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Réduction de la fracture numérique : 70 cyber-cases d’ici décembre

mardi 24 mai 2011

Le Conseiller technique du président de la République aux Tic, Michel Lamotte a annoncé, hier à Popenguine la construction de soixante-dix Cybercases avant décembre prochain. Il était en mission de prospection conduite par le directeur de Cabinet du ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Mamadou Yandé Touré, dans la perspective de l’inauguration, le 4 juin prochain, de la Cybercase de Popenguine par le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade.

Popenguine, la toute nouvelle commune située à 60 km de Dakar, abrite la résidence secondaire de l’ancien Gouverneur général de l’Aof devenue celle du président de la République est aussi connue pour être le lieu de pèlerinage de la Chrétienté avec sa Vierge Noire, faisant d’elle le symbole du Catholicisme au Sénégal. C’est ce lieu touristique et de villégiature aux falaises et collines imposantes qui, jadis, servaient de refuge sur la Petite Côte, qui abrite allègrement, une des nouvelles trouvailles du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade : la Cybercase le seul prototype encore réalisé dans le pays. La Cybercase, comme la Case des Tout-petits, est une nouveauté qui devra jouer un rôle important dans la réduction de la fracture numérique et lutter contre le chômage des jeunes comme le disait, 07 juin 2008, Me Wade alors qu’il présidait la 5è conférence des enseignants libéraux.

« Avec un objectif d’installer 130 dans le pays et, à terme 350, le programme prévoit la formation, par chaque Cybercase, de quelque 500 à 1.000 jeunes par an dans des domaines aussi divers que l’agriculture et l’électronique afin de réduire le gap numérique et faciliter la recherche de la connaissance », disait le chef de l’Etat. Car, en matière d’éducation, l’ambition du chef de l’Etat est de créer un système intégré où les ordinateurs sont omniprésents, de la maternelle au supérieur en passant par l’élémentaire, le moyen secondaire. Selon le Conseiller technique du président de la République aux Tic, Michel Lamotte, « 70 Cybercases seront construites avant décembre prochain ».

La Cybercase est un bâtiment en dur construit en forme de case (d’où son nom de Cybercase) avec une toiture couverte de tuiles en métal léger bien fixées. Dès qu’on y pénètre par la grande esplanade on fait face à une forme de studio radio avec baie vitrée qui, en réalité, est un écran géant. La Cybercase jouxte la Case des Tout-petits comme pour dire que les deux projets-phare du chef de l’Etat vont réellement de pair et ont le même objectif : décentraliser la connaissance. L’imposante bâtisse à la couleur blanche se caractérise cependant par l’exiguïté de ses salles.

« Nous avons revu le style pour les prochaines Cybercases qui seront en R+1 avec de grandes salles », explique Michel Lamotte.

Une vraie plate-forme e-learning

Construite en 2007, la Cybercase doit faciliter l’accès des populations rurales aux Tic participant ainsi à une démocratisation de la connaissance dans le pays. Conçue dans le même style que la Case des Tout-petits, la Cybercase comprend des volets formation (alphabétisation, technique, agriculture) et santé. La salle de formation ou plate-forme e-learning compte 23 machines avec tout l’équipement nécessaire et une dizaine pour le cyber. « Nous nous sommes limités à une dizaine d’ordinateurs pour ne pas concurrencer les cybers du village », dit Michel Lamotte. Les 22 ordinateurs ne disposent pas de disque dur. Ils sont simplement dotés d’un boîtier relié à un serveur et sont tous coordonnés à partir du 23è (celui du formateur), le seul équipé d’un disque dur. « C’est ce qu’on appelle le NComputing. On économise beaucoup avec ce procédé en termes d’achat (moins de disques durs), d’énergie (90 %) et de maintenance », explique Mme Elisabeth Monique Monteil d’Atlantic Computing.

470 personnes formées en 21 jours

Outre les ordinateurs, la salle de formation compte un vidéo projecteur et un tableau interactif. « C’est un tableau intelligent parce que pouvant stocker des données », dit Michel Lamotte. Il informe que le jour de l’inauguration, des cours d’éducation diabétique, de techniques agricoles seront livrés. Egalement, la plate-forme éducative du ministère de l’Education sera présentée.

« Nous avons signé une convention avec l’Isra pour des cours en techniques agricoles et nous sommes en négociation avec le Centre national de qualification professionnelle (Cnqp) et l’Institut de technologie alimentaire (Ita). Les pourparlers avec le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle devront aboutir à une validation des attestations que nous livrerons », souligne M. Lamotte.

Le personnel de la Cybercase a déjà démarré la formation. « En 21 jours, 470 personnes dont 399 femmes ont été formées en bureautique, alphabétisation numérique et maintenance. 274 viennent de Popenguine, 159 de Ndayane et le reste de Popenguine Sereer ».

La formation en bureautique dure 80 heures et 10 heures pour le word. « Il y a un grand engouement. Adultes jeunes, surtout des femmes et même analphabètes cherchent à être initiés à l’informatique et en langue française (pour les analphabètes).

Consultation médicale à distance

La Case dispose d’un logiciel interactif en langues wolof, française et arabe », dit le gestionnaire, Cheikh Lô Diouf. Selon Michel Lamotte, « 79 sur les 470 personnes formées sont des analphabètes adultes ». C’est sans nul doute le prix de la formation qui est attractif. En effet, « l’intéressé ne paie que 2.000 FCfa pour les droits d’inscription et 2.500 FCfa de mensualité. Quant au cyber, la connexion est de 250 FCfa par heure », indique le Conseiller technique du président de la République.

La Cybercase est également équipée de matériels de télémédecine permettant des consultations à distance sur des maladies comme la cardiologie, entre autre. A travers cette application de la cybersanté, le malade est connecté avec le médecin qui le consulte et prescrit l’ordonnance. Une démonstration sera également faite le 4 juin.

Ce qui constitue une économie de temps et d’argent (pas de déplacement) et règle le problème de disponibilité du médecin. C’est dire qu’une véritable révolution se profile dans le monde rural, estime M. Lamotte qui signale que tous ces dispositifs techniques ont été réalisés dans le cadre d’un partenariat public-privé.

D. Mané

(Source : Le Soleil, 24 mai 2011)

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