<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://osiris.sn/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>OSIRIS</title>
	<link>https://www.osiris.sn/</link>
	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://osiris.sn/spip.php?id_rubrique=208&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>OSIRIS</title>
		<url>https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L102xH100/osiris-4-2331f.png?1778175697</url>
		<link>https://www.osiris.sn/</link>
		<height>100</height>
		<width>102</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Cybercafes &#224; Dakar : voyager assis</title>
		<link>https://osiris.sn/Cybercafes-a-Dakar-voyager-assis.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Cybercafes-a-Dakar-voyager-assis.html</guid>
		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>T&#233;l&#233;centres/Cybercentres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;M&#233;tissacana : mardi 2 novembre 1999. Le soleil est au z&#233;nith &#224; Dakar. La vingtaine d'ordinateurs sont occup&#233;s. Dans cette salle en forme de trap&#232;ze, le silence est perturb&#233; par une musique douce que distillent des baffles invisibles. Sur les murs, des affiches informent sur les sites, les adresses e-mail gratuites. Un rayon contenant des ouvrages en informatique est pr&#232;s du comptoir de la r&#233;ception. Le public, compos&#233; en majorit&#233; de jeunes, est m&#233;tiss&#233;. Les yeux riv&#233;s sur l'&#233;cran de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-1999,208-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 1999&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-telecentres-cybercentres-+.html" rel="tag"&gt;T&#233;l&#233;centres/Cybercentres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#233;tissacana : mardi 2 novembre 1999. Le soleil est au z&#233;nith &#224; Dakar. La vingtaine d'ordinateurs sont occup&#233;s. Dans cette salle en forme de trap&#232;ze, le silence est perturb&#233; par une musique douce que distillent des baffles invisibles. Sur les murs, des affiches informent sur les sites, les adresses e-mail gratuites. Un rayon contenant des ouvrages en informatique est pr&#232;s du comptoir de la r&#233;ception. Le public, compos&#233; en majorit&#233; de jeunes, est m&#233;tiss&#233;. Les yeux riv&#233;s sur l'&#233;cran de l'ordinateur, les internautes ne se d&#233;rangent que pour demander des informations o&#249; de l'aide &#224; l'animateur de la salle. Mamadou Diop et Aminata Ndiaye, venus ensemble et occupant le m&#234;me ordinateur, chuchotent entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure que les usagers &#233;puisent leur temps de connexion, d'autres se pr&#233;sentent, munis d'un ticket pay&#233; &#224; l'entr&#233;e. Ce ticket est pr&#233;sent&#233; au responsable de la salle qui indique la machine &#224; occuper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cybercaf&#233; M&#233;tissacana, cr&#233;&#233; le 5 juillet 1996, est ouvert 24 heures sur 24. Et depuis que la politique des adresses gratuites a &#233;t&#233; instaur&#233;e, Mme Diop, responsable de la formation, assure qu'&#171; il y a un rush du public &#187;. Des &#233;tudiants aux hommes d'affaires, en passant par des touristes et de simples curieux, chacun essaie de trouver son compte dans le &#171; r&#233;seau des r&#233;seaux &#187;. &#171; L'e-mailing est plus sollicit&#233; et les recherches viennent en seconde position. D'autres encore, notamment les jeunes, viennent pour se faire des correspondants &#187;, constate Mme Diop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdou Sy, un jeune commer&#231;ant, la trentaine, bien concentr&#233; devant une machine, avoue chercher &#171; des informations sur le prix des poissons en Europe. Je suis d&#233;j&#224; dans le secteur des produits halieutiques et je voudrais m'investir aussi en Europe. On m'a conseill&#233; de faire une &#233;tude sur la faisabilit&#233; de mon projet. J'avoue que je ne connais pas l'outil informatique mais pour le moment je suis satisfait de ce que je trouve sur les prix des poissons dans diff&#233;rents pays europ&#233;ens &#187;. Samba Dieng, un jeune &#233;tudiant, se sert de l'internet pour se documenter en vue de pr&#233;parer une th&#232;se de troisi&#232;me cycle en environnement. Il regrette :&#171; dommage que nous soyons encore &#224; la tra&#238;ne pour ce qui est de l'internet. Il faut imp&#233;rativement int&#233;grer son apprentissage et celui de l'informatique dans l'enseignement g&#233;n&#233;ral &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public est chaque jour plus nombreux. Que ce soit dans les cybercaf&#233;s o&#249; dans les t&#233;l&#233;centres connect&#233;s (cyberphones), le prix des tickets est harmonis&#233; : l'heure de connexion revient &#224; 1500 F CFA et la demi-heure &#224; 1000 F. Au M&#233;tissacana, l'initiation se fait &#224; 15 000 francs pendant 3 heures. &#171; Nous ne faisons qu'expliquer &#224; la client&#232;le comment naviguer et correspondre &#187;, soutient la responsable. Au cybercaf&#233; &#171; Ice &#187;, situ&#233; en plein centre-ville, l'initiation se fait &#224; 20 000 francs pour 4 heures (2 heures de th&#233;orie et 2 heures de pratique). Une jeune &#233;l&#232;ve d'un coll&#232;ge priv&#233; explique son int&#233;r&#234;t pour l'internet : &#171; il permet de voyager alors qu'on est assis &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revoir les tarifs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'internet offre des opportunit&#233;s &#224; tout le monde. Nous avons au S&#233;n&#233;gal un r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications adapt&#233;, et nous nous sommes mis &#224; l'internet tr&#232;s t&#244;t, si bien que les ressources humaines dont nous disposons sont capables de fabriquer des sites web &#187;, note Amadou Top, ing&#233;nieur-informaticien et directeur de l'Alliance Technologique Informatique (Ati), l'une des plus grandes bo&#238;tes en informatique au S&#233;n&#233;gal. Depuis quelques temps, les cybercaf&#233;s connaissent un boom &#224; Dakar (Pyramide culturelle du S&#233;n&#233;gal, Cybercaf&#233;-Ponty, Ice) sans compter les t&#233;l&#233;centres qui se sont mis &#224; l'heure du net. Une dizaine de fournisseurs d'acc&#232;s se r&#233;partissent le march&#233;. L'internet est pr&#233;sent&#233; comme un outil qui va permettre&#171; aux S&#233;n&#233;galais d'apporter leur contribution dans la mondialisation qui est un ph&#233;nom&#232;ne collectif. L'Afrique a sa part &#224; apporter dans cet &#233;difice et aujourd'hui l'internet permet de le faire &#187;, argumente Michel Mavros, patron du M&#233;tissacana. Les cybercaf&#233;s, qui sont des lieux d&#233;di&#233;s &#224; l'internet, permettent de satisfaire ce large &#233;ventail d'opportunit&#233;s. De plus en plus, certains militent pour une banalisation de l'internet qui ne peut se faire sans la r&#233;duction du prix des communications t&#233;l&#233;phoniques. &#171; Il faudrait que les foyers, &#233;tablissements scolaires, petites et moyennes entreprises se connectent. Il est vrai que les frais de participation pour une connexion sont compris entre 20 000 et 25 000 francs Cfa et il faut payer un tarif mensuel qui peut atteindre 8 000 francs sans compter la communication t&#233;l&#233;phonique qui revient &#224; 12 000 francs l'heure. Il faut donc revoir ces tarifs dissuasifs pour permettre au plus grand nombre d'en b&#233;n&#233;ficier &#187;, milite Amadou Top&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, pour M. Top qui pr&#233;dit un d&#233;veloppement rapide des cybercaf&#233;s, il existe un potentiel qu'il faut exploiter avec les t&#233;l&#233;centres. Pour les 8 000 t&#233;l&#233;centres existants actuellement, M. Top pr&#233;conise &#171; de trouver les moyens pour y mettre un ordinateur, m&#234;me de vieux pourront faire l'affaire surtout que l'internet n'est pas gourmand en ordinateur, et de former les g&#233;rants &#187;. Pour une implication d'une proportion importante de la population compos&#233;e de beaucoup d'analphab&#232;tes, certains sugg&#232;rent de trouver les moyens d'impliquer les langues nationales ou la vocalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ce sont M&#233;tissacana et T&#233;l&#233;com-Plus (qui connectent beaucoup de t&#233;l&#233;centres) qui se partagent le march&#233;. Deux autres fournisseurs d'acc&#232;s (Arc Informatique et Cyber centre) sont &#233;galement visibles mais ils ont moins une vocation de masse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sortir de l'&#171; enclavement et de l'isolement &#187;, il faut r&#233;&#233;diter la f&#234;te de l'internet qui s'est tenue les 19, 20 et 21 mars 1999 afin d'augmenter le nombre de cybercaf&#233;s qui ne d&#233;passent pas la dizaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alassane Ciss&#233;, Correspondance Dakar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.africultures.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Africultures&lt;/a&gt;, 1er d&#233;cembre 1999)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cher t&#233;l&#233;phone</title>
		<link>https://osiris.sn/Cher-telephone.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Cher-telephone.html</guid>
		<dc:date>1999-06-15T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Produits et services</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal dispose du syst&#232;me de t&#233;l&#233;communications le plus avanc&#233; d'Afrique de l'Ouest. Au sud du Sahara, c'est le deuxi&#232;me pays le plus connect&#233; sur Internet apr&#232;s l'Afrique du Sud. Cette position de leader, il la doit &#224; une vision anticip&#233;e du formidable enjeu li&#233; au d&#233;veloppement des nouvelles technologies de l'information. &#171; C'est un domaine qui int&#233;resse &#233;norm&#233;ment le pr&#233;sident Abdou Diouf &#187;, explique A&#239;ssata Tall Sall, le ministre de la Communication. Aujourd'hui, son minist&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-1999,208-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 1999&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-produits-et-services-+.html" rel="tag"&gt;Produits et services&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal dispose du syst&#232;me de t&#233;l&#233;communications le plus avanc&#233; d'Afrique de l'Ouest. Au sud du Sahara, c'est le deuxi&#232;me pays le plus connect&#233; sur Internet apr&#232;s l'Afrique du Sud. Cette position de leader, il la doit &#224; une vision anticip&#233;e du formidable enjeu li&#233; au d&#233;veloppement des nouvelles technologies de l'information. &#171; C'est un domaine qui int&#233;resse &#233;norm&#233;ment le pr&#233;sident Abdou Diouf &#187;, explique A&#239;ssata Tall Sall, le ministre de la Communication. Aujourd'hui, son minist&#232;re coop&#232;re avec ceux de la Recherche scientifique, de l'Industrie, des T&#233;l&#233;communications et de l'&#201;ducation pour &#233;laborer une politique coh&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au commencement &#233;tait la vieille administration des Postes et T&#233;l&#233;phones, h&#233;rit&#233;e de la colonisation. En 1985, les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises d&#233;cident de scinder les activit&#233;s en cr&#233;ant T&#233;l&#233;S&#233;n&#233;gal. Cette entit&#233; permettrait ainsi de faire du t&#233;l&#233;phone un outil g&#233;r&#233; &#224; part et &#233;voluant &#224; un rythme plus acc&#233;l&#233;r&#233; que celui des services postaux. L'entreprise, dont la naissance n'a pas &#233;t&#233; salu&#233;e par un enthousiasme unanime, a fini par faire ses preuves. Toujours guid&#233; par une vision clairvoyante des r&#233;formes &#224; entreprendre, le gouvernement d&#233;cide alors de cr&#233;er la Sonatel, de la doter d'un capital r&#233;parti entre l'&#201;tat, les organismes publics et des soci&#233;t&#233;s nationales tout en soumettant sa gestion aux r&#232;gles de fonctionnement d'une entreprise priv&#233;e : rentabilit&#233;, conseil d'administration, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal mise d&#233;sormais sur le d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;services. Il b&#233;n&#233;ficie pour cela d'atouts consid&#233;rables : un r&#233;seau moderne, enti&#232;rement num&#233;ris&#233;, dont la capacit&#233; rend possibles la profusion des t&#233;l&#233;services et l'&#233;laboration d'une infrastructure de taille en mati&#232;re d'autoroutes de l'information, puisque de nombreux c&#226;bles sous-marins passent par le S&#233;n&#233;gal pour desservir plusieurs pays africains, voire d'autres r&#233;gions du monde telles que l'Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Premier ministre Mamadou Lamine Loum a, dans cette perspective, demand&#233; &#224; son ministre de la Communication d'&#233;laborer un sch&#233;ma directeur de d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;services. Les r&#233;sultats de ces travaux, pr&#233;sent&#233;s le 9 juin en Conseil interminist&#233;riel, devront &#234;tre valid&#233;s prochainement par l'ensemble des acteurs du secteur, c'est-&#224;-dire les bailleurs de fonds, les usagers et l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi accorder une telle importance au march&#233; des t&#233;l&#233;services ? &#171; Parce qu'il est aujourd'hui &#224; l'origine de 50 % des cr&#233;ations d'emplois et de richesses au S&#233;n&#233;gal &#187;, estime Cheikh Tidiane Ndiongue, directeur des &#233;tudes et de la r&#233;glementation de la Poste et des T&#233;l&#233;communications aupr&#232;s du minist&#232;re de la Communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'il peut se targuer d'occuper une place honorable et d'&#234;tre m&#234;me comp&#233;titif par rapport au leader du continent qu'est l'Afrique du Sud, le S&#233;n&#233;gal doit encore r&#233;soudre le probl&#232;me majeur de la surfacturation des communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'indique William Kwend&#233;, directeur g&#233;n&#233;ral d'AIS International, une entreprise de consultants en informatique bas&#233;e &#224; Dakar, &#171; une r&#233;flexion s'impose sur les tarifs des t&#233;l&#233;communications et sur leur influence sur le budget des entreprises. Le S&#233;n&#233;gal et l'Afrique en g&#233;n&#233;ral ont les co&#251;ts de t&#233;l&#233;communications les plus &#233;lev&#233;s du monde. Des sp&#233;cialistes estiment &#224; 30 milliards de F CFA le montant de la surfacturation annuelle engrang&#233;e par la Sonatel eu &#233;gard aux tarifs qu'elle pratique. Le danger r&#233;side dans le fait qu'elle pr&#233;tend proc&#233;der &#224; des r&#233;ductions d'abonnement et donc &#224; des baisses de prix alors qu'elle utilise un tour de passe-passe qui consiste &#224; diviser par deux la dur&#233;e de l'unit&#233; en m&#234;me temps qu'elle affirme r&#233;duire de 50 % ses prix. Les gens ignorent &#233;galement que les cellulaires sont fortement surfactur&#233;s en Afrique. Comment voulez-vous d&#233;velopper ce continent quand, pour t&#233;l&#233;phoner, on doit d&#233;penser la moiti&#233; de son salaire ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;William Kwend&#233;, docteur en micro-&#233;lectronique et ing&#233;nieur en informatique et t&#233;l&#233;communications, propose donc un moyen de r&#233;soudre cette difficult&#233; : profitant de la qualit&#233; des communications, qui permet au S&#233;n&#233;gal de passer de bonnes conventions Internet, il offre aux entreprises et aux particuliers des prix d&#233;fiant toute concurrence gr&#226;ce &#224; l'utilisation du t&#233;l&#233;phone et du fax via... Internet !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AIS compte d'ailleurs rendre la technologie abordable en installant, d'ici &#224; la fin de l'ann&#233;e, un syst&#232;me de t&#233;l&#233;phone par Internet gr&#226;ce auquel un appel &#224; Paris sera moins cher qu'une communication dans Dakar. Son credo : un syst&#232;me n'atteint un niveau de qualit&#233; que lorsqu'il est utilis&#233; par la masse. Pourtant, malgr&#233; les trois r&#233;volutions technologiques qui ont eu lieu au S&#233;n&#233;gal au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es - Internet, le t&#233;l&#233;phone mobile et la cr&#233;ation de lignes sp&#233;cialis&#233;es pour r&#233;seaux comme Num&#233;ris -, la population ne per&#231;oit pas encore les avantages financiers du changement. &#171; Il faut savoir que la t&#233;l&#233;phonie mobile co&#251;te trois fois plus cher que le t&#233;l&#233;phone fixe qui restera donc pr&#233;pond&#233;rant pendant longtemps encore au S&#233;n&#233;gal &#187;, souligne Mame Marie Sow, responsable des march&#233;s &#224; la soci&#233;t&#233; de Bourse s&#233;n&#233;galaise CGF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le soutien de la Banque mondiale, une r&#233;flexion a &#233;t&#233; r&#233;cemment lanc&#233;e sur l'&#233;volution des t&#233;l&#233;services. Il ressort de cette analyse que les entreprises qui essaient de travailler &#224; l'international sont handicap&#233;es par les co&#251;ts exorbitants des communications. &#171; On nous coupe le t&#233;l&#233;phone ! &#187; r&#233;p&#232;tent ceux qui essaient de travailler &#224; distance. Le facteur co&#251;t est donc un des freins &#224; l'essor des t&#233;l&#233;services. C'est l&#224; le talon d'Achille de la politique de communication s&#233;n&#233;galaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mamadou Bah&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.jeuneafrique.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jeune Afrique&lt;/a&gt;, 15 juin 1999)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; Nous sommes comp&#233;titifs &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &#171; Cher t&#233;l&#233;phone &#187; paru dans Jeune Afrique n&#176; 2005 appelle de ma part plusieurs remarques. Alors que la Sonatel s'attache &#224; baisser les tarifs des t&#233;l&#233;communications, il est regrettable que votre journaliste ait &#233;crit que &#171; le S&#233;n&#233;gal doit encore r&#233;soudre le probl&#232;me majeur de la surfacturation des communications &#187; sans chercher &#224; op&#233;rer une analyse comparative avec les tarifs africains. D'autant que le terme &#171; surfacturation &#187; renvoie &#224; une facturation indue ; son emploi est non seulement impropre, mais aussi d&#233;sobligeant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tarifs de la Sonatel d&#233;fient toute concurrence sur le continent. &#201;crire que &#171; les entreprises qui essaient de travailler &#224; l'international sont handicap&#233;es par les co&#251;ts exorbitants des communications &#187;, c'est ignorer ceux pratiqu&#233;s ailleurs en Afrique. Selon le rapport officiel de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), la Sonatel a les tarifs les plus comp&#233;titifs d'Afrique subsaharienne. Par exemple, appeler du Mali vers le S&#233;n&#233;gal co&#251;tera 705 F CFA la minute, de C&#244;te d'Ivoire 535 F CFA et du Togo 600 F CFA. Tandis qu'&#224; partir du S&#233;n&#233;gal, l'appel &#224; destination de ces pays sera factur&#233; 340 F CFA la minute aux heures pleines. Quant au co&#251;t de la minute de communication vers la France, il est pass&#233; de 800 F CFA &#224; 600 F CFA en l'espace de deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes de productivit&#233;, la Sonatel devance tous ses concurrents africains : cent vingt lignes par agent, contre une moyenne de trente dans les autres pays. Deuxi&#232;mement, l'entreprise a un train de vie des plus modestes et ma&#238;trise ses charges de fonctionnement. Enfin, elle a su tirer parti de la position g&#233;ographique du pays en investissant dans les c&#226;bles sous-marins, les satellites et les centres de transit internationaux. L'utilisation de notre r&#233;seau international est r&#233;mun&#233;r&#233; par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;coms &#233;trangers pour un montant qui repr&#233;sente pr&#232;s de 40 % de notre chiffre d'affaires et 80 % de nos b&#233;n&#233;fices, ce qui permet de subventionner le t&#233;l&#233;phone national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, nous avons install&#233; une plate-forme technique d'acc&#232;s au r&#233;seau Internet. La Sonatel s'est d'embl&#233;e positionn&#233;e comme op&#233;rateur d'acc&#232;s en laissant &#224; d'autres le soin d'exercer le m&#233;tier de fournisseurs d'acc&#232;s. Elle a, en outre, uniformis&#233; la tarification de l'acc&#232;s au Web au niveau national par l'application du tarif des communications locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est faux de dire que &#171; seul le co&#251;t des appels freine l'essor des t&#233;l&#233;services &#187;. Les t&#233;l&#233;services prosp&#232;rent au S&#233;n&#233;gal. La gamme vari&#233;e de services (t&#233;l&#233;saisie de textes, dessins anim&#233;s, t&#233;l&#233;traduction, r&#233;sum&#233;s d'abstracts judiciaires, etc.) offerte par le secteur priv&#233; en atteste. Ce qui n'exclut pas d'envisager, au regard des perspectives d'emploi et de croissance qu'ouvre le secteur, d'autres initiatives en mati&#232;re tarifaire, ou des prises de participations dans de jeunes soci&#233;t&#233;s afin d'amplifier leur expansion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Tidiane Mbaye&lt;br class='manualbr' /&gt;Directeur g&#233;n&#233;ral de la Sonatel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.jeuneafrique.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jeune Afrique&lt;/a&gt;, 10 ao&#251;t 1999)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NDLR : L'appr&#233;ciation que chacun peut faire du prix d'un bien ou d'un service est totalement subjective. En revanche, il est juste de reconna&#238;tre &#224; la Sonatel sa comp&#233;titivit&#233; par rapport aux autres op&#233;rateurs africains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
