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Macky Sall lance l’ère du e-Conseil des ministres

vendredi 18 juillet 2014

« Dans trois semaines, les supports papiers ne seront plus admis en réunion de Conseil. Les chemises cartonnées et les dossiers en papier seront remplacés par des tablettes configurées à cet effet. Les tablettes seront connectées à l’Intranet ». Telle est décision prise par le Président Macky Sall, selon le quotidien L’Observateur qui relaie les décisions du Conseil des ministres du mercredi 9 juillet.

Ainsi, après l’Afrique du Sud, le premier pays du continent à aller cers le e-Conseil des ministres et le Burkina Faso qui est le premier de la sous-région a intégrer la numérisation des travaux du conclave des ministres, le Sénégal prend le train de la modernité et de son temps.

Cette décision de Macky Sall qui aura pour premier effet de familiariser les ministres, les cabinets et une bonne partie de l’administration avec l’outil numérique, se décline comme une appropriation du numérique par le sommet. Une démarche à saluer, puisqu’elle va permettre, sur le moyen terme, une réduction importante de la facture et de la … mafia du papier.

En fait, c’est une véritable révolution culturelle et administrative prometteuse de valeurs ajoutées certaines et conséquentes que le Président Sall est peut-être en train de lancer. S’il va jusqu’au bout de l’idée de l’économie et de la culture du numérique.

En principe, cette décision qui se précise au sommet de l’Etat devrait déboucher sur un gouvernement ouvert, soucieux de présenter et de rendre accessibles aux entrepreneurs, chercheurs, journalistes, des ensembles de données de qualité en vue de provoquer des comportements et attitudes favorisant le développement de la valeur ajoutée, la création d’entreprises et d’emplois.

Selon des spécialistes, pour asseoir et inscrire définitivement l’emploi du numérique dans l’administration sénégalaise, « il faut cultiver d’abord l’appropriation de ce changement au sommet de l’Etat et dans le gouvernement ». « C’est pourquoi, le Président Sall doit faire sienne, la bataille de l’amplification de la mesure à l’ensemble des ministères et directions nationales, comme cela a été fait en Afrique du Sud et, est en train de se faire au Burkina Faso », disent-ils à iGFM.

L’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE) pourrait ainsi mettre en exergue ses compétences et servir convenablement l’Etat en développant les applications e-gouvernement, si le souci de Macky Sall est d’assurer « dès à présent les valeurs ajoutées de son PSE et aussi d’améliorer la gouvernance et la reddition de comptes aux citoyens ».

L’intranet lancé par le Sénégal depuis plusieurs années aura enfin tout son sens.

Dans le Sénégal émergent que veut Macky Sall et pour lequel il a nommé un gouvernement quasiment dédié, les citoyens doivent avoir accès à toutes les données disponibles organisées bien entendu par thématiques.

La création de ces nouvelles offres gouvernementales intelligentes ira à la rencontre de besoins réels, en fonction des cibles que sont les élèves, les étudiants, les entrepreneurs, les chercheurs, les développeurs, les décideurs, etc.

Cependant, pour que le processus auquel semble inviter le Président Macky Sall soit efficace et efficient, « la démarche ne devra souffrir d’aucune indigence, notamment les forces de résistance qui pour l’essentiel défendront des limites individuelles et collectives insoupçonnées et un trafic réel de papier que nous avons assimilé depuis toujours à une mafia organisée », avertit-on.

« Le papier est au centre du sous-développement et souvent une de ses grandes causes. »

Pour ces spécialistes, la démocratisation des ensembles de données publiques et la concurrence naissante qu’elle provoquera dans les ministères, directions, etc., « sont un premier pas vers le changement des mentalités, l’innovation, l’accélération de la connaissance et de l’information ».

« Macky Sall doit le savoir, l’information qui prend aujourd’hui des inforoutes à une vitesse vertigineuse, est devenue une ressource trop capitale au développement pour qu’elle souffre d’insuffisance au sein même des ministères », soulignent-ils à iGFM.

Reste à s’assurer que le e-Conseil des ministres sera sécurisé et que nos informations stratégiques ne seront pas exposées à une certaine puissance … chinoise, avec notamment Huawei qui est le principal fournisseur, installateur et maître d’œuvre de l’intranet gouvernemental en coordination avec l’ADIE.

Charles Faye

(Source : L’Observateur, 10 juillet 2014)

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