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Presse sénégalaise : L’Internet peut-il tuer le goût de la lecture sur papier ?

dimanche 8 mai 2011

« L’avenir de la presse traditionnelle face à l’émergence des nouveaux média ». Dans sa formulation, le thème de la conférence publique de l’APPEL, samedi dernier à la Fondation Konrad Adenauër, pose a priori - avec un certain euphémisme - la problématique des menaces qui pèseraient sur les journaux en papier du fait des sites d’infos. Cette menace n’est-elle pas une simple vue de l’esprit ? Si elle n’est pas à minimiser, à quoi tient-elle ? Les experts se sont penchés sur le sujet !

En 2000, le Sénégal comptait sept (7) quotidiens avec un tirage global de 150.000 exemplaires. Onze années plus tard, l’on se retrouve avec vingt-cinq (25) titres pour 200.000 exemplaires. Le volume de tirage baisse pendant que, paradoxalement, le nombre de journaux va croissant. L’obsession de certains à créer un journal tient plus au souci d’avoir sa part de l’aide à la presse qu’au besoin de réaliser des gains. Puisque, selon Madiambal Diagne, un des conférenciers au forum de l’association de la presse en ligne, l’environnement économique des média est de plus en plus difficile.

D’ailleurs, fait observer le patron du groupe Avenir Communication éditeur du journal « Le Quotidien » et du magazine « Week-End », de grandes entreprises de presse en Europe ont mis la clé sous le paillasson. Elles sont passées de 1 milliard 300 à 500 millions de lecteurs. La faute à qui d’autre ? Aux media exclusivement online, semble dire Madiambal Diagne qui appelle les propriétaires de journaux en papier à se redéployer sur le Net. En créant notamment, parallèlement à leur journal, un site Web avec un contenu différent. Et pour redorer le blason des média traditionnels, il préconise de réformer les circuits de distribution des journaux et de réduire le format des tabloïds. « En Europe ou dans les pays développés, on en s’encombre plus de papier ».

Avec l’Internet, le cycle de vie de l’information est relativement court pour les tabloïds. Au risque de se répéter le lendemain, la presse traditionnelle devrait adopter d’autres genres journalistiques comme l’analyse et le commentaire, pense Madiambal Diagne.

De son côté, El Malick Seck estime qu’il n’y a au Sénégal un journal en ligne digne de ce nom. « Il n’y a que des blogs au Sénégal », déclare le père de Rewmi.com vendu à l’homme d’affaires Mbagnick Diop. L’administrateur des sites Politicosn.com et Facedakar.com n’a pas manqué de théoriser la mort des journaux classiques qui serait la cause d’un environnement économique hostile.

Introduisant le sous thème « Médias sociaux et Presse en ligne », Ababacar Sadikh Ndiaye évoque l’existence de « menaces endogènes » sur les sites d’infos du fait des médias sociaux comme Facebook, Twitter et bien d’autres. L’expédition contre Ben Laden, le printemps arabe et que sais-je encore ont amplifié l’importance et le rôle de ces réseaux sociaux. Pour autant, ils ne peuvent être considérés comme des vecteurs d’infos mais plutôt des transporteurs de « données », indique Olivier Sagna de l’Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes du Sénégal (Osiris). L’information doit être juste et vraie : elle est aussi l’aboutissement d’un processus assis sur un effort de vérification et de recoupements nécessaires, voulait dire M. Sagna.

Docteur en sciences de l’information et de la communication, Mamadou Ndiaye aura rassuré tout le monde, en lâchant : la presse en ligne et la presse traditionnelle ne sont pas dans la même catégorie. L’une ne tuera l’autre, et vice versa. D’ailleurs, rappelle l’enseignant au Centre d’études des sciences de l’information et de la communication, des journaux en papier ont été les précurseurs de la presse en ligne. Le groupe Sud Communication a commencé à mettre en ligne ses contenus éditoriaux dès 1997, pendant que Walfadjri a été primé (en 1998) pour la qualité de son site Web.

(Source : Ferloo, 8 mai 2011)

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