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Technopole de Dakar : pour quand ?

vendredi 23 janvier 2009

Le Sénégal avait mis en œuvre le projet du Technopole depuis le 31 décembre 1996, mais malheureusement ce projet n’a pas été matérialisé jusqu’à présent. Lancé sous le régime socialiste, celui de l’alternance a tout simplement mis en veilleuse ce projet du Technopole de Dakar. Et pourtant, le Technopole reste un outil indispensable pour le développement des grappes technologies de l’information et de la communication-téléservices. ‘Tous les pays qui se sont développés dans ce domaine sont dotés d’infrastructures pareilles. Si le Sénégal avait matérialisé ce projet du Technopole, nous n’aurions pas accusé un retard par rapport à d’autres pays dits émergents’ se désole Olivier Sagna, enseignant des sciences de l’information à l’Ebad, par ailleurs secrétaire général de Osiris, un observatoire sur la société de l’information au Sénégal.

Le Technopole de Dakar, créé par la loi n° 96-36 du 31/12/96, est une zone économique aménagée dont la vocation est d’accueillir des centres de recherche et d’enseignement, ainsi que des entreprises développant l’innovation technologique dans le but de promouvoir entre eux la synergie nécessaire à la création de richesse et d’emploi.

S’exprimant lors de l’atelier portant sur l’état d’avancement des travaux pour la grappe Tics-Téléservices de la Stratégie de croissance accélérée, M Sagna, qui faisait un benchmarking, s’est tenu de faire une étude comparative entre le Sénégal et les pays comme la Tunisie, le Maroc, l’Ile Maurice, la Malaisie, etc. Pour lui, il ne sert à rien de faire une étude comparative à l’échelle de l’Uemoa ou de la Cedeao.

Prenant des paramètres comme le nombre d’abonnés, le nombre de spécialistes en tics ou de la quantité de gigabit, Olivier Sagna a relevé quelques aspects pouvant constituer un handicap pour le Sénégal. D’abord, il note l’absence d’organe de pilotage des Tics, ainsi que d’une agence de promotion des Tics. ‘On n’assiste pas à un développement d’une véritable industrie de tics et téléservices, ainsi qu’à la mise en place d’un parc technologique dans le domaine des tics’, ajoute le secrétaire général de Osiris.

Pour sa part, Me Massokhna Kâne de Sos Consommateur a plaidé pour la mise en place d’une réglementation pour lutter contre la cybercriminalité. Selon le défenseur du droit des consommateurs, les jeunes sont de plus en plus exposés avec les sites pornographiques et la pédophilie. C’est pourquoi, il propose la mise en place d’organe de censure et de structure de surveillance pour moraliser le secteur des tics. Actuellement des textes sont à l’état de projet pour la réglementation du secteur des technologies de l’information et de la communication.

Cette rencontre, qui a réuni secteur public, société civile, médias et privés se chargera de valider les approches, les visions et les objectifs du groupe grappe tics-téléservices dans la stratégie de croissance accélérée. Il s’agira de faire du Sénégal un pays pilote dans le développement des tics. Le secteur des tics et téléservices est considéré comme un secteur transversale qui intervient dans les autres grappes de la Stratégie de croissance accélérée à savoir la pêche, les textiles, l’agriculture.

(Source : Les TIC au Sénégal, 23 janvier 2009)

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