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Le point d’échange Internet (IXP) annoncé il y a deux ans sera lancé le 29 août à Dakar

samedi 19 août 2017

Il devra permettre de garder les échanges locaux d’Internet à l’intérieur du territoire national.

Il faut savoir que lorsque l’on envoie des données sur Internet, celles-ci empruntent des réseaux de télécommunications appartenant à de grands opérateurs internationaux qui sont interconnectés à travers des nœuds d’échanges, généralement situés en dehors du continent africain, mis en place par des opérateurs de transit (Transit provider). Bien entendu, les services fournis par les opérateurs de transit sont payants et leur coût est répercuté sur le prix des services de télécommunications vendus aux utilisateurs finaux. En l’absence de point d’échange Internet, qu’il soit local, national ou régional, le trafic Internet est routé par les opérateurs de transit sans se soucier du lieu d’émission et du lieu de destination avec pour conséquence qu’un message échangé entre deux internautes habitant une même localité peut très bien transiter via des nœuds d’échanges situés en Europe ou en Amérique du Nord, transformant ainsi une communication locale en une communication internationale avec les conséquences financières qui en découlent sur le coût de revient lié à cet envoi.

La multiplication inutile des intermédiaires induit notamment un renchérissement des oûts et aboutit, au final, à une subvention des infrastructures de télécommunications internationales par l’Afrique. Des études ont ainsi montré que l’Afrique perdait chaque année quelques 500 millions de dollars du fait de l’absence de point d’échange Internet, soit l’équivalent de l’aide extérieure qu’elle reçoit dans le cadre de l’aide publique au développement. En faisant en sorte que le trafic local reste local, la mise en place de points d’échange Internet permet de réduire drastiquement le coût des télécommunications comme le montre l’exemple des Etats-Unis, où suite à la création de points d’échanges Internet, le prix du transit Internet est passé de 1220 $ par Mbps en 1998 à 0,94 $ par Mbps en 2015 ! Au-delà de l’aspect financier, la création de points d’échange Internet améliore également la qualité de la connexion en réduisant le temps de latence découlant de l’utilisation de circuits internationaux de télécommunications et optimise l’utilisation de la bande passante internet internationale disponible localement en la réservant à ceux qui en ont véritablement besoin.

Aujourd’hui, près d’une vingtaine de pays africains disposent au moins d’un IXP, certains comme l’Afrique du sud et le Nigeria en disposant de plusieurs, et il faut espérer que le mouvement visant à créer des IXP dans tous les pays africains, ainsi que cinq plateformes d’interconnexion régionales et trois grands opérateurs continentaux, dans le cadre du projet African Internet Exchange System (AXIS) mise en œuvre de la Commission de l’Union africaine avec l’appui d’Internet Society (ISOC), sera rapidement conduit à terme. Une fois le trafic Internet africain sortant agrégé à travers ce dispositif continental, l’Afrique sera en meilleure position pour discuter des tarifs d’interconnexion avec les grands opérateurs de transit internationaux.

Partie prenante du projet, l’ Agence De l’Informatique de l’Etat (ADIE) faisait partie des structures chargée de réfléchir sur la proposition d’une feuille de route pour la mise en place de ce point d’échange Internet.

SENIX devra donc permettre d’améliorer et d’accélérer les échanges de trafic Internet entre utilisateurs d’un même pays. Comme objectifs spécifiques, le SENIX doit :

- permettre l’échange direct du trafic local pour favoriser l’émergence des services locaux et optimiser l’utilisation de la bande passante et le coût du trafic international ;
- offrir un guichet permettant de faire des échanges entre les acteurs sur une base transparente et non discriminatoire ;
- offrir un espace d’hébergement de services de contenus ;
- contribuer au développement d’une économie numérique au Sénégal par la création d’un marché des télécommunications ouvert.

Le point d’échange Internet dénommé « SENIX » est finalement passé du rêve à la réalité. D’ailleurs, on en connait la date de lancement. Ce sera fait le 29 août prochain à Dakar.

(Source : Journal NT, 19 août 2017)

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- Bande passante : 35 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 8 592 990 abonnés Internet

  • 8 304 319 abonnés 2G+3G (96,6%)
  • 166 539 clés Internet (1,9%)
  • 103 706 bonnés ADSL (1,2%)
  • 18 426 abonnés bas débit (0,2%)

- Taux de pénétration des services Internet : 57,59%

(ARTP, 31 mars 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

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Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 288 652 abonnés
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- Taux de pénétration : 1,95%

(ARTP, 31 mars 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
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(ARTP, 31 mars 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)