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Conflit avec le Bsda : Les avocats du groupe Walf s’expliquent

mardi 8 septembre 2009

On ne les avait pas vus jusqu’ici s’épancher dans la presse. Wal Fadjri reste sur sa position et réclame toujours au Bsda les justificatifs de ce qu’il doit payer. C’est ce qui est sorti du point de presse tenu hier par les avocats du groupe de Sidy lamine Niass. ‘On est disposé à ce que ce litige se termine et que tout le monde rentre dans ses droits pourvu que la loi soit respectée’, déclare Me Ndeye Maty Djiguel, un des avocats du groupe de presse.

On ne les avait pas vus jusqu’ici s’exprimer dans la presse. Même quand, dans le camp opposé, on s’épanchait à longueur de colonnes sur cette affaire alors pendante devant la justice, ils avaient préféré réserver leur plaidoirie au juge des référés. Celui-ci ayant tranché pour révéler que le hors-la-loi, c’est le Bsda, ils n’avaient pas varié sur leur position de réserve. On ne peut pas en dire autant du Bsda qui a poursuivi son lynchage médiatique. Et c’est à la demande expresse des travailleurs du groupe Wal Fadjri que Mes Ndèye Maty Djigueul, Cheikh Amadou Ndiaye et Ndéné Ndiaye ont accepté, hier, de sortir de leur réserve, en faisant face à la presse. Leur objectif : mettre un bémol à la désinformation dont le public a eu droit depuis la survenue de cette crise en en dévoilant les tenants et aboutissants.

Ainsi, d’emblée, ils ont révélé que le groupe Wal Fadjri campe sur ses positions en réclamant toujours un justificatif de ce que le Bureau sénégalais des droits d’auteurs (Bsda) prétend qu’il lui doit. En retraçant avec les journalistes les péripéties du litige qui avait occasionné la fermeture de Walf Tv ainsi que des trois radios de la même entreprise de presse, Me Ndèye Maty Djigueul a saisi l’occasion pour annoncer que le groupe qu’elle représente est disposé à se mettre autour d’une table pour trouver une solution. ‘Je me suis rapprochée de Mme Diabé Siby, par l’intermédiaire de son huissier pour lui dire qu’aujourd’hui encore, plus que jamais, Wal Fadjri est disposé, comme il l’a toujours fait, à respecter les lois de son pays et demande une fois de plus les justificatifs de ce qu’on lui réclame et qui a occasionné tous ces agissements fait en toute violation de la loi’, a déclaré l’avocat. Qui confie que ‘Wal Fadjri ne dit pas qu’il ne doit rien aux auteurs. Mais qu’est-ce qu’il doit ?’. Une question qui dit-elle, a été posée devant le juge, mais à laquelle la partie adverse n’a pu répondre de manière concrète. ‘On attend de voir ce que le groupe Wal Fadjri doit aux artistes. J’ai reçu mandat du président directeur général du groupe pour que si ce que l’on prétend devoir au Bsda, est attesté, même pour un milliard de francs Cfa, de payer’, poursuit-elle.

Par ailleurs, elle a regretté qu’après que le juge a rendu son verdict que le harcèlement dont fait l’objet le groupe se poursuit toujours. En effet, selon l’avocat, l’Agence de régulation des télécommunications et des postes continue à agir pour tenter une seconde fois de faire ce que le Bsda avait fait. A cet effet, le pool d’avocats du groupe informe que des procédures ont été initiées pour demander réparation du préjudice subi durant la fermeture de la chaîne de télévision et de ses radios. Selon les avocats, les dégâts ont fait l’objet de constat devant huissier lors de la restitution de chaque partie du matériel par le Bsda et l’Artp. ‘Dans l’exécution de cette affaire, le Bsda et l’Artp, qui s’est invitée dans la suspension, ont commis une faute. Et celui qui commet une faute engage sa responsabilité civile ou pénale. Ils ont voulu insister et persister dans l’erreur. Et qui persiste dans l’erreur en paie les pots cassés’, déclare Me Ndéné Ndiaye.

Concernant la diffusion d’œuvres protégées par le droit d’auteur, les avocats révèlent que la dernière ordonnance du juge a annulé tout ce qu’il avait octroyé au Bureau sénégalais de droit d’auteur. ‘Si le Bsda veut interdire à la chaîne de diffuser de la musique ou des films, il devra entamer une nouvelle procédure’, soutient Me Ndéné Ndiaye. Car, selon lui, depuis que le juge a sorti une ordonnance pour débouter le Bsda, il ne reste plus d’interdiction.

Concernant les 50 millions que fait courir la rumeur entretenue par certains segments du Bsda, Me Ndéné Ndiaye révèlera que, jamais, il n’a été question d’une telle somme. Ainsi, dans l’affaire pendante devant le tribunal régional de Dakar qui l’a mise en délibéré jusqu’au 18 novembre prochain, le Bsda ne réclame à Walf que 13 millions 100 mille francs qu’il ne peut pas justifier jusqu’à présent. Ce qui est à l’origine du contentieux que tranchera en novembre prochain la justice. En attendant, Me Ndéné Ndiaye et Ndèye Maty Djigueul ont invite le Bsda à se mettre autour d’une même table que Wal Fadjri.

Seyni Diop

(Source : Wal Fadjri, 8 septembre 2009)

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