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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>PayPal &#233;tend son stablecoin PYUSD &#224; 70 march&#233;s, dont plusieurs pays africains</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec la progression du commerce num&#233;rique, les acteurs du paiement acc&#233;l&#232;rent le d&#233;veloppement de nouvelles infrastructures financi&#232;res bas&#233;es sur la blockchain. Les stablecoins apparaissent comme des outils capables de r&#233;duire les co&#251;ts et d'am&#233;liorer la rapidit&#233; des transactions internationales. &lt;br class='autobr' /&gt;
PayPal a annonc&#233;, le mercredi 20 mai, l'extension de son stablecoin PayPal USD (PYUSD) &#224; 70 march&#233;s &#224; travers le monde, dont plusieurs pays africains. L'entreprise am&#233;ricaine sp&#233;cialis&#233;e dans les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/pyusd-611ff.jpg?1779390466' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la progression du commerce num&#233;rique, les acteurs du paiement acc&#233;l&#232;rent le d&#233;veloppement de nouvelles infrastructures financi&#232;res bas&#233;es sur la blockchain. Les stablecoins apparaissent comme des outils capables de r&#233;duire les co&#251;ts et d'am&#233;liorer la rapidit&#233; des transactions internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PayPal a annonc&#233;, le mercredi 20 mai, l'extension de son stablecoin PayPal USD (PYUSD) &#224; 70 march&#233;s &#224; travers le monde, dont plusieurs pays africains. L'entreprise am&#233;ricaine sp&#233;cialis&#233;e dans les paiements num&#233;riques veut permettre aux particuliers et aux entreprises d'effectuer des transferts internationaux plus rapides et &#224; moindre co&#251;t gr&#226;ce &#224; cette monnaie num&#233;rique adoss&#233;e au dollar am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PYUSD sera directement accessible depuis les comptes PayPal des utilisateurs concern&#233;s. Ces derniers pourront acheter, d&#233;tenir, envoyer ou recevoir des fonds en stablecoin, mais aussi transf&#233;rer de l'argent vers des portefeuilles num&#233;riques tiers ou convertir leurs avoirs en monnaie locale. Pour les entreprises, PayPal met surtout en avant l'acc&#233;l&#233;ration des r&#232;glements transfrontaliers, avec des d&#233;lais ramen&#233;s &#224; quelques minutes contre plusieurs jours dans les circuits bancaires traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Proposer le PYUSD en Afrique, c'est apporter une valeur tangible aux personnes et aux entreprises qui stimulent la croissance sur ces march&#233;s dynamiques. Les particuliers b&#233;n&#233;ficient d'un moyen flexible et stable de transf&#233;rer des fonds plus rapidement, tandis que les entreprises peuvent rationaliser les paiements transfrontaliers, am&#233;liorer les d&#233;lais de r&#232;glement et cr&#233;er de nouvelles perspectives de croissance &#187;, d&#233;clare Otto Williams, vice&#8209;pr&#233;sident principal et directeur g&#233;n&#233;ral de PayPal pour le Moyen&#8209;Orient et l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette initiative intervient dans un contexte de forte croissance des paiements num&#233;riques et des transferts transfrontaliers sur le continent africain. Selon la Banque mondiale, l'Afrique subsaharienne reste la r&#233;gion o&#249; les co&#251;ts des transferts d'argent sont les plus &#233;lev&#233;s au monde, avec un co&#251;t moyen sup&#233;rieur &#224; 7 % pour l'envoi de 200 dollars. Les stablecoins suscitent ainsi un int&#233;r&#234;t croissant aupr&#232;s des fintech et des acteurs du paiement, qui y voient une alternative aux circuits traditionnels souvent jug&#233;s lents et co&#251;teux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lancement du PYUSD &#224; l'international s'inscrit &#233;galement dans une comp&#233;tition croissante autour des monnaies num&#233;riques adoss&#233;es au dollar. Depuis son lancement aux &#201;tats&#8209;Unis en 2023, PayPal cherche &#224; renforcer l'usage de son stablecoin dans le commerce &#233;lectronique, les transferts internationaux et les services financiers num&#233;riques. Selon la plateforme sp&#233;cialis&#233;e Odaily, l'offre de stablecoins a atteint un nouveau sommet, d&#233;passant 323 milliards de dollars, port&#233; notamment par la progression des usages li&#233;s aux paiements num&#233;riques et aux actifs num&#233;riques dans les &#233;conomies &#233;mergentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samira Njoya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.wearetech.africa/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;WeAreTechAfrica&lt;/a&gt;, 20 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alg&#233;rie : le paiement &#233;lectronique franchit le cap des 22 millions de cartes</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La num&#233;risation des services financiers gagne du terrain en Alg&#233;rie. Entre hausse du nombre de cartes bancaires, d&#233;ploiement des terminaux de paiement et progression des transactions &#233;lectroniques, le pays cherche &#224; installer durablement les usages num&#233;riques dans l'&#233;conomie. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Alg&#233;rie poursuit l'acc&#233;l&#233;ration de sa transition vers les paiements num&#233;riques. Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a annonc&#233; le jeudi 14 mai devant le Conseil de la nation que le pays comptait, &#224; fin mars (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L122xH122/algerie-52-2c229.jpg?1779193983' class='spip_logo spip_logo_right' width='122' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La num&#233;risation des services financiers gagne du terrain en Alg&#233;rie. Entre hausse du nombre de cartes bancaires, d&#233;ploiement des terminaux de paiement et progression des transactions &#233;lectroniques, le pays cherche &#224; installer durablement les usages num&#233;riques dans l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Alg&#233;rie poursuit l'acc&#233;l&#233;ration de sa transition vers les paiements num&#233;riques. Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a annonc&#233; le jeudi 14 mai devant le Conseil de la nation que le pays comptait, &#224; fin mars 2026, plus de 22 millions de cartes de paiement en circulation, dont pr&#232;s de 18 millions de cartes Edahabia &#233;mises par Alg&#233;rie Poste. Cette progression s'inscrit dans la strat&#233;gie de transformation num&#233;rique engag&#233;e par les autorit&#233;s pour renforcer l'inclusion financi&#232;re et moderniser les services de paiement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres communiqu&#233;s par le minist&#232;re t&#233;moignent de cette progression. Le parc national de distributeurs automatiques de billets a atteint 4713 appareils &#224; fin mars 2026, pour environ 235 millions d'op&#233;rations enregistr&#233;es. Le nombre de terminaux de paiement &#233;lectronique (TPE) d&#233;passe d&#233;sormais les 104 000 unit&#233;s, contre environ 68 000 &#224; fin 2024, traduisant une acc&#233;l&#233;ration importante du d&#233;ploiement des &#233;quipements chez les commer&#231;ants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation des moyens de paiement num&#233;riques progresse &#233;galement en valeur. Selon les donn&#233;es du GIE Mon&#233;tique, les paiements &#233;lectroniques r&#233;alis&#233;s via TPE, Internet et mobile ont atteint 939 milliards de dinars (7 milliards $) en 2025, en hausse de 46 % sur un an. Les paiements sur Internet ont particuli&#232;rement progress&#233;, avec plus de 27 millions de transactions enregistr&#233;es pour une valeur d&#233;passant 145 milliards de dinars. Les transferts d'argent via mobile ont eux aussi connu une forte croissance, stimul&#233;s notamment par les applications BaridMob et Wimpay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique est port&#233;e par plusieurs r&#233;formes engag&#233;es ces derni&#232;res ann&#233;es. Les autorit&#233;s ont notamment cr&#233;&#233;, en 2024, une Commission nationale des moyens de paiement &#233;lectronique afin d'acc&#233;l&#233;rer le d&#233;veloppement de la mon&#233;tique et d'am&#233;liorer la s&#233;curit&#233; des transactions. En parall&#232;le, l'extension des services publics num&#233;riques, l'essor du commerce &#233;lectronique et la g&#233;n&#233;ralisation progressive des paiements en ligne contribuent &#224; modifier les habitudes de consommation dans un pays historiquement domin&#233; par les paiements en esp&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement du e-paiement reste toutefois confront&#233; &#224; plusieurs d&#233;fis. Malgr&#233; l'augmentation rapide du nombre de cartes et de TPE, l'usage du cash demeure largement dominant dans l'&#233;conomie alg&#233;rienne. Selon des donn&#233;es relay&#233;es r&#233;cemment par le GIE Mon&#233;tique, moins de 10 % des commer&#231;ants du pays disposent actuellement d'un terminal de paiement &#233;lectronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s misent n&#233;anmoins sur la poursuite de la num&#233;risation des services financiers pour acc&#233;l&#233;rer l'adoption des paiements &#233;lectroniques. Pour le gouvernement, l'enjeu d&#233;passe la simple modernisation des transactions : il s'agit aussi de r&#233;duire l'&#233;conomie informelle, d'am&#233;liorer la tra&#231;abilit&#233; des flux financiers et de favoriser une plus grande inclusion financi&#232;re dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samira Njoya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.wearetech.africa/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;WeAreTechAfrica&lt;/a&gt;, 15 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Niger lance sa premi&#232;re carte virtuelle pour acc&#233;l&#233;rer son inclusion financi&#232;re</title>
		<link>https://osiris.sn/le-niger-lance-sa-premiere-carte-virtuelle-pour-accelerer-son-inclusion.html</link>
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		<dc:date>2026-05-13T14:18:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En partenariat avec Visa, la fintech locale Amana introduit la premi&#232;re carte virtuelle au Niger. Cette innovation majeure vise &#224; pallier le faible taux de bancarisation national en connectant les populations &#224; l'&#233;conomie num&#233;rique mondiale via une solution de paiement d&#233;mat&#233;rialis&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le secteur financier nig&#233;rien conna&#238;t une mutation historique avec l'annonce officielle du lancement de la toute premi&#232;re carte virtuelle du pays. Ce projet ambitieux, fruit d'une collaboration entre Amana (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/niger-17-f437c.jpg?1779198193' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En partenariat avec Visa, la fintech locale Amana introduit la premi&#232;re carte virtuelle au Niger. Cette innovation majeure vise &#224; pallier le faible taux de bancarisation national en connectant les populations &#224; l'&#233;conomie num&#233;rique mondiale via une solution de paiement d&#233;mat&#233;rialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur financier nig&#233;rien conna&#238;t une mutation historique avec l'annonce officielle du lancement de la toute premi&#232;re carte virtuelle du pays. Ce projet ambitieux, fruit d'une collaboration entre Amana Transfert d'Argent et Finance S.A. et Visa, promet de relever le taux de bancarisation en permettant &#224; des millions d'utilisateurs d'acc&#233;der pour la premi&#232;re fois &#224; une solution de paiement en ligne reconnue &#224; l'international. Dans un environnement r&#233;gional o&#249; la num&#233;risation des &#233;changes devient la norme, cette avanc&#233;e positionne le Niger sur la trajectoire de la modernit&#233; transactionnelle d&#233;j&#224; amorc&#233;e par ses voisins de l'UEMOA comme la C&#244;te d'Ivoire ou le S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse des indicateurs de la BCEAO r&#233;v&#232;le l'opportunit&#233; de rattrapage que repr&#233;sente ce nouveau service. Le Niger affiche actuellement le taux d'inclusion financi&#232;re globale le plus bas de la zone UEMOA avec seulement 17,4 %. Cette statistique contraste fortement avec le Taux global d'inclusion financi&#232;re (TGIF) moyen r&#233;gional estim&#233; &#224; 73,6 %. Le taux de bancarisation strict, qui ne comptabilise que les comptes ouverts dans les banques commerciales ou les services postaux, oscille entre 10 % et 12 % au niveau national. M&#234;me en int&#233;grant le secteur de la microfinance pour obtenir un taux de bancarisation &#233;largi d'environ 16 %, le constat reste celui d'une population largement tenue &#224; l'&#233;cart des circuits bancaires classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces barri&#232;res structurelles, le mod&#232;le de la carte virtuelle adoss&#233;e &#224; une application mobile offre une alternative agile pour rallier massivement des utilisateurs de l'&#233;conomie informelle vers l'&#233;conomie formelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement reconnue pour sa domination dans le secteur du transfert d'argent &#224; travers sa plateforme AmanaTa, l'institution nig&#233;rienne Amana t&#233;moigne d'une adoption massive tant &#224; Niamey que dans les villes secondaires. Avec la cr&#233;ation instantan&#233;e de la carte depuis le smartphone, la fintech permet &#224; ses utilisateurs de contourner les lourdeurs administratives et g&#233;ographiques li&#233;es &#224; l'ouverture d'un compte bancaire classique. Cette d&#233;mat&#233;rialisation r&#233;pond &#233;galement aux besoins d'une jeunesse urbaine et d'une classe moyenne &#233;mergente d&#233;sireuse de participer &#224; l'&#233;conomie globale sans poss&#233;der n&#233;cessairement de carte physique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le directeur g&#233;n&#233;ral d'Amana, Mohamed Attaib Kalifa, ce partenariat vient renforcer leur engagement ind&#233;fectible en faveur de l'inclusion financi&#232;re et de la digitalisation des paiements, tout en rapprochant concr&#232;tement les populations des services financiers de nouvelle g&#233;n&#233;ration. Du c&#244;t&#233; de Visa, l'enthousiasme est tout aussi manifeste quant au potentiel de croissance du march&#233; nig&#233;rien. Ismahill Diaby, Vice-Pr&#233;sident et directeur g&#233;n&#233;ral Afrique de l'Ouest et Centrale Francophone et Lusophone, explique qu'en combinant la port&#233;e locale d'Amana avec l'expertise mondiale de Visa, les partenaires permettent &#224; des millions d'utilisateurs d'acc&#233;der pour la premi&#232;re fois &#224; des moyens de paiement digitaux simples et s&#233;curis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t strat&#233;gique de ce d&#233;ploiement r&#233;side &#233;galement dans l'ouverture de nouveaux cas d'usage jusqu'alors inaccessibles pour une grande partie des citoyens. Le e-commerce, les abonnements aux services de streaming, le r&#232;glement de frais de scolarit&#233; &#224; l'&#233;tranger ou les transactions sur les plateformes internationales deviennent d&#233;sormais possibles gr&#226;ce &#224; la recharge du portefeuille virtuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les analystes, cette capacit&#233; de paiement transfrontalier est un moteur essentiel pour le d&#233;veloppement des PME locales qui peuvent d&#233;sormais s'approvisionner ou vendre leurs services en ligne. Au-del&#224; de la commodit&#233; technique, ce saut technologique repr&#233;sente une opportunit&#233; unique de rattraper son retard sur le reste de la zone UEMOA et de faire du num&#233;rique le moteur de sa croissance &#233;conomique inclusive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cette effervescence technologique soul&#232;ve une question centrale pour l'avenir de la finance r&#233;gionale : celle de la bataille pour la donn&#233;e transactionnelle. Alors que le Niger et les autres pays membres de l'UEMOA entrent de plain-pied dans l'&#232;re du paiement d&#233;mat&#233;rialis&#233;, une interrogation demeure sur l'identit&#233; du v&#233;ritable possesseur du client final. Entre les g&#233;ants mondiaux du paiement comme Visa, les acteurs locaux tels qu'Amana et Djamo, et les multinationales de la tech &#224; l'instar d'Orange Bank Africa ou Wave Mobile Money, comment se r&#233;partit la valeur ajout&#233;e issue de la connaissance client ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce nouvel &#233;cosyst&#232;me, il y a fort &#224; parier que c'est celui qui parviendra &#224; transformer la donn&#233;e brute en services financiers pr&#233;dictifs qui d&#233;tiendra la cl&#233; de la souverainet&#233; num&#233;rique sur le march&#233; r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anselme Ak&#233;ko&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://cio-mag.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CIO Mag&lt;/a&gt;, 13 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cryptoactif, la monnaie num&#233;rique qui menace</title>
		<link>https://osiris.sn/cryptoactif-la-monnaie-numerique-qui-menace.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/cryptoactif-la-monnaie-numerique-qui-menace.html</guid>
		<dc:date>2026-05-13T13:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La technologie a apport&#233; des mutations jusque dans des segments jadis tr&#232;s conservateurs. C'est le cas de la monnaie. De la monnaie classique, on est pass&#233;e &#224; la monnaie &#233;lectronique. Aujourd'hui, on parle de cryptoactifs. En quoi consiste-t-il ? Il s'agit de monnaies num&#233;riques utilis&#233;es sur Internet. Contrairement &#224; l'argent classique, comme le franc CFA ou l'euro, elles n'existent pas sous forme de billets ou de pi&#232;ces. Elles sont stock&#233;es dans des portefeuilles num&#233;riques appel&#233;s &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-fintech-+.html" rel="tag"&gt;Fintech&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH84/bceao-14-a8a17.jpg?1779198193' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La technologie a apport&#233; des mutations jusque dans des segments jadis tr&#232;s conservateurs. C'est le cas de la monnaie. De la monnaie classique, on est pass&#233;e &#224; la monnaie &#233;lectronique. Aujourd'hui, on parle de cryptoactifs. En quoi consiste-t-il ? Il s'agit de monnaies num&#233;riques utilis&#233;es sur Internet. Contrairement &#224; l'argent classique, comme le franc CFA ou l'euro, elles n'existent pas sous forme de billets ou de pi&#232;ces. Elles sont stock&#233;es dans des portefeuilles num&#233;riques appel&#233;s &#171; wallets &#187; et peuvent &#234;tre envoy&#233;es rapidement entre utilisateurs gr&#226;ce &#224; Internet. Le cryptoactif le plus connu est Bitcoin. Ces cryptoactifs fonctionnent avec une technologie appel&#233;e blockchain. Elle permet d'enregistrer et de s&#233;curiser toutes les transactions r&#233;alis&#233;es entre les utilisateurs. Les cryptoactifs peuvent &#234;tre utilis&#233;s pour acheter des produits, envoyer de l'argent ou faire des investissements. Certaines personnes ach&#232;tent des cryptoactifs dans l'espoir de les revendre plus cher plus tard. Si le prix augmente, elles gagnent de l'argent. Mais si le prix baisse, elles peuvent aussi perdre de l'argent.En Afrique, les cryptoactifs se d&#233;veloppent rapidement. De plus en plus de jeunes utilisent ces monnaies num&#233;riques pour effectuer des paiements, recevoir de l'argent ou investir. Leur succ&#232;s s'explique notamment par l'utilisation du t&#233;l&#233;phone mobile et le d&#233;veloppement des services num&#233;riques. Pour beaucoup d'acteurs, les cryptoactifs peuvent favoriser l'innovation, acc&#233;l&#233;rer les paiements et r&#233;duire le co&#251;t des transferts, en particulier pour les diasporas. D'apr&#232;s un rapport publi&#233; r&#233;cemment, pr&#232;s de 154 milliards de dollars ont &#233;t&#233; re&#231;us en 2025 par des adresses illicites dans le monde, dont 84 % en stablecoins. &#192; cela s'ajoutent les menaces li&#233;es &#224; la forte volatilit&#233; des actifs virtuels qui expose les investisseurs &#224; des pertes importantes. Il faut &#233;galement ajouter les risques de blanchiment de capitaux, de financement d'activit&#233;s illicites, de fraude, de cybercriminalit&#233; et de faible protection des consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant de menaces qui n'&#233;chappent pas &#224; l'attention de la Banque centrale des &#201;tats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao). Mais l'enjeu est important et plus ou moins complexe. Il s'agit d'un c&#244;t&#233; d'encourager l'inclusion financi&#232;re, ce qu'offre avec efficacit&#233; la technologie. Mais l'inqui&#233;tude demeure quand l'int&#233;grit&#233; du syst&#232;me financier est menac&#233;e. En effet, selon plusieurs chercheurs, une expansion non encadr&#233;e des actifs num&#233;riques pourrait, &#224; terme, affaiblir l'efficacit&#233; de la politique mon&#233;taire et compliquer davantage la supervision du secteur financier r&#233;gional. Confront&#233;e &#224; cette &#233;quation, l'Union europ&#233;enne a instaur&#233; le r&#232;glement Mica (Markets in Crypto-Assets). Entr&#233; en vigueur en juin 2023 et applicable fin 2024, il a instaur&#233; un cadre harmonis&#233; pour les actifs virtuels dans l'espace, en imposant des r&#232;gles strictes aux &#233;metteurs et prestataires de services pour prot&#233;ger les consommateurs et assurer la stabilit&#233; financi&#232;re. Aujourd'hui, le d&#233;fi pour la Bceao c'est de trouver une l&#233;gislation qui, sans freiner l'innovation, encadre un segment nouveau qui n'a pas fini avec ses mutations, mais qui, sans encadrement, peut avoir des impacts r&#233;els sur le syst&#232;me financier r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oumar F&#233;dior&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Soleil&lt;/a&gt;, 13 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Politique mon&#233;taire et crypto-actifs : Trois imp&#233;ratifs pour la BCEAO</title>
		<link>https://osiris.sn/politique-monetaire-et-crypto-actifs-trois-imperatifs-pour-la-bceao.html</link>
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		<dc:date>2026-05-13T13:31:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La conf&#233;rence du 8 mai 2026 organis&#233;e par la BCEAO &#224; Dakar sur la probl&#233;matique des opportunit&#233;s et d&#233;fis des crypto-actifs pour la stabilit&#233; mon&#233;taire et financi&#232;re pose la bonne question. La r&#233;ponse qui en d&#233;coule n'est pas simple, mais elle pourrait tenir en trois imp&#233;ratifs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier est la mesure avant la r&#233;gulation. La BCEAO ne peut pas r&#233;guler ce qu'elle ne mesure pas. La priorit&#233; absolue est de construire un syst&#232;me de surveillance des flux crypto en zone UEMOA (en partenariat (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-fintech-+.html" rel="tag"&gt;Fintech&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH84/bceao-13-c1829.jpg?1779198193' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La conf&#233;rence du 8 mai 2026 organis&#233;e par la BCEAO &#224; Dakar sur la probl&#233;matique des opportunit&#233;s et d&#233;fis des crypto-actifs pour la stabilit&#233; mon&#233;taire et financi&#232;re pose la bonne question. La r&#233;ponse qui en d&#233;coule n'est pas simple, mais elle pourrait tenir en trois imp&#233;ratifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier est la mesure avant la r&#233;gulation. La BCEAO ne peut pas r&#233;guler ce qu'elle ne mesure pas. La priorit&#233; absolue est de construire un syst&#232;me de surveillance des flux crypto en zone UEMOA (en partenariat avec les plateformes d'&#233;change, les op&#233;rateurs de monnaie &#233;lectronique et les services de renseignement financier nationaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me est la r&#233;ponse par la qualit&#233; mon&#233;taire. Les stablecoins prosp&#232;rent l&#224; o&#249; la monnaie nationale est per&#231;ue comme instable ou peu pratique. La meilleure d&#233;fense de la BCEAO contre l'adoption massive des stablecoins est de rendre le FCFA aussi pratique, aussi rapide et aussi peu co&#251;teux &#224; utiliser que l'USDT. La PI-SPI (la plateforme de paiement instantan&#233; lanc&#233;e en septembre 2025) est un pas dans cette direction. Une MDBC (Monnaie Digitale de Banque Centrale) FCFA serait le pas d&#233;cisif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me est la coordination internationale. Les stablecoins sont &#233;mis &#224; San Francisco par Circle et Tether, enregistr&#233;s dans des juridictions offshore, utilis&#233;s en Afrique de l'Ouest. Aucune banque centrale nationale ou r&#233;gionale ne peut les r&#233;guler seule. La coordination avec le FMI, le FSB et les r&#233;gulateurs des pays &#233;metteurs est une condition n&#233;cessaire (m&#234;me si elle est politiquement difficile &#224; organiser).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que B&#226;le pr&#233;voit sur les crypto-actifs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; de B&#226;le (l'instance internationale qui fixe les r&#232;gles prudentielles pour les banques du monde entier) a publi&#233; en d&#233;cembre 2022 son premier cadre complet sur les crypto-actifs. Entr&#233;e en vigueur pr&#233;vue : janvier 2026. Pour les banques de la zone UEMOA, c'est une r&#233;volution silencieuse qui approche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le principe de base : tout classer selon le risque r&#233;el&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des ann&#233;es, les r&#233;gulateurs bancaires ont regard&#233; les crypto-actifs de loin, sans savoir comment les int&#233;grer dans leurs r&#232;gles prudentielles. B&#226;le met fin &#224; ce flou. Sa r&#233;ponse tient en un principe simple : on classe, puis on calibre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, chaque crypto-actif qu'une banque d&#233;tient dans son bilan est d&#233;sormais rang&#233; dans une cat&#233;gorie pr&#233;cise (et cette cat&#233;gorie d&#233;termine combien de fonds propres la banque doit mettre de c&#244;t&#233; en couverture). Plus l'actif est risqu&#233;, plus la couverture est &#233;lev&#233;e. Moins il est risqu&#233;, plus le traitement est favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les actifs trait&#233;s comme des instruments classiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier groupe rassemble les crypto-actifs jug&#233;s suffisamment proches des instruments financiers traditionnels pour &#234;tre trait&#233;s de la m&#234;me fa&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Groupe 1a concerne les actifs traditionnels simplement &#171; tokenis&#233;s &#187; (consiste &#224; convertir des droits sur un actif (immobilier, actions, obligations) en jetons num&#233;riques (tokens) sur une blockchain, permettant une propri&#233;t&#233; fractionn&#233;e, une liquidit&#233; accrue et des transactions plus rapides. C'est un march&#233; en pleine expansion, utilis&#233; pour s&#233;curiser des actifs r&#233;els (RWA) et optimiser les paiements). Une obligation d'&#201;tat inscrite sur une blockchain reste une obligation d'&#201;tat. Une action d'entreprise tokenis&#233;e reste une action d'entreprise. Le traitement prudentiel est identique &#224; celui de l'actif d'origine. Aucune charge de capital suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Groupe 1b concerne les stablecoins (ces crypto-actifs dont la valeur est index&#233;e sur une monnaie classique comme le dollar ou l'euro). Mais pas tous les stablecoins : seulement ceux qui peuvent prouver que leurs r&#233;serves sont r&#233;elles, v&#233;rifiables, suffisantes et liquides. Un stablecoin dollar adoss&#233; &#224; 100% de bons du Tr&#233;sor am&#233;ricain audit&#233;s en temps r&#233;el entre dans cette cat&#233;gorie. Il est trait&#233; comme un bon du Tr&#233;sor am&#233;ricain (avec la pond&#233;ration en risque correspondante). La logique est limpide : ce qui compte, c'est l'actif sous-jacent, pas la forme num&#233;rique dans laquelle il est habill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les actifs &#224; traitement s&#233;v&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me groupe rassemble tous les crypto-actifs qui ne peuvent pas prouver qu'ils sont adoss&#233;s &#224; quelque chose de solide et de v&#233;rifiable : Bitcoin, Ethereum, et la grande majorit&#233; des tokens circulant sur les march&#233;s en font partie. Pour ces actifs, B&#226;le applique une pond&#233;ration en risque de 1 250%. Ce chiffre m&#233;rite d'&#234;tre compris dans ses implications concr&#232;tes. Si une banque d&#233;tient 100 millions de FCFA de Bitcoin, elle doit provisionner 1 250 millions de FCFA de fonds propres en couverture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est douze fois et demie la valeur de la position. En pratique, aucune banque ne peut rentabiliser une telle charge. C'est une quasi-interdiction &#233;conomique (sans &#234;tre une interdiction juridique).&lt;br class='autobr' /&gt;
La distinction entre Groupe 2a (actifs avec instruments de couverture) et Groupe 2b (actifs sans aucune garantie) existe, mais le traitement reste prohibitif dans les deux cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le plafond global : 2% des fonds propres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la pond&#233;ration par actif, B&#226;le fixe une limite globale. Une banque ne peut pas d&#233;tenir plus de 2% (Pour les banques de taille moyenne (la majorit&#233; des &#233;tablissements de la zone) 2% est une contrainte tr&#232;s serr&#233;e) de ses fonds propres de base en crypto-actifs du Groupe 2. Au-del&#224; de ce seuil, les exigences de capital deviennent exponentiellement punitives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques commerciales avaient plaid&#233; pour un plafond &#224; 5%. Le Comit&#233; a tenu ferme &#224; 2% (notamment apr&#232;s les effondrements spectaculaires de Terra/LUNA en mai 2022 et de la plateforme FTX en novembre 2022, qui ont d&#233;montr&#233; que la volatilit&#233; de ces actifs pouvait &#234;tre syst&#233;mique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les trois piliers dans leur version num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cadre b&#226;lois sur les crypto-actifs reprend l'architecture des trois piliers qui structurent toute la r&#233;glementation bancaire internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier pilier (les fonds propres minimaux) est le plus avanc&#233;. C'est la classification en Groupe 1 et 2 et les pond&#233;rations en risque d&#233;crites ci-dessus. Il s'applique &#224; toutes les expositions directes des banques aux crypto-actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me pilier (la supervision prudentielle) impose aux banques de d&#233;montrer &#224; leurs superviseurs qu'elles disposent de syst&#232;mes de gestion des risques adapt&#233;s aux sp&#233;cificit&#233;s des crypto-actifs. Volatilit&#233; extr&#234;me, march&#233;s ouverts 24h/24, risque op&#233;rationnel li&#233; aux infrastructures blockchain, incertitudes juridiques : autant de dimensions que les dispositifs de gestion des risques classiques ne couvrent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me pilier (la transparence) impose aux banques de publier leurs expositions aux crypto-actifs dans leurs rapports prudentiels. Le march&#233; doit pouvoir observer et sanctionner les banques qui prennent des risques excessifs. C'est la discipline par la visibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trois questions pour les banques de la zone UEMOA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux r&#233;alit&#233;s coexistent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re est rassurante : les banques de la zone UEMOA n'ont, dans leur grande majorit&#233;, pas d'exposition directe significative aux crypto-actifs dans leurs bilans. La r&#233;glementation b&#226;loise, si elle &#233;tait transpos&#233;e demain, ne les obligerait &#224; rien d'urgent &#224; court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde est plus pr&#233;occupante. La BCEAO n'a pas encore transpos&#233; ces normes dans son dispositif prudentiel. Les banques de la zone peuvent th&#233;oriquement prendre des positions en crypto-actifs sans contrainte r&#233;glementaire sp&#233;cifique. Ce qui est &#224; la fois une libert&#233; dangereuse et un vide qu'il faudra combler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, trois questions pratiques se posent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment une banque ivoirienne ou s&#233;n&#233;galaise devra-t-elle classer l'USDT qu'elle d&#233;tient &#233;ventuellement : Groupe 1b si ses r&#233;serves sont v&#233;rifiables, Groupe 2b sinon ? ; comment valoriser une position Bitcoin &#224; la juste valeur de march&#233; dans un bilan libell&#233; en FCFA ? ; et comment un superviseur bancaire de la zone d&#233;veloppe-t-il la comp&#233;tence technique n&#233;cessaire pour auditer ces nouvelles expositions ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces questions ne sont pas rh&#233;toriques. Elles sont les chantiers concrets que la conf&#233;rence du 8 mai 2026 a ouverts, et auxquels la BCEAO devra r&#233;pondre avec des textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que B&#226;le ne r&#232;gle pas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La norme b&#226;loise s'applique aux banques internationalement actives. Elle encadre ce que les banques peuvent d&#233;tenir dans leurs bilans. Elle ne r&#233;gule pas : les d&#233;tenteurs non bancaires (particuliers, entreprises, fintechs) qui peuvent d&#233;tenir autant de Bitcoin ou d'USDT qu'ils le souhaitent sans contrainte prudentielle. C'est l'angle mort principal : la r&#233;glementation b&#226;loise prot&#232;ge les banques, pas le syst&#232;me financier dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plateformes d'&#233;change (Binance, Coinbase, les &#233;changes d&#233;centralis&#233;s) qui op&#232;rent hors du p&#233;rim&#232;tre b&#226;lois et qui sont les v&#233;hicules principaux de l'adoption des crypto-actifs en Afrique de l'Ouest.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les stablecoins algorithmiques (comme feu Terra/LUNA) dont le m&#233;canisme de stabilisation n'est pas adoss&#233; &#224; des r&#233;serves r&#233;elles mais &#224; des algorithmes. Leur classification dans le Groupe 1b est th&#233;oriquement possible mais les crit&#232;res d'&#233;ligibilit&#233; sont tr&#232;s stricts. En pratique, la plupart &#233;chouent au test.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les prochains chantiers de la modernisation prudentielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#226;le sur les crypto-actifs, c'est essentiellement trois principes : classer selon le risque r&#233;el, capitaliser en proportion de ce risque, et publier pour discipliner le march&#233;. C'est un cadre intelligent, progressif, et calibr&#233; pour ne pas tuer l'innovation tout en prot&#233;geant la stabilit&#233; financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la zone UEMOA, le message est double. D'un c&#244;t&#233;, ce cadre fournit une architecture toute faite que la BCEAO peut adapter sans repartir de z&#233;ro (ce qui est un gain de temps pr&#233;cieux). De l'autre, sa transposition suppose une capacit&#233; de supervision technique que les autorit&#233;s de contr&#244;le bancaire de plusieurs pays de la zone ne poss&#232;dent pas encore : comment v&#233;rifier la qualit&#233; des r&#233;serves d'un stablecoin ? Comment valoriser une position Bitcoin dans le bilan d'une banque ? Comment auditer un smart contract (contrats intelligents) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces questions ne sont pas rh&#233;toriques. Ce sont les prochains chantiers de la modernisation prudentielle en Afrique de l'Ouest, et la conf&#233;rence du 8 mai en est le point de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick Ndaw&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.lejecos.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Journal de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise&lt;/a&gt;, 13 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mozambique : une fintech locale s'associe &#224; Mastercard pour lancer une carte de d&#233;bit</title>
		<link>https://osiris.sn/mozambique-une-fintech-locale-s-associe-a-mastercard-pour-lancer-une-carte-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/mozambique-une-fintech-locale-s-associe-a-mastercard-pour-lancer-une-carte-de.html</guid>
		<dc:date>2026-05-12T14:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les solutions de paiement num&#233;riques continuent de se d&#233;velopper en Afrique. Elles r&#233;pondent &#224; un besoin croissant, port&#233; par la transformation num&#233;rique en cours sur le continent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le fournisseur de services financiers mozambicain Letshego, a lanc&#233; une carte de d&#233;bit au Mozambique en partenariat avec la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine Mastercard. L'initiative vise, selon les deux parties, &#224; soutenir la transformation num&#233;rique en cours dans le pays ainsi que l'inclusion financi&#232;re de la population. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-fintech-+.html" rel="tag"&gt;Fintech&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L148xH150/mozambique-11-58669.jpg?1779198193' class='spip_logo spip_logo_right' width='148' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les solutions de paiement num&#233;riques continuent de se d&#233;velopper en Afrique. Elles r&#233;pondent &#224; un besoin croissant, port&#233; par la transformation num&#233;rique en cours sur le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fournisseur de services financiers mozambicain Letshego, a lanc&#233; une carte de d&#233;bit au Mozambique en partenariat avec la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine Mastercard. L'initiative vise, selon les deux parties, &#224; soutenir la transformation num&#233;rique en cours dans le pays ainsi que l'inclusion financi&#232;re de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un communiqu&#233; publi&#233; le lundi 11 mai, Mastercard explique que la carte s'appuie sur son r&#233;seau mondial. Elle permet aux clients d'effectuer des transactions en toute s&#233;curit&#233;, &#224; la fois localement et &#224; l'international l&#224; o&#249; elle est accept&#233;e. Elle facilite les paiements du quotidien et une plus grande participation au syst&#232;me financier formel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative intervient dans un contexte de transformation num&#233;rique marqu&#233; par une demande croissante de solutions de paiement digitalis&#233;es. Elle r&#233;pond notamment &#224; l'essor des usages num&#233;riques, allant des achats sur des plateformes d'e-commerce internationales comme Alibaba ou Jumia, &#224; l'abonnement &#224; des services de streaming tels que Netflix ou Spotify, en passant par divers paiements en ligne du quotidien, encore difficiles d'acc&#232;s pour une partie de la population non bancaris&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En donnant &#224; davantage de personnes les outils n&#233;cessaires pour participer &#224; l'&#233;conomie num&#233;rique, nous contribuons &#224; renforcer la r&#233;silience financi&#232;re et &#224; permettre aux communaut&#233;s de prosp&#233;rer dans un monde de plus en plus connect&#233; &#187;, a d&#233;clar&#233; Gabriel Swanepoel, pr&#233;sident de division Afrique chez Mastercard&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des particuliers, l'enjeu concerne &#233;galement les PME, qui constituent un maillon central de l'&#233;conomie locale. Pour ces entreprises, l'acc&#232;s &#224; des moyens de paiement num&#233;riques fiables peut faciliter les ventes en ligne, s&#233;curiser les transactions avec les clients et fournisseurs, mais aussi ouvrir l'acc&#232;s &#224; de nouveaux march&#233;s, y compris &#224; l'international. Dans un environnement o&#249; une large part des &#233;changes reste encore domin&#233;e par le cash, ces outils apparaissent comme un levier pour formaliser davantage l'activit&#233; &#233;conomique et am&#233;liorer la tra&#231;abilit&#233; des flux financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient toutefois de souligner que la disponibilit&#233; des services ne garantit pas n&#233;cessairement leur adoption. L'adoption des services financiers num&#233;riques est souvent associ&#233;e &#224; plusieurs facteurs comme la confiance des utilisateurs, le niveau de litt&#233;ratie num&#233;rique, l'acc&#232;s &#224; des &#233;quipements adapt&#233;s (smartphones, connexion Internet) ainsi que le co&#251;t des services. Elle d&#233;pend aussi des habitudes de paiement, notamment la persistance de l'usage du cash dans de nombreux contextes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.wearetech.africa/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;WeAreTechAfrica&lt;/a&gt;, 12 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Face aux opportunit&#233;s et d&#233;fi des crypto-actifs : L'indispensable coop&#233;ration r&#233;gionale</title>
		<link>https://osiris.sn/face-aux-opportunites-et-defi-des-crypto-actifs-l-indispensable-cooperation.html</link>
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		<dc:date>2026-05-11T13:00:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sous l'&#233;gide de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), la conf&#233;rence internationale sur les &#171; crypto-actifs et les innovations num&#233;riques &#187;, tenue &#224; Dakar le 8 mai 2026, a &#233;t&#233; une journ&#233;e de travaux intenses entre gouverneurs de banques centrales, experts mondiaux, repr&#233;sentants du FMI, de la BRI et de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine. Deux positions claires en ouverture. Cinq th&#232;mes d&#233;battus. Une table ronde de cl&#244;ture des gouverneurs. Et une orientation qui s'esquisse (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH84/bceao-10-f26b0.jpg?1779198193' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sous l'&#233;gide de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), la conf&#233;rence internationale sur les &#171; crypto-actifs et les innovations num&#233;riques &#187;, tenue &#224; Dakar le 8 mai 2026, a &#233;t&#233; une journ&#233;e de travaux intenses entre gouverneurs de banques centrales, experts mondiaux, repr&#233;sentants du FMI, de la BRI et de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine. Deux positions claires en ouverture. Cinq th&#232;mes d&#233;battus. Une table ronde de cl&#244;ture des gouverneurs. Et une orientation qui s'esquisse : la BCEAO ne va pas interdire, elle va encadrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la Fed et la BRI (Banque des R&#232;glements Internationaux) si&#232;gent dans la m&#234;me salle qu'un gouverneur d'Afrique de l'Ouest et des gouverneurs et vice-gouverneurs de banques centrales africaines, ainsi que des repr&#233;sentants de la Banque mondiale, sur un sujet de souverainet&#233; mon&#233;taire, c'est que le sujet a franchi le stade de la curiosit&#233; r&#233;gionale pour devenir un enjeu syst&#233;mique mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence internationale sur les &#171; crypto-actifs et les innovations num&#233;riques &#187;, tenue &#224; Dakar le 8 mai 2026 &#224; l'initiative de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest, s'inscrit dans un contexte o&#249; les institutions financi&#232;res internationales cherchent &#224; encadrer la transformation structurelle du syst&#232;me financier, craignant des risques syst&#233;miques sans une r&#233;glementation ad&#233;quate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sidant l'ouverture de la Conf&#233;rence au nom du Pr&#233;sident de la R&#233;publique et du Premier ministre, le ministre des Finances et du Budget du S&#233;n&#233;gal, Cheikh Diba, a estim&#233; que &#171; Ces technologies peuvent combler des d&#233;cennies de sous-bancarisation qui ont frein&#233; notre d&#233;veloppement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est pour mieux lister les risques que font peser les crypto-actifs sur les &#233;conomies : d&#233;veloppement du shadow banking non r&#233;gul&#233;, volatilit&#233; excessive des march&#233;s, blanchiment de capitaux, financement du terrorisme, cyberattaques et menaces sur la souverainet&#233; mon&#233;taire. Des d&#233;fis qui, selon lui, &#171; appellent une r&#233;ponse collective et coordonn&#233;e, fond&#233;e sur la coop&#233;ration r&#233;gionale et internationale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une position double qui plaide pour une approche &#233;quilibr&#233;e conciliant innovation technologique, s&#233;curit&#233; des transactions, protection des consommateurs et stabilit&#233; financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve la m&#234;me position chez le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou qui, tout en reconnaissant que &#171; Les crypto-actifs, les plateformes num&#233;riques et la digitalisation des services financiers red&#233;finissent en profondeur les modalit&#233;s d'interm&#233;diation financi&#232;re &#187;, pr&#244;ne la &#171; vigilance accrue &#187;, notamment &#171; au regard de la forte volatilit&#233; des crypto-actifs, de leur dimension transfrontali&#232;re, des enjeux de cybers&#233;curit&#233;, de protection des consommateurs et des risques accrus li&#233;s au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le Gouverneur de la BCEAO, ces innovations peuvent avoir des implications sur la conduite de la politique mon&#233;taire et la stabilit&#233; financi&#232;re, n&#233;cessitant une anticipation renforc&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;bat ainsi lanc&#233; a servi de terreau aux sessions qui ont suivi dans la journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Recherche d'une convergence r&#233;glementaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq th&#232;mes ont structur&#233; les sessions de travail et les &#233;changes ont port&#233; sur les innovations num&#233;riques et la transformation du syst&#232;me financier mondial, les stablecoins et leurs effets sur la politique mon&#233;taire, la r&#233;gulation et la supervision des crypto-actifs, la cybers&#233;curit&#233; et la protection des donn&#233;es, et la coop&#233;ration r&#233;gionale face aux nouveaux risques num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les stablecoins (le panel le plus dense et le plus technique), les d&#233;bats ont &#233;t&#233; les plus intenses. La question centrale : comment une banque centrale qui a la parit&#233; FCFA-euro pour bouclier peut-elle &#234;tre d&#233;stabilis&#233;e par l'USDT ou l'USDC ? La r&#233;ponse des experts a port&#233; sur la d&#233;sinterm&#233;diation bancaire (l'&#233;pargne qui migre hors du syst&#232;me et r&#233;duit m&#233;caniquement l'efficacit&#233; des instruments de politique mon&#233;taire) et sur l'opacit&#233; statistique que cr&#233;ent les transactions crypto dans les agr&#233;gats mon&#233;taires que la BCEAO surveille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les experts ont tout de m&#234;me document&#233; la surface d'attaque croissante que repr&#233;sentent les infrastructures financi&#232;res num&#233;riques (plateformes d'&#233;change, smart contracts, wallets institutionnels). Le cas des hacks de plateformes crypto en 2023-2025 (plus de 2 milliards de dollars vol&#233;s) a illustr&#233; concr&#232;tement ce que signifie l'absence de garanties pour les &#233;pargnants africains expos&#233;s &#224; ces risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;changes au cours du panel de synth&#232;se ont fait appara&#238;tre la recherche d'une convergence r&#233;glementaire. Dans l'espace UEMOA, la BCEAO veut &#233;viter une r&#233;gulation fragment&#233;e entre les huit &#201;tats membres et avancer vers un cadre harmonis&#233; &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La seule r&#233;ponse cr&#233;dible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La table ronde des gouverneurs a cl&#244;tur&#233; la rencontre, autour des enseignements &#224; tirer pour les banques centrales face &#224; ces mutations. L'orientation qui s'en est d&#233;gag&#233;e est que les d&#233;cideurs pr&#233;sents ne veulent pas rester &#224; quai de la transformation financi&#232;re mondiale, mais refusent d'y sacrifier leur souverainet&#233; &#233;conomique. Le gouverneur Kassi Brou l'a dit lui-m&#234;me en conclusion : &#171; Les autorit&#233;s mon&#233;taires africaines veulent s'inscrire pleinement dans l'innovation financi&#232;re mondiale, mais sans c&#233;der ni sur la stabilit&#233;, ni sur la s&#233;curit&#233;, ni sur la souverainet&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour son homologue, Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC), &#171; La question n'est pas de rejeter les stablecoins avec un lot de sp&#233;culations, mais c'est de renforcer de fa&#231;on stricte la r&#233;gulation. La supervision bancaire doit &#233;galement disposer notamment des informations sur les flux et notamment &#233;galement les questions li&#233;es au ratio des fonds propres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui s'est jou&#233; &#224; Dakar, c'est la capacit&#233; des &#201;tats africains &#224; ne pas subir une nouvelle forme de d&#233;possession. Dans les ann&#233;es 1980, les plans d'ajustement structurel ont dict&#233; leurs politiques &#233;conomiques. Aujourd'hui, la menace est plus diffuse : elle vient d'algorithmes, de plateformes extraterritoriales et de stablecoins &#233;chappant &#224; tout contr&#244;le national. La BCEAO le sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans annoncer de calendrier, le gouverneur de la BCEAO a &#233;voqu&#233; les explorations en cours sur les MNBC (Monnaie num&#233;rique de banque Centrale). Se faisant plus pr&#233;cis, il a indiqu&#233; que certaines institutions africaines ont d&#233;j&#224; adopt&#233; des dispositifs r&#233;glementaires sp&#233;cifiques, tandis que d'autres explorent le d&#233;veloppement de monnaies num&#233;riques de banque centrale, destin&#233;es &#224; offrir des alternatives encadr&#233;es aux crypto-actifs priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence du 8 mai n'a pas produit de d&#233;cision r&#233;glementaire (ce n'&#233;tait pas son objectif d&#233;clar&#233;). Elle a cependant produit quelque chose de plus pr&#233;cieux &#224; ce stade : un consensus intellectuel entre les d&#233;cideurs africains et leurs homologues mondiaux sur le diagnostic. Tout le monde s'est accord&#233; sur le fait que les crypto-actifs ne peuvent plus &#234;tre ignor&#233;s, que l'interdiction n'est pas une r&#233;ponse viable, et qu'un cadre r&#233;gional harmonis&#233; est la seule r&#233;ponse cr&#233;dible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick Ndaw&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.lejecos.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Journal de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise&lt;/a&gt;, 11 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Afrique : les banques centrales unies face aux cryptoactifs</title>
		<link>https://osiris.sn/afrique-les-banques-centrales-unies-face-aux-cryptoactifs.html</link>
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		<dc:date>2026-05-11T12:45:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;ponse r&#233;glementaire aux cryptoactifs et aux cybermenaces doit &#234;tre collective et coordonn&#233;e, ont plaid&#233; plusieurs gouverneurs de banques centrales africaines r&#233;unis &#224; Dakar. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs gouverneurs de banques centrales africaines ont appel&#233;, vendredi, &#224; un renforcement de la coop&#233;ration r&#233;gionale et internationale afin de mieux encadrer les cryptoactifs et les innovations financi&#232;res num&#233;riques, estimant qu'aucun pays ne pouvait r&#233;guler seul un secteur aussi mondialis&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;changes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;ponse r&#233;glementaire aux cryptoactifs et aux cybermenaces doit &#234;tre collective et coordonn&#233;e, ont plaid&#233; plusieurs gouverneurs de banques centrales africaines r&#233;unis &#224; Dakar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs gouverneurs de banques centrales africaines ont appel&#233;, vendredi, &#224; un renforcement de la coop&#233;ration r&#233;gionale et internationale afin de mieux encadrer les cryptoactifs et les innovations financi&#232;res num&#233;riques, estimant qu'aucun pays ne pouvait r&#233;guler seul un secteur aussi mondialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;changes se sont tenus le vendredi 8 mai &#224; Dakar, &#224; l'occasion de la 3e &#233;dition de la conf&#233;rence internationale de la BCEAO, organis&#233;e autour du th&#232;me : &#171; Cryptoactifs et innovations num&#233;riques : opportunit&#233;s et d&#233;fis pour la stabilit&#233; mon&#233;taire et financi&#232;re &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouverneur de la Banque centrale du Mozambique, Dr Rog&#233;rio Lucas Zandamela, a insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; d'une coop&#233;ration &#233;troite entre banques centrales, organisations internationales et acteurs priv&#233;s sp&#233;cialis&#233;s dans les technologies financi&#232;res et la cybers&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, m&#234;me les pays les plus avanc&#233;s ne disposent pas, &#224; eux seuls, des capacit&#233;s suffisantes pour faire face &#224; la complexit&#233; des cryptoactifs et aux cybermenaces &#233;mergentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouverneur de la Banque centrale de S&#227;o Tom&#233;-et-Pr&#237;ncipe, Agostinho Quaresma dos Santos Afonso Fernandes, a &#233;galement plaid&#233; pour une coordination renforc&#233;e entre institutions nationales, banques centrales sous-r&#233;gionales et organismes charg&#233;s de la protection des donn&#233;es ainsi que de la lutte contre la cybercriminalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La coop&#233;ration internationale est essentielle &#187;, a-t-il soulign&#233;, estimant que les pays africains disposaient encore de temps pour se pr&#233;parer avant une adoption massive des cryptoactifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouverneur de la Banque des &#201;tats de l'Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, a rappel&#233; que la confiance institutionnelle demeurait &#171; la v&#233;ritable richesse du syst&#232;me financier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, les innovations technologiques ne peuvent remplacer le r&#244;le des banques centrales dans la pr&#233;servation de la stabilit&#233; mon&#233;taire, la protection de l'&#233;pargne et la r&#233;gulation des nouveaux acteurs financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouverneur de la Banque centrale des &#201;tats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Dr Jean-Claude Kassi Brou, a, pour sa part, insist&#233; sur l'importance du dialogue r&#233;gional et de l'harmonisation des approches r&#233;glementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a expliqu&#233; que les discussions engag&#233;es avec plusieurs partenaires r&#233;gionaux visaient &#224; construire progressivement une vision commune des transformations financi&#232;res et num&#233;riques en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les responsables ont &#233;galement estim&#233; que les enjeux li&#233;s aux cryptoactifs d&#233;passaient d&#233;sormais les seules questions technologiques pour toucher aussi &#224; la gouvernance, &#224; la stabilit&#233; &#233;conomique, &#224; la protection des consommateurs et &#224; la lutte contre les in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ont plaid&#233; pour un renforcement continu des capacit&#233;s techniques des r&#233;gulateurs africains afin d'anticiper les risques &#233;mergents li&#233;s &#224; la finance num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://fr.apanews.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;APAnews&lt;/a&gt;, 11 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Lib&#233;ria acc&#233;l&#232;re sa transition vers les paiements num&#233;riques</title>
		<link>https://osiris.sn/le-liberia-accelere-sa-transition-vers-les-paiements-numeriques.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/le-liberia-accelere-sa-transition-vers-les-paiements-numeriques.html</guid>
		<dc:date>2026-05-11T12:25:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le gouverneur de la Banque centrale du Lib&#233;ria, Henry F. Saamoi, a d&#233;taill&#233; &#224; Dakar les r&#233;formes engag&#233;es par son pays pour connecter banques, fintechs et op&#233;rateurs de mobile money, dans le but de moderniser les paiements, renforcer la supervision financi&#232;re et s&#233;curiser les transactions num&#233;riques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Lib&#233;ria travaille &#224; la mise en place d'un vaste &#233;cosyst&#232;me national de paiements num&#233;riques destin&#233; &#224; connecter les op&#233;rateurs de mobile money, les banques et les fintechs afin d'am&#233;liorer (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-fintech-+.html" rel="tag"&gt;Fintech&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/liberia-15-71e01.jpg?1779198193' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouverneur de la Banque centrale du Lib&#233;ria, Henry F. Saamoi, a d&#233;taill&#233; &#224; Dakar les r&#233;formes engag&#233;es par son pays pour connecter banques, fintechs et op&#233;rateurs de mobile money, dans le but de moderniser les paiements, renforcer la supervision financi&#232;re et s&#233;curiser les transactions num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Lib&#233;ria travaille &#224; la mise en place d'un vaste &#233;cosyst&#232;me national de paiements num&#233;riques destin&#233; &#224; connecter les op&#233;rateurs de mobile money, les banques et les fintechs afin d'am&#233;liorer l'inclusion financi&#232;re et la supervision mon&#233;taire, a annonc&#233;, vendredi dernier, le gouverneur de la Banque centrale du Lib&#233;ria, Henry F. Saamoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'exprimant &#224; l'occasion de la 3e &#233;dition de la conf&#233;rence internationale de la BCEAO, ouverte ce matin &#224; Dakar sous le th&#232;me : &#171; Crypto-actifs et innovations num&#233;riques : opportunit&#233;s et d&#233;fis pour la stabilit&#233; mon&#233;taire et financi&#232;re &#187;, le responsable lib&#233;rien a d&#233;taill&#233; les r&#233;formes engag&#233;es pour moderniser les infrastructures financi&#232;res du pays et r&#233;duire progressivement la d&#233;pendance &#224; l'argent liquide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, deux op&#233;rateurs de mobile money dominent actuellement le march&#233; lib&#233;rien, mais fonctionnent encore &#171; en silos &#187;, limitant la visibilit&#233; des autorit&#233;s sur l'ensemble des flux financiers num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Banque centrale travaille ainsi &#224; la cr&#233;ation d'un &#171; switch national &#187; de paiements &#233;lectroniques destin&#233; &#224; interconnecter les diff&#233;rents acteurs du secteur financier au sein d'une m&#234;me plateforme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce syst&#232;me permettra notamment un acc&#232;s en temps r&#233;el aux donn&#233;es de paiement et une meilleure conduite de la politique mon&#233;taire, selon les autorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Henry F. Saamoi a expliqu&#233; que les premi&#232;res priorit&#233;s du pays avaient port&#233; sur l'interop&#233;rabilit&#233; et les paiements inclusifs, avec le d&#233;ploiement de syst&#232;mes de paiement instantan&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, Monrovia renforce les dispositifs de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, en coop&#233;ration avec la police et l'Agence de renseignement financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un protocole d'accord a &#233;galement &#233;t&#233; sign&#233; pour am&#233;liorer les proc&#233;dures de connaissance du client (KYC) et renforcer la surveillance du secteur financier num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouverneur a indiqu&#233; que la Banque centrale travaillait aussi sur la d&#233;livrance de licences aux prestataires de services financiers, la protection des consommateurs et l'&#233;ducation financi&#232;re afin de favoriser l'adoption des services num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s ont par ailleurs mis en place un syst&#232;me d'alerte publique destin&#233; &#224; signaler les services financiers non autoris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tout produit non approuv&#233; par la Banque centrale est imm&#233;diatement ferm&#233; et signal&#233; aux autorit&#233;s judiciaires &#187;, a-t-il affirm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Henry F. Saamoi, l'objectif est de b&#226;tir un syst&#232;me financier num&#233;rique &#171; s&#251;r &#187;, capable de prot&#233;ger &#224; la fois l'&#233;conomie nationale, les consommateurs et la souverainet&#233; mon&#233;taire du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://fr.apanews.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;APAnews&lt;/a&gt;, 11 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les stablecoins et la la politique mon&#233;taire : Menace silencieuse sur les canaux de transmission</title>
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		<dc:date>2026-05-11T11:38:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les crypto-actifs (stablecoins) repr&#233;sentent un risque pour l'efficacit&#233; de la politique mon&#233;taire, car ils sont susceptibles de r&#233;duire la capacit&#233; de la BCEAO &#224; agir sur les principaux canaux de transmission, notamment les taux d'int&#233;r&#234;t, le cr&#233;dit bancaire et les anticipations des agents &#233;conomiques. La politique mon&#233;taire africaine entre dans une &#232;re de complexit&#233; nouvelle. Elle doit d&#233;sormais se conduire dans un &#233;cosyst&#232;me mon&#233;taire qu'elle ne contr&#244;le plus enti&#232;rement, et apprendre &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH84/bceao-12-ad1d7.jpg?1779198193' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les crypto-actifs (stablecoins) repr&#233;sentent un risque pour l'efficacit&#233; de la politique mon&#233;taire, car ils sont susceptibles de r&#233;duire la capacit&#233; de la BCEAO &#224; agir sur les principaux canaux de transmission, notamment les taux d'int&#233;r&#234;t, le cr&#233;dit bancaire et les anticipations des agents &#233;conomiques. La politique mon&#233;taire africaine entre dans une &#232;re de complexit&#233; nouvelle. Elle doit d&#233;sormais se conduire dans un &#233;cosyst&#232;me mon&#233;taire qu'elle ne contr&#244;le plus enti&#232;rement, et apprendre &#224; rester efficace malgr&#233; cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement des crypto-actifs est susceptible d'affaiblir l'efficacit&#233; des canaux traditionnels de transmission de la politique mon&#233;taire de la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest), en r&#233;duisant le r&#244;le interm&#233;diaire des banques, en limitant l'impact des taux directeurs et en modifiant les anticipations mon&#233;taires des agents &#233;conomiques. Ces trois canaux reposent tous sur un pr&#233;suppos&#233; implicite : les agents &#233;conomiques op&#232;rent dans le FCFA, la monnaie que la BCEAO contr&#244;le. D&#232;s lors que ce pr&#233;suppos&#233; est fragilis&#233;, la transmission se grippe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La substitution mon&#233;taire partielle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une fraction croissante des transactions &#233;conomiques et de l'&#233;pargne des m&#233;nages et des entreprises migre vers des stablecoins (principalement l'USDT et l'USDC index&#233;s sur le dollar), la masse mon&#233;taire effective sur laquelle la BCEAO exerce son contr&#244;le se r&#233;tr&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple concret. Un commer&#231;ant de Lom&#233; qui importe des textiles depuis Guangzhou d&#233;tient 50 millions de FCFA sur son compte bancaire et 20 millions en USDT sur un portefeuille crypto. La BCEAO rel&#232;ve son taux directeur pour freiner l'inflation. Le co&#251;t du cr&#233;dit bancaire augmente. Le commer&#231;ant, au lieu de r&#233;duire ses importations comme la politique mon&#233;taire le souhaite, utilise son USDT (que la BCEAO ne peut pas taxer, ni m&#234;me observer) pour payer ses fournisseurs chinois sans passer par le syst&#232;me bancaire UEMOA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effet de la politique mon&#233;taire restrictive est partiellement neutralis&#233;. La BCEAO a agi (mais une fraction de l'&#233;conomie r&#233;elle a &#233;chapp&#233; &#224; son action) et plus cette fraction est grande, moins la politique mon&#233;taire est efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ph&#233;nom&#232;ne porte un nom en &#233;conomie : la dollarisation partielle ou, dans ce cas pr&#233;cis, la &#171; cryptoisation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est document&#233; en Am&#233;rique latine depuis les ann&#233;es 1970-1980 (Argentine, Bolivie, P&#233;rou) o&#249; la d&#233;fiance envers les monnaies nationales a conduit des populations enti&#232;res &#224; th&#233;sauriser et &#171; transacter &#187; en dollars informellement. Le m&#233;canisme de transmission mon&#233;taire de ces banques centrales &#233;tait devenu quasi-inop&#233;rant sur une fraction significative de l'&#233;conomie. En zone UEMOA, la cryptoisation n'en est encore qu'&#224; ses d&#233;buts. Mais la dynamique est l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;sinterm&#233;diation bancaire et l'affaiblissement du canal du cr&#233;dit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le canal du cr&#233;dit suppose que les &#233;pargnants d&#233;posent leur argent dans des banques, que les banques le pr&#234;tent aux entreprises, et que la BCEAO r&#233;gule ce circuit via ses instruments. Si l'&#233;pargne migre hors du syst&#232;me bancaire (sur des portefeuilles crypto, dans des protocoles de finance d&#233;centralis&#233;e (DeFi)), ce circuit se court-circuite. Le ph&#233;nom&#232;ne op&#232;re &#224; deux niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fuite des d&#233;p&#244;ts. Un m&#233;nage qui conserve une fraction de son &#233;pargne en USDT sur Binance ou Trust Wallet ne la d&#233;pose pas dans une banque. La banque ne peut pas l'utiliser pour accorder des cr&#233;dits. La base de d&#233;p&#244;ts bancaires se r&#233;tr&#233;cit. La capacit&#233; du syst&#232;me bancaire &#224; cr&#233;er de la monnaie par le cr&#233;dit diminue (ind&#233;pendamment de toute d&#233;cision de la BCEAO sur les r&#233;serves obligatoires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cr&#233;dit DeFi (finance d&#233;centralis&#233;e). Des protocoles comme Aave, Compound ou des plateformes africaines comme Goldfinch permettent &#224; des emprunteurs d'obtenir des cr&#233;dits &#171; collat&#233;ralis&#233;s &#187; en crypto, sans passer par une banque. Le taux de ces cr&#233;dits est d&#233;termin&#233; par l'offre et la demande sur le protocole (pas par le taux directeur de la BCEAO). Quand la BCEAO rel&#232;ve ses taux pour freiner l'inflation, ces protocoles DeFi ne sont pas affect&#233;s. Les emprunteurs qui y ont acc&#232;s peuvent continuer &#224; se financer &#224; des conditions ind&#233;pendantes de la politique mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie du cr&#233;dit &#224; l'&#233;conomie circule alors dans un circuit parall&#232;le que la BCEAO ne contr&#244;le pas, ne voit pas et ne peut pas r&#233;guler avec ses instruments classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La perturbation du canal des anticipations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le m&#233;canisme le moins visible mais potentiellement le plus d&#233;stabilisant. La politique mon&#233;taire fonctionne en grande partie par les anticipations qu'elle cr&#233;e. Quand la BCEAO annonce qu'elle va relever ses taux pour contenir l'inflation, les agents &#233;conomiques rationnels anticipent cette inflation en baisse et mod&#232;rent leurs demandes salariales et leurs prix. L'inflation recule avant m&#234;me que les effets r&#233;els de la hausse des taux se fassent sentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;canisme suppose que les agents croient que la BCEAO est capable de contr&#244;ler l'inflation. Or les stablecoins introduisent une alternative cr&#233;dible : si les agents &#233;conomiques pensent qu'ils peuvent se prot&#233;ger de l'inflation en convertissant leur &#233;pargne en USDT plut&#244;t qu'en faisant confiance &#224; la BCEAO, ils font exactement cela (et ce faisant, ils cr&#233;ent une pression suppl&#233;mentaire sur le FCFA que la BCEAO doit combattre avec des instruments de moins en moins efficaces).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une boucle auto-r&#233;alisatrice : la d&#233;fiance envers la politique mon&#233;taire encourage l'adoption des stablecoins, qui r&#233;duit l'efficacit&#233; de la politique mon&#233;taire, qui nourrit la d&#233;fiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La zone UEMOA n'en est pas encore l&#224; (la parit&#233; FCFA-euro garantie par la France donne au FCFA une cr&#233;dibilit&#233; que le naira ou le cedi n'ont pas). Mais la structure du m&#233;canisme existe, et elle peut s'enclencher si la garantie fran&#231;aise venait un jour &#224; &#234;tre remise en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'opacit&#233; des flux et la c&#233;cit&#233; statistique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique mon&#233;taire efficace suppose que la banque centrale observe correctement la masse mon&#233;taire, la vitesse de circulation de la monnaie et les flux de capitaux. Ces donn&#233;es alimentent les mod&#232;les &#233;conom&#233;triques &#224; partir desquels les d&#233;cisions de taux sont prises. Or, les stablecoins introduisent une opacit&#233; radicale dans ces donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les transactions en USDT ou USDC entre un commer&#231;ant de Dakar et son fournisseur de Lagos n'apparaissent dans aucune statistique mon&#233;taire de la BCEAO. L'&#233;pargne en stablecoins d&#233;tenue sur des portefeuilles non custodials (portefeuilles de crypto-actifs dans lesquels l'utilisateur garde lui-m&#234;me le contr&#244;le de ses cl&#233;s priv&#233;es) n'est report&#233;e dans aucun agr&#233;gat mon&#233;taire M1, M2 ou M3 (mesure la masse mon&#233;taire globale de l'&#233;conomie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les agents &#233;conomiques d&#233;tiennent une partie de leur richesse en stablecoins plut&#244;t qu'en d&#233;p&#244;ts bancaires classiques, une partie de la liquidit&#233; peut &#233;chapper &#224; la mesure traditionnelle de M1, M2 ou M3, ce qui complique le pilotage mon&#233;taire par la banque centrale qui pilote alors la politique mon&#233;taire avec des cartes incompl&#232;tes (elle voit une partie de la masse mon&#233;taire, mais pas la totalit&#233;), et la partie qu'elle ne voit pas est pr&#233;cis&#233;ment celle qui cro&#238;t le plus vite et qui r&#233;pond le moins &#224; ses instruments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette c&#233;cit&#233; statistique cr&#233;e un biais dans l'estimation de la v&#233;locit&#233; de la monnaie (la vitesse &#224; laquelle la monnaie circule dans l'&#233;conomie). Si une fraction croissante des transactions utilise des stablecoins, la v&#233;locit&#233; apparente du FCFA baisse (ce qui peut conduire la BCEAO &#224; une politique trop expansionniste alors que l'&#233;conomie r&#233;elle est aliment&#233;e par des flux crypto qu'elle ne voit pas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La contagion des chocs ext&#233;rieurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la dimension la plus syst&#233;mique. Les stablecoins sont index&#233;s sur le dollar et le dollar est soumis &#224; la politique mon&#233;taire de la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine (FED). Toute d&#233;cision de la Fed (hausse des taux, resserrement quantitatif) affecte la valeur relative du dollar, et donc la valeur relative des stablecoins dollar d&#233;tenus par des agents &#233;conomiques en zone UEMOA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement : si la Fed rel&#232;ve brutalement ses taux, le dollar se renforce, l'USDT (le stablecoin le plus utilis&#233; en Afrique de l'Ouest) vaut relativement plus en FCFA. Des agents &#233;conomiques s&#233;n&#233;galais ou ivoiriens qui d&#233;tiennent de l'USDT sont incit&#233;s &#224; en vendre pour r&#233;aliser leur gain de change (cr&#233;ant une injection de liquidit&#233;s en FCFA que la BCEAO n'a pas d&#233;cid&#233;e et ne peut pas anticiper).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, une baisse des taux am&#233;ricains peut cr&#233;er un mouvement inverse (une fuite vers l'USDT) qui contracte la masse mon&#233;taire FCFA ind&#233;pendamment de toute d&#233;cision de Dakar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La zone UEMOA importe ainsi des chocs mon&#233;taires am&#233;ricains via le canal des stablecoins (sans avoir les instruments pour s'en prot&#233;ger, et sans m&#234;me les voir venir dans ses statistiques).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick Ndaw&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.lejecos.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Journal de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise&lt;/a&gt;, 11 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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