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Projet DOT AFRICA : Un outil d’intégration et d’affirmation, selon des experts

mercredi 26 octobre 2011

Des experts africains présents à la 42ème Icann à Dakar ont salué le projet Dot Africa comme outil d’intégration, d’identification et d’affirmation pour les Africains. La fracture numérique représente un défi à relever pour les dirigeants africains, à l’heure de l’économie du numérique. Les experts en sont conscients. C’est dans esprit qu’ils saluent la pertinence du projet Dot Africa comme outil d’intégration et d’affirmation de l’identité africaine. Le Secrétaire général du ministère des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic) du Tchad est d’avis que la 42ème réunion de l’Icann à Dakar est un honneur pour l’Afrique. Yamta Noël estime qu’au vu de l’ampleur qu’internet connaît, la rencontre de Dakar constitue une opportunité que le continent doit saisir.

Le propos du chef de la délégation tchadienne est allusif à la maîtrise de la gestion d’internet. « C’est une bataille pour l’Afrique qui a été longtemps marginalisée dans ce domaine.

L’occasion est à ne pas manquer », avance Yamta Noël. Celui-ci estime que l’un des enjeux de cette 42ème Icann pour l’Afrique sera la possibilité pour le Sénégal d’héberger le serveur racine du projet Dot Africa, notamment pour ce qui est des transactions et des correspondances. Une initiative qui rapproche davantage les pays africains. D’où cette invite à investir davantage sur le secteur des Tic.

« L’un des défis pour l’Afrique est de tout faire pour entrer dans le staff de la gouvernance internet. Le nombre d’Africains dans Icann doit augmenter pour pouvoir influer sur les décisions », a défendu Yamta Noël. Selon lui, l’Afrique dispose de grandes capacités avec des techniciens de qualité. C’est dans cet esprit que le chef de la délégation du Tchad a salué l’intérêt du projet Dot Africa (le nouveau nom de domaine générique pour l’Afrique). « C’est une évolution à magnifier, car le domaine .Afrique sera la seule extension qui va relier tout le continent », opine Y. Noël.

Economie numérique

Dans la continuité du délégué tchadien, le responsable des services informatiques et des noms de domaines de l’extension .bf au sein de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Burkina Faso (Arcep) juge que Icann est une occasion pour les Africains d’échanger sur les problèmes liés à internet, notamment par rapport à la gouvernance et aux évolutions technologiques . Etant donné, argue Serge Roland Sanou, que la fracture numérique représente un défi à relever pour les dirigeants africains. Pour l’expert burkinabé, il est primordial de s’approprier les Tic, car l’économie est devenue numérique. Evoquant la 42ème réunion de l’Icann à Dakar, Serge R. Sanou dit qu’elle demeure une plateforme pour lancer un appel aux dirigeants africains et à tous les autres acteurs des communications électroniques afin de travailler ensemble pour l’émergence d’un cyberespace communautaire qui soit le gage du développement de la région ouest-africaine. Seulement, nuance le responsable burkinabé, il faudra lever certaines barrières à l’image de celles règlementaires, par le biais des organismes communautaires comme la Cedeao, l’Uemoa.

Dakar, tribune des Africains

Aux yeux de S. R. Sanou, les projets phares sont : l’accessibilité pour tous au câble sous-marin, la réduction des droits de passage pour les pays de l’inter-land ne disposant pas d’accès à la mer (Burkina, Mali, Niger). De la sorte, soutient l’expert, avec l’initiative Dot Africa, l’Afrique pourra s’affirmer à travers ce nouveau gTLD, car il représente sans nul doute une identité commune.

Ce nouveau nom de domaine est en cours d’étude au sein de l’Union africaine pour définir les conditions de sa gestion par un organisme qui sera choisi à cet effet. L’intérêt de ce projet, explique S.R. Sanou, réside dans le fait que des sites web porteront l’extension .Africa déclinée en français, anglais, arabe. Ils auront une plus grande ouverture sur l’Afrique dans sa globalité. Cet avis est partagé par son homologue camerounais. Président directeur général de la structure netcom.cm -chargée de la production des noms de domaine nationaux africains-, Moustapha Kaïgama Saya trouve que l’Icann 42 à Dakar est une tribune pour l’expression des points de vue des Africains dans l’optique d’améliorer les services internet.

C’est tout le sens des nouveaux noms de domaine pour les Africains qui pourront présenter leurs diversités culturelles, affirme l’expert camerounais. Celui-ci apprécie la rencontre de Dakar en termes de rencontres avec les confrères du secteur pour trouver des opportunités, partager des expériences.

Ainsi, dit-il, le projet Dot Africa permettra aux Africains de s’identifier, de s’affirmer. « C’est un label à travailler. J’y crois comme un instrument d’intégration qui va fédérer les entreprises du continent », résume Moustapha K. Saya.

E. Massiga Faye

(Source : Le Soleil, 26 octobre 2011)

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