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Institut sur la gouvernance démocratique, session 2016 : L’Etat africain et le service public de la cybersécurité

dimanche 27 mars 2016

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) a le plaisir d’annoncer la session 2016 de son Institut annuel sur la Gouvernance démocratique. Il invite les chercheurs à soumettre leurs candidatures afin de participer à cet institut devant se dérouler du 18 au 29 juillet 2016 à Dakar (Sénégal).

L’Institut sur la gouvernance démocratique lancé en 1992 par le CODESRIA est un forum interdisciplinaire qui réunit chaque année une quinzaine de chercheurs provenant des diverses régions du continent et de la diaspora, ainsi que quelques chercheurs non africains qui entreprennent des recherches innovantes sur des sujets liés au thème général de la gouvernance.

Organisation

Les sessions de l’institut sont dirigées par un directeur scientifique qui, avec le soutien de personnes ressources, s’assure qu’un large éventail de recherches et de questions politiques est exposé aux lauréats. Chaque lauréat doit rédiger un article découlant d’un travail de recherche destiné à être présenté durant l’institut. La version révisée de l’article fera l’objet d’une évaluation par les pairs en vue de sa publication par le CODESRIA. Le Centre de documentation et d’information du CODESRIA (CODICE) mettra à la disposition des participants une bibliographie aussi complète que possible se rapportant au thème de l’institut. Les participants auront également la possibilité d’accéder à un certain nombre de centres de documentation situés à Dakar et dans ses environs.

Langues

L’Institut sur la gouvernance démocratique du CODESRIA se tiendra en français et en anglais par le biais d’un système de traduction simultanée.

L’Institut sur la Gouvernance 2016 : « L’Etat africain et le service public de la cybersécurité »

La session 2015 de l’Institut sur la gouvernance démocratique a été consacrée au thème « Cybersécurité, souveraineté et gouvernance démocratique en Afrique ». Elle a formulé, entre autres recommandations, la nécessité d’approfondir la thématique de la cybersécurité à travers notamment l’organisation d’une seconde session de l’Institut sur le thème : « l’Etat africain et le service public de la cybersécurité ».

Dans un environnement marqué par une insécurité grandissante, la fracture numérique se creuse au détriment de l’Afrique en se banalisant, à l’instar de la pauvreté. Le continent ne profite pas encore de tous les avantages du numérique mais en subit, plus que tous, les travers. La réflexion collective des chercheurs de la session 2015 a permis d’étudier des cas qui illustrent que la cybergouvernance démocratique est en marche, que la cybercitoyenneté est en construction, que l’Afrique commence à ébaucher des réponses face aux cybermenaces et qu’elle est consciente de la nécessité de construire une vision prospective de la gouvernance de la cybersécurité.

C’est dans la perspective de bâtir un système pertinent et efficace de gouvernance de la cybersécurité que la présente session est organisée autour de la problématique du service public de la cybersécurité.

Les Etats africains s’installent de plus en plus dans une vulnérabilité numérique qui n’épargne aucun secteur et doivent, en conséquence, se prémunir contre le risque de dépendance numérique en encourageant la réflexion sur la place du numérique dans la gestion de la sécurité et de la menace stratégique (cyberespionnage, cybersabotage, cyberterrorisme, cyberguerre etc.) Dans le même temps, la dématérialisation croissante des activités de service public expose l’Etat et les collectivités territoriales à de nouveaux risques informatiques au moment où la cybercriminalité se complexifie et où l’on assiste de plus en plus à la fuite de données sensibles, à la perte de propriété intellectuelle, à l’insécurité des infrastructures essentielles exacerbées par le développement des technologies de rupture (la multiplication des objets connectés, le développement de l’informatique en nuage, l’informatique sociale et l’informatique mobile de prochaine génération). Il s’y ajoute que le cadre juridique et réglementaire n’est pas toujours en phase avec les défis du moment en matière de cybersécurité, ce qui pose la question de la conciliation de la gestion des risques numériques avec l’exigence de continuité du service public.

Autant de questions qui interpellent les participants à la session 2016 de l’Institut de la Gouvernance.

L’objectif global de la session 2016 est d’anticiper la construction d’une vision africaine du service public de la cybersécurité en vue du renforcement de l’intégrité et de la souveraineté de l’Etat en Afrique. Plusieurs objectifs spécifiques sont poursuivis dont notamment :

  • construire l’assise conceptuelle et juridique du service public de la cybersécurité ;
  • analyser les principes du service public (continuité, égalité, mutabilité) à l’épreuve du tout-numérique et particulièrement de la cybersécurité ;
  • analyser la capacité de l’Etat à assurer le service public de la cybsersécurité ;
  • réfléchir sur le rôle et la place des publics d’utilisateurs : utilisateurs internes (agents de la fonction publique et autres intervenants) et usagers du service public ;
  • analyser les systèmes de gestion de l’identité numérique et des accès en regard avec la dématérialisation de l’administration et la cybersurveillance des espaces publics ;
  • analyser les régimes de protection des infrastructures essentielles ainsi que de protection des données et de la propriété intellectuelle ;
  • étudier les voies et moyens du renforcement de la coopération politique et juridique en matière de cybersécurité.

La session 2016 de l’Institut sur la gouvernance démocratique couvrira un large éventail de thèmes articulés autour des cinq axes suivants :

  • 1. les politiques publiques pour un service public souverain de la cybersécurité ;
  • 2. Les questions éthiques et la culture de cybersécurité ;
  • 3. Les modèles d’administration électronique et d’e-gouvernance ;
  • 4. La conformité et l’encadrement juridique de la cybersécurité ;
  • 5. Le service public et les usages en matière de cybersécurité.

Le Directeur

Le Professeur Abdoullah Cissé, expert en cyberdroit et cybersécurité, dirigera la session 2016 de l’Institut sur la Gouvernance démocratique. En tant que Directeur de l’institut, il assurera les tâches suivantes :

  • Lire et commenter les propositions des lauréats avant le démarrage de l’Institut sur la gouvernance.
  • Concevoir les cours de la session, notamment les sous-thèmes spécifiques.
  • Faire une série de conférences et mener une analyse critique des communications présentées par les personnes ressources et les lauréats.
  • Rédiger et soumettre un rapport scientifique relatif à la session.
  • (Co-)éditer les versions révisées des communications présentées par les personnes ressources, en vue de leur publication dans l’une des collections du CODESRIA. Pour la publication, le Directeur devra également assister le CODESRIA dans l’évaluation des communications présentées par les lauréats au cours de l’Institut.

Les personnes ressources

Les cours devant être dispensés durant l’institut sont destinés à offrir aux lauréats l’occasion d’approfondir leurs réflexions sur le thème. Les personnes ressources doivent, par conséquent, être des universitaires ou des chercheurs confirmés qui ont beaucoup publié sur le sujet, et qui ont une contribution importante à apporter aux débats. Elles devront produire des supports écrits qui inciteront les lauréats à engager la discussion et le débat sur leur exposé ainsi que toute la documentation disponible sur le thème.

Une fois sélectionnées, les personnes ressources doivent :

  • Interagir avec le directeur de l’institut et les lauréats afin d’aider ces derniers à réajuster leurs questions de recherche et leur approche méthodologique ;
  • Soumettre un exemplaire de leurs supports de cours pour reproduction et distribution aux participants au plus tard une semaine avant la présentation de leurs exposés ;
  • Présenter leur exposé, participer aux débats et commenter les propositions de recherche et les articles des lauréats ;
  • Soumettre un article basé sur leurs notes de cours pour publication par le CODESRIA au plus tard deux mois après l’institut.

Les lauréats

Les candidats doivent être des étudiants en thèse ou des universitaires en début de carrière, ayant une capacité prouvée à faire de la recherche sur le thème de l’Institut. Les intellectuels actifs dans le processus politique et/ou dans les mouvements sociaux et les organisations de la société civile sont également encouragés à se porter candidats. Le nombre de places offertes par le CODESRIA pour la session est limité à dix (10). Les chercheurs non-africains qui peuvent financer leur participation peuvent également faire acte de candidature sous réserve des places disponibles.

Les dossiers de candidature

Les dossiers de candidature des personnes ressources doivent comprendre :

  • 1. Une lettre de candidature ;
  • 2. Un curriculum vitae ;
  • 3. Deux (2) articles publiés
  • 4. Une proposition de cinq (5) pages au plus, décrivant les questions qui seront couvertes dans leurs trois (3) exposés dont un portant sur les questions de méthodologie ;

Les dossiers de candidature des lauréats doivent comprendre :

  • 1. Une demande de candidature ;
  • 2. Une lettre attestant de l’affiliation institutionnelle ou organisationnelle ;
  • 3. Un curriculum vitae ;
  • 4. Une proposition de recherche (de dix (10) pages au plus en deux exemplaires), comprenant une analyse descriptive du travail que le candidat veut entreprendre, un résumé exposant l’intérêt théorique du thème choisi par le candidat, la relation entre le sujet et la problématique et les centres d’intérêt pris en compte par le thème de l’Institut 2015 ;
  • 5. Deux (2) lettres de référence provenant d’universitaires ou de chercheurs connus pour leur compétence et leur expertise dans le domaine de recherche du candidat (du point de vue géographique et concernant la discipline), avec leurs noms, adresses, numéros de téléphone et/ou de fax et adresses électroniques.
  • 6. Une copie du passeport.

Date limite de soumission des candidatures

La date limite de soumission des candidatures est fixée au 30 avril 2016. Les lauréats seront informés du résultat de la sélection dans la dernière semaine du mois de mai 2016. Le mois de juin pourra ainsi être utilisé pour mener à bien un travail de terrain ou recueillir de l’information pour préparer le projet de rapport de recherches à présenter lors de l’institut. Ce rapport de recherches devra être soumis au CODESRIA au plus tard le 30 juin 2016. Les lauréats seront appelés à travailler sur ce document (et non sur le résumé de la proposition) et le préparer pour publication au cours de l’Institut.

  • Soumission des candidatures

Toutes les candidatures ou demandes de renseignements complémentaires devront être adressées à :

Institut sur la Gouvernance démocratique
CODESRIA
Avenue Cheikh Anta Diop x Canal IV
BP 3304, CP 18524, Dakar, Sénégal
Tél. : (221) 33 825 98 21/22/23 - Fax : (221) 33 824 12 89
E-mail : governance.institute@codesria.sn

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(ARTP, 31 décembre 2016)

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