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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Lutte contre le COVID-19 et num&#233;rique : l'heure du bilan et des remises en question</title>
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		<dc:date>2020-03-31T16:14:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pand&#233;mie du COVID-19 qui secoue le monde a brutalement mis en exergue le num&#233;rique comme il ne l'avait sans doute jamais &#233;t&#233; auparavant. Un peu partout, les autorit&#233;s appellent &#224; travailler &#224; distance, &#224; enseigner &#224; distance, &#224; apprendre &#224; distance, &#224; recourir au paiement d&#233;mat&#233;rialis&#233; et j'en passe. De leurs c&#244;t&#233;s, les experts du num&#233;rique se bousculent sur les plateaux de t&#233;l&#233;vision, dans les studios de radio et sur les r&#233;seaux sociaux pour nous vanter leurs solutions miracles ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pand&#233;mie du COVID-19 qui secoue le monde a brutalement mis en exergue le num&#233;rique comme il ne l'avait sans doute jamais &#233;t&#233; auparavant. Un peu partout, les autorit&#233;s appellent &#224; travailler &#224; distance, &#224; enseigner &#224; distance, &#224; apprendre &#224; distance, &#224; recourir au paiement d&#233;mat&#233;rialis&#233; et j'en passe. De leurs c&#244;t&#233;s, les experts du num&#233;rique se bousculent sur les plateaux de t&#233;l&#233;vision, dans les studios de radio et sur les r&#233;seaux sociaux pour nous vanter leurs solutions miracles ! Cependant, si depuis longtemps les potentialit&#233;s du num&#233;rique ont &#233;t&#233; chant&#233;es un peu partout force est de constater que les r&#233;alisations n'ont gu&#232;re suivi dans nos pays. Cette crise d'une ampleur in&#233;dite, par ses cons&#233;quences actuelles et sans doute futures, pr&#233;sente l'avantage de nous mettre face &#224; nos carences et nos incons&#233;quences en termes d'exploitation concr&#232;te des opportunit&#233;s offertes par le num&#233;rique. Si nous regardons du c&#244;t&#233; de l'Etat, qui joue un r&#244;le central dans nos pays, une &#233;tude de son niveau de digitalisation montrerait que, malgr&#233; les moyens importants mobilis&#233;s pour d&#233;ployer des infrastructures et des services num&#233;riques, bien peu d'applications sont disponibles. Commen&#231;ons par le commencement &#224; savoir l'Etat-civil, car sans enregistrement des naissances il ne peut y avoir de citoyennet&#233;. Pourquoi apr&#232;s avoir investi autant de milliards dans une multitude de projets est-on toujours incapable d'obtenir un extrait de naissance en envoyant une requ&#234;te par courrier &#233;lectronique ou &#224; travers une application appropri&#233;e et de le recevoir par le m&#234;me canal ? L'existence d'un tel fichier aurait pu servir de socle &#224; l'&#233;tablissement de cet autre document-cl&#233; indispensable &#224; l'exercice de la citoyennet&#233; qu'est la carte nationale d'identit&#233;, ce qui aurait par ailleurs r&#233;duit les pol&#233;miques sur la fiabilit&#233; du fichier &#233;lectoral. Pourquoi ces proc&#233;dures et tant d'autres ne sont-elles pas aujourd'hui d&#233;mat&#233;rialis&#233;es ? Pourquoi ne dispose-t-on pas, par exemple, d'un fichier national recensant l'ensemble des dipl&#244;m&#233;s ce qui &#233;viterait que des escrocs se fassent passer pour ce qu'ils ne sont pas ? Pourquoi le fonctionnement de l'administration continue-t-il &#224; reposer sur le sacro-saint document papier ? Au S&#233;n&#233;gal, la tenue du dernier Conseil des ministres en visioconf&#233;rence a certes &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233;e mais combien de minist&#232;res utilisent r&#233;guli&#232;rement cet outil pour interagir avec leurs services d&#233;concentr&#233;s, &#233;conomisant ainsi des d&#233;placements et les d&#233;penses inutiles ? Pourquoi l'ensemble des cours des &#233;tablissements d'enseignement sup&#233;rieur, que ceux-ci se d&#233;roulent en pr&#233;sentiel ou en distanciel, n'est-il pas disponible sur des plateformes de formation &#224; distance ? Nous nous en arr&#234;terons l&#224; car la liste des possibilit&#233;s non-exploit&#233;es serait trop longue &#224; &#233;tablir et cela ne nous avancerait gu&#232;re. Cela &#233;tant, n'est-il pas venu le moment pour l'&#201;tat de soutenir massivement les entreprises impliqu&#233;es dans la r&#233;alisation de solutions digitales afin qu'elles fournissent les applications adapt&#233;es aux besoins de notre soci&#233;t&#233; dans le cadre de sa transformation digitale ? Par ailleurs, la lutte contre la propagation du COVID-19 pose des questions autrement plus d&#233;rangeantes qui remettent notamment en cause la mani&#232;re dont nous envisageons l'utilisation des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel. En effet, nous avons vu qu'en Chine les autorit&#233;s ont syst&#233;matiquement utilis&#233; les technologies de reconnaissance faciale, le tra&#231;age des citoyens via leur t&#233;l&#233;phone portable, l'intelligence artificielle coupl&#233;e au Big Data pour identifier/anticiper les comportements individuels et collectifs sur la base des donn&#233;es personnelles collect&#233;es notamment aupr&#232;s des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile, le contr&#244;le d'acc&#232;s &#224; certains lieux via des QR code, l'utilisation de cam&#233;ras thermiques par la police pour contr&#244;ler la temp&#233;rature des pi&#233;tons, le recours &#224; des drones pour contr&#244;ler la circulation des v&#233;hicules, etc. De leur c&#244;t&#233;, l'Europe et les Etats-Unis s'acheminent &#224; marche forc&#233;e vers des d&#233;marches similaires qui mettent &#224; rude &#233;preuve les dispositions du R&#232;glement g&#233;n&#233;ral sur la protection des donn&#233;es (RGDP). Par contre au S&#233;n&#233;gal, en l'&#233;tat actuel de notre l&#233;gislation sur la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, de telles pratiques auraient sans doute pos&#233; probl&#232;mes. Toujours est-il qu'il faut d&#232;s &#224; pr&#233;sent envisager l'apr&#232;s COVID-19, en tirer les le&#231;ons qui s'imposent et s'engager dans la digitalisation syst&#233;matique du fonctionnement de l'Etat et au-del&#224; d'un ensemble d'activit&#233;s socio-&#233;conomiques incluant la g&#233;n&#233;ralisation des paiements d&#233;mat&#233;rialis&#233;s. Un &#233;ch&#233;ancier pr&#233;cis et des objectifs mesurables doivent notamment &#234;tre impos&#233;s &#224; tous les services de l'Etat afin d'obtenir rapidement des r&#233;sultats tangibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel : A quand une v&#233;ritable politique ?</title>
		<link>https://osiris.sn/protection-des-donnees-a-caractere-personnel-a-quand-une-veritable-politique.html</link>
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		<dc:date>2020-02-28T11:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En marge d'un atelier organis&#233; dans la perspective de l'actualisation de la loi n&#176; 2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, il a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; que la Commission de protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel (CDP) n'avait publi&#233; aucun de ses rapports annuels depuis sa cr&#233;ation. Cette situation est pour le moins pr&#233;occupante lorsque l'on sait que l'article 16 de la loi susmentionn&#233;e dispose en son alin&#233;a 10 qu'&#171; elle &#233;tablit chaque ann&#233;e un rapport (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En marge d'un atelier organis&#233; dans la perspective de l'actualisation de la loi n&#176; 2008-12 du 25 janvier 2008 portant sur la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, il a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; que la Commission de protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel (CDP) n'avait publi&#233; aucun de ses rapports annuels depuis sa cr&#233;ation. Cette situation est pour le moins pr&#233;occupante lorsque l'on sait que l'article 16 de la loi susmentionn&#233;e dispose en son alin&#233;a 10 qu'&#171; elle &#233;tablit chaque ann&#233;e un rapport d'activit&#233;s remis au Pr&#233;sident de la R&#233;publique et au Pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale &#187;. Certes, la CDP publie r&#233;guli&#232;rement des avis trimestriels dans lesquels elle fait le point sur les activit&#233;s d&#233;claratives, les demandes d'avis, la mise en place de toutes sortes de dispositifs impliquant le traitement de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, les autorisations accord&#233;es ou refus&#233;es, les signalements, les plaintes, les mises en demeure, les missions de contr&#244;le sur site, les activit&#233;s de sensibilisation, etc. Ces rapports pr&#233;sentent un certain int&#233;r&#234;t, mais ils p&#232;chent par leur nature trop factuelle, le manque de statistiques et pour tout dire l'absence d'une v&#233;ritable dimension analytique utile aux pouvoirs ex&#233;cutif, l&#233;gislatif et judiciaire comme &#224; la soci&#233;t&#233; civile. Ce mauvais signe envoy&#233; en direction de l'ensemble des acteurs de la Soci&#233;t&#233;, traduit en r&#233;alit&#233; le manque d'int&#233;r&#234;t que les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises portent &#224; la probl&#233;matique pourtant critique de la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel. En effet, il ne suffit pas de mettre en place un cadre l&#233;gal et r&#233;glementaire et un organe de r&#233;gulation du type de la CDP encore faut-il avoir une v&#233;ritable politique nationale en la mati&#232;re et surtout d'avoir la volont&#233; de la mettre en &#339;uvre sans tergiversations aucune. Or, cette volont&#233; politique fait manifestement d&#233;faut quand on voit comment ont &#233;t&#233; g&#233;r&#233;s la confection des cartes nationales d'identit&#233; biom&#233;triques, des passeports biom&#233;triques, des permis de conduire biom&#233;triques, sans parler de tous ces d&#233;membrements de l'Etat qui h&#233;bergent les donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel de dizaines, voire de centaines, de milliers de citoyens et de citoyennes de ce pays dans des bases de donn&#233;es situ&#233;es hors de nos fronti&#232;res et qui &#233;chappent totalement &#224; leur contr&#244;le. Certes tout n'est pas n&#233;gatif et l'on a vu ces derni&#232;res ann&#233;es des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile construire des datacenters au S&#233;n&#233;gal tel celui construit par la Sonatel &#224; Rufisque et celui mis en place par de Tigo &#224; Diamniadio en 2017. Cela &#233;tant, force est de constater que m&#234;me pour les applications &#224; caract&#232;re priv&#233;, ces deux datacenters pr&#233;sentent l'inconv&#233;nient d'&#234;tre la propri&#233;t&#233; des deux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile qui comme chacun le sait sont particuli&#232;rement friands de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel. La construction en cours d'un datacenter &#224; Diamniadio par l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE), qui devrait &#234;tre doubl&#233; par une structure de secours &#224; Kaolack, portant ainsi les capacit&#233;s globales de stockage de l'Etat &#224; quelques 3600 T&#233;raoctet (To) est donc une initiative &#224; saluer. Cela &#233;tant, une fois de plus, la construction de cette infrastructure nationale de stockage ne doit pas &#234;tre un but en soi. Il urge que l'Etat adopte une s&#233;rie de r&#232;gles de conduite strictes quant &#224; l'h&#233;bergement de l'ensemble des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel des citoyens s&#233;n&#233;galais qu'elles soient collecter et traiter par des structures publiques comme par des structures priv&#233;es. Id&#233;alement, obligation devrait &#234;tre faite &#224; l'ensemble des acteurs d'h&#233;berger leurs donn&#233;es sur le territoire national et de mettre en place des dispositifs de s&#233;curit&#233; suffisamment robustes pour r&#233;duire au minimum le risque qu'elles soient consult&#233;es, modifi&#233;es, corrompues, vol&#233;es voire d&#233;truites par des tiers, mais en avons-nous r&#233;ellement les moyens ? Au-del&#224; de la protection des citoyens, il y va en effet de la s&#233;curit&#233; nationale car les fichiers contenant des donn&#233;es relatives aux cartes nationales d'identit&#233;, aux passeports, aux permis de conduire, aux cartes grises, &#224; la sant&#233; des citoyens, etc. ne devraient pas &#234;tre g&#233;r&#233;s par des structures &#233;trang&#232;res, hors du territoire national et jusque y compris dans des lieux non connus de l'Etat s&#233;n&#233;galais. Cette remarque vaut bien entendu pour l'ensemble des donn&#233;es g&#233;n&#233;r&#233;es par les minist&#232;res r&#233;galiens et par les d&#233;membrements de l'Etat ayant un caract&#232;re strat&#233;gique, tels que les organismes de recherche que l'on oublie trop souvent dans les r&#233;flexions sur la question. Cependant, cela implique que le S&#233;n&#233;gal, seul ou de pr&#233;f&#233;rence en collaboration avec d'autres &#233;tats africains, soit capable d'assurer la s&#233;curit&#233; de ces donn&#233;es critiques car le rem&#232;de ne doit pas &#234;tre pire que le mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>MVNO, l'Arl&#233;sienne ? </title>
		<link>https://osiris.sn/mvno-l-arlesienne.html</link>
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		<dc:date>2020-01-31T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre de la politique de lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications, men&#233;e par le gouvernement s&#233;n&#233;galais, il y a bient&#244;t trois ans de cela, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) lan&#231;ait un appel &#224; candidatures pour l'attribution de licences d'op&#233;rateurs mobiles virtuels, plus connus sous le sigle anglais de MVNO. Or, &#224; ce jour, et bien que l'attribution des trois licences a &#233;t&#233; confirm&#233;e depuis ao&#251;t 2017 respectivement &#224; Sirius T&#233;l&#233;com associ&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2020-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2020&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de la politique de lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications, men&#233;e par le gouvernement s&#233;n&#233;galais, il y a bient&#244;t trois ans de cela, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) lan&#231;ait un appel &#224; candidatures pour l'attribution de licences d'op&#233;rateurs mobiles virtuels, plus connus sous le sigle anglais de MVNO. Or, &#224; ce jour, et bien que l'attribution des trois licences a &#233;t&#233; confirm&#233;e depuis ao&#251;t 2017 respectivement &#224; Sirius T&#233;l&#233;com associ&#233; &#224; Tigo, Groupe Futurs M&#233;dias (GFM) associ&#233; &#224; Sonatel et Origines SA associ&#233; &#224; Expresso, aucun de ces MVNO n'est op&#233;rationnel. En janvier 2019, le Directeur g&#233;n&#233;ral de l'ARTP s'inqui&#233;tait d&#233;j&#224; publiquement que seul Sirius T&#233;l&#233;com s'&#233;tait acquitt&#233; de la redevance d'un montant de 300 millions de FCFA pr&#233;vue par le cahier des charges et appelait les deux autres attributaires &#224; en faire de m&#234;me afin de d&#233;marrer leurs activit&#233;s. Apr&#232;s avoir recrut&#233; 300 employ&#233;s, cr&#233;&#233; vingt-cinq agences commerciales, achet&#233; des v&#233;hicules et acquis des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone pour un montant de deux milliards de FCFA, Sirius T&#233;l&#233;com, qui a choisi d'op&#233;rer sous la marque commerciale Promobile, avait pr&#233;vu de lancer ses activit&#233;s &#224; l'occasion du Grand Magal de Touba. Cela &#233;tant, de lancement il n'en y eut point car un contentieux avait surgi entre Sirius T&#233;l&#233;com et Free S&#233;n&#233;gal sur le montant &#224; payer par le premier pour b&#233;n&#233;ficier du support technique du second. Il faut dire qu'entre temps un changement de taille s'&#233;tait produit avec le rachat de Tigo par Free S&#233;n&#233;gal avec tous les changements de strat&#233;gie qui en ont d&#233;coul&#233;. Sans vouloir nous prononcer sur le fait de savoir lequel des deux protagonistes est dans son bon droit, il nous semble important de rappeler un certain nombre d'&#233;vidences qui d&#233;terminent le fonctionnement d'un MVNO afin d'&#233;clairer le d&#233;bat qui prend place dans l'opinion publique. Tout d'abord, il doit &#234;tre clair qu'un MVNO ne peut concurrencer les op&#233;rateurs traditionnels, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, et encore moins l'op&#233;rateur sur lequel il s'adosse puisqu'il utilise le r&#233;seau de celui-ci pour offrir ses services. D&#232;s lors, un MVNO ne peut qu'aider l'op&#233;rateur sur lequel il s'adosse &#224; d&#233;velopper son chiffre d'affaires via la vente en gros de capacit&#233;s de trafic. Ces revenus additionnels ont le double avantage de compenser les &#233;ventuelles pertes financi&#232;res r&#233;sultant des parts de march&#233; conquises par le MVNO comme par ses concurrents traditionnels. Un MVNO doit donc se positionner comme un op&#233;rateur de niche ciblant une client&#232;le particuli&#232;re et offrant des services qui ne sont pas offerts par les autres op&#233;rateurs. En dehors de savoir si Sirius T&#233;l&#233;com et les deux autres MVNO n'ont pas sous-estim&#233; les ressources n&#233;cessaires pour &#234;tre pr&#233;sents dans le secteur des t&#233;l&#233;communications, l'&#233;quation qui se pose &#224; Promobile et aux deux autres MVNO, est celle des client&#232;les qu'ils envisagent de cibler et surtout de la nature des services innovants qu'ils comptent offrir de mani&#232;re &#224; pr&#233;senter un avantage comparatif susceptible d'attirer une client&#232;le cons&#233;quente. Cela &#233;tant, compte tenu de la d&#233;pendance des MVNO par rapport aux op&#233;rateurs traditionnels, l'autre enjeu essentiel est celui de la r&#233;gulation et &#224; ce titre le contentieux survenu entre Sirius T&#233;l&#233;com et Free S&#233;n&#233;gal n'est gu&#232;re rassurant. En effet, si l'attribution de licences &#224; des MVNO vise &#224; accro&#238;tre la concurrence, faire baisser les prix, encourager l'offre de service innovants et b&#233;n&#233;ficier in fine aux consommateurs, il revient &#224; l'ARTP de mettre en place une r&#233;gulation favorable aux MVNO et les prot&#233;geant contre les diktats des op&#233;rateurs classiques. Or historiquement parlant, l'ARTP n'a jamais mis en &#339;uvre une r&#233;gulation asym&#233;trique visant &#224; favoriser l'entr&#233;e sur le march&#233; de nouveaux op&#233;rateurs, se contentant de faire jouer le principe d'&#233;galit&#233; entre les acteurs ce qui est un non-sens. C'est cette pratique constante qui explique que plus de vingt-ans apr&#232;s la privatisation de l'op&#233;rateur historique et la lib&#233;ralisation du march&#233; des t&#233;l&#233;communications, ce dernier est toujours dominant sur l'ensemble des segments du march&#233; des t&#233;l&#233;communications. L'ARTP devrait donc s'assurer que ces MVNO b&#233;n&#233;ficient d'offres tarifaires suffisamment abordables pour leur permettre d'&#234;tre comp&#233;titifs sur le march&#233; de d&#233;tail face aux op&#233;rateurs qui les h&#233;bergent. Une fois les conditions r&#233;unies, les trois MVNO, dont l'arriv&#233;e avait &#233;t&#233; annonc&#233;e &#224; grand bruit pourraient enfin d&#233;marrer leurs activit&#233;s dans des conditions idoines et cesser de jouer les arl&#233;siennes, ces personnages dont on entend souvent parler mais qui restent invisibles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>2019, une ann&#233;e faste pour le secteur du num&#233;rique</title>
		<link>https://osiris.sn/2019-une-annee-faste-pour-le.html</link>
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		<dc:date>2019-12-31T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le domaine du num&#233;rique, l'ann&#233;e 2019 aura &#233;t&#233; riche en &#233;v&#232;nements dans presque tous les domaines qu'il s'agisse de l'institutionnel, des politiques, des infrastructures de l'&#233;conomie num&#233;rique ou encore des usages et comportements. Sur le plan institutionnel, apr&#232;s une campagne pr&#233;sidentielle durant laquelle le num&#233;rique a occup&#233; une place remarquable dans les programmes des principaux candidats, le gouvernement nomm&#233; suite &#224; la r&#233;&#233;lection du Pr&#233;sident Macky Sall a vu la cr&#233;ation d'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le domaine du num&#233;rique, l'ann&#233;e 2019 aura &#233;t&#233; riche en &#233;v&#232;nements dans presque tous les domaines qu'il s'agisse de l'institutionnel, des politiques, des infrastructures de l'&#233;conomie num&#233;rique ou encore des usages et comportements. Sur le plan institutionnel, apr&#232;s une campagne pr&#233;sidentielle durant laquelle le num&#233;rique a occup&#233; une place remarquable dans les programmes des principaux candidats, le gouvernement nomm&#233; suite &#224; la r&#233;&#233;lection du Pr&#233;sident Macky Sall a vu la cr&#233;ation d'un minist&#232;re de l'Economie num&#233;rique et des T&#233;l&#233;communications (MENT) avec &#224; sa t&#234;te Nd&#232;ye Tick&#233; Ndiaye Diop. Dans la foul&#233;e, l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE), qui d&#233;pendait jusqu'ici du minist&#232;re de la Promotion des investissements, est pass&#233; sous la tutelle du MENT ce qui est plus coh&#233;rent. Cette m&#234;me ann&#233;e, le Conseil national du num&#233;rique (CNN) est enfin devenu op&#233;rationnel avec la nomination de ses vingt membres et il lui reste d&#233;sormais &#224; faire ses preuves. Le secteur de la r&#233;gulation a &#233;galement connu un changement important avec la nomination d'Abdoul Ly comme Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) suite &#224; la nomination d'Abdou Karim Sall comme ministre de l'Environnement. En mati&#232;re de politiques publiques, avec l'appui du programme Netherlands Trust Fund (NTF) IV, financ&#233; par les Pays-Bas, le S&#233;n&#233;gal s'est dot&#233; d'une strat&#233;gie nationale &#224; l'export des technologies de l'information. De m&#234;me, l'ARTP s'est r&#233;solue &#224; encadrer les promotions des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, dont le caract&#232;re anarchique &#233;tait r&#233;guli&#232;rement d&#233;cri&#233;, et &#224; interdire les bonus de cr&#233;dit t&#233;l&#233;phonique qui &#233;taient notamment offerts suite &#224; la r&#233;alisation d'op&#233;rations de paiement via le service Orange Money, distordant ainsi la concurrence dans le secteur du paiement &#233;lectronique. En 2019, le d&#233;veloppement des infrastructures de t&#233;l&#233;communications n'a pas &#233;t&#233; en reste puisque Tigo a proc&#233;d&#233; &#224; l'optimisation d'une centaine de site de son r&#233;seau 3G+ et a sign&#233; une convention de concession assortie d'un cahier de charges lui permettant de d&#233;ployer un r&#233;seau 4G. S'agissant de la 4G, SONATEL a r&#233;alis&#233; la couverture de toutes les capitales r&#233;gionales avec la 4G+ et est d&#233;sormais pr&#233;sente dans l'ensemble des capitales d&#233;partementales avec la 3G. Le secteur de l'&#233;conomie num&#233;rique, entendu au sens large (TIC et t&#233;l&#233;communications), a connu de grands bouleversements dont le plus importants est sans conteste l'arriv&#233;e de Free au S&#233;n&#233;gal, suite au rebranding de l'op&#233;rateur Tigo dont la cession avait &#233;t&#233; approuv&#233;e en avril 2018. Fid&#232;le &#224; sa r&#233;putation, Free a fait une entr&#233;e remarqu&#233;e sur le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile en proposant des forfaits qui ont eu pour effet d'obliger ses concurrents &#224; revoir leurs tarifs &#224; la baisse. Sur un plan plus large, une s&#233;rie d'initiatives visant &#224; promouvoir l'&#233;conomie num&#233;rique ont vu le jour avec l'inauguration par Orange de son premier &#171; Orange Digital Center &#187; en Afrique de l'Ouest, la pose la premi&#232;re pierre du centre d'incubation d'entreprises de la DER financ&#233; en partie par Abu Dhabi, la pose de la premi&#232;re pierre du Parc des technologies num&#233;riques du S&#233;n&#233;gal &#224; Diamniadio et sur le plan de l'environnement l&#233;gal et r&#233;glementaire, l'adoption du projet de loi relatif &#224; la cr&#233;ation et &#224; la promotion de la startup au S&#233;n&#233;gal, &#233;labor&#233; suite &#224; un large processus participatif initi&#233; par les acteurs de l'innovation num&#233;rique. Au-del&#224; de ces actions structurantes, une multitude d'initiatives ont montr&#233;, s'il en &#233;tait besoin, que la transformation digitale de la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise est en marche. En effet, il ne s'est pas pass&#233; un mois sans que l'on annonce le lancement d'une solution de paiement &#233;lectronique ou d'une application mobile destin&#233;e &#224; tel ou tel secteur d'activit&#233;, sans parler des comp&#233;titions visant &#224; promouvoir l'innovation num&#233;rique qui se succ&#232;dent sans que l'on sache si elles sont vraiment b&#233;n&#233;fiques pour les participants comme pour les vainqueurs. Le commerce &#233;lectronique est &#233;galement entr&#233; dans les m&#339;urs des citadins et plus particuli&#232;rement des dakarois qui ach&#232;tent de plus en plus de produits en ligne et/ou recourent au paiement mobile. Dans ce contexte, les activit&#233;s en tous genres li&#233;es &#224; la cybercriminalit&#233; se sont accrues de m&#234;me que l'utilisation de plus en plus pr&#233;occupante de donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel &#224; des fins de vengeance et/ou de chantage. A l'heure o&#249; la possession d'un smartphone et la fr&#233;quentation des r&#233;seaux sociaux se sont banalis&#233;es, il est plus que jamais n&#233;cessaire d'organiser des programmes de sensibilisation portant sur les usages du num&#233;rique afin d'en pr&#233;venir les principales d&#233;rives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au-del&#224; du Startup Act, faire en sorte de devenir une Startup Nation</title>
		<link>https://osiris.sn/Au-dela-du-Startup-Act-faire-en.html</link>
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		<dc:date>2019-11-30T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 6 novembre 2019, le Conseil des ministres a adopt&#233; le projet de loi relatif &#224; la cr&#233;ation et &#224; la promotion de la startup au S&#233;n&#233;gal plus connu sous l'appellation de Start Up Act. Cette &#233;tape importante est l'avant-derni&#232;re du processus qui devrait conduire &#224; l'examen du projet de loi par l'Assembl&#233;e nationale en vue de son adoption. Sur le continent africain, la Tunisie a &#233;t&#233; le premier pays &#224; se doter, en avril 2018, d'un Startup Act consistant en une loi comportant une s&#233;rie de mesure (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 6 novembre 2019, le Conseil des ministres a adopt&#233; le projet de loi relatif &#224; la cr&#233;ation et &#224; la promotion de la startup au S&#233;n&#233;gal plus connu sous l'appellation de Start Up Act. Cette &#233;tape importante est l'avant-derni&#232;re du processus qui devrait conduire &#224; l'examen du projet de loi par l'Assembl&#233;e nationale en vue de son adoption. Sur le continent africain, la Tunisie a &#233;t&#233; le premier pays &#224; se doter, en avril 2018, d'un Startup Act consistant en une loi comportant une s&#233;rie de mesure visant &#224; soutenir les startups tunisiennes. Parmi les mesures phares figurent notamment la simplification des proc&#233;dures administratives, la facilitation de l'acc&#232;s au financement, le soutien &#224; la cr&#233;ation de startup et l'appui en vue du d&#233;ploiement des startups &#224; l'international. Dans la foul&#233;e, en marge de la 4&#232;me &#233;dition du Transform Africa Summit, organis&#233; les 8 et 9 mai 2018 &#224; Kigali (Rwanda), l'African Innovation Hub Convention, regroupant les principaux acteurs de l'innovation en Afrique, a approuv&#233; le &#171; Manifeste de la politique d'innovation en Afrique &#187; dont l'objet principal est de promouvoir les politiques favorisant le d&#233;veloppement d'un &#233;cosyst&#232;me num&#233;rique africain. Dans cette dynamique et sous la houlette de Eva Sow Ebion, ancienne du CTIC Dakar et co-fondatrice de Kinaya Venrures, les acteurs s&#233;n&#233;galais de l'innovation, organiseront, en juillet 2018, le Dakar Policy Hackathon, initiative r&#233;unissant les acteurs cl&#233;s de l'&#233;cosyst&#232;me entrepreneurial s&#233;n&#233;galais avec pour objectif l'&#233;laboration d'un Start-Up Act. B&#233;n&#233;ficiant notamment de l'appui de i4Policy, plateforme africaine favorisant les r&#233;formes politiques initi&#233;es par les communaut&#233;s locales de citoyens affect&#233;es par les politiques publiques, du minist&#232;re de la Communication, des T&#233;l&#233;communications, des Postes et de l'Economie num&#233;rique, de la D&#233;l&#233;gation g&#233;n&#233;rale &#224; l'emploi rapide (DER), de la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD), la Banque mondiale (BM), de T&#233;ranga Tech, etc. cette activit&#233; lan&#231;a le processus d'&#233;laboration participative et inclusive du projet de loi. &#192; l'issue du Dakar Policy Hackathon, la premi&#232;re version d'un avant-projet de loi organis&#233; en sept (7) chapitres et proposant vingt-trois (23) articles traitant de question comme la lab&#233;lisation des startups, les m&#233;canismes de financement, la fiscalit&#233;, le d&#233;veloppement des affaires, la formation et la gouvernance fut soumise aux pouvoirs publics. Par la suite, sous l'appellation de &#171; Sen Startup Act &#187;, le processus de consultation s'est poursuivi afin de consolider le document et &#233;largir la coalition d'acteurs travaillant &#224; la mise en &#339;uvre d'une r&#233;forme encourageant l'innovation et l'entrepreneuriat. C'est ainsi qu'entre le 25 ao&#251;t au 2 septembre 2018, une consultation en ligne a &#233;t&#233; organis&#233;e sur les diff&#233;rentes propositions de textes via un chat bot et sur la plateforme web cr&#233;&#233;e &#224; cet effet par Sen Startup Act. Au final, le projet pr&#233;sent&#233; en Conseil des ministres comporte cinq (5) chapitres traitant respectivement des dispositions g&#233;n&#233;rales, du cadre institutionnel et organisationnel des startups, des mesures incitatives qui leur sont consenties, des responsabilit&#233; et sanctions et des dispositions transitoires et finales. Une fois adopt&#233;e cette loi devrait permettre aux startup de b&#233;n&#233;ficier d'un certain nombre de mesures incitatives mais &#233;galement d'une forme de protection gr&#226;ce &#224; la prise en compte de leur sp&#233;cificit&#233; et de leur vuln&#233;rabilit&#233; &#224; travers la d&#233;finition d'un cadre sp&#233;cifique d'appui et de gouvernance des startups avec notamment la mise en place d'un r&#233;gime juridique adapt&#233; pour leur enregistrement et leur labellisation. Au-del&#224; de l'acte &#233;minemment positif que devrait &#234;tre la prochaine adoption de cette loi, il ne faut cependant pas perdre de vue que c'est une condition n&#233;cessaire mais pas suffisante pour transformer le S&#233;n&#233;gal en une Startup Nation. Pour ce faire, notre pays doit r&#233;solument d&#233;velopper un &#233;cosyst&#232;me technologique diversifi&#233; et reposant sur l'innovation entrepreneuriale afin de r&#233;soudre notamment les principaux probl&#232;mes auxquels l'Afrique fait face dans des domaines tels que l'agriculture, la sant&#233;, les transports, la gestion de l'eau, la cybers&#233;curit&#233;, etc. Pour se faire, l'Etat et le secteur priv&#233; doivent investir massivement dans la recherche-d&#233;veloppement, en &#233;troite relation avec les structures d'enseignement sup&#233;rieur et de recherche, et ce dans le cadre de partenariat avec de grandes firmes internationales pour s'engager dans la transformation digitale de la soci&#233;t&#233;. Dans cette dynamique, l'Etat doit donner l'exemple en passant &#224; la vitesse sup&#233;rieure dans la digitalisation de son fonctionnement quotidien proposant aux citoyens une administration agile faisant de l'efficience sa devise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La digitalisation du secteur bancaire en marche</title>
		<link>https://osiris.sn/La-digitalisation-du-secteur.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/La-digitalisation-du-secteur.html</guid>
		<dc:date>2019-10-31T10:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Historiquement parlant, l'introduction de services &#233;lectroniques par les banques s&#233;n&#233;galaises remonte &#224; la fin des ann&#233;es 80 avec le r&#244;le pionnier de la Banque internationale pour le commerce, l'industrie et les services (BICIS) qui lan&#231;a, en 1989, BICITEL, un service de type MINITEL et proc&#233;da cette m&#234;me ann&#233;e &#224; l'informatisation de ses op&#233;rations de guichet. L'ann&#233;e suivante, elle mit en service la premi&#232;re carte de paiement au S&#233;n&#233;gal et introduisit dans le paysage bancaire les premiers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Historiquement parlant, l'introduction de services &#233;lectroniques par les banques s&#233;n&#233;galaises remonte &#224; la fin des ann&#233;es 80 avec le r&#244;le pionnier de la Banque internationale pour le commerce, l'industrie et les services (BICIS) qui lan&#231;a, en 1989, BICITEL, un service de type MINITEL et proc&#233;da cette m&#234;me ann&#233;e &#224; l'informatisation de ses op&#233;rations de guichet. L'ann&#233;e suivante, elle mit en service la premi&#232;re carte de paiement au S&#233;n&#233;gal et introduisit dans le paysage bancaire les premiers distributeurs automatiques de billets (DAB), anc&#234;tres des Guichets automatiques de banque (GAB). En 1995, la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale de banques au S&#233;n&#233;gal (SGBS) lan&#231;a Vocalia, premier serveur vocal au S&#233;n&#233;gal, qui permettait &#224; ses clients d'obtenir diverses informations sans se d&#233;placer. Le d&#233;veloppement de cet ensemble de services t&#233;l&#233;matiques ainsi que l'informatisation des &#233;changes entre banques, amen&#232;rent la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) &#224; adopter le R&#232;glement n&#176;15/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 relatif aux syst&#232;mes de paiement dans les Etats membres de l'Union Economique et Mon&#233;taire Ouest Africaine (UEMOA). Ce texte r&#233;glementaire fit entrer les services bancaires dans l'&#232;re du num&#233;rique, avec notamment la reconnaissance de la preuve et de la signature &#233;lectroniques, bien avant que ces dispositions ne soient int&#233;gr&#233;es dans la l&#233;gislation nationale. Cependant, il faut bien reconnaitre que pendant de nombreuses ann&#233;es ces services n'impact&#232;rent que marginalement les rapports entretenus par les clients avec leurs banques de m&#234;me que leurs usages et comportements compte tenu de leur faible diffusion. La situation ne commencera &#224; changer qu'&#224; partir de 2008 avec l'arriv&#233;e dans le paysage des services de transfert d'argent propos&#233;s l'op&#233;rateur Wari. Puis, en mai 2010, apparut le service de transfert d'argent et de paiement mobile Orange Money, d&#233;ploy&#233;, dans un premier temps, en association avec la BICIS avant que n'arrivent Tigo Cash en avril 2015 puis E-Money d'Expresso en f&#233;vrier 2018. En r&#233;action, la SGBS lancera un service de transfert d'argent et de paiement de factures d&#233;nomm&#233; &#171; Yoban'tel &#187; en juin 2010. Cependant, en 2016, Orange Money pass&#226;t &#224; la vitesse sup&#233;rieure en obtenant de la BCEAO un agr&#233;ment d'&#233;tablissement de monnaie &#233;lectronique (EME) lui permettant de faire du mobile banking et notamment de pouvoir accorder des pr&#234;ts dans le cadre d'op&#233;rations de micro cr&#233;dit. D&#232;s lors, les banques qui se sont vues concurrenc&#233;es sur leur propre terrain par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications ont &#233;t&#233; oblig&#233;es d'apporter une r&#233;ponse au Mobile Money qui repr&#233;sente d&#233;sormais de plus en plus une s&#233;rieuse menace pour leur existence m&#234;me. En effet, bien que pr&#233;sentes au S&#233;n&#233;gal depuis plus de cent cinquante ans, si l'on se r&#233;f&#232;re aux plus anciens, les &#233;tablissements bancaires ne polarisent que 19% de la population. Pour &#234;tre en mesure de r&#233;sister &#224; la vague du Mobile Money, ils se sont donc peu &#224; peu lanc&#233;s dans la digitalisation de leurs activit&#233;s et plus particuli&#232;rement de leurs services &#224; la client&#232;le. Ainsi, d&#232;s octobre 2014, la BICIS, en collaboration avec Orange, a &#233;t&#233; la premi&#232;re banque &#224; proposer une application mobile connu sous l'appellation de Mobibank qui permettait d'effectuer des virements &#224; partir d'un t&#233;l&#233;phone mobile. En mars 2016, elle sera remplac&#233;e par BICIS Mobile, application beaucoup plus compl&#232;te permettant de consulter le solde de son compte, faire des virements, commander un ch&#233;quier, etc. A partir de ce moment, la grande majorit&#233; des banques pr&#233;sentes au S&#233;n&#233;gal lui ont emboit&#233; le pas et se sont inscrites dans cette dynamique avec le lancement successif de CBAO Mobile, Ecobank Mobile, SGBS Connect, Atlantique Mobile (Banque de l'Atlantique), Tamweel Touch (Banque islamique du S&#233;n&#233;gal) et tout derni&#232;rement Myboa (Banque of Africa). Nonobstant cet effort de modernisation, le d&#233;veloppement des services de paiement mobile a connu un tel succ&#232;s qu'en fin 2018, ils repr&#233;sentaient pr&#232;s de 295 millions de transactions d'une valeur totale de 2 720 milliards de FCFA alors que dans le m&#234;me temps les banques totalisaient seulement 3,98 millions d'op&#233;rations pour un montant de 250 milliards FCFA. S'il est encore trop t&#244;t pour pr&#233;dire qui l'emportera des banques ou des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, il est clair que ces derniers poss&#232;dent un net avantage comparatif du fait des infrastructures et de la base de clients dont ils disposent. D&#232;s lors, la seule chance de salut pour les banques r&#233;side dans la digitalisation &#224; marche forc&#233;e de leurs services pour &#234;tre dans l'air du temps sans que cela soit pour autant une garantie de succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Arriv&#233;e de Free au S&#233;n&#233;gal : d'importants bouleversements en perspective </title>
		<link>https://osiris.sn/Arrivee-de-Free-au-Senegal-d.html</link>
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		<dc:date>2019-09-30T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s une campagne publicitaire reposant sur la technique du &#171; teasing &#187; d&#233;j&#224; utilis&#233;e en novembre 2005 pour le passage de la marque Hello &#224; Tigo, l'op&#233;rateur Tigo S&#233;n&#233;gal, rachet&#233; en avril 2018 par le consortium Saga Africa Holdings Limited, s'est mu&#233; en Free S&#233;n&#233;gal le 1er octobre 2019. L'adoption de cette marque s'explique par le fait Xavier Niel, propri&#233;taire du groupe fran&#231;ais Free, est l'actionnaire principal de ce consortium dans lequel il est associ&#233; avec Y&#233;rim Sow, propri&#233;taire du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s une campagne publicitaire reposant sur la technique du &#171; teasing &#187; d&#233;j&#224; utilis&#233;e en novembre 2005 pour le passage de la marque Hello &#224; Tigo, l'op&#233;rateur Tigo S&#233;n&#233;gal, rachet&#233; en avril 2018 par le consortium Saga Africa Holdings Limited, s'est mu&#233; en Free S&#233;n&#233;gal le 1er octobre 2019. L'adoption de cette marque s'explique par le fait Xavier Niel, propri&#233;taire du groupe fran&#231;ais Free, est l'actionnaire principal de ce consortium dans lequel il est associ&#233; avec Y&#233;rim Sow, propri&#233;taire du groupe s&#233;n&#233;galais Teylium et avec Hassanein Hiridjee, propri&#233;taire du groupe malgache Axian. Cela &#233;tant, que l'on ne s'y trompe pas, l'arriv&#233;e de Free sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais de la t&#233;l&#233;phonie mobile ne se limite pas &#224; une op&#233;ration de rebranding mais d&#233;coule en r&#233;alit&#233; d'une volont&#233; de s'imposer durablement sur celui-ci. Fid&#232;le &#224; la strat&#233;gie qui lui a si bien r&#233;ussi en France, Free S&#233;n&#233;gal a fait une entr&#233;e fracassante sur le march&#233; des t&#233;l&#233;communications en proposant la 4G &#224; Dakar et dans la plupart des capitales r&#233;gionales, en promettant des d&#233;bits trois fois plus rapides que la moyenne actuelle et en offrant des forfaits voix et donn&#233;es, &#224; premi&#232;re vue, particuli&#232;rement attractifs comprenant notamment une connexion gratuite &#224; WhatsApp. La promotion de ces offres s'appuie sur un marketing particuli&#232;rement agressif avec des annonces sur une multitude de supports allant des r&#233;seaux sociaux aux m&#233;dias classiques en passant par les caravanes promotionnelles, l'installation de kiosques, l'affichage publicitaires, etc. Il est vrai que Free fait face &#224; l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de rentabiliser au plus vite un important investissement qui, au-del&#224; de l'acquisition de Tigo et de la licence 4G, a consist&#233; &#224; d&#233;velopper de nouvelles plateformes de services, densifier et &#233;tendre son r&#233;seau avec l'installation de quatre cents (400) nouvelles antennes-relais et d&#233;ployer un r&#233;seau en fibre optique s'&#233;tendant sur quelques 1600 km. L'engouement, voire le choc, provoqu&#233; par l'entr&#233;e en sc&#232;ne de Free, comparable &#224; une arm&#233;e entrant brutalement et par surprise sur le champ de bataille, a suscit&#233; toutes sortes de r&#233;actions. Ainsi, certains ont-ils d&#233;j&#224; pr&#233;dit la disparition de l'op&#233;rateur Expresso qui occupait, au 31 juin 2019, la troisi&#232;me place sur le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile avec 21,12% des parts de march&#233;, derri&#232;re Tigo, second avec 25,55% et SONATEL loin devant les deux autres op&#233;rateurs avec 53,33% des parts de march&#233;. D'aucuns, invoquant le principe de la neutralit&#233; d'Internet inscrit dans le Code des t&#233;l&#233;communications, s'interrogent sur la l&#233;galit&#233; de l'offre permettant d'acc&#233;der gratuitement &#224; WhatsApp et en appellent &#224; la vigilance du r&#233;gulateur afin d'&#233;viter ce qu'ils appellent une segmentation d'Internet qui ouvrirait la porte aux paiements de certains services sp&#233;cifiques. D'autres se posent la question de savoir si Free ne pratique pas le dumping, et donc la vente &#224; perte pour attirer une nouvelle client&#232;le. Le r&#233;gulateur interpell&#233; par voie de presse a que l'essentiel &#233;tait que les forfaits propos&#233;s soient d'une part conforme &#224; la r&#233;glementation en vigueur et d'autre part auditables. D'autres encore se sont attel&#233; &#224; faire des tests de connexion &#224; Internet afin de s'assurer que les d&#233;bits descendants et ascendants promis sont bien au rendez-vous. Les premiers r&#233;sultats laissent entrevoir, sans surprise, qu'il y a un grand &#233;cart entre les d&#233;bits th&#233;oriques et les d&#233;bits r&#233;els. Enfin, certains s'interrogent sur l'&#233;tendue de la couverture du r&#233;seau de Free compar&#233; notamment &#224; celui de la SONATEL qui a l'avantage de l'ant&#233;riorit&#233; et est particuli&#232;rement d&#233;velopp&#233; en dehors de Dakar. Globalement, les observateurs s'entendent pour dire que la diff&#233;rence entre Free et les autres op&#233;rateurs, devra plus &#234;tre mesur&#233;e en termes de qualit&#233; de service qu'en termes de niveau des prix. Du point de vue des consommateurs que nous sommes, il faut simplement esp&#233;rer que la concurrence revigor&#233;e par l'arriv&#233;e de Free produira des effets b&#233;n&#233;fiques et durables en mati&#232;re de baisse des prix, de diversification et d'innovation dans l'offre de services et surtout d'am&#233;lioration de la qualit&#233; de service, qu'il s'agisse de la stabilit&#233; et de la couverture du r&#233;seau ou encore de la constance des d&#233;bits offerts. La r&#233;action des autres op&#233;rateurs que sont SONATEL et Expresso est donc particuli&#232;rement attendue. Quoi qu'il en soit, s'il est pr&#233;matur&#233; de se prononcer sur ce que pourraient &#234;tre les gains et les pertes de parts de march&#233; des uns et des autres, il est clair que le march&#233; s&#233;n&#233;galais de la t&#233;l&#233;phonie et de la fourniture de services Internet mobile s'appr&#234;te &#224; subir de profonds bouleversements et &#224; vivre une nouvelle &#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;mat&#233;rialisation, digitalisation, biom&#233;trie, etc. : Quand on met la charrue avant les b&#339;ufs</title>
		<link>https://osiris.sn/Dematerialisation-digitalisation.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Dematerialisation-digitalisation.html</guid>
		<dc:date>2019-08-31T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A la fin du mois ao&#251;t 2019, l'approche de l'&#233;ch&#233;ance pour le remplacement des permis de conduire papiers par des permis de conduire biom&#233;triques au format carte de cr&#233;dit a cr&#233;&#233; un rush extraordinaire dans le principal centre d'enregistrement ce qui a conduit les autorit&#233;s &#224; prolonger l'op&#233;ration jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e 2019. Le processus de remplacement des permis de conduire par des permis de conduire biom&#233;triques prend place avant le processus &#224; venir de remplacement des cartes crises (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la fin du mois ao&#251;t 2019, l'approche de l'&#233;ch&#233;ance pour le remplacement des permis de conduire papiers par des permis de conduire biom&#233;triques au format carte de cr&#233;dit a cr&#233;&#233; un rush extraordinaire dans le principal centre d'enregistrement ce qui a conduit les autorit&#233;s &#224; prolonger l'op&#233;ration jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e 2019. Le processus de remplacement des permis de conduire par des permis de conduire biom&#233;triques prend place avant le processus &#224; venir de remplacement des cartes crises et des plaques d'immatriculation des v&#233;hicules et vient apr&#232;s la mise en circulation des cartes d'&#233;lecteurs biom&#233;triques, des cartes nationales d'identit&#233; biom&#233;triques et des passeports biom&#233;triques. Lors du lancement de chacune de ces op&#233;rations de modernisation des pi&#232;ces d'identification, l'argument massue qui a &#233;t&#233; r&#233;guli&#232;rement mis en avant par les autorit&#233;s a &#233;t&#233; celui de la fiabilisation et de la s&#233;curisation de ces diff&#233;rents types de documents du fait de l'impossibilit&#233; de leur falsification et/ou de leur reproduction. Cependant, personne ne semble s'&#234;tre pos&#233; la question de savoir &#224; partir de quel type de document de base on &#233;tablissait la majeure partie de ces documents officiels sens&#233;es devenir infalsifiables. Le fichier de base qui permet &#224; tout nouveau-n&#233; de devenir un citoyen, avec des droits et des devoirs, n'est rien d'autre que le fichier de l'Etat civil. Paradoxalement, personne ne semble se pr&#233;occuper s&#233;rieusement de la fiabilit&#233; de ce fichier, o&#249; plut&#244;t de cet ensemble de fichiers, que constitue l'Etat civil. Or, chacun sait qu'au S&#233;n&#233;gal en partie et en Afrique d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, c'est un des dispositifs qui est le moins s&#233;rieusement g&#233;r&#233; et contr&#244;l&#233; et qu'il n'est pas compliqu&#233; de &#171; renaitre &#187; plusieurs fois, notamment pour diminuer son &#226;ge r&#233;el, afin de remplir les conditions pour s'inscrire &#224; l'&#233;cole, passer un examen scolaire, passer un concours administratif, jouer dans une cat&#233;gorie sportive, tenter de faire une carri&#232;re sportive internationale, etc. La v&#233;ritable question qui m&#233;rite d'&#234;tre pos&#233;e est de savoir comment peut-on continuer &#224; laisser les collectivit&#233;s locales, globalement d&#233;pourvues de moyens humains, mat&#233;riels et financiers, g&#233;rer un fichier aussi critique pour la Nation que l'Etat civil ? La gestion actuelle de l'Etat civil, pleine d'amateurisme et de laxisme, a pour cons&#233;quence que chaque ann&#233;e des milliers d'enfants font face &#224; des probl&#232;mes &#224; la veille de passer un examen parce qu'ils n'ont pas &#233;t&#233; enregistr&#233;s &#224; l'Etat civil ou pire parce qu'ils sont n&#233;s une seconde fois entre deux examens, sans parler des milliers de s&#233;n&#233;galais et s&#233;n&#233;galaises qui doivent recourir &#224; la justice afin d'obtenir des jugements rectificatifs afin de corriger les erreurs relatives &#224; leur lieu de naissance, &#224; leur pr&#233;nom, &#224; leur nom de famille o&#249; &#224; leur filiation. Et pourtant tout cela aurait pu &#234;tre &#233;vit&#233; si l'Etat avait s&#233;rieusement pris ce chantier &#224; bras le corps en d&#233;cidant de cr&#233;er un fichier national de l'Etat civil hautement s&#233;curis&#233; qui aurait fait des collectivit&#233;s locales des utilisatrices de ce fichier ayant la responsabilit&#233; d'y entrer les donn&#233;es. Une fois renseign&#233;, ce fichier aurait permis la d&#233;livrance de documents d'Etat civil quel que soit le lieu o&#249; l'on se retrouve, sur le territoire national ou &#224; l'&#233;tranger. Afin d'&#233;viter les erreurs que l'on retrouve le plus souvent dans les actes d'Etat civil, celui-ci aurait pu reposer sur une s&#233;rie de listes d'autorit&#233; comportant une s&#233;rie de transcriptions homologu&#233;es. Qu'il s'agisse des appellations de l'ensemble des localit&#233;s du S&#233;n&#233;gal et des diff&#233;rents niveaux de d&#233;coupages administratifs auxquels elles sont rattach&#233;es (r&#233;gion, d&#233;partement et arrondissement), les pr&#233;noms les plus usit&#233;s ainsi que les noms de famille. Ce fichier national de l'Etat civil, fiabilis&#233; et s&#233;curis&#233; avec notamment l'utilisation de la technologie blockchain, serait accessible par l'ensemble des centres d'Etat civil du pays ainsi que le r&#233;seau des repr&#233;sentations diplomatiques s&#233;n&#233;galaises &#224; l'&#233;tranger, afin que ces structures soient &#224; m&#234;me de d&#233;livrer des actes d'Etat civil aux int&#233;ress&#233;s &#224; travers un service de proximit&#233;. Si des frais de d&#233;livrance devaient &#234;tre per&#231;us, afin de ne pas priver certaines collectivit&#233;s locales d&#233;pourvues de moyens de cette source de revenus, ceux-ci pourraient &#234;tre revers&#233;s, selon une cl&#233; de r&#233;partition &#224; d&#233;finir, entre le centre d'Etat civil o&#249; la naissance du demandeur aurait &#233;t&#233; enregistr&#233;e et la structure qui aurait d&#233;livr&#233; l'acte d'Etat civil. Une fois cet instrument en place, nous pourrions enfin avoir des garanties quant &#224; la fiabilit&#233; de l'ensemble des documents d'identification dont la production d&#233;pend, en amont, de l'Etat civil. Comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, il urge de doter le pays d'un fichier national d'Etat civil digne de ce nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hackers : savoir distinguer le bon grain de l'ivraie</title>
		<link>https://osiris.sn/Hackers-savoir-distinguer-le-bon.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://osiris.sn/Hackers-savoir-distinguer-le-bon.html</guid>
		<dc:date>2019-07-31T20:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lors de l'&#233;dition 2019 des Security Days, un fait peu banal s'est produit avec le sacre comme meilleur hacker du S&#233;n&#233;gal du jeune Souleymane Fall qui avait &#233;t&#233; condamn&#233; par la justice s&#233;n&#233;galaise pour des faits d'acc&#232;s et maintien frauduleux dans un syst&#232;me informatique, modification ou suppression de donn&#233;es a&#768; caract&#232;re informatique et collecte illicite de donn&#233;es a&#768; caract&#232;re personnel. Cette affaire, peu glorieuse il faut bien le reconnaitre, tant pour la police s&#233;n&#233;galaise dont le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de l'&#233;dition 2019 des Security Days, un fait peu banal s'est produit avec le sacre comme meilleur hacker du S&#233;n&#233;gal du jeune Souleymane Fall qui avait &#233;t&#233; condamn&#233; par la justice s&#233;n&#233;galaise pour des faits d'acc&#232;s et maintien frauduleux dans un syst&#232;me informatique, modification ou suppression de donn&#233;es a&#768; caract&#232;re informatique et collecte illicite de donn&#233;es a&#768; caract&#232;re personnel. Cette affaire, peu glorieuse il faut bien le reconnaitre, tant pour la police s&#233;n&#233;galaise dont le dispositif technique dans lequel s'&#233;tait introduit Souleymane Fall comportait une grosse faille de s&#233;curit&#233; que pour la justice s&#233;n&#233;galaise qui a condamn&#233; un jeune technicien utile &#224; la soci&#233;t&#233;, soul&#232;ve la question complexe du &#171; hacking &#187; largement m&#233;connue dans notre pays. A l'origine, les hackers sont des techniciens de haut niveau qui se plaisent &#224; &#171; bidouiller &#187; les syst&#232;mes informatiques, notamment pour en d&#233;tecter les failles de s&#233;curit&#233; pour. D&#232;s lors, ce qui pose probl&#232;me ce n'est pas tant le &#171; hacking &#187; en tant que tel que la finalit&#233; qu'il se donne. En effet, il existe deux &#171; &#233;coles &#187; diam&#233;tralement oppos&#233;es avec d'un c&#244;t&#233; ceux que l'on appelle en anglais les &#171; white hats &#187; qui sont les &#171; bons &#187; et de l'autre les &#171; dark hats &#187; qui sont les &#171; m&#233;chants &#187;. Les premiers cherchent &#224; d&#233;tecter les failles de s&#233;curit&#233; pour y rem&#233;dier et rendre les syst&#232;mes informatiques plus s&#251;rs tandis que les seconds mettent &#224; profit les failles de s&#233;curit&#233; pour se livrer &#224; des activit&#233;s ill&#233;gales. Les &#171; bons hackers &#187; se sont organis&#233;s en Europe au sein du Chaos Computer Club (CCC) qui tient le plus officiellement du monde son congr&#232;s annuel pour faire le point sur les derni&#232;res &#233;volutions techniques en la mati&#232;re et discuter de questions de soci&#233;t&#233; li&#233;es au d&#233;veloppement du num&#233;rique. Mieux, dans les pays o&#249; les autorit&#233;s ont pris la pleine mesure des d&#233;fis pos&#233;s par la cybers&#233;curit&#233; et ont compris que les forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; ne peuvent avoir le monopole de la lutte contre la cybercriminalit&#233;, elles collaborent avec eux plut&#244;t que de les r&#233;primer aveugl&#233;ment. C'est ainsi qu'en 2016, le Pentagone a invit&#233; les hackers am&#233;ricains &#224; venir d&#233;tecter les failles de s&#233;curit&#233; pouvant exister dans ses syst&#232;mes informatiques. De m&#234;me en France, en janvier 2019, la Direction g&#233;n&#233;rale de la S&#233;curit&#233; ext&#233;rieure (DGSE), les services de renseignements fran&#231;ais, a publi&#233; une offre de stage de six mois pour hacker le jeu vid&#233;o Fortnite pour surveiller le contenu des discussions de certains joueurs qui l'utilisent de mani&#232;re furtive afin d'&#233;changer des informations sp&#233;cifiques. Mieux, les dispositifs qui travaillent au profit de la cybers&#233;curit&#233;, qu'ils s'agissent des CERT o&#249; des structures comme l'Agence nationale de la s&#233;curit&#233; des syst&#232;mes d'information (ANSSI) qui est en France l'autorit&#233; nationale en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; et de d&#233;fense des syst&#232;mes d'information, rattach&#233;e au Secr&#233;tariat g&#233;n&#233;ral de la d&#233;fense et de la s&#233;curit&#233; nationale (SGDSN), collaborent &#233;troitement avec des sp&#233;cialistes venant de tous les horizons. Les &#171; mauvais hackers &#187; &#233;voluent eux loin des lampions, derri&#232;re les rideaux, dans la discr&#233;tion, l'opacit&#233; et la clandestinit&#233; n&#233;cessaire &#224; la bonne conduite de leurs activit&#233;s ! Au S&#233;n&#233;gal, comme partout ailleurs, il existe ces deux types de hackers et il faut se r&#233;jouir de trouver parmi eux des &#171; white hats &#187; dont l'apport ne peut qu'&#234;tre positif pour la soci&#233;t&#233;, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, et pour les sp&#233;cialistes de la s&#233;curit&#233; informatique, en particulier, qu'ils exercent leur activit&#233; au sein des forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; (arm&#233;es, police, gendarmerie, douanes, etc.), dans l'administration, dans les universit&#233;s ou dans le secteur priv&#233;, notamment dans les banques, les &#233;tablissements financiers dans toutes les structures qui g&#232;rent o&#249; manipulent de la monnaie &#233;lectronique. Cette activit&#233; est d'ailleurs officiellement reconnue et fait partie int&#233;grante des formations sp&#233;cialis&#233;es avec la certification &#171; Ethical Hacking &#187; qui utilise les m&#234;mes connaissances et outils que les hackers malveillants, mais d'une mani&#232;re l&#233;gale et l&#233;gitime pour &#233;valuer la s&#233;curit&#233; d'un syst&#232;me cible. Dans ce contexte, les services responsables de la lutte contre la cybercriminalit&#233;, de m&#234;me que la justice, doivent faire leur aggiornamento et laisser au vestiaire les postures datant du XX&#232;me si&#232;cle pour adopter celles qui s'imposent au XXI&#232;me si&#232;cle. Les uns et les autres doivent comprendre que la cybers&#233;curit&#233; n'est pas l'apanage des seuls sp&#233;cialistes mais qu'elle est devenue une probl&#233;matique globale qui requiert le concours de tous. D&#232;s lors, il urge qu'ils s'informent et se forment de mani&#232;re &#224; &#234;tre capables de distinguer la bonne graine de l'ivraie dans le monde des hackers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jusqu'&#224; quand sous-traiterons-nous la production et la gestion de nos donn&#233;es biom&#233;triques ?</title>
		<link>https://osiris.sn/Jusqu-a-quand-sous-traiterons-nous.html</link>
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		<dc:date>2019-05-31T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;A travers la presse, nous avons r&#233;cemment appris que les Etats-Unis s'appr&#234;taient &#224; &#233;quiper et former les agents de la Direction de la Police de l'Air et des Fronti&#232;res afin qu'ils puissent digitaliser l'ensemble des empreintes digitales des passagers passant par l'A&#233;roport international Blaise Diagne (AIBD). Cette information, qui n'a gu&#232;re suscit&#233;e de d&#233;bats dans l'opinion publique, dans les m&#233;dias classiques comme sur les r&#233;seaux sociaux, nous interpelle pourtant fortement &#224; l'heure o&#249; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://osiris.sn/-Annee-2019,633-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2019&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Editoriale-+.html" rel="tag"&gt;Editoriale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A travers la presse, nous avons r&#233;cemment appris que les Etats-Unis s'appr&#234;taient &#224; &#233;quiper et former les agents de la Direction de la Police de l'Air et des Fronti&#232;res afin qu'ils puissent digitaliser l'ensemble des empreintes digitales des passagers passant par l'A&#233;roport international Blaise Diagne (AIBD). Cette information, qui n'a gu&#232;re suscit&#233;e de d&#233;bats dans l'opinion publique, dans les m&#233;dias classiques comme sur les r&#233;seaux sociaux, nous interpelle pourtant fortement &#224; l'heure o&#249; la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel et la probl&#233;matique de la souverainet&#233; num&#233;rique sont au c&#339;ur des pr&#233;occupations individuelles des citoyens et des pr&#233;occupations collectives des Etats. La question n'est pourtant pas nouvelle puisque cela fait maintenant pr&#232;s de quinze ans que les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises se sont lanc&#233;es dans la modernisation des fichiers administratifs comportant, &#224; un titre ou &#224; un autre, les donn&#233;es biom&#233;triques des citoyens. En effet, c'est en ao&#251;t 2004 que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, Me Abdoulaye, a pris la d&#233;cision de proc&#233;der &#224; une refonte totale du fichier &#233;lectoral et subs&#233;quemment au remplacement des anciennes cartes nationales d'identit&#233; par des cartes d'identit&#233; num&#233;riques au format carte de cr&#233;dit. Le march&#233;, de quelques vingt-deux milliards de FCFA, sera confi&#233; &#224; un consortium compos&#233; de la soci&#233;t&#233; britannique De La Rue pour le volet &#233;tablissement des cartes nationales d'identit&#233; et des cartes d'&#233;lecteurs, la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine Eastshore Technology pour l'aspect biom&#233;trie et les soci&#233;t&#233;s s&#233;n&#233;galaises Sygma Technologie pour la fourniture des logiciels et Syst&#232;me+ pour les &#233;quipements. L'attribution de ce march&#233; fera d'ailleurs couler beaucoup d'encre et de salive car la Banque mondiale (BM) avait financ&#233; un programme similaire dans le cadre du Projet de modernisation des syst&#232;mes informatis&#233;s de l'Administration (PMSIA) qui avait pour objet le d&#233;veloppement d'une application pour la gestion des cartes d'identit&#233; des &#233;trangers vivant au S&#233;n&#233;gal et des permis de port d'armes. Sur la base des logiciels et des &#233;quipements acquis pour les besoins de ce projet, il aurait donc &#233;t&#233; ais&#233; de produire d'autres types de documents administratifs (carte nationale d'identit&#233;, permis de conduire, etc.). Le groupe ATI, attributaire de ce march&#233; avait d'ailleurs nou&#233; un partenariat avec la firme am&#233;ricaine LaserCard, qui avait d&#233;velopp&#233; la technologie de cartes &#224; m&#233;moire utilis&#233;e par l'Administration am&#233;ricaine pour la Green Card, pour son ex&#233;cution. Trois ans plus tard, en septembre 2007, le gouvernement s&#233;n&#233;galais signera un contrat de type BOT, d'un montant &#233;tait estim&#233; &#224; 117 milliards de FCFA sur vingt-cinq ans, avec la soci&#233;t&#233; malaisienne Iris corporation Berhad pour la production passeports biom&#233;triques afin de se mettre en conformit&#233; avec les nouvelles normes &#233;tablies par l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). Puis, suite &#224; la d&#233;cision de la Conf&#233;rence des chefs d'Etats de la Communaut&#233; &#233;conomique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), prise en d&#233;cembre 2014 &#224; Abuja (Nigeria), d'instituer une carte d'identit&#233; biom&#233;trique pour tous ses ressortissants, le S&#233;n&#233;gal se lancera &#224; nouveau dans la confection de cartes nationales d'identit&#233; biom&#233;triques dont le march&#233;, d'un montant de cinquante milliards de FCFA, sera attribu&#233;, dans le cadre d'un contrat de gr&#233; &#224; gr&#233;, &#224; Iris corporation Berhad. On ne peut donc qu'&#234;tre &#233;tonn&#233; par l'annonce faite par l'Ambassadeur des Etats-Unis au S&#233;n&#233;gal et se poser la question de savoir comment apr&#232;s quinze ann&#233;es d'exp&#233;rience et trois op&#233;rations de confection de documents d'identit&#233; biom&#233;triques, sans compter la production r&#233;cente de permis de conduire biom&#233;triques, le S&#233;n&#233;gal se trouve toujours dans l'incapacit&#233; de produire des documents biom&#233;triques. Or la production de ces derniers pose tout &#224; la fois la probl&#233;matique de la protection des donn&#233;es personnelles des citoyens s&#233;n&#233;galais, dont on ignore o&#249; elles sont conserv&#233;es et avec quelles garanties de s&#233;curit&#233; et celle de notre souverainet&#233; num&#233;rique, pour ne pas dire de notre souverainet&#233; tout court, &#224; partir du moment o&#249; notre Etat semble tout &#224; la fois incapable de g&#233;rer la production de documents s&#233;curis&#233;s au profit de ses citoyens et de contr&#244;ler les acc&#232;s (entr&#233;es et sorties) &#224; son territoire national avec des dispositifs de s&#233;curit&#233; ad&#233;quats. En filigrane se pose la question toute aussi essentielle de l'implication significative du secteur priv&#233; national dans tous les projets touchant &#224; la mise en &#339;uvre de d'infrastructures, de produits ou de services ayant un caract&#232;re critique pour le d&#233;veloppement de notre pays et de l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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