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Pré-inscription en ligne des nouveaux bacheliers : la révolution des TIC à l’œuvre

samedi 31 août 2013

Depuis que les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont apparues dans nos environnements, les promesses de révolution de telle ou telle manière de faire dans tel ou tel secteur ont été fréquentes mais elles ont souvent tardé à se concrétiser. C’est peut-être parce que les révolutions issues du progrès scientifique, à l’image des révolutions culturelles, politiques et sociales, se produisent souvent quand et où on les attend le moins, contribuant ainsi à en faire des révolutions silencieuses et invisibles. Ce qui s’est passé cette année au Sénégal avec l’inscription en ligne des nouveaux bacheliers illustre bien ce phénomène. En effet, avec l’accroissement régulier du nombre de bacheliers alors que les capacités d’accueil des universités publiques n’avaient pas ou peu évolué en conséquence, l’orientation des nouveaux bacheliers était devenue un véritable casse-tête, pour les futurs étudiants comme pour les responsables universitaires tant le processus était devenu lent, chaotique et complexe. En 2012, les universités ont décidé de rompre avec cette situation en s’engageant sur la voie de la dématérialisation de la procédure d’orientation, les unes en mettant un formulaire en ligne qu’il fallait télécharger et remplir (cas notamment de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar) tandis que d’autres s’orientaient vers un système de pré-inscription entièrement en ligne (cas de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis). En février 2013, dans le cadre de la mise en œuvre de la décision de l’Etat d’orienter, dans des d’établissements privés d’enseignement supérieur privés, les nouveaux bacheliers qui n’avaient pas trouvé de place dans les universités publiques, la plateforme d’inscription en ligne Campusen fut mise en œuvre avec pour résultat l’orientation, sans problème majeur, de quelques 6 630 bacheliers. En juillet 2013, le processus de modernisation de l’inscription des nouveaux bacheliers a franchi une étape décisive avec la décision prise par les autorités de dématérialiser totalement le processus. A l’époque, les réserves, voire les critiques, n’ont pas manqué les uns évoquant la non maitrise des TIC par les élèves des classes de terminale, les autres la non-disponibilité d’Internet dans les zones rurales, etc. Au final, l’opération a été un succès éclatant puisque sur les 40 942 nouveaux bacheliers de l’année 2013, 38 842 (94,87%) ont créé un compte sur la plateforme, 38 506 titulaires d’un compte (99,13%) l’ont activé et 93 287 (96%) ont effectivement rempli un dossier de préinscription. Mieux, l’analyse des établissements d’origine des candidats a montré que la majorité de ceux qui ne s’étaient pas inscrits sur la plateforme provenaient d’établissements privés de la région de Dakar et n’appartenaient donc pas aux familles les plus défavorisées. La dernière phase du processus, qui sera mise en œuvre dans quelques semaines, verra les futures étudiants valider l’orientation qui leur aura été proposée par le paiement électronique de leurs frais d’inscription via les dispositifs de paiement mobile ou de transfert d’argent (Orange Money, Wari, etc.) couronnant ainsi la dématérialisation du processus d’inscription à l’université. A n’en pas douter, tous ceux qui auront fait l’économie des nombreux va-et-vient entre leur domicile et l’université pour s’enquérir du résultat de leur orientation et qui n’auront pas fait la queue pendant des heures voire des jours devant les guichets de l’Agence comptable pour s’acquitter de leurs frais d’inscription ne pourront que ce réjouir de cette révolution silencieuse. Il en est de même des responsables des structures universitaires (département, faculté, université) qui connaitront désormais, dès la rentrée, le nombre exact et l’identité des étudiants qu’ils auront à gérer. C’est dire que la question de la dématérialisation des procédures administratives peut et doit être est au cœur de l’utilisation des TIC par les citoyens et qu’aucun argument ne peut justifier une quelconque tergiversation de l’Etat à cet égard. En outre, la formation à distance qui s’annonce sous la forme d’une université virtuelle constitue sans nul doute une réponse arrivée à maturité pour faire face à l’engorgement des universités et des instituts de formation. Une autre leçon que l’on peut tirer de la mise en œuvre de ce processus est que les TIC ne sont plus réservées à une élite et qu’elles en train de pénétrer lentement mais surement les différentes couches sociales de notre société, grâce au développement de la téléphonie mobile et de l’internet mobile, même si la fracture numérique reste une réalité.

Amadou Top
Secrétaire général

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