<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://osiris.sn/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>OSIRIS</title>
	<link>https://www.osiris.sn/</link>
	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://osiris.sn/spip.php?id_mot=256&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>OSIRIS</title>
		<url>https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L102xH100/osiris-4-2331f.png?1779193446</url>
		<link>https://www.osiris.sn/</link>
		<height>100</height>
		<width>102</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>L'Afrique d&#233;couvre que la souverainet&#233; num&#233;rique se mesure d&#233;sormais en m&#233;gawatts</title>
		<link>https://osiris.sn/l-afrique-decouvre-que-la-souverainete-numerique-se-mesure-desormais-en.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/l-afrique-decouvre-que-la-souverainete-numerique-se-mesure-desormais-en.html</guid>
		<dc:date>2026-05-21T19:35:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le num&#233;rique donnait jusqu'ici l'impression d'avoir &#233;chapp&#233; aux vieilles contraintes de la g&#233;ographie, de l'&#233;nergie et des infrastructures. Les d&#233;bats portaient surtout sur les algorithmes, les donn&#233;es, les semi-conducteurs ou les talents technologiques. Mais la course mondiale &#224; l'intelligence artificielle rappelle une &#233;vidence beaucoup plus mat&#233;rielle : derri&#232;re chaque infrastructure d'IA se cache d'abord une question &#233;nerg&#233;tique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Kenya, cette r&#233;alit&#233; vient de ressurgir de mani&#232;re (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH81/images-3-a245a.jpg?1779392252' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le num&#233;rique donnait jusqu'ici l'impression d'avoir &#233;chapp&#233; aux vieilles contraintes de la g&#233;ographie, de l'&#233;nergie et des infrastructures. Les d&#233;bats portaient surtout sur les algorithmes, les donn&#233;es, les semi-conducteurs ou les talents technologiques. Mais la course mondiale &#224; l'intelligence artificielle rappelle une &#233;vidence beaucoup plus mat&#233;rielle : derri&#232;re chaque infrastructure d'IA se cache d'abord une question &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Kenya, cette r&#233;alit&#233; vient de ressurgir de mani&#232;re spectaculaire. Pr&#232;s de deux ans apr&#232;s l'annonce en grande pompe du projet de centre de donn&#233;es port&#233; par Microsoft et le groupe &#233;mirati G42, les discussions avancent plus lentement que pr&#233;vu. Les difficult&#233;s portent naturellement sur les garanties financi&#232;res, mais surtout sur les besoins &#233;nerg&#233;tiques de l'infrastructure. Le pr&#233;sident William Ruto lui-m&#234;me a r&#233;cemment reconnu qu'il faudrait presque &#171; couper l'&#233;lectricit&#233; dans la moiti&#233; du pays &#187; pour alimenter une installation de cette taille. Si la formule a frapp&#233; les esprits, elle dit surtout quelque chose de beaucoup plus profond sur la nouvelle &#233;conomie mondiale qui se dessine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'IA donne une valeur encore plus strat&#233;gique &#224; l'&#233;lectricit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me d&#233;passe tr&#232;s largement le cas du Kenya. Selon l'Agence internationale de l'&#233;nergie, la consommation &#233;lectrique mondiale des centres de donn&#233;es pourrait presque doubler d'ici 2030 sous l'effet de l'explosion de l'intelligence artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les promesses de souverainet&#233; num&#233;rique, l'IA replace les &#201;tats face &#224; une &#233;quation tr&#232;s classique : sans &#233;nergie abondante, stable et pilotable, il n'y aura ni cloud souverain ni puissance de calcul durable. Mieux, la capacit&#233; &#224; produire et s&#233;curiser de grandes quantit&#233;s d'&#233;lectricit&#233; devient progressivement l'un des principaux d&#233;terminants de la hi&#233;rarchie num&#233;rique mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment ce qui rend la situation africaine paradoxale, alors que McKinsey pr&#233;dit que la demande en data centers du continent sera multipli&#233;e par plus de trois d'ici la fin de la d&#233;cennie. Au moment m&#234;me o&#249; le continent cherche &#224; acc&#233;l&#233;rer sa transition num&#233;rique, l'IA transforme les infrastructures &#233;nerg&#233;tiques en actifs g&#233;opolitiques majeurs et l'Afrique doit composer avec des syst&#232;mes &#233;lectriques encore fragiles, co&#251;teux ou insuffisamment interconnect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Afrique poss&#232;de des actifs &#233;nerg&#233;tiques tr&#232;s recherch&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe ne signifie pourtant pas que le continent soit condamn&#233; &#224; rester &#224; l'&#233;cart. Au contraire, l'Afrique dispose probablement de certains des actifs &#233;nerg&#233;tiques les plus strat&#233;giques de la future &#233;conomie num&#233;rique mondiale. Hydro&#233;lectricit&#233;, solaire, g&#233;othermie, potentiel &#233;olien, hydrog&#232;ne vert&#8230; plusieurs r&#233;gions africaines disposent de ressources consid&#233;rables &#224; l'heure o&#249; les grandes puissances et les g&#233;ants technologiques cherchent des capacit&#233;s &#233;nerg&#233;tiques capables d'alimenter leurs infrastructures num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Longtemps consid&#233;r&#233;es principalement sous l'angle de l'acc&#232;s &#224; l'&#233;lectricit&#233; ou de la transition &#233;nerg&#233;tique, ces ressources prennent une valeur nouvelle. Le choix d'Olkaria par Microsoft et G42 n'a d'ailleurs rien d'anodin. La r&#233;gion est connue pour son important potentiel g&#233;othermique, souvent pr&#233;sent&#233; comme l'une des sources d'&#233;nergie renouvelable les plus stables du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les g&#233;ants du cloud ne cherchent plus seulement des march&#233;s ou des utilisateurs. Ils cherchent aussi des territoires capables de produire l'&#233;nergie n&#233;cessaire &#224; leurs infrastructures num&#233;riques. Et c'est justement l&#224; que commence le v&#233;ritable enjeu strat&#233;gique pour l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question n'est plus seulement de savoir si le continent participera &#224; la r&#233;volution de l'intelligence artificielle. Il s'agit d&#233;sormais de d&#233;terminer sous quelle forme il y participera. L'Afrique construira-t-elle sa propre souverainet&#233; num&#233;rique autour de ses capacit&#233;s &#233;nerg&#233;tiques et de ses infrastructures de calcul ? Ou deviendra-t-elle surtout un territoire &#233;nerg&#233;tique destin&#233; &#224; alimenter les infrastructures cloud et les ambitions technologiques des autres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les m&#233;gawatts n&#233;cessaires aux data centers et &#224; l'intelligence artificielle se joue aussi une partie de l'avenir industriel du continent. Mines, transformation locale, mobilit&#233; &#233;lectrique, cloud, services num&#233;riques, industrie manufacturi&#232;re&#8230; tous ces secteurs d&#233;pendront demain de la capacit&#233; des Etats africains &#224; construire des syst&#232;mes &#233;nerg&#233;tiques beaucoup plus robustes, interconnect&#233;s et financ&#233;s &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les promesses de transformation &#233;nerg&#233;tique du continent n'ont toujours pas fini d'&#234;tre concr&#233;tis&#233;es, la r&#233;volution de l'IA redonne une valeur &#233;conomique, g&#233;opolitique et industrielle nouvelle &#224; des investissements longtemps consid&#233;r&#233;s comme trop co&#251;teux ou trop complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faudra-t-il que les &#201;tats africains, les institutions r&#233;gionales, les banques de d&#233;veloppement et les acteurs priv&#233;s parviennent &#224; penser cette question &#233;nerg&#233;tique comme un projet strat&#233;gique continental, et non comme une succession de projets nationaux isol&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis-Nino Kansoun&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 21 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Souverainet&#233; num&#233;rique : TCHADIX veut b&#226;tir un Internet tchadien plus performant et r&#233;silient</title>
		<link>https://osiris.sn/souverainete-numerique-tchadix-veut-batir-un-internet-tchadien-plus-performant.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/souverainete-numerique-tchadix-veut-batir-un-internet-tchadien-plus-performant.html</guid>
		<dc:date>2026-05-21T19:13:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Tchad acc&#233;l&#232;re la structuration de son &#233;cosyst&#232;me Internet national. R&#233;unis ce mai 2026 &#224; l'h&#244;tel Radisson Blu Hotel N'Djamena, les membres de TCHADIX ont ouvert leur Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale autour du th&#232;me : &#171; Pour un internet tchadien plus performant et souverain &#187;. Cette rencontre strat&#233;gique rassemble fournisseurs d'acc&#232;s Internet, op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile et acteurs cl&#233;s du num&#233;rique tchadien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sidant les travaux, Adoum Djimet Saboun a pr&#233;sent&#233; cette Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L136xH136/tchad-23-ccbfb.jpg?1779390802' class='spip_logo spip_logo_right' width='136' height='136' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Tchad acc&#233;l&#232;re la structuration de son &#233;cosyst&#232;me Internet national. R&#233;unis ce mai 2026 &#224; l'h&#244;tel Radisson Blu Hotel N'Djamena, les membres de TCHADIX ont ouvert leur Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale autour du th&#232;me : &#171; Pour un internet tchadien plus performant et souverain &#187;. Cette rencontre strat&#233;gique rassemble fournisseurs d'acc&#232;s Internet, op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile et acteurs cl&#233;s du num&#233;rique tchadien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sidant les travaux, Adoum Djimet Saboun a pr&#233;sent&#233; cette Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale comme une &#233;tape majeure dans la consolidation d'un &#233;cosyst&#232;me num&#233;rique national plus accessible, s&#233;curis&#233; et performant. Selon lui, TCHADIX est le fruit d'une d&#233;marche collective port&#233;e par Agence de D&#233;veloppement des Technologies de l'Information et de la Communication, avec l'implication des principaux acteurs des TIC du pays afin de mettre en place une gouvernance collaborative du point d'&#233;change Internet national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le responsable souligne que TCHADIX repr&#233;sente aujourd'hui un levier strat&#233;gique pour am&#233;liorer la qualit&#233; de l'Internet au Tchad, tout en r&#233;duisant les co&#251;ts de connectivit&#233; gr&#226;ce &#224; l'&#233;change local du trafic Internet entre op&#233;rateurs et fournisseurs d'acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Structur&#233; sous la forme d'un groupement d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique, TCHADIX ambitionne &#233;galement de renforcer la souverainet&#233; num&#233;rique du pays. L'infrastructure vise notamment &#224; encourager l'h&#233;bergement local des donn&#233;es et &#224; limiter la d&#233;pendance du Tchad vis-&#224;-vis des infrastructures &#233;trang&#232;res, dans un contexte mondial marqu&#233; par l'acc&#233;l&#233;ration de la transformation num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Adoum Djimet Saboun, cette dynamique s'inscrit dans les orientations strat&#233;giques de Haliki Choua Mahamat, dont la vision place les infrastructures num&#233;riques et la transformation digitale parmi les priorit&#233;s nationales. Il a &#233;galement rappel&#233; que cette ambition rejoint la politique impuls&#233;e par Mahamat Idriss D&#233;by Itno en faveur d'un Tchad connect&#233;, moderne et souverain sur le plan num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de renforcer sa gouvernance, TCHADIX s'appuie sur trois organes majeurs : l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, le Conseil d'administration et le Comit&#233; ex&#233;cutif. Les travaux en cours devraient permettre de finaliser la d&#233;signation du Comit&#233; ex&#233;cutif, consid&#233;r&#233; comme une &#233;tape essentielle pour acc&#233;l&#233;rer la mise en &#339;uvre des projets li&#233;s &#224; l'interconnexion nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cette Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, Zahra Ahmed Sidik a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;e Pr&#233;sidente de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale pour un mandat de deux ans, marquant une nouvelle phase dans la structuration institutionnelle de TCHADIX.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers cette initiative, Agence de D&#233;veloppement des Technologies de l'Information et de la Communication r&#233;affirme son ambition de d&#233;velopper des infrastructures num&#233;riques modernes capables de soutenir la croissance de l'&#233;conomie num&#233;rique tchadienne et de garantir un Internet plus stable, s&#233;curis&#233; et souverain pour les populations et les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lo&#239;c SOUOP&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.digitalbusiness.africa/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Digital Business Africa&lt;/a&gt;, 21 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les t&#233;l&#233;communications s'imposent comme un pilier de l'&#233;conomie</title>
		<link>https://osiris.sn/les-telecommunications-s-imposent-comme-un-pilier-de-l-economie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/les-telecommunications-s-imposent-comme-un-pilier-de-l-economie.html</guid>
		<dc:date>2026-05-13T17:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident du groupe de travail sur les politiques de la GSMA Afrique, Daddy Mukadi, appelle &#224; des r&#233;formes fiscales urgentes pour acc&#233;l&#233;rer consid&#233;rablement l'inclusion num&#233;rique &#224; travers le continent. &#171; Le secteur des t&#233;l&#233;communications ne peut plus &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un simple secteur de soutien. (...) C'est d&#233;sormais un secteur cl&#233;. Les deux sont essentiels, et tous les autres secteurs, de la s&#233;curit&#233; et de la finance aux transports et &#224; la sant&#233;, d&#233;pendent des technologies (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/gsma-7-7e862.jpg?1779220004' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le pr&#233;sident du groupe de travail sur les politiques de la GSMA Afrique, Daddy Mukadi, appelle &#224; des r&#233;formes fiscales urgentes pour acc&#233;l&#233;rer consid&#233;rablement l'inclusion num&#233;rique &#224; travers le continent. &#171; Le secteur des t&#233;l&#233;communications ne peut plus &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un simple secteur de soutien. (...) C'est d&#233;sormais un secteur cl&#233;. Les deux sont essentiels, et tous les autres secteurs, de la s&#233;curit&#233; et de la finance aux transports et &#224; la sant&#233;, d&#233;pendent des technologies num&#233;riques pour leur croissance &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; lors de la premi&#232;re &#233;dition des &#201;tats g&#233;n&#233;raux du secteur des postes et t&#233;l&#233;communications &#224; Kinshasa, en RDC, &#224; l'endroit des gouvernements en Afrique. Sur le continent africain, l'acc&#232;s aux t&#233;l&#233;communications reste limit&#233;. Si les r&#233;seaux mobiles couvrent d&#233;sormais 95 % de la population africaine, pr&#232;s de 75 % des habitants du continent restent hors ligne, selon Airtel Africa. Le rapport &#171; Mobile Economy Africa 2025 &#187; de la GSMA indique pourtant que le secteur mobile a contribu&#233; &#224; hauteur de 220 milliards de dollars &#224; l'&#233;conomie du continent en 2024. Cela &#233;quivaut &#224; 7,7 % du PIB et devrait atteindre 270 milliards de dollars d'ici 2030.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour am&#233;liorer cet acc&#232;s, Daddy Mukadi a propos&#233; une exon&#233;ration de deux &#224; trois ans des droits d'importation et des taxes pour les smartphones d'entr&#233;e de gamme dont le prix se situe entre 40 et 150 dollars am&#233;ricains, afin de contribuer &#224; combler le foss&#233; d'utilisation. Il a &#233;galement appel&#233; &#224; la suppression des droits d'entr&#233;e sur les &#233;quipements de t&#233;l&#233;communications pendant au moins trois ans pour soutenir l'extension de la couverture r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Miangaly Ralitera&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.msn.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;MSN&lt;/a&gt;, 13 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Kenya et la France signent un accord pour booster la connectivit&#233; num&#233;rique</title>
		<link>https://osiris.sn/le-kenya-et-la-france-signent-un-accord-pour-booster-la-connectivite-numerique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/le-kenya-et-la-france-signent-un-accord-pour-booster-la-connectivite-numerique.html</guid>
		<dc:date>2026-05-12T12:01:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au Kenya, pr&#232;s de 40 % de la population a acc&#232;s &#224; Internet, avec de fortes disparit&#233;s entre zones urbaines et rurales. Dans ce contexte, les autorit&#233;s multiplient les partenariats pour &#233;tendre la connectivit&#233; et soutenir la transformation num&#233;rique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Kenya, la coop&#233;ration num&#233;rique avec la France franchit une nouvelle &#233;tape. Les deux pays ont sign&#233;, le dimanche 10 mai &#224; Nairobi, un accord portant sur la connectivit&#233; et la transformation num&#233;rique, en pr&#233;sence des pr&#233;sidents William Ruto (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH120/kenya_france-c4771.jpg?1779194379' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au Kenya, pr&#232;s de 40 % de la population a acc&#232;s &#224; Internet, avec de fortes disparit&#233;s entre zones urbaines et rurales. Dans ce contexte, les autorit&#233;s multiplient les partenariats pour &#233;tendre la connectivit&#233; et soutenir la transformation num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Kenya, la coop&#233;ration num&#233;rique avec la France franchit une nouvelle &#233;tape. Les deux pays ont sign&#233;, le dimanche 10 mai &#224; Nairobi, un accord portant sur la connectivit&#233; et la transformation num&#233;rique, en pr&#233;sence des pr&#233;sidents William Ruto (photo, &#224; droite) et Emmanuel Macron (photo, &#224; gauche). Cette signature est intervenue en marge du Africa Forward Summit, organis&#233; les 11 et 12 mai dans la capitale k&#233;nyane, un forum consacr&#233; aux investissements et aux partenariats &#233;conomiques entre l'Afrique et la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord sign&#233; pr&#233;voit le financement et l'extension des infrastructures num&#233;riques, avec pour objectif d'&#233;largir l'acc&#232;s &#224; Internet aux m&#233;nages, aux institutions publiques et aux hubs num&#233;riques communautaires. L'initiative s'inscrit dans le programme k&#233;nyan &#171; Digital Superhighway &#187;, qui vise &#224; renforcer le backbone national, acc&#233;l&#233;rer le d&#233;ploiement de la fibre et d&#233;velopper des points d'acc&#232;s num&#233;riques de proximit&#233; sur l'ensemble du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la connectivit&#233;, le partenariat couvre un spectre plus large incluant les services num&#233;riques, la cybers&#233;curit&#233;, les syst&#232;mes de donn&#233;es et l'intelligence artificielle. Pour Nairobi, il s'agit de consolider sa position de hub technologique r&#233;gional, dans un environnement o&#249; le num&#233;rique contribue d&#233;j&#224; de mani&#232;re croissante &#224; la comp&#233;titivit&#233; &#233;conomique. Le gouvernement mise notamment sur des projets structurants comme Konza Technopolis pour attirer investissements et talents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette coop&#233;ration intervient dans un contexte o&#249; le Kenya s'impose comme l'un des &#233;cosyst&#232;mes num&#233;riques les plus dynamiques d'Afrique subsaharienne, port&#233; par l'essor du mobile money et des services num&#233;riques. Le pays affiche toutefois un taux de p&#233;n&#233;tration Internet encore limit&#233;, autour de 40 %, r&#233;v&#233;lant des disparit&#233;s importantes entre zones urbaines et rurales. Dans ces territoires, l'acc&#232;s au haut d&#233;bit reste contraint par le co&#251;t des infrastructures et la faible couverture, ce qui freine l'inclusion num&#233;rique et le d&#233;veloppement de certains usages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; fran&#231;ais, cet accord s'inscrit dans une dynamique de renforcement de la pr&#233;sence &#233;conomique de la France en Afrique de l'Est. Il fait partie d'un ensemble de 11 accords sign&#233;s avec le Kenya &#224; l'occasion de la visite du pr&#233;sident Emmanuel Macron &#224; Nairobi, couvrant notamment les secteurs de l'&#233;nergie, du commerce, de la sant&#233;, de l'&#233;ducation et des initiatives climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samira Njoya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 12 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C&#244;te d'Ivoire : l'IA comme moteur de transformation, la cybers&#233;curit&#233; comme talon d'Achille</title>
		<link>https://osiris.sn/cote-d-ivoire-l-ia-comme-moteur-de-transformation-la-cybersecurite-comme-talon.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/cote-d-ivoire-l-ia-comme-moteur-de-transformation-la-cybersecurite-comme-talon.html</guid>
		<dc:date>2026-05-09T12:00:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La C&#244;te d'Ivoire positionne l'IA au c&#339;ur de sa transformation num&#233;rique. 1,8 milliard $, une strat&#233;gie nationale, des start-up labellis&#233;es... mais &#224; mesure que l'ambition s'affiche, une r&#233;alit&#233; s'impose : le pays reste l'une des cibles les plus expos&#233;es du continent africain aux cybermenaces. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le dimanche 3 mai, le site web du gouvernement ivoirien publiait une interview de St&#233;phane Kounandi Coulibaly, directeur de l'Innovation, des start-up et du secteur priv&#233; au minist&#232;re de la Transition (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/cote_ivoire-41-3f947.jpg?1779220004' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La C&#244;te d'Ivoire positionne l'IA au c&#339;ur de sa transformation num&#233;rique. 1,8 milliard $, une strat&#233;gie nationale, des start-up labellis&#233;es... mais &#224; mesure que l'ambition s'affiche, une r&#233;alit&#233; s'impose : le pays reste l'une des cibles les plus expos&#233;es du continent africain aux cybermenaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dimanche 3 mai, le site web du gouvernement ivoirien publiait une interview de St&#233;phane Kounandi Coulibaly, directeur de l'Innovation, des start-up et du secteur priv&#233; au minist&#232;re de la Transition num&#233;rique. Lors de cet entretien, il a mis en avant l'ambition du pays de devenir un hub d'innovation r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est en effet important que la C&#244;te d'Ivoire soit positionn&#233;e comme un pays acteur du d&#233;veloppement de l'IA en Afrique et qu'on soit un p&#244;le hub, un leader au niveau r&#233;gional. C'est dans ce cadre que nous avons &#233;labor&#233; une strat&#233;gie nationale pour adresser l'Intelligence artificielle en C&#244;te d'Ivoire &#187;, a-t-il indiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'IA comme levier strat&#233;gique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2023, la C&#244;te d'Ivoire occupait le 138e rang mondial sur 193 pays &#224; l'indice de pr&#233;paration des gouvernements &#224; l'IA publi&#233; par Oxford Insights. Ce diagnostic a conduit &#224; la formalisation, en mars 2025, de la Strat&#233;gie nationale de l'intelligence artificielle (SNIA 2030), articul&#233;e autour de trois piliers : investissement, inclusion et gouvernance. Le budget pr&#233;vu d&#233;passe 1000 milliards FCFA, soit environ 1,8 milliard USD, d'ici 2030.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les projets structurants figurent la cr&#233;ation d'une Agence nationale de l'intelligence artificielle, le d&#233;ploiement de l'IA dans divers secteurs et domaines comme l'agriculture, l'administration publique ou encore l'&#233;ducation, la mise en place d'un Label Safe IA en partenariat avec l'Organisation des Nations unies pour l'&#233;ducation, la science et la culture (UNESCO), destin&#233; &#224; encadrer &#233;thiquement le d&#233;ploiement de cette technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'agriculture, qui repr&#233;sente 20 % du produit int&#233;rieur brut (PIB), l'IA doit optimiser la gestion des terres et anticiper les conditions climatiques, dans un secteur que la strat&#233;gie reconna&#238;t elle-m&#234;me comme faiblement num&#233;ris&#233; en zones rurales. En ce qui concerne la sant&#233;, l'IA doit faciliter le diagnostic pr&#233;coce et renforcer la t&#233;l&#233;m&#233;decine, dans un secteur confront&#233; &#224; un d&#233;ficit en infrastructures et &#224; une concentration des services &#224; Abidjan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'&#233;ducation, l'objectif est d'introduire les fondamentaux de l'IA dans les programmes scolaires et de former de nouveaux talents via des partenariats internationaux. Dans l'administration publique, elle peut automatiser les t&#226;ches et am&#233;liorer la performance des services publics. &#171; La strat&#233;gie met un accent particulier sur l'inclusion, l'&#233;quit&#233; et la gouvernance responsable. [...] La C&#244;te d'Ivoire ambitionne de faire de l'intelligence artificielle un levier puissant pour acc&#233;l&#233;rer la r&#233;alisation des ODD tout en construisant un avenir num&#233;rique souverain et prosp&#232;re &#187;, peut-on lire dans le document de strat&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que disent les chiffres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie de la C&#244;te d'Ivoire intervient dans un contexte o&#249; le pays est confront&#233; &#224; des cyberattaques diverses. En 2024, l'Agence nationale de la s&#233;curit&#233; des syst&#232;mes d'information (ANSSI) a recens&#233; plus de 12 100 cas de cybercriminalit&#233; sur le territoire national. Sur la m&#234;me p&#233;riode, Kaspersky a d&#233;tect&#233; plus de 27 millions de tentatives d'attaques, dont 7,5 millions li&#233;es &#224; l'usage d'Internet et 120 000 implantations de backdoors, des portes d&#233;rob&#233;es permettant &#224; des attaquants de revenir discr&#232;tement dans un syst&#232;me compromis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, 37 % des ordinateurs industriels ivoiriens ont &#233;t&#233; cibl&#233;s par des logiciels malveillants, l'un des taux les plus &#233;lev&#233;s d'Afrique. Ces vuln&#233;rabilit&#233;s ne sont pas th&#233;oriques, puisqu'en f&#233;vrier 2026, Air C&#244;te d'Ivoire a signal&#233; une exfiltration de donn&#233;es depuis ses syst&#232;mes d'information. Il s'agit d'une entreprise nationale, dans un secteur critique, touch&#233;e alors m&#234;me que le dispositif de protection se construisait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;fi ne concerne pas que la C&#244;te d'Ivoire, il se pose &#224; tout le continent, y compris &#224; ses pays les mieux pr&#233;par&#233;s. Selon les donn&#233;es de Kaspersky publi&#233;es lors du GITEX Africa 2025 &#224; Marrakech, les 3 pays africains les plus touch&#233;s par les cyberattaques en 2024 sont le Kenya avec pr&#232;s de 20 millions de tentatives, l'Afrique du Sud avec environ 17 millions, et le Maroc avec 12,6 millions. Deux de ces pays, le Maroc (97,5) et le Kenya (98,59), figurent pourtant dans la cat&#233;gorie Tier 1 de l'indice mondial de cybers&#233;curit&#233; de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), et sont donc consid&#233;r&#233;s comme des mod&#232;les &#224; l'&#233;chelle mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat est que la transformation num&#233;rique en Afrique n'a pas &#233;t&#233; accompagn&#233;e d'un renforcement ad&#233;quat des mesures de cybers&#233;curit&#233;. &#202;tre bien class&#233; ne signifie pas &#234;tre &#224; l'abri. Cela signifie simplement &#234;tre mieux arm&#233; pour r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un bouclier en construction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La C&#244;te d'Ivoire se positionne quant &#224; elle dans la cat&#233;gorie Tier 3, celle des pays &#224; capacit&#233;s limit&#233;es, avec un score de 78,8 sur 100 &#224; l'indice mondial de cybers&#233;curit&#233; de l'UIT. Pour le pays, qui construit encore son arsenal de d&#233;fense num&#233;rique, l'urgence est donc double. Lors du Cyber Africa Forum en 2025 au B&#233;nin, Karen Diallo, directrice de la Transformation digitale au minist&#232;re ivoirien de la Transition num&#233;rique, accordait une interview &#224; l'Agence Ecofin. Elle a abord&#233; la question des obstacles et des d&#233;fis dans la mise en &#339;uvre du plan de la C&#244;te d'Ivoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'obstacle que je vois principalement, c'est le manque de volont&#233; d'investir dans la s&#233;curisation. C'est de moins en moins vrai, mais il y a encore beaucoup d'entit&#233;s qui ne voient pas la n&#233;cessit&#233; d'investir dans leur s&#233;curit&#233; digitale jusqu'&#224; ce qu'il soit trop tard &#187;, indiquait-elle. Et d'ajouter : &#171; Il s'agit donc de continuer &#224; sensibiliser ces entit&#233;s et les personnes sur le besoin de se prot&#233;ger avant que les attaques surviennent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En C&#244;te d'Ivoire, l'ANSSI a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e seulement en octobre 2024, il y a moins de deux ans. C'est l'institution qui prot&#232;ge les infrastructures critiques et les entreprises contre les cyberattaques, g&#232;re les incidents, r&#233;glemente la s&#233;curit&#233; num&#233;rique et sensibilise les acteurs publics et priv&#233;s pour renforcer la cyber-r&#233;silience nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle regroupe sous un m&#234;me toit le Centre national de r&#233;ponse aux incidents de s&#233;curit&#233; informatique (CI-CERT), la Plateforme de lutte contre la cybercriminalit&#233; (PLCC) et la Direction de l'informatique et des traces technologiques (DITT), des structures jusque-l&#224; dispers&#233;es entre plusieurs minist&#232;res. Le Centre d'op&#233;ration de s&#233;curit&#233; et l'infrastructure &#224; cl&#233; publique nationale &#233;taient encore en cours de mise en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que dit le terrain&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment dans ce contexte que le regard de Babel Balsomi, hackeuse &#233;thique, chercheuse en IA et CEO de Hiero Digital, prend tout son sens. Depuis 2022, son entreprise est install&#233;e en C&#244;te d'Ivoire, et pour des raisons professionnelles, elle y teste au quotidien la r&#233;sistance des syst&#232;mes locaux aux intrusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je trouve r&#233;guli&#232;rement des serveurs op&#233;rant sous Windows Server 2008 ou 2012, des syst&#232;mes que Microsoft ne met plus &#224; jour depuis des ann&#233;es. Ces machines traitent des donn&#233;es clients, parfois financi&#232;res, sans pare-feu correctement configur&#233;, sans segmentation r&#233;seau, sans sauvegarde isol&#233;e. D&#233;ployer des services num&#233;riques suppl&#233;mentaires sur ces fondations, c'est &#233;tendre la surface d'attaque sans renforcer la d&#233;fense &#187;, indique-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le facteur humain aggrave le tableau. Lors de simulations de phishing dans des entreprises ivoiriennes, Babel Balsomi a relev&#233; un taux de clics sur des liens malveillants d&#233;passant r&#233;guli&#232;rement 70 &#224; 80 % des employ&#233;s test&#233;s. Karen Diallo l'avait dit autrement, au CAF 2025 : en cybers&#233;curit&#233;, le premier maillon faible, c'est l'humain. Les deux femmes ne se citent pas. Elles d&#233;crivent la m&#234;me r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hackeuse &#233;thique pointe par ailleurs du doigt une fragilit&#233; que la strat&#233;gie officielle n'adresse pas encore. Les start-up ivoiriennes acc&#232;dent d&#233;sormais aux march&#233;s publics, ce qui constitue pr&#233;cis&#233;ment un des leviers mis en avant par Kounandi Coulibaly. Mais en se connectant aux syst&#232;mes d'information de l'&#201;tat, ces jeunes structures souvent peu &#233;quip&#233;es en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; ouvrent des br&#232;ches involontaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elles deviennent des vecteurs d'acc&#232;s pour des attaquants qui ciblent l'administration par rebond. J'ai document&#233; ce type de sch&#233;ma en C&#244;te d'Ivoire &#187;, affirme-elle. Ce m&#233;canisme qui consiste &#224; attaquer une cible prot&#233;g&#233;e via un prestataire moins s&#233;curis&#233;, porte un nom dans le milieu : supply chain attack. C'est l'une des formes d'intrusion les plus difficiles &#224; d&#233;tecter et les plus d&#233;vastatrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand l'IA devient aussi une menace&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la C&#244;te d'Ivoire envisage de d&#233;ployer l'IA dans des secteurs critiques, il faut souligner que cet outil est aussi le carburant des menaces que ce d&#233;ploiement doit affronter. Les attaques sont plus sophistiqu&#233;es, plus rapides, plus difficiles &#224; anticiper. Chaque nouveau service num&#233;rique d&#233;ploy&#233; &#233;largit m&#233;caniquement la surface menac&#233;e. La SNIA 2030 identifie elle-m&#234;me parmi ses principes directeurs, la &#171; s&#233;curit&#233; et souverainet&#233; num&#233;rique &#187;, et reconna&#238;t des lacunes importantes dans le cadre l&#233;gal existant, notamment en mati&#232;re de transparence algorithmique et de gestion des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babel Balsomi ne plaide pas contre l'acc&#233;l&#233;ration. &#171; Le d&#233;ploiement de l'intelligence artificielle en Afrique est une opportunit&#233; historique, et elle doit &#234;tre saisie maintenant. Pas dans cinq ans &#187;. Cependant, elle pose une condition : aucun d&#233;ploiement dans un secteur critique sans audit de s&#233;curit&#233; pr&#233;alable rendu obligatoire. &#171; La digitalisation sans cybers&#233;curit&#233;, c'est une ville que l'on b&#226;tit sans portes ni serrures. Plus elle grandit, plus elle est expos&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adoni Conrad Quenum&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 9 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sierra Leone : l'op&#233;rateur historique officiellement relanc&#233;</title>
		<link>https://osiris.sn/sierra-leone-l-operateur-historique-officiellement-relance.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/sierra-leone-l-operateur-historique-officiellement-relance.html</guid>
		<dc:date>2026-05-08T12:38:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lanc&#233; en 1995, Sierratel a &#233;t&#233; le premier op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communications de Sierra Leone, avant que des difficult&#233;s financi&#232;res et op&#233;rationnelles ne conduisent progressivement &#224; son d&#233;clin. Le march&#233; est aujourd'hui largement domin&#233; par des acteurs priv&#233;s tels que Africell, Orange et QCell. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les autorit&#233;s sierra-l&#233;onaises ont proc&#233;d&#233;, le mardi 5 mai, &#224; la relance officielle de l'op&#233;rateur public de t&#233;l&#233;communications Sierratel. L'op&#233;rateur historique, longtemps en difficult&#233;, renoue avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/sierra_leone-8-b8f22.jpg?1779220004' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lanc&#233; en 1995, Sierratel a &#233;t&#233; le premier op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communications de Sierra Leone, avant que des difficult&#233;s financi&#232;res et op&#233;rationnelles ne conduisent progressivement &#224; son d&#233;clin. Le march&#233; est aujourd'hui largement domin&#233; par des acteurs priv&#233;s tels que Africell, Orange et QCell.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s sierra-l&#233;onaises ont proc&#233;d&#233;, le mardi 5 mai, &#224; la relance officielle de l'op&#233;rateur public de t&#233;l&#233;communications Sierratel. L'op&#233;rateur historique, longtemps en difficult&#233;, renoue avec ses activit&#233;s gr&#226;ce &#224; un partenariat strat&#233;gique avec Africell, qui lui apporte un appui technique et financier dans le cadre d'un mod&#232;le MVNO (op&#233;rateur mobile virtuel).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce dispositif, Sierratel s'appuie sur les infrastructures existantes d'Africell (tours de t&#233;l&#233;communication, fibre optique et r&#233;seau de base 2G, 3G et 4G/LTE) pour assurer une couverture nationale. Cette approche permet &#224; l'op&#233;rateur public de reprendre rapidement ses services sans supporter les co&#251;ts &#233;lev&#233;s li&#233;s &#224; la reconstruction d'un r&#233;seau physique. L'accord, conclu pour une dur&#233;e de dix ans, vise &#224; stabiliser et moderniser cet actif strat&#233;gique national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette relance intervient apr&#232;s une longue p&#233;riode de difficult&#233;s ayant fortement fragilis&#233; l'entreprise, tant sur le plan financier que technologique. Sierratel &#233;tait notamment lourdement endett&#233;e envers ses employ&#233;s, ses fournisseurs ainsi que plusieurs cr&#233;anciers internationaux. &#192; ces contraintes s'ajoutait l'obsolescence progressive de ses infrastructures, qui n'ont pas suivi le rythme des &#233;volutions technologiques du secteur. Cette situation a &#233;galement entra&#238;n&#233; une perte de comp&#233;titivit&#233; sur le march&#233; national des t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis qu'Africell assure la gestion de l'infrastructure technique, Sierratel se concentre sur la relation client et le d&#233;veloppement de nouveaux services, sous la direction de son nouveau directeur g&#233;n&#233;ral, Joe Abass Bangura. L'op&#233;rateur relance progressivement ses offres de voix et de donn&#233;es, avec une attention particuli&#232;re port&#233;e aux &#233;tudiants et aux jeunes professionnels, segments consid&#233;r&#233;s comme prioritaires dans cette nouvelle phase de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les autorit&#233;s per&#231;oivent le retour de l'op&#233;rateur historique comme un levier susceptible d'&#233;largir les choix offerts aux consommateurs et de favoriser une pression concurrentielle sur les prix du march&#233;. L'enjeu affich&#233; n'est pas la maximisation des profits, mais plut&#244;t la garantie d'un acc&#232;s plus large des Sierra-L&#233;onais &#224; des services de t&#233;l&#233;communications abordables et inclusifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient toutefois de rappeler qu'en s'appuyant sur les infrastructures d'Africell, Sierratel h&#233;rite non seulement des avantages li&#233;s &#224; la mutualisation du r&#233;seau, mais &#233;galement de certaines limites potentielles en mati&#232;re de couverture et de qualit&#233; de service. Dans ce contexte, des questions se posent quant &#224; la capacit&#233; de l'op&#233;rateur &#224; se diff&#233;rencier sur le march&#233;, &#224; garantir une exp&#233;rience utilisateur homog&#232;ne sur l'ensemble du territoire, ainsi qu'&#224; faire &#233;voluer son offre en fonction de la dynamique de la demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 8 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Somalie : un programme de paiement &#233;chelonn&#233; pour acc&#233;l&#233;rer l'adoption des smartphones</title>
		<link>https://osiris.sn/somalie-un-programme-de-paiement-echelonne-pour-accelerer-l-adoption-des.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/somalie-un-programme-de-paiement-echelonne-pour-accelerer-l-adoption-des.html</guid>
		<dc:date>2026-05-08T12:33:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La fracture num&#233;rique reste particuli&#232;rement marqu&#233;e en Somalie. Selon les donn&#233;es de l'UIT, environ 72 % de la population n'utilisait pas Internet en 2024. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile somalien Hormuud a annonc&#233; le mardi 5 mai un programme de financement de smartphones. Men&#233;e en partenariat avec la soci&#233;t&#233; Get Phone, l'initiative vise &#224; faciliter l'acquisition de ces terminaux en permettant aux utilisateurs de les payer par tranches. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon Hormuud, le dispositif pr&#233;voit un apport (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L136xH136/somalie-10-c8269.jpg?1779193452' class='spip_logo spip_logo_right' width='136' height='136' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La fracture num&#233;rique reste particuli&#232;rement marqu&#233;e en Somalie. Selon les donn&#233;es de l'UIT, environ 72 % de la population n'utilisait pas Internet en 2024.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile somalien Hormuud a annonc&#233; le mardi 5 mai un programme de financement de smartphones. Men&#233;e en partenariat avec la soci&#233;t&#233; Get Phone, l'initiative vise &#224; faciliter l'acquisition de ces terminaux en permettant aux utilisateurs de les payer par tranches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Hormuud, le dispositif pr&#233;voit un apport initial de 19 dollars, suivi d'un remboursement quotidien de 0,60 dollar. Les b&#233;n&#233;ficiaires repartent avec un smartphone fonctionnel, assorti d'un forfait comprenant des donn&#233;es mobiles et des minutes d'appel. L'&#233;ligibilit&#233; est d&#233;termin&#233;e en quelques secondes sur la base des donn&#233;es d'usage de la carte SIM et des transactions de mobile money. Aucun compte bancaire ni historique de cr&#233;dit n'est exig&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re phase du programme pr&#233;voit la mise en circulation de 10 000 appareils d'ici juin 2026. L'op&#233;rateur ambitionne d'atteindre 100 000 unit&#233;s d'ici fin 2026, avec une extension progressive vers d'autres r&#233;gions, notamment le Puntland et le Somaliland.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un levier pour l'inclusion num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233;e comme le premier programme structur&#233; de financement de smartphones en Somalie, cette initiative peut constituer un levier d'inclusion num&#233;rique. Elle intervient dans un contexte o&#249; les m&#233;canismes de financement d'appareils mobiles se multiplient en Afrique, l'accessibilit&#233; financi&#232;re restant l'un des principaux freins &#224; l'adoption de l'Internet mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un rapport publi&#233; en d&#233;cembre 2025, l'Association mondiale des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie (GSMA) indique que le prix m&#233;dian d'un smartphone d'entr&#233;e de gamme en Afrique subsaharienne s'&#233;levait &#224; 39 dollars en 2024. Ce co&#251;t repr&#233;sentait 26 % du revenu moyen de la population. Il atteint 64 % pour les 40 % les plus pauvres et 87 % pour les 20 % les plus pauvres, contre 32 % pour les femmes et 23 % pour les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le r&#233;seau 4G de la Somalie couvre la majorit&#233; du pays. Mais pr&#232;s de la moiti&#233; de notre parc d'appareils fonctionne encore en 2G ou avec des t&#233;l&#233;phones basiques. Non pas parce que le r&#233;seau n'existe pas, mais parce qu'un smartphone reste hors de port&#233;e &#187;, souligne Hormuud dans un communiqu&#233; diffus&#233; sur les r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), la couverture 4G atteignait 61 % de la population somalienne en 2024, contre 90 % pour la 2G et 83 % pour la 3G. Malgr&#233; cette couverture relativement large, le taux de p&#233;n&#233;tration de l'Internet ne s'&#233;levait qu'&#224; 27,9 %, tandis que 47,9 % des Somaliens poss&#233;daient un t&#233;l&#233;phone mobile, tous types confondus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 8 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Num&#233;rique : le Burkina Faso pr&#233;sente ses priorit&#233;s &#224; la BAD</title>
		<link>https://osiris.sn/numerique-le-burkina-faso-presente-ses-priorites-a-la-bad.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/numerique-le-burkina-faso-presente-ses-priorites-a-la-bad.html</guid>
		<dc:date>2026-05-07T11:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Burkina Faso intensifie ses partenariats dans le domaine du num&#233;rique afin d'acc&#233;l&#233;rer sa transformation digitale. Dans un contexte de multiplication des initiatives r&#233;gionales et internationales, la BAD r&#233;affirme son int&#233;r&#234;t pour un accompagnement des projets structurants du pays. &lt;br class='autobr' /&gt;
La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications &#233;lectroniques, Aminata Zerbo/Sabane (photo), a &#233;chang&#233; le mercredi 6 mai &#224; Ouagadougou avec une d&#233;l&#233;gation de la Banque africaine de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/burkina-28-440a2.jpg?1779220004' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Burkina Faso intensifie ses partenariats dans le domaine du num&#233;rique afin d'acc&#233;l&#233;rer sa transformation digitale. Dans un contexte de multiplication des initiatives r&#233;gionales et internationales, la BAD r&#233;affirme son int&#233;r&#234;t pour un accompagnement des projets structurants du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications &#233;lectroniques, Aminata Zerbo/Sabane (photo), a &#233;chang&#233; le mercredi 6 mai &#224; Ouagadougou avec une d&#233;l&#233;gation de la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD), lors d'une s&#233;ance de travail consacr&#233;e aux priorit&#233;s num&#233;riques du Burkina Faso. Cette rencontre s'inscrit dans la volont&#233; des autorit&#233;s de renforcer les partenariats strat&#233;giques autour du num&#233;rique, consid&#233;r&#233; comme un levier majeur de d&#233;veloppement &#233;conomique et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette occasion, la ministre a pr&#233;sent&#233; les douze chantiers structurants de son d&#233;partement, ainsi que les principales avanc&#233;es enregistr&#233;es et les projets en cours. Ceux-ci concernent notamment le d&#233;veloppement des infrastructures num&#233;riques, la modernisation des services publics et le renforcement des capacit&#233;s dans les technologies &#233;mergentes. Elle a &#233;galement r&#233;affirm&#233; la vision du gouvernement, qui ambitionne de faire du num&#233;rique un moteur central de transformation de l'&#233;conomie et de l'administration publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;changes ont permis d'identifier plusieurs pistes de collaboration, dont les contours devront &#234;tre approfondis au niveau technique afin de d&#233;terminer les projets susceptibles de b&#233;n&#233;ficier d'un appui de la BAD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Banque africaine de d&#233;veloppement, qui accompagne d&#233;j&#224; plusieurs initiatives de transformation num&#233;rique sur le continent, a salu&#233; la coh&#233;rence des orientations strat&#233;giques du Burkina Faso. L'institution a r&#233;it&#233;r&#233; sa disponibilit&#233; &#224; soutenir les projets structurants du secteur, notamment ceux li&#233;s aux infrastructures et au d&#233;veloppement des comp&#233;tences num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique s'inscrit dans le cadre de la mise en &#339;uvre du document de strat&#233;gie pays &#171; DSP-i 2022-2025 &#187;, prorog&#233; &#224; 2026, qui encadre les interventions de la BAD au Burkina Faso. Le num&#233;rique y occupe une place croissante, en tant que levier transversal de comp&#233;titivit&#233;, d'inclusion et de modernisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre intervient par ailleurs dans un contexte de diversification des partenariats num&#233;riques du pays. Ces derniers jours, le Burkina Faso a &#233;galement engag&#233; des discussions avec la Russie autour de la coop&#233;ration technologique. Le pays d&#233;veloppe &#233;galement des collaborations r&#233;gionales avec le Niger et le Mali, ainsi qu'avec les &#201;mirats arabes unis dans le domaine du num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan multilat&#233;ral, le Burkina Faso b&#233;n&#233;ficie d&#233;j&#224; de l'appui de la Banque mondiale &#224; travers plusieurs projets structurants, notamment le Projet d'acc&#233;l&#233;ration de la transformation digitale (PACTDIGITAL) et l'initiative WURI (West Africa Unique Identification for Regional Integration and Inclusion), d&#233;di&#233;e &#224; l'identification num&#233;rique r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samira Njoya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.wearetech.africa/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;WeAreTechAfrica&lt;/a&gt;, 7 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tanzanie : l'op&#233;rateur historique cible 1 million d'abonn&#233;s fibre en 3 ans</title>
		<link>https://osiris.sn/tanzanie-l-operateur-historique-cible-1-million-d-abonnes-fibre-en-3-ans.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/tanzanie-l-operateur-historique-cible-1-million-d-abonnes-fibre-en-3-ans.html</guid>
		<dc:date>2026-05-06T10:53:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;TTCL peine &#224; s'imposer sur le march&#233; mobile face &#224; Vodacom, Airtel, Yas et Halotel. Les autorit&#233;s lui ont donc recommand&#233; de se concentrer sur des segments o&#249; elle est plus comp&#233;titive, notamment le haut d&#233;bit et les infrastructures num&#233;riques. &lt;br class='autobr' /&gt;
La soci&#233;t&#233; publique de t&#233;l&#233;communications tanzanienne TTCL vise 1 million d'abonn&#233;s &#224; la fibre optique dans les trois prochaines ann&#233;es. L'initiative, qui s'inscrit dans une strat&#233;gie d'expansion du haut d&#233;bit, vise &#224; acc&#233;l&#233;rer la connectivit&#233; sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/tanzanie-10-c854b.jpg?1779220004' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;TTCL peine &#224; s'imposer sur le march&#233; mobile face &#224; Vodacom, Airtel, Yas et Halotel. Les autorit&#233;s lui ont donc recommand&#233; de se concentrer sur des segments o&#249; elle est plus comp&#233;titive, notamment le haut d&#233;bit et les infrastructures num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; publique de t&#233;l&#233;communications tanzanienne TTCL vise 1 million d'abonn&#233;s &#224; la fibre optique dans les trois prochaines ann&#233;es. L'initiative, qui s'inscrit dans une strat&#233;gie d'expansion du haut d&#233;bit, vise &#224; acc&#233;l&#233;rer la connectivit&#233; sur l'ensemble du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet objectif a &#233;t&#233; annonc&#233; la semaine derni&#232;re par le directeur g&#233;n&#233;ral de TTCL, Moremi Marwa, lors d'une c&#233;r&#233;monie de remise de v&#233;hicules aux &#233;quipes, selon la presse locale. Il a pr&#233;cis&#233; que la mise en &#339;uvre a d&#233;but&#233; cette ann&#233;e et qu'elle va s'intensifier dans les prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'exercice en cours, l'entreprise s'est fix&#233; 280 000 nouvelles connexions, dont environ 200 000 ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es. TTCL pr&#233;voit ensuite de d&#233;ployer 400 000 connexions en 2026/27, puis environ 300 000 en 2027/28.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dirigeant a indiqu&#233; que le d&#233;ploiement actuel est concentr&#233; sur Dar es Salaam, Dodoma, Mwanza, Iringa, Mbeya, Zanzibar et Arusha, o&#249; des syst&#232;mes cl&#233;s sont en cours d'installation pour faciliter l'int&#233;gration des clients et la fourniture des services. La phase suivante &#233;tendra progressivement la couverture au reste du pays, avec un objectif de d&#233;ploiement national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette strat&#233;gie intervient dans un contexte de transformation num&#233;rique acc&#233;l&#233;r&#233;e en Tanzanie, marqu&#233; par une demande croissante en connectivit&#233; &#224; haut d&#233;bit. Dans ce cadre, la fibre optique est pr&#233;sent&#233;e comme une solution cl&#233; pour les administrations publiques, les entreprises et les particuliers. &#192; domicile, elle devient essentielle pour des usages comme la maison connect&#233;e, le streaming, le gaming, l'e-learning ou encore le t&#233;l&#233;travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la pr&#233;sidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan avait d&#233;j&#224; recommand&#233; en mars 2023 &#224; TTCL de se recentrer sur les services &#224; haut d&#233;bit. Elle estimait alors que la soci&#233;t&#233; n'avait pas r&#233;ussi &#224; s'imposer comme op&#233;rateur mobile, malgr&#233; son acc&#232;s aux infrastructures publiques de t&#233;l&#233;communications. Dans le m&#234;me temps, TTCL avait annonc&#233; comme objectif d'atteindre 1 million de clients &#224; l'horizon 2027.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Moremi Marwa, ce programme vise &#233;galement &#224; renforcer la position de TTCL sur le march&#233; du haut d&#233;bit. Les donn&#233;es du r&#233;gulateur montrent que la soci&#233;t&#233; ne d&#233;tenait que 2,78 % de part de march&#233; sur l'Internet mobile &#224; fin mars, un segment domin&#233; par Vodacom, Yas et Airtel. Sur le fixe, en revanche, TTCL occupe la troisi&#232;me position avec 63 843 abonn&#233;s, derri&#232;re Airtel (213 010 abonn&#233;s) et Vodacom (114 109 abonn&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 6 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sierra Leone : 400&#8239;millions USD investis dans les t&#233;l&#233;coms, mais un d&#233;ficit d'usage de 60&#8239;%</title>
		<link>https://osiris.sn/sierra-leone-400-millions-usd-investis-dans-les-telecoms-mais-un-deficit-d.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/sierra-leone-400-millions-usd-investis-dans-les-telecoms-mais-un-deficit-d.html</guid>
		<dc:date>2026-05-04T18:03:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Politiques africaines</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, les pays africains intensifient les investissements dans l'infrastructure pour r&#233;duire la fracture num&#233;rique sur le continent. Cela a r&#233;duit significativement la population non couverte, mais l'adoption r&#233;elle des services peine &#224; suivre. &lt;br class='autobr' /&gt;
En Sierra Leone, 60 % de la population n'utilise pas les services t&#233;l&#233;coms, selon les autorit&#233;s. Ce d&#233;ficit d'usage persiste en d&#233;pit d'un investissement global de 400&#8239;millions de dollars, qui a notamment permis d'&#233;tendre le r&#233;seau (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-politiques-africaines-+.html" rel="tag"&gt;Politiques africaines&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/sierra_leone-7-6dac9.jpg?1779220004' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, les pays africains intensifient les investissements dans l'infrastructure pour r&#233;duire la fracture num&#233;rique sur le continent. Cela a r&#233;duit significativement la population non couverte, mais l'adoption r&#233;elle des services peine &#224; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Sierra Leone, 60 % de la population n'utilise pas les services t&#233;l&#233;coms, selon les autorit&#233;s. Ce d&#233;ficit d'usage persiste en d&#233;pit d'un investissement global de 400&#8239;millions de dollars, qui a notamment permis d'&#233;tendre le r&#233;seau de base national en fibre optique &#224; 14 districts sur 16.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salima Monorma Bah (photo), ministre de la Communication, de la Technologie et de l'Innovation, a dress&#233; ce constat la semaine derni&#232;re lors d'une concertation sectorielle organis&#233;e par la Commission parlementaire de l'information et des communications. La rencontre a mobilis&#233; les instances parlementaires, l'Autorit&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications (NatCA), les directions de Sierratel, de SALPOST et du projet Felei Tech City, ainsi que les dirigeants des op&#233;rateurs mobiles et la soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une fracture num&#233;rique prononc&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fracture num&#233;rique reste marqu&#233;e en Sierra Leone. Selon un classement bas&#233; sur l'Indice de d&#233;veloppement des TIC 2024 de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), le pays se classe au 38&#7497; rang africain sur 47 pays &#233;tudi&#233;s. Il a enregistr&#233; un score de 34,3 sur 100. Ce score est le fruit de 10 indicateurs, dont le pourcentage des particuliers utilisant Internet, la p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie mobile &#224; large bande mobile, le trafic de donn&#233;es mobiles &#224; large bande, le prix des donn&#233;es mobiles et des services voix et le taux de possession de t&#233;l&#233;phones mobiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les donn&#233;es de l'UIT, la Sierra Leone affichait en 2024 un taux de couverture de la 2G de 96 %, contre 97,2 % pour la 3G. La 4G, de son c&#244;t&#233;, couvrait 81,6 % de la population. Malgr&#233; cette couverture relativement &#233;tendue, l'utilisation effective de ces services peine &#224; suivre. En effet, l'UIT indique que le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie mobile ne d&#233;passe pas 50,3 %, tandis que celui de l'Internet stagne &#224; seulement 25,1 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mutualisation des infrastructures, un levier cl&#233; de connectivit&#233; universelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour combler ce foss&#233;, Mme Bah a exhort&#233; l'industrie &#224; se responsabiliser davantage et &#224; mutualiser les infrastructures. Cette d&#233;marche vise &#224; r&#233;duire les co&#251;ts d'exploitation, v&#233;ritable frein &#224; l'accessibilit&#233; financi&#232;re des services. Selon la ministre, ces gains d'efficacit&#233; constituent la condition indispensable pour atteindre une connectivit&#233; universelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pleine expansion sur le continent africain, la mutualisation consiste pour les op&#233;rateurs &#224; partager leurs &#233;quipements physiques et technologiques au lieu de d&#233;ployer des r&#233;seaux parall&#232;les de mani&#232;re individuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport d'Ecofin Pro publi&#233; en d&#233;cembre 2024 distingue &#224; ce titre deux mod&#232;les. Le partage passif se limite aux &#233;l&#233;ments non &#233;lectroniques comme les tours, les poteaux et les locaux, chaque op&#233;rateur conservant l'exclusivit&#233; de son r&#233;seau actif. Bien que plus simple techniquement, il g&#233;n&#232;re moins d'&#233;conomies que le partage actif, qui inclut &#233;galement la mise en commun des &#233;quipements &#233;lectroniques tels que les commutateurs et les n&#339;uds d'acc&#232;s radio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UIT pr&#233;cise que le partage actif int&#232;gre par ailleurs l'itin&#233;rance mobile, permettant &#224; un op&#233;rateur d'exploiter le r&#233;seau d'un concurrent dans les zones o&#249; il ne dispose pas de ses propres infrastructures. L'institution onusienne souligne que cette strat&#233;gie r&#233;duit drastiquement les co&#251;ts de d&#233;ploiement, particuli&#232;rement dans les zones rurales ou les march&#233;s marginaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce partage peut &#233;galement encourager la migration vers de nouvelles technologies et le d&#233;ploiement du haut d&#233;bit mobile. Il peut en outre renforcer la concurrence entre op&#233;rateurs de services mobiles et fournisseurs de services, lorsque des mesures de sauvegarde sont utilis&#233;es pour emp&#234;cher les comportements anticoncurrentiels &#187;, conclut l'UIT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&#224; de l'infrastructure...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'objectif final des autorit&#233;s est de r&#233;duire les co&#251;ts des services pour les consommateurs, la mutualisation des infrastructures appara&#238;t comme un levier pertinent, mais insuffisant &#224; lui seul. En effet, la baisse effective des prix d&#233;pendra aussi d'autres facteurs, notamment la fiscalit&#233; appliqu&#233;e au secteur, le niveau de concurrence entre les op&#233;rateurs, ainsi que les co&#251;ts li&#233;s &#224; l'&#233;nergie et &#224; la maintenance des r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'accessibilit&#233; financi&#232;re ne garantit pas automatiquement une hausse de l'usage. Elle doit s'accompagner d'efforts sur la disponibilit&#233; de terminaux adapt&#233;s, le d&#233;veloppement des comp&#233;tences num&#233;riques, l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de service, ainsi que la pertinence des contenus et services propos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, l'adoption des smartphones, indispensables pour l'acc&#232;s &#224; Internet, reste encore marginale en Sierra Leone. Selon la Banque mondiale, 28,53 % de la population sierra-l&#233;onaise &#226;g&#233;e de plus de 15 ans poss&#233;dait un smartphone en 2024. Ce ph&#233;nom&#232;ne, commun &#224; l'Afrique dans son ensemble, est notamment d&#251; au co&#251;t jug&#233; &#233;lev&#233; de ces appareils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 4 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
