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Vers des Etats généraux de la Société de l’information

jeudi 31 juillet 2003

Dans les deux livres qui défrayent aujourd’hui la chronique au Sénégal, à savoir celui d’Abdou Latif Coulibaly intitulé « Wade, un opposant au pouvoir, l’Alternance piégée » [1] et celui de Jacques Habib Sy titré « Crise de l’audiovisuel au Sénégal » [2] , le secteur des technologies de l’information et de la communication figure en bonne place. Dans le premier ouvrage, c’est la promesse électorale non tenue d’Abdoulaye Wade d’autoriser le transfert au Sénégal de la station de télévision « La Chaîne Africaine » (LCA), appartenant au groupe Sud Communication, qui émettait sur le câble en France et l’arrêt aussi brusque qu’inexpliqué du processus d’appel d’offres qui aurait du conduire à l’autorisation d’une chaîne de télévision privée qui sont au cœur des débats. Le second ouvrage est quant à lui un réquisitoire particulièrement sévère contre l’audiovisuel public dans lequel sont dénoncés pêle-mêle, le traitement inégal entre les médias privés et publics dans l’accès aux sources d’information, l’indigence des subventions accordées à la presse privée, les lacunes du Haut Conseil de l’Audiovisuel, le caractère extraverti de la programmation télévisuelle avec 60 à 70% de productions étrangères, la marginalisation des langues nationales minoritaires, la gestion éclatée du secteur des télécommunications entre le HCA d’une part et l’Agence de Régulations des Télécommunications d’autre part, etc. Même si nous ne partageons pas totalement les analyses et points de vue développés par les deux auteurs, il faut reconnaître que leurs ouvrages ont le mérite de mettre l’accent sur certains graves dysfonctionnements qui touchent depuis des années le secteur de l’économie de l’information et de la communication au Sénégal. Aujourd’hui comme hier, les autorités politiques aiment à déclarer qu’elles considèrent le secteur des technologies de l’information et de la communication comme un des piliers du développement économique et social du pays voire même de l’Afrique dans le cadre du NEPAD. Pour qu’il en soit effectivement ainsi, il est grand temps de rompre avec des pratiques d’un autre age dont les conséquences les plus immédiates ont pour noms désintérêt et suspicion des citoyens envers l’audiovisuel national et méfiance des investisseurs potentiels. Afin de réconcilier les Sénégalais et les Sénégalaises avec le service public de l’audiovisuel et libérer les énergies créatrices qui n’attendent que la mise en place de conditions favorables pour exploiter pleinement les potentialités offertes par les technologies de l’information et de la communication, l’Etat en collaboration étroite avec le secteur privé, les partenaires au développement et la société civile doit s’atteler à l’organisation de véritables états généraux de la société de l’information ayant pour objectifs de faire un bilan sans complaisance de la situation, de définir une vision partagée et d’élaborer une stratégie nationale s’appuyant sur un plan d’action et les ressources nécessaires à sa mise en œuvre.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

[1] Abdou Latif Coulibaly : Wade, un opposant au pouvoir, l’Alternance piégée. Les éditions Sentinelles, 2003, 300 p.

[2] Jacques Habib Sy : Crise de l’audiovisuel au Sénégal. Aide Transparence, 2003, 304 p.

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