Permettre à l’Afrique de participer à la révolution numérique grâce à l’équipement de ses pays et à la formation de ses habitants. Telle est la vocation du le Fonds de Solidarité Numérique. Au cours du Sommet mondial sur la société de l’information, qui s’est tenu à Génève du 10 au 12 décembre 2003, le Président sénégalais Wade a présenté le concept de la solidarité numérique. Il consiste en une contribution volontaire des Etats, du secteur privé et des particuliers des pays riches au développement d’Internet en Afrique.
Soutien de nouvelles villes
Le Fonds dispose actuellement de 1,6 million d’euros, offerts par les quatre membres initiaux que sont le Sénégal, les villes de Lyon (France) et Genève (Suisse), ainsi que la province de Turin (Italie). Enthousiasmé par l’idée du Fonds, le maire de Genève, Christian Ferrazino a accepté de participer à sa mise en œuvre et lui a consacré une Fondation. Selon lui, il est important de permettre aux pays du Sud non seulement d’avoir accès à l’information mais également d’agir sur le contenu d’Internet. Ceci afin de « promouvoir la diversité culturelle », explique-t-il. La ville de Genève a attribué des locaux qui doivent accueillir le siège du Fonds. Ce dernier est géré de manière tripartite par le Sénégal, les villes de Lyon et Genève.
Une initiative ambitieuse
« L’esprit du Fonds est le volontariat », explique Jacques Bonjawo, président de l’Université virtuelle africaine, qui a été sollicité par le Président Wade pour travailler sur le projet. « Par exemple, lorsque vous achetez un ordinateur dans un magasin, on peut vous demander une contribution au Fonds de solidarité numérique. Pour que l’initiative fonctionne, il faut que les citoyens du monde soient au courant de son existence. » Le Fonds fédère un ensemble de projets : équipements en ordinateurs, en infrastructures, formation à l’utilisation d’Internet... Pour Serigne Abdoul Aziz Ndoye Dabakh, membre de la Commission NTIC du Nepad (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique), Internet est un outil qui peut être utilisé « dans la lutte contre le sida, la réduction des disparités entre les centres et les villages et pour favoriser l’accès à l’information et l’alphabétisation par des connexions en boucles locales ». Avec le Fonds de solidarité numérique, l’Afrique a donc l’immense espoir de participer à la révolution numérique et, ainsi, de mieux s’intégrer à l’économie mondiale.
Fatoumata Traoré
(Source : Afrik.com 7 mai 2004)
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Bande passante : 12,4 Gbps
2 FAI (Orange et Arc Informatique)
391 liaisons louées
628 621 abonnés Internet
447 787 abonnés 3G (71,2%)
95 561 abonnés ADSL (15,2%)
84 882 abonnés RTC (13,06%)
Taux de pénétration des services Internet : 5,2%
2 269 681 utilisateurs d’Internet
Taux de pénétration : 17,5% de la population
3475 noms de domaine enregistrés en .sn
3178 noms de domaine actifs en .sn
2 opérateurs : Orange et Expresso
340 019 abonnés
Taux de pénétration : 2,78%
1852 lignes publiques
3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
11 470 646 abonnés
Taux de pénétration : 94,24%
730 940 utilisateurs
5,93 % de taux de pénétration de la population totale
36,74% de taux de pénétration de la population en ligne
12ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
93ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs
18ème rang africain pour le taux de pénétration
157ème rang mondial pour le taux de pénétration