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Lutte contre la cybercriminalité : L’Afrique invitée à développer une approche sous-régionale

lundi 21 juin 2010

Le continent africain doit développer des options communes à tous les Etats qui le composent afin de faire face à la cybercriminalité. Ce phénomène mondiale dont le contrôle semble échapper aux Etats développés constitue de plus en plus une menace pour l’usage efficient des technologies de l’information et de la communication, selon les experts lors du forum panafricain sur les bonnes pratiques dans les Tic, tenu à Ouagadougou.

(Ouagadougou). Ils sont puissants. Les Etats développés peinent à faire face. L’Afrique peut-elle résister aux cybercriminels ? Oui répondent les nombreux experts présents à la « Salle des Congrès » de Ouagadougou, jeudi dernier. Ils sont venus d’Afrique, d’Europe et d’Amérique à l’invitation du gouvernement burkinabé en collaboration avec Microsoft et l’Union européenne pour participer au forum panafricain sur les bonnes pratiques dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Experts des télécommunications et usagers d’Internet sont côte à côte. En face d’eux, un présidium où flottent les drapeaux du Burkina Faso, du Togo, du Sénégal, etc. Des artistes plongent l’assistance dans les profondeurs du folklore du pays des hommes intègres jusqu’à l’arrivée du président burkinabé.

Les orateurs se succèdent au micro. Leurs discours se recoupent. Internet a certes des vertus pédagogiques, mais son impact peut être mauvais si un bon usage n’est pas fait. « Il est fondamental de développer des stratégies afin de protéger les systèmes informatiques », déclare Mme Lamia Chaffaïsgaïer, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Technologies de la communication, chargée de l’informatique, d’Internet et des logiciels libres de la République de Tunisie. Son pays est une référence en la matière, selon les organisateurs du forum. Mme Chaffraïsgaïer prône la sensibilisation et l’encadrement pour faire face aux cybercriminels. Elle estime que l’Afrique doit aussi développer des approches régionales. Ces approches doivent toucher les législations, l’investissement dans les infrastructures, selon Cheikh Modibo Diarra, président de Microsoft Afrique.

Les pays africains mesurent l’ampleur de la tâche, semble dire Blaise Compaoré, président du Faso. Ils se mobilisent.

« La 14e session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine tenue en janvier 2010 à Addis-Abeba a déclaré les Tic un secteur hautement prioritaire », déclare Blaise Compaoré. Le président burkinabé rappelle que l’Union africaine a exhorté les Etats membres et les partenaires techniques et financiers à les inscrire dans les programmes de développement. « Cet appel relaie et fédère les aspirations et les politiques déjà mises en œuvre par les gouvernants respectifs », selon M. Compaoré. Ces options ont enregistré des progrès substantiels, selon le président burkinabé qui a salué les efforts des Africains.

« Dans un monde de plus en plus interconnecté, la cyber-sécurité représente à l’échelle mondiale un enjeu tant pour les opérateurs et fournisseurs de services que pour les utilisateurs et les pouvoirs publics » a averti M. Compaoré qui souligne : « nos efforts seront vains si la confiance et la sécurité ne sont pas établis dans l’utilisation des services de la société de l’information ».

Babacar Dione

(Source : Le Soleil, 21 juin 2010)

Post-Scriptum

La cybercriminalité emporte 1000 milliards de dollars par an

Le phénomène de la cybercriminalité s’accroît de plus en plus. A l’échelle mondiale, 1000 milliards de dollars sont emportés chaque année par les cybercriminels. La révélation a été faite jeudi dernier, à Ouagadougou par le directeur de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Hamadoun Touré, à l’ouverture du forum panafricain sur les meilleures pratiques. Le phénomène touche les entreprises, les enfants, les adultes, entre autres, selon M. Touré. « Nous sommes plus vulnérables que nous le pensons. La cybercriminalité doit être une grande préoccupation », a alerté le Directeur de l’UIT.

Pour faire face à cette situation, il faut une meilleure protection en ligne des enfants dans le monde entier. Hamadoun Touré plaide pour une solution mondiale. Dans la même lancée, le secrétaire exécutif du NEPAD, Ibrahim Mayaki, a estimé que le phénomène pourrait entraver les efforts consentis à l’échelle régionale pour développer le continent africain. « Nous devons créer des richesses pour mettre fin à la pauvreté. C’est pourquoi, nous devons faciliter l’accès des populations à Internet tout en initiant des mécanismes de lutte contre la cybercriminalité » a dit M. Mayaki.

B. Dione

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