharienne, le Metissacana (le m&#233;tissage arrive), voyait le jour &#224; Dakar. &#171; A cette date, la Sonatel ne s'int&#233;ressait m&#234;me pas aux enjeux qui gravitent autour de l'Internet &#187;, l&#226;che la g&#233;rante Oumou Sy. Aujourd'hui, en d&#233;pit de la vigueur not&#233;e dans les activit&#233;s li&#233;es &#224; l'Internet, avec quelque vingt-six fournisseurs d'acc&#232;s &#224; Dakar, le malaise reste ambiant devant la concurrence &#171; d&#233;loyale &#187; que ces derniers disent endurer devant Sonatel Multim&#233;dia, une filiale de la Sonatel. Oumou Sy fustige &#224; ce propos l'attitude de l'op&#233;rateur des t&#233;l&#233;communications, &#233;galement prestataire de services &#224; travers sa filiale, de vouloir &#171; bloquer la bande passante &#187; et de pousser &#171; beaucoup d'op&#233;rateurs priv&#233;s &#224; mettre la cl&#233; sous le paillasson &#187;. C'est le cas de Metissacana, ferm&#233; il y a quelques mois, tout comme de PointNet. Responsable marketing de Sonatel Multim&#233;dia, Sonia Kerim balaie d'un revers de main ces accusations de concurrence d&#233;loyale. &#171; Nous avons des offres plus ch&#232;res et nos clients nous le reprochent souvent. Mais il y a une qualit&#233; de services &#224; offrir &#224; la client&#232;le... &#187;. La survie, selon Olivier Sagna, passe par le regroupement de tous les fournisseurs d'acc&#232;s pour se doter d'un serveur plus puissant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reste &#224; savoir si l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (Art), dont le mandat est &#171; l'application de l'ensemble des dispositions juridiques, &#233;conomiques et techniques permettant aux activit&#233;s des t&#233;l&#233;communications de s'exercer effectivement &#187;, pourra aider &#224; mieux g&#233;rer la circulation sur les autoroutes de l'information. D&#233;j&#224; les critiques ne manquent pas &#224; son endroit. Adama Sow soutient que &#171; le pr&#233;sident de la R&#233;publique &#233;tait pr&#234;t &#224; anticiper sur la lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications &#187;, mais que l'Art &#171; manque d'audace &#187;. Pire, d&#233;nonce Olivier Sagna, &#171; il n'y a pas de strat&#233;gie nationale lisible et visible, avec des objectifs pr&#233;cis. Les moyens budg&#233;taires font aussi d&#233;faut. On ne peut parler de politique nationale. On reste dans le domaine du r&#234;ve. Il n'y a pas de fonds d'appui pour le d&#233;veloppement des Ntic et les banques ne financent pas ce secteur dont les investissements se chiffrent &#224; des centaines de millions de francs &#187;. Au lendemain de l'alternance qui a conduit Abdoulaye Wade au pouvoir en mars 2002, un plan quinquennal (2001-2005) sur les Ntic avait vu le jour. Il impliquait tous les op&#233;rateurs. Mais, fait remarquer Adama Sow, &#171; on attend toujours &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains secteurs s'activent, comme les institutions de d&#233;veloppement et autres Ong qui travaillent &#224; l'appropriation des Ntic par les populations, mais il s'agit d'initiatives isol&#233;es. Entre autres, l'initiative Acacia, lanc&#233;e en 1997 par le Centre de recherche pour le d&#233;veloppement international (Crdi) vise ainsi &#224; &#171; pr&#233;parer l'Afrique &#224; prendre sa place dans la soci&#233;t&#233; de l'information &#187;. Selon Alioune Camara qui travaille &#224; ce programme, &#171; des recherches sont men&#233;es dont les r&#233;sultats peuvent &#234;tre appliqu&#233;s comme solutions dans le d&#233;veloppement &#187;. Avec Acacia, des op&#233;rateurs &#233;conomiques, des producteurs ruraux, etc., sont initi&#233;s aux Ntic afin qu'ils puissent acc&#233;der &#224; l'information et d&#233;velopper des activit&#233;s g&#233;n&#233;ratrices de revenus.&lt;br class='autobr' /&gt;
La cr&#233;ation de contenus locaux qui r&#233;pondent aux exigences des populations locales demeure un autre souci de ces intervenants. La Fondation rurale de l'Afrique de l'Ouest (Frao) m&#232;ne ainsi une exp&#233;rience pilote dans la r&#233;gion de Tambacounda (est du S&#233;n&#233;gal, &#224; 467 km de Dakar), o&#249; les communaut&#233;s rurales de Makakoulibantan, de Sinthiou Malem et de Kothiara sont cibl&#233;es. Abdou Fall, responsable de la Division du partenariat et des ressources de la Frao, confie &#224; ce propos : &#171; Pour r&#233;ussir &#224; introduire les Ntic en milieu rural, la d&#233;marche participative est primordiale afin d'impliquer l'ensemble des acteurs autour du projet. &#187; Au terme des dix-huit mois d'une exp&#233;rience qui visait l'am&#233;lioration des conditions de vie en zone rurale, avec l'utilisation des Ntic dans la gestion des terroirs villageois, les difficult&#233;s techniques ont eu raison de certaines ambitions. Une panne de modem et des ordinateurs, par exemple, alors qu'il n'y avait qu'&#171; un seul technicien &#224; Tambacounda &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la volont&#233; subsiste de casser la barri&#232;re entre milieu urbain et milieu rural. En 2001, une caravane multim&#233;dia mise en place par Osiris a sillonn&#233; le S&#233;n&#233;gal en vue d'offrir l'occasion, aux populations de l'int&#233;rieur, d'acc&#233;der &#224; l'outil informatique et &#224; ses accessoires. L'entreprise Joko que d&#233;veloppe le chanteur Youssou Ndour ne vise pas autre chose que &#171; de faire acc&#233;der aux Ntic les deux tiers de la population laiss&#233;e en rade. Joko est all&#233; directement vers les couches d&#233;favoris&#233;es &#187;, explique son directeur Adama Sow. La Communaut&#233; rurale de Ngoundiane, &#224; une centaine de kilom&#232;tres de Dakar, a &#233;t&#233; le premier site investi par les promoteurs de ce projet. A Kolda (670 km), &#224; Ourossogui, mais aussi dans la banlieue de Dakar (Thiaroye) et ses quartiers populaires (M&#233;dina), d'autres points d'acc&#232;s ont suivi. &#171; D'ici d&#233;cembre 2002, nous comptons mailler une cinquantaine de points &#187;, pr&#233;vient M. Sow.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette phase-pilote pourra &#234;tre p&#233;rennis&#233;e gr&#226;ce au partenariat sign&#233;, il y a trois mois entre Joko et la compagnie priv&#233;e am&#233;ricaine Hewlett Packard. Des solutions techniques seront d&#233;velopp&#233;es dans le cadre de cette collaboration, dont la conception de claviers adapt&#233;s aux langues nationales s&#233;n&#233;galaises. Ainsi les huit lettres propres &#224; ces langues et qui ne figurent pas dans l'alphabet occidental seront ins&#233;r&#233;es dans les ordinateurs install&#233;s dans le cadre du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Baba THIAM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;((Source : &lt;a href=&#034;http://www.panos.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;PANOS INFO N&#176;10&lt;/a&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nouvelles technologies en Afrique, quelles strat&#233;gies nationales ? &#187; ao&#251;t 2002)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La protection des donn&#233;es personnelles : Etat des lieux au S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://osiris.sn/la-protection-des-donnees-personnelles-etat-des-lieux-au-senegal.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/la-protection-des-donnees-personnelles-etat-des-lieux-au-senegal.html</guid>
		<dc:date>2002-05-30T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est avec un r&#233;el plaisir que je me plais aujourd'hui de partager avec vous la r&#233;flexion portant sur le th&#232;me de l'&#233;tat des lieux de la protection des donn&#233;es personnelles sur Internet au S&#233;n&#233;gal. Permettez moi tout d'abord de remercier Mme Chantal Richard et Monsieur Daniel Naulleau ainsi que tous les membres du CREIS qui ont bien voulu m'inviter &#224; prendre part &#224; ce s&#233;minaire qui, je l'esp&#232;re, sera un fort moment dans le processus de r&#233;flexion pour une bonne contribution au sommet mondial (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est avec un r&#233;el plaisir que je me plais aujourd'hui de partager avec vous la r&#233;flexion portant sur le th&#232;me de l'&#233;tat des lieux de la protection des donn&#233;es personnelles sur Internet au S&#233;n&#233;gal. Permettez moi tout d'abord de remercier Mme Chantal Richard et Monsieur Daniel Naulleau ainsi que tous les membres du CREIS qui ont bien voulu m'inviter &#224; prendre part &#224; ce s&#233;minaire qui, je l'esp&#232;re, sera un fort moment dans le processus de r&#233;flexion pour une bonne contribution au sommet mondial de la soci&#233;t&#233; de l'information qui se tiendra &#224; Gen&#232;ve en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir au propos du jour, j'annonce tout de go, qu'au S&#233;n&#233;gal nous en sommes encore &#224; l'&#233;tat de r&#233;flexion, de la prospection et de la recherche dans le domaine de la protection des donn&#233;es personnelle sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Absence de r&#233;gulation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme un peu partout dans le monde, le S&#233;n&#233;gal s'est connect&#233; au r&#233;seau Internet &#224; partir des ann&#233;es 90. Depuis lors le nombre d'utilisateurs de cet outil ne cesse de cro&#238;tre, en t&#233;moigne les statistiques donn&#233;es par l'Observatoire sur les Syst&#232;mes d'Information de R&#233;seaux et d'Inforoutes au S&#233;n&#233;gal (OSIRIS). Selon cet Observatoire, en f&#233;vrier 2001 il y avait environ 11000 abonn&#233;s &#224; Internet, en mai 2001, 1e nombre de noms de domaines &#233;tait de 672 et le nombre d'ISP &#233;tait de 14. Depuis lors beaucoup de progr&#232;s ont &#233;t&#233; fait notamment avec la campagne de vulgarisation des NTIC de la Caravane Multim&#233;dja organis&#233;e par OSIRIS.. Avec l'appui des &#171; t&#233;l&#233;centres &#187; qui sont au nombre de 8200 et autres &#171; cybercaf&#233; &#187; le nombre d'internautes au S&#233;n&#233;gal ne cesse de progresser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette progression d'utilisateur de l'Internet ne va pas sans poser des probl&#232;mes. Il en est ainsi de la protection des donn&#233;es personnelles circulant dans internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il de la politique l&#233;gislative et r&#233;glementaire en la mati&#232;re ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous constatons une quasi absence de textes l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires. Pour en t&#233;moigner je vous rapporte les propos d'un ancien Ministre de la R&#233;publique qui a eu &#224; g&#233;rer, pendant des ann&#233;es, le fichier &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le G&#233;n&#233;ral Lamine Ciss&#233;, ancien ministre de l'int&#233;rieur du gouvernement de la r&#233;publique du S&#233;n&#233;gal a constat&#233; dans une intervention qu'il a faite lors de la 23&#176; Conf&#233;rence Internationale des Commissaires &#224; la protection des donn&#233;es personnelles tenues &#224; Paris du 24 au 26 septembre 2001, lors de la mise en ligne du fichier &#233;lectoral pour l'organisation d'&#233;lection transparente et d&#233;mocratique des r&#233;criminations de s&#233;n&#233;galais contre l'atteinte soit &#224; leur libert&#233; individuelle soit &#224; leur vie priv&#233;e. En effet, disait-il, &#171; les s&#233;n&#233;galais install&#233;s aux USA, dont les noms figurent sur le fichier, ont soulev&#233; la question de la pr&#233;sence du nom de jeune fille de la maman qui est la clef qui, semble-t-il, permet d'acc&#233;der &#224; certains comptes bancaires en Am&#233;rique. Ils ont donc pos&#233; le probl&#232;me de la s&#233;curit&#233; financi&#232;re. Les s&#233;n&#233;galais install&#233;s en France ont, &#224; leur tour, soulign&#233; le risque que la pr&#233;sence de l'adresse leur faisait courir. En r&#233;alit&#233;, il s'agissait de ceux qui &#233;taient en situation irr&#233;guli&#232;re et qui avaient peur que les services d'immigration du pays d'accueil ne se basent sur ces informations disponibles sur le net pour faire proc&#233;der &#224; leur expulsion... Des personnes vivant au S&#233;n&#233;gal m'interpellent de diff&#233;rentes mani&#232;res (parfois avec courtoisie, mais par moment avec une certaine violence verbale ), pour me demander de faire dispara&#238;tre le nom de la m&#232;re. La raison en &#233;tait qu'au S&#233;n&#233;gal, selon certaines croyances, c'est par le nom de la m&#232;re que l'on peut efficacement &#171; marabouter &#187; quelqu'un. Sans &#234;tre oblig&#233; d'acc&#233;der &#224; ces diverses sollicitations, car aucun texte s&#233;n&#233;galais ne l'aborde la libert&#233; individuelle a &#233;t&#233; respect&#233;e &#187; 1. Et. ajoutait-il. toujours en ce qui concerne la protection des donn&#233;es personnelles au S&#233;n&#233;gal. que &#171; en l'&#233;tat actuel de la l&#233;gislation s&#233;n&#233;galaise, il n'existe pas encore de textes r&#233;gissant ce domaine, m&#234;me si le processus de mise en place d'une autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications a &#233;t&#233; d&#233;j&#224; enclench&#233; &#187;. Aveu d'une si haute personnalit&#233; de la R&#233;publique ne peut-&#234;tre plus prouvant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, commence &#224; se manifester une volont&#233; politique d'encadrement juridique des nouvelles technologie de l'information et de la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ART : manifestation d'une volont&#233; politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volont&#233; politique commence &#224; se manifester en vue de l'encadrement juridique des technologies de l'information et de la communication. En atteste la cr&#233;ation r&#233;cente de l'agence de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications (ART).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l' ART a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e par la loi N&#176;2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant code des t&#233;l&#233;communications. C&#034;est une institution de droit public. dot&#233;e de la personnalit&#233; juridique et de I. autonomie financi&#232;re. Elle a d&#233;marr&#233; officiellement ses activit&#233;s le 1er mars 2002 avec la nomination de son directeur g&#233;n&#233;ral au mois de janvier de la m&#234;me ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la lecture de la loi portant cr&#233;ation de l'ART, il en ressort que celle-ci a, entre autre, une mission de veille technologique. Selon l'art 44 de la loi portant code des t&#233;l&#233;communications, elle a charge d'&#233;laborer &#224; la demande du Pr&#233;sident de la R&#233;publique ou de sa propre initiative les projets de texte l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires visant &#224; faire &#233;voluer le cadre juridique et s&#233;curitaire dans lequel s'exerce les activit&#233;s des technologies de l'information&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons espoir qu'avec l'ART, en rapport avec les acteurs &#233;voluant dans le domaine des technologies de l'information et de la communication, une r&#233;glementation prot&#233;geant les donn&#233;es personnelles verra le jour tr&#232;s prochainement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il urge que le S&#233;n&#233;gal soit dot&#233; de textes l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires encadrant juridiquement les donn&#233;es personnelles. Toutefois. on ne saurait ignor&#233; dans cet effort les textes existant d&#233;j&#224; dans d&#034;autres pays. L'Internet n'&#233;tant pas national, nous sommes oblig&#233;s de tenir compte de ce qui se fait sur le plan international pour voir ce qu'il est possible d'adapter &#224; notre contexte &#233;conomique, culturel et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait dangereux de vouloir se renfermer dans le cadre de nos fronti&#232;res nationales pour tenter d'&#233;laborer une r&#232;glement. Qu'on le veuille ou non la mondialisation influencera la r&#233;glementation nationale en ce domaine. Le seul combat qui vaille d'&#234;tre men&#233; serait alors pour nous de faire en sorte que cette mondialisation nous influence positivement et non n&#233;gativement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal, ne pourra pas, dans le cadre de la r&#233;gulation des technologies de l'information, faire fi de l'existant au plan mondial. Nous serions oblig&#233; de prendre en compte dans notre droit national des r&#233;glementations nouvelles d&#233;coulant du fait que nous participions taux &#233;changes technologiques et des flux transnationaux d'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La protection de la vie priv&#233;e dans le grand village virtuel qu'est Internet ne peut &#234;tre seulement une question nationale, elle sera forc&#233;ment et aussi une question &#224; dimension mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour terminer, je vous informe que au moment o&#249; nous sommes r&#233;uni ici s'ach&#232;ve la rencontre r&#233;gionale africaine pour la pr&#233;paration du sommet mondial de l'information. A cette rencontre devait se tenir un atelier sur le th&#232;me : droit et toile dont tr&#232;s certainement les conclusions nous &#233;difierons sur les r&#233;ponses que l'Afrique donnera &#224; la question de savoir comment la mondialisation influence-t-elle les r&#233;glementation nationale des nouvelles technologies de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ababacar Diop&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.creis.sgdg.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CREIS&lt;/a&gt;, 30 mai 2002)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>From community to African unity (Interview with Olivier Sagna published in Africa Recovery an online United Nations publication)</title>
		<link>https://osiris.sn/From-community-to-African-unity.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/From-community-to-African-unity.html</guid>
		<dc:date>2002-02-01T17:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Governments and non-governmental organizations active in information and communications technology will meet next February at the Bamako 2000 conference in Mali. Among them will be the Dakar-based OSIRIS and its head, Olivier Sagna &lt;br class='autobr' /&gt;
Africa is already a participant in the information society, at its own rhythm and in its own way. Even though illiteracy is widespread, &#171; sometimes, you see illiterate people among the heaviest users &#187; of new information and communication technologies (ICTs), (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_11 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://osiris.sn/IMG/art192-1.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 9.2 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1778794261' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 181 x 200
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Governments and non-governmental organizations active in information and communications technology will meet next February at&lt;br class='autobr' /&gt;
the Bamako 2000 conference in Mali. Among them will be the Dakar-based OSIRIS and its head, Olivier Sagna&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Africa is already a participant in the information society, at its own rhythm and in its own way. Even though illiteracy is widespread, &#034;sometimes, you see&lt;br class='autobr' /&gt;
illiterate people among the heaviest users&#034; of new information and communication technologies (ICTs), says Mr. Olivier Sagna, who heads a young,&lt;br class='autobr' /&gt;
Dakar-based non-governmental organization - the Observatory on Information Systems, Networks and Information Highways (the French acronym is&lt;br class='autobr' /&gt;
OSIRIS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mobile telephones have really caught on in Senegal's informal sector among &#171; illiterate traders who obviously need to communicate. &#187; Also, illiterate&lt;br class='autobr' /&gt;
emigrants began making video recordings to send home some time ago. &#034;Now the family can see the brother or father alive, speaking his own language,&lt;br class='autobr' /&gt;
without intermediaries.&#171; Even if access to ICTs is limited due to cost, language and literacy, &#187;communities are adapting the technology to their needs.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Amidst all this globalization, Africans cannot be active only within national borders. We think that ICTs are a powerful tool for&lt;br class='autobr' /&gt; advancing African unity.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8212; Olivier Sagna&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Telecentres can help democratize ICT access. In Senegal, the national telecommunications company (Sonatel) was unable&lt;br class='autobr' /&gt; to provide universal public service. It allowed people to set up a telephone service in their homes. Now there are over 10,000&lt;br class='autobr' /&gt; of these &#171; telecentres, &#187; even in distant villages. Once there is electricity and a phone line, then there can be a telecentre. Just&lt;br class='autobr' /&gt;
as 10 or 15 people read one newspaper and people listen to the radio and watch TV in groups, &#034;it's the same with a telephone : neighbours freely give&lt;br class='autobr' /&gt;
your phone number to others and get calls and messages.&#171; This is precisely the &#187;cultural specificity that we must factor into our ICT strategies.&#171; Telecentres should start off small and accessible, in a garage or in somebody's room, so that they maintain community relations and character. &#187;The&lt;br class='autobr' /&gt;
telecentre operator can dial for you, or translate your e-mail message from French or English. The operator can also find information for you on the&lt;br class='autobr' /&gt;
Internet.&#171; Mr. Sagna cites language and &#187;the absence of African-generated material about African realities&#034; among the key barriers to greater demand for&lt;br class='autobr' /&gt;
Internet-related services. Most Internet content is in English, and for francophone African countries, &#034;much of content in French may have little to do with&lt;br class='autobr' /&gt;
daily realities.&#171; He argues that Africans must decide for themselves what they need to have on the Internet. &#187;The risk is that tomorrow, others will come&lt;br class='autobr' /&gt;
and do market feasibility studies, then go away to develop products that meet our needs. Once again, we will be passive consumers and not producers.&#171; He describes as &#187;an open secret&#171; the foreign private sector push for legal changes in African countries. &#187;They know that rates of return on investment in&lt;br class='autobr' /&gt;
Africa are the highest in the world. They know that Africa is a big market. They have the advantage of having exploited Internet opportunities before us.&lt;br class='autobr' /&gt;
They have greater human and financial resources to invest in the sector, and to exert pressure on our governments.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In some countries, local private sector initiatives have run up against the foreign private monopoly that has replaced the state monopoly. In Senegal,&lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel was privatized and now France T&#233;l&#233;com has some 42 per cent in equity and has a legal and practical monopoly in certain service areas &#034;which&lt;br class='autobr' /&gt;
hampers national private sector development.&#034; Mr. Sagna says that with relatively little investment, wireless loops with a VSAT (very small aperture&lt;br class='autobr' /&gt;
terminal) antenna can serve a community over a 5-10 kilometre radius. &#034;This is being done in a few countries but in Senegal, France T&#233;l&#233;com cannot do&lt;br class='autobr' /&gt;
it and has forbidden others from providing this kind of service. The fact of a monopoly makes ICT costs higher than if there was competition.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For example, there used to be a minimum legal distance between telecentres. Then Sonatel saw their success and lifted the distance rule. All telecentres&lt;br class='autobr' /&gt;
used to sell a phone unit at CFA 100 francs after buying it from Sonatel at CFA 50 francs. &#034;Now, the price can be as low as 65 francs in some&lt;br class='autobr' /&gt;
neighbourhoods, there is a proliferation of telecentres, better access and lower costs for consumers due to competition.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OSIRIS raises awareness and encourages debate about the need for an independent regulatory authority in Senegal, Internet security and intellectual&lt;br class='autobr' /&gt;
property issues. It is a member of ANAIS (the Advisory Network on African Information Strategies), together with similar organizations in Benin, C&#244;te&lt;br class='autobr' /&gt;
d'Ivoire, Ghana and Mali. Their efforts to build a strong and active network will be boosted next February at the Bamako 2000 conference of organizations&lt;br class='autobr' /&gt;
active in the ICT sector. &#034;Amidst all this globalization, Africans cannot be active only within national borders. We think that ICTs are a powerful tool for&lt;br class='autobr' /&gt;
advancing African unity.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;dias et Internet : D&#233;bats ouverts sur les enjeux et les perspectives par Abdoulaye S&#232;ye (article publi&#233; dans Le Soleil 19 mars 2001) </title>
		<link>https://osiris.sn/medias-et-internet-debats-ouverts-sur-les-enjeux-et-les-perspectives-par.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/medias-et-internet-debats-ouverts-sur-les-enjeux-et-les-perspectives-par.html</guid>
		<dc:date>2002-02-01T16:52:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La c&#233;l&#233;bration de la journ&#233;e de l'Internet au Centre Culturel Blaise Senghor a &#233;t&#233;, aussi, l'occasion d'une s&#233;rie de d&#233;bats qui ont permis au public venu nombreux de cerner les multiples facettes du r&#233;seau des r&#233;seaux. Intervenant sur les connexions n&#233;cessaires qui r&#233;gissent les m&#233;dias et l'Internet, le Directeur g&#233;n&#233;ral du &#171; Soleil &#187;, El hadji Hamidou Kass&#233;, pose, d&#232;s l'entame de son expos&#233;, la question de savoir si Internet est un m&#233;dia ou l'espace cumulatif et/ou combinatoire des m&#233;dias (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La c&#233;l&#233;bration de la journ&#233;e de l'Internet au Centre Culturel Blaise Senghor a &#233;t&#233;, aussi, l'occasion d'une s&#233;rie de d&#233;bats qui ont permis au public venu &lt;br class='autobr' /&gt;
nombreux de cerner les multiples facettes du r&#233;seau des r&#233;seaux. Intervenant sur les connexions n&#233;cessaires qui r&#233;gissent les m&#233;dias et l'Internet, le&lt;br class='autobr' /&gt;
Directeur g&#233;n&#233;ral du &#171; Soleil &#187;, El hadji Hamidou Kass&#233;, pose, d&#232;s l'entame de son expos&#233;, la question de savoir si Internet est un m&#233;dia ou l'espace&lt;br class='autobr' /&gt;
cumulatif et/ou combinatoire des m&#233;dias ? Cumulatif dans la mesure o&#249; Internet offre &#224; tous les m&#233;dias, &#233;crits ou audiovisuels, un espace d'expansion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la raison pour laquelle, dira El hadji Hamidou Kass&#233;, &#034;le d&#233;veloppement des r&#233;seaux informatiques a profond&#233;ment boulevers&#233; l'univers de la&lt;br class='autobr' /&gt;
communication, au sens large&#034;. N&#233;anmoins, ajoutera le conf&#233;rencier, pour massif qu'il soit dans le domaine des &#233;changes entre des millions de&lt;br class='autobr' /&gt;
personnes diss&#233;min&#233;es &#224; travers le monde, Internet n'a pu faire oublier l'outil de Gutenberg, c'est-&#224;-dire l'imprimerie ; &#034;cependant Internet a transform&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
les modes de transmission de la pens&#233;e et du savoir&#034;, note El Hadji Hamidou Kass&#233;. Les m&#233;dias sont au c&#339;ur de cette r&#233;volution fulgurante et se&lt;br class='autobr' /&gt;
trouvent confront&#233;s au d&#233;fi de l'&#233;laboration d'une strat&#233;gie coh&#233;rente de leur d&#233;veloppement dans le domaine des nouvelles technologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il urge, selon le Directeur g&#233;n&#233;ral du Soleil, &#034;de voir nos journaux, radios, t&#233;l&#233;visions s'appuyer sur l'Internet et les technologies connexes comme le levier&lt;br class='autobr' /&gt;
de leur diversification&#034;. Pour le conf&#233;rencier, la r&#233;volution Internet, sans &#234;tre &#233;galitaire dans son essence, est un vaste champ o&#249; le plus faible n'est pas&lt;br class='autobr' /&gt;
condamn&#233; &#224; &#234;tre &#233;cras&#233; par le plus fort. L'actualit&#233; de ce qu'on nomme la &#171; Nouvelle &#233;conomie &#187; nous prouve bien souvent le contraire. Nous sommes&lt;br class='autobr' /&gt;
dans un espace de cr&#233;ativit&#233; o&#249; le succ&#232;s d'un concept gagnant ne se mesure pas &#224; la taille ou aux moyens d'une structure. C'est la raison pour&lt;br class='autobr' /&gt;
laquelle le conf&#233;rencier dira que &#171; pour les m&#233;dias, tous supports confondus, le concept gagnant a un nom : les contenus r&#233;dactionnels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la fen&#234;tre choisie pour parler de la n&#233;cessaire appropriation de l'Internet par les journalistes. Mais, cet exercice suppose un pr&#233;alable&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#233;thodologique qui renvoie &#224; une formation ad&#233;quate des journalistes. Ceci est d'autant plus v&#233;rifi&#233; qu'il ne s'agit pas de cliquer sur la souris pour &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
un bon internaute. Pour le conf&#233;rencier, le S&#233;n&#233;gal a ceci de particulier que tout intellectuel se dit journaliste ; la crise de l'emploi jouant un facteur de&lt;br class='autobr' /&gt;
permissivit&#233; professionnelle. De la m&#234;me mani&#232;re que les r&#233;dactions sont confront&#233;es &#224; la ma&#238;trise de la langue de communication qu'est le fran&#231;ais, de&lt;br class='autobr' /&gt;
la m&#234;me fa&#231;on les journalistes se doivent d'&#233;tudier scientifiquement l'Internet pour en tirer les ressources innombrables qu'il d&#233;tient. &#034;Sur ce point,&lt;br class='autobr' /&gt;
l'abondance de l'offre Internet se passe de commentaire&#034;, note El hadji Hamidou Kass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau des r&#233;seaux fait penser automatiquement &#224; la biblioth&#232;que virtuelle qui fait de l'Internet la plus grande biblioth&#232;que du monde &#224; port&#233;e d'un clic&lt;br class='autobr' /&gt;
de souris. Il faut dire que les ressources documentaires sont un instrument essentiel du journaliste. Pour le directeur g&#233;n&#233;ral du &#171; Soleil &#187;, &#034;le meilleur&lt;br class='autobr' /&gt;
article de presse est sans doute un article bien &#233;crit, mais aussi et surtout un article bien inform&#233; et document&#233;&#034;. De ce point de vue, le net constitue un&lt;br class='autobr' /&gt;
espace privil&#233;gi&#233; de documentation pour les journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre gamme non moins importante se trouve &#234;tre les forums de discussions et les listes de diffusion qui sont des espaces de discussions,&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;changes et des sources d'informations pour les journalistes. Il y a aussi le courrier &#233;lectronique qui permet une circulation annuelle de 10 milliards de&lt;br class='autobr' /&gt;
messages E.mail, selon une &#233;tude d'International Data Corp, publi&#233;e en octobre 2000. Pour El Hadji Hamidou Kass&#233;, &#034;ce chiffre r&#233;sume &#224; lui seul la&lt;br class='autobr' /&gt;
place du courrier &#233;lectronique dans le commerce entre les hommes. Pour les journalistes, il constitue un puissant moyen de collecte de l'information&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, un journaliste est en mesure de r&#233;aliser une interview avec une personne-ressource en tout lieu, d&#232;s lors qu'il&lt;br class='autobr' /&gt;
dispose de son adresse de messagerie &#233;lectronique. Pour le conf&#233;rencier, la r&#233;volution Internet interpelle des investissements de la part des groupes de&lt;br class='autobr' /&gt;
presse, &#224; l'image du &#171; Soleil &#187; qui a install&#233; un Centre serveur Internet d'une liaison de 256 kilobits qui permet &#224; chaque journaliste de disposer d'un poste&lt;br class='autobr' /&gt;
de travail connect&#233; 24h/24 &#224; Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce choix sur les NTIC que le Soleil a fait, permettra &#224; ce groupe de se lancer dans l'audiovisuel sans avoir besoin de la quincaillerie habituelle. A partir de&lt;br class='autobr' /&gt;
ce moment, la r&#233;flexion doit s'orienter, selon le conf&#233;rencier, vers la question de la gratuit&#233; de la consultation des journaux via le net, pour voir comment&lt;br class='autobr' /&gt;
mettre sur pied les axes d'une proche commercialisation des produits du net, quand on sait que la bande publicitaire octroy&#233;e n'est pas du genre &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
rentabiliser les d&#233;penses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;tissacana : Internet partout, entretien avec Michel Mavros (S&#233;n&#233;gal) </title>
		<link>https://osiris.sn/metissacana-internet-partout-entretien-avec-michel-mavros-senegal.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/metissacana-internet-partout-entretien-avec-michel-mavros-senegal.html</guid>
		<dc:date>2002-02-01T16:49:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En 1996, la styliste s&#233;n&#233;galaise Oumou Sy, son mari Michel Mavros et Alexis Sikorsky (photo) ont ouvert &#224; Dakar le premier cybercaf&#233; d'Afrique de l'Ouest : le Metissacana. C'est aussi le nom de leur soci&#233;t&#233; : principal serveur au S&#233;n&#233;gal avec l'entreprise publique de t&#233;l&#233;communications T&#233;l&#233;com Plus. Depuis deux ans, M&#233;tissacana (qui signifie en bambara &#171; le m&#233;tissage arrive &#187;) ouvre des antennes r&#233;gionales &#224; travers tout le S&#233;n&#233;gal. Ce r&#233;seau (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_8 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://osiris.sn/IMG/art188-1.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 48.3 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1778794261' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 376 x 299
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;En 1996, la styliste s&#233;n&#233;galaise Oumou Sy, son mari Michel Mavros et Alexis Sikorsky (photo)&lt;br class='autobr' /&gt; ont ouvert &#224; Dakar le premier cybercaf&#233; d'Afrique de l'Ouest : le Metissacana. C'est aussi le&lt;br class='autobr' /&gt; nom de leur soci&#233;t&#233; : principal serveur au S&#233;n&#233;gal avec l'entreprise publique de&lt;br class='autobr' /&gt; t&#233;l&#233;communications T&#233;l&#233;com Plus. Depuis deux ans, M&#233;tissacana (qui signifie en bambara&lt;br class='autobr' /&gt; &#171; le m&#233;tissage arrive &#187;) ouvre des antennes r&#233;gionales &#224; travers tout le S&#233;n&#233;gal. Ce r&#233;seau&lt;br class='autobr' /&gt; compte aujourd'hui une cinquantaine d'employ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que vous avez ouvert votre cybercaf&#233;, l'utilisation que vos clients font&lt;br class='autobr' /&gt;
d'Internet a-t-elle &#233;volu&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, les gens venaient surtout pour envoyer des e-mails. Les jeunes, eux,&lt;br class='autobr' /&gt;
s'int&#233;ressaient aux jeux. Au fur et &#224; mesure, les clients r&#233;guliers se sont familiaris&#233;s au web.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, nous comptons 1000 abonn&#233;s ; il y a 2000 usagers au cybercaf&#233; par mois et&lt;br class='autobr' /&gt;
nous h&#233;bergeons environ 2000 e-mails gratuits. Beaucoup d'&#233;tudiants et de lyc&#233;ens&lt;br class='autobr' /&gt;
n'h&#233;sitent plus &#224; se lancer dans des recherches sur Internet. L'e-mail reste tout de m&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
l'utilisation la plus fr&#233;quente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vos tarifs sont-ils accessibles au plus grand nombre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous proposons une heure de connexion &#224; Internet &#224; 1500 F CFA (15 FF) et la &#189; heure &#224; 1000 F ; l'abonnement mensuel est &#224; 8000 F CFA (80 FF).&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre objectif est de proposer un Internet de masse, r&#233;ellement accessible au plus grand nombre. Internet peut &#234;tre un outil populaire. Ce qui est &#233;litiste,&lt;br class='autobr' /&gt;
c'est le co&#251;t d'un ordinateur, pas celui d'une connexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez ouvert plusieurs antennes r&#233;gionales &#224; travers le S&#233;n&#233;gal. Pourquoi avez-vous constitu&#233; ce r&#233;seau ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, notre objectif a &#233;t&#233; d'amener Internet au plus grand nombre. Cela suppose d'une part de multiplier les points d'acc&#232;s au web et d'autre&lt;br class='autobr' /&gt;
part de former les gens &#224; son utilisation. Ces deux volets nous sont essentiels. Actuellement, nous avons des antennes &#224; Thi&#232;s, Sally, Kaolack,&lt;br class='autobr' /&gt;
Tambacounda, Saint-Louis et bient&#244;t &#224; Ziguinchor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment fonctionne ce r&#233;seau ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons chaque fois trouv&#233; des partenaires locaux. A Tambacounda, nous nous sommes associ&#233;s &#224; un prestataire informatique local. A Sally, &#224; un&lt;br class='autobr' /&gt;
business center. A Kaolack, nous nous sommes alli&#233;s &#224; un cabinet de consultants. Ces antennes sont dans une tr&#232;s large mesure autonomes. Elles&lt;br class='autobr' /&gt;
fixent chacune leurs tarifs de connexion, le co&#251;t d'une formation, de l'installation technique. Seuls les abonnements au serveur reviennent au&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;tissacana. Le reste des prestations d&#233;pend de chaque antenne. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, elles restent dans une fourchette de prix accessibles. C'est tout leur&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;r&#234;t. Pour le moment, le nombre d'abonnements dans les antennes r&#233;gionales est encore faible. Les gens commencent seulement &#224; se familiariser &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
internet. Mais on note une demande croissante de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont vos actions de formation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Dakar comme dans nos antennes r&#233;gionales, nous formons essentiellement des particuliers. Nous avons tent&#233; de mettre en place des partenariats&lt;br class='autobr' /&gt;
avec des &#233;coles. Mais rien n'a encore abouti. Les d&#233;marches administratives sont tr&#232;s longues. Parfois, ce peut &#234;tre une ONG ou une mission de&lt;br class='autobr' /&gt;
coop&#233;ration qui regroupe des entreprises ou des journalistes pour leur offrir une session de formation. Malheureusement, les collectivit&#233;s locales n'ont&lt;br class='autobr' /&gt;
pas les moyens de financer des formations collectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;tissacana n'est pas seulement un serveur. Vous offrez aussi d'autres prestations...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre site M&#233;tissacana h&#233;berge plusieurs autre sites : d'artistes, de la presse, de radio, etc. Nous avons &#233;t&#233; le premier site en Afrique de l'Ouest &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
diffuser des &#233;missions de radio. Nous cr&#233;ons aussi des sites pour des particuliers ou des entreprises. D&#233;sormais nous voulons faire du site&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;tissacana un v&#233;ritable serveur d'informations sur l'Afrique o&#249; l'on trouve des raccourcis vers d'autres sites que nous n'h&#233;bergeons pas forc&#233;ment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons cr&#233;&#233; des forums sur des th&#232;mes africains et ouvert un &#171; chat &#187; (discussion en direct).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avez-vous d'autres projets de d&#233;veloppement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voulons d&#233;velopper le commerce &#233;lectronique et le t&#233;l&#233;phone par Internet (voix sur IP). Notre objectif est de devenir un serveur sous-r&#233;gional et de&lt;br class='autobr' /&gt;
continuer &#224; &#233;tendre notre r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Propos recueillis par Ayoko Mensah&lt;br class='autobr' /&gt; (Africultures n&#176; 23 d&#233;cembre 1999)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Le cyber-espace des femmes d'Afriques, entretien avec Marie-H&#233;l&#232;ne Mottin Sylla, Famafrique </title>
		<link>https://osiris.sn/le-cyber-espace-des-femmes-d-afriques-entretien-avec-marie-helene-mottin-sylla.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/le-cyber-espace-des-femmes-d-afriques-entretien-avec-marie-helene-mottin-sylla.html</guid>
		<dc:date>2002-02-01T16:46:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un exemple concret d'appropriation de l'internet pour &#233;tablir des r&#233;seaux internationaux de solidarit&#233; f&#233;minine. &lt;br class='autobr' /&gt;
De quelle dynamique est sorti Famafrique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
De la frustration lors de la pr&#233;paration de la conf&#233;rence mondiale des femmes de Beijing, du fait que nous ne recevions pas d'informations &#224; temps et que ce que nous recevions &#233;tait en anglais. Et d'un concours de circonstances car, &#224; ce moment-l&#224;, notre organisation (http://www.enda.sn) commen&#231;ait a s'int&#233;resser &#224; la question des TIC (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-2002,233-.html" rel="directory"&gt;2002&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_7 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://osiris.sn/IMG/art187-1.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 15.7 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1778794261' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 197 x 204
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un exemple concret d'appropriation de l'internet&lt;br class='autobr' /&gt;
pour &#233;tablir des r&#233;seaux internationaux de solidarit&#233; f&#233;minine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quelle dynamique est sorti Famafrique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la frustration lors de la pr&#233;paration de la conf&#233;rence mondiale des femmes de Beijing, du fait que nous ne recevions pas d'informations &#224; temps et&lt;br class='autobr' /&gt;
que ce que nous recevions &#233;tait en anglais. Et d'un concours de circonstances car, &#224; ce moment-l&#224;, notre organisation (&lt;a href=&#034;http://www.enda.sn&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.enda.sn&lt;/a&gt;)&lt;br class='autobr' /&gt;
commen&#231;ait a s'int&#233;resser &#224; la question des TIC pour les ONG de d&#233;veloppement, en liaison avec le r&#233;seau de APC - Association for Progressive&lt;br class='autobr' /&gt;
Communication (&lt;a href=&#034;http://www.apc.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.apc.org&lt;/a&gt;) - qui a un programme des femmes tr&#232;s dynamique. J'ai donc pu participer au groupe des femmes de APC qui ont&lt;br class='autobr' /&gt;
fourni les services de communication &#233;lectronique durant le forum des ONG et la conf&#233;rence de Beijing. Au retour, j'ai commenc&#233; &#224; d&#233;velopper un&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;seau interne &#224; l'Afrique francophone pour r&#233;pondre aux frustrations indiqu&#233;es. Au d&#233;but, on a surtout commenc&#233; avec le e-mail (liste &lt;femmes-Afrique&lt;br class='autobr' /&gt;
et service d'information &lt;femmes-Afrique-info) parce qu'&#224; l'&#233;poque, il n'y avait pas d'acc&#232;s direct &#224; internet dans nos pays. Et nous avons fait des&lt;br class='autobr' /&gt;
ateliers de formation technique (techniques de base de la communication &#233;lectronique puis ateliers de formation plus sp&#233;cialis&#233;s sur les questions&lt;br class='autobr' /&gt;
soulev&#233;es par les femmes, notamment solidarit&#233; &#233;lectronique pour la d&#233;fense des droits des femmes en Afrique&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;a href=&#034;http://www.enda.sn/synfev/solidarite/solindex.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.enda.sn/synfev/solidarite/solindex.htm&lt;/a&gt;). Parall&#232;lement, nous avons d&#233;velopp&#233; les contacts avec les autres initiatives en Afrique (anglophone)&lt;br class='autobr' /&gt;
et nous avons particip&#233; &#224; la cr&#233;ation et &#224; la maintenance du site web des femmes d'Afrique du Sud, Womensnet (&lt;a href=&#034;http://womensnet.org.za&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://womensnet.org.za&lt;/a&gt;), ce qui nous&lt;br class='autobr' /&gt;
a donn&#233; de la formation en web et de multiples id&#233;es et exemples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons particip&#233; au d&#233;veloppement de diff&#233;rents r&#233;seaux &#233;lectroniques reli&#233;s sur les femmes et le d&#233;veloppement en Afrique. La plupart sont &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
dominante anglophone mais pour notre part nous apportons le c&#244;t&#233; francophone. Ensuite quand la Francophonie a plus marqu&#233; son int&#233;r&#234;t pour les&lt;br class='autobr' /&gt;
inforoutes, nous avons pr&#233;sent&#233; un projet au fonds francophone des inforoutes o&#249; nous avons pu mettre toutes ces id&#233;es en pratique&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;a href=&#034;http://www.famafrique.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.famafrique.org&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant qu'il est temps d'&#233;valuer la mise en oeuvre de la plate-forme d'action de Beijing, nous avons d&#233;velopp&#233; des projets d'activit&#233;s autour des TIC&lt;br class='autobr' /&gt;
pour les femmes dans le cadre de cet &#233;v&#233;nement. Notamment nous avons cr&#233;&#233; et lanc&#233; le site Flame/Flamme, des femmes africaines en ligne en&lt;br class='autobr' /&gt;
septembre (&lt;a href=&#034;http://flamme.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://flamme.org&lt;/a&gt;) et particip&#233; a la coalition de WomenAction (&lt;a href=&#034;http://www.womenaction.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.womenaction.org&lt;/a&gt;) pour qu'il y ait un r&#233;seau de sites web des&lt;br class='autobr' /&gt;
femmes pour l'&#233;valuation mondiale de Beijing+5.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avez-vous l'impression d'arriver a des r&#233;sultats concrets ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. D'abord la question de l'utilisation des TIC par les femmes pour les agendas du d&#233;veloppement durable et de l'&#233;galit&#233; de genre en Afrique, et&lt;br class='autobr' /&gt;
notamment en Afrique francophone, n'est plus une id&#233;e farfelue : elle est reconnue comme cr&#233;dible et fiable, et nous avons d&#233;velopp&#233; une expertise&lt;br class='autobr' /&gt;
certaine. Ensuite, nous sommes arriv&#233;es &#224; coaliser la plupart des r&#233;seaux &#233;lectroniques de femmes en Afrique qui travaillent peu ou prou sur cette&lt;br class='autobr' /&gt;
question, dans le respect de nos diversit&#233;s, et nous avons une force d'action collective reconnue comme pionni&#232;re dans le monde (ce sont les femmes&lt;br class='autobr' /&gt;
d'Asie et les femmes d'Afrique qui ont &#233;t&#233; les plus actives dans ce processus autour de Beijing+5, et c'est maintenant que les femmes des autres&lt;br class='autobr' /&gt;
continents se joignent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels contacts avez-vous avec d'autres initiatives proches ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que &#231;a a permis d'important pour nous (famafrique), c'est que maintenant il y a un groupe de femmes francophones (nous en Afrique francophone,&lt;br class='autobr' /&gt;
les femmes du Canada, les femmes de France et les femmes d'Europe), Nous avons toutes commenc&#233; s&#233;par&#233;ment mais avec internet, nous n'avons&lt;br class='autobr' /&gt;
pas tard&#233; &#224; faire connaissance et nous nous sommes rencontr&#233;es face &#224; face le mois dernier &#224; S&#233;oul (oui, en Cor&#233;e !) pour la r&#233;union mondiale des&lt;br class='autobr' /&gt;
sites web pour Beijing+5 - et bien s&#251;r, nous avons fait des plans pour travailler davantage ensemble&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ressentez-vous certaines formes de domination dans vos rapports d'activit&#233;s avec le Nord ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, pas dans le domaine o&#249; nous travaillons en ce moment. Pour certains aspects nous avons m&#234;me l'impression (ce qui est plus qu'une impression&lt;br class='autobr' /&gt;
d'ailleurs) de faire plus et d'&#234;tre en avance (&#231;a transforme notre image de nous-m&#234;mes). Dans des cercles de relation plus large, on note un peu ce que&lt;br class='autobr' /&gt;
vous mentionnez, mais on sait comment g&#233;rer &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;uelles difficult&#233;s rencontrez-vous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte dans lequel famafrique intervient, &#231;a ne se pose pas (car Enda a amplement d&#233;velopp&#233; ce c&#244;t&#233; serveur et technique) - ce qui fait que&lt;br class='autobr' /&gt;
nous pouvons faire ce que nous faisons, mais il est incontestable que les groupes de femmes en Afrique francophone ont des difficult&#233;s : la grande&lt;br class='autobr' /&gt;
majorit&#233; ne parle pas fran&#231;ais ou anglais, ne sait ni lire ni &#233;crire, n'a pas d'ordinateur ou de modem, ne sait pas o&#249; trouver formation et assistance&lt;br class='autobr' /&gt;
technique, etc. Sans compter les femmes qui n'ont tout simplement pas le temps. C'est pour cela que nous travaillons plut&#244;t avec les ONG de femmes&lt;br class='autobr' /&gt;
qui dans leur majorit&#233; parlent fran&#231;ais, ont un ordinateur et un t&#233;l&#233;phone (et commencent &#224; avoir des modems).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les co&#251;ts ne sont pas prohibitifs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, c'est relativement acceptable, mais nous avons des factures de t&#233;l&#233;phone d'environ 150 000 FCFA ou plus, alors que nos coll&#232;gues des&lt;br class='autobr' /&gt;
USA ou du Canada ne payent qu'un forfait mensuel d'environ 12 000 FCFA de t&#233;l&#233;phone, ce qui revient &#224; dire que pour elles la connexion &#224; internet est&lt;br class='autobr' /&gt;
gratuite - &#231;a change beaucoup de choses. Pour nous &#224; Enda, il n'est pas trop cher ni compliqu&#233; de faire h&#233;berger une liste &#233;lectronique ou un site web&lt;br class='autobr' /&gt;
(si on s'y conna&#238;t bien s&#251;r) mais des groupes de femmes dans un pays proche nous ont communiqu&#233; des tarifs tellement exorbitants qu'on comprend&lt;br class='autobr' /&gt;
que peu ont des sites web !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation du fran&#231;ais est-elle un obstacle ou une chance ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un obstacle dans la mesure o&#249; on se donne les moyens de pouvoir communiquer dans cette langue. Ceci dit, il est s&#251;r que la somme de&lt;br class='autobr' /&gt;
connaissances et de savoir (technique par exemple) disponible en anglais (sur les questions sur lesquelles nous travaillons) est bien sup&#233;rieure &#224; ce qui&lt;br class='autobr' /&gt;
est disponible en fran&#231;ais. Cependant, les langues nationales sont aussi en situation de minorit&#233; par rapport au fran&#231;ais comme le fran&#231;ais l'est par&lt;br class='autobr' /&gt;
rapport &#224; l'anglais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont vos envies, vos perspectives ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que nous avons presque atteint la fin d'une phase (l'entr&#233;e dans le cyberespace des femmes d'Afrique francophone) et qu'il faudra donc bient&#244;t&lt;br class='autobr' /&gt;
trouver de nouvelles directions. D'ici juin de l'an 2000, nous serons plus fix&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; propos recueillis par Olivier Barlet&lt;br class='autobr' /&gt; (Africultures n&#176;23 d&#233;cembre 1999)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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